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nothing on our minds (louise)

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MessageSujet: nothing on our minds (louise) Mer 6 Avr - 18:32

Take me to a place
Where we both don't have to face
The things we faked
There'll be nothing on my mind.

•••

« Bon un dernier verre alors. » concède-t-il dans un sourire en acceptant le shot qu'on lui tend sans vraiment se faire prier. Il reçoit le cri d'enthousiasme de ses camarades avec une satisfaction non dissimulée avant de reposer le récipient sur la table d'un geste vif. Le voilà de retour dans une soirée on ne peut plus animée dans boite de nuit qu'il n'a que trop fréquentée depuis qu'il a atteint l'âge de consommer de l'alcool - et même avant, soyons honnêtes. Parfaitement à l'aise dans le quartier de Brooklyn qui l'a vu naître, Dean se sépare finalement de la joyeuse bande d'ivrognes agglutinés au bar et se fait une place dans la masse des danseurs sur la piste. N'y avait-il pas laissé Louise, quelques minutes plus tôt ? Ou peut-être était-ce quelques heures ; les bienfaits de l'alcool lui ont arraché toute notion du temps bien qu'il conserve encore presque toutes ses capacités mentales. Un brin interpellé sans pour autant arriver au stade de l'inquiétude, il rejoint difficilement un groupe de trois filles qu'il avait croisé un peu plus tôt dans la soirée alors qu'il était encore en compagnie de la jeune Scofield. « Vous n'auriez pas vu la grande brune de tout à l'heure ? Je crois l'avoir égarée. » demande-t-il en leur offrant un regard concerné particulièrement attendrissant. Si le terme "égarer" pouvait sembler étrange, le jeune homme trouvait qu'il collait pourtant parfaitement à la situation tant Louise était devenue l'équivalent de son ombre depuis quelques semaines. Il ne sortait presque plus sans elle et s'ils se séparaient parfois au cours d'une folle soirée, ils finissaient toujours pas retrouver leur chemin l'un vers l'autre et par quitter les lieux ensemble. Dans l'état un brin fragile dans lequel elle semblait se trouver ces derniers temps, il n'avait en effet donné sa confiance à personne si ce n'est à lui-même ou à un taxi pour la raccompagner chez elle. Devant le regard interrogateur que lui lancent les trois jeunes femmes, Dean se voit contraint d'affiner sa recherche, conscient qu'il a peut-être été un peu vague. « La jolie. » qu'il rajoute d'un air entendu. Elles semblent cette fois-ci comprendre et l'une d'elle hoche la tête en lui indiquant la porte d'entrée d'une main aux ongles parfaitement manucurés. C'est qu'il avait parlé à beaucoup de grandes brunes ce soir, Dean, comme à d'habitude. Et si la plupart étaient loin d'être désagréables à regarder - bien au contraire - Louise avait cette beauté singulière qui lui valait ce qualificatif de "jolie" que les autres n'auraient pas mérité aux yeux du jeune homme. Il remercie ses informatrices dans un sourire et se dirige vers la sortie par laquelle sa compagne de soirée s'est visiblement échappée. Arrivé dehors il la voit enfin, titubant de sa démarche à l'origine gracieuse mais rendue plus fébrile par la quantité d'alcool qu'elle a du une fois de plus consommer au cours de la soirée. « Tu fais bande à part maintenant ? » qu'il la hèle quelques mètres derrière elle, avançant d'un pas tranquille dans sa direction. C'était bien l'une des premières fois qu'elle quittait une soirée sans lui, et s'il lui en fallait plus pour s'offusquer, il avait bien l'intention de le lui faire remarquer. A mesure qu'il se rapproche, il lui offre un délicieux sourire amusé en la retrouvant enfin d'un peu plus près. Voyant qu'elle n'a cependant toujours pas stoppé complètement sa marche, il franchit la distance qui les sépare en quelques pas et vient entourer son corps de ses bras, l'empêchant de faire un pas de plus. « On peut savoir où tu comptes aller comme ça ? » qu'il la questionne d'un air tranquille, utilisant désormais un seul de ses bras pour bloquer ses mouvements, la seconde étant occupée à venir récupérer une cigarette de son paquet. Il la glisse entre ses lèvres et se voit contraint d'utiliser de nouveau ses deux bras pour l'empêcher de s'échapper de son étreinte. « Si tu pouvais arrêter de gigoter et m'allumer ma clope à la place, ce serait vachement sympa. » La cigarette toujours entre ses lèvres, il lui indique d'un geste de la tête la poche de sa veste où se trouve un zippo argenté. Si le reste de son corps est immobilisé par les bras du jeune homme, ses mains ont elles une totale mobilité. Dean avait fini par s'habituer à la présence de Louise une fois la nuit tombée, quand bien même il ne s'était à l'origine pas attendu à la voir se perdre dans le délicieux oubli des fêtards. Bien qu'il l'ait tout d'abord imaginée comme cette fille prudente et constamment maîtresse d'elle-même, elle semblait malgré tout s'être prise au jeu de ce monde auquel il l'avait initiée. Si c'était une bonne ou une mauvaise chose ? Il ne s'était jamais vraiment posé la question : après tout tant qu'elle était avec lui, il n'avait pas de raison de s'inquiéter.
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MessageSujet: Re: nothing on our minds (louise) Jeu 7 Avr - 1:41

Under the bright
But faded lights
You set my heart on fire.


Louise ne sait plus depuis combien de temps son corps a pris le contrôle. Depuis combien de temps elle a fait taire sa tête, sa raison, pour se perdre dans ce qui semble être devenu un état quasi constant chez elle. Tout devient machinal chez elle, ses gestes, ses paroles. Elle ne réfléchit pas, en tout cas plus comme la Louise qu’elle est normalement. Elle s’est perdue entre 2h12 et 2h18 du matin, quand elle a décidé qu’il était temps de lancer un shot contest. Rien de mieux pour que tout se mélange dans son esprit en une œuvre d’art abstraite, où l’on ne discerne ni forme ni couleur. C’est une enfilade de verres vides qui trônait sur le bar qui leur faisait face, et c’est un air effronté qui s’était dessiné sur le visage de la demoiselle. Un feu de joie dans la gorge, un feu d’artifice dans la tête et le cœur. Et depuis, elle ne tient plus en place, jonglant entre la piste de danse et le bar collant, manœuvrant entre inconnus rafraîchissants et Dean rassurant. Malgré la foule oppressante, il suffit qu’elle le cherche pour le trouver. Toujours. Il a une aura invisible au-dessus de lui, une chaleur particulière qu’elle distingue des autres et qui lui permet de retrouver le droit chemin. Le chemin vers lui. Toujours. Sauf cette fois. Cette fois, Louise, elle veut fuir subitement. Elle danse sur la piste sans se donner la peine de penser à l’impression qu’elle donne, et d’un coup, ça la presse au cœur, ça la presse au cœur. Elle perd le nord, en même temps que son sang-froid. Elle a besoin de prendre l’air, de respirer à pleins poumons, parce que dans cette salle pleine à craquer, elle suffoque. Elle fait un tour sur elle-même, et s’arrête net, sur lui, accoudé au bar avec une bande de mecs, hilare. Elle hésite une seconde, puis finit par avancer. A reculons. Vers la porte de la sortie. L’air frais extérieur lui fouette le visage, mais ses idées ne se remettent pas pour autant en place. Les soirées s’enchaînent et se ressemblent. Elle repousse ses limites un peu plus chaque fois, surtout concernant sa résistance à l’alcool. Elle n’a jamais été ce genre de personnes, qui enchaîne les soirées comme elle enchaînait les réunions. A lever le coude sans jamais être essoufflée. Pourtant, ça semble être une seconde nature. Pourtant, c’est une première. Dean est ce genre de premières fois. De celle qu’on ne prévoit pas à l’avance, de celle qu’on assure qu’elle n’arrivera jamais, de celle qui nous happe sur la route, beaucoup trop belle, trop entraînante pour être repoussée. De celle qu’on embrasse à bras ouverts, comme si on l’avait attendu toute sa vie.  D’une certaine manière, Dean l’a arrachée de sa torpeur, sans même qu’elle n’ait rien demandé. Et c’est ce qu’il fait une fois de plus alors que sa voix résonne dans la ruelle. Elle sait, Louise, ce que sa sortie de la boîte signifie, que la soirée est finie, qu’il est temps de rentrer à la maison pour rejoindre la réalité. Louise n’est pas prête, elle veut que cette sensation d’ivresse dure infiniment, que son esprit continue d’être embrumé pour le restant de ses jours, et c’est donc en signe de désapprobation qu’elle fait mine de ne pas l’entendre et continue d’avancer droit devant elle. Mais il la rattrape rapidement, et l’encercle d’une étreinte solide qu’elle tente de combattre, avant de rapidement abandonner. Elle fronce les sourcils, hoche la tête une seconde sur le côté en clignant plusieurs fois des paupières cherchant quelque chose à rétorquer. Ses mains s’engouffrent finalement dans les poches du jeune homme à la recherche du fameux briquet, qu’elle saisit d’une poigne malhabile. « Tout le monde le sait, sympa c’est mon deuxième prénom. » qu’elle dit d’un ton ironique en allumant la cigarette qui les sépare. Elle ne le regarde pas dans les yeux, fuit ce regard bien trop lucide, bien trop réel. C’est ainsi qu’elle se rend compte que l’élève n’a pas dépassé le maître et que ça n’arrivera sans doute jamais, car Dean a beaucoup d’avance sur elle. Des années. Elle a l’impression d’être une gamine dans ses bras, qu’il a tout vécu avant elle, qu’elle a un retard monstre qu’elle ne pourra jamais rattraper. Elle est un caillou dans la chaussure de Dean, Louise. Un caillou dont il n’arrive plus à se débarrasser, même si elle voudrait tant lui montrer qu’elle peut maintenant se débrouiller toute seule. Elle finit par poser ses mains sur les bras du jeune homme, pour se soutenir, lui permettant ainsi de se débarrasser de cette paire d’escarpins encombrante au possible. Elle croit qu’ainsi, elle va perdre sa démarche titubante, mais elle ne leurre personne. « Je suis pas prête à rentrer, t’as qu’à y aller toi. Je fais un petit tour du quartier et j’appelle un taxi. » Elle essaie de se donner un ton convaincant, alors que son regard est fuyant, fixe tout sauf le jeune homme. Elle ne veut pas rentrer dans son appartement vide, pour tourner dans son lit froid en se demander ce qu’elle fout. La liberté, c’est ça qu’elle veut ressentir encore un peu, juste quelques heures. Même si ce n’est qu’éphémère. Ses doigts tremblants se saisissent de la cigarette qui fait un aller rapide entre ses lèvres, pour ne tirer qu’une longue taffe, avant de retrouver celles de son propriétaire. Elle serre un peu plus les bras de Dean, un sourire malicieux éclairant alors tout son visage, alors qu’elle finit par faire face à ces deux billes bleues qui la dévisagent. « Ou alors, tu m’accompagnes ? »
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MessageSujet: Re: nothing on our minds (louise) Lun 20 Juin - 0:34

Dean n'éprouvait pas le moindre manque dans sa vie, ou du moins rien de réellement pesant. Certes, sa mère lui manquait parfois lorsqu'il songeait au quotidien morose qu'elle s'imposait. Son père aussi, à Washington, effleurait de temps en temps son esprit. Même le tabac parvenait à lui créer une certaine impatience lorsque la fumée prenait trop longtemps à retrouver ses poumons. Pourtant aucune place dans le coeur du jeune homme ne restait inlassablement vide tant il se satisfaisait de peu. Même son célibat ne lui intimait pas la moindre nostalgie puisqu'il en était le seul responsable, volatile et incapable de rester plus de quelques mois avec la même femme tant il s'en détachait aisément, bien trop concentré sur l'instant présent et sur sa liberté.  Ainsi il aurait très bien pu continuer sa vie sans la présence de Louise pour peupler ses nuits festives. Et pourtant. De la même façon qu'il était capable de se détacher de tout avec une étrange facilité, Dean avait une préférence particulière pour les premières rencontres. Et Louise, par sa douceur mêlée de détresse, lui avec apporté cette fraîcheur qu'il appréciait tant. Il cherche à attraper ses prunelles mais ne tombe sur sur un regard fuyant, qu'il met presque immédiatement sur le compte de l'alcool. Il lâche un rire un brin moqueur face à sa réponse, autant pour ses propos que pour l'ironie qui trône dans sa voix. « Vu ton état je suis pas sûr que tu t'en rappelles encore, de ton deuxième prénom. » qu'il raille non sans se défaire de son sourire chaleureux qui montre par sa simple présence qu'il ne la juge pas une seconde. Il savoure finalement la cigarette qu'elle vient d'allumer - non sans quelques difficultés qu'il est trop aimable pour relever - et en profite pour souffler une brève bouffée au visage de la jeune femme. « Je t'en propose pas, j'imagine que t'es trop bien élevée pour fumer. » qu'il fait remarquer d'un air espiègle. Evidemment qu'il exagère un peu les choses, il pouvait pas s'en empêcher. Louise ne venait tellement pas du même milieu qu'il s'amusait parfois à relever ces quelques détails qui faisaient d'elle cette fille tout à fait présentable qu'elle était habituellement. Sauf ce soir, naturellement, mais c'était en grande partie de sa faute à lui. Pourtant il fallait croire que certaines bonnes manières n'étaient pas immuables, puisqu'elle vient s'emparer de sa cigarette pour en tirer une unique taffe. C'est qu'il pouvait finalement se tromper, le Dean. « Mais c'est que t'as pas fini de me surprendre ce soir, on dirait. » Et la première des surprises serait qu'elle parvienne à rentrer chez elle sans que ses jambes tremblantes ne s'écroulent sous tant d'alcool. Il fronce un bref instant les sourcils tandis qu'il inspire une nouvelle dose de fumée, se demandant s'il n'aurait pas été plus sage de la surveiller davantage plutôt que de la perdre dans ce bar d'ivrognes à enchaîner des shots. Ses traits retrouvent bientôt leur sérénité quand elle retire ses talons en s'appuyant sur lui. Sage décision. Il n'avait jamais compris cet attrait particulier pour les escarpins vertigineux, d'autant plus qu'il trouvait Louise particulièrement mignonne sur ses deux pieds nus. Il éclate très sincèrement de rire quand elle lui annonce ne pas vouloir rentrer dans l'immédiat et préférer vagabonder encore quelques temps dehors. « Quelle merveilleuse idée, va donc te balader pieds nus avec deux grammes dans le sang à la sortie des bars, tu m'en diras des nouvelles. » ironise-t-il en désignant les rues sombres d'un bras ouvert, l'invitant à commencer sa promenade solitaire. Puis, enfin, elle croise son regard. C'est bien la première fois depuis des heures que Louise daigne lui accorder davantage qu'un regard fuyant, et ça en viendrait presque à le soulager, Dean. Evidemment qu'il comptait l'accompagner. Premièrement parce que la laisser errer seule à une heure pareille dans un tel endroit était ce qui s'éloignait le plus du bon sens. Deuxièmement, parce qu'il n'avait pas spécialement envie de se séparer d'elle, surtout quand il venait tout juste de la retrouver après cette chaotique soirée. Il fait mine de réfléchir un instant, puis finit par pencher légèrement la tête sur le côté. « Allez, je veux bien faire un effort. » concède-t-il sans qu'il y ait eu la moindre dose de suspens. C'était un type bien, Dean, et il se faisait presque un devoir de s'assurer qu'elle rentrerait en un seul morceau - et sur ses deux jambes - chez elle. Il la libère finalement et l'entraîne avec lui le long du bar en gardant un bras autour de ses épaules, lui offrant finalement ce fameux tour du quartier qu'elle attendait tant. Si tout semble se passer tranquillement les quinze premières minutes, c'est sans compter sur le sol peu délicat des rues de Brooklyn qui offre sa dose de morceaux de verres brisés. Et un cri poussé par Louise lui indique bientôt que l'un d'eux a élu domicile dans le pied droit de la brune. « Merde. C'était définitivement pas une brillante idée. » qu'il dit en stoppant sa marche. Il la laisse s'assoir sur le bord d'un trottoir pour qu'il puisse regarder son pied et grimace tandis qu'il examine la blessure. « Une chance que tu sois complètement torchée... » qu'il s'amuse malgré tout avec un sourire mi-gêné mi-amusé par la situation. En effet, le sang s'échappe généreusement de sa blessure sans qu'elle ne se torde de douleur pour autant. Il jette un oeil autour de lui et remarque avec dépit qu'ils se sont aventurés dans de petites rues de Brooklyn étrangères au moindre taxi. « A moins que tu sois prête à rentrer à cloche-pieds, je vois pas trente-six solutions. J'habite à cinq minutes d'ici. » Si son appartement était probablement loin du confort de celui de Louise, il ferait l'affaire pour un rapatriement temporaire. Il s'empare de la main de la jeune femme pour l'aider à se relever, conscient qu'elle n'est plus réellement en état de marcher. « Allez, grimpe. » l'invite-t-il avec un léger soupir en lui désignant son dos. Bien mieux qu'un taxi comme moyen de transport.
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