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a certain romance. (harley)

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MessageSujet: a certain romance. (harley) Jeu 16 Juin - 23:43

I was right I couldn't fall in love with you.
Because i never fell out of love with you.

D'un air concentré, Andrea observait attentivement le décor qui se profilait sous ses yeux malicieux et eut l'espace d'une seconde une vague impression de déjà vu. Face à lui, Paris brillant de mille feux, la Tour Eiffel enflammée de milliers de LED avec, en toile de fond, la Seine. Pour un peu, il se serait presque cru de retour dans la Ville Lumière et les folles années qu'il avait passées là-bas, avant de finir entre les quatre murs d'une prison. Presque, car en tournant très légèrement la tête, il pouvait apercevoir les innombrables caméras rivées sur les protagonistes de la scène en pleine balade romantique, sans même parler du reste de la pièce, un immense studio empli de fils se croisant en tout sens, d'allées et venues de la production et des grilles auxquelles étaient suspendues des projecteurs. Pas de toute, derrière le charme et l'authenticité du décor, Andrea se trouvait bien à Los Angeles en plein tournage d'un film, une comédie romantique prenant place à Paris. Les acteurs échangèrent un baiser passionné gravé sur le film d'une caméra avant que l'écho du réalisateur ne résonne dans tout le studio pour marquer la fin de la prise de vue. Le responsable du décor tourna la tête vers Andrea, les sourcils froncés trahissant sa perplexité. « Ca te semble correct ? » demanda-t-il de son ton bourru, sans autre forme de préambule. Andrea se laissa le temps de la réflexion avant de secouer la tête. « Il y a quelque chose qui ne colle pas. De cet endroit, on n'a pas une telle vue sur la Tour Eiffel, elle est cachée par l'immeuble qui se trouve en face, il faudrait se décaler d'environ deux cent mètres pour vraiment l'apercevoir... » commenta-t-il, très concentré et parfaitement à l'aise dans un rôle de consultant qu'il embrassait pour la première fois. Le responsable, visiblement exaspéré, se frotta les yeux avant de hurler ses ordres au reste de son équipe afin de décaler légèrement le décor de telle sorte à ce que la scène soit plausible. L'effet était saisissant. Andrea lui adressa un sourire convaincu arrachant un soupir satisfait et las tout à la fois à son interlocuteur. Il assista au reste du tournage de la scène un peu plus distrait, et pour cause : il n'avait aucune valeur ajoutée à celle-ci puisqu'elle se tournait sur un fond vert sur lequel serait greffé, par la suite, l'entrée d'un hôtel parisien de renom. Après une dizaine de minutes à observer et tenter de visualiser ce qu'elle deviendrait une fois le montage achevé, il déclara forfait et s'éloigna du plateau pour rejoindre les coulisses, particulièrement animées. S'y croisaient maquilleurs, costumiers, acteurs, personnel et tout un tas d'autres personnes dont il n'était pas vraiment certain du rôle qu'ils avaient à jouer. Cet univers, il le découvrait avec le regard pétillant de malice d'un gosse dans un parc d'attractions. S'il savait pertinemment qu'il n'y avait pas vraiment sa place, et qu'il aurait parfois préféré retrouver le confort de son bureau dans lequel il passait d'innombrables heures à traduire des livres, il ne pouvait nier qu'il y avait une certaine satisfaction à l'idée de savoir qu'il avait quelque chose de plus à offrir. Sa maîtrise de Paris lui valait d'être régulièrement sollicité pour que le décor soit parfaitement fidèle à la réalité, et il prenait plaisir à prodiguer ses conseils. Cela, et la perspective qu'il avait de croiser tous les jours Harley, même s'il ne s'agissait là que d'un hasard chanceux. Harley, dont il avait compris qu'elle l'évitait et qui n'avait pas du lui adresser plus de deux phrases en dix jours de tournage. Leurs interactions se limitaient à se croiser et détourner le regard, tout en sentant planer sur eux la tension d'une idylle à la fin un rien amère. Andrea, fidèle à lui-même, ne forçait pas le destin. Il gardait ses distances par respect pour elle, et parce qu'il savait qu'il l'avait blessée plus qu'il ne l'aurait souhaité, quand bien même il jugeait qu'il aurait été trop facile de faire de lui le méchant de l'histoire. Pour autant, le simple fait de savoir qu'il l'apercevrait, ou même de croire que la journée suivante les remettrait sur le chemin de l'autre lui offrait une motivation conséquente pour se rendre sur le tournage. Tout occupé qu'il était à saluer l'équipe de maquilleurs en plein travail, il ne se donna pas la peine de regarder devant lui, et il ne lui en fallut pas plus pour percuter quelqu'un et sentir le café brûlant se répandre sur sa chemise et son jean. Surpris, il baissa les yeux pour croiser le regard fébrile d'une Harley maladroite, responsable des dommages causés à ses vêtements. Il haussa un sourcil, plus amusé qu'irrité par la situation improbable (et qu'il s'était pourtant surpris à imaginer plus d'une fois). Ah, le destin avait cette manie de se manifester aux moments les moins opportuns, Andrea ne pouvait le nier, mais il voyait cette occasion comme une chance de plus à saisir au vol. « Laisse-moi t'en racheter un » offrit-il, grand seigneur, ajoutant à sa proposition un sourire pour se montrer plus convainquant. En comprenant qu'Harley serait sans doute plus difficile à amadouer que cela, il poussa un soupir. « Tu sais très bien que même si tu refusais, je le ferais quand même » ajouta-t-il, amusé. Elle le savait, il le savait, on avait rarement trouvé personne plus obstinée que lui, en témoignait leur tout premier échange et la promesse d'un dîner gagnée après avoir risqué d'y laisser sa peau. Sa remarque n'avait d'autre but que celui de faire rejaillir dans l'esprit de la jeune femme le souvenir dont il imaginait qu'il était encore soigneusement gravé dans sa mémoire. Après tout, s'il avait été capable de cela pour un dîner, elle aurait du savoir qu'il était de ceux qui n'acceptaient jamais un non pour seule réponse.
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MessageSujet: Re: a certain romance. (harley) Mer 22 Juin - 22:23

i think if i’d known it was going to end i would’ve held you closer. loved you better.

Après en avoir mâchouillé le bout et être parvenue à percer la cartouche d'encre, Harley déposa son stylo abîmé sur le rebord de son pupitre, et poussa un long soupir. Troisième stylo de la journée qu'elle bouffait. Comme parade contre le stress, on faisait difficilement pire, et elle se demanda, après une journée à s'en mettre plein les doigts, si elle n'en avait pas non plus plein les dents. Manquerait plus que ça, pensa-t-elle, sans trouver le courage d'aller se regarder. Tout ça parce qu'elle savait Andréa sur le tournage aujourd'hui, et était bien incapable de se détendre face à la simple perspective de le croiser. Après maintes prières savamment réparties sur la journée entière, elle décréta en avoir terminé avec ses costumes, et que le moment ne pouvait être plus propice pour filer en douce. Son seul détour autorisé fut de passer par le département maquillage, où le café était bien meilleur que celui qu'elle buvait dans la costumerie. Fière de son précieux sésame fraichement coulé dans un gobelet sans couvercle, c'est affublée d'un sourire conquis qu'Harley quitta les maquilleurs, en discutant avec l'un de ses collègues à qui elle avait pour habitude de se plaindre de l'actrice principale, la peste des pestes. Lancée dans un laïus particulièrement remonté, c'est sans faire attention qu'elle déversa son café au lait tant mérité sur encore plus distrait qu'elle. « .Oh non !. » mon café ! s'exclama-t-elle, de la maladresse risible et du café chaud plein les mains. Constatant qu'il s'agissait d'Andréa. Aussitôt, elle sentit en elle déferler une vague de panique et d'irritation mêlées. Pire, elle réalisa qu'elle ne s'était pas regardé les dents avant de quitter ce qu'elle appelait son bureau, et qui n'était finalement rien de plus que la tablette dépliable d'un salon de caravane. Double merde, pensa-t-elle en serrant les lèvres.   « .Quoi ?! Non !. » protesta-t-elle d'une voix haut perchée contre son offre, outrée qu'il puisse même envisager de lui offrir quoi que ce soit. Hors de question. L'idée même fit son coeur bondir dans sa poitrine. Autour d'elle, les maquilleurs s'étaient pressés en un petit groupe, et scrutaient l'accident comme une horde d'adolescents prêt à bondir au premier qui ferait tomber son plateau en plein milieu de la cantine. Frustrée d'être au centre de l'attention, c'est une Harley aux lèvres serrées qui adressa un second regard à son ex petit ami infidèle. On ne refusait rien à Andréa ici. Pas parce qu'il dégageait un certain charisme, et se baladait avec la promesse d'être le meilleur parti possible, mais simplement parce qu'il était agréable avec tous et toutes. Qu'il disait bonjour même si rien ne l'y obligeait, le sourire en prime, et qu'elle était probablement la seule à lui répondre uniquement si elle y était obligée. Mieux, que si lui était connu pour sa jovialité, elle l'était pour ses emportements et son caractère de cochon. « .Pardon. » s'excusa-t-elle platement. Elle refusait de passer pour la colérique de service, et surtout de lui donner une énième occasion de dorer son image qui brillait déjà un peu trop à son goût. Pourtant, ses excuses eurent un mal à de chien à franchir la barrière de ses lèvres. Ce n'était pas à elle de s'excuser, pas spécialement pour aujourd'hui, mais aussi pour tout le reste. Le temps avait peut-être fait son œuvre, et usé ses raisons de l'accabler de leur débâcle, mais elle considérait ne pas être celle qui devait des excuses à l'autre, qu'importe que l'histoire d'aujourd'hui ne s'y prêta pas.   « .Non, merci. Ça ira. » ajouta-t-elle, la mine basse. N'en menant pas large, ni ne sachant si sa seule offre la rendait heureuse, ou triste, ou suscitait une quelconque colère en elle - quelque chose à mi-chemin entre les trois, dans un croisement compliqué, très probablement – Harley dut se mordre les lèvres pour ne pas fondre sous le poids de la nostalgie, de l'indéniable prestance solaire d'Andréa, et pire, son sourire. Elle savait. Evidemment qu'elle savait. La fête foraine, la roue, et le cinéma qu'il avait monté pour un dîner. Il s'en souvenait comme de la veille, et aurait donné un bras pour revoir la scène ne serait-ce qu'en tant que spectatrice. Un sourire tendre fit une apparition fugitive sur sa bouche, et de peu, elle manqua de rire face à un souvenir qui, avec le temps, était devenu plus triste que joyeux. Reprenant de sa contenance, Harley étouffa son rire au fond de sa gorge, et son sourire laissa sa place à une moue contrite. « .Même pas en rêve. » souffla-t-elle, incapable de s'astreindre plus longtemps aux bonnes manières. Et rien à foutre de son tempérament obstiné.  Il pouvait bien se pendre par les deux bras au Golden Gate Bridge qu'elle refuserait toujours catégoriquement de lui laisser lui remplacer son café. Un café qu'elle n'avait de toute façon pas payé à l'origine. Qui plus est, malgré les progrès encourageants de la médecine, elle douta qu'Andréa puisse avoir évolué au point d'être capable de penser avec autre chose que ses couilles, et le tableau glorieux qu'il entretenait grâce à son sourire craquant et ses belles paroles ponctuées par un accent français chantant, ne parvenait désormais plus à trouver grâce aux yeux d'une Harley décidée à s'en tenir au strict minimum imposé par le travail. Prête à faire volte-face, et à s'en aller, elle darda sur lui un dernier regard qui, si au début paraissait arrogant (ce qu'elle n'était définitivement pas), vira au compatissant à la seconde où elle vit le café qui dégoulinait sur sa chemise. Et le pantalon. Elle se mordit la lèvre, consciente qu'elle était en train de faire une grossière erreur, mais se sentant pourtant obligée de la faire. Et de la faire avec panache !   « .Viens par là. » l'invita-t-elle, d'une voix dont le fléchissement ne trahissait pas l'amertume. Quelques pas sur un couloir à la dérobée, et ils pénétraient dans la costumerie, où, même si on y trouvait majoritairement des costumes d'époques, il était possible de dénicher quelques merveilles. Concentrée dans sa tâche, et surtout à s'obliger à regarder droit devant elle plutôt qu'Andréa, dont la chemise souillée dessinaient des formes plus qu'affriolantes sur son torse, Harley débusqua une chemise blanche et un jean noir probablement à la bonne taille dans une panière plus loin.   « .Voilà, je pense que ça devrait t'aller. Pas de la grande mode, mais ça suffira pour terminer ta journée. » commenta-t-elle, en lui tendant les vêtements.   « .Tu peux déposer tes affaires dans cette panière, elles seront lavées et repassées pour demain. » Malgré la rancoeur qui l'animait, c'était là le moins qu'elle puisse faire. Laver et repasser les fringues de son ex infidèle, qu'elle déchéance, pensa-t-elle, un rien amère.  
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