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she was, finally, perfectly finished, perfectly heartbroken. (finn)

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MessageSujet: she was, finally, perfectly finished, perfectly heartbroken. (finn) Lun 23 Mai - 22:59

That's when I finally got it. It wasn't the thought that counted. It was the actual execution that mattered, the showing up for somebody. The intent behind it wasn't enough. Not for me. Not anymore. It wasn't enough to know that deep down, he loved me. You had to actually say it to somebody, show them you cared. And he just didn't. Not enough.

Elle n'avait jamais été de celles qui cherchent la vengeance. Selina s'était toujours considérée bien trop mature pour ça, les pieds solidement ancrés dans le sol, trop pour s'attacher à des détails insignifiants, des futilités qu'elle oublierait sitôt que des nouvelles les remplaceraient. Ce détail de sa personnalité lui avait toujours plu, peut-être plus que le reste, cette sensation d'être bien au-dessus de tout ça. Et puis Finn, toujours lui, avait balayé ça comme il avait balayé le reste. Elle avait goûté le temps d'une nuit à la douceur un rien amère de la nostalgie et s'était imaginée quelque chose de plus. Son erreur à elle, sans aucun doute, et la preuve qu'elle le plaçait encore bien trop haut dans son estime pour son propre bien. Il s'était barré à peine le jour levé, comme le dernier des voleurs. Pas seulement de son lit, non, de la ville elle-même. Il avait quitté Salem précipitamment en laissant derrière lui quelqu'un d'assez crédule pour penser l'espace d'une seconde qu'il méritait encore un peu de sa confiance. Excepté que Finn avait, cette fois, atteint le point de rupture au point de faire pencher dangereusement la balance équilibrée de Selina. Elle n'aimait pas la vengeance, mais s'était imaginée le faire souffrir d'un millier de façons différentes, des façons les plus évidentes à celles, plus tortueuses, que son esprit osait dessiner. Blake avait été bien entendue fidèle à son rôle en lui proposant davantage encore d'idées, assez pour creuser l'esquisse d'un sourire sur son visage. Elle n'était pas fière, Selina. Chercher à prendre sa revanche au nom d'un égo mortifié ne lui ressemblait pas, peut-être parce qu'il s'agissait cette fois de quelque chose de plus que cela. Peut-être que Finn avait aussi arraché un morceau de son cœur si mal recollé et qu'elle avait besoin d'un moyen de faire taire la douleur cinglante dans sa poitrine en essayant à son tour, tant bien que mal, de lui arracher quelque chose, à lui aussi. Probablement rien dans son cœur, puisqu'il lui avait offert la preuve qu'il n'existait plus, mais autre chose, n'importe quoi, uniquement pour la satisfaction un rien malsaine de le voir perdre de sa superbe et de son insupportable sourire conquérant. Pour la première fois de sa vie, elle avait daigné quitter le berceau de sa vie pour rejoindre Washington. Elle n'avait pas eu de mal à le retrouver, contre toute attente, et elle avait à peine eu le temps de se demander ce qui pouvait bien l'amener ici, dans une ville qui ne lui ressemblait pas. Peut-être une autre femme, à laquelle il volerait quelque chose avant de s'enfuir pour la prochaine ville. Puis la prochaine. Jusqu'à ce que sa réputation le précède trop pour lui donner la moindre opportunité de continuer. Son adresse lui avait été aimablement donnée par Blake, experte pour trouver des informations du genre (Selina n'avait pas osé lui demander comment elle l'avait obtenue, et finalement, cela n'avait pas grande importance), qui avait également eu la bonté d'âme de lui proposer de l'accompagner. Selina avait refusé l'offre, bien que tentante. C'était un voyage qu'elle devait faire seule, comme un rite initiatique. La première fois où Selina Bishop, femme insubmersible, perdait pied au point de s'abaisser au niveau ridiculement bas de Finn. Même devant sa porte, elle n'esquissa pas le moindre geste d'hésitation. L'idée qu'il pût ne pas être présent à cette heure-ci ne lui frôla même pas l'esprit, et elle frappa trois coups à la suite, son masque le plus neutre sur le visage. Persuadée que rien ne pourrait la surprendre, elle ne s'était pourtant pas préparée à la sensation qu'il éveillerait chez elle, rien qu'à le revoir. Son cœur – ce qu'il en restait du moins – se comprima douloureusement dans sa poitrine mais l'habitude la poussa à rester parfaitement indifférente. Au lieu de ça, elle s'autorisa même à accorder un sourire en coin à Finn, visiblement pris au dépourvu mais capable de prétendre qu'il ne l'était pas le moins du monde. « Surpris de me voir ? » demanda-t-elle d'une neutralité exemplaire. Au mieux aurait-elle donné l'impression de s'amuser rien qu'un peu de la situation. « Allons, tu sais bien que je pourrais te trouver même à l'autre bout du monde. C'est le problème avec nous deux, on n'a jamais été capables de se fuir bien longtemps. » Allusion si peu voilée à la nuit brûlante partagée quelques semaines auparavant. « Je peux entrer ? Si tu ne caches pas de Selina Bishop au rabais dans ta chambre, naturellement. » L'espace d'une seconde, elle eut le sentiment de toute puissance qui précédait inévitablement toutes les chutes, surtout les plus brutales, un peu comme si elle s'apprêtait à sauter du haut d'une falaise sans avoir la moindre garantie d'atterrir vivante en bas.
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Adriel Eynsford-Baxter
there's no place like berkeley
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MessageSujet: Re: she was, finally, perfectly finished, perfectly heartbroken. (finn) Mer 1 Juin - 0:11

neither one of you will just come out and say it, that’s the problem.
You’re both so scared of what might happen that you’re fighting it tooth and nail.
I know for a fact that if you looked him in the eye and told him you wanted him,
he would never look at another woman again.

Il était élégamment vautré sur le sofa lorsqu'on vint frapper à la porte. Un bras ballant dans le vide, l'esprit embrumé par un réveil trop matinal et la bouche pâteuse, il grommela un délicat '' putain '' blasé avant d'extraire son nez d'un large coussin, et d'aller s'enquérir de l'identité du visiteur effronté. Casey le regarda passer un sourire aux lèvres, grignotant le seul petit déjeuner décent qu'elle avait pu trouver dans sa cuisine : une grappe de raisins, un yaourt nature et une tranche de pain de mie. De quoi respecter son régime de top model, si tant est qu'elle en ait besoin. En glissant sa main sur la poignée de porte en acier, il poussa un long et douloureux soupir. S'il n'était pas du matin, Finn n'était pas non plus du midi, ni du soir. Il ronchonnait comme un gosse dès les premières heures de sa journée, que celle-ci débute à l'aube, à deux heures de l'après-midi, ou bien passé minuit. Le pire moment de sa journée se concentrait généralement sur ce moment et évidemment, il n' y avait que Selina Bishop, qu'il trouva derrière sa porte, pour venir le cueillir au réveil. « .Argh, putain !. » gronda-t-il, écoeuré d'emblée par cette (trop) soudaine apparition. Il manqua de peu de lui claquer la porte à la figure, et de retourner faire l'amour à son canapé en prétendant n'avoir rien vu. Mais elle était là, devant sa porte, superbe comme toujours, à piquer sa curiosité maladive, et elle lui donnait une raison de plus d'abhorrer le moment du réveil (et la vie dans sa globalité). Il se frotta les yeux d'une main, et les cheveux de l'autre, tout en se concentrant pour taire les battements de son coeur qui réagissait à cette prodigieuse apparition. Selina n'était jamais sortie de son trou, et naïvement, lui avait cru en avoir terminé une bonne fois pour toute avec cette histoire après l'avoir laissée derrière lui sans culotte et sans dignité. Il moqua son entrée en matière d'un ricanement à la fois mauvais et nonchalant. Elle l'avait donc retrouvé, d'elle-même. Le destin, la fatalité, le hasard, ne l'avait pas amenée devant sa porte. Il n' y aurait de toute façon pas cru une seule seconde, trop terre-à-terre qu'il était. Elle était là parce qu'elle le voulait, de son plein gré, sans qu'il ait eu besoin, à un aucun moment, de lui tendre la moindre perche. La nana avait déjà pris tarif et en redemandait, pathétique au point de se planter sur le pas de sa porte, avec rien de plus que de l'arrogance divertissante dans les bras. Si au moins elle avait apporté le petit dej', pensa-t-il, illustrant sa pensée en roulant des yeux vers le plafond. « .Cool, tu veux une médaille ? Un bisou du président ? Ou un article dans le journal : '' brave clebs a parcouru le pays après le déménagement de son maitre '' ? Rentre cuisiner des compotées d'orties chez toi, pauv' tarée. » fit-il, toujours très inspiré par la seule présence de Selina. Si elle pouvait entrer ? Chez lui ? L'idée seule le fit ricaner de plus belle. Tout comme son estime d'elle-même, qu'il trouva limite aussi énervante que son propre sens de l'humour. « .Ah, tu n'aurais pas pu mieux dire. » Pour illustrer, il ouvrit grand la porte sur Casey Ashbury qui collectait ses affaires pour un départ imminent. En forçant son passage vers la sortie, elle gratifia Finn d'un baiser, lui déposa une tasse de café noir dans la main, et s'en alla régaler les voisins de ses courbes affriolantes enroulées dans sa chemise blanche froissée de la veille, et une culotte en dentelles qui avait fort plu à Finn. « .Selina Bishop au rabais ? Vraiment ?. » qu'il relève, hilare. « .J'te trouve bien sûre de toi, sachant qu'elle a quelque chose que tu n'as clairement pas. » On s'attendrait à quelque chose de poétique, ou au moins de politiquement correcte en ces temps de féminisme et autre connerie de ce style. Il pourrait donner un trait tel que l'intelligence, l'esprit affuté, ou quelque chose de ce gamme-là, mais il se contenta d'un classique qui restait malgré tout retentissant en toutes circonstances. « .Des nichons. » finit-il par avouer, un sourire conquérant et pleinement satisfait de sa superbe répartie sur les lèvres. « .Et non, tu peux pas rentrer, non. Absolument pas. T'es parfaitement à ta place sur le paillasson, ça te va très bien. » Civilisé comme toujours. « .Qu'est-ce tu m'veux ?. » qu'il demande, en s'accotant à l'encadrement de sa porte d'entrée. Forcément, fallait demander à un moment. Parce qu'à force de systématiquement tout faire pour la foutre de travers, inévitablement,  il ne pouvait pas se souvenir de tout. Il ne jugea pas bon de lui demander comment diable elle avait fait pour dénicher son adresse, s'imaginant déjà Blake missionner l'un de ses minions pour aller discuter avec son frère. Vérité étant, il se moqua bien du comment, puisque le pourquoi était si captivant.
 
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MessageSujet: Re: she was, finally, perfectly finished, perfectly heartbroken. (finn) Lun 20 Juin - 0:07

Elle ignora soigneusement l'accueil auquel elle eut le droit, prévisible, décevant, et surtout pathétique. A l'image d'un Finn dont l'humour laissait toujours autant à désirer, en particulier pour quelqu'un qui, comme elle, n'y avait jamais été très sensible. Finn avait de nombreuses qualités, pour autant qu'elle pût se rappeler de celles qu'il exhibait lorsqu'ils étaient encore jeunes, et qu'il tentait de gagner (sans aucune difficulté) son cœur, mais l'humour n'avait jamais été l'une d'elles. Peut-être que des idiotes y étaient encore sensibles, mais certainement pas elle. Elle lui rendit son regard navré, haussant à son tour les yeux au ciel dans une parfaite imitation. Elle songea alors qu'elle aurait eu mieux fait de rester dans son Salem natal, plutôt que de chercher à rendre à Finn la monnaie de sa pièce. Chez elle, au moins, il ne s'y trouvait pas, et elle n'avait donc pas besoin de jouer les insensibles face aux piques qu'il balançait négligemment. « Un clebs, carrément. Ton imagination est sans égale » railla-t-elle froidement. La présence d'une femme dans son appartement ne l'étonna guère, à moitié nue encore moins, et le voir en rajouter pour le plaisir d'essayer de l'atteindre lui arracha même un sourire. Prévisible, encore et encore. Finn devait donc avoir épuisé toutes les réserves en stock, pour s'en tenir à un scénario – non, un sketch – aussi grotesque. Ses efforts restèrent vains, tout comme sa tentative pour la rabaisser. Contrairement à beaucoup de femmes capables de se jeter aux pieds de Finn Hazelgrave, Selina avait toujours quelque chose d'essentiel : de la dignité. Et une estime d'elle-même suffisamment haut placée pour n'avoir pas à se soucier de sentiments aussi triviaux que de la jalousie. Oh, elle l'avait été, naturellement. A l'époque où elle était encore une gosse perdue dans un conflit qui la dépassait, et qu'elle n'avait pas encore pris conscience de ce qu'elle était ou, à défaut, pouvait être si elle s'en donnait la peine. Les remarques glissaient sur elle, toutes sans exception, lorsqu'elles s'attaquaient à son physique. Un physique qui, d'ailleurs, n'avait jamais eu l'air de poser problème à Finn, ce qu'elle garda de souligner auprès de ce dernier tant le détail était flagrant. « Pendant une seconde, j'ai cru que tu allais enfin dire quelque chose de sensé, du genre un manque de classe, ou des racines trop voyantes, mais non, des nichons donc. Tu aurais du m'en parler au bon moment, quand j'avais encore une once d'estime pour toi : qui sait, peut-être que je les aurais fait refaire pour ton bon plaisir. » Elle s'attendait à le voir réagir, de façon sans doute plus virulente, mais savait également que la bassesse de ses répliques la laisseraient inévitablement de marbre. Seule sa présence ici avait un intérêt, leurs échanges de faible volée n'avaient pas matière à la passionner. Elle suivit du regard la blonde fade qui prit tout son temps pour rejoindre le couloir, mais même en faisant tous les efforts du monde, on n'aurait pu discerner la moindre émotion sur son visage parfaitement indifférent. Selina avait mieux à faire que d'envisager ne serait-ce qu'une seule seconde d'être jalouse d'une autre des pétasses blondes dont le seul fait d'arme était un physique passable pour compenser le manque d'intelligence. Elle n'avait jamais accordé la moindre attention à ce genre de filles, qui très franchement, lui faisaient pitié plus qu'autre chose. « Tu l'as trouvée où celle-là, d'ailleurs ? Bar à putes ? Quelque chose de ton calibre, indéniablement. » Elle afficha un sourire moqueur, pas perturbée le moins du monde par le fait de rester sur le palier. Bien, s'il souhaitait avoir une audience, qu'à cela ne tienne, elle accepterait volontiers d'expliquer sa présence sur le pas de la porte. Et pourtant, une demi-seconde, elle hésita à faire demi-tour et partir sans plus d'explication, tant la présence de Finn l'exaspérait. Loin était l'époque où elle aurait donné tout et plus encore pour cet homme, jusqu'à en oublier l'homme qu'elle avait fini par épouser. Finn avait compté plus que n'importe quel autre, mais à cet instant précis, il ne lui inspira rien de plus qu'un profond dégoût. Peut-être était-ce lié à leur dernière rencontre – surtout à la façon dont elle s'était terminée -, peut-être pas, elle n'était pas encore décidée sur la question. « Félicitations Finn, tu vas être papa. Encore ! » Elle lui adressa son sourire le plus railleur, ponctuant sa phrase d'un éclat de rire presque sinistre. « Que veux-tu, il semblerait que tu aies des spermatozoïdes crevant d'envie de me voir tomber enceinte de toi. Je ne sais pas, peut-être que je dois y voir un signe. » Elle sentit les piques cinglantes arriver, raison pour laquelle elle ne se donna pas la peine d'attendre une réponse et poursuivit, lui coupant l'herbe sous le pied par la même occasion. « Oh, et avant que tu ne me joues ta comédie grotesque, laisse-moi être très claire : si tu n'assumes pas ton merveilleux rôle, je me ferai un plaisir de te pourrir la vie. » Elle ne se donna pas la peine de le regarder et fouilla dans son sac pour en retirer un préservatif. « Tiens, cadeau. La prochaine fois que tu sauteras la pétasse qui a élu domicile dans ton appartement, tu penseras peut-être à en mettre un cette fois. » Et voilà. Elle n'avait rien de plus, rien de moins à lui dire. En fait, elle songea même à mettre directement les voiles et rentrer à Salem pour le laisser méditer la question avant d'avoir le droit à un monologue imbuvable à l'humour frisant (non, touchant très largement) le sol dans une vaine tentative pour l'humilier. Ce droit-là, il l'avait perdu le jour où il était – encore – parti de Salem en la laissant derrière lui, avec un cœur en mille morceaux à réparer.

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