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taking root, or not ~ dean

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MessageSujet: taking root, or not ~ dean Lun 23 Mai - 14:00

As we were dancing in the blue
I was synchronized with you
But now the sound of love is out of tune


- - - - - - - - - - - - -

Quatre, cinq, six sonneries ; dans le vide. Messagerie vocale : bonjour vous êtes bien sur... Excédée, Sybille raccrocha et laissa tomber le portable au fond de son sac. En temps normal, il n'était déjà pas simple de joindre Dean ; en soirée, la tâche s'avérait presque impossible mais Sybille s'était évertuée à essayer de provoquer la chance. Ça faisait vingt minutes qu'elle l'avait perdu. Vingt minutes, qu'elle errait seule dans ce bar miteux mais bondé, entourée par de sinistres personnages qu'elle ne côtoyait jamais et qu'elle n'avait jamais eu l'intention de côtoyer. Mais pour Dean, elle avait voulu faire l'effort. Elle s'en était bien trop voulu d'avoir posé l'ultimatum du choix entre sa mère et elle. Déjà parce que c'était puéril ; s'imaginer qu'en tant que petite amie, elle puisse rivaliser avec une mère, c'était quand même sidérant. Et par dessus tout, il était incohérent pour une jeune femme qui attachait tant d'importance aux valeurs familiales de vouloir déchirer des liens entre un fils et sa génitrice. Le résultat avait été leur séparation, et pour tenter de recoller les morceaux, Sybille avait joué le tout pour le tout : elle avait demandé à Dean de lui faire découvrir sa vie, son modeste quartier, ses racines qu'elle avait tenté d'ignorer. Où ils en étaient maintenant, elle n'en savait rien. Et elle ne risquait pas de le savoir, si Dean continuait de demeurer introuvable. Son malaise grandissant, elle remarqua le regard d'un jeune homme dont l'allure lui rappelait vaguement quelque chose. Soudain, elle se souvint ; c'était l'un des amis de quartier de Dean. Il le lui avait présenté la veille. Elle s'avança vers lui, soulagée de voir enfin un visage connu, même si ce n'était que de façon superficielle, et même si celui-ci n'affichait pas un air brillant de sobriété. « Salut, on s'est vu hier, Victor c'est ça ? Je cherche Dean, tu l'aurais pas vu ? » Il lui sourit, mais elle se demanda s'il l'avait compris. Elle était si sobre, lui si mal, et dans ce cas-là, elle se demandait si la connexion n'était pas tout simplement rompue. Mais lorsqu'il lui prit le poignet pour l'entraîner vers le patio, elle en conclut qu'il pouvait l'aider. Sybille pensait apprécier l'air frais du patio, mais il s'avérait que l'atmosphère était tout aussi étouffante qu'à l'intérieur. Le brouhaha, la proximité avec les autres, Sybille tâchait de faire bonne figure, mais elle maudissait intérieurement Dean de l'avoir entraîné ici. Bientôt, le dénommé Victor l'amena près d'un groupe de jeunes hommes. Tous inconnus. « Où est Dean ? » demanda Sybille en levant les yeux vers celui qui l'avait amené dehors, tentant d'ignorer les regards dévoyés des autres sur son corps. Victor s'approcha d'elle, lui soufflant à l'oreille, l'haleine chargée de rhum : « J'sais pas.. Mais profite de ta soirée. » Elle sentit une main glisser le long de sa taille pour venir se poser sur sa hanche. Sybille tenta de se dégager mais l'emprise du jeune homme était ferme. « Je suis désolé, il faut que j'y aille... Dean m'attend... » dit-elle, mais personne dans le groupe ne semblait se soucier de cela. Tous préféraient entreprendre de faire connaissance avec elle, à grands coups de questions indiscrètes. Sans doute n'était-elle pas en danger ; bien que mal à l'aise au possible, sans doute n'avait-elle affaire qu'à des espèces de lourds comme on en rencontre tant en soirée. Mais la scène que vit Dean en entrant dans le patio prêtait déjà trop à confusion. Et malgré les cris de Sybille, rien n'empêcha ce qui devait de toute manière arriver ; d'abord, ce fut Dean contre tous, puis des renforts accoururent ; enfin, des inconnus s'en mêlèrent. Au final, il fallut bien plus que les deux vigiles de l'entrée pour arrêter l’incroyable bordel qui avait pris place dans le bar.


Elle avait dormi trois heures, tout au plus. Le temps avait été long dans cette chambre d'hôtel miteuse, les distractions peu nombreuses ; la télévision ne marchait que par intermittence, et de toute façon, Sybille était bien trop nerveuse pour réussir à s'y intéresser plus d'une dizaine de minutes. Après la déroute de la veille, Dean lui avait payé le taxi et donné de l'argent pour la chambre d'hôtel. Plus tard, qu'il avait marmonné lorsqu'elle avait tenté de dire quelque chose. Au final, elle n'avait même pas pensé à refuser l'argent, trop déboussolée par la scène qu'elle venait de voir. Elle avait seulement indiqué à la réception de bien vouloir laisser monter un Dean Montgomery s'il se présentait au comptoir. Et depuis, elle attendait. Ce qu'il s'était passé ensuite, elle n'en savait rien. Dean l'avait laissée à ses tourments, seule et sans indication sur ses agissements. A elle de se débrouiller avec. Enfin, quelques coups rapides furent frappés à la porte. Elle bondit de son lit, ouvrit. « Oh... » lâcha-t-elle, décomposée en voyant le visage de Dean, marqué par ses altercations de la veille. Elle ne put s'empêcher de venir toucher les joues meurtries du jeune homme mais malgré la douceur de son contact, il tressaillit et elle laissa retomber sa main. « Désolé. » Elle lui offrit un pâle sourire. Puis, laissant la porte entrouverte, elle tourna le dos à Dean, se dirigeant vers la fenêtre à pas lents. Elle ressentait tout à la fois le soulagement de le voir bien portant (plus ou moins), l'irritation de son ignorance sur les événements de la nuit, la gêne pour le quiproquo de la veille, la rancœur pour le fiasco de la soirée. « Alors ? Quelles sont les nouvelles du front ? » murmura-t-elle, toujours le regard porté sur la vue offerte par la fenêtre. « Tu vas avoir... des ennuis pour hier soir ? A moins que tu en aies déjà eu. » Avait-il été arrêté ? Avait-il passé la nuit en cellule ? Elle ne savait pas comment ça se passait, dans ces cas-là. Par chez elle, on avait pas trop l'habitude de régler ses comptes à la brutale.
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MessageSujet: Re: taking root, or not ~ dean Dim 29 Mai - 18:07

I’m running out of things to try and deconstruct
Talk shop, till there’s nothing left
The little that I told you was as much as I could tell myself

~~~

Les événements de la veille lui reviennent par bribes, ce qu'il estime pas plus mal étant donné le bordel qu'était rapidement devenu la fin de sa soirée. Il scrute son reflet dans la glace, des gouttes d'eau ruisselant encore de son corps fraichement sorti de la douche. Si les traces de sang séché avaient désormais complètement disparu, il n'en restait pas moins quelques marques violacée clairement visibles à deux ou trois endroits de son visage. Il frôle une plaie sur son arcade sourcilière d'une main légère, ce qui lui arrache une grimace de douleur : certes c'était toujours douloureux mais au moins ça ne saignait plus - pour l'instant. Il jette un regard sur ses habits de la veille et récupère son portefeuille qui traîne dans la poche de sa veste en cuir : une nouvelle grimace étire ses traits qui n'a pourtant plus rien à voir avec la moindre douleur physique. C'est plutôt l'absence du peu de liquide dont il était encore en possession qui est loin de le ravir. Dean n'avait jamais été riche à millions, très loin de là, et la plupart du temps il ne s'en formalisait pas. S'il arrivait à vivre avec presque rien chaque mois dans son petit appartement de Brooklyn, il savait qu'il était bien trop tôt dans le mois pour avoir déjà dépensé plus de la moitié de son budget. Enfin, au moins pouvait-il se rassurer sur la bonne cause de cette dépense puisqu'elle avait servi à loger Sybille pour la nuit. Sybille qui était, quand on y réfléchissait, la cause de ses blessures autant que de sa précarité financière du moment. Si elle ne l'avait pas suivie la veille dans ce bar à problèmes, si elle n'avait pas eu ce visage d'ange sujet à toutes les tentations. En somme, lorsque Dean n'avait pas de femme à son bras, il s'en sortait généralement de façon bien plus honorable. Pourtant le jeune homme était incapable de raisonner ainsi et la seule chose à laquelle il pensait ce matin était d'aller lui rendre visite là où il l'avait laissée quelques heures plus tôt - en toute logique, la nuit avait été plutôt courte. Il enfile un jean, un t-shirt et une paire de baskets blanches ainsi que sa légendaire veste en cuir avant de quitter son appartement. Indifférent aux regards appuyés qu'on offre à ses blessures dans le métro, Dean met ses écouteurs et ferme un instant les yeux. C'est encore somnolant qu'il se réveille quatre stations plus loin que son arrêt. Sans le moindre soupir il se contente de sourire, vaguement amusé, avant de quitter le sous-terrain et de terminer le reste du chemin à pied. Une petite demi-heure plus tard, il arrive devant sa porte et frappe quelques coups. Il ne comprend pas tout de suite la cause du regard troublé, presque horrifié de la jeune femme mais revient vite à la réalité en croisant son propre visage dans un miroir dans l'entrée de la chambre. « Oh. » réplique-t-il en guise de bonjour, un sourire incroyablement détaché illuminant ses traits. Comme d'habitude, Dean minimisait ses malheurs jusqu'à parfois totalement les oublier, comme c'était le cas à présent. Il jette un regard rapide sur la chambre d'hôtel avec un regard critique avant de hausser les épaules. « C'est presque aussi charmant que ma piaule. » fait-il remarquer dans un rire, indifférent au regard lourd que lui lance Sybille. Il était certain que cette chambre avait du changer radicalement du confort si précieux de la jeune femme dont il avait eu un bref aperçu quelques années plus tôt à Washington. Surpris par le contact de sa main sur sa joue, il tressaillit bien que sa douleur soit largement négligeable. Il regretterait presque sa réaction involontaire face à la mine déconfite de Sybille. Elle s'excuse puis lui tourne le dos, l'invitant par le même fait à rentrer dans la chambre. Il la suit donc naturellement tout en fermant la porte derrière lui et vient s'adosser au meuble sur lequel trône la télévision bon marché. « J'ai connu pire comme contact, y'a pas vraiment de quoi s'excuser. » tient-il à préciser afin d'apaiser une hypothétique culpabilité. Il ne savait pas vraiment dans quel état psychologique était la jeune femme, si elle lui en voulait d'avoir terminé sa soirée dans un hôtel miteux ou s'estimait au contraire responsable des événements. Quoi qu'il en soit, il était prêt à tout : tout ce qu'il espérait, c'est que leur conversation ne tournerait pas au vinaigre comme ç'avait déjà pu être le cas avec eux. Il appréciait malgré tout l'ironie de la situation sans pour autant se décider à la relever pour l'instant (il estimait que le ton de la discussion semblait un peu trop grave pour cela). Mais quand on y réfléchissait, Sybille s'était décidée à donner une chance à son quotidien modeste et avait même fait l'effort de quitter son confort : résultat une bande d'idiots alcoolisés l'avait lourdement accostée et la soirée avait terminé en baston générale. Pas sûr qu'elle soit si à l'aise dans son quotidien, après ça. Il ne peut cependant s'empêcher de rire devant le regard grave de Sybille qui est probablement en train de s'imaginer les pires atrocités concernant sa fin de soirée. « Tu sais c'est pas Bagdad ici, seulement Brooklyn. Ces bleus représentent le maximum d'ennuis que je pourrais avoir après une soirée comme hier. Te tracasse pas, ils ont déjà tous oublié. » qu'il la rassure de son air détendu, amusé autant qu'attendri par la façon qu'elle avait de dramatiser la situation. Cependant Dean faisait en sorte d'être le plus rassurant possible quitte à exagérer un peu les choses, vivant assez mal l'idée de savoir Sybille s'inquiéter plus que de mesure pour lui. Effectivement si la plupart des gars qui avaient participé à l'accrochage était bien trop alcoolisés pour n'avoir plus que quelques vagues souvenirs de l'histoire, il ne doutait pas que certains avaient la rancune plus tenace et ne lui feraient pas forcément de cadeau la prochaine fois qu'ils se croiseraient. Mais ça, il ne comptait bien évidemment pas le raconter à la jeune Caldwell. L'attitude de cette dernière qui reste fermement face à la fenêtre ne manque pas d'attiser une certaine crainte chez le jeune homme : et si elle avait définitivement décidé de ne plus rien avoir affaire avec lui et son monde ? « Par contre j'ai l'impression que je vais pas tarder à en avoir des ennuis, mais avec toi cette-fois. Je me trompe ? » lance-t-il en quittant sa place pour se rapprocher de la fenêtre jusqu'à s'arrêter à deux pas d'elle. Et pour une fois, il espérait ardemment se tromper.
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