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 love ain't just a word - pv

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Augusto P. Da Volpedo
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MessageSujet: love ain't just a word - pv   Dim 25 Oct - 19:18


« Une légende raconte que le Soleil et la Lune étaient amoureux, mais cet amour était impossible, parce que la Lune naissait seulement quand le Soleil se couchait. Alors Dieu dans son infinie bonté à crée l'Eclipse comme preuve qu'il n'existe dans le monde aucun amour impossible. »


Qu'est-ce que c'est que cette machination dont il est la farce ? Parker regarde le bonhomme qui lui fait face et qui lui explique ô combien il a besoin de lui tout en se demandant comment, il va bien pouvoir se dépêtrer de cette situation sans paraître trop suffisant. « Nous savons que vous êtes un excellent informaticien, c'est pourquoi, nous avons besoin de vos services. » Ah oui. Mais non. D'abord, comment sait-il quel est son métier puisque le brun a tendance à ne pas l'exercer pour profiter de sa vie. C'est un mystère ça. Il veut bien considérer le fait que Salem soit comme ces petits villages où tout le monde sait tout sur les nouveaux arrivants mais tout de même. Bizarrement, son cerveau désigne une coupable toute trouvée et il tourne son regard vers Millie qui le regarde avec un sourire penaud. Il aurait dû s'en douter. En plus de farfouiller partout, elle parle avec n'importe qui et vante les soi-disant mérites de son grand frère. Là, tout de suite, si elle n'était pas sa sœur, il aurait probablement des envies de meurtres mais il se contient par affection pour elle. L'homme qui travaille à l'hôtel de ville poursuit son incessant blabla que Parker n'écoute que d'une oreille. Pour le faire taire et en terminer avec cette conversation qui lui semble interminable, il lève la main pour demander un peu de silence. « C'est bon, je viens mais je vous donne une heure de mon temps. » Il est treize heures, à quatorze heures, il s'en va. Fini ou pas, ce ne sera plus son problème. Après, il ira sans doute retrouver Zack quelque part pour passer un peu de temps avec son ami. « C'est parfait, à quinze heures, les membres du conseil d'administration se réunissent pour une réunion. » A l'entente de cette information que le politicien venu trouve parfaitement banal, Parker, lui a bien du mal à garder une contenance correcte. Son cœur vient de tomber de quatre étages et il se retient pour ne pas se désister. Non, maintenant qu'il vient de donner sa parole, il lui est impossible de faire machine arrière sans éveiller des soupçons. La mort dans l'âme, il s'en va en suivant l'homme jusqu'à l'endroit indiqué. La marche du condamné. Avec un peu de chance, il ne croisera personne. Surtout pas celle qu'il redoute le plus. Ils ont beau habiter dans la même ville, le jeune homme fait tout son possible pour ne pas avoir à faire à Blake. Sauf quand sa sœur le lui oblige avec ses frasques. Parker se retrouve dans une salle avec de multiples ordinateurs. La salle informatique où tout le monde touche à tout, imprime ses papiers et il en passe. Il obtient une brève explication : plus rien ne fonctionne et personne ne sait d'où le problème peut venir. En gros, il va devoir tâtonner à droite et à gauche pour comprendre quel mécanisme est endommagé pour pouvoir tout réparer. Peut-être qu'il a un peu trop présumé de sa force en se donnant une heure. On l'abandonne à son triste sort et le voilà qui ouvre l'unité centrale après avoir tout débranché partout. Le brun étudie correctement le dysfonctionnement et il finit sous le bureau pour analyser si certains fils ne sont pas complètement morts ou s'il sont branchés au bon endroit. Forcément, des petits malins ont dû trafiquer les choses puisque rien n'est à sa place adéquate. Parker entend la porte s'ouvrir à la seconde même où il pousse un soupir de dépit. De l'endroit où il est, il ne peut distinguer la personne qui vient de pénétrer dans la pièce mais il se doute de son identité : son interlocuteur principal qui prend des nouvelles de l'avancée des travaux. C'est pourquoi, Parker prend la parole. « Je vais en avoir pour des heures. Votre système est pourri et il faudrait presque un miracle pour que tout remarche aujourd'hui ! Je ne serai pas contre un petit coup de baguette des ancêtres mystiques de la ville. » Le ton qu'il a employé n'est pas violent. A vrai dire, ces histoires de sorcières, c'est bon pour les bonnes femmes qui n'ont rien d'autres à se raconter. Lui utilise tout ceci avec une neutralité teintée de légèreté. N'obtenant pas de réponse, il se dégage de sous le bureau parce qu'il trouve étrange que le gars ne lui réponde pas. Manquerait plus qu'il l'ait froissé en lui parlant à demi-mots des mages noires qui auraient hanté Salem. S'il est un tant soit peu susceptible, à tous les coups, il l'aura vexé. Bah, tant pis. Parker époussette son pantalon de quelques brins de poussières avant que ses prunelles ne croisent celles de Blaka. Merde. La pendule indique quinze heures. Plongé dans son travail, il ne s'est pas rendu compte qu'il aurait dû partir depuis un bail. « Bonjour Blake. » Prononce-t-il simplement. Forcément, elle n'est pas la personne la plus appropriée pour rire sur une pseudo blague qui concerne les sorcières. Cependant, il n'était pas censé savoir qu'elle était présente. Elle n'aurait jamais dû se retrouver ici. L'informaticien est en colère contre lui car il s'est juré de ne pas la croiser et pourtant, il a accepté un boulot dans lequel, il peut la voir à tout bout de champ. Il est en colère contre elle parce qu'elle n'a rien à faire ici. A croire que l'on veut toujours les mettre sur le chemin de l'autre. Alors qu'il ne le faut pas. Ce n'est pas leur destinée. « Je ne sais pas ce que tu t'apprêtais à faire mais tout est hors service pour le moment. » En d'autres termes moins sympathiques, elle n'a strictement rien à faire dans la même pièce que lui donc il ne lui reste qu'autre chose à accomplir : faire demi tour et le laisser en paix pour qu'il puisse continuer à travailler sans que les soubresauts de son cœur ne viennent le déstabiliser. « Hors service pour une durée indéterminée. » Continue le garçon sur sa lancée de manière impitoyable. Il ne le dit pas de façon agressive mais il essaye de lui faire comprendre qu'elle n'est pas la bienvenue. Il lui quémande expressément de quitter les lieux alors que sa tête lui insuffle là qu'il prend, une nouvelle fois, une très mauvaise décision. Mais il n'a pas le choix. L'erreur a été commise des années en arrière et à présent, Parker en paye le prix chaque jour.
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Constance La Tour Dubois
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MessageSujet: Re: love ain't just a word - pv   Ven 30 Oct - 10:42


Millions of people have decided not to be sensitive.
They have grown thick skins around themselves just to avoid being hurt by anybody.
But it is at great cost. Nobody can hurt them, but nobody can make them happy either.

La mairie, paisible d'habitude, grouillait de citoyens décidés à crier leurs doléances sur quiconque osait sortir de son bureau. Visiblement, il ne faisait plus bon vivre à Salem depuis qu'un groupe d'adolescents s'amusait à semer la zizanie dans le quartier avoisinant la marina, et Blake, toujours aussi concernée par le confort de ces pauvres âmes, s'étira de tout son long sur sa chaise après une matinée à prétendre être trop débordée pour recevoir qui que ce soit. Elle n'avait jamais vu autant de monde dans les couloirs, et pourtant personne ne s'était pressé devant sa porte, à son plus grand bonheur. Comme quoi l'aura malsaine qu'elle dégageait bien malgré elle avait finalement quelques petits avantages. Avantages dérisoires, certes, mais avantages tout de même. Occupée à feindre de faire de la paperasse, alors qu'elle avait achevé sa tâche depuis plus d'une heure, Blake s'agaça rapidement du rythme de croisière proche du néant absolu de son ordinateur. Son assistante, Olivia, une femme replète engoncé dans un tailleur trop petit de plusieurs tailles, vint lui apporter le journal local alors qu'elle s'énervait du temps de connexion. Ne vivaient-ils pas au 21° siècle ? Était-elle la seule à trouver aberrant de devoir attendre plus d'une demi-minute pour qu'une page se charge complètement ? Après avoir levé les yeux au ciel par dépit, elle empoigna fermement son écran et le secoua aussi vivement qu'un agriculteur un jour de cueillette. Toutefois, à peine ses doigts posés sur les rebords que les plombs sautèrent. Comme ça. Noir complet. Plus de son, ni de lumière. Olivia ne supportait pas l'occulte, et s'en insurgeait sans honte aucune. Elle y croyait pourtant dur comme fer, mais n'aimait pas ça. Elle refusait de passer sous des échelles, et Blake jurait l'avoir aperçue en train de pleurer à chaudes larmes après qu'elle eut retrouvé son miroir de poche brisé dans le fond de son sac. Olivia travaillait pour elle uniquement parce qu'aucun autre poste n'était actuellement disponible, et parce qu'elle avait deux bouches à nourrir dans la cage à lapin pitoyable qu'elle appelait un appartement. En parfaite adéquation avec ses croyances idiotes, elle lâcha un hoquet d'horreur en réalisant que la prétendue magie de Blake venait de faire, une fois de plus, des siennes. Elle gloussa une fois ou deux, lançant à Blake un regard fait de terreur, avant de s'en aller d'un pas vif. « .Revenez avec mon café si vous voulez garder votre place, espèce de crétine ! Sinon... » les points de suspensions laissèrent Olivia parfaitement désœuvrée, et prête à creuser sa propre tombe si quelqu'un lui tendait une pioche maintenant. Oh bien sûr, Olivia voulait garder sa place. L'argent comptait par-dessus tout pour cette mère de famille célibataire et dépouillée par un divorce onéreux. Un tas de malheur surgissait dans sa vie depuis qu'elle vivait à Salem, et surtout clamait haut et fort qu'il n'y avait rien de pire que de pratiquer la wicca, sous n'importe quelle forme, et que toute une communauté, dont Blake faisait partie, aurait dû être supprimée à la source il y a des siècles maintenant. Ainsi, elle craignait la moindre petite menace que Blake formulait à son égard, même celles aussi silencieuses que des fins de phrases inachevées. Le courant revint des minutes plus tard, mais son ordinateur, ainsi que ceux de ses nombreux collègues, y avait laissé sa peau. Écran sombre, ventilateur rutilant. Généreuse, elle laissa à ce composé infecte de technologie le temps d'une réunion pour se remettre d'une pauvre coupure de courant. Mais à son retour, rien n'avait changé. Rapidement tenue au courant qu'un prétendu génie informatique se trouvait dans les locaux, elle décida de s'assurer qu'elle pourrait récupérer la moindre de ses données illico en allant à sa rencontre. Perchée sur ses talons, elle pénétra dans la salle d'un pas mordant, lorsqu'une voix railleuse qu'elle aimait par-dessus tout détester s'éleva. L'odeur qui embaumait toute la pièce lui rappelait le parfum poivré qu'elle avait aimé sentir dans des tee-shirt qu'un certain connard avait porté. Un certain connard dont elle était déjà las d'entendre les discours caustiques sur les sorcières, et tous les clichés qui les accompagnaient. « .Et moi je serais pas contre te foutre un bon coup de pied au cul. » répondit-t-elle, hargneuse. Blake ne connaissait pas les détours, et savait encore moins enrober ses phrases afin qu'elles paraissent moins brutales. Mieux, elle ne voulait pas les enrober. S'il était aisé de trouver quantité de défauts à son lignage, et donc à lui trouver des tares, en revanche on ne pouvait qu'applaudir son honnêteté souvent désarmante. Un sifflement s'échappa de sa bouche sans qu'elle ne cherche à le retenir, alors qu'il la saluait. Un bonjour tout aussi énervant qu'un crissement d'ongles sur un tableau d'écolier, auquel elle répondit de son habituelle élégance : « .Va t'faire mettre, Parker. » Tout dans son attitude lui faisait grincer les dents. Comment pouvait-il être si détendu, alors qu'elle bouillonnait. Sa présence ne l'incitait-il pas à s'extirper de cette nonchalance agaçante ? Elle savait qu'il n'était pas comme ça. Du genre sentimental. Qu'il n'aimait pas s'épancher, voire qu'il en était incapable. Mais pendant longtemps, et peut-être encore maintenant, l'espoir qu'il puisse en être différemment lorsqu'il s'agissait d'elle était resté là, en son sein, se réduisant considérablement à chacune de leur rencontre, mais tout de même décidé à subsister, ce même si la déception n'en était que plus intolérable. Elle darda sur lui un regard à la fois consterné, et admiratif. Sa carrure avait changé, un peu. Il était plus musclé peut-être. Ou bien il avait enfin appris à prendre la bonne taille de tee-shirt, et pas la taille au-dessus, comme elle s'était tuée à lui dire durant leur relation. Qu'importe. « .Ce que je m'apprêtais à faire ne te regarde pas. » répondit-elle, dans un tac au tac cinglant. Les bras croisés sur sa poitrine, elle fit un accueil glacé à son diagnostique. « .Aaaah, une durée indéterminée. Tant de temps perdu pour toi ici, alors que pendant ce temps-là tu pourrais… quoi ? Rien branler de toute ton existence ? Mais ça tu peux le faire chez toi, Parker. Hein ? C'est une bonne idée ça, pas vrai ?! Allez vendu ! Va donc optimiser ton temps et traîner ta carcasse sur ton canapé. C'est tout à fait sympathique de ta part d'être passé, mais tes services ne sont plus sollicités. On va appeler un véritable informaticien. » Un rire mauvais s'échappa de sa bouche, alors qu'elle croisait ses bras au-dessus de sa poitrine.   « .Puis tu vas nous faire un rabais, hein. Disons gratuit, parce qu'il faut pas sortir de la Ivy League pour trifouiller deux-trois fils et s'en sortir avec le diagnostique '' hors service pour une durée indéterminée ''. » La personne qui s'était chargée de le contacter manqua d'intervenir avant de tomber sous le regard incendier de Blake, qui le menaça silencieusement de le faire virer s'il osait s'opposer à sa volonté toute puissante. « .N'oublie pas ta veste en sortant, contrairement à toi j'ai pas que ça à foutre de faire du porte à porte pour rendre leurs fringues à mes ex. » finit-elle d'un ton badin, avant de se détourner. Face à lui, elle était obligée d'adopter l'attitude de la connasse hargneuse, voire carrément dégénérée. C'était là sa seule protection à disposition, et là aussi tout l'effet que Parker lui faisait. Elle avait littéralement envie de lui arracher la tête. Comme ça. D'un coup sec, et net, qui ne laisserait aucune trace de sang sur la moquette déjà assez abîmée. Ah, l'amour empoté.



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Augusto P. Da Volpedo
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MessageSujet: Re: love ain't just a word - pv   Ven 6 Nov - 22:34


« C'est le problème avec les émotions, elles vous torpillent. Vous éparpillent en mille morceaux. »



Dès le départ, il bidouille comme un bricoleur du dimanche parce qu'il a perdu l'habitude de travailler. Cela fait des mois entiers qu'il n'a pas exercé son activité et franchement, c'était pas plus mal. Il se sent un peu dépassé par les événements. Cependant, n'étant pas du genre à renoncer aussi facilement, le brun met un point d'honneur à découvrir l'origine de la panne pour ensuite tout réparer. Mais quand il dit qu'il en aura pour des heures, il ne ment pas. Sauf que son interlocuteur n'est pas la bonne personne. Dès le premier mot, il comprend que Blake vient de le rejoindre et il baisse la tête devant un tel timing. Plus mauvais, tu meurs. Ils n'étaient pas censés se rencontrer. Pas aussi rapidement. Peut-être qu'à la rigueur, il aurait pu la croiser lorsqu'il aurait quitté la mairie mais c'est tout. « Pour sûr, j'ai la position idéal pour que tu commettes un tel acte. Néanmoins, merci de laisser mes fesses en paix. » Toujours aussi sympathique et respectueuse à son égard à ce qu'il constate. Le pire est qu'elle ne fait même pas un effort pour le saluer alors que lui, met les formes. Ils ne sont pas des animaux. Toutefois, avec l'attitude de Blake, on peut en doute. En tout cas, de son côté à elle. Lui, agit normalement. « Tant de raffinement qui sort de ta délicieuse bouche. C'est un enchantement pour mes oreilles de t'écouter parler. » Répond le jeune homme du tac au tac. Mais avec moins d'agressivité qu'elle. Parker n'est pas ici pour batailler avec Blake, loin de là. Il n'a pas demandé à se retrouver ici. On est venu le chercher. Voilà qu'il en paie les pots cassés. C'est presque nez à nez qu'il est face à la brune et même s'il ne laisse rien paraître, Parker n'en mène pas large. Évidemment, il l'a vu plusieurs fois depuis son emménagement mais rien de bien concret. Là, c'est le face à face tant redouté. « Je ne t'ai pas posé de questions sur tes activités. Ce n'est pas comme si j'y apportais une quelconque importance. » dit-il en la balayant de regard indifférent. Un impitoyable con qui crève de savoir tout de sa vie mais qui ne l'avouera jamais. Plutôt se casser les deux jambes. Il a conscience d'envenimer leur relation au lieu de tenter une amorce de réconciliation, mais dans sa bêtise, il est persuadé d'agir pour le mieux. Idiotie ou pas, le beau Stewart s'enlise toujours un peu plus dans cette tragédie dont ils sont les acteurs principaux. « Je suis un véritable informaticien. Tu devrais le savoir, tu étais présente lors de mes études. » Petite piqûre de rappel si jamais elle a oublié tout ce qu'ils ont vécu ensemble. Il hoche la tête mais tout son visage semble lui balancer un gros « cause toujours tu m'intéresses » que Blake va bien finir par remarquer. Leur faire un rabais, bien sûr. Gratuit ? Encore plus. Le mec qui l'a entre guillemet embauché sembler suer à grosses gouttes. Il sent les emmerdes arriver à trois kilomètres. « Le monsieur qui va avoir un crise cardiaque m'a déjà donné un acompte. Donc ta gratuité, tu l'oublies. » Puis, tu vas faire chier quelqu'un d'autre, ce sera pas mal aussi. Pour lui, la discussion est clause donc il est sur le point de retourner à ses activités quand elle en rajoute une couche. Et pas n'importe laquelle. La corde sensible qui ouvre à chaque fois ses plaies. Cependant, par une fierté qui traverse tous les pores de sa peau, il refuse de lui montrer qu'il souffre. Non, sa douleur, il la garder à l'intérieur et survit chaque jour avec. Blake n'a pas besoin d'en être témoin. Sans difficulté pour toute autre personne que lui-même, il réplique sans difficulté. « Je ne suis pas du genre à laisser traîner mes affaires moi. » Pas comme certaines personnes que je connais. Cette partie là de sa phrase reste dans un coin de sa tête. Parce que ce serait mesquin de le lui sortir alors que tout est de sa faute. Le jeune homme se contente donc de répliquer avec un certain mordant mais sans trop s'enfoncer non plus. Ceci dit, il ne risque pas grand chose parce qu'il est déjà détesté par elle. Un peu plus ou un peu moins ne changera pas la donne finale. « Je récupérerai ma veste quand j'aurai terminé la tâche que l'on m'a confié. » il laisse un silence planer quelques secondes histoire que ses mots s'ancrent dans sa caboche teigneuse. « C'est à dire, plus tard. » Affirme-t-il avant de lui tourner le dos pour replonger sous le bureau pour finir de brancher les deux derniers fils. Blake a beau vouloir faire sa petite loi quand si elle était la chef incontestée de Salem, Parker n'est pas du tout impressionné. Pas comme le pauvre homme venu quémander ses services. Quand il a vu le regard de la brune, Parker a cru qu'il allait mourir sur place. Pauvre homme. Encore un qui croit qu'elle peut décemment lui jeter une malédiction à lui et sur sa famille. Il se relève, s'installe sur un siège devant l'écran et commence à pianoter à la recherche du mécanisme défaillant. Il sent que Blake n'a pas bougé. Il perçoit la brûlure de son regard dans le creux de sa nuque. Ce qui n'arrive en rien son affaire car sa concentration en prend un sérieux coup. « Tu veux jouer le rôle d'assistante ? » Comme si passer du temps avec lui était ce qu'elle voulait. En posant cette interrogation, Parker est presque sûr qu'elle va prendre la poudre d'escampette et qu'il va être tranquille pour travailler sérieusement. « Si la réponse est non, je ne te retiens pas. » Ton neutre, toujours égal à lui-même alors qu'en réalité il meurt d'envie de tirer une chaise pour qu'elle soit auprès de lui. Ou alors qu'elle vienne s'installer sur ses genoux pour trifouiller tout et n'importe quoi comme à l'université où elle éclatait de rire à chaque fois qu'elle touchait le mauvais bouton et qu'elle fichait en l'air la programmation que Parker avait mis des heures à mettre en place. Se souvenir de tels instants, lui crée une boule au ventre. L'amour, ça fait mal.
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Constance La Tour Dubois
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MessageSujet: Re: love ain't just a word - pv   Dim 22 Nov - 16:19

Un véritable informaticien, rien que ça. Un sourire mauvais fit une apparition remarquée sur ses lèvres pendant qu'elle le jaugeait d'un regard écœuré. Elle acceptait bien sûr qu'il puisse évoquer le passé avec une telle aisance, mais ne supportait pas mieux les souvenirs qui l'accompagnait pour autant. Elle savait qu'il avait obtenu son diplôme, Malia s'étant empressée de lui faire un compte rendu quelques semaines après son réveil. Seulement elle aurait voulu y assister, et applaudir de ses deux mains son ascension glorieuse sur le podium des diplômés, elle aussi vêtue de sa robe et de sa toque, prête à recevoir son précieux sésame vers une vie meilleure. Mais rien ne s'était passé comme prévu. Comme toujours, sa légendaire poisse s'était occupée de souiller ses rêves, dont Parker faisait évidemment parti. Ça, et deux années de sa vie qu'elle ne pourrait jamais récupérer. Elle n'en parlait jamais librement, ni ne l'évoquait. Par retenue peut-être, et très certainement de la dignité mal placée. Mais pour Parker, et pour le seul plaisir de faire claquer dans sa figure tout ce que leur rupture avait engendré, elle se sentit d'humeur à faire un effort. « .Oh, tu as obtenu ton diplôme donc. Navrée, je suis partie avant l'annonce des résultats, et était dans le coma pour la remise des diplômes. » déclara-t-elle d'un ton faussement badin. Elle voulait seulement voir quelque chose se passer en lui. Une étincelle briller dans ses yeux, ou un tremblement dans les mains. C'était là la seule raison encore valable qui la poussait à lui adresser la parole. Blake, aussi pathétique ça puisse être, était toujours à la recherche de son signe. Mais il n'y avait rien, et elle se découragea rapidement. Comme toujours. Peut-être que, pour être toujours si paradoxale, elle ne voulait rien voir. Plus simple, moins douloureux. D'un cas ou dans l'autre, ça ne changeait pas le fait qu'il était incroyablement con, et elle lourdement bornée. « .Ravie de savoir que pendant ce temps-là, tu profitais de ta toute nouvelle vie de célibataire pour suivre les cours du soir. » jugea-t-elle judicieux d'ajouter, par pur esprit de provocation. Ses doigts manucurés se mirent à pianoter sur le bureau d'écolier juste à côté d'elle, offrant à l'échange une cadence d'autant plus soutenue. Un regard en biais lui permit de sermonner en silence le pauvre hère qui avait eu l'audace d'appeler ce sombre con à la rescousse, et de lui promettre bien des craintes pour la suite. « .Il en donne aussi aux prostituées qu'il fréquente. Une vilaine habitude, semble-t-il. » Venait-elle de le comparer à une pute ? Très certainement. Et le ton plein d'assurance, qui plus est. Aussitôt, le petit bonhomme posté à côté d'elle se renfrogna, outré qu'elle puisse parler si librement de quelque chose qui ne la regardait pas. Salem était une petite ville et les rumeurs, fondées ou non, se propageaient à vive allure. Blake lui accorda un regard appuyé, le sommant de s'en aller avant qu'elle ne dévoile aussi qu'il allait chercher ses gâteries à proximité de Danvers, où aucun flic ne s'était encore rendu.  Ce qu'il fit sans demander son reste, fermant tout doucement la porte derrière lui. Elle jeta alors un regard vers la veste de Parker qui traînait sur le siège juste devant elle, à sa portée. L'envie de la prendre dans ses doigts, et d'en humer le parfum était là, lancinante. Presque autant que d'avoir Parker devant elle, et ne pas pouvoir effleurer ses joues du bout de ses doigts. Elle hésita un instant, l'air songeur, tapotant nerveusement le dossier de la chaise où la veste se trouvait. Puis à sa réponse tout sauf surprenante, elle éclata d'un rire enthousiaste. « .Non, c'est vrai, t'es plus le genre voleur. Mon foulard que j'adore manque à l'appel depuis le soir où tu m'as balancé ma veste à la figure. » lança-t-elle avec tout autant de nonchalance que lui, un exploit. Elle savait qu'elle ne reverrait jamais son précieux foulard, et n'était de toute façon pas sûre qu'il soit en la possession de Parker. Mais elle avait la certitude de l'avoir laissée chez lui avec sa veste en cuir, à l'époque. Veste qu'elle avait fait brûler dans la cours extérieur de son appartement floridien, peu après l'avoir récupérée. Jouer le rôle d'assistante ? Le rôle du général lui était souvent accordé, mais certainement pas celui de l'assistante. Certainement pas la sienne. Elle culminait dans les hautes sphères de sa petite ville, et ne désirait pas plus. Mais ne s'abaisserait pas à moins, indiscutablement. Provocante, elle alla s'asseoir sur son plan de travail, ses jambes nues croisées juste devant son regard qui pourrait copieusement profiter de la vue. « .Aaah, m'as-tu un jour retenue, pour de vrai ? . » lança-t-elle, le ton plein de charme et d'une pointe de ressentiment. « .Je travaille ici. Enfin, un vrai travail vois-tu. Un concept qui ne t'es pas trop familier, mais j'imagine que tu sauras saisir la nuance entre ce que je fais ici, et ce que tu fais ici. » continua-t-elle, tout en se massant la nuque. Malencontreusement, son coude fit la connaissance de l'ordinateur que Parker s'évertuait à réparer et s'en alla faire à son tour connaissance avec le sol. Malencontreusement… « .Hé bien, on est maladroit, monsieur Stewart ?. » demanda-t-elle. Elle descendit de son perchoir, retombant sur ses hauts talons de toute son élégance. « .Tu peux t'en aller maintenant. » reprit-elle, le ton tout de suite plus exigeant, plus ferme, plus froid. « .Et si tu pouvais t'en aller de cette ville définitivement, ce serait fantastique, vraiment. » insista-t-elle, volontairement désagréable. Quelle idée. Elle le connaissait assez pour savoir qu'à force de le pousser vers la sortie, Parker voudrait s'ancrer un peu plus au sein de la désolante Salem. Pas parce qu'il le voulait, plus par esprit de contradiction, et parce qu'elle lui demandait de ne pas le faire. Au moins qu'elle ne se trompe sur toute la ligne. Ce ne serait pas la première fois.  
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Augusto P. Da Volpedo
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MessageSujet: Re: love ain't just a word - pv   Lun 30 Nov - 22:46

« Je sais, on me l'a dit. » Réplique-t-il tout simplement. Forcément que Malia l'avait tenu au courant du coma de sa sœur aînée pour qui elle craignait une morte certaine. Parker avait tout d'abord voulu prendre le premier vol pour être à son chevet avant de se rendre compte qu'il n'avait pas sa place à côté d'elle car s'il ne l'avait pas repoussé, elle ne serait jamais partie aussi loin de lui. Néanmoins, il avait demandé de ses nouvelles pratiquement tous les jours mais ça elle ne devait pas être au courant. Ou alors, elle s'en fichait. Dans les deux cas, il était désigné coupable d'office.Et il n'est personne pour lui en vouloir à ce sujet. Avec un haussement d'épaules, il lui répond. « Que veux-tu, on s'occupe comme on le peut. » Se donner corps et âme dans ses cours et ne penser à rien d'autre fut sa seule manière de faire son propre deuil de leur relation perdue. L'option de facilité aurait voulu qu'il sorte tous les soirs, se mette minable en s'entourant de donzelles, toutes plus ouvertes les unes que les autres. Or, Parker avait limite choisi une vie d'ermite et en obtenant son diplôme, il s'était dire qu'il n'avait pas complètement raté toute sa vie. Dans un premier temps, il fulmine à l'idée de se faire traiter de voleur sans raison valable mais avec la suite de la phrase de Blake, il comprend immédiatement où elle veut en venir. Il tique de façon microscopique quand le foulard apparaît dans la conversation. Il pensait qu'elle avait oublié cet épisode, que ce bout de tissu ne représentait pas grand chose pour elle. Dieu merci, il a les yeux rivés sur l'écran alors elle ne peut pas voir qu'il a changé de couleur. Du moins, il le croit, naïf. Mentir devient de plus en plus difficile. « Et ? » Lance-t-il sur le même ton qu'elle. Pas facile à démonter le Stewart quand il se met en mode warrior. Il préférerait se faire enduire de goudron et de plumes plutôt que de lui avouer qu'amoureux triste, il a voulu garder un souvenir d'elle. « Je t'ai rendu ce qui t'appartenait. Tu as dû l'oublier chez l'une de tes nombreuses conquêtes. Je ne suis pas responsable de tous tes malheurs. » En l'occurrence pour le foulard, si. Mais bon, il se justifie comme il le peut. Maladroitement, certes. Ceci dit, elle n'a aucune preuve viable pour lui imputer la perte, ou le vol selon les avis, de son foulard. A part le croire voleur, Blake ne peut strictement rien faire. Les jambes se la brune se mettent à bouger sous son nez et il détourne les yeux pour ne pas lui grogner dessus. Quelle diablesse ! Elle sait jouer de ses charmes, et lui pauvre bougre, ne peut que fantasmer dessus comme l'ancien ado qu'il fut. Ses doigts se glacent sur l'unité centrale quand elle émet une vérité absolue. « Non, je ne t'ai jamais retenue. » Le nier reviendrait à être le pire être sur terre et Parker n'est pas assez mauvais au fond de lui pour agir de la sorte. « Ce fut peut-être une erreur. » Finit par murmure le brun autant pour lui-même que pour elle. Il ajoute le peut-être histoire de ne pas passer pour le gars qui a des remords alors que la réalité est tout autre. Il ne peut pas nier le fait qu'il n'est pas amateur des heures de travail accumulé, cependant il déteste être considéré comme un moins que rien. Ce que Blake lui fait ressentir depuis un moment. Le jeune homme choisit de se taire au lieu d'alimenter les médisances de la brune. Le boum qui suit lui donne envie de se masser les tempes pour que toute la tension qui y réside s'en échappe. D'habitude, Parker peut garder son self-control mais là, elle a trop joué avec ses nerfs. « Bon, ça suffit. » dit-il en s'extirpant de son fauteuil pour se relever et la toiser de toute sa hauteur. Sans ménagement, il la prend par la taille pour la remettre debout. Il la relâche aussi brusquement qu'il la prise. Cependant, il fait un pas en avant pour qu'elle soit coincée entre le meuble et lui. Elle veut qu'il parte mais lui n'est pas décidé pour le moment de la laisser s'en aller. Ne lui déplaise. « Je ne m'en irai pas. Ni aujourd'hui, ni demain. Et si l'envie me prend d'emménager juste à côté de chez toi juste pour mon bon plaisir, je le ferais. » La dernière phrase est rien que pour l'emmerder. Tous deux savent qu'il ne le fera pas. Mais c'est si bon de voir le doute s'installer au fond de ses prunelles qu'il n'a pas pu résister. Doucement la pulpe de ses doigts caresse doucement les courbes de  son visage qu'il connaît par cœur. Il a beau avoir essayé d'oublier les détails la concernant, certaines sensations sont ancrées sans la mémoire et la peau à jamais. « ça m'a manqué. » murmure le jeune homme de façon impulsive et inappropriée quand on sait que c'est lui qui a poussé à la destruction de leur couple. Comme une vilaine piqûre de rappel, cette pensée lui traverse l'esprit et lui remet les idées en place. Il pousse un soupir avant de se reculer d'elle pour lui laisser toute la liberté qu'elle souhaite. « Je n'aurai pas dû, excuse-moi. » Cette tirade est assez vague et il est n'est pas aisé de distinguer le pourquoi de sa demande d'excuse. Lui, sait qu'il lui demande pardon de l'avoir largué sans une explication valable et d'avoir envoyé au diable leur couple, pourtant si solide aux yeux des autres. A tous les coups, Blake l'entendra d'une autre oreille et il ne peut rien faire contre cela. Il reprend sa place sur le siège qui lui était réservé et allume un nouvel écran. « Avec ta maladresse, je vais devoir réinitialiser cet écran et l'unité centrale. Ce qui va me faire rester un peu plus longtemps. Toi qui pensais te débarrasser du parasite … Mauvais choix. » Un sourire narquois orne ses lèvres et il donnerait un bras pour voir l'expression de Blake à cette seconde précise. Néanmoins, par souci de concentration et par respect, il ne la fixe pas comme il le voudrait. Après quelques clics, il entrevoit le bout de sa mission. D'ici une petite demie heure, il pourra s'éclipser et faire comme si cette entrevue n'avait pas existé.
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Constance La Tour Dubois
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MessageSujet: Re: love ain't just a word - pv   Dim 13 Déc - 17:18

« .Aaah, si tu sais, alors tout va bien. » lança-t-elle, méprisante, mais surtout blessée qu'il puisse évoquer son accident avec une facilité déconcertante, dénué de toute gravité, alors même qu'elle s'était plié au scénario de la belle au bois dormant non seulement contre son gré, mais aussi dans le seul espoir de fuir la rupture qu'il avait initié. Elle n'eut aucun mal à lire dans son comportement qu'il se moquait éperdument de ces dernières années, ou du moins d'elle et de tout ce qui la concernait. Face à cette amère constatation, elle se contenta de la scruter en silence alors qu'il bossait sur son satané ordinateur. Elle était amoureuse d'un mec qui se moquait de tout, et ne trouvait d'intérêt que dans quelque chose d'aussi trivial, d'aussi inatteignable qu'un ordinateur. Il n'y avait plus rien qu'elle puisse faire pour lui, et de toute façon, pourquoi ferait-elle quoi que ce soit pour ce mec qui l'avait férocement repoussée ? Avec un sourire en prime. Peut-être était-il enfin temps de tourner la page, et d'arrêter les frais. Tout dans l'attitude de Parker la forçait à  le faire. À ce niveau-là, ça ne valait plus le coup de chercher une signe, ou quoi que ce soit. Blake n'était pas naïve, moins encore désespérée. Elle l'était peut-être à son sujet,  mais toute maladie trouvait un jour sa cure, et elle espéra pouvoir se dégoter la sienne rapidement. Toutefois si elle demeurait étrangement calme, ce malgré les battements assourdissants de son cœur, l'accalmie fut de courte durée suivant le cours de la conversation. Face à l'insolence de sa réponse, son cœur fit une embardée, et pas de la bonne façon. « .L'une de mes conqu-j'étais amoureuse de toi, pauvre connard ! J'aurais jamais fait ça ! » se mit-elle à cracher. Prise de fièvre, sa main vint cogner le sommet de sa tête, laquelle vint à son tour faire connaissance avec l'écran qu'il s'obstinait tant à scruter. Tant de véhémence dans un si petit corps. Le bruit mat de son front sur l'ordinateur la soudainement rire. Là se trouvait un souvenir qui allait la hanter pendant longtemps, et la faire rire chaque soir avant qu'elle ne s'endorme. « .J'ai pas fais exprès. » se justifia-t-elle, toujours hilare. « .Je m'excuserais bien… mais non. » De toute façon, elle n'était pas capable de s'excuser, et ne ferait certainement pas le moindre effort pour lui qui méritait bien pire qu'une simple claque et un ordinateur dans la gueule. Et de toute façon, si, elle ne tenait responsable de tous ses malheurs. Bien sûr que si. Elle venait de perdre deux années de sa vie dans un lit d'hôpital, tout ça parce qu'il ne pouvait supporter de l'avoir dans son entourage, et de partager le même air qu'elle. Et par-dessus tout, il lui avait brisé le cœur et l'avait fait sans ménagement, sans lui laisser une chance de le convaincre de ce qu'elle pouvait vraiment lui apporter. À y repenser, elle parvint à freiner le rire idiot qui s'échappait de sa bouche, et à reprendre la contenance et la distance qu'une conversation entre deux victimes d'une peine d'amour perdu. « .Et c'est pas aujourd'hui que ça va commencer, visiblement. » lâcha-t-elle dans un soupir, aussi désintéressée que lui. Toutefois, elle retint sa respiration lorsqu'il la fit descendre de sa table, le simple fait que ses mains étaient posées sur ses hanches suffisant à la chambouler, et le fit d'autant plus que la distance entre eux se réduisait. L'expression narquoise de Blake avait fait place à un intérêt mâtiné d'inquiétude. Elle darda sur lui un regard soucieux, craignant que le seul regard que lui portait sur elle pourrait aisément lui griffer la peau. Agacée, elle détourna le visage alors qu'il débitait son mini-monologue, refusant de se confronter à lui d'aussi prêt. « .Tu n'as aucune raison d'être ici. Aucune, rien, nada. T'as rien à foutre à Salem. »  Tout naturellement, Blake ne manqua pas de s'énerver. Elle ne voyait aucune raison qui pourrait le retenir ici, si ce n'est l'envie de la torturer. S'il était aussi intelligent qu'il le prétendait, sa sœur et lui auraient foutu le camp depuis bien longtemps. « .T'as pas l'influence nécessaire pour même t'imaginer vivre dans mon quartier. Faut pas rêver. Ici tu pourras pas t'acheter une vie avec le pognon de ton père. » siffla-t-elle, si proche de lui que ses mots vinrent s'écraser sur ses lèvres. L'argent importait peu à Salem. On achetait quelque chose avec des croyances, et une appartenance à un clan ou à un autre, non avec un truc aussi dérisoire que du pognon. Ce pourquoi Blake, étant une figure emblématique, possédait bien plus que l'argent de sa famille pourrait jamais l'autoriser.  Toutefois elle trouva judicieux de sa part de mentionner son père, qu'il détestait cordialement. L'argument ferait mouche, et elle se réjouissait de le voir se décomposer tout entier. Monsieur vivait aux frais de la princesse, fallait pas s'attendre à ce que ça lui revienne pas dans la gueule à un moment donné. Pourtant elle se laissa bercer par cette proximité, et manipuler par ses gestes experts. Le souffle haletant, elle le laissa dessiner ses traits du bout des doigts, tout en affichant un regard troublé. Ça lui avait manqué. Quoi lui avait manqué ? Les murmures ? Les gestes ? Elle ? Il y avait à présent trop de paramètres, et Blake sentit son cœur faire un bond faire Parker. « … Quoi ?. » demande-t-elle, perdue. Son cœur battait à tout rompre, et irradiait son ses traits peinturlurés d'une incompréhension douloureuse. Ce mec était une énigme. Noir un coup, blanc de l'autre.  Incompréhensible. Si pendant longtemps elle avait été la seule à le comprendre, à présent elle était probablement celle qui arrivait le moins à le décrypter. « .C'est toi qui me manque, Parker. » avoua-elle, d'un calme et d'une sincérité effroyable, tout en ignorant ses excuses. Lui, tout entier. Pas seulement ses caresses, ou sa façon particulière de la serrer dans ses bras dans son sommeil comme si elle allait se volatiliser. Pendant un instant, elle se contenta de le regarder droit dans les yeux, en quête d'une vulnérabilité qu'elle croyait avoir vu lorsqu'il lui caressait encore la joue. « .Mais dans la vie, on a pas toujours ce qu'on veut. » ajouta-t-elle après quelques secondes, en haussant les épaules. « .Heureusement en temps absence, je me suis dégottée d'autres... chats à fouetter. » Vicieuse, elle lui adressa un sourire appuyé. Elle le provoquait, comme toujours. Et le ferait d'autant plus qu'une faille venait d’apparaître dans le masque parfait qu'il s'obstinait à vouloir porter. « .C'est ça, bricole et bidouille, l'informaticien. Ça me laissera bien le temps d'aller m'occuper de l'une de mes fameuses conquêtes. » finit-elle par dire, tant qu'ils en étaient à parler de ses « chats à fouetter ».
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Augusto P. Da Volpedo
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MessageSujet: Re: love ain't just a word - pv   Mer 27 Jan - 15:16


“ - Quand l'un de nous jouait, l'autre souffrait. C'était complètement absurde. On se courait après, on savait pas s'aimer en même temps. "



Il n'y va pas avec le dos de la cuillère. Parker a conscience qu'il va probablement trop loin mais il est trop tard pour changer de tactique et retirer les mots qui sont sortis de sa bouche. « Et tu crois que moi, je n'avais aucun sentiment pour toi ? » Il a haussé le ton, sûrement un peu trop pour un mec qui se dit heureux de s'être séparé d'elle. « Peu importe, c'est sans importance. » Finit par dire Parker tout en haussant les épaules en quête de son calme perdu. Venir à Salem pour sa sœur était une bonne idée. Devoir croiser Blake un nombre incalculable de fois dans tous les endroits possibles de la ville, était beaucoup moins supportable qu'il ne le pensait. Le temps n'avait pas fait son œuvre et ses émotions envers elle ne se tarissaient pas. Perdu dans des souvenirs d'antan, il n'a pas le réflexe de mettre la main pour se protéger et son front se heurte à l'écran de l'ordinateur. « t'es complètement folle ma parole ! » s'écrie le brun en se tournant vers Blake pour la foudroyer du regard. Pauvre hystérique qui ne lui veut que du mal. Il ne décolère pas et ses envies de meurtre n'en sont que décuplées. « C'est sûr, ça t'arracherait la tronche de me dire pardon. » grogne Parker en se massant avant précaution le crâne. Bordel, il va se taper une migraine à cause de cette furie qui n'en finit plus de rire de lui. De quoi le faire enrager à son maximum. Il se lève, marche un peu pour se détendre avant de revenir vers elle pour la soulever par les hanches. Quand elle détourne les yeux, il émet un léger rire satisfait. Il n'est pas le seul à être déstabilisé par leur proximité et cela fait du bien de constater que la jeune femme a, elle aussi, des failles dans son armure. « Tu es là ... » Chuchote doucement Parker en attrapant l'une de ses mèches de cheveux entre ses doigts pour jouer avec. « Je trouve que c'est une raison suffisante. » Ose-t-il avouer après un bref temps d'hésitation qui le rendrait presque d'une timidité charmante. Toutefois, son visage se ferme quand elle évoque son paternel. Blake sait frapper là où ça fait mal. Parker se recule d'un pas et baisse les yeux vers le sol, touché qu'elle s'en prenne à son côté familial. Il ne répond pas à son interrogation. Il a agi trop impulsivement et maintenant, il tente de faire comme s'il n'avait rien entendu pour faire machine arrière. Plus con que lui, c'est définitivement impossible à trouver sur terre. Il se maudit quand les paroles de Blake traversent son cœur de part et d'autre. L'air se bloque dans ses poumons et refuse de sortir de son corps. Tous ses organes vitaux sont bloqués sous le coup de l'émotion. Il n'aurait jamais cru qu'un jour, il puisse lui manquer. Comme un perroquet, c'est à son tour de répéter. « Quoi ? » Il aimerait que la brune le lui redise encore et encore, juste pour être certain de ne pas avoir rêver. Mais, ce serait trop facile. Et eux, ce sont les complications qui rythment leurs échanges. Sa palabre suivante sonne le glas de ce moment de trêve et Parker se renferme dans sa carapace de nonchalance pour lui prouver qu'elle peut dire ce qu'elle veut. Rien ne le touche. Du moins en façade. Mais les jointures blanchissantes de ses mains dénotent le contraire. Il tape avec un peu trop de violence sur les touches du clavier pour tenter de récupérer certaines données. « Ta vie ne me concerne pas. Ne me prends pas pour une copine à qui tu pourrais tout raconter. » Lâche-t-il sèchement. Il est en train de perdre le contrôle de la situation et surtout de ses nerfs.Il faut dire que Blake s'y emploie plutôt bien pour le faire craquer. Il avait ce côté pervers ( pas dans le sens sexuel du terme ) de pousser les gens dans leurs derniers retranchements. Parker pensait être paré pour ne pas avoir à subir les conséquences de ses attaques. Il a un peu présumé de ses forces. « Va te faire foutre Blake. » En une unique phrase, toutes ses bonnes résolutions se sont envolées en éclat. La rage qu'il contient tant bien que mal, fait vibrer sa voix suave. Il se lève d'un bond. Il n'est plus question de rester plus longtemps dans cette pièce avec elle. Cela fait trop mal. « Tu as gagné. » Annonce-t-il d'une voix blanche. « Je pars et vous vous démerderez avec votre système informatique. » Il attrape sa veste qu'il avait posé sur le dossier de sa chaise et l'enfile avec brusquerie. De son corps, émane une tension qui envahit tout le bureau. Qu'elle soit heureuse, elle est parvenue à ses fins. Sans un regard vers elle, il se dirige vers la porte qu'il ouvre en grand. Il est sur le point de sortir mais il s'arrête dans son élan. Toujours de dos, le jeune homme reprend une dernière fois la parole. « La fille que j'aimais n'était pas une traînée. Elle était parfaite à mes yeux. Si tu es devenue une mangeuse d'hommes, je crois que nous avons bien fait de séparer nos chemins. » Il lâche un soupir dépité pour quitter la mairie pour de bon. Le cœur lourd et ses espoirs un peu plus anéantis encore.
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Jude Hallister
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MessageSujet: Re: love ain't just a word - pv   Dim 12 Juin - 13:55

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MessageSujet: Re: love ain't just a word - pv   Aujourd'hui à 3:09

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love ain't just a word - pv

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