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Es-ce qu'on s'aimera encore avant la fin de la nuit + killey

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MessageSujet: Es-ce qu'on s'aimera encore avant la fin de la nuit + killey Ven 18 Déc - 14:59


Cette obsession amère, cette souffrance continue, cet appétit désert, le monde qu'on regarde par-dessus. Tantôt on vole, tantôt on chute. Souvent on chute..~ (killey)

Il était là. Partout. Constamment. Il lui semblait que peu importe où elle allait Killian la suivait. Peut-être étais-ce juste dans son esprit. A vrai dire elle n’arrivait plus vraiment à discerner où était le cauchemar et la réalité depuis quelques semaines. Elle revoyait en boucle les dernières scènes qu’ils ont pu vivre. Leur retrouvaille à l’Opus. Puis lors du bal. Elle le revoit accompagné de cette fille. Elle s’entend encore lui hurler dessus. Elle sent encore son cœur tambouriner contre sa poitrine tellement tout ça est intense. La colère, l’amour, la haine. Elle ne sait plus ce qu’elle ressent, ce qu’elle doit ressentir. Ce dont elle était certaine par contre c’est qu’il est là à l’Opus, à la regarder. Chaque fois qu’elle va travailler elle le voit. Il est toujours la, derrière le comptoir, ou dans un coin de la pièce. Chaque fois qu’elle pose son regard quelque part il semble y être. Elle se sent encerclé, enfermé et ça l’angoisse. Il a changé ses horaires elle en est certaine. Il est là à l’observer avec pitié comme si elle était un animal abandonné. Abandonné par lui oui. Après le scandale du bal d’Halloween elle pensait qu’il aurait compris. Qu’il la laisserait tranquille mais non son regard inquiet restait fixé sur elle à longueur de temps. Elle voudrait lui hurler d’arrêter, le frapper à mort pour qu’il quitte la pièce, qu’il quitte la ville mais elle en a plus la force alors elle fuit. Elle fuit son regard, elle part rapidement dès son show terminé. Elle fait tout pour se trouver le plus loin possible de lui. Car elle sait que s’il s’approche trop elle aura mal. Elle aura mal car une fois de plus son cœur sera déchiré. Déchiré entre l’envie de le détester ou de l’aimer. Elle finira par lui pardonner  avant qu’il ne l’abandonne une fois de plus. Le cœur en miette. Depuis le bal Marley remarque les regards posés sur elle. Elle entend toutes ces personnes parler autour d’elle comme autrefois. Les gens ont toujours été tellement intéressés par son couple et sa personne qu’une fois de plus ils trouvent de quoi parler. Elle est la folle du village, l’étrange fille Perkins. Celle qui fait parler d’elle. Les gens ont peur d’elle mais ne peuvent s’empêcher de s’intéresser aux moindres de ses gestes. Elle à l’impression d’être l’attraction de Salem. Depuis quelques semaines ils sembleraient qu’ils aient trouvé de nouvelles choses à dire sur la jeune femme. Ce soir alors qu’elles passaient dans la salle après son show pour rentrer chez elle,  elle les entendit « Elle est tellement maigre on dirait qu’elle va se casser en deux » « Je suis sûr qu’elle ne mange plus pour que son mari revienne vers elle » « Peut-êre qu’elle ai devenu anorexique elle est tellement perturbé, un trouble de plus ou de moins » Marley sortit de l’Opus en tremblant. Elle était fatigué, éreinté, et les remarques de tous ces badauds l’avait atteint plus qu’elle ne le voulait. Mais elle sait pourtant que leur remarque ne sont pas anodine. Jour après jour son corps se dégrade un peu plus. Chaque chose qu’elle essaie d’ingérer son corps le lui rend immédiatement. Marley est épuisé et pourtant alors qu’elle prend le chemin du retour elle ne veut pas rentrer. Elle sait qu’une fois chez elle elle devra s’allonger pour tenter de trouver le sommeil et comme chaque nuit ce sera un échec. La jeune femme marche avec lenteur dans les rues de Salem, retardant au plus tard le moment ou elle devra essayer de dormir. Malgré tout même si elle met un pied devant l’autre à faible vitesse elle voit sa maison s’approcher. Elle ne veut pas y aller. Le vent glacial lui souffle dans la figure, sa tête lui tourne et ses pieds ne semblent plus vouloir lui obéir. Elle sait qu’elle va tomber. Elle reconnait tous ces symptômes. Si elle ne s’arrête pas de suite son corps s’écrasera sur le sol. Heureusement elle aperçoit un banc à quelques pas d’elle, au bord du port, face à l’eau. Elle trouve les dernières forces présentes en elle pour aller s’y asseoir. Son corps semblait ne pas avoir supporté cette journée de danse intense. Elle se sentait trembler, essoufflé. Elle pensa alors que si elle venait à tomber elle voudrait que ce soit pour toujours. Elle pensa qu’elle voudrait tomber dans l’eau devant elle et se laisser couler jusqu’au fond. Sans combattre. Sans crainte de la mort. Elle pourrait sauter, là, tout de suite. Oui. Une présence s’installa soudain à côté d’elle. Tournant la tête elle le découvrit. Il était encore là. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Ne pouvait-il pas la laisser tranquille ? Ou bien voulait-il la jeter dans ce ravin une bonne fois pour toute. Après tout ce serait plus simple pour l’un comme pour l’autre. Elle le dévisagea pendant quelques secondes, même à la lueur d’un simple lampadaire il lui semblait être merveilleusement beau. Mais elle ne pouvait pas se laisser aller à de tel pensée « Tu m’as suivi c’est ça ? Tu n’arrêtes pas de me suivre. Tu es là. Partout. » Marley prend sa tête dans ses mains tout en continuant « J’en peux plus je veux que ça s’arrête » Que sa vie s'arrête. Que ce rêve s'arrête. Elle se répète intérieurement qu’elle va se réveiller, que tout ça n’est qu’un mauvais cauchemar et qu’en réalité elle est chez elle. Dans son lit. Elle ferme ses yeux. Si fort. Elle veut se réveiller. Maintenant. Pourquoi ne se réveille-t-elle pas ? Elle le sent toujours à côté d’elle. Il lui parle. Elle ne veut pas l’écouter.
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MessageSujet: Re: Es-ce qu'on s'aimera encore avant la fin de la nuit + killey Mar 29 Déc - 22:13

and I'll wasting my young years


~~~~~~~~~


Abandonner ? Jamais. Il s'acharnait, cherchait la moindre solution possible. Toujours là. Toujours à être derrière le moindre de ses pas, la moindre de ses larmes. Il était la raison de son malheur et la solution à sa peine. Mais il ne voulait être aucun de deux. Il aurait n'être qu'un ami pour le moment. Le genre d'ami qui aide sans concession. Mais que faire quand vous êtes la raison de tout et que vous n'en avez aucunes envies. Car Killian ne voulait pas retourner avec Marley. Pas dans ces conditions. Mais il était là, essayant de l'aider. Il voulait l'aider si désespérément qu'il finissait pas l'enfoncer dans ce trou si profond, si froid, si noir. Sans s'en rendre compte, il agrandissait le trou, le rendait encore plus froid et grand. Sa mère lui demandait de la laisser seule, de la laisser tranquille. De ne pas insister. Killian avait une relation particulière avec sa génitrice alors il ne l'écoutait qu'une fois sur deux. Parfois il prenait de la distance avec Marley avant de revenir à la charge le lendemain. Complètement irrationnel, mais il n'y avait rien de logique, rien de normal dans sa relation avec la blonde. Leur amour l'un pour l'autre les dévorait autant qu'elle les rendait vivant. Depuis leur baiser, depuis la scène au bal, depuis ces événements dont il se souviendrait encore très longtemps, Killian ne cessait de se demander si ce n'était pas préférable de quitter la ville, de s'enfuir encore une fois. Mais il ne voulait pas fuir, encore. Il en avait assez de fuir, de prendre la fuite la queue entre les jambes. Il était un homme nom de dieu. Un homme dans toute sa splendeur et sa faiblesse. Car il aime son ex femme. C'est con à dire et surtout bien trop évident pour le cacher. Il aime Marley et ça, il sait que cela durera encore longtemps. Mais Marley est tout ce qui est nocif pour lui. La passion dévorante. L'incroyable tendance à l'extrême. L'aide suppliante mais silencieuse. Marley représente ses pires péchés. Ceux dont il n'a pu se débarrasser qu'en la quittant. Il acquiesce aux clients, leur sert leur cocktails bien trop alcoolisés, donne un faux sourire, parle un peu, mais n'a d'yeux que pour la blonde qui danse malgré son estomac vide, malgré sa fatigue qui se lisait sur son visage. Elle n'est plus que l'ombre d'elle même, une fantôme. Celle qui ne manque pas de gueuler après un gars trop collant ou à charmer avec ses longs cheveux blonds est fatiguée, en manque d'un amour qu'on lui interdit. Celui que Killian lui interdit mais dont il montre chaque facette en étant toujours autours d'elle. Silencieux. Son service se finit. Le bar se vide avec l'aide des vigiles. Les danseuses se recouvrent de tissus. Killian nettoie le comptoir, surveillant les filles qui rentrent dans les vestiaires. Elle doit se sentir épiée car la blonde regarde de son côté pendant que Killian baisse les yeux, un peu honteux. Il la laisse partir, essaye de se dire qu'aujourd'hui sera un jour il ne la verra pas jusqu'à ce qu'elle rentre chez elle, dans la maison qu'ils ont partagé durant un court laps de temps. Il frotte le bois vernis et usé du bar, enlève chaque tâche avec un acharnement digne d'une femme de ménage en colère. Mais il n'y arrive pas. Il revoit ses cernes immenses, sa maigreur terrifiante, la tristesse dans ses yeux bleus. Il laisse le torchon spécifique d'un barman sur le comptoir, prend son téléphone, ses clés et part à sa recherche. Il n'a pas eu à chercher longtemps. Le bord de mer, un endroit paisible quand la mer ne se joue pas des habitants de la ville. Il la voit,  seule, vacillante. Prête à tomber au moindre coup de vent. Elle se rattrape sur un banc pas loin. Sage décision. Que faire ? Aller la voir et lui briser encore un peu le cœur ou partir et la laisser tomber dans un coma hypoglycémique, seule. Il préfère de loin la première option. Car il est hors de question qu'il vive dans un monde où elle a cessé d'exister. Il va donc vers elle et s’assied sur le banc. « Qu’est-ce que tu fais là ? »  Que répondre ? Il n'y a pas de raison valable. Pas une seule parole qui pourrait expliquer sa présence à ces côtés alors qu'elle fait tout pour l'éviter, pour le mettre aussi loin d'elle que possible. « Aucunes idées. » Il avoue la vérité. Il se veut sincère mais n'est qu'une personne qui se voile la face. Il sait pourquoi il est là, mais il ne peut le lui avouer. Lui dire qu'il l'a suivit, qu'il veut savoir comment elle va alors qu'il sait pertinemment qu'elle est au plus bas ne se fait pas. « Tu m’as suivi c’est ça ? Tu n’arrêtes pas de me suivre. Tu es là. Partout. » Elle connaît parfaitement la réponse. A quoi bon lui mentir. « Marley …. » Que répondre à part des bafouillages incompréhensibles et complètement ridicules. Il sait bien que rien n'aura assez de valeurs aux yeux de la jeune femme. Elle est amoureuse mais n'est pas avec la personne qu'elle aime, et cette même personne lui fait plus de mal que de bien. Il l'observe se prendre la tête entre ses mains. « J’en peux plus je veux que ça s’arrête » Une larme manque de couler sur sa joue. Killian ne pleure jamais. Il n'a pas pleuré à la mort de ses parents. Il n'a pas pleuré à la réception de la lettre de sa mère biologique. Il n'a pas pleuré quand il est parti de Salem après avoir quitté Marley. Il n'a pas pleuré à son mariage. A son divorce. Il ne pleure pas. Il n'est pas le genre de personne à laisser des larmes couler sur ses joues, à laisser sa tristesse se frayer un chemin jusqu'à l'extérieur. Il est le mec qui est fort, qui ne laisse rien transparaître à part un sourire. « On ne peut pas l'arrêter. Je savais que je n'aurais pas du revenir à Salem. » Elle est morphine et sa plaie. Celle qui lui fait autant de bien que de mal. Qui cache la douleur et la réveille. « Ce n'est pas possible que je sois dans la même ville que toi et que je ne sois pas avec toi. C'est impossible pour moi. » Pour une fois, c'est lui qui allait péter un plomb, c'est lui qui allait exposer ce qu'il voulait et ce qu'il lui reprochait. « Tu es là, mais tu n'es pas la. Tu te laisses aller. A la moindre déception, tu te laisses aller. » C'est bien une des choses qui agaçait le plus le jeune homme chez Marley. Il aime sa fougue, son audace, son charme, ce qui fait qu'elle est LA fille à avoir. Mais il déteste son côté déprimé et dépressif qui surgit dès qu'il y a un obstacle, une épreuve. « Vis un peu. Tu ne peux pas te laisser aller comme ça, tu ne peux pas t'empêcher de manger, de dormir, de sourire parce que tu veux que je revienne vers toi. » Il se lève du banc et lui fait face. « Tu ne peux pas m'en vouloir pour le reste de ta vie pour avoir voulu m'en sortir de la drogue et faire enfin le deuil de mes parents. Tu ne peux pas. »
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MessageSujet: Re: Es-ce qu'on s'aimera encore avant la fin de la nuit + killey Mer 6 Jan - 12:51


Cette obsession amère, cette souffrance continue, cet appétit désert, le monde qu'on regarde par-dessus. Tantôt on vole, tantôt on chute. Souvent on chute..~ (killey)

Marley ne comprend pas. Il est là sans l’être, il se rapproche d’elle pour s’éloigner la seconde suivante. Il semble jouer à un petit jeu où il est le seul participant. La jeune femme ne comprend pas les règles de son activité et ne veut pas les comprendre. Qu’il reste ou qu’il parte. C’est tout ce qu’elle lui demande. Elle est fatiguée de ces allers et venu dans sa vie, fatiguée de devoir deviner ce qu’il veut quand son esprit est aussi contradictoire que celui de la blonde. Ils s’aiment mais sont mauvais l’un pour l’autre. Ils le savent tous les deux seulement Killian est le seul à avoir eu assez de courage pour dire stop mais Marley ne voulait pas dire stop. Elle s’accrochait chaque jour à l’espoir intime qu’il lui revienne. Elle voudrait juste le retrouver, comme avant, revenir dans cette rue à San Francisco il y a 3 ans et stopper le temps à cet instant T. Là-bas ils n’étaient pas les amants maudits de Salem, là-bas ils n’étaient que deux personnes, se parlant pour la première fois. Deux personnes normale ayant une conversation, puis un baiser. Au final cette rue était peut-être l’arène de départ de leur propre Hunger Games sauf qu’ici il n’était pas question de détruire les autres mais plutôt de se détruire l’un, l’autre. Marley veut sortir de cette arène, elle en a marre de ces jeux interminable. Alors ce soir, à bout de souffle elle s’en va, quitte l’Opus. Elle pousse son corps dans ses dernières limites, elle sait qu’il va lâcher mais elle veut voir quand. Son esprit tordu veut voir combien il peut endurer, alors elle continue encore, vacillante, encore quelque pas avant de s’arrêter sur un banc. Autrefois sa présence à côté d’elle avait l’habitude de la rassurer, elle se sentait protégé, apaisé. Ce soir pourtant ce n’est pas le cas, elle sait qu’il l’a suivi, qu’il a peur pour elle mais elle ne veut pas le voir. Elle ne peut plus le regarder, elle ne peut plus être à côté de lui sans pour autant être avec lui. Elle l’entend respirer et l’écoute prononcer son prénom. Il sait que mentir ne sert à rien. Elle le connait mieux que n’importe qui. Elle ferme les yeux aussi fort qu’elle peut pour se réveiller mais elle est bel et bien coincée ici, comme toujours. Coincée avec lui. Elle ne veut pas l’écouter, elle veut juste qu’il s’en aille mais il reste là. Il commence alors à lui faire des reproches. La jeune femme relève alors la tête vers lui. Déception ? C’est ce qu’il pense qu’elle ressent ? Ce qu’elle ressent est bien plus fort qu’une simple déception. C’est un déchirement, un mal être profond dans lequel elle s’enfonce un peu plus chaque jour qui suit. Finalement peut-être ne la connait-il pas aussi bien qu’elle le pensait. Peut-être as-t-il fini par oublié qui elle était durant toutes ces années. Les remarques qui suivent le confirme. « Bon sang Killian mais tu crois que si je deviens une épave c’est pour toi ? Pour que tu revienne ? Tu ne vois pas que je ne contrôle rien. Je n’ai jamais pu contrôler ma vie et aujourd’hui même le contrôle de mon corps m’échappe. » Si elle pouvait engloutir un plat de pâtes sans que son corps ne le refuse elle le ferait. Si elle pouvait dormir 12h d’affiler sans même se réveiller elle le ferait, c’est même tout ce dont elle rêve. Pense-t-il vraiment qu’elle fait tout ça pour lui ? Pour qu’il ait pitié d’elle ? Il la considère vraiment comme ce genre de fille ? Elle n’a jamais voulu de la pitié des autres et encore moins la sienne. Elle refusait qu’il la voit ainsi, d’ailleurs à l’Opus elle cachait au maximum sa fatigue. Sous du maquillage mais également avec le même caractère de feu que d’habitude. Elle fait semblant devant les autres, devant lui mais son corps semble malgré tout l’avoir trahi. Il continue à parler, continue ses reproches mais cette fois-ci ils sont de trop. Il se lève face à elle et elle en fait de même malgré ses jambes épuisés et sa tête qui lui tourne. « Tu crois que je t’en veux pour ça ? Tu me prends vraiment pour une fille aussi égoïste ? » Marley ferme les yeux un instant pour tenter d’ordonner à son corps de se calmer et de la laisser tenir debout. Elle le regarde à nouveau et continue « Si je t’en veux c’est parce que tu as voulu t’en sortir seule alors qu’on était marié ! On aurais du s’en sortir tous les deux, c’est ce que font les couples mariés, ils s’entraident, ils font face aux problèmes ensemble. Pourquoi toi tu n’a pas voulu… » C’est vrai leur histoire était plus passionnelle et destructrice que les autres mais pourquoi n’aurait-il pas pu faire face à cela ? « Tu as voulu fuir et je t’ai laissé partir. Et aujourd’hui tu reviens et je dois faire comme si notre histoire n’existait pas ? Je suis contente que tu t’en sois sortie, contente que tu ailles bien mais ne me demande pas pour autant d’être heureuse au quotidien par pitié » Elle le regardait, accrochant son regard au sien sans sourciller. L’eau venait frapper sur les murs du port derrière eux et ce bruit l’apaisa pendant quelques instants. « Depuis que tu es revenu à Salem tu ne fais qu’apparaître et disparaître de ma vie à longueur de temps. Je ne supporte plus tes petits allers-retours. Si c’est fini alors dis-le, dis le en me regardant dans les yeux et vas t’en, sors de ma vie, arrête d’être l’ombre derrière moi qui me suit, qui m’espionne. Il faut que tu fasses un choix Killian tu ne peux pas être dans ma vie seulement à moitié, c’est toi et moi ou ça ne l’est plus. C’est tout. » Marley se surprenait elle-même de l’amener à faire un tel choix. Il avait choisi d’être heureux la première fois et de s’en sortir et elle ne doutait pas qu’une fois de plus il se choisirait lui-même mais elle avait besoin de l’entendre. Cela ne lui ferait que plus mal elle le sait mais peut-être était-ce ce qu’elle avait besoin d’entendre. Malgré tout l’esprit de Marley toujours rempli de contradiction ne pouvait se laisser aller à le laisser partir. Elle ne pouvait concevoir de ne plus lui parler, le toucher, l’embrasser.
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MessageSujet: Re: Es-ce qu'on s'aimera encore avant la fin de la nuit + killey Ven 5 Fév - 19:12

Se déchirer. Se retrouver. Retrouvailles et séparation. Amour et haine. Il n'y a toujours qu'un pas entre les deux. Entre ces deux extrêmes si proches l'un de l'autre. Killian le sait un peu trop bien. Beaucoup trop bien. Sa relation avec Marley n'est teinté que de ses deux couleurs extrêmes. Entre le blanc immaculé de la pureté et le noir sombre de l'amertume, de la haine. Il sait bien que sa relation avec son ex femme est loin d'être arrivée à termes, que leur amour est si réciproque qu'il fait mal. Qu'il blesse comme des lames de rasoir. De fines cicatrices qui font très mal dès qu'on appuie dessus, dès qu'on bouge, dès qu'on respire. Dès qu'on vit. Et pourtant il sait aussi qu'il est une des seules personnes à pouvoir l'atteindre autant, à pouvoir la faire vibrer au rythme d'un son inconnu aux autres. Il sait appuyer pour lui faire mal mais surtout pour lui faire du bien. Leurs échanges n'étaient rythmé que de passion et de rage. Une rage difficile à contenir pour deux jeunes personnes comme eux. Ils hurlent, se tapent dessus, ne savent pas vraiment comment contenir cette rage qui les détruit petit à petit, sans même l'ombre d'une chance, sans même une once d'espérance de rédemption. Killian en a marre de vivre ainsi, à l'affût du moindre obstacle, à l'attente de la moindre parole blessante. Alors il attaque en premier, il vire tout d'un coup, dis ce qu'il a à dire, ne fait pas d'état d'âme devant cette personne brisée par sa propre vie injuste. « Bon sang Killian mais tu crois que si je deviens une épave c’est pour toi ? Pour que tu revienne ? Tu ne vois pas que je ne contrôle rien. Je n’ai jamais pu contrôler ma vie et aujourd’hui même le contrôle de mon corps m’échappe. »  « Alors commence à le faire bordel. Tu ne sais pas prendre soin de toi parce que personne n'a su t'apprendre à te gérer seule. Tu es une enfant gâtée, c'est un fait parce que sinon, tu ne serais pas dans cet état aujourd’hui. » Il en avait marre de passer pour le méchant, pour celui qui était partis, pour celui qui avait quitté sa femme dans une maison vide. Il n'était pas méchant, il n'était pas une mauvaise personne, il était juste aussi perdu qu'elle à cette époque, n'ayant aucunes idées d'où sa vie allait le mener. « Tu crois que je t’en veux pour ça ? Tu me prends vraiment pour une fille aussi égoïste ? »  A vrai dire, oui. Il était tellement persuadé qu'elle lui en voulait d'être partie pour survivre, qu'il avait fini par vraiment y croire, par s'en convaincre. Qu'elle aurait été l'autre explication sinon ? Il n'y avait pas eut de tromperie, ni aucunes autres choses de ce genre la. « Si je t’en veux c’est parce que tu as voulu t’en sortir seule alors qu’on était marié ! On aurais du s’en sortir tous les deux, c’est ce que font les couples mariés, ils s’entraident, ils font face aux problèmes ensemble. Pourquoi toi tu n’a pas voulu… » C'est une très bonne question. Il se la posait tous les jours et n'avait jamais eu de réponse concrète. La vérité est dure à entendre, mais encore plus à comprendre. Or, cette vérité était incompréhensible. Il devait s'éloigner d'elle pour aller mieux, mais pourquoi. Parce qu'il ne l'aimait pas assez ou parce qu'il l'aimait trop ? « Tu as voulu fuir et je t’ai laissé partir. Et aujourd’hui tu reviens et je dois faire comme si notre histoire n’existait pas ? Je suis contente que tu t’en sois sortie, contente que tu ailles bien mais ne me demande pas pour autant d’être heureuse au quotidien par pitié. » Chamboulé par ses paroles, Killian n'essaya même pas de contredire ses mots. Il ne faisait pas comme si leur histoire n'avait pas existé, il faisait comme si son départ n'avait pas été horrible.  « Depuis que tu es revenu à Salem tu ne fais qu’apparaître et disparaître de ma vie à longueur de temps. Je ne supporte plus tes petits allers-retours. Si c’est fini alors dis-le, dis le en me regardant dans les yeux et vas t’en, sors de ma vie, arrête d’être l’ombre derrière moi qui me suit, qui m’espionne. Il faut que tu fasses un choix Killian tu ne peux pas être dans ma vie seulement à moitié, c’est toi et moi ou ça ne l’est plus. C’est tout. » « Ce ne sera jamais fini Marley. Je ne peux pas te dire que je ne suis pas heureux d'être partit parce que c'est faux. Partir a été la meilleure chose à faire pour moi. Ma santé, ma vie. Je ne pouvais pas rester dans un environnement comme le notre parce qu'il alimentait mon addiction. Tu ne m'as jamais dit d'arrêter. Tu ne m'as jamais dit qu'il faudrait consulter ou reprendre contact avec ma mère biologique. Tous les jours, je te disais que tu devais aller voir son frère, ton père, trouver un boulot et toi tu me laissais à la maison, avec un rail devant mes yeux injectés de sang. On vivait dans un véritable bordel. » Il secoua sa tête. Ces souvenirs pénibles et douloureux lui donnaient mal à la tête. Se remémorer ces épisodes pathétiques de sa vie le rendait malade. Malade car il s'était laissé couler durant des années et avait faillis faire couler une belle jeune femme. « Je ne t'en veux pas, je sais que tu avais tes propres problèmes, ta propre famille. On était tous les deux dans une position beaucoup trop instables pour s'en sortir. » Il finit par se rasseoir sur le banc, fébrile et sentant la fatigue contagieuse de Marley. Il lui tendit la main et la fit s’asseoir. Une seconde de plus et elle allait s'effondrer comme une masse. « On était deux gamins. Deux gamins qui pensaient que si on aimait suffisamment fort, on pouvait tout faire. Or c'est faux. On en est la preuve vivante. On s'aime à en crever et pourtant on arrive pas à être d'accord, à être sur la même longueur d'onde. On se déchire. » Il aurait pu en pleurer si il n'était pas aussi fier. Il ne pleure pas Killian, il encaisse. Encore et encore. Il encaisse jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus et qu'il cogne quelqu'un qui passait devant lui. « Mais j'en ai marre Marley. Marre de passer pour le méchant, de passer pour celui qui a abandonné sa femme dans une maison. Parce que même si je suis partie, je ne suis pas partis par plaisir. Si ton existence n'en dépendait pas, je ne serais pas partis. » Encore une fois. Il n'avait pas voulu se sauver seulement lui, mais aussi Marley. Elle serait tomber dans cette addiction que jamais elle n'aurait pu en sortir. Jamais. Il la connaissait assez pour savoir ça. « Et même si tu te dis que non, jamais tu n'aurais été tenté par cette drogue, je te dis le contraire car je me disais la même chose aussi avant de commencer. »
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MessageSujet: Re: Es-ce qu'on s'aimera encore avant la fin de la nuit + killey Sam 13 Fév - 14:04


Cette obsession amère, cette souffrance continue, cet appétit désert, le monde qu'on regarde par-dessus. Tantôt on vole, tantôt on chute. Souvent on chute..~ (killey)

Durant leurs deux dernières rencontres Killian n’avait fait qu’encaisser. Comme souvent il avait appris à se taire face aux propos de la blonde, sachant pertinemment que répondre ne ferait qu’envenimer la situation mais ce soir il semblait avoir atteint son point de rupture et Marley aurait préféré s’y être préparée. Elle aurait voulu être prévenue, alors peut être aurait-elle eu moins mal face au propos de son ex-mari. Chaque mot l’atteignait en plein cœur sans qu’elle puisse en limiter l’impact. Il sait comment lui faire mal et elle déteste ça. Elle se tient debout, face à lui, prête à encaisser chaque parole mais son cœur et son corps sont si faible qu’ils s’émiettent un peu plus à chaque propos. Pourtant il n’est pas question pour elle qu’elle le laisse avoir le dessus, qu’elle se montre faible. Elle ne sait même pas comment elle tient encore debout, ses pieds plantés dans le sol elle lui répond avec toute la rage dont elle peut encore faire preuve. Seulement il revient à la charge, une fois de plus mais cette fois-ci Marley est désemparée. Elle ne sait pas quoi répondre et c’est invraisemblable pour elle qui sait pourtant toujours quoi dire. Il a raison et pourtant elle refuse d’admettre qu’elle était une enfant gâtée. Pas par son père c’est certain mais par sa mère et sa grand-mère sans aucun doute. Pourtant à ses yeux le fait qu’elle soit une enfant gâtée n’explique en rien que son corps soit en train de pourrir de l’intérieur. Malgré tout elle continue à répondre à ces propos, trouvant en elle une force insoupçonnée. Mais à nouveau sa gorge est coupée. C’est vrai. Elle ne lui a jamais dit d’arrêter. Pourquoi ? Peut-être parce qu’elle pensait que grâce à ça leur couple tenait le coup, elle pensait certainement à l’époque que la cocaïne était le ciment de leur couple. Elle fissurait leur lien mais les gardait pourtant unis par un seul lien, minuscule, indestructible. Il venait de lui faire réaliser une chose qu’elle c’était toujours refusé de penser. Elle était la cause principale de leur destruction. En pensant agir pour eux mais elle avait fini par les détruire sans s’en apercevoir, petit à petit, si lentement. Ces mots lui avait coupé la respiration, incapable de revenir à la réalité elle sentit ses jambes trembler avant que Killian ne prenne sa main pour l’asseoir à ses côtés. Une seconde de plus et elle se serait écrasée au sol. Son cœur et son corps n’était plus en capacité d’assimiler toutes ces informations. Elle venait de se prendre une gifle en pleine face, une gifle qui remet en cause tout ce qu’elle a pu penser pendant ces trois dernières années. Elle avait toujours remis la faute sur lui, pour elle la destruction de leur couple était de sa faute. Elle savait avoir des tords seulement elle les pensait minimes et voilà que d’un coup elle comprenait qu’en réalité elle l’avait laissé se détruire et avait détruit leur couple en même temps. C’était trop pour elle. Il lui était impossible de supporter une telle pensée, impossible de se dire qu’elle l’avait poussée dans cette allée sombre dont il aurait pu ne jamais ressortir. « Tout est de ma faute… » Elle avait provoqué leur chute, leur divorce et indirectement elle avait provoqué l’état dans lequel elle était depuis son retour à Salem. Finalement peut-être était-ce un bon retour des choses, le destin avait décidé de la faire souffrir autant que Killian avait souffert à cette époque, à cette époque ou la cocaïne avait été son moyen de survit avant qu’elle n’arrive à le détruire à son tour à petit feu comme Marley l’avait fait auparavant. « J’aurais dû être là, j’aurais du t’éviter tout ça, j’aurais dû nous sauver… » Malgré tout elle refusait toujours que ce soit la fin pour eux. Elle ne pouvait s’y résoudre. « Tu l’as dit toi-même on était que des gamins mais aujourd’hui on a grandi, et moi j’y crois toujours. Je crois toujours que si on s’aime suffisamment on peut surmonter n’importe quel obstacle. On peut surmonter n’importe quoi je le sais. » C’était la seule chose dont elle n’avait jamais douté. Elle l’avait détesté à son départ c’est vrai, puis elle l’avait pleuré, mais jamais elle n’avait cessé de croire en leur amour. L’émotion était bien trop importante, les larmes s’accumulaient dans ses yeux sans qu’elle ne veuille en laisser une seule s’échapper « C’est nous Killian… C’est nous. On n’est pas comme les autres, on s’aime pas comme les autres. Peut-être que personne ne comprend notre amour mais et alors. On a toujours été seul contre le reste du monde. Tu auras beau me dire ce que tu veux je ne cesserais jamais d’y croire. Parce que c’est nous, et ça ne peut pas s’arrêter » Bornée. Oui elle l’est mais c’est cette ténacité qui l’a toujours maintenu en vie, même dans les moments les plus durs, son corps est en détresse en ce moment même c’est vrai et pourtant elle sait que sans cette ténacité elle se serait effondré face contre terre bien avant. « On s’aime à en crever tu l’as dit, alors aimons-nous encore, aimons-nous jusqu’au bout de la nuit, aimons-nous jusqu’au bout de notre vie… » Quelques minutes plus tôt elle lui avait demandé de faire un choix, partir ou rester. Le choix était simple pourtant elle sait qu’elle ne sera en capacité d’accepter qu’un seul de ces choix « J’ai besoin de toi, j’ai besoin de nous. J’ai besoin qu’on soit ces deux jeunes dans une chapelle de Las Vegas qui se sont promis de s’aimer peu importe les épreuves. Je n’ai pas l’intention de rompre ma promesse. Et toi ? »
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MessageSujet: Re: Es-ce qu'on s'aimera encore avant la fin de la nuit + killey Jeu 3 Mar - 22:08

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Es-ce qu'on s'aimera encore avant la fin de la nuit + killey

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