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 L'avenir à le don d'arriver sans prévenir + ROMAN

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MessageSujet: L'avenir à le don d'arriver sans prévenir + ROMAN   Mar 19 Avr - 15:28

"Je serais forte, promis, mais pas aujourd'hui"

Assise sur les toilettes Holia fixait les trois tests de grossesse qu’elle tenait dans sa main. Celui qu’elle avait fait quelques heures plus tôt lorsqu’elle était encore au travail c’était avéré défectueux du moins c’est ce dont elle essayait de se persuader. Malgré tout elle avait décidé d’en acheter trois autres afin d’en être sur. Seulement un à un les résultats s’affichèrent et ils étaient tous positif. « Putain non ! Ce n’est pas possible. Non non non ! » Lâcha-t-elle d’une voix tremblante. Louis-Simon qui était dans la pièce d’à côté l’avait entendu et vint frapper à la porte de la salle de bain en lui demandant ce qu’il se passe. Les coudes posés sur ses genoux, la tête dans les mains la jeune femme réalise ce qu’elle vient de lire sur ces tests. Il lui faut alors quelques secondes pour répondre à son ami. La brunette inspire et expire un grand coup afin de sonner du courage et s’applique alors à mentir le mieux possible. « Oui oui ça va, je me suis coupée avec mon rasoir, c’est rien, tu sais un truc de filles » Elle savait qu’il ne chercherait pas plus loin et en effet il ne le fit pas. La nouvelle était tombée, elle était enceinte, et finalement tout aurait peut-être été plus simple et moins angoissant si elle savait qui était le père. Holia alla s’enfermer dans sa chambre prétextant être fatiguée. Il était 17h. Louis-Simon lui se préparait à sortir. C’était impossible. Cela ne lui arrivait pas, pas à elle. La jeune femme commença à trembler, membre après membre, sa respiration commença à se saccader. Elle paniquait. Elle n’avait aucun contrôle sur ça et sa l’angoissait. La maniaque du contrôle qu’elle est était soudain prise au piège, prise au piège par son propre corps. L’anorexie l’avait déjà pris au piège auparavant mais aujourd’hui c’était différent. Elle ne pourrait pas faire disparaître ce problème aussi facilement. Après de longues minutes elle commença à reprendre un rythme de respiration normal et commença alors à réfléchir. Après quelques minutes de réflexion, alors qu’elle aurait pensé la liste plus longue elle se rendit finalement compte que durant le dernier mois elle n’avait passé la nuit qu’avec deux hommes différents. Roman et Alejandro. Cela aurait dû lui rendre les choses plus faciles, deux hommes cela voulait dire seulement deux pères potentiels mais que faire quand ceux-ci sont frères. Comment pouvait-elle annoncer aux deux frères qu’elle était enceinte de l’un d’eux ? L’un comme l’autre elle est certaine qu’ils ne veulent pas d’enfant, pas avec elle. Roman et Holia ont beau avoir un passé ensemble il n’avait jamais été question pour eux de vivre une réelle histoire d’amour. Pour dire vrai les souvenirs de leur dernière nuit ensemble sont plutôt flou. Elle avait bu, beaucoup, beaucoup trop et ne se souvient pas vraiment de ce qui s’est passé néanmoins le lendemain matin elle c’était réveillé à côté de lui. Ce n’était pas une première pour eux, les deux ex ont souvent remis le couvert durant les dernières années mais cette fois-ci les conséquences de leurs actes pourraient s’avérer bien plus importante. Quant à Alejandro il ne s’agissait que d’une nuit. Une nuit parmi tant d’autres, une nuit parmi tant d’hommes. Alors qu’elle pense à ce que chacun d’eux voudrait elle se rend finalement compte qu’elle-même ne sait pas ce qu’elle veut. Avoir un enfant ? Oui mais pas maintenant, pas comme ça en tout cas elle ne c’était jamais vraiment posée la question avant aujourd’hui. Avant que la réflexion ne se fasse trop pressante. […] Quelques heures plus tard la voilà, les deux pieds sur le sol New Yorkais. Elle n’aurait jamais pensé que cette ville lui apporterait autant de problème en si peu de temps. Quelques semaines plus tôt elle c’était retrouvée menottée à un ami qu’elle avait lâchement abandonné et aujourd’hui c’était certainement elle qui se retrouverait abandonnée. Il est 21h lorsqu’elle arrive dans l’Upper East Side, au pied de l’immeuble où vit Roman. Cette nouvelle était tellement lourde à porter pour elle qu’elle décida de se rendre à New York immédiatement après le départ de Louis. Il fallait que Roman soit au courant, il fallait qu’elle le lui dise ou plutôt qu’elle le dise à quelqu’un. N’importe qui mais il fallait qu’elle en parle autrement elle allait exploser. Pourquoi Roman en premier ? Peut-être parce qu’elle pense qu’il sera le plus compréhensif ou peut-être parce qu’elle a moins peur de le lui annoncer à lui.. Elle reste la tête levée vers le ciel pendant une dizaine de minutes, observant le building qui se tient devant elle. A vrai dire elle est si prêt et le building si grand qu’elle n’en voit pas le bout. Cette sensation étrange d’infini la calme pendant quelques secondes. Arrivée devant son appartement elle hésite un instant et frappe finalement quelques coups. Roman lui ouvre la porte, son visage et ses sourcils se froncent à sa vue. De toute évidence il ne s’attendait pas à la voir ici. « Salut, je peux rentrer ? » Elle tenta de voir si quelqu’un se trouvait chez lui mais à vrai dire elle s’en fichait, peu importe qu’il soit seul ou non elle avait besoin de lui. « En réalité c’était pas vraiment une question ouverte » Elle s’octroya elle-même le passage et s’avança en direction d’une des baies vitrées pensant que cette infinité de lumière parviendrait à nouveau à la calmer. « Il faut que je te parle » Elle se fiche qu’il veuille d’elle ici ou non, elle se fiche qu’une fille soit dans son lit en train de l’attendre ou qu’il ait une réunion ou peu importe. Elle a besoin de lui, là tout de suite elle a besoin qu’il l’écoute. Elle ne lui as jamais rien demandé et ils se sont toujours arrangés pour n’avoir aucun compte à rendre à l’autre mais aujourd’hui pour la première fois elle a besoin qu’il soit là, qu’il l’écoute, plus qu’il ne l’aura jamais fait. Elle finit par se tourner vers le salon, le découvrant à quelques pas d’elle, la fixant. « Je suis enceinte Roman… » Le dire à haute voix lui donna presque la nausée.
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MessageSujet: Re: L'avenir à le don d'arriver sans prévenir + ROMAN   Dim 24 Avr - 14:25

Roman&Holia ⊹ Roman était parti se coucher tard. Beaucoup trop tard. Les heures avaient défilés et, la ville matinale foisonnante de vie avait accomplie son objectif de renaissance. L’intrusion des rues bordées d’arbres en cage se multipliait et les limousines se ruaient pour éviter les bouchons matinaux. Les passants se pressaient, les tallons se mettaient à claquer sur le goudron du macadam. Les portiers des hôtels s’inclinaient, se redressaient, souriant poliment à une clientèle qui s’éveillait afin de reprendre son dû, présenter leurs plus belles acquisitions de la veille, se rendre beau et surtout visible pour les rivales du club des femmes d’hommes riches. Roman n’allait pas au bureau ce jour là. Il regardait les papiers posés sur son bureau, les bouteilles de scotch et de whisky qui avaient été vidées durant la nuit et l’une des tables basses fracturées dans le salon, laissant choir, sur le marbre froid, de nombreux morceaux de verres éclatant de lumière et de milles étincelles colorées lorsque le soleil s’écrasait à l’aurore, le long de la ligne d’horizon. Roman apportait son téléphone à son oreille en se défaisant de cette vision inquiétante et curieuse. En réalité, la soirée avait été musclée et pleine de tension. Heffner lui-même avait fait le déplacement pour rencontrer celui qui avait voulu lui voler son royaume et qui allait dès le soir-même, signé enfin son acquisition, des années de dur labeur pour prouver qu’il était le descendant idéal, des mois de préparations pour amener les actionnaires du magazine à se tenir à ses côtés et à pousser sa candidature. Il avait travaillé pour obtenir son rêve et désiré cette simple signature pendant encore plus de temps. Hier soir, tout s’était enfin produit mais les conversations avaient été musclées, baignées dans une bonne mer d’alcool pour dissocier la logique du vrai et apaiser les maux comme rendre encore plus fou, l’homme qui se voyait faucher par un autre qui aurait pu être son propre fils. Triste destin mais Roman Da Russo avait voulu Playboy et l’obtenait enfin. Alors ce matin, il observait le vide à ses pieds, du haut de son penthouse flambant neuf, tourné vers le sud, solaire et indissociable du ciel sablonneux.  Les papiers trônaient fièrement sur son bureau pendant qu’il appelait la femme de ménage pour qu’elle vienne délivrer l’espace des houleuses tensions qui avait surpris l’univers serein et ordonné dans lequel il vivait d’accoutumer. Il raccrochait au moment même où des coups s’écrasaient contre la porte d’entrée. Généralement, la majorité de ses convives venaient lui rendre visite en passant par l’ascenseur qui, avec un pass légitime, s’ouvrait directement dans l’immense hall d’entrée. Néanmoins, il se dirigeait vite vers la porte en se demandant qui avait eu la paresse ou l’empressement de ne pas demander son droit légitime afin d’accéder à l’ascenseur principale qui menait tout en haut du bâtiment clinquant, dans la suite époustouflante du dernier étage. Faisant l’éviter le battant du bout des doigts, sa stature glacial et imposante s’immortalisait devant le visage basanée et poudrée d’Holia, princesse du sarcasme, corps aussi beau que son minois et ce bagou débordant d’audace. Elle l’exaspérait autant qu’il avait soudainement l’envie de la soulever du sol pour baptiser sa moue orgueilleuse et cinglée. J’ai pas appelé de strip-teaseuse. Repasse ce soir. Qu’il disait comme à son habitude, avec une hargne sans merci et un soupçon d’humour qui ne s’apercevait que lorsqu’on le connaissait réellement. Son visage de marbre restait pourtant, braqué sur le sien et ne refermait pas la porte comme il l’aurait si souvent fait malgré qu’elle était une des rares personnes qu’il considérait faire partie de sa vie.  Je n’ai pas le temps pour les caprices Holia, j’ai un emploi du temps qui ne permet pas les pauses hasardeuses… Même si tu sais à quel point j’aime les femmes au gout exotique… Pervers narcissique, Roman arquait un sourcil avec un sourire en coin. Pourtant, si Holia avait l’habitude de lui faire ravaler ses paroles et d’essayer par tous les moyens de se battre par les mots avec lui, aujourd’hui, il n’en était rien. Elle avançait dans l’immense salon, balayait les hauteurs de l’Upper East Side d’un coup de cils incertains et revenait sur l’homme, planté dans sa chemise immaculé et son pantalon de smoking impeccable. Je suis enceinte Roman. Roman avait toujours l’habitude d’ingurgiter les informations même les plus désastreuses et de les modeler afin de ressortir une réponse toute faite sans aucun émotion qui avait pu venir déranger le tout. Harmonieux, simple, allant droit au but. C’est cette méthode qu’il employait devant la nouvelle de la jeune femme. C’est bien pour toi. Je ne savais pas que tu voulais devenir mère. Bonne chance. Qu’il disait sans réaliser où elle voulait en venir. En fait, l’idée le dérangeait. Holia était une enfant qui jouait tout comme lui, loin d’être la femme à pouvoir devenir mère à l’instant. Mais son regard insistait, se faisait pesant. Qui est l’heureux élu ? Qu’il débitait comme par obligation. Mais elle alourdissait l’atmosphère de ce regard impuissant et presque accusateur dorénavant. Roman voyait clair dans ses idées et d’instinct, avançait d’un pas vers elle, écrasant tous les soupçons de ses chaussures de cuir italien. Qu’est-ce que tu insinues Holia ? Que ce serait le mien ? Il fronçait des sourcils puis se souvenait. De rien en réalité. D’un vide partagé de scènes érotiques. Il avait laissé ses lèvres s’égarer dans le creux de son cou lorsqu’il se noyait dans le néant d’une Eileen misérable qui lui avait tout pris. Puis il s’était détruit à l’alcool comme la majorité des soirs, s’était battu ardemment avec son ex copine et s’était réveillé presque nu à ses côtés. S’il avait mis fin à ces souvenirs sans se poser de questions dorénavant, il doutait que ses appréhensions ne soient pas justifiées. Ne me dis pas que je suis le seul mec avec qui tu t’es laissée aller Holia ! Fais un test de paternité. A moins qu’un chèque te convienne. Qu’il disait sans sourciller. En réalité, Roman Da Russo n’imaginait pas être père, encore moins de son ex bien qu’il la portait dans son cœur malgré les airs qu’il se donnait face à elle. De plus, il n’accueillerait aucun nouveau scandale dans sa vie maintenant qu’il détenait le graal. Il s’approchait de la table basse et ouvrait le carnet de chèque qui y était apposé en poussant des morceaux de verre éparpillés sur le sol. Alors, combien ?


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MessageSujet: Re: L'avenir à le don d'arriver sans prévenir + ROMAN   Dim 1 Mai - 16:26

"Je serais forte, promis, mais pas aujourd'hui"

Alors qu’elle s’apprête à frapper la porte de la suite de Roman Holia a peur. Pendant le trajet en avion elle s’imagina multiples scènes, essayant de répertorier toutes les situations qui pourraient se produire. Essayant d’imaginer chaque réaction possible de son ex petit ami. Mais les petites scénettes germant dans son imaginaire ne firent que l’angoisser un peu plus. Elle ignorait ce qu’il allait dire, ce qu’il allait faire mais quoi qu’il en soit elle était certaine d’une chose c’est que peu importe sa réaction ce ne sera pas la bonne. Pas celle que la brune attend en tout cas. « Je n’ai pas le temps pour les caprices Holia, j’ai un emploi du temps qui ne permet pas les pauses hasardeuses… Même si tu sais à quel point j’aime les femmes au gout exotique… » Comme à son habitude Roman était incapable de s’intéresser à autre chose que sa petite personne. Elle avait besoin de lui, elle était persuadée qu’il pouvait lire l’anxiété dans son regard et pourtant il n’y prêta pas attention. Continuant sa petite scène. Il lui aurait certainement fermé la porte au nez si elle ne c’était pas immiscé de force dans la suite sans son accord, sans un regard vers lui. En temps normal la jeune femme lui aurait répondu avec la même décadence que lui mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui elle ne le laisserait pas faire, elle ne le laisserait pas se pavaner dans son beau costume, l’expédiant dehors par manque de temps. Il n’a jamais eu le temps pour elle. Pour personne. A cet instant Holia se rend compte à son tour qu’elle aussi elle manque de temps. Ce bébé est une bombe à retardement, le bruit de l’alarme s’enclenche alors dans sa tête, lui rappelant qu’elle doit prendre une décision le plus vite possible. Qu’elle n’a que quelques semaines pour décider ce qu’elle veut faire. Pas d’effet de surprise, pas de suspens, Holia décide de lui dévoiler son nouveau secret sans phrase d’accroche, sans introduction. Mais voilà qu’il fait l’autruche. Il fait en sorte de ne pas comprendre. Il n’est pas idiot il va comprendre. La brunette le fixe, sans un mot. Il va comprendre. Son regard se fait de plus en plus insistant mais la jeune femme ne faiblit pas. Pourtant chaque seconde elle devient de plus en plus nerveuse. Soudain il s’avance vers elle d’un pas assuré. Il a compris. Elle devrait acquiescer, lui assurer que oui il se pourrait que ce soit le sien mais elle sait que Roman n’a pas fini. Elle vient d’ébranler sa nouvelle vie parfaite et il ne la laissera pas faire. Elle l’écoute et chaque mot la dégoûte un peu plus. Il se dirige alors vers son carnet de chèque sortant son stylo hors de prix, la regardant. Il attend un montant. Holia sent ses joues rougir sous la colère. Elle le sait mauvais, manipulateur seulement jamais elle ne l’aurait pensé capable de vouloir l’acheter. Comment pouvait-il penser une seule seconde qu’elle dirait oui, qu’elle prendrait son chèque et rentrerait à Washington. « T’est vraiment une ordure Roman. Tu penses vraiment que je vais accepter un chèque ? C’est un enfant dont je te parle ! Tout ne se règle pas avec quelques chiffres sur un bout de papier ! » Elle se rend bien compte que dans le monde dans lequel il vit un simple chèque réussi à régler le moindre de ses problèmes. Mais pas ici. Aujourd’hui il était obligé d’affronter ce problème, d’assumer ce qu’il avait fait comme une grande personne, comme une personne normale. « Tu me penses vraiment si bête pour imaginer une seule seconde que je voudrais de cet argent ? Oh non je n’en veux pas de ton fric. Je suis enceinte, et si j’ai réussi à me le mettre dans la tête je suis persuadée que tu y arriveras aussi. Maintenant je vais rester assise là, sur ce fauteuil et je vais attendre que tu assimile l’information, je vais attendre de voir ton petit sourire narquois s’évanouir, je vais attendre de voir ton petit monde parfait s’écrouler » Elle n’était pas venu jusqu’ici en ayant l’intention de lui faire croire que cet enfant ne pouvait être que le sien mais il l’avait déçu. Elle voulait qu’il réalise, qu’il s’imagine ne serait-ce que quelque seconde ce que cette grossesse signifie pour lui. Soudain ce n’est plus la jeune femme enceinte est affolé qui lui fait face mais bien la Washingtonienne sournoise et sans cœur. Elle sait qu’avec lui la faiblesse ne marche pas, il peut la détruire en un instant, avec quelques mots. Il est puissant, incontrôlable mais elle l’es tout autant. Holia agit depuis des années dans son propre intérêt. Elle sait comment se promettre un avenir sur, elle sait comment se protéger. « N’oublie pas Roman que ce secret c’est aussi le tien maintenant. Je peux rendre cette grossesse publique et détruire tous tes projets en quelques secondes. Et crois-moi je n’hésiterais pas une seule seconde pour le faire » Peut-être la pense t-il encore trop attaché à lui pour oser faire quoi que ce soit qui pourrait lui nuir. C’est bien mal la connaître. Holia sait qu’elle vient d’allumer un feu qu’elle ne pourra pas contrôler. Elle joue la pyromane sans s’imaginer une seule seconde ce dont Roman est capable. Malgré tout son courage elle sait qu’elle n’est pas assez forte pour l’affronter alors elle décide de stopper l’incendie qu’elle vient de créer « Crois-moi que je pense tout ce que je viens de dire seulement c’est vrai. Tu n’es pas le seul père potentiel. Alors espérons juste que le deuxième Da Russo sera plus habile et compréhensif que tu ne l’as été jusque là »
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MessageSujet: Re: L'avenir à le don d'arriver sans prévenir + ROMAN   Jeu 5 Mai - 21:54

Roman&Holia ⊹ Devant son chéquier, le pied clapotant sur le marbre impérieux et surfait déposé sur l’intégralité de la superficie du penthouse, Roman faisait claquer d’impatience et de suffisance, ses talons italiens de cuir lustré et noble jusqu’à ce que le temps ne daigne lui faire perdre des instants cruciaux pour ses affaires et qu’il ne décide finalement, de redresser un menton pressant sur le minois d’Holia. Stupéfaite, elle le lorgnait d’un air de mépris, une démesure de haine qui saccageait son visage aux traits réguliers, sublimes, effrontés même. Ne fais pas cette tête là. Ce n’est qu’une formalité. Si tu refuses uniquement par principe, sache qu’ici, tu n’as aucune crainte. Je ne te jugerais jamais parce que tu auras accepté ce chèque. Et tout le monde est à vendre. Qu’il lui disait tout en empruntant une expression singulièrement empathique, comme s’il la comprenait et ne voyait absolument pas son refus émis haut et clair, comme ses vrais désirs inexprimés. Roman n’imaginait pas Holia avec un enfant. A vrai dire, elle lui était de nombreuses fois arrivée de lui raconter ses parties de jambe en l’air avec les hauts dignitaires de la capitale américaine. Autant dire qu’il était inenvisageable que la jeune femme se montre digne de cet embryon qui était une tâche et entrave en plein milieu de sa vie, en sommet d’une jouvence plénière et idyllique. Son visage se teintait d’un rouge crépusculaire au centre de sa peau tirée au couleur du soleil, ses deux pupilles d’un bleu océanique l’incendiant avec une puissante rancœur poignante de perceptibilité. Quoi ? Tu vas me faire croire que tu t’attendais à ce que j’accueille la nouvelle en te serrant dans mes bras ? Réfléchis Holia. Tu n’es peut-être que photographe. Moi je dirige deux entreprises, mon nom est connu. Crois tu vraiment que j’ai l’envie de m’encombrer d’une telle nuisance dans ma vie ? Roman n’avait pourtant rien contre les enfants. Mais ceux faits d’amour étaient les seuls qu’il concevait et il n’était pas prêt pour entamer une vie de famille et surtout pas avec une personne qu’il considérait avant tout comme une peste d’ex qu’il appréciait pourtant pour ces mêmes raisons. Holia, ma douce et belle Holia… Tu ne croyais tout de même pas que j’allais te féliciter, demander la garde de l’enfant, te demander en mariage et t’emmener, dans ma plus grande magnanimité, en lune de miel ? Roman, dans sa plus grande splendeur dictatrice et d’acier flamboyant, arquait un sourcil amusé et esquissait un sourire provoquant à souhait. Misérable homme d’affaire qui ne cachait jamais la moindre de ses pensées, Roman ne s’encombrait aucunement de mots doux et de diplomatie. Il n’avait pas le temps pour ça et aucunement l’envie, dans sa plus élémentaire sympathie, d’en faire perdre également à ses interlocuteurs. S’il blessait Holia, ce n’était pourtant pas son attention et elle ne devait pas se méprendre sur la relation qu’il entretenait à ses côtés. Mais un enfant et l’idée qu’elle vienne lui faire comprendre qu’il pouvait être le géniteur d’un futur qu’il n’envisageait pas le moins du monde, était hors de ses convenances. L’observant en silence, il attendait qu’elle se calme et finisse par adopter l’idée qu’il allait lui tendre la main et son compte en banque inépuisable de ressources flambantes. Très bien, à ta convenance. Qu’il disait en refermant enfin son chéquier et en se redressant de son fauteuil royal alors qu’elle finissait à contrario, par s’asseoir pour déposer ses menaces grandioses devant un homme puissant qui aurait pu, en un claquement de doigt, la faire disparaître aussi aisément que la manière simpliste avec laquelle, la jeune femme lui avait imposé son tout nouveau secret. Ne me parles pas sur ce ton Holia, tu te méprends. Je n’ai aucun souvenir de cette nuit. Je veux un test de paternité et jusque là, oses une seule fois me menacer moi et ce que je battis depuis 6 longues années et je te jure que tu pourrais amèrement le regretter. J’ai vu bien pire comme manipulatrice et je peux te dire que mon armure est bien plus robuste que la tienne. Lâché d’une voix lourde d’autorité et de glace, Roman s’était muré dans une posture d’impitoyable démesure et comptait bien renvoyer ses idées aussi vite que sa mine amusée par son soi-disant, retournement de situation. Cette fois-ci il s’était fait plus intimident et guettait tous signes réfractaires et alarmants pour continuer ses intimidations qu’il maniait à la perfection. Alejandro ? Tu oses me dire que tu as couché avec mon frère ?! C’était l’égo de Roman qui en prenait un coup et avec cette nouvelle révélation, un hurlement grondant qui pourrissait la cage renfermée de sa gorge. Son regard prenait l’intonation d’une fumée noire pendant qu’il imaginait son frère, coucher avec son ex. Si Roman, durant leur relation n’avait pas été des plus convenables et que les deux amants étaient au courant de leur incartades respectives, il ne désirait aucunement que deux Da Russo soient attribués au même tableau de chasse, ce qu’elle avait fait, sans aucune honte. Tu veux aussi ruiner la carrière de mon frère Holia c’est ça ? Tu t’es sûrement dit que notre famille comportait son lot de beaux pigeons. Il est au courant ? Qu’il lui disait en s’approchant d’elle un peu plus d’elle, son visage projeté vers le sien, à quelques centimètres de sa fierté inhabituel. C’était cette capacité de gerce qui l’avait poussé à l’entreprendre et à se l’approprier. Aujourd’hui, il ne savait s’il devait appeler Alejandro pour lui hurler dessus, détruire Holia et sa carrière ou même, appeler un tueur à gage…


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Nina Fitzmartin
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MessageSujet: Re: L'avenir à le don d'arriver sans prévenir + ROMAN   Sam 21 Mai - 21:38

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