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something good

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Nael Silvano Sala
there's no place like berkeley
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MessageSujet: something good Jeu 3 Déc - 21:27

We are young, we are free
Like renegades, like James Dean
Beat the drum, sing off-key
You set me free, you set me free
kira + nael

On déposa le verre de coca-cola devant lui. Nael leva la tête, croisant le regard de la serveuse, qui lui adressa un sourire sincère. Sourire rendu. Emma, qu'elle s'appelait. Il avait fini par le savoir, depuis des jours qu'il venait-là, s'asseoir à la table du fond, qui côtoyait au plus près la vitrine. Il venait là presque toutes les fins d'après-midi ou début de soirée, dès lors que son patron lui faisait signe qu'il avait terminé. Ça avait quelque chose de très systématique, comme un espèce de rituel, et Emma avait fini par le remarquer. L'heure, la table, le coca. Et l'ordinateur sur lequel il ne cessait de pianoter, alors qu'il était en train de monter sa première vidéo. Ça l'avait pris comme ça, un jour. Les cours de comédie de Berkeley lui manquaient. Et même ses petites représentations théâtrales du lycée, soufflaient sur lui un vent de nostalgie. En clair, il ressentait cet irrésistible besoin de jouer un personnage, d'interpréter quelqu'un d'autre rien que l'espace d'un instant. Et c'était comme ça qu'il avait commencé, à écrire des petites scénettes, des morceaux de sketch, où il pouvait se mettre en scène. Il avait fini par en filmer quelques unes, seul, et tout l'objectif était désormais d'assembler ce qu'il pouvait assembler, d'arriver à un ensemble cohérent avec ce qu'il avait pu filmé. Sa présence dans le café, qui avait commencé avec le processus d'écriture, se justifiait désormais par le montage à terminer. Il ne savait pas trop ce qu'il comptait faire de la vidéo finale ; la poster sur Internet, la jeter à la corbeille, la montrer à quelques amis. Dans tous les cas, il se faisait plaisir avec ce projet un peu sorti de nul part, et ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pu ne serait-ce que penser le terme : se faire plaisir. Ce jour-là cela dit, c'était moins évident. Le montage n'était pas la partie la plus amusante du travail, et devant tout ce qu'il lui restait à faire, Nael sentait la paresse le gagner. Lorgnant un œil dépité sur son écran d'ordinateur, il but quelques gorgées de coca, espérant sans doute qu'il lui apporterait la dose de motivation manquante au rapport. Évidemment, si les choses étaient aussi simples ... Clairement, ça ne marchait pas comme cela. Avec un soupir, il se mit à tapoter la table. « Ah, tu pianotes, t'es en mode ''je sais pas quoi faire'' là » ; c'était la voix de Kira qu'il venait d'imaginer surgir dans son esprit. La pensée fit sourire Nael. Ils se côtoyaient depuis pas si longtemps, et ça l'agaçait, elle avait déjà capté la moitié de ses tics. La réciproque était valable cela dit, ce qui achevait de le surprendre. Beaucoup de choses le surprenait de toute manière, avec Kira. La complicité presque immédiate, la vivacité de leurs échanges, leurs discussions sans blanc ni malaise. Et le parfum de flirt indéniable qui flottait dans l'air. Toute l'année, il avait été bien trop coupé de ses proches, ou plutôt, il s'était lui-même coupé de tous. Quel abruti, avait-il fait là. Nael pouvait bien jouer les caïds, il avait besoin d'être entouré. Il avait fini par le comprendre, et il le voyait d'autant plus désormais, alors qu'il nouait de réels liens avec une nouvelle rencontre. Il cessa ses tapotements sur la table. A la place, il éteignit son ordinateur, laissa l'addition sur la table et quitta le café d'un pas pressé. Il savait finalement ce qu'il allait faire, ou plutôt, ce qu'il avait envie de faire. De penser à Kira, découlait le désir soudain d'aller lui rendre une visite. Elle ne l'attendait pas avant le lendemain – c'était ce qu'ils avaient convenu –, et elle n'était sans doute même pas encore rentrée chez elle. Mais qu'importait ; Nael n'était pas d'humeur à travailler, ni à jouer les solitaires. Il était d'humeur à Kira, et fallait bien admettre que ce phénomène-là devenait de plus en plus fréquent. Arrivé devant l'immeuble de la jeune femme, il grimpa les escaliers et sonna à la porte. Comme il s'y était attendue, Kira n'était pas encore chez elle. Nael jeta un coup d’œil à l'heure sur son écran de téléphone. Il n'aurait pas longtemps à attendre, à priori. Une dizaine de minutes passa avant qu'il n'entendit des pas résonner dans l'escalier. Adossé contre la porte d'entrée de son appartement, face aux marches, il savoura le temps d'arrêt que marqua la jeune femme lorsqu'elle réalisa sa présence. « Il me semble que je suis un peu en avance. » dit-il simplement avec humour, un sourire espiègle sur les lèvres. Nael adorait être là où on ne l'attendait pas, presque autant qu'il aimait être surpris par les autres. « J'avais pas grand chose à faire, du coup je me suis dis que tu étais la personne idéale pour remédier à mon ennui. » continua-t-il, sur le même ton. Il faisait preuve de mauvaise foi, en faisant passer Kira pour un espèce de passe-temps, pioché de façon totalement aléatoire dans sa liste de contacts. Après tout, il avait pensé à Kira et pas une autre. Mais ce n'était pas le genre de Nael, que d'avouer sérieusement ce genre de choses. « J'espère que je ne te dérange pas. Je peux éventuellement repartir, si tu ne veux pas de moi. Ou si tu comptes me laisser sur le perron. » Mais ça, Nael était prêt à parier qu'il y avait peu de chance.
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Kira Fitzmartin
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MessageSujet: Re: something good Dim 3 Jan - 0:28

Elle sent sa légendaire patience menacer de la quitter lorsqu'un énième éclat de voix vient briser sa concentration déjà fragile. Les doigts crispés sur son stylo - Kira a toujours aimé le contact du crayon et du papier et ce depuis qu'elle en a appris l'usage - elle retient un gémissement de frustration qu'elle transforme à la dernière minute en un soupir vaguement agacé. Sa capacité à prendre sur elle est un talent certain qui lui vaut depuis son arrivée l'estime de ses collègues, parfois même leur affection. Pourtant, elle n'a aujourd'hui pas la force de continuer à les entendre se crier dessus et vociférer à travers les bureaux pour des raisons qui lui échappent autant qu'elles l'indiffèrent. Comment était-elle supposée se concentrer sur son prochain article quand personne à part elle ne semblait prêt à travailler ? Choisissant une défaite facile à une fin de journée de travail frustrante, Kira rassemble ses affaires et quitte son modeste bureau visible aux yeux de tous comme le voulait le concept - qu'elle maudissait à cet instant - de l'open space. Suite aux remarques surprises de ses collègues mêlées à de vagues excuses de la part des plus bruyants, la jeune femme balaie leurs commentaires d'un geste de la main. « Ne vous en faites pas ça ira, je viendrai plus tôt demain matin pour compenser. »  répond-t-elle en leur adressant un vague sourire qui a comme d'habitude l'effet escompté : ils semblent soudain parfaitement apaisés et la saluent de bon coeur. Malgré les quelques péripéties de ce genre qui se produisaient parfois - surtout lorsque l'état de fatigue ou d'excitation générale augmentait d'un cran - elle appréciait le job qu'elle avait décroché. Encore heureux me diriez-vous, sachant qu'elle avait quitté San Francisco en partie pour cette opportunité, laissant derrière elle une grande partie de ses connaissances de Berkeley et plus encore, Nina. Mais elle se plaisait à New-York et n'était pas encore arrivée à regretter son choix. Et puis il y avait Nael. Ce serait mentir que de prétendre que sa rencontre avec le jeune homme n'avait rien à voir là dedans. Bien qu'elle ne pouvait se revendiquer comme une personne particulièrement proche de lui tant ils ne se côtoyaient pas depuis très longtemps, elle avait rapidement remarqué que leur amitié n'avait rien de banal et s'était nouée avec une inexplicable facilité. Alors elle tâchait de profiter de ce petit plaisir sans se poser trop de questions, notamment dans le but d'éviter d'attirer le mauvais oeil sur cette rencontre qu'elle n'avait pas la moindre envie de voir disparaître. C'est d'ailleurs avec un mince sourire au coin des lèvres qu'elle songe à leur rendez-vous du lendemain - rien de romantique là dedans, mauvaises langues - tandis qu'elle descend du taxi qui la ramène dans l'Upper East Side. Elle n'est pas particulièrement pressée de retrouver son luxueux appartement qu'elle juge bien trop grand pour elle sachant qu'elle n'a pas encore eu le loisir de se trouver un colocataire. Enfin, ça c'était sans compter sur la présence d'un Nael parfaitement intrusif tranquillement installé contre sa porte. Tout d'abord légèrement surprise, elle ne manque bientôt pas de hausser les sourcils avec un rictus amusé tout en levant son bras pour consulter sa montre. « Vraiment ? Si peu, de quelques heures à peine, tout au plus. »  réplique-t-elle de sa voix calme et posée, couvant le jeune homme d'un regard empli de douceur, chose tout à fait inée chez elle - bon, peut-être pas autant qu'à cet instant, mais tout de même. Comme si sa présence n'avait en rien contrarié ses projets, Kira vient s'emparer de la paire de clés dans son sac à main bien qu'elle patiente volontairement avant d'ouvrir la porte. Evidemment qu'il ne pouvait que lui offrir une remarque de ce genre, le contraire aurait été bien trop étonnant de sa la part d'un homme pour qui le second degré était presque une ligne de conduite. « Ravie de savoir que je te passionne autant qu'un film du dimanche soir à la télé, Nael. » siffle-t-elle pas pour autant vexée le moins du monde, ponctuant sa réponse par un soupir un brin désabusé. C'était là toute la magie d'une personne comme Kira, qui ne s'énervait que très rarement, même face à ce genre d'individus particulièrement doués pour agacer. Elle se contente donc de soutenir son regard sans ciller, plus que jamais prête à supporter maintes autres réflexions de ce genre. Quant il émet l'idée de le laisser sur le perron, elle fait mine de réfléchir. Assez pour laisser planer un très léger doute, mais pas assez pour que Nael ne puisse y croire un seul instant. « Tu as de la chance, je n'ai pas encore fait ma bonne action aujourd'hui, tu feras parfaitement l'affaire. » concède-t-elle en s'approchant de la porte, profitant au passage pour le gratifier d'un coup d'épaules gentillet. C'est sans la moindre hésitation qu'elle ouvre la porte et l'invite à entrer après elle, refermant la porte derrière lui. Bien qu'elle ne soit pas nerveuse pour un sou, Kira est prise d'une certaine fébrilité à l'idée de la soirée qu'elle va très certainement passer en sa compagnie. Après tout l'une des raisons pour lesquelles elle l'apprécie autant est sans conteste le sentiment de plénitude qu'il parvient à lui procurer quand ils sont ensembles ainsi que la facilité de leurs échanges. Et pourtant, elle ne peut s'empêcher de remarquer ce petit quelque chose en plus depuis quelques temps. « Je te proposerais bien quelque chose à boire, mais te connaissant tu risques de me réclamer la seule boisson que je n'ai pas. Alors fais comme chez toi, j'imagine que tu as l'habitude. » ricane-t-elle tandis qu'elle se défait de son manteau et vient s'installer dans le canapé incroyablement confortable du salon. C'est seulement à cet instant qu'elle réalise à quel point sa journée l'a épuisée. Parfaitement installée dans le canapé et pas prête de s'en extirper, Kira penche la tête en arrière afin de retrouver un visuel avec Nael.  « Tu ne nous cuisinerais pas un dîner pour me remercier de t'avoir hébergé avec un jour d'avance, pas hasard ? » qu'elle demande avec un adorable sourire plein d'espoir, avant de lui lancer un regard entendu. « Sinon tu peux toujours utiliser ton jocker et nous commander quelque chose. » Oui, parce qu'il ne fallait pas trop lui en demander non plus, à Nael. Mais surtout parce que peu importe ce qu'il choisirait, Kira savait qu'elle en serait amplement satisfaite.
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Nael Silvano Sala
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MessageSujet: Re: something good Mer 13 Jan - 21:21

Kira n'avait pas l'air gênée le moins du monde de le voir devant son pas de porte, et elle avait même typiquement le genre de réaction qui faisait marrer Nael. Qu'il débarque à l'improviste, c'était en soi pas quelque chose étonnant venant de lui, mais ça n'empêchait qu'il aimait sentir quand il pouvait le faire sans que l'autre tique à cause de sa présence. C'était pas évident pour tout le monde, d'autant plus lorsque la rencontre entre les personnes concernées était des plus récentes. « T'en fais pas, il y a de très bons films à la télé le dimanche soir. Sois toujours très honorée d'être comparée à the Dark Night, c'est un gage de qualité. » assura-t-il, l'air faussement sérieux. Kira prenait un temps sidérant pour lui ouvrir la porte, et pourtant, aucun suspense quand à son entrée dans l'appartement. D'ailleurs, il prenait quelques minutes plus tard, ses quartiers dans la large pièce du salon. « Bonne action, bonne action, à t'entendre je suis un fardeau. » Il leva les yeux au ciel en guise de protestation. Bientôt, il fut le seul à déambuler dans l'appartement de Kira, elle ayant pris place sur le canapé. « Et allez, encore une remarque, à t'entendre je suis vraiment l'incarnation même du boulet squatteur ! » Et parce qu'il était effectivement bel et bien l'incarnation du boulet squatteur, il jeta un coup d’œil au réfrigérateur, attrapant la bouteille de limonade qui y traînait. Kira et Nael avaient commencé par se fréquenter dans New-York mais très vite, la jeune femme avait presque mis son appartement à la disposition de leurs rendez-vous. Prétexte à un rapprochement explicite, justement pas tant que ça ; voir même pas du tout. Non pas que la fébrilité était totalement absente lorsqu'ils se retrouvaient; mais l'appartement servait réellement de lieu de rendez-vous dans le sens premier du terme : ils y regardaient des films, y discutaient, y riaient, beaucoup. Ça faisait bien longtemps que Nael n'avait pas été invité dans l'appartement d'une femme pour une raison qui n'était pas celle d'un rapide batifolage sous les draps. Ces derniers mois, il avait tant côtoyer les femmes de manière superficielle, qu'il trouvait cela soudainement étrange – agréablement étrange –, de réapprendre à connaître quelqu'un un peu plus profondément. Les rapports humains sans humanité avaient l'avantage de souffler sur les pensées noires le temps de quelques heures ; mais sitôt les portes des appartement refermées, on se rendait vite compte qu'elles n'étaient guère parties loin, et que tout ce manège n'avait finalement pas servi à grand chose. Heureusement, des pensées noires, Nael réalisait qu'il n'en avait guère plus. Une fois qu'on amorçait le mouvement inverse du repli sur soi-même, tout devenait plus simple. Encore plus, lorsque la personne à qui l'on choisissait de s'ouvrir était aussi pleine d'une fraîcheur inattendue que Kira. Tandis qu'il servait de généreuses doses de limonades dans deux verres, la jeune femme l'interpella sur le dîner à préparer. Levant à demi les yeux vers elle, son expression devait être assez claire pour qu'elle rajoute l'alternative de la commande. « Je suis dépité. Trois minutes chez toi et je grille déjà mon joker. Je suis dans la merde pour la suite. » soupira-t-il en secouant la tête. Et sur ces paroles, il dégaina son téléphone et partit à la quête d'un livreur à domicile. Son choix s'arrêta sur une pizzeria qui semblait de qualité. Toutefois, lorsqu'il eut raccroché, il se sentit contrarié :  il avait évité les grandes chaînes de restauration mais face à un dîner maison, une pizza ne lui paraissait pas être à la hauteur. « Je déconne et tout, mais sincèrement, j'aurais bien aimé te cuisiner un petit truc. Tu l'as mérité ton repas cuisiné, mais tu vas avoir une vieille pâte surgelée qu'on aura fait réchauffer au four. » Il exagérait sans doute un peu sur la qualité de la dite pizzeria qu'il venait de choisir. Mais depuis qu'il travaillait pour son petit restaurant d'harlem, il avait perdu ses illusions sur les soi-disant « cuisiné par le chef », qui tendaient plutôt très nettement vers les « micro-ondés par le chef ». Et pour une raison qu'il n'arrivait à s'expliquer, il était ennuyé que Kira n'ait droit ce soir-là, qu'à ce type de dîner. « Tu sais quoi, je vais essayer de faire le dessert. » annonça-t-il avec détermination. « Tu pourras pas dire que je ne viens pas dans ton appartement sans faire d'efforts d'intégration. » Il y avait cependant moyen qu'il n'ait bientôt plus d'efforts à faire du tout, le fait qu'il mette le feu à la cuisine n'étant pas si inconcevable que cela. Commençant à sortir saladiers, casseroles, œufs, sucre et autres aliments qu'il trouvait dans les placards de Kira, il se fit la réflexion que ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas ainsi poursuivi une lubie un peu folle, du genre s'entêter à cuisiner un gâteau sans avoir la once d'un don culinaire. Il sourit pour lui-même ; il avait l'impression de se retrouver dans toute sa splendeur, lui qui n'avait cessé de se perdre durant toute l'année. « Comment s'est passé ta journée ? » demanda-t-il, sincèrement intéressé. Il avait conscience qu'il n'était pas toujours évident de s'intégrer dans un nouvel univers de travail, comme c'était le cas pour Kira depuis son arrivée à New-York. Lui-même d'ailleurs, avait été un exemple des plus brillants d'une non-intégration. Un rire lui échappa soudain, alors qu'il repensait à ses dernières paroles prononcées. « Wow, mon dieu, on dirait presque un couple. » s'amusa-t-il tout en faisant de grands mouvements afin de remuer le contenu de son saladier. « Bon, on a quand même inversé les rôles. C'est la femme aux fourneaux, normalement... Ça va je déconne, me regarde pas comme ça... Ou alors c'est parce que je m'y prends pas bien ? » Il immobilisa son geste, la boîte de sucre dans les mains. Puis il rajouta, avec un clin d’œil et un sourire en coin: « Sors d'ores et déjà de ton canapé, tu vas être mobilisé pour venir m'aider si jamais je fais trop de catastrophes. »
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Kira Fitzmartin
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MessageSujet: Re: something good Mer 10 Fév - 13:57

La complicité implicite que Kira entretenait avec Nael crevait les yeux pour quiconque savait regarder. Ces sourires en coin qu'ils s'offraient régulièrement, les regards entendus qui en disaient bien plus long encore que les taquineries qu'ils échangeaient à tout va : tous ces signes laissaient clairement entendre que leur relation n'était pas parfaitement amicale. Si Kira n'était pas du genre à préméditer ses actes ni même à séduire à tout va, elle n'en restait pas moins attentive au charme et n'était sans grande surprise pas hermétique à celui du jeune homme : seulement au lieu de se transformer en jeune fille en fleur rougissante et terriblement timide, elle ne changeait pas d'un pouce et demeurait tout aussi naturelle qu'à son habitude, et dans le cas présent cela voulait dire prête à répondre à ses remarques en tout genre. « Hm, soit. Très bien, j'en suis honorée alors. J'ai l'air honorée ? » qu'elle souffle d'un air volontairement peu convaincu, arquant un sourcil sceptique au passage. Il n'y avait que Nael pour lui offrir un compliment aussi atypique que celui de la comparer à un film, particulièrement réussi certes, mais là n'était pas le sujet, tel que Batman. Elle décide cependant de ne pas s'y attarder plus que ça et est déjà passée à autre chose lorsqu'ils pénètrent dans son humble - pas si humble que ça - demeure. Face à sa protestation lorsqu'elle déclare avoir fait de lui sa bonne action de la journée, Kira esquisse un sourire amusé et partiellement attendri. Pas assez cependant pour lui offrir la satisfaction de ravaler ses propos, naturellement. « Fardeau tu y vas peut-être un peu fort. Parlons plutôt de challenge, ça me paraît plus représentatif. » répond-t-elle après quelques instants de méditation imagée, non sans lui offrir un regard légèrement moqueur au passage histoire de lui ôter ses envies de se plaindre. Mission impossible quand on connaissait un minimum le personnage, mais ça ne coutait rien d'essayer tant sa patience était inépuisable. Elle part d'un doux rire lorsqu'il conteste une nouvelle fois ses dires, se mettant dans le rôle peu convaincant du pauvre garçon persécuté qui n'a jamais rien fait pour mériter ce qu'il récoltait. « J'irais probablement plus doucement sur les remarques si tu décidais d'arrêter de te plaindre. » raille-t-elle par dessus son épaule alors qu'elle est encore installée sur le canapé. Elle avait ce don pour répliquer ce qui ressemblait parfois à des pics sans jamais paraître acerbe pour autant, et c'est toujours avec cette même mine sereine qu'elle couve Nael du regard. Visiblement ce dernier avait décidé d'utiliser son fameux joker, ce qui en disait long sur sa motivation - ou ses capacités - à cuisiner un repas maison. Lorsqu'il évoque ses réserves sur le fait d'utiliser ce joker si prématurément, la jeune femme hausse les épaules avec une certaine insouciance. « Je ne suis pas difficile en affaires, je devrais pouvoir t'en refiler un ou deux supplémentaires d'ici la fin de la soirée. » avoue-t-elle en lui accordant un regard complice. Il était bien sûr évident que Kira n'avait pas l'intention de se montrer avare, quoique l'idée d'un Nael contraint de passer les heures à suivre sans ces jokers pour lui faciliter la vie n'était pas pour déplaire à la demoiselle. Etonnement l'envie de le taquiner se faisait bien plus pressante avec lui qu'avec n'importe qui d'autre, et elle n'était pas certaine de la façon dont elle devait interpréter cette envie. Kira se rend doucement mais sûrement compte que la faim se fait sentir, et à vrai dire le fait de déguster une pizza soigneusement commandée par les soins du jeune homme ne lui pose pas le moindre problème. Elle tique très légèrement quand il dit qu'elle a "mérité" ce fameux dîner, ce qui lui arrache un très discret sourire au coin des lèvres. « Ne te tracasse pas, j'ai des besoins modestes tu sais. Comme le montre parfaitement mon appartement d'ailleurs. » renchérit-elle en partant d'un rire quelque peu ironique devant son somptueux appartement de l'Upper East Side, affreusement trop grand pour elle et qui aurait certainement influencé quelques-uns à cataloguer Kira comme l'une de ces new-yorkaises aussi riches que superficielles. Pourtant tout ce luxe, aussi illusoire qu'il pouvait paraître, lui offrait confort et familiarité, la ramenant à l'enfance dorée dans laquelle elle avait bercé. Dans un élan de motivation assez surprenant, Nael lui promet un dessert fait maison et se met à s'agiter dans la cuisine. Savourant ce spectacle atypique mais terriblement grisant, Kira prend soin de suivre chacun des gestes de son cuisinier improvisé. « Sois certain que j'apprécie l'effort, mon cher Nael. » lui glisse-t-elle de sa voix d'ange, son code posé sur le sommet du canapé, son menton reposant dans sa main. Elle pourrait très vite y prendre goût, à ce genre de spectacle. Interrompant un instant son geste, Nael s'enquière du déroulement de sa journée, ce qui lui arrache un très léger soupir rapidement effacé par la remarque du jeune homme sur leur allure de petit couple. Son rire se joint au sien tandis qu'elle les imagine dans leur hypothétique petite routine, ce qu'elle parvient à faire sans grande difficulté. Elle penche la tête sur le côté en songeant à sa réponse, le menton toujours posé au creux de sa main. « Je dirais... Bruyante. Au moins je ne peux pas me plaindre d'une quelconque ambiance morose au travail. » L'art de relayer les bons côtés plutôt que de se perdre dans des lamentations. Kira n'avait jamais été très à l'aise à l'idée de se plaindre et ce n'était pas une simple journée un brin compliquée qui allait la faire changer d'avis. « Et la tienne ? Tu m'as beaucoup manqué, en tout cas. » lance-t-elle avec une moue affectueuse, endossant sans prévenir le rôle de la tendre femme au foyer. Les mots lui viennent avec aisance, et c'est à se demander si elle joue un quelconque rôle ou se contente d'énoncer un fait évident. Elle fronce les sourcils et lui offre un sifflement désapprobateur devant sa remarque un brin sexiste qui ne manque malgré tout pas de l'amuser intérieurement tant elle ne se formalise pas de ce genre d'humour. « Oh non, surtout ne t'arrêtes pas en si bon chemin, tu es parfaite. » Il ne lui manquait plus que le tablier rose et l'image était complète. Elle pousse finalement un bienveillant soupir et quitte son canapé comme Nael venait de lui suggérer. « Moi qui pensais pouvoir regarder la télé en pantoufles avec quelques bières, me voilà déçue. » lâche-t-elle en feignant une expression déçue tout en rejoignant finalement le jeune homme. Kira s'empare de la boite de sucre qu'il tenait dans ses mains et en verse une dose maîtrisée dans le saladier puis ouvre ensuite un placard et en tire un sachet de levure qu'elle agite avec éloquence devant Nael. Elle attrape alors la main du jeune homme avec une délicatesse particulière et y glisse le sachet avant de l'aider à en verser le contenu dans le saladier. « Comme ça, on pourra dire que tu as réalisé ce gâteau de a à z. » dit-elle sans le quitter de ses yeux pétillants. Il s'agissait visiblement du premier réel essai culinaire de Nael, et loin d'elle l'envie de lui voler ce mérite. Et puis il fallait bien avouer que le contact de sa main contre la sienne n'était pas désagréable, bien au contraire. C'est quelque peu réticente qu'elle libère malgré tout sa main et s'éloigne afin de faire préchauffer le four, tournant volontairement le dos au jeune homme. Là, un nouveau sourire illumine ses traits, bien différent cependant de ceux qu'elle a pu esquisser jusqu'à présent.
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Nael Silvano Sala
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MessageSujet: Re: something good Dim 21 Fév - 1:31

Une expression séraphique sur le visage, Kira paraissait être une sorte de chérubin des temps modernes, à cela près qu'elle n'hésitait pas à rétorquer et à piquer au vif son interlocuteur. Pour un peu, Nael avait presque envie de lui laisser le dernier mot ; et si cela avait été son genre, sans doute l'aurait-il fait. « Je prends ça comme un compliment. Tu dois être quelqu’un qui aime beaucoup les challenges, pour capituler aussi vite devant une personne qui prend aussi librement ses quartiers chez toi. » Bientôt, le sourire complice qu'il adressait à Kira disparut, remplacé par la contrariété sincère de ne pouvoir offrir à la jeune femme, l'idée d'un dîner telle qu'il la concevait. Cachait-il cela sous l'histoire d'un joker déjà gâché, que c'était réellement le fait d'être forcé à commander à cause de son manque de génie culinaire, le grand problème. Le perturbait encore plus, d'être tracassé par cela même ; il était assez lucide pour savoir qu'il ne considérait pas Kira comme sa « pote ». Mais vouloir lui offrir un vrai dîner... Il avait l'impression de la convier à un espèce de rancard romantique, ce qui amenait là une perspective nouvelle, à laquelle il n'avait pensé ou plutôt, à laquelle il n'avait osé penser. « Il est vrai qu'une pizza, ça colle totalement à l'ambiance de ton appart. » acquiesça-t-il avec une moue ironique, balayant dans le même temps la pièce des yeux. Il se souvenait avoir été interpellé par la grandeur des lieux, lui qui squattait depuis un an des chambres de neuf mètres carrés, ou des appartements à peine plus grands, qu'on avait bien voulu partager avec lui. « J'imagine que t'es la seule fille accessible de l'immeuble. Le pauvre gars, il va être accueilli par des regards condescendants de tes voisins snobs, en montant nous apporter les pizzas. » s'amusa-t-il tout en remuant le contenu de son saladier avec précaution. Si les voisins en question avaient pu être dans la pièce, sans doute auraient-ils été bien plus scandalisés par la manière dont cuisinait Nael, que par l'arrivée d'un livreur de pizza dans leur immeuble. « Mmh... Je me plains peut-être trop Kira, mais je t'assure, tout être normalement constitué, y compris toi, a droit à son quart d'heure de râleries. » Il commençait à cerner assez la jeune femme pour savoir que ce qu'elle qualifiait de bruyant, s'apparentait à une symphonie de hurlements, pour un esprit bien plus excessif. Mais même lorsqu'elle avait réellement le droit de se plaindre, Kira n'en faisait jamais trop. « Tu vois le montage de ma vidéo que je dois finir depuis trois jours ? Eh bah... toujours pas. » Sans patron sur le dos, Nael avait pu appréhender le singulier phénomène de voir sa tendance à la procrastination augmenter, de manière inversement proportionnelle à sa productivité. Il tiqua légèrement en entendant la jeune femme déclarer qu'il lui avait beaucoup manqué. Elle aurait pu être ironique, mais elle ne l'était pas. Il n'était pas habitué à ce que l'on s'adresse à lui avec une telle douceur dans la voix, dans les mots, et il n'en fallait pas plus pour le troubler. « Tu dis ça parce que tu m'as jamais eu toute une journée sur le dos. » rétorqua-t-il en lui offrant un clin d’œil, toute trace de trouble évaporée. Il sourit devant les réponses de Kira qui s'amusait à entrer dans son jeu, tout en suivant du regard son avancée jusqu'à la cuisine. Lorsqu'elle sortit le sachet de levure, il lâcha un juron. « Évidemment, c'est plus simple avec ça. » Il se laissa guider par les gestes précis de Kira, qui, contrairement à lui, savait ce qu'elle faisait. Elle était si proche ; en plus de sentir sa main douce mais ferme sur la sienne, il pouvait se perdre dans le bleu-gris de ses yeux, sentir les effluves caressantes de son parfum ; une fraction de seconde, il songea qu'il n'avait qu'à incliner sa tête pour venir l'embrasser. Sagement, il la laissa cependant rompre le contact sans avoir tenté ne serait-ce que de se rapprocher. Sans savoir comment la peur de briser leur complicité, arrivait encore à le retenir de franchir le pas. « Derrière chaque grand homme se cache une femme. » répondit-il dans sa langue natale. Il enchaîna sur la traduction anglaise de la citation à l'adresse de Kira, qui ne connaissait sans doute pas l'originale. Mais malgré la pointe de bon sens dont il venait de faire preuve, Nael restait perdu dans ses pensées. Tandis qu'il versait le contenu de son mélange dans un moule adéquat, il ne pouvait s'empêcher d'être perturbé par ses émotions. Ça menait à quoi, ce qu'ils faisaient ? Il était clair qu'il était de plus en plus difficile pour lui de rester à distance de Kira, et celle-ci ne faisait résolument rien pour lui mettre des barrières. Il voulait avancer, s'en empêchait, se frustrait. Avoir plus sans mettre en péril cette amitié qu'il chérissait, revenait à assumer une nouvelle dimension de leur relation. A côté de ça, la cuisine semblait être un don du ciel chez Nael. La sonnerie de la porte d'entrée retentit alors qu'il s'apprêtait à mettre sa préparation au four. Il devança Kira en annonçant, un sourire de nouveau peint sur son visage : « J'y vais. Je te délègues à nouveau ton travail de femme, tu as qu'à mettre la table. » Il contourna le bar et alla ouvrir au livreur. Celui-ci s'apprêtait à repartir, lorsque son regard se fixa sur la silhouette menue de Kira, qui venait d'apparaître dans son champ de vision. « Oh bah bonne soirée, les amoureux ! » fit-il alors, en fourrant les billets tendus par Nael dans sa poche. L'expression du jeune bordelais se figea ; lentement, il répondit en se forçant à rire : « Ah... Non en fait... » Le livreur haussa les épaules, l'air de dire qu'il leur souhaitait une bonne soirée dans tous les cas, et le jeune homme referma la porte. Faisant volte-face, il s'avança dans le salon où Kira avait disposé un semblant de table, qui les obligeait à manger leur pizza d'une manière légèrement plus raffinée que lors d'une soirée entre amis. Il s'installa auprès d'elle sur le canapé, visage impassible, omettant sciemment de la regarder tandis qu'il ouvrait et découpait des parts égales. « Pourquoi il a dit ça ? Une pizza, ça se mange entre potes aussi, je  vois pas le truc... » lâcha-t-il soudainement, sans re-contextualisation, et avec un calme qu'on sentait feint. Effectivement, une pizza se mangeait en famille, entre amis, entre amants. Y avait pas de règle, et sans doute le livreur avait jeté sa petite phrase, comme il aurait pu en jeter une autre. Mais avec Nael, il ne suffisait de rien, sinon d'une petite remarque, pour mettre le feu aux poudres.
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Kira Fitzmartin
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MessageSujet: Re: something good Sam 5 Mar - 13:54

Elle rit doucement à la remarque du jeune homme qui s'attribue sans grande surprise un compliment à travers ce qui était à l'origine plus une critique qu'autre chose. Nael avait cette capacité de toujours retomber sur ses pattes, ce qui n'était pas pour déplaire à Kira qui appréciait une telle agilité d'esprit. Lorsqu'il l'accuse de capituler, elle pose une main sur sa poitrine à l'emplacement de son coeur et lui offre un adorable sourire à l'apparence défaitiste. « Je crois surtout que mon bon coeur me perdra. » dit-elle en agrémentant sa réponse d'un haussement d'épaules. Kira n'a jamais été dotée d'une fierté mal placée et c'est bien là un fait particulièrement plaisant pour ceux qui la vivent au quotidien. Pas de rancoeur inutile et interminable, ou du moins pas lorsqu'elle n'était pas justifiée car elle n'était pas naïve pour autant. Elle lui offre une moue d'excuse quand il mentionne son appartement, bien loin du modeste confort que pourrait apporter une pizza sans prétention. Sans avoir honte de sa fortune, la jeune femme n'en était pas forcément particulièrement fière dans des moments comme celui-ci, surtout lorsqu'on savait que Nael ne roulait pas sur l'or depuis quelques temps. Evidemment elle aurait donné volontiers donné une partie de ses privilèges si tant est que ça ait été possible mais rien n'était aussi simple naturellement. Elle lui lance malgré tout un regard entendu ainsi qu'un sourire légèrement moqueur. « J'en connais un à qui cet appartement n'a pas l'air de déplaire pour autant. » glisse-t-elle innocemment à son intention, remarquant qu'il n'a pas vraiment de mal à s'habituer à ce luxe et qu'il a rapidement pris ses aises lors de ses visites. Visites de plus en plus fréquentes, il fallait bien le reconnaître. Il était certainement la personne avec qui Kira avait le plus de contact à New-York, si l'on excluait ses turbulents collègues qu'elle subissait presque quotidiennement. Elle le sonde d'un regard brillant alors qu'il la qualifie de fille accessible et accepte la remarque avec un certain plaisir. Certains auraient pu voir ça comme une insulte mais pas elle, bien trop douce et bienveillante pour jamais vouloir ressembler à ces personnalités maniéristes et rongées par la fortune. Kira restait une fille simple, quoiqu'un brin exigeante lorsque l'humeur lui disait. « Il faudra faire en sorte de lui réserver un accueil digne de ce nom alors. Je compte sur toi. » qu'elle dit d'une voix angélique en se libérant ainsi de la tâche par la même occasion. Elle n'allait pas mentir, c'était plaisant d'avoir Nael en sa compagnie afin de partager ce qu'elle faisait parfois avec une certaine nonchalance, déprimée par la taille des lieux qui amenuisait par la même occasion l'ambiance cosy qu'elle appréciait généralement dans ses demeures. La réponse du jeune homme fait mouche et Kira hausse les épaules sans trop savoir que dire. Il était vrai qu'elle n'avait pas l'habitude de se plaindre. C'était même tellement rare que certains se demandaient parfois si elle ne vidait pas son sac ailleurs et se vouait alors à un monologue assassin contre le monde entier. Pourtant elle n'en faisait rien et si elle s'autorisait parfois quelques soupirs désabusés, elle ne s'apitoyait jamais trop longtemps sur son sort - pas en public du moins. Elle avait davantage tendance à se blâmer elle-même plutôt que les autres, une habitude dont elle serait sûrement impossible de la défaire un jour. Elle fronce les sourcils avec une légère sévérité - vraiment très légère - quand il lui avoue ne pas avoir avancé son montage. « Mais qu'est-ce que tu fais de tes journées si tu ne travailles pas ? En dehors de celles que tu passes ici à te tourner les pouces devant la télé, j'entends. » se moque-t-elle doucement en tendant vers lui un index bien peu menaçant ayant pour but de le réprimander. « J'aimerais bien la voir cette vidéo d'ailleurs, alors tu ferais bien de t'activer. » qu'elle ajoute d'un air distrait en fouillant dans les placards à la recherche de la fameuse levure. Kira été curieuse du travail de Nael, d'autant plus depuis qu'il avait eu ce projet de faire une vidéo par lui-même. « Il en faudra plus pour m'effrayer. » répond-t-elle avec malice, ne pouvant se faire à l'idée qu'une journée entière en sa compagnie puisse être une torture - quoique, s'il décidait de s'improviser de nouveau cuisinier, rien n'était moins sûr. Si le moment particulier qu'ils partagent ensuite ne crée pas le moindre malaise (preuve de leur indéniable complicité), Kira réalise malgré tout que la main qu'elle pose sur la sienne implique davantage qu'une simple leçon de cuisine amicale. Si elle tâche d'intimer à son esprit de ne pas se perdre dans des réflexions troublantes, elle cède cependant à un léger silence songeur quand elle se détache de lui et allume le four. La phrase qu'il lui adresse alors en français ne trouve pas de sens complet à ses oreilles bien que les consonances lui semblent familière. Kira s'étant déjà rendue en France, la langue ne lui est pas complètement étrangère quoiqu'elle ne parvienne cette fois-ci pas à saisir le sens complet de ses paroles. « Tu m'avais caché tant de romantisme. » s'amuse-t-elle lorsqu'il lui fait finalement la traduction. Si sa remarque n'était supposée contenir aucune arrière pensée, son timing laisse clairement à désirer lorsque la sonnette retentit et que Nael s'en va accueillir le livreur. Elle lève les yeux au ciel de façon théâtrale quand il lui réserve une nouvelle remarque machiste et en profite pour lâcher un soupir exagéré afin de lui montrer qu'elle aussi est capable de râler, finalement. Elle ne sait par contre pas comment réagir au moment où le livreur souhaite une bonne soirée aux "amoureux". Elle observe son partenaire de soirée tenter de rétablir la vérité - qui était... quoi, d'ailleurs ? - avec un certain malaise avant de finalement refermer la porte. Ils s'installent sur le canapé, prêts à déguster le repas, Kira portant un très mince sourire quelque peu gêné au coin de ses lèvres. Dans son adorable candeur, elle ne comprend presque pas ce à quoi il fait référence lorsqu'il prend de nouveau la parole sur le canapé. Elle fronce un sourcil et tourne la tête vers lui avant de réaliser que la réflexion du livreur ne l'a pas laissé indifférent. « Peut-être a-t-il trouvé que tu prenais un peu trop tes aises pour être un simple ami. On voit qu'il ne connaît pas Nael Silvano Sala. » qu'elle répond afin de dissiper les interrogations auxquelles il est visiblement sujet. Se pouvait-il que cela l'ait réellement dérangé, qu'on puisse les croire en couple ? Elle savait que Nael tenait à son indépendance et loin d'elle l'envie de le lui en priver. Pourtant, une partie d'elle ne peut s'empêcher de ressasser également cette remarque. « Ou il a simplement trouvé que nous allions bien ensemble. » qu'elle lâche avant d'avoir pu retenir ses mots. Etait-ce vraiment si absurde ? Pourtant, sitôt qu'elle réalise l'ambiguité qu'il peut bien y avoir dans ses paroles, Kira tourne de nouveau la tête droit devant elle afin d'éviter de croiser les prunelles du jeune homme.
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Nael Silvano Sala
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MessageSujet: Re: something good Ven 25 Mar - 23:23

Bonne soirée, les amoureux. Réplique vouée à sombrer dans l'oubli, mais Nael avait décidé bien malgré lui de lui donner une importance qu'elle ne méritait sans doute pas. Il avait l'impression d'être un de ces mecs tapés qui passent leur vie à donner une signification à tout, mais il ne pouvait s’empêcher de ressasser les quelques mots du livreur; ils avaient chamboulé son état d'esprit pour la soirée, et il ne mit pas longtemps avant de lâcher l'objet de ses préoccupations. Elle ne sembla pas saisir sur le moment, de quoi il voulait bien parler. C'était bien ce que Nael pensait, il était fou, il apportait de l'importance à quelque chose qui n'avait même pas interpellé Kira plus de quelques secondes. Etait-il le seul, à être troublé ? Peut-être tirait-il là quelques conclusions trop hâtives, car sitôt qu'elle eut fait un trait d'humour, Kira reprit la parole avec une voix beaucoup plus grave. Nael resta interdit devant ses dernières paroles qui semblaient avoir été lâchées aussi promptement que les siennes quelques instants plus tôt. Il y eut un flottement, durant lequel le jeune homme fixa la jeune femme sans qu'il ne parvienne à croiser son regard. « Et t'en penses quoi toi.. De cette affirmation ? » lança-t-il, hésitant. Plus que jamais, il y avait urgence pour lui à savoir ce que ressentait Kira. Son instinct de parvenir à déchiffrer la plupart de ses pensées s'arrêtait là où la question des sentiments personnels, généralement mis sous coffre, commençait. « Écoute, je pense qu'il va falloir qu'on arrête de se voir. Pendant quelques temps. » Alors même que leur histoire n'avait pas commencé, voilà que Nael faisait contre toute attente, le choix de l'étouffer dans l’œuf. Il avait cessé de la regarder, préférant s'obstiner à fixer le sol. « Si on continue comme ça, on est pas dupes, toi et moi, de ce qu'il va se passer ensuite. » A la question de savoir ce que lui-même pensait sur l'harmonie de leur potentiel couple, lui avait tranché. Sans aucun doute, seraient-ils bien, tous les deux. C'était si évident, de prévoir qu'ils allaient finir par lâcher leur amitié en cours de route. Et si Nael avait pensé pendant un bref instant, qu'ils pourraient continuer à flirter indéfiniment sans prendre pour autant le risque d’entacher leur amitié, il comprenait à présent que ceci était un projet irréalisable. « Mais la suite de l'histoire par contre, y a que moi qui la connaît ; je te la partage. On va tenter d'être ensemble, toi tu changeras pas, moi si. Je finirais par te lâcher parce que je suis comme ça, je sais pas faire ce genre de truc. » A mesure qu'il parlait, des images se succédaient en flashback dans sa tête Un parallèle était en train de se créer entre la situation qu'il vivait-là et l'unique autre fois où il avait tenté d'être avec quelqu'un, en espérant sincèrement que cela marcherait. Swan, il y avait cru, et pourtant il avait fini par se barrer. Même peur de s'engager, même peur d'être incapable de coller à un cadre demandé. Nael se maudissait de devoir rejouer cette scène. Mais au moins, cette fois-ci, pensait-il bien faire les chose ; il ne partirait pas sans explications. « Donc voilà. On ne se fréquente pas pendant un moment, le temps fera son effet et puis... On pourra, je pense, envisager à nouveau l'amitié. » Il leva enfin les yeux vers Kira, croisant son regard un peu déstabilisé, sans doute par ce soudain revirement d'atmosphère. Difficile à croire qu'ils plaisantaient quelques minutes plus tôt, sur les talents culinaires de Nael, lorsqu'on voyait la mine pâle et grave qu'il affichait désormais. Il se leva, s'approcha de Kira, toujours sur le canapé. Avec un faible sourire, il caressa sa joue, lentement. Il laissa ensuite retomber mollement sa main, recula et prit la direction de la porte d'entrée. Pas de regard en arrière. Revoir à nouveau ces grands yeux bleus ne lui aurait fait que trop sentir, à quel point il se trompait lourdement de stratégie.


* * *


Il ruminait dans ce qui lui servait d'appartement, tergiversant sur l'attitude à adopter à présent. C'était toujours la même histoire, il faisait n'importe quoi, et devant l'étendue des conséquences qu'il devait assumer, il ne savait plus quoi faire. Il allait tellement avoir l'air d'un con, en se pointant de nouveau là-bas... Mais ce ne serait ni une première, ni une dernière. Et sur cette pensée des plus réalistes et dans un sens, des plus rassurantes, Nael sortit de son immeuble en ayant pris sa décision, qui impliquait une nouvelle visite chez Kira. Sitôt qu'il avait refermé la porte de son appartement trois jours plus tôt, il avait su qu'il s'était planté. Sitôt qu'il était rentré chez lui, il avait compris l'étendue de sa connerie. Il s'était maudit, d'avoir aussi peu réfléchi ; après coup, il se rendait compte d'à quel point son argumentaire ne tenait pas debout. De l'incohérence bricolée, tout cela pour justifier sa peur de reproduire les erreurs du passé. Il s'en voulait aussi, de se référer autant à ses vieilles expériences. Il reproduisait à l'identique le schéma de son histoire avec Swan, alors même qu'il prétendait être celui qui se fiche du passé ; surtout, il faisait un parallèle entre des situations où les protagonistes, les conditions, et sa maturité n'étaient pas les mêmes. C'était dommage, de ne pas se faire confiance à ce point. Kira était sa chance. Il n'avait qu'à faire preuve d'un peu de courage pour la saisir. Lorsqu'il arriva sur le palier, il constata qu'elle n'était pas rentrée. Il appuya son dos contre le mur face à l'escalier. Lorsqu'elle gravit les marches une vingtaine de minutes plus tard, il se fit la réflexion qu'il offrait là une sacré scène de déjà-vu. « Oh, il me semble que je suis un peu en avance. » tenta-t-il avec humour, en référence aux premiers mots prononcés, la dernière fois qu'il l'avait vu. Mais son ventre était noué, il s'attendait à se faire dégager, ou, si elle était clémente, à seulement  - mais au moins - se faire piquer au vif. Il était prêt, il l'avait bien cherché. « Je suis désolé, j'ai... déconné. » Et le mot était faible. Il se fit la réflexion que parfois, il n'aimerait pas à avoir à se supporter. « Tu m'en veux à combien sur une échelle de un à je-ne-te-parlerai-plus-jamais ? » Il se dégagea du mur pour s'avancer vers la jeune femme, les yeux rivés dans les siens. « Suivant ta réponse, j'ai une proposition à te faire. » Il n'avait pas eu besoin d'y réfléchir beaucoup. Le déclic s'était fait tardivement, alors que la solution était des plus simples. Sans doute était-ce aussi la plus susceptible d'être bonne, et sans doute aurait-il donc du la proposer dès le départ. « Si t'es assez patiente pour me supporter, je te propose qu'on teste. Nous deux. » Il avait vaguement l'air penaud, mais un sourire s'étirait dans le même temps sur son visage, tandis qu'il parlait. Il n'était pas sûr de la réaction de Kira, mais il se sentait apaisé de prendre enfin les devants. « Ça marche, ça marche. Ça marche pas, ça marche pas. Mais je ne veux pas qu'on ait de regrets et puis... Après ma sortie, je suppose que je n'avais plus trop le choix. C'était mort pour qu'on reparte sur une base amicale... alors autant aller plus loin. »
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MessageSujet: Re: something good Mer 30 Mar - 22:10

Pas besoin d'être un génie pour comprendre que Nael est clairement incapable de laisser couler cette remarque imprévue sur le couple qu'ils pourraient éventuellement former. Dans toute sa légèreté et bien qu'elle ne soit pas restée complètement indifférente à cette supposition, Kira parvient malgré tout à ne pas trop s'en formaliser et s'apprête même à voir le sujet s'effacer doucement jusqu'à ce qu'ils enchainent sur le suivant. Mais ça, c'était sans compter sur le mystère qu'était Nael. Elle sent sur elle son regard pressant et, si elle l'évite tout d'abord afin de se débarrasser de son léger embarras, elle retrouve finalement ses prunelles devant l'interrogation qu'il lui soumet. « J'en pense que tu sembles te faire beaucoup de soucis pour pas grand chose. » réplique-t-elle d'une voix apaisante afin de calmer le bouillonnement de questions auxquelles il paraît sujet. Si elle garde une certaine constance et ne montre pas encore de signes d'inquiétudes, Kira n'est pas dupe quant au tournant qu'est en train de prendre la conversation. L'air troublé de Nael est bien plus expressif qu'elle ne l'aurait voulu. Et en dépit de ses efforts, il s'engage sur un chemin qu'elle redoute par dessus tout. « Quoi ? Attends, ralentis, je ne te suis plus. » lance-t-elle d'un ton bien plus pressant désormais, consciente que la situation est en train de lui glisser entre les doigts à une vitesse effrayante. Voilà qu'il se met à lui servir son monologue de cet air décidé que Kira n'apprécie pas du tout. Avait-elle loupé un épisode ? Evidemment elle ne pouvait s'empêcher de ressentir elle-même les peurs compréhensibles du jeune homme. Parce qu'après tout, peut-être qu'ils étaient en train de brûler les étapes. Aussi évidente et aisée qu'était leur amitié, il ne faisait pas de doute qu'un soupçon de romance planait entre eux, ou du moins la possibilité d'une romance. Pourtant elle n'avait elle, au moins, pas choisi d'aller plus vite que la musique et d'en arriver directement à de peu joyeuses conclusions. Elle reste bouche-bée devant la prévision qu'il lui offre alors, lui dessinant le portrait d'un Nael qu'elle n'aurais jamais pensé découvrir : un homme capable de la laisser tomber pour la simple et stupide raison qu'il était "comme ça". Et pire encore, Kira assistait impuissante à la finalité d'un destin qu'elle n'avait pas encore choisi. « Je ne comprends pas d'où ça sort, tout ça. C'est ce livreur qui te fait paniquer comme ça ? Sérieusement, ce n'était qu'une remarque anodine, on ne le connaît même pas ce type ! » dit-elle en haussant le ton, tâchant d'attraper son regard afin de rendre ses propos un peu plus percutants. Une brève vague de panique menace de la submerger tandis qu'elle imagine l'une des seules relations solides de sa vie actuelle lui glisser sous le nez pour une telle broutille. Pourtant elle a cette désagréable impression que quoi qu'elle puisse bien lui dire à présent, son avis semble définitif. « Je ne sais pas très bien à quoi tu joues. Peut-être que tu me prends pour cette fille gentille, attachante mais un peu naïve, à qui l'on peut tout imposer sans broncher. Mais une chose est certaine, Nael, je ne te laisserai pas prendre ces décisions à ma place. » Les mots s'échappent de ses lèvres avec une clarté parfaite, manifestation de toute l'éloquence dont son éducation l'a rendue capable. Elle ne peut supporter de le voir décider pour elle du devenir de leur relation. De le voir les condamner avant même d'avoir essayé quoi que ce soit. Et pire encore, de leur imposer une séparation sans même lui demander son avis. Si ses paroles sont fermes, sa voix trahit malgré tout une indéniable tristesse qui atteint son paroxysme lorsqu'il caresse doucement sa joue. Elle soutient son regard sans broncher, la tête haute, la mine ferme. Puis il rompt le contact, s'éloigne, claque la porte. Et Kira laisse alors tomber son masque.

(...)

Une journée de plus au bureau. En dépit des effusions constantes de ses collègues, Kira est cette fois-ci parvenue à terminer son article sans difficulté notable. Elle devrait probablement remercier Nael pour ça, parce ces derniers jours lui auront au moins permis de se focaliser sur son travail plutôt que sur sa vie sentimentale des plus déprimantes. Elle salue ses collègues, leur accorde ce même délicat sourire encore un peu moins rayonnant que la veille, et définitivement moins qu'il y a trois jours. Le chemin jusqu'à chez elle s'écoule avec la rapidité de celle qui sait pertinemment que rien ne l'attend chez elle. Elle aurait bien pu retourner voir Jazz, qui avait réussi à lui arracher quelques sourires la veille, ou encore téléphone à Nina pour un peu de compagnie. Mais elle préférait largement laisser sa soeur vivre son idylle avec Edison plutôt que de l'ensevelir sous une foule de questions qui ne trouveraient de toute façon pas de réponse. Non, Kira ne viendra embêter personne ce soir et se contentera de garder ses peines de coeur pour elle - si elle pouvait même appeler ça ainsi. Son coeur se soulève dans sa poitrine lorsqu'elle aperçoit Nael sur la pas de sa porte, lui provoquant le même effet que si elle venait de louper l'une des marches de l'escalier. Elle ne sait pas encore si elle doit sauter de joie ou le renvoyer chez lui, bien qu'avec Kira, on peut déjà se douter de la réponse. « Pour être en avance il faudrait d'abord avoir été invité. » qu'elle lance sans froideur mais avec une certaine lassitude. Si elle appréciait généralement la spontanéité de Nael, elle la ressent à cet instant comme un coup de grâce : que pouvait-il bien lui vouloir lui dire de plus ? Elle estimait qu'il était encore un peu tôt pour reprendre le cours de la fameuse amitié qu'il avait mentionnée. Si le mince espoir que ses desseins soient tout autres, elle manque bien de le lui faire savoir, se cantonnant à une attitude plus prudente. Elle ne peut cependant retenir un sourire quand il lui demande à quel point elle lui en veut avec son air si naturel quoi que légèrement confus. « Je dirais que j'en suis au stade je-n'ai-pas-encore-décidé. Je comprends que tu aies fait ton choix - même si je n'en ai pas encore saisi toutes les raisons. J'aurais simplement voulu que tu me laisses faire le mien. » avoue-t-elle de son habituelle franchise. Nael ne pouvait pas comprendre à quel point il était frustrant pour elle de s'être vue rejetée avant même d'avoir tenté quoi que ce soit - si tant est qu'elle ait un jour essayé quelque chose, ce qui n'était même pas certain. A mesure qu'elle le voit se rapprocher, elle comprend peu à peu qu'elle a peut-être imaginé le pire. Elle le laisse silencieusement poursuivre son discours, réalisant doucement ce qu'il est en train de sous-entendre. En trois jours, Nael était passé d'un rejet quasi total de leur relation au premier pas d'un couple susceptible de prendre forme. Elle demeure un instant impassible, le regard planté dans le sien, bien décidée à ne pas l'interrompre. Puis elle hausse étonnement un sourcil, visiblement sceptique. « Tu es conscient que je ne t'ai jamais réellement dit que j'envisageais quelque chose avec toi, pas vrai ? » fait-elle remarquer tandis qu'un sourire quelque peu moqueur apparaît au coin de ses lèvres. Parce qu'en y réfléchissant bien, il s'était enflammé un peu tout seul alors qu'elle n'avait finalement tenté aucun rapprochement trop intime. Elle laisse finalement échapper un rire léger, peu désireuse de le faire patienter plus longtemps sur l'éventualité qu'elle puisse ne pas - ou plus - être intéressée. Malgré tout, la jeune femme tient à relever quelques détails. « Tu as beau être un tombeur Nael, tu as encore quelques techniques à revoir. Sache qu'un "autant aller plus loin" n'est pas la formule la plus flatteuse qui soit. » s'amuse-t-elle en faisant un pas dans sa direction. Heureusement que Kira était Kira, et qu'elle ne se formalisait pas pour si peu. Sa main vient attraper la sienne alors qu'elle entremêle leurs doigts, réponse tacite à la demande du jeune homme. « Parce que faire de toi ma bonne action devient visiblement une habitude, je vais pouvoir t'inviter à entrer. » glisse-t-elle sans se défaire de son sourire qui a désormais retrouvé tout son éclat.
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