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head bitch in charge. (edward)

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MessageSujet: head bitch in charge. (edward) Dim 19 Juin - 20:25

Electric lips on endless legs, chaotic fury on breathless heels,
My baby goddess is the reign of high voltage queens.

Minie n'était jamais la dernière lorsqu'il s'agissait de soigneusement planifier des coups tordus emplis de machiavélisme. Les victimes ? Diverses. Qu'il se fût agi de vengeance, de moquerie, ou d'intérêt à préserver, son cerveau regorgeait de moyens de pression et d'une facilité déconcertante pour apparaître détachée. Egoïste, égocentrique, la douleur des autres tant qu'elle la servait ne lui posait pas le moindre problème, et c'était sans doute la raison pour laquelle personne n'osait réellement s'opposer à elle. Elle était intouchable. En apparence, du moins, et pour autant que ses propres sentiments n'aient pas été visés. Elle possédait pourtant deux, même trois talons d'Achille aux prénoms et émotions associées bien différents : Arabella, Theodora et Anthony. Les deux premières étaient ses sœurs aînées, qui avaient pour seul point commun avec elle de posséder un prénom grec réduit d'un simple diminutif, Bella pour l'une, Thea pour l'autre. Une haine brûlante autant que corrosive continuait de parcourir Minie chaque fois qu'elle se confrontait à l'une ou l'autre, à leurs manières doucereuses et hypocrites et la façon qu'elles avaient de systématiquement chercher à la rabaisser. Même entre elles, ses sœurs ne s'entendaient pas, et on aurait difficilement pu trouver moins bien assorties que les trois sœurs Locklear, qui n'avaient de lien de parenté que par le sang. Le troisième prénom, Anthony, était celui de son petit-ami qui avait lui aussi trouver le moyen de s'infiltrer dans chaque brèche qu'elle laissait à découvert. Et celles-ci tendaient à devenir un rien trop nombreuses à son goût, à présent qu'elle le voyait s'y engouffrer pour mieux les exploiter et frapper où il le fallait pour faire tomber la reine de son trône. Alors quand l'occasion se présentait de réaffirmer son pouvoir sur les deux premières, et le troisième, Minie ne se privait pas de la mener à bien. En l'occurence, il s'agissait cette fois de faire d'une pierre deux coups, par le biais d'un dîner à domicile, dans l'immense appartement familial qui couvrait un étage entier. Elégamment décoré par l'architecte d'intérieur le plus côté de la ville, si ce n'était du pays, sa superficie était occupée de sculptures de marbre splendides importées directement de Grèce, le pays d'origine de son père, de tapisseries persanes, de tableaux français et italiens dont un Degas véritable représentant des ballerines. Le long corridor éclairé de lustres en cristal s'ouvrait tout droit sur une immense salle à manger qui faisait également office de salle de réception lors d'événements chics organisés par sa mère, tandis que sur la gauche un escalier en marbre permettait d'accéder à l'étage supérieur et aux chambres – dont la sienne, qu'elle continuait d'occuper uniquement parce qu'elle donnait accès à une deuxième entrée privée qui lui permettait d'aller et venir à sa guise, et ainsi de cohabiter avec ses parents plutôt que de vivre réellement avec eux. Pour l'heure, Minie était affairée à mettre la dernière touche à sa tenue babydoll en relevant son épaisse chevelure brune en une queue haute mettant en valeur son visage en cœur, sobrement maquillé d'une couche de rouge sur ses lèvres pleines. La voix stridente de sa mère raisonna jusqu'à elle et l'obligea à mettre un terme à ses préparatifs pour descendre jusque dans le salon où s'entassaient déjà ses deux sœurs, le petit-ami de l'une, la meilleure amie de l'autre, et son propre petit-ami élégamment vêtu d'une chemise anthracite et d'un pantalon de costume noir. Anthony, malgré toutes les critiques qu'elle pouvait émettre à son sujet, avait un goût impeccable en matière de vêtements. Comme elle. Un sourire aussi gracieux qu'hypocrite étira ses lèvres sang et elle plaqua un baiser sonore sur la joue de ce dernier avant de serrer brièvement sa main dans la sienne. La politique de la maison, un rien désuète, empêchait toutes les démonstrations d'affection publiques, plus encore lorsqu'on n'était pas mariés. Elle adressa un regard dédaigneux à ses deux sœurs, qui le lui rendirent. « Bella, Thea » salua-t-elle froidement, et elle n'offrit qu'un quart de seconde d'attention au petit-ami de la première tant il ne méritait pas tant d'intérêt de sa part. La sonnette résonna dans l'entrée et Kamila, leur bonne polonaise, se pressa pour ouvrir la porte. Face à Minie, sept visages surpris. « Oh pardon, j'ai oublié de prévenir ? J'ai invité un ami. » Elle insista d'un timbre mielleux sur le mot ami avant d'accueillir d'un regard amusé la vision d'un Edward Hildebrand parfaitement à sa place faisant son entrée dans l'immense salon. « Edward ! » s'exclama-t-elle, empreinte d'une fausse joie. « Je suis ravie que tu aies pu venir. » Elle l'embrassa avec ferveur sur la joue, bien plus qu'elle ne l'avait fait avec son propre petit-ami. « Tu connais mes parents, bien entendu. » Leur milieu était si restreint que toutes les familles se côtoyaient depuis toujours. Heavynne, la sœur aînée d'Edward, avait ainsi été l'une des plus proches amies de Bella avant que la distance ne mette un terme à cette amitié. « Et tu te rappelles naturellement de mes sœurs, Arabella et Theodora. » Elle glissa un sourire mesquin à Thea, dont elle avait le souvenir du cœur brisé par le soin du même Edward Hildebrand qui se tenait à côté d'elle. « Voici... comment t'appelles-tu déjà ? Aucune importance. Le petit-ami de Bella » éluda-t-elle rapidement. « Et je crois que tu as déjà croisé Anthony, mon petit-ami. » Elle adressa un regard à ce dernier, dont les traits s'étaient défaits à la vision d'Edward, mais aussi à la proximité évidente entre lui et Minie. Elle embrassa la pièce d'un regard bref, attendant de voir qui craquerait le premier pour lancer les hostilités. Sa sœur d'un an son aînée, Thea, vexée de voir que la benjamine réussissait là où elle avait échoué ? Ses parents, agacés du comportement immature de la petite dernière ? Anthony, jaloux mais incapable de le montrer devant une telle assemblée ? Peu importait, au fond. Qui que fût cette personne, Minerva s'en réjouissait déjà. « Champagne ? »
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MessageSujet: Re: head bitch in charge. (edward) Mer 27 Juil - 1:40

Beware of the heartless, who make your heart beat quickly.
They're just using your heart, because theirs won't start.

Depuis que la campagne politique qu’il dirigeait était arrivée à son dénouement et depuis que Laureen avait quitté New York, Edward se retrouvait avec énormément de temps libre dont il ne savait pas toujours quoi faire. A vrai dire, il s’ennuyait même la plupart du temps. Alors, si habituellement il était très sélectif vis-à-vis des nombreuses invitations qu’il recevait chaque semaine, il se montrait bien plus ouvert depuis quelques temps, acceptant la majorité des activités que l’on lui proposait. C’était de cette manière qu’il s’était retrouvé à accepter de participer à un dîner chez les Locklear, des amis de la famille. S’il était déjà sorti avec une de leurs trois filles, c’était aujourd’hui Minie, la benjamine, qu’il fréquentait par le biais d’une relation plus ou moins amicale, du moins, officiellement. Et, même s’il se doutait que Minie préparait quelque chose – elle ne l’aurait probablement pas invité dans le cas contraire – il avait tout de même décider d’assister à ce dîner. C’est avec sa vingtaine de minutes de retard habituelle qu’il sonna à la porte d’entrée du domicile des Locklear. La bonne de maison vint lui ouvrir et le conduisit ensuite jusqu’à la salle à manger où trônaient tous les membres de la famille, accompagnés de rares invités. « Minie. » répondit-il de la manière la plus sobre possible devant l’entrain qu’elle mettait à le saluer. Il connaissait suffisamment Minie pour savoir que toute cette scène était surjouée, qu’il ne s’agissait que d’une manigance de plus venue de sa part. Et s’il s’en était clairement douté en recevant l’invitation, il était désormais pleinement disposé à prendre part à son petit jeu. « Mais tout le plaisir est pour moi. » enchaîna-t-il, munit de son plus grand sourire. Il n’était pas venu dans cette demeure depuis plusieurs années, du temps de sa relation avec Thea, et il était depuis, devenu en quelques sortes persona non grata ici. La pauvre n’avait pas vraiment bien pris leur rupture. Où était-ce plutôt la manière dont il l’avait quitté, ou plutôt trompé ? Il ne se souvenait plus vraiment, c’était dire à quel point cette histoire l’avait marqué. Il ne put s’empêcher de ressentir la satisfaction intérieure de Minie lorsque celle-ci se lança dans une sorte de tour de présentation à chaque membre de sa famille. « Monsieur et Madame Locklear. » lâcha-t-il, accompagné d’un signe de tête en guise de respect. « Je suis ravi de vous revoir, merci pour cette invitation. » ajouta-t-il, ironiquement, sachant désormais parfaitement qu’ils n’avaient rien à voir dans sa présence ici aujourd’hui, que la seule et unique investigatrice de ce repas de famille perturbé n’était autre que Minie. Il ne put s’empêcher d’afficher un large sourire satisfait lorsque le tour des deux autres sœurs Locklear vint. « Mesdemoiselles. » Il regardait particulièrement Thea, qui, n’arrivait clairement pas à cacher l’embarras dans lequel sa sœur la mettait. Il s’était très rapidement lassé d’elle à l’époque. Mais peut-être qu’aujourd’hui, elle pourrait de nouveau être une distraction à ses yeux, une sorte de jouet avec lequel il s’amuserait un jour ou deux. Finalement, Minie lui présenta les deux jeunes hommes restants. Le petit-ami de Bella, qu’Edward salua brièvement d’un signe de tête et enfin, Anthony. Lui était le petit-ami de Minie, et Edward l’ignora délibérément, ne lui offrant pas même le moindre regard. « Volontiers. » répondit-il lorsqu’on lui proposa du champagne. Alors que chacun recevait sa coupe, des discussions se lancèrent de part et d’autre, permettant à Edward de se rapprocher de Minie. Positionné juste derrière elle – bien trop rapproché pour être innocent – il déposa une main sur son épaule et chuchota à son oreille. « A en juger par la réaction de ta famille, j’en déduis qu’ils n’étaient pas prévenus de ma petite apparition ? » Il marqua un léger temps d’arrêt, avant de reprendre. Les coups montés étaient courants parmi les enfants élevés dans les quartiers les plus huppés de Manhattan, mais plus le temps passait, plus Minie s’affirmait comme une manipulatrice hors pair. Si Edward n’avait pas passé la majeure partie de sa vie à se jouer des gens, il redouterait probablement de faire partie de son entourage, mais il n’était certainement pas effrayé à l’idée de se faire battre à son propre jeu. « Attention, ajoute quelques larmes et cris et je pourrais presque être impressionné. » Par ces quelques mots, il espérait provoquer Minie pour la faire passer à l’action le plus rapidement possible. S’il était officiellement venu ici pour se restaurer, c’était un tout autre menu qu’il espérait avoir devant ses yeux aujourd’hui : crise familiale sur son lit d’insultes, accompagnée de son torrent de larmes. Alors qu’il relevait la tête, il croisa le regard jaloux et plein d’animosité d’Anthony, visiblement plus que contrarié par la proximité entre Minie et Edward. Après avoir esquissé un léger sourire, il lui adressa finalement la parole. « Anthony, ça ne te dérangerait pas d’aller poser ma veste avec les autres ? Ça fait tellement longtemps que je ne suis pas venu ici que je suis un peu perdu. » Avant qu’il n’ait le temps de répondre quoique ce soit et de faire part de son objection, Edward poursuivit. « Merci c’est bien aimable de ta part. » Il lui tendit alors sa veste, accompagnée d’un sourire plein d’hypocrisie. S’il pouvait l’irriter encore davantage en le traitant comme le personnel de maison, il n’allait certainement pas s’en priver, il avait hâte de voir combien de temps il tiendrait avant de finalement exploser. Il porta ensuite son regard Theodora, qui semblait toujours autant gênée, voire énervée, par la situation. « Je me souviens surtout de ta chambre à vrai dire Thea, j’y ai de nombreux bons souvenirs. » Du bon sexe dévergondé avec une soit disant fille chaste, mais surtout beaucoup de larmes et de moqueries quand il lui avait fait comprendre qu’il en avait fini avec elle, qu’elle n’était pas assez bien pour lui. Il porta de nouveau son intérêt sur Minie, à qui il lâcha une nouvelle petite réflexion qui portait définitivement sa signature. « Qui sait, peut-être qu’on ira dans la tienne plus tard. »
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