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 what about love. (reeva)

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MessageSujet: what about love. (reeva)   Mer 28 Oct - 2:06




« I love you without knowing how, or when, or from where. I love you in this way because I do not know any other way of loving but this, in which there is no I or you, so intimate that your hand upon my chest is my hand, so intimate that when I fall asleep your eyes close. »


« On y est bientôt, dis ? Je vais finir étouffée par ce foulard avant de l'avoir vue, cette surprise. » Pour toute réponse, Reeve replace correctement sur les yeux de la jeune femme le foulard qui commençait doucement à s'affaisser, lui prenant le nez et l'empêchant de respirer correctement. « Sérieusement, Reeve, tu vas continuer ce petit jeu longtemps ? Un mot. Juste un. S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait. » Les lèvres de Reeve s'approchent de son oreille droite et pendant un dixième de seconde, Lila s'imagine l'avoir enfin convaincu de parler. Pourtant, au lieu de lui murmurer la moindre chose, il se contente de souffler sur son visage et de déposer un baiser rapide sur son oreille. Elle y devine un sourire, puis le sent s'éloigner à nouveau pour recommencer à la guider. Il la taquine, joue avec ses nerfs, la transforme en poupée sur ressorts. Il a fallu un seul message, ou plus exactement treize mots, le matin même, pour que l'horloge à l'intérieur de Lila se mette à déconner. "Ce soir, dix-huit heures. Toi, moi, un seul foulard mais deux surprises." Après ça, de la Lila calme dont on n'entend jamais le bruit des pas sur le sol, il n'est resté qu'une ombre. Une ombre qui a flotté toute la journée au dessus des gens. Ca fait bientôt huit heures qu'elle flotte, comme ça, et elle commence à avoir le mal du néant sous ses pieds et du trop plein dans son bide. Alors quand Reeve défait enfin le nœud du tissu qui lui couvrait la vue, elle dégringole d'abord de soulagement. Puis d'incompréhension. Ils sont dans ce qui ressemble à un bar, mais de toute évidence, le lieu n'a pas servi depuis des années, peut-être même des siècles si on se fie à la vétusté des lieux. Il y a des vitres cassées à travers lesquelles le vent frais de l'automne s'engouffre, et difficile de distinguer le parquet sous l'épais tapis de poussière qui le recouvre. « C'est... » Elle cherche les mots adéquats, désignant du bout des doigts une énorme toile d'araignée qui s'étend sur plusieurs mètres, juste là, au dessus de leurs têtes. « Est-ce que tu veux qu'on plaque tout pour faire un élevage d'araignées ? » tente-t-elle finalement. En réalité, elle n'a aucune idée de ce qu'ils font là, dans ce vieux bar où personne n'a dû mettre les pieds depuis des années. Elle l'interroge du regard, s'effondre dans ses yeux noirs et se dit que c'est la plus belle chose qu'elle ait connue : pas ses yeux, mais ce qui la traverse chaque fois que leurs pupilles s'accrochent. C'est comme mettre les doigts dans une prise après avoir trempé sa main dans l'eau : elle se retrouve électrocutée, tchernobylisée, percutée de plein fouet par l'amour. Sur le coup, c'est toujours un peu douloureux, mais cette douleur-là, elle la trouve tellement exquise qu'elle y retourne plusieurs fois, détournant le regard et le replongeant dans celui de Reeve trois fois en deux secondes. « Tu vas me dire que tu m'aimes, c'est ça ? » Elle plaque une main sur sa bouche, interdite. Elle se sent stupide de n'y penser que maintenant. Toutes les réponses qu'elle a imaginées aujourd'hui, toutes les idées qu'elle a eues et même celles qui sont restées coincées quelque part dans sa boîte crânienne s'évanouissent pour ne laisser place qu'à celle-ci, qui gonfle comme une bulle de chewing-gum et lui éclate au visage, laissant ici et là des morceaux d'eux et de ces derniers mois à s'apprivoiser. « Attends, non, dis rien. Parce que j'ai rien préparé moi et qu'il faut préparer quelque chose pour ce genre de moments, pas vrai ? Tu dois le savoir mieux que moi, doit y avoir des chapitres entiers à ce sujet dans les bouquins qui traînent dans ta chambre. Pourquoi j'ai jamais voulu les lire, tes livres ? Peut-être qu'on pourrait recommencer, tu crois pas ? Oui, c'est une bonne idée, ça. On pourrait aller chez toi, que j'aie le temps de feuilleter un ou deux de tes livres, puis on reviendra demain. »  Elle parle à toute vitesse, mâche ses mots et ceux de Reeve avec, lui coupant la parole chaque fois qu'il tente d'ouvrir la bouche. Elle dit des bêtises, des conneries qui pèsent trente-deux kilos de peur. Parce que si parler d'amour, c'est parler de Reeve, alors Lila n'a besoin d'aucun bouquin mais juste d'un peu de courage et d'un peu de ciel de Lenny au fond de ses poches. « Ou alors, laisse-moi commencer. Laisse-moi te raconter d'abord. » S'il commence, ce sera trop tard. Lila est absolument certaine qu'après les mots de Reeve, après sa surprise et la dernière chute vertigineuse dans ses yeux, il lui faudra tout réapprendre. Tout réapprendre différemment. S'il veut l'entendre parler d'amour, il faut qu'elle le fasse maintenant. Avant lui. Tant qu'elle se souvient encore que l'aimer, ça dure  du matin jusqu'au soir, quand il est là et surtout quand il s'en va, entre deux rires et les silences. Qu'elle, elle ne  l'aime pas qu'en rose, qu'elle l'aime en gris, en bleu, en vert, en paillettes,  qu'elle l'aime fort, trop tôt souvent, trop tard parfois, sûrement mal, pas très délicatement mais plutôt furieusement, et puis  surtout tout le temps. « Toi ou moi ? » murmure-t-elle finalement en glissant ses paumes dans celles de Reeve, s'y accrochant de toutes ses forces. Bizarrement, elle a l'impression qu'au moment où leurs mains se joignent, il fait exactement la même chose : s'accrocher à elle de toutes ses forces. Comme s'ils avaient tous les deux conscience de la hauteur du vide à leurs pieds, et de cette éternité à laquelle ils n'auront bientôt plus droit.     
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Louis-Simon Gallet
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MessageSujet: Re: what about love. (reeva)   Dim 6 Déc - 6:29

Hello love, my invincible friend.
Hello love, the thistle and the bur.
Hello love, for you I have so many words.
But I forget where we were.


Reeve a l’âme d’un enfant, et ça se voit sur son visage. Ça se voit dès qu’il sourit et que ses fossettes se creusent sur ses joues, ça se voit dans son regard à chaque fois qu’il parle de quelque chose qui le passionne. Et ça se voit quand il est avec Lila, parce qu’alors, il oublie que le monde ne tourne plus vraiment rond. Il oublie les sales choses qu’on raconte dans les journaux, il oublie que son père s’est barré quand il est né, il oublie que les coeurs un jour finissent par s’arrêter. Quand il est avec Lila, Reeve est heureux pour de vrai, d’un bonheur fort et sincère. Alors il pose un foulard sur les yeux de celle qui crée tout ce bonheur à l’intérieur de lui. Il a une surprise pour elle. « On y est bientôt, dis ? Je vais finir étouffée par ce foulard avant de l'avoir vue, cette surprise. » Il esquisse un sourire qu’elle ne voit pas, et replace le foulard correctement sur les yeux de Lila. Ça se voit, qu’elle meurt d’impatience, et Reeve, ça l’amuse. « Sérieusement, Reeve, tu vas continuer ce petit jeu longtemps ? Un mot. Juste un. S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait. » Elle aussi elle a l’âme d’une enfant quand elle s’agite, impatiente. Alors doucement, Reeve approche ses lèvres de l’oreille de sa Lila. Il laisse planer le doute, fait mine de commencer à murmurer quelque chose, mais se contente de lui offrir un baiser. Puis il plonge sa main dans la sienne et la guide adroitement jusqu’au vieux bar dont il connait déjà les moindres recoins. Il pousse la vieille porte abîmée et s’arrête une fois à l’intérieur, Lila à ses côtés. Alors il ferme les yeux quelques secondes pour se mettre dans la même situation qu’elle. Sans la vue, l’ouïe et l’odorat sont décuplés. Il y a le vieux parquet qui craque sous leurs pieds et l’odeur du bois déjà trop usé qui emplit la pièce. Elle doit se poser des questions, faire attention au moindre détail. Mais Reeve ne fait pas durer le suspense plus longtemps. Il détache le foulard et la laisse découvrir l’endroit dans lequel elle se trouve. « C'est... » Il la regarde, d’un regard doux et amusé. Il la regarde se questionner et trier les mots qui se bousculent dans son esprit. « Est-ce que tu veux qu'on plaque tout pour faire un élevage d'araignées ? » Il laisse échapper un rire et secoue la tête, gardant le silence. Lila est belle. Reeve la regarde, et il se dit qu’elle est belle. Elle est belle tout le temps, mais quand son impatience se transforme en boule de stress, il la trouve tout simplement adorable. « Tu vas me dire que tu m'aimes, c'est ça ? » Elle pose une main sur sa bouche et lui, il rigole, comme un enfant. Il plonge son regard à travers les pupilles de Lila, et ce qu’il y voit, c’est un monde empli d’idées qui poussent comme des fleurs. Il se contente donc d’attendre celle qu’elle va choisir. « Attends, non, dis rien. Parce que j'ai rien préparé moi et qu'il faut préparer quelque chose pour ce genre de moments, pas vrai ? Tu dois le savoir mieux que moi, doit y avoir des chapitres entiers à ce sujet dans les bouquins qui traînent dans ta chambre. Pourquoi j'ai jamais voulu les lire, tes livres ? Peut-être qu'on pourrait recommencer, tu crois pas ? Oui, c'est une bonne idée, ça. On pourrait aller chez toi, que j'aie le temps de feuilleter un ou deux de tes livres, puis on reviendra demain. » Lila parle trop vite, ses mots défilent à toute vitesse. Reeve essaie de lui répondre, de la couper pour la rassurer. Mais il n’en a pas l’occasion. Elle est lancée, et personne ne peut l’arrêter. « Ou alors, laisse-moi commencer. Laisse-moi te raconter d'abord. » Il attend donc qu’elle se lance, même si ce n’est pas pour ça qu’ils sont ici ce soir. Il serait curieux de l’entendre lui dire qu’elle l’aime. Il serait curieux de savoir les mots qu’elle choisirait et la façon dont son regard se comporterait. Sauf que finalement, Lila ne dit rien. Elle murmure. « Toi ou moi ? » C’est à ce moment-là que leurs mains se joignent et qu’ils s’accrochent l’un à l’autre. Depuis que Lila est entré dans sa vie, Reeve a l’impression de vivre pour une raison précise. Pour la première fois, il a l’impression d’avoir quelque chose à perdre. Ce quelque chose, c’est eux. C’est effrayant, quand il y pense. Mais parallèlement, y’a rien de plus beau. Il est déjà monté en haut de l’Empire State Building en visitant New York, et ça lui a fait la même chose. Il a eu peur, au début. Tout ce vent qui aurait pu l’emporter et tout ce vide autour de lui. Puis il s’est accroché aux barrières et il a laissé son regard volé au-dessus des buildings. Il s’est senti fort et heureux. Il a eu l’impression que le monde s’arrêtait de tourner, que plus rien n’avait d’importance. Quand il s’accroche à Lila, il jurerait de pouvoir tout affronter tant qu’elle est avec lui. Alors dans un sourire sincère, il lui offre enfin une réponse. « Il faut de l’imagination, d’accord ? » Il regarde le comptoir, derrière eux, et le pointe du doigt. « Là-bas, il y aura le présentoir avec tous les gâteaux. Il traversera la pièce entière, y’aura les classiques d’un côté et les créations temporaires de l’autre. » Il se tourne ensuite vers l’intérieur de la pièce. « Là, on installera des tables et des chaises. Les gens pourront s’y installer et déguster les mignardises. Bien sûr, y’aura des boissons chaudes et des jus de fruits pour aller avec. Mais rien de chimique, pas de sodas. » Il sourit. « Au fond, ça sera les cuisines. On les ouvrira aux clients tous les matins, de huit heure à dix heure. Je me suis dit que ça serait sympa qu’ils jettent un oeil aux coulisses. » Les yeux illuminés, il laisse son regard atterrir sur le visage de Lila. « D’ici un mois, tout sera prêt. Et ici, juste là, y’aura au moins une cinquantaine de personnes. Ça sera l'inauguration de ma pâtisserie. Ma pâtisserie Lila, tu te rends compte ? » Il sourit très fort, et serre sa main dans la sienne encore plus fort. « Je voudrais que tu sois là, avec moi. Je voudrais que tu m’accompagnes, je veux dire, officiellement. T’es d’accord ? » Lila sera d’accord, Reeve n’en a jamais douté. Alors il reprend. « Mais avant ça, je t’emmènerai dans un endroit moins poussiéreux, quelque chose de joli. Je veux que tu gardes un beau souvenir de la première fois où je te dirai vraiment que je t’aime. »
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Keith O. Phillips
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MessageSujet: Re: what about love. (reeva)   Ven 11 Mar - 19:18

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