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So you'll stop reading romances when you have a boyfriend, right?

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MessageSujet: So you'll stop reading romances when you have a boyfriend, right? Mer 1 Juin - 17:22

"Love is like a forest
I think as I kill trees by squandering toilet paper
while “decorating” my ex girlfriend’s front yard."  


"Sometimes loneliness makes the loudest noise."

Il vient de raccrocher avec Shade. Cette dernière l'a rassuré à plusieurs reprises concernant son état d'esprit mais Carter n'en reste pas moins concerné par sa meilleure amie. Il la connait mieux que personne, connait ses secrets les plus intimes et sait à quel point les récents événements au travail ont pu la perturber. Alors forcément, Carter prend de ses nouvelles autant qu'il peut, dans la mesure où il ne grille pas sa couverture. Car même s'il s'intéresse plus que tout à sa meilleure amie, son travail n'en reste pas moins une priorité, et il ne peut pas prendre le moins risque. Et personne ne peut mieux comprendre cet état d'esprit que Shade. Après tout, ce n'est pas sa coéquipière pour rien. Et malheureusement, leur conversation a du tourner court lorsque Carter s'est rendu compte que le temps avançait dangereusement et qu'il risquait d'être en retard pour son gala. Non loin d'être accoutumé de ces cérémonies et autres soirées caritatives, Carter est censé s'y rendre pour assister son patron, gouverneur de l'Iowa. Ce dernier se targue d'être un grand homme pour son Etat, assure faire de son mieux pour que l'Iowa devienne un grand Etat américain. Et aux yeux des habitants de l'Iowa et des Etats-Unis, William Grinberg est l'homme de la situation. Pourtant, Carter sait que c'est loin d'être une réalité puisqu'une enquête fédérale contre lui est ouverte pour trafic d'êtres humains. C'est dans le plus grand secret que Carter est devenu l'employé idéal aux yeux du gouverneur, en devenant son hacker personnel, celui qui efface toutes traces de ses transactions illicites, qui lui facilite tous les accès à la douane. Carter est l'homme de la situation. Et ce soir, le gouverneur a décidé de lui faire une fleur en l'invitant à la réception. Aux yeux de tous, le Wilson sera simplement un employé du cabinet du gouverneur. Pourtant, Carter a l'intention de faire bien plus. Il sait que certaines transactions auront lieu à cette soirée et que monsieur Grinberg va tenter de vendre quelques unes de ses filles à d'autres hommes présents à cette soirée. Et c'est donc à cette soirée que tout va se jouer pour le Wilson, c'est ce soir qu'il va pouvoir obtenir toutes les informations nécessaires au démantèlement du réseau de trafic d'être humain. Et avec un peu de chance, dans quelques jours ou semaines, Carter pourra quitter sa couverture et revenir à une vie un peu plus normale, et revenir au contact de ses proches. C'est dans cet esprit conquérant et optimiste que Carter se rend à ce gala, vêtu d'un costume trois pièces fourni par le gouverneur lui-même. Les galas de charités et autres réceptions du genre sont loin d'être sa tasse de thé, ni même son quotidien. Carter a grandi dans une famille plus que modeste et n'a jamais eu l'occasion de se rendre dans une de ces soirées. Autant dire que même âgé de vingt six ans, Carter est comme un gamin face à la splendeur d'une salle de réception comme celle-ci. Lorsqu'il entre dans la pièce, il lui est difficile de ne pas rester bouche bée et il se fait violence pour ne pas ressembler à un parfait idiot à cette soirée. Il trouve rapidement le gouverneur pour qui il travaille et s'empresse d'aller le saluer. « Monsieur Grinberg, bonsoir. Merci encore de m'avoir invité ce soir. Tout est splendide, s'en est à couper le souffle. » Il essaie d'avoir un minimum de contenance pour ne pas paraître ridicule lors de cette soirée même si au fond, il sait qu'il ne doit pas oublier que pour son rôle, il est un ancien hacker issu des bas quartiers de New York et à ce titre, il ne doit pas parler comme un universitaire, comme il fut un jour. « Je vais aller goûter quelques toasts de caviar. C'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de goûter un de ces trucs noirs si chers. Faites moi signe si vous avez besoin de moi pour quelque chose. » Le gouverneur acquiesce. « Profites de la soirée Liam, tu l'as bien mérité. » Liam, prénom de sa couverture, histoire d'éviter de se faire griller de la manière la plus conne qui soit. Il s'éloigne et s'empresse d'aller goûter ces toasts de caviar, le tout accompagné d'une coupe de champagne plus cher que sa paire de pompes. Sans prêter attention à ce qui l'entoure, bien trop occupé à se concentrer sur sa bouffe, Carter ne se rend pas compte qu'il percute quelqu'un dans son dos. « Oh excusez moi, je ne vous avais pas vu. » C'est en se retournant pour s'excuser en personne que la coupe de champagne manque de lui échapper des mains. Faire face à quelqu'un de sa vraie vie durant sa couverture n'est déjà pas chose aisée. Mais tomber sur un fantôme de son passé, une personne avec qui il a réellement merdé et qui pourrait compromettre toute son enquête, là c'est une situation bien plus emmerdante qu'il ne l'aurait pensé. « Ella? Qu'est-ce que tu fais ici à New York? » Il ne peut même pas feindre de ne pas la connaître parce qu'elle serait capable de faire une esclandre fantastique, et foutrait absolument tout en l'air pour lui. Mais il ne peut pas engager la conversation et lui révéler la véritable raison de sa présence ici. C'est formellement interdit et en son âme et conscience, il ne prendrait absolument pas le risque de la mettre en danger en la mettant dans la confidence. Comment se sortir de ce pétrin? C'est une bonne question sans réponse pour l'instant.
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MessageSujet: Re: So you'll stop reading romances when you have a boyfriend, right? Mer 1 Juin - 17:32

When your past calls,
Don't answer.
It has nothing new to say.

Elle but une coupe de champagne d’une traite et soupira longuement. L’enfer New Yorkais dans toute sa splendeur, tout ce qu’elle avait toujours voulu éviter en s’éloignant du monde dans lequel ses parents avaient voulu l’intégrer. Les mondanités, les sourires surfaits, les seins refaits, les discours pompeux et hypocrites, rien n’était vrai dans ce monde-là, tout était faux. Mais pour une fois, Ella devait faire une entorse aux règles qu’elle s’était fixée et participer à cette soirée qui s’annonçait déjà barbante alors qu’elle ne faisait que commencer. La soirée était organisée par Monsieur Grinberg, le gouverneur de l’Iowa qui était également un grand ami du père d’Ella de son vivant. Si les relations avec sa mère étaient plus tendues que jamais à tel point qu’elles n’arrivaient quasiment plus à s’adresser la parole sans se crier dessus, elle avait fait une promesse à la mort de son père et elle se devait de la tenir. Elle avait toujours été proche de lui, même si bien des désaccords nourrissaient leur relation, ils avaient toujours eu une sorte de connexion, un lien spécial qu’elle n’avait jamais eu avec sa mère. Lorsqu’il était décédé, elle s’était juré de faire honneur à sa mémoire, de ne pas salir – complètement – son héritage, d’essayer de préserver son image du mieux qu’elle le pouvait. Assister à la grande soirée caritative de son grand ami, William Grinberg. C’était un des rares collègues que son père fréquentait hors du cercle professionnel. La politique, un cercle de requins au sein duquel il avait tout de même réussi à se faire un vrai ami, quelqu’un sur qui il savait pouvoir compter. Mais tout ça, Ella n’en avait jamais rien eu à faire, la politique ne l’intéressait pas du tout – au grand dam de son père – et si elle participait à cette soirée, ce n’était ni par intérêt pour l’œuvre par caritative, ni par amitié pour William, simplement pour tenir la promesse qu’elle avait faite sur la tombe de son père. Elle ne comptait pas s’éterniser, non, certainement pas. Elle allait passer une ou deux heures ici, histoire d’avoir une brève conversation avec le gouverneur de l’Iowa, de distribuer quelques sourires aux anciens collègues de son père, pour enfin s’en aller sans donner l’impression de partir comme une voleuse. Une autre coupe de champagne, elle se dirigea vers l’orchestre qui avait été embauché pour l’occasion et ne put s’empêcher d’esquisser un sourire moqueur. C’était certain qu’à côté de cette musique à l’air soporifique, le discours que prononcerait William Grinberg paraitrait intéressant. Il n’était pas politique pour rien, à calculer le moindre de ses mouvements de la sorte. Alors qu’elle s’écartait de la scène pour aller fumer une cigarette à l’extérieur, c’est en passant devant le buffet qu’elle se fit percuter, sûrement par un de ces gros goinfres qui passaient leur soirée à côté du buffet pour profiter de la nourriture gratuite, comme s’ils n’avaient pas manger de la semaine. Fort heureusement, sa coupe de champagne était déjà vide et il n’y avait aucune conséquence apparente à cette bousculade. Aussitôt, l’homme qui l’avait percuté s’excusa, et alors qu’Ella voulait y répondre poliment, elle tomba né à né avec Carter. Etonnamment, toute envie de politesse lui passa immédiatement et c’est sur un son très sec qu’elle lui répondit. « Toujours aussi mal élevé, à ce que je vois. » Non, elle n’allait certainement pas prendre de gants avec lui. Après tout, lui n’en avait pas pris lorsqu’il l’avait laissé, sans un mot, au moment où elle avait le plus besoin de lui, et cela, elle n’était certainement pas prête à lui pardonner. Si quelques secondes auparavant elle ne pensait pas que la soirée pouvait être plus chiante qu’elle ne l’était déjà, cette rencontre inopinée avec Carter vint rapidement lui prouver le contraire. Elle ricana lorsqu’il eut l’audace de lui demander la raison de sa présence ici. « Ce que je fais à New York ? Elle est bonne celle-là. » lâcha-t-elle, moqueuse. Avant de reprendre quelques secondes plus tard. « Tu as vraiment cru que je devais te rendre des comptes, te donner une justification sur ma présence ici ? » Elle le dévisagea de haut en bas avec dédain, un dédain même proche du dégoût. « T’as perdu ce privilège il y a bien longtemps. » Il disparaissait de sa vie comme un voleur et pensait qu’il pouvait réapparaître de la sorte, qu’il pouvait lui reparler comme s’il ne s’était jamais rien passé, quel imbécile. Elle marqua un temps d’arrêt, avant de le reprendre de volée, le ton toujours plus cassant. « Et puis de nos deux présences ici, c’est bien la tienne qui est la plus surprenante. Qu’est-ce qu’un loser comme toi qui fuit toutes responsabilités peut-il bien faire dans un pareil événement ? » Piqûre de rappel encore plus explicite de ce qu’il avait fait par le passé. En plus d’être d’une lâcheté sans nom, Carter n'était certainement pas le genre de personne qui avait pour habitude d’assister à des soirées mondaines. Non lui préférait clairement aller profiter de la naïveté des filles dans les bars avant de les jeter sans vergogne, comme si de rien n’était. Elle décida finalement qu’elle ne voulait rien à voir avec lui et qu’elle n’allait pas lui laisser une chance de sortir son charabia habituel. Elle ne se ferait pas embrouiller par ce beau parleur, rien de ce qu’il pouvait bien avoir à dire ne l’intéressait. Non, rien chez Carter n’avait désormais d’intérêt pour elle, il faisait partie du passé et il pouvait y rester le plus longtemps possible, il ne lui manquait certainement pas. « Tu sais quoi, je m’en moque. Allez, hors de ma vue. »
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MessageSujet: Re: So you'll stop reading romances when you have a boyfriend, right? Jeu 30 Juin - 18:56

"Love is like a forest
I think as I kill trees by squandering toilet paper
while “decorating” my ex girlfriend’s front yard."  


"Sometimes loneliness makes the loudest noise."

Il pensait que la soirée serait agréable, qu'il pourrait à la fois se détendre et à la fois continuer son enquête. Après tout, comment ne pas mêler l'utile à l'agréable? Comment ne pas passer une excellente soirée comme celle ci? Tout se prêtait à ce que la soirée soit parfaite. Et pourtant, le destin venait le titiller, venait mettre ses nerfs à rude épreuve et le perturber. Ella. Voilà le nom qui sonnait à son oreille et qui allait vraisemblablement rythmer le reste de sa soirée. S'il n'avait jamais été amoureux de la jeune femme, il n'en avait pas pour autant été moins attaché. La relation qui les avait uni avait été agréable, avait distrait Carter de sa monotonie et surtout l'avait aidé à s'attacher un peu plus à une femme. Pas d'amour avec un grand A, pas de coeur qui flanche au contact de la personne, pas de papillon dans le ventre, mais suffisamment d'attachements pour qu'il ait envie de péter la gueule à quiconque viendrait se frotter à elle de trop prêt. Malheureusement, c'est lui qui avait pris peur quand il avait fallu être un peu trop prêt d'elle, c'est lui qui n'avait pas su être, à défaut d'un petit ami, au moins un ami à la hauteur. Il s'était barré au moment où elle en avait le plus besoin. Certes ses raisons étaient logiques et compréhensibles, il passait son diplôme à Quantico, mais il aurait pu s'arranger, il aurait pu faire en sorte de s'éclipser le soir pour aider la jeune femme à avoir un peu de réconfort ou lui changer les idées. Non, Carter en avait été incapable, parce que ce n'est pas quelque chose qu'il fait, il ne fait pas dans l'amour. Et Ella en avait fait les frais avec pertes et fracas. Ce n'est pas comme s'il l'avait caché, comme si tout le monde n'était pas au courant que Carter n'aime pas, Carter vit simplement. Mais il avait merdé, purement et simplement. Parce que même s'il n'aime pas, il aurait du être présent, simplement. Et forcément,c 'était sans aucun doute qu'il s'attendait à avoir de très mauvais retours de la jeune femme, si ce n'est une bonne claque dans la gueule. Il essaie d'être gentil, d'avoir le sourire pensant que la jeune femme sera passée outre et aura oubliée toute cette histoire. Mais non. Au vu du ton employé et du regard qu'elle lui lance, la pilule est loin d'être passée. "Je ne crois pas avoir été mal poli avec toi. Déplacé? Un gros con? Certes. Mais mal poli? Non je ne crois pas." Il veut bien admettre ses tords, reconnaître qu'il a été un enfoiré de première, mais non, il refuse de se voir accuser de quelque chose qui est faux. Il aurait du fermer sa gueule, se taire et se faire tout petit plutôt que de râler comme il venait de le faire. Mais non. "Je t'ai jamais demandé de me rendre compte. J'étais simplement poli et intéressé de savoir ce que tu devenais. Mon dieu quel mal élevé je fais." Qu'il répond tout aussi agacé qu'elle. Qu'il ait fait le connard, il en a parfaitement conscience, l'assume totalement. Mais ils n'ont jamais officialisé leur relation, ils n'ont jamais évoqué des sentiments entre eux. Pourquoi diable s'acharnait-elle contre lui de la sorte? Il ne comprendrait définitivement jamais ls femmes, c'était réellement une certitude. "Qu'est-ce que mes potentielles responsabilités ont avoir avec ma présence ici? Tu m'expliques le rapport?" Fuir les responsabilités ne l'empêchait absolument pas de se rendre à un gala de charité, bien au contraire. Participer à ce genre d'événements ne le gênait pas dans la mesure où cela ne demandait aucune responsabilité justement. Donner de l'argent n'engageait en rien et n'exigeait absolument rien non plus. "Je travaille pour un sénateur qui m'a demandé de l'assister ici ce soir, non pas que tu t'y intéresses réellement. Ca je l'ai bien compris." Carter était réputé pour avoir un sang froid à toute épreuve, et ne s'énerver qu'après bien des péripéties. Mais Ella lui faisait littéralement perdre patience et visiblement la réciproque était tout aussi vraie. Comment deux personnes qui avaient pu être proches et s'entendre aussi bien, pouvaient-elle aujourd'hui être comme chien et chat, et avoir tant de problèmes entre eux? C'était l'un des grands mystères de la vie. Même si au fond, Carter ne cherchait pas non plus à en savoir plus. Il prenait les choses comme elle venait, ne vivait avec aucun regret et au moins, il n'avait aucune raison d'être triste. Et alors qu'il commençait à vouloir s'éloigner et ne plus prendre de risque avec Ella, la voilà qui se mettait à parler de lui comme à un chien. Et ça, Carter le refusait purement et simplement. Serrant les poings, Carter dut prendre sur lui comme jamais pour ne pas lui répondre trop durement et surtout sans faire d'esclandre. Parce qu'il ne devait surtout pas oublier qu'il était sous couverture, et qu'Ella pouvait très facilement le mettre dans une merde internationale. "Je suis pas un chien Ella, et comme tu l'as si bien dit, encore moins le tien. Alors ne me parles pas sur ce ton. Sous prétexte que madame est dans son élément et tiré à quatre épingles, tu crois que tu peux te permettre de parler aux gens comme des merdes? Redescend sur terre Ella, tu n'es qu'une " fille de", ici." Lui aussi devenait méchant, encore plus en mentionnant ce père décédé à qui il avait manqué de respect en ne se rendant pas à ses funérailles. "Mais t'as raison, je vais dégager, tes réactions me rappellent pourquoi je t'ai largué." Là c'était de la méchanceté gratuite en réponse au ton ingrat d'Ella. Parce qu'il était loin de s'être séparé d'elle pour ces raisons, lui comme elle le savaient pertinemment. Mais Carter n'arrivait pas à laisser passer son ton si dur.


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