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freedom has a way of destroying things (maureen)

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MessageSujet: freedom has a way of destroying things (maureen) Mer 1 Juin - 21:28

Cause it's a bittersweet symphony, this life
Try to make ends meet
You're a slave to money then you die
I'll take you down the only road I've ever been down.

◇◆◇

Il jette un oeil à sa montre cartier de son air suffisant, plongé dans des pensées qui n'ont rien de très louables, pour ne pas changer. A commencer par sa montre, véritable bijou hors de prix qu'il n'aurait au grand jamais songé à acheter - s'il en avait eu les moyens, s'entend - et qu'il a volé il y a de ça trois jours chez un gosse d'une vingtaine d'années particulièrement naïf. Etait-ce vraiment de sa faute s'il semblait chaque fois tomber sur ces jeunes qui ne doutent de rien, ni d'eux ni de ceux qui les entourent ? Il ne fallait donc pas s'étonner que le jeune homme en profite. Si Riley avait quelques qualités, la volonté n'était clairement pas l'une d'elle et se repentir n'avait jamais effleuré son esprit tordu. « Bon je me tire. » lance-t-il tout naturellement en se levant d'un bon de sa chaise. Une dizaine de paire d'yeux le suivent et il assiste aux mines surprises d'un groupe de pigeons dont il ne connait pas la moitié des noms. « Comment ça tu te tires ? On vient de finir de dîner, reste avec nous pour la soirée. » que lui répond une petite brune au bout de la table, reposant une fourchette en argent massif dans lequel est encore accroché un bout de gâteau. Il enfile sa veste de tailleur bleu-marine sans un regard pour son interlocutrice qui s'avère également être l'hôtesse de la soirée. Si Riley fait mine de ne pas comprendre son désarroi, il peut aisément comprendre ce qui la gêne : ce n'est pas la première fois qu'il s'invite chez elle pour profiter d'un repas hors de prix avant de filer sans remerciement parce qu'il a obtenu ce qu'il désirait. S'il pouvait se forcer à passer toute la soirée en leur compagnie ? En temps de crise seulement, et dans l'optique où il aurait volé deux-trois babioles par la même occasion. C'est qu'il y avait de quoi faire, dans ce manoir ridiculement grand pour une seule personne et la dizaine de copains qu'elle invitait presque tous les soirs. Décidément, ces jeunes riches, il fallait tout leur apprendre. « Pas ce soir les enfants, le travail m'appelle. » Le terme enfant était davantage destiné à leur immaturité flagrante qu'à leur âge, qui avoisine en vérité les vingt-quatre ans. Sans dire un mot de plus, il leur lâche un signe de la main impersonnel et quitte la pièce. Il entend la même fille protester de nouveau, mais sa voix s'évanouit bien vite lorsqu'il claque la porte de la maison. « Quel travail ? Il est plus de vingt-trois heures. » Il retrouve rapidement le volant de sa voiture - un cadeau de sa soeur qu'il n'a que très brièvement remerciée pour ça - et allume une cigarette tandis qu'il amorce le moteur. Il quitte ce quartier luxueux pour un endroit bien moins accueillant et vient se garer sur le parking d'un bar miteux mais bourré de monde tant il attire les alcooliques peu fortunés. Il enchaîne quelques verres, juste assez pour atteindre une heure convenable pour ses activités nocturnes. Passée une heure du matin, il quitte le bar, retrouve sa voiture qu'il conduit jusqu'aux plus belles demeures que recèle la Nouvelle Orléans. Il prend soin de la garer à quelques pâtés de maison de l'endroit où il a l'intention de s'introduire ce soir (autant minimiser les risques si quelqu'un se risquait à le signaler). Pas de grande difficulté ce soir, puisqu'il connaît la maison de sa victime sur le bout des doigts. Cette dernière dort constamment avec au moins l'une de ses fenêtres ouvertes, manie qu'elle n'a pas même arrêtée après les visites répétées du jeune homme. Il remarque cette fois qu'il s'agit de celle de sa chambre. Un sourire étire ses lèvres face au challenge qui s'offre à lui et auquel il ne peut résister. Il escalade habilement jusqu'au deuxième étage et passe à travers la fenêtre. Il réalise rapidement que la discrétion dont il fait preuve n'est pas de mise ce soir : il est une heure et demie du matin, mais la propriétaire des lieux n'est pas dans son lit. Evidemment qu'elle n'y est pas, ce ne serait pas la première fois. Il ricane doucement mais en profite tout de même pour fouiller les lieux. Il s'arrête sur un délicat collier orné d'une fine pierre ambrée qu'il toise un instant. Un bijou tout en simplicité mais qui a clairement son charme - probablement sentimental mais également financier. Il le glisse dans la poche de sa veste et quitte la chambre, direction les escaliers menant au rez-de-chaussée. Riley remarque très vite que la lumière du salon est allumée mais c'est en toute tranquillité qu'il fait son apparition dans la pièce, comme s'il était chez lui. « Tu m'attendais ? Ca commence à devenir une habitude. » raille-t-il en tombant face à face avec la jeune femme qui l'attend sagement dans un large fauteuil trop grand pour sa frêle silhouette. Maureen. Elle n'a pas l'air surprise, encore moins effrayée par l'intrusion d'un "inconnu" dans son salon. Bien que ce ne soit pas une première, Riley est quelque peu étonné de la voir si sereine, comme si elle l'attendait depuis des jours. Il retire sa veste et la dépose tout naturellement sur un meuble, dévoilant une chemise impeccable d'un blanc immaculé. De ce même pas naturel il se dirige vers le bar - pourquoi tous les riches disposaient-ils chaque fois d'un bar ? Non pas que ce ne fut pas appréciable, mais tout de même - et en tire une bouteille de whisky. Plusieurs bouteilles sont à sa disposition, cependant il choisit volontairement d'en ouvrir une nouvelle. Il retrouve au passage deux de celles qu'il a déjà goutées préalablement au cours des derniers mois. « C'est un peu déprimant quand on y réfléchit. Ma dernière visite date d'il y a deux semaines, j'espère que t'as pas passé tes soirées à attendre désespérément ma venue depuis. » qu'il lance en se servant un verre, dans lequel il ajoute deux glaçons qu'il récupère dans le congélateur. Il porte le verre à ses lèvres et boit une gorgée qu'il prend le temps de savourer. Une boisson de choix, sans aucun doute. « Je pensais que vous les riches aviez un peu plus d'ambition. » Remarque qu'il lance sur le ton de la conversation sans même lui adresser un regard. Riley se sent clairement en position de force, quand bien même il vient de se faire plus ou moins surprendre par celle qu'il avait l'intention de cambrioler. Mais il lui en faut plus pour être déstabilisé, surtout quand on savait qu'il n'avait jamais vraiment eu l'intention de la trouver profondément endormie. « Tu prendras bien un verre, Maureen ? » propose-t-il d'une voix suave. Il lève enfin les yeux vers elle et lui adresse un délicieux sourire. Il valait mieux pour elle qu'elle accepte ce verre : la nuit s'annonçait encore longue.  
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MessageSujet: Re: freedom has a way of destroying things (maureen) Sam 18 Juin - 0:39

Maureen regarde ses mains qui tremblent. Elle regarde le temps qui passe, la vie qui s’enfuit, les gens qui s’aiment et qui s’abiment. Elle regarde sa maladie qui la gagne petit à petit, aussi. Elle regarde sans jamais y prendre part. Cela fait longtemps qu’elle est comme dans une salle d’attente. À l’écart, spectatrice. Ce qu’elle attend ? Que la sentence lui tombe dessus. Mais malgré tout, elle garde une joie incontestable en elle. Un feu fébrile sur lequel elle doit veiller de temps à autre. Et derrière les vitres de sa salle hors de tout, elle essaie de plonger dans la vie de temps à autre. Elle distribue des sourires, parfois même, elle s’accroche à ceux des autres. Il lui arrive aussi de se prendre au jeu. De croire qu’une fin heureuse l’attend quelque part. Elle était pourtant prête à une vie toute grise, et même avec ça, elle n’aurait pas arrêté de sourire. Sauf qu’il y’a quelqu’un qui lui est tombé dessus, un peu par hasard. Une vermine des temps modernes. Enfin le mot vermine n’est sûrement pas celui qu’elle utiliserait. À ses yeux, Riley a plutôt l’air d’un gentleman derrière ses allures de bad boy. Elle en oublierait presque qu’il ne lui rend visite que pour lui voler un peu de sa richesse. Et à chaque fois qu’il s’en va les poches pleines, elle fait comme si ça lui était égal. Peut-être même qu’au fond, elle s’en fout réellement. Cela fait bien longtemps qu’elle trouve ça futile, les biens matériels. Et sa vie à elle n’a pas le luxe de pouvoir s’enticher de futilités. Alors entre les traitements et l’ennui, Maureen passe son temps à attendre sa prochaine visite. Il y a deux jours, elle a laissé la porte-fenêtre du salon entre-ouverte. Hier, il s’agissait de celle de la cuisine. Mais aujourd’hui, elle a décidé de compliquer un peu les choses. Peut-être qu’il ne viendra pas ce soir non plus, mais s’il vient, Riley devra se débrouiller pour escalader la façade de sa maison et se hisser à l’intérieur de sa chambre. Pendant des heures, Maureen est restée allongée sur son lit à fixer la fenêtre. Elle a entendu ses voisins s’engueuler et même quelques hiboux hululer. Mais rien, pas de cambrioleur. Elle a commencé à avoir froid, mais elle refusait de fermer sa fenêtre. Alors la demoiselle a quitté son lit pour descendre dans la cuisine. Sans réfléchir, elle s’est mise à faire un gâteau. Un truc basique, quelques oeufs, de la farine, du beurre, et du chocolat. Il a eu le temps de cuire son gâteau, et même de refroidir. Et finalement, alors qu’elle était assise sur l’un des fauteuils de son salon, il est apparu, comme une fleur. « Tu m'attendais ? Ca commence à devenir une habitude. » Une habitude pas assez fréquente au goût de la jolie blonde. Elle aimerait le voir plus souvent, ne plus avoir la sensation de l’attendre, mais se faire surprendre. Comme au début. Elle reste assise sur son fauteuil Maureen, et le regarde faire comme chez lui. Il ôte sa veste et se dirige vers le bar, comme il le fait à chaque fois. Ce bar, il ne lui est d’aucune utilité à elle. Elle ne le remplit que pour lui. Inévitablement, ses yeux s’attardent un peu sur la chemise blanche qu’il porte avec élégance. Elle ne se le cache plus, Riley l’attire d’une manière plutôt surprenante. Peut-être parce qu’il est son exact opposé, ce qu’on lui a toujours interdit. Peut-être parce qu’il n’est potentiellement bon qu’à lui nuire. « C'est un peu déprimant quand on y réfléchit. Ma dernière visite date d'il y a deux semaines, j'espère que t'as pas passé tes soirées à attendre désespérément ma venue depuis. » Maureen regarde les glaçons tomber dans son whisky, puis elle observe ses traits avec attention. Elle l’a payée une fortune cette bouteille alors elle espère qu’elle saura lui convenir. « Je pensais que vous les riches aviez un peu plus d'ambition. » Elle laisse échapper un léger rire, et elle se lève enfin, fébrile, pour s’approcher un peu du bar. Plongeant son regard dans le sien, elle lui répond avec assurance et douceur. « Tu as raison, c’est un peu déprimant. Mais ma vie est déprimante, Riley. » Elle ne veut pas de sa pitié, mais ses journées n’ont rien d’amusant. Elle avale des cachets toutes les heures, reçoit des visites de kinésithérapeutes, et même quand elle bosse elle le fait de chez elle. Sa vie est un arrêt sur image. Pour soigner sa mucoviscidose, pour se remettre à vivre un peu comme les autres, Maureen attend une greffe de poumons. « Et sache que les riches n’ont pas d’ambition. À quoi bon puisqu’ils ont déjà tout. Ils ont pas besoin de viser plus haut, ils n’ont qu’à payer plus cher. » Elle s’appuie doucement sur le bar, fatiguée. La nuit, quand elle manque de sommeil, quelques pas peuvent se transformer en un effort considérable. Mais elle fait mine de rien. Elle a horreur de montrer ses faiblesses, surtout à Riley. « Tu prendras bien un verre, Maureen ? » Elle le voit dans ses yeux : elle ne peut pas refuser. Elle le devrait, pourtant, boire n’étant pas vraiment conseillé. Mais elle s’en moque. Elle en a marre de faire attention, elle veut vivre. Alors elle acquiesce. « S’il te plait. » Elle lui renvoie son sourire, et donne un coup de tête en direction de la cuisine. « J’ai fait un gâteau y’a quelques minutes. Je me disais que ça pourrait te faire plaisir. » Riley lui prend tout, et elle, elle lui offre même ce qu’il ne prend pas. Des petites attentions qui doivent sûrement passer inaperçues. Maureen est certaine que de toute façon, il n’en a que faire d’une fille comme elle. Mais c’est pas grave, il n’est pas obligé de lui rendre la pareille. « Alors, t’as trouvé ton bonheur ce soir ? » D’un air presque amusé, elle le questionne sur son éventuel butin. Elle est presque certaine qu’il lui a déjà dérobé quelques petites choses.
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