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heart skips a beat. (peter)

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MessageSujet: heart skips a beat. (peter) Lun 4 Juil - 22:30

I knew I did from that first moment we met. It was… Not love at first sight
exactly, but - familiarity. Like: oh, hello, it’s you. It’s going to be you.

La colocation entre Jem et Alessia prenait parfois des airs de série B pour adolescentes en mal d'amour. Chacune allant de son petit commentaire sur les comportements de l'autre, il n'était pas rare de les voir hausser la voix simplement pour prouver qu'elles avaient raison. Cible du jour : Jem, qu'Alessia accusait de ne pas respecter les termes de leur deal. Deal en question ? Si Alessia devait réussir l'exploit d'adresser la parole à leur voisin du dernier étage, elle-même devrait adresser la parole à leur voisin du quatrième. Ce petit pari entre amies ne l'engageait à rien – avait-elle cru alors – tant elle était persuadée qu'Alessia ne serait pas capable ne serait-ce que de regarder droit dans les yeux ce fameux voisin, un Français aux yeux bleus au moins aussi aimable qu'une porte de prison. Mais force était de constater que sa colocataire avait été plus brave qu'elle et s'y était risquée. Jem avait eu le droit à toute l'histoire en long, en large et même en travers, tant et si bien qu'elle aurait pu la raconter dans son sommeil à force de l'avoir entendue. Naturellement, Alessia y apportait à chaque fois une petite variante, un détail de plus ou de moins, de telle sorte que Jem n'était plus certaine de savoir ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas, mais le cœur de leur pari – obtenir le nom de ce voisin – avait été accompli haut la main. Aymeric de Lavignères, un nom bien pompeux parfaitement assorti au personnage qu'elle avait dessiné dans son esprit. « Alors ? J'attends » déclara Alessia d'un ton ferme, les bras croisés sur la poitrine. Jem répondit d'un sourire malicieux avant de lui tirer la langue. « Mais moi je n'ai pas besoin de faire quoi que ce soit, je connais déjà son nom. Il s'appelle Peter Whitmore, voilà ! » Alessia secoua la tête, visiblement peu satisfaite de la réponse. « Ce n'était pas ça, le deal. Ca, c'était ma part. Toi, tu devais aller lui parler directement. » Jem l'observa, cherchant à savoir si elle était réellement sérieuse, et quelles étaient les probabilités qu'elle finisse par oublier cette idée stupide ou mieux, à quel degré de torture son cerveau grillerait au point de lui foutre la paix une bonne pour toutes. Tout un programme en perspective auquel elle mit court à contre cœur, la moue boudeuse. « Bon, bon, très bien. Un pari est un pari. » Deux heures plus tard, sous le regard railleur de la garce lui servant de colocataire, elle quitta leur appartement avec entre ses mains le précieux sésame devant lui faciliter la tâche : un gâteau confectionné par ses soins, au chocolat et aux noisettes, une valeur sûre que sa mère lui préparait souvent quand elle était gosse. Certes, son voisin n'avait pas l'air particulièrement engageant, mais Jem compensait par sa propre sociabilité, si grande que c'en était presque navrant. Elle s'enjoignit à un peu de courage et grimpa les quelques volées de marche les séparant de ce type au moins aussi loquace qu'une huître muette. Armée de son immense sourire – elle se rappela de le réduire un peu, Alessia lui disait souvent qu'il faisait presque peur et qu'on aurait dit un clown, de quoi traumatiser Jem à jamais de sourire un peu trop largement – elle frappa à la porte. Peter ne se fit pas attendre très longtemps et l'ouvrit, l'air maussade du type n'appréciant pas franchement d'être dérangé dans... on ne savait pas trop quoi. « Salut ! » commença-t-elle de son timbre enjoué. « Je suis Jem. Jemima en fait, mais tout le monde m'appelle Jem. Je vis quelques étages en-dessous avec ma coloc, Alessia. Tu nous as peut-être déjà croisées... » Elles, elles l'avaient croisé, pour sûr. Stalké aurait été un terme approprié également, mais naturellement ce n'était pas le genre de confession que l'on faisait d'emblée. « Enfin bref, on n'a jamais eu l'occasion de se parler, je trouve ça dommage, alors je viens pour changer ça ! J'ai même fait un gâteau, chocolat-noisettes ! Tu aimes le chocolat ? Les noisettes ? Attends, t'es pas allergique aux noisettes pas vrai ? Parce que sinon ce serait une catastrophe, envoyer dès la première fois son voisin à l'hôpital, ça ferait mauvais genre ! » Comme toujours lorsqu'elle était nerveuse, elle parla trop, et trop vite, ne laissant même pas à Peter l'occasion d'en placer une. « Désolée, je suis bavarde... Tout ça pour dire que, c'est pour toi. » Elle lui adressa un sourire d'excuse innocent, tout en tentant de jeter un coup d'oeil rapide à ce qu'elle pouvait apercevoir de l'appartement derrière lui. « Mais s'il y en a trop pour toi, je veux bien t'aider à le manger... Tu sais, dans ton appartement... Enfin je dis ça, je ne fais que proposer hein ! » La subtilité n'avait jamais été son fort, et si elle considérait d'ordinaire ça comme une qualité, elle devait reconnaître qu'à cet instant précis, elle avait surtout envie de s'enfoncer six pieds sous terre pour s'épargner l'humiliation générale.
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MessageSujet: Re: heart skips a beat. (peter) Mer 17 Aoû - 1:57

It takes a strong person to remain single in a world that is accustomed to settling with anything,
Just to say that they have something.

Affaissé sur son canapé, Peter tente par tous les moyens de calmer cette vilaine gueule de bois qui lui fracasse le crâne depuis plusieurs heures. Grand verre d’eau et aspirine dans une main, joint vulgairement roulé dans l’autre. Encore une fois, il avait passé une sale soirée. Cela devenait de plus en plus fréquent sur ces dernières semaines. Il infligeait sans cesse des soirées à son corps qui supportait ses excès de plus en plus difficilement. Oui, depuis qu’il avait emménagé à New York, il sortait énormément, il avait rencontré des tas de personnes, mais malgré tout, il n’arrivait pas vraiment à apprécier tout cela, à s’intégrer parfaitement à la vie New Yorkaise. Los Angeles lui manquait, ses amis lui manquaient, ses vrais amis, pas ses mecs avec qui il trainait davantage pour faire passer le temps qu’autre chose. New York ne le comblait pas, non, New York le rendait plus morose, si tant est que c’était possible. Quand il n’occupait pas son temps libre de soirées, il le passait principalement à broyer du noir et à se perdre dans des instants de nostalgie comme il était en train de le faire à présent. Mais ses amis de Los Angeles, il leur avait volontairement tourné le dos à sa sortie de prison, il était le seul et unique instigateur de ce nouveau départ, il avait tout décidé, tout seul, et il était la seule personne à blâmer si aujourd’hui, son ancienne vie lui manquait. C’était lui qui avait estimé qu’il était mieux pour son avenir de tirer un trait sur son passé, c’est lui qui n’avait même pas pris la peine de dire au revoir de vive voix à sa meilleure amie, lui et lui seul. Soudain, quelqu’un frappa à la porte et tira Peter de l’état presque comateux dans lequel il s’était plongé depuis le début de la journée. C’est avec difficulté qu’il se releva du canapé pour aller ouvrir la porte. Sur le seuil d’entrée, une jolie fille souriante, après tout, la journée n’allait peut-être pas être si mauvaise. « Euh… salut ? » répondit-il, surpris lorsqu’elle se présenta à travers un débit de paroles bien supérieur à la moyenne. « C’est possible. Je n’fais pas vraiment attention au voisinage à vrai dire. » répondit-il finalement, ne se souvenant guère de l’avoir vu auparavant au sein de l’immeuble. Après tout, être entouré de filles plus canons les unes que les autres faisait partie de son quotidien, mieux encore, c’était son job. Alors il était très rare qu’il s’attarde sur une inconnue, encore moins si elle habitait dans le même immeuble que lui. Parce que tout le monde le savait, baiser sa voisine était toujours source de problème, de complications et d’emmerdes. Et si l’immeuble n’avait rien d’extraordinaire, Peter n’avait certainement pas envie de déménager après s’être mis à dos une folle qu’il avait baisé. Le débit de paroles de sa voisine augmenta encore, lorsqu’elle lui tendit un gâteau qu’elle avait cuisiné. Elle paniquait presque à l’idée qu’il puisse avoir une quelconque allergie, pas de doute, la case « folle » pouvait d’ores et déjà être cochée. Dans ce cas, mieux valait laisser la case « baisée » vierge pour éviter un tas d’emmerdes qu’il voyait venir à des kilomètres. « Merci… j’imagine. » répondit-il enfin, après l’avoir observé pendant de longues secondes, curieux de savoir de quelle manière il pourrait se débarrasser d’elle. « Mais je dois faire attention à ce que je mange, donc le gâteau, j’sais pas si c’est une bonne idée. » lâcha-t-il finalement. De cette manière il repoussait la proposition pour le gâteau et se donnait aussi cette image de mannequin insupportable qui calcule tout ce qu’il mange à la calorie près (ce qu’il ne faisait bien entendu pas, son alimentation étant principalement basée sur les pizzas). Mais cette Jem ou Jemina – peu importe, il ne se souviendrait de toute façon pas de son nom demain – semblait déterminée à faire connaissance et pire encore, à rentrer chez lui pour partager un bout de ce gâteau. Peter laissa échapper un long soupir, conscient qu’il n’arriverait pas à se débarrasser d’elle aussi facilement. « Allez, vas-y, rentre… » concéda-t-il finalement. Puis, lui pointant le canapé de la main, il reprit. « Assieds-toi… » Il savait qu’il était en train de commettre une erreur, mais pour quel genre de voisin allait-il passer s’il la renvoyait chier alors qu’elle était venue pleine de bonnes intentions et ce gâteau entre les mains. Lui, tout ce qu’il souhaitait était qu’on le laisse tranquille et ce n’était certainement pas en étant le voisin con qu’il allait l’être. Alors, malgré ce que son instinct lui dictait, il entama la conversation.  « Tu cuisines des gâteaux comme ça pour tous les voisins de l’immeuble ? Ce ne sont pas les vieilles de 60 piges, célibataires, qui vivent entourées de leurs chats qui font ça normalement ? » Le ton pouvait porter à confusion. L’humour n’avait jamais été le point fort de Peter et il était toujours délicat de savoir s’il plaisantait ou non lorsqu’il faisait une blague, cette fois ne dérogeait pas à la règle. S’allumant un nouveau joint – tant pis si elle n’approuvait pas ça, ou plutôt tant mieux – il se rendit compte qu’il ne s’était jamais vraiment présenté lorsqu’elle l’avait fait. « Ah, et moi c’est Peter au fait. »
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