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 we all are living in a dream, but life ain't what it seems (one shot)

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MessageSujet: we all are living in a dream, but life ain't what it seems (one shot)   Dim 27 Sep - 14:37

Les images ne cessaient de défiler encore et encore dans son esprit. Depuis plusieurs heures, c'était le même film. Un spectacle d'horreur dont elle se serait passé volontiers. Elle fixait longuement ses fines mains tremblantes, les tournant et retournant de nombreuses fois. Jusqu'à ce qu'elle ne s'énerve et qu'elle finisse par se lever. Elle marchait nerveusement, faisait les cent pas, restait plantée devant la machine à café sans ne jamais rien prendre. Puis elle tapait violemment dans la porte menant aux toilettes, prise par de soudaines nausées. Son estomac se tordait de douleur, les larmes coulaient le long de ses joues. Elle s'accrocha difficilement au lavabo, puis parvint à se relever en s'y appuyant. Delia avait besoin de se rafraîchir, mais surtout de se reposer l'esprit tranquille. Et tant que Jazz ne sera pas hors de danger, elle ne le pourrait pas. L'eau du robinet prit des teintes vermillon, à mesure où la jeune femme se lavait les mains. Elles se mirent à trembler encore plus, tellement qu'elle parvenait difficilement à les frotter. Au bout de quelques minutes d'acharnement, Delia se rendit compte que tout cela n'était qu'illusion et poussa un long soupir avant de relâcher la pression. Elle ferma les yeux quelques secondes pour reprendre ses esprits, et lorsqu'elle les rouvrit, une jeune femme se tenait juste à côté d'elle. Etrange, elle ne l'avait pas entendu rentrer, ou encore moins sortir d'une des cabines. Sans doute était-elle trop occupée à retirer le sang inexistant de ses mains. Mais elle se rendit rapidement compte que son cerveau n'en était pas à son dernier tour. « Ok, j'ai compris. Ça ne va pas vraiment bien dans ma tête. » Face au miroir, la plus jeune version de Delia observait son soi plus âgé. « Je ne sais même pas pourquoi je suis là. Tu m'expliques ? » Delia s'arrêta quelques secondes, puis se rendit compte de l'absurdité de sa question. Elle jeta un œil rapide autour d'elle. Comment avait-elle pu oublier un tel endroit ? Elle y avait élu domicile des jours durant, pendant ses vacances. A la base, ce n'étaient que de simples congés, mais tout ne s'était pas passé comme prévu. Mauvais endroit au mauvais moment, comme on dit. « San Francisco, d'accord. Est-ce que tu as peur ? » demanda-t-elle alors, d'un calme qui déconcertait sa copie parfaite. Elle ne s'était jamais rendue compte à quel point les événements l'avaient atteinte. Probablement parce qu'elle avait décidé de laisser cet incident derrière elle en retournant sur la côte est, pour ne garder que le meilleur. A savoir sa rencontre avec Jazz. « Je pense que la question ne se pose pas. » lâcha-t-elle alors, froide. Elle n'avait pas tort. Il suffisait de la regarder pour comprendre que ça n'allait pas. La pauvre petite semblait ne pas avoir fermé l’œil depuis des jours. « Ne t'en fais pas pour Jazz, vraiment. Il va s'en sortir. » Après tout, si elle pouvait alléger ses peines, ce n'était pas plus mal. « Et tu sais pourquoi ? Parce que tu étais là. » La jeune fille lâcha un rire nerveux et croisa ses bras. « Jazz nous a tous sauvé. Moi, j'étais juste la pauvre fille apeurée. Et qui n'a pas réussi à retenir ses larmes. C'est pas moi qui allait faire avancer les choses. » La jeune Delia fit quelques pas en arrière pour s'adosser sur une porte. Elle ne cessait de tordre ses doigts, fixant de nouveau ses mains. Ce dont elle se souvenait, c'était ses mains sur son cou. Et surtout le sang. Partout, sur lui, sur elle. « Qui est resté près de lui jusqu'à ce que les secours n'arrivent ? C'est toi, je crois bien. Enfin, nous plutôt. » rectifia-t-elle. Si aujourd'hui Delia pouvait évoquer la fusillade assez facilement, ce n'était pas le cas trois années auparavant. Personne ne sortait indemne d'une telle expérience, encore moins lorsque l'on est une jeune femme à la découverte de l'univers. « Tout le monde l'aurait fait. » s'indigna-t-elle. On la faisait passer pour une sorte d'héroïne alors qu'elle avait été l'exact opposé. « Et si je te disais que ce qu'il s'est passé aujourd'hui aura un impact positif trois ans plus tard ? Plus que tu ne l'imagines. » « Je dirais que mon cas ne s'est pas arrangé dans ce cas ! » la coupa-t-elle alors, sans même lui laisser la peine d'expliquer ses propos. « Il faut être fou pour penser ça. Oui, ça doit être ça. Je dois être devenue folle en fait. Comme ceux qu'on voit dans les films, ces personnes qui s'inventent une vie de toute pièce pour échapper à leur quotidien pas très fameux. » La Delia du présent rit un peu plus fort. Elle se tourna rapidement vers le miroir pour y voir leurs reflets respectifs. « J'avais déjà pas mal d'imagination à l'époque, c'est amusant. » « Amusant ? En quoi c'est amusant, de se prendre une balle comme ça, sans rien demander ? Alors c'est ça que je deviens, plus tard ? Je retourne à New-York en oubliant ce qu'il s'est passé ici ? Parce que si c'est le cas, je préfère de loin être folle, en restant ici. » Emportée par la colère, sa voix était trahie par une tristesse facilement détectable. Delia se souvenait très bien à quel point elle s'était sentie inutile, ce jour-là. Contrainte de regarder ce parfait inconnu se vider de son sang juste devant elle. Ne rien pouvoir faire, à part espérer qu'on les sorte rapidement de cet enfer. Si elle le pouvait, elle serait partie en courant, en hurlant et en pleurant. Mais elle n'avait pas pu. Parce que cet homme, ce Jazz, elle ne voulait pas le laisser tomber. « Pourquoi es-tu restée, finalement ? » qu'elle demanda, bien curieuse de ce que son double pourrait répondre. « Parce que je pouvais pas l'abandonner, je pouvais pas ! Il méritait pas qu'on le laisse dans cet état, pas tout seul... » Elle termina sur une note un peu plus calme, comme si en parler l'avait rendue un peu plus sereine. Ou alors, c'était ce dont elle essayait de se convaincre. D'où cette entrevue avec une version d'elle-même beaucoup plus mature et surtout, calme. Une personne qui pourrait la comprendre d'une telle manière qu'elle n'aurait pas à chercher le mot juste, celui qui serait correctement interprété. « Tu es bien plus courageuse que tu ne le penses, en fait. Tu ne trouves pas ? Tout le monde l'aurait fait, comme tu le dis. Mais tu n'es pas tout le monde. C'était toi, près de lui. Personne d'autre. Et c'est toi qui va passer une nuit complète à l'attendre. Puis rester de nouveau à ses côtés d'autres jours. » Elle esquissa un sourire, puis posa une main amicale sur son épaule. Cette jeune femme à ses côtés vivait des instants horribles. Elle le savait bien, pour être passée par là. Elle savait également que jamais elle n'oublierait ces images. Les pires vacances, sans le moindre doute. « Et crois-moi, vous allez en avoir encore beaucoup, du temps ensemble. Dis-toi simplement que tout n'est jamais complètement mauvais ou bien. C'est un mélange. Heureusement d'ailleurs ! » A son tour, la jeune Delia finit par sourire. Elle n'avait pas tort, dans le fond. Même si elle ne savait pas encore comment tirer du bon de cette expérience pour le moment. Le mélange n'allait sans doute pas être très équitable, cette fois-ci. « Au moins, vous pouvez vous venter d'avoir une rencontre peu banale ! » « Ça, c'est sûr. » répondit-elle, définitivement plus calme. Elle se redressa un peu plus, passant une main dans ses cheveux et une derrière son cou. « Ravie de savoir que je ne deviens pas folle alors. » qu'elle rajouta, avec même un petit rire. « D'ailleurs, est-ce que je suis en train de rêver ou c'est autre chose ? » Elle lança un regard interrogateur vers cette dernière, se rendant seulement compte du caractère étrange de la situation. Elle ne pouvait être que dans un rêve. Ce serait d'ailleurs bien que toute cette journée ne soit qu'un rêve en fait. En guise de réponse, la Delia de vingt-trois ans haussa les épaules, avant d'afficher un sourire malicieux. Un sourire plutôt communicatif, puisqu'elle le lui rendit avant de se diriger vers le lavabo et de s'asperger le visage d'un peu d'eau. « Excusez-moi, vous disiez ? » Le visage entre les mains, une voix jusque-là étrangère lui fit ouvrir difficilement les yeux. Se désaltérer lui avait fait un bien fou, après cette discussion. Et sa surprise fut bien grande lorsqu'elle vit que la personne à côté n'était tout autre qu'une parfaite inconnue. Elle resta d'ailleurs quelques secondes à la fixer, les yeux ronds. Delia ne comprenait définitivement rien à cette journée. Elle n'avait qu'une hâte : qu'elle se termine. « Rien du tout, excusez-moi. Je pensais à voix haute. » conclut-elle avant de s'essuyer le visage et de regagner sa place dans la salle d'attente. Même installée, elle regarda longuement la porte des toilettes, s'attendant à voir son double surgir de nul part une nouvelle fois. Mais il n'en fut rien. Au lieu de ça, une jeune femme brune – probablement une infirmière – vint l'accoster avec un large sourire. « Delia Hawthorne ? » Elle hocha la tête. « Votre ami Jazz vient de sortir de la salle d'opération. Sa vie n'est plus en danger. Vous pouvez aller le voir, mais il faudra attendre une bonne nuit de sommeil avant de pouvoir discuter ! Suivez-moi. » Ce moment que l'on attend tous est probablement le plus angoissant. Et lorsqu'il arrive enfin, on aimerait encore une ou deux minutes de calme avant de connaître le verdict. Parfois, cette attente peut aboutir en un cauchemar et pour certains, les plus chanceux, en un nouvel espoir. Delia pouvait s'estimer heureuse de rentrer dans la seconde catégorie. Parce que la seule chose qu'elle avait retenu, c'était qu'il était en vie. Et rien ni personne ne pourrait lui ôter ce moment de joie, de soulagement intense.
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Alexis Atwoodth
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MessageSujet: Re: we all are living in a dream, but life ain't what it seems (one shot)   Jeu 3 Mar - 22:23

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