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Nightmares for dreams (carter)

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MessageSujet: Nightmares for dreams (carter) Dim 17 Avr - 20:19

Aretha Franklin dans les oreilles, des bougies parfumés pour réchauffer l’atmosphère feutrée et des nuages de mousse qui s’éclairaient aux couleurs des néons de feu pour recouvrir son corps. Shade se détendait et s’immergeait jusqu’au cou dans l’océan de nacre qu’elle s’était improvisée après être rentrée d’une journée des plus difficiles. Toujours la même rengaine pourtant. Le psychologue pour suivre ses états d’âme et attester qu’elle pouvait retourner au travail avec son insertion dans le monde tumultueux et dangereux des réseaux terroriste. Elle avait ensuite vogué au travers de la ville, avait emprunté les artères les plus utilisées, bouchées par les voutes noirs qui se dégageaient d’au dessus des pelotons de moteurs rutilants désireux de rentrer le plus rapidement chez eux. Elle avait laissé couler ses pas un à un vers le centre de Washington, s’était prostrée devant la maison blanche pour lorgner les hauteurs du balcon présidentielle qu’on apercevait des hautes grilles cendrées puis avait fait demi-tour pour rentrer chez elle. Rien de douloureux, rien de bien exaltant ni exténuant. Mais dans sa tête un bordel désinvolte ne cessait de retourner sans cesse ses pensées et lui faire perdre peu à peu pied. Shade avançait dans ses journées en priant pour retourner rapidement au travail. Elle n’en pouvait plus de ces mois de réinsertion et de preuves qu’elle devait montrer sur sa santé mentale autant que physique. Lorsque la jeune espagnole ne faisait rien, elle perdait vite pied, tournait en rond comme un poisson dans son bocal, observait, misérable, les entrailles de sa solitude et peinait encore et encore, à enchaîner les lumières du jour et les étoiles de la nuit à un rythme qui frôlait l’incongru. Shade voyait tourner le temps mais elle ne valsait plus dessus depuis longtemps. Prisonnière des heures et de l’ennui, elle attendait une lettre qui ne semblait jamais arriver. Jusqu’à ce qu’elle rentre ce soir là. Posée en évidence sur le comptoir de la maison, elle s’attendait à y voir le prénom d’Ivan ou d’Hamilton. Au contraire, la belle Morreni arrachait presque le papier avec les dents lorsqu’elle y voyait le sceau fédéral. Allongée dans l’eau brûlante, elle savourait sa future vie retrouvée. Ses joues rosies, son visage dessinait un sourire divin au travers des vapeurs qui s’échappait des eaux. Shade avait reçu le papier de ses espérances, le sésame, son millésime, sa libération. Dès lundi, elle retournait enfin travailler et tenterait de se délivrer des images perverses qui rodaient dans sa tête dans l’espoir qu’ils en viennent à la dépraver complètement jusqu’au point d’altérer ses humeurs et son comportement d’une manière définitive. Elle était forte mais supportait le chaos actuellement. Il fallait juste qu’elle travaille de nouveau. Son téléphone sonnait et elle sortait une main lasse de son bain pour attraper l’appareil qui manquait, sous ses vibrations, de s’écraser sur le carrelage brun. Carter ? Qu’elle disait en connaissant pour autant, la réponse. Ce soir ? Vraiment ? Ok… Passe à la maison les garçons ne seront pas là. On pourrait sortir, à voir… Oui, à toute. Elle raccrochait aussi vite que la conversation s’était conclue. Elle fronçait des sourcils et se redressait sous les icebergs perlés qui recouvraient ses formes féminines. Carter avait une voix inquiète, de celle qu’elle n’aimait entendre lorsqu’il prenait de ses nouvelles. Si depuis son retour de sa mission, elle s’était montrée des plus évasives, il savait avec quels démons elle vivait actuellement. Les deux terroristes qu’elle avait mis sous les barreaux étaient libres après avoir marchandé leur immunité envers le président en échange d’informations qui pouvaient mettre fin à un nombre conséquent de dossiers. Mais il ne pouvait s’empêcher de remarquer qu’au-dela de cette explication, Shade avait changé et en était rentrée bien plus dénaturée et désaxée que d’habitude. Pour autant, elle n’avait pas l’envie de lui raconter les moindres détails de ce qu’il s’était passé durant ces derniers mois et préférait élaguer les questions gênantes en se prêtant au jeu du mensonge et du faux qu’elle maîtrisait à la perfection. La jeune femme, dans la cuisine dans laquelle elle n’avait pas mis les pieds depuis son retour, tentait de cuisiner plusieurs plats afin d’accueillir son meilleur ami de la meilleure des manières. Si elle espérait que ce geste puisse montrer qu’elle continuait à vivre et à s’occuper, Carter pouvait tout autant y voir une forme de supercheries qui était présente uniquement dans le but de faire disparaître ses plus grandes inquiétudes. Elle s’installait autour de la table qu’elle avait dressé, plat au centre, fumant d’un parfum savoureux et ouvrait une bouteille de vin pour servir deux verres au moment même où quelques coups perçaient le bois brut de la porte d’entrée. Je suis contente que tu aies appelé, j’ai une superbe nouvelle à t’annoncer… Qu’elle disait en se dandinant sur ses petits pieds nues, le courrier en main qu’elle faisait virevolter autour de sa tête, un grand sourire extatique aux lèvres. Je retourne travailler, c’est bon ! Je n’ai pas été déclarée aliénier ! Qu’elle déclarait pour faire rire le bel homme qui se présentait devant elle. Carter, son meilleur ami, celui qui lui était le plus proche. A vrai dire, il était son plus fidèle allier. Celui qui avait suivi ses traces pratiquement toute sa vie lorsqu’elle avait emménagé aux Etats-Unis. Il était bien le seul à connaître tout d’elle, ses problèmes avec son père tyrannique tout comme sa libération à Barcelone, l’assassinat de sa sœur puis sa fuite vers une nouvelle vie, sur un nouveau continent. Si Shade avait changé et avait récupéré un équilibre parfait, il avait toujours mis un point d’honneur à faire attention à elle sans bien même vouloir le lui montrer. Elle était de ce genre de fille qui avait toujours voulu faire seule, entêtée jusqu’à la moelle, ancienne boxeuse, il était évidemment que la jeune femme ne désirait en aucun cas se sentir protéger. Tadam ! Qu’elle disait en présentant la table du séjour. Un peu surexcitée, Shade en faisait trop. Beaucoup trop. Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’elle disait enfin devant sa mine hésitante. Rebroussant ses beaux espoirs d’une soirée parfaite avec son partenaire des plus beaux jours, elle l’observait méfiante en l’intimant de cracher le morceau.

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Wren Rosenbach
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MessageSujet: Re: Nightmares for dreams (carter) Jeu 21 Avr - 22:01

"Friends are a strange, volatile, contradictory,
yet sticky phenomenon. They are made, crafted,
shaped, molded, created by focused effort
and intent. And yet, true friendship, once recognized,
in its essence is effortless.


"Best friends are formed by time."

Il pianote sur l'ordinateur à une vitesse folle, ses doigts virevoltant, tapant un code puis un autre pour découvrir les informations dont le gouverneur a besoin pour décharger sa cargaison. Quel mot idiot sa cargaison ! Carter en est malade de se dire que des femmes sont enfermées dans des conteneurs, transportées comme de vulgaires matériaux, du bétail. Et plus que tout, qu'elles soient destinées à une vie de misère, de prostitution ou d'esclavage. Carter est tout prêt de faire tomber le gouverneur et son affreuse combine. Il le sait, il en est très proche, et il n'a qu'une hâte, l'arrêter en compagnie de Shade. Parce que même si sur cette affaire Carter est seul et doit se débrouiller par ses propres moyens, Shade reste sa partenaire malgré tout. Et plus qu'une partenaire, elle est sa meilleure amie, la seule femme à avoir réussi à s'implanter dans son cœur, même si en toute honnêteté, c'est de la manière la plus platonique qui soit. Parce que Carter, c'est l'handicapé des sentiments par excellence, le mec incapable de s'ouvrir, qui n'a jamais dit je t'aime à une autre femme que sa mère. Et Shade est bien la seule à avoir réussi l'exploit de le voir s'ouvrir à elle. Alors forcément, lorsqu'une affaire comme celle-ci se présente à lui, il ne voit personne d'autre qu'elle pour l'aider dans cette arrestation. Et outre cette volonté de réaliser ça avec elle, Carter sent que Shade a besoin de soutien, même si elle ne l'avouera pas. Et il en est sur, quelque chose tracasse sa meilleure amie. Il la connait parfaitement et a suffisamment connaissance de ses secrets pour savoir que quelque chose l'embête et l'empêche de profiter pleinement. Bien sur, sa dernière mission ne s'est pas passée comme elle l'avait espéré et quelque chose d'assez étrange s'était passé, même si Shade avait refusé d'en dire plus à Carter. Pourtant, ça n'avait pas été très difficile pour Carter de deviner que la mission avait pris un tournant étrange, lorsque Shade avait été mis au repos forcé pendant quelques semaines, et devait consulter un psychologue du FBI pour être apte à reprendre le travail. Shade s'était contentée d'un geste de la main pour effacer toutes ces interrogations lorsque Carter lui avait demandé les raisons de cette rencontre avec un psy. Visiblement, Shade n'était pas prête à en parler. Alors Carter lui avait laissé du temps, mais bien des jours et des semaines étaient passés, et la jeune femme n'avait pas mentionné une seule fois sa mission. C'est pour Carter avait pris ses dispositions pour aller lui rendre une petite visite. « Monsieur Grinberg? J'ai terminé de craquer les informations dont vous aviez besoin pour la prochaine cargaison. Avez-vous besoin de moi pour quelque chose d'autre? Si non, j'aimerai partir, comme je vous l'avais demandé hier, j'ai besoin de me rendre à Washington, ma sœur semble avoir des soucis et j'aimerai en savoir plus. » Afin de pouvoir avoir un contact régulier avec Shade et donc avec le FBI, Carter avait spécifié que sa couverture inclut une sœur dont il est très proche, sœur incarnée par Shade elle-même. Evidemment, il ne l'avait pas trop mentionné pour ne pas sembler suspicieux, mais suffisamment pour montrer l'importance de sa sœur à ses yeux. « Bien sur Liam. Comme convenu je te donne le reste de la semaine. Profites de ta sœur et j'espère que ça ira pour elle. Merci pour les informations d'ailleurs, ça va nous être très utile. » Carter sert les dents en souriant et en inclinant le gouverneur en signe de remerciement. Ca le rend fou de voir avec quelle décontraction le gouverneur parle de son trafic, sans une once de regret, sans la moindre gêne. S'il pouvait, il lui foutrait son poing dans la tronche et il se retient du mieux qu'il peut pour ne pas le faire en ce moment même. Mais Carter prend sur lui, et il fonce à l'aéroport pour attraper le premier vol pour Washington. Juste avant il passe un coup de téléphone à sa meilleure amie. « Shade ? C'est moi. Je suis à l'aéroport, je prend un vol pour venir te voir !! Oui, j'arrive ce soir, surement sur les coups de vingt heures. Je viens chez toi alors, à toute. » Il raccroche et commence à passer la sécurité, puis l'embarquement. Son vol dure à peine une heure et lorsqu'il atterrit, il attrape le premier taxi qu'il peut et donne l'adresse de Shade. Heureusement, ses colocataires ne sont pas là et leur laisseront tout le loisir de discuter ouvertement, sans avoir à parler coder. Finalement, il se plante devant chez elle et la laisse lui ouvrir la porte, pendant qu'il pose un baiser sur sa joue, avant de chiffonner ses cheveux. « Tu m'as manqué ! J'aime pas ne pas pouvoir te parler comme je veux tu sais ! » Décidément, Shade est réellement la seule femme capable de le rendre sentimental. Il passe le pas de la porte et Shade en profite pour lui annoncer une super nouvelle. Elle reprend le travail, le psy lui a officiellement donner l'approbation nécessaire à reprendre le travail. « Ah mais c'est génial ça ! Je suis vraiment heureux pour toi. Et pour moi aussi d'ailleurs ! Je vais pouvoir me débarrasser de ce boulet qui me sert d'agent de liaison et pouvoir m'entretenir avec toi. » Il a détesté travailler avec un autre que Shade parce qu'avec elle, il a ses habitudes, ses façons de faire, ses manières de ne pas avoir à se parler pour se comprendre. Avec l'autre, c'était loin d'être le cas. Shade lui montre la table qu'elle lui a préparé, déployant tous ses talents de cuisinières. Carter en est ravi mais il se pose cependant bien trop de questions à son sujet. Et visiblement, Shade le voit très rapidement. « Rien .. C'est juste que j'ai l'impression que tu ne me dis pas tout. D'habitude tu me confies tout, sans retenue. » Il s'arrête un instant, la fait s'assoir et pose une main sur son bras. « Shade qu'est-ce que tu me caches ? Ne me dis pas rien, je te connais à la perfection, tu le sais. Alors dis moi la vérité s'il te plait. » Il ne passe pas par quatre chemins et va directement à l'essentiel. Parce qu'il est sur d'une chose, Shade finira par lui révéler son secret.
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MessageSujet: Re: Nightmares for dreams (carter) Mer 27 Avr - 20:06

L’odeur de la viande rôtie embaumait la pièce, carré, rassurante, immensément chaleureuse et d’une vie éparpillée à ses quatre coins. Les chaussures d’Ivan traînaient contre l’escalier de bois pendant que quelques vestes d’Hamilton s’entassaient sur le porte mentaux familial qui trônait fermement mais presque pliant sous l’encombrement des divers vêtements qui y étaient suspendus sans jamais s’alester. Les condiments coloraient l’espace et le nuage grisâtre qui mitigeait l’horizon de cette diverse félicité qui courrait dans la maison et reflétait le mieux, ses habitants. Shade était celle qui bougonnait le plus. D’une nature à cacher son mal pour des sourires de convenance, elle avait toujours fait de sa vie, une longue série d’évènements qu’elle ne contrôlait pas forcément mais qui ne semblait l’atteindre que de surface. Mais à l’intérieur, tout restait imprégné, comme une fumée échappée d’une cigarette qui aurait léché les tissus couvrant sa peau, imbibant son odeur d’un feutré amère. Shade elle n’était pas souvent de bonne humeur, elle était lassée, blasée, ronronnant de morosité de gamine jamais satisfaite. En réalité, elle était difficile à vivre et aimait sa solitude, sa liberté, ses moments d’abandon renfrognés où elle laissait certaines fois échapper ses plus belles migraines. Shade était une constellation d’étoiles contraires et d’idées reçues. Elle jugeait sans s’accoutumer des apparences et se divisait afin de laisser aux gens qui l’entouraient, seulement l’apparence d’une femme libre d’esprit forte et indomptable. En réalité, Shade avait vécu sans attache et avec bien trop de traumas. Elle n’avait jamais connu l’amour ou si peu, avait affaibli l’audace de ses sentiments au moment où ils avaient pu éclore, comme dans le cœur de toute femme, quand l’heure était devenue qu’elle s’imprègne de la réalité de la vie, de sa beauté fragile, du romantisme de la moindre de ses compositions. Shade vivait d’interdits, d’inédits et de cauchemars et c’était tout cela qui la rendait indestructible, vivant de ses propres imperfections immuables. A l’époque, seul Carter hantait ses pensées, prenait possession de sa conscience, faisait en sorte qu’elle réfléchisse sur ses actions et sur ses opinions. Carter était le roc solide sur lequel se reposer, il avait été plus qu’un coéquipier et un allier mais un meilleur ami sur lequel, elle avait compté pratiquement toute sa vie, lorsqu’elle s’était libérée des dictats de sa famille en Espagne. Il savait tout d’elle, bien plus que certaines fois, elle aurait aimé. Mais sans se cacher, elle lui avait offert sa vie, son travail et tout ce qu’elle contenait. Elle l’avait laissé protégé son îlot de doutes et d’appréhension, sa tête ravagée par les déceptions, les controverses et les soupçons d’indifférence pour son passé trouble et équivoque. Carter elle l’aimait comme un frère mais certaines fois, elle se disait qu’il n’imaginait pas à quel point la jeune femme pouvait être compliquée, au bord de la misère, en proie à des décisions qui contredisaient sa libre-pensée, sa logique, tout ce qui pouvait lui donner de la crédibilité. Usée des convenances, Shade voguait sans ligne distincte entre bien et mal, maudite des temps d’avant, elle savait qu’un jour, il ne la comprendrait plus et finirait par trouver en cet âme torturée mais si sereine et bienveillante, un esprit psychologiquement débordé. J’ai dû rétrécir. Tu me parais plus grand. Ou plus mince, je ne sais pas. Ils te nourrissent au moins ? Qu’elle disait en fronçant des sourcils pas sûr d’être assez précise pour qu’il comprenne qu’au final, le changement, c’était simplement le temps qui leur avait manqué et les avait séparé. J’ai dû faire brûler quelques trucs. Femme au foyer ça ne me corresponds pas. Ca m’énerve même. Je ne comprends pas ces filles qui s’efforcent de s’emprisonner pendant que la personne qui est censée les soutenir sur leur esprit fort et indompté, s’évertue à les enchaîner dans un temps révolu… Shade parlait souvent beaucoup avec lui, bien trop même. Souvent silencieuse et mesurée, elle laissait ses pensées s’échapper au gré  de ses envies en la présence de l’homme qu’elle aimait tant. Ravie de sa présence, elle laissait s’éterniser son regard sur le sien, coulant sur son corps, ses mains, tout ce qui montrait qu’il allait bien et n’avait pas viré cynique et complètement lésé. C’est clair. Et puis sa tête surtout. Ce petit museau de rongeur qui t’épie dès que tu as le dos tourné. J’ai su dès que je l’ai rencontré qu’il ferait un très mauvais collaborateur. Qu’elle disait complètement sérieux sur la personne qui l’avait remplacé un moment aux côtés de Carter lorsqu’elle même, était en totale immersion dans un monde dangereux et brutal. Tu sais, c’était plus difficile que je ne l’aurais cru. Qu’elle lui disait pour toute réponse, la main de Carter, s’attardant sur son bras comme pour la pousser à la faire avouer. Ses fautes, ses plus grandes hontes, le refoulement de ses idées confuses qu’elle plaquait dans un recoin de son univers atrophié. J’ai fait la conne Carter. Je me suis laissée submergée par certaines personnes qui semblaient… Différentes. D’ailleurs ils sont partout. A la télé, aux infos, dans ma vie, dans cette ville… Shade longeait son regard vers la nuit illuminée par quelques néons au travers de la vitre de la salle à manger. C’est pas facile de tenir ses sentiments éloignés du travail. Je ne pensais pas. Carter le savait. Il savait à quel point ils étaient tous les deux communément appelé des insondables. Ils ne s’ouvraient pas facilement et confectionnaient une vraie carapace afin de se protéger des autres. Carter, tu me connais mais là j’ai jamais autant déconné de ma vie. Les yeux dans les yeux, elle n’osait plus parler. Elle voulait lui montrer que tout révéler pouvait mettre un coup au respect qu’il lui portait à elle et ses actions. Elle avait vécu la tyrannie de son père, l’assassinat de sa sœur, son indépendance, son changement de prénom, Eliana était devenue Shade mais entre temps, sa personnalité avait tout autant évolué et elle était sûr que cette fois-ci, elle s’était totalement fourvoyée au point de n’oser dire à son meilleur ami ce qui la persécutait. Pourtant, elle était sûre qu’il avait compris les grandes lignes…

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MessageSujet: Re: Nightmares for dreams (carter) Sam 4 Juin - 15:36

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