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the bad things under the good looks (leen)

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MessageSujet: the bad things under the good looks (leen) Mar 22 Mar - 22:40

bony&leen ⊹ Je te  l’ai dis cent fois, je ne veux pas de lui à la table du président. Tu me le vires, fous le avec les attardés de la campagne de l’année dernière, pas foutus de faire une comm correcte, mais trouve un moyen d’arranger ça !!! Que hurlait Ebony dans le cadre confiné de la limousine noir aux vitres teintées qui se frayait un chemin à travers la grande allée boisée de la maison blanche. Elle jetait le dossier qu’elle tenait dans ses mains, sur les frêles genoux de la stagiaire – inexpérimentée à son opinion – qui devait obéir aux moindre de ses ordres et s’enfonçait de nouveau dans le cuir élégant de l’habitacle. Tu es nulle pour ce job. Qu’Ebony faisait claquer au travers de ses dents en levant les yeux au ciel d’exaspération. Un peu plus loin et, en se foutant bien du mal que ses paroles pouvaient provoquer, elle sortait du luxe dans lequel elle s’imprégnait depuis son appartement pour frôler les marches immaculés de la maison mère. Ses talons claquaient sur le marbre drapant les couloirs de la Maison Blanche pour atteindre son bureau en toute hâte en attrapant quelques dossiers sur son chemin et écoutant les assistantes la débriefer rapidement sur les dernières mises à jour des dossiers les plus critiques voire compromettants. De la paperasse qu’elle poserait sur son bureau, lirait de long en large, raturant et commentant chaque ligne avec la plus grande minutie. Si Ebony était la reine pour délaisser le sale travail et se trouver rapidement des larbins à utiliser, il était clair que ses missions étaient la part la plus importante de sa vie et qu’elle se valorisait au poste le plus haut perché de la capitale en effectuant un remarquable chef-d’œuvre vu le cadre géopolitique actuel. Les journées s’enchainaient et chaque jour, ses conseils avisés étaient écoutés et recensés par le président lui même, bien vissé sur son socle royal. A vrai dire, Ebony était une battante. Une femme de poigne. Il était rare que quelqu’un ne l’écoute pas. Hypnotisante et d’une impertinence rare, la jeune femme avait toujours eu l’habitude du pouvoir et avait rêvé de bien plus toute sa vie. Si c’était chose faite aujourd’hui, elle tourmentait encore les neurones de l’homme d’état lorsque les questions le tiraillaient sur des sujets houleux. Un serpent vicieux qui sortait sa langue fourchée dès que l’occasion se présentait. L’ange était la tête au sommet mais le diable trônait fièrement sur son épaule pour l’induire en erreur et manier dans l’ombre, les marionnettes d’un joli pays. Il était tard. Près de 22h. Ebony regardait sa montre, observait le temps coulé au travers des vitres qui lui donnait une vue splendide de la plus grande artère de Washington et décrochait son téléphone à la seconde même où il se mettait à sonner. Comme toujours, elle était d’une rapidité sans faille lorsqu’il s’agissait d’infos croustillantes et, à en voir le prénom qui s’affichait sur son androïd, elle allait en avoir pour son argent. Dis moi que c’est réglé… Scott émettait un sourire. Ce genre de signe que l’on entends presque à travers un combiné quand bien même il n’émettait encore son. Bony le connaissait ce sourire. Il y avait celui de l’amusement, de l’ironie, puis celui qui voulait dire qu’ils étaient dans la merde – surtout elle – et qu’il se moquait bien de comment le problème pourrait être géré. En l’occurrence, il était régulier que la jeune femme fasse appel à ses services lorsqu’un scandale était près à éclater sur la tête haut placée des hommes qui maniaient la politique du pays et pouvaient investir sur la campagne à venir. Très bien, il est amoché comment ? Encore une histoire où les coulisses se devaient de garder les secrets et le rideau ne jamais se lever sur les pratiques encore plus obscènes qui se déroulaient derrière le dos du peuple américain et dont, ils imaginaient les moindres détails grâce à des séries brinquebalantes de mauvais goût. La réalité était bien pire. Je vais essayer de venir seule mais tu sais très bien que j’ai aucun intérêt à me montrer alors démerde toi pour le moment, je fais mon possible ! Ebony jaugeait la garde du corps, présente derrière la porte, laissée ouverte de son bureau. Si son métier était capitale pour elle-même et les choix discutables qu’elle prenait, Ebony avait bien besoin aussi de privatiser ses affaires nocturnes ce qui interdisait donc l’arrivée inappropriée d’un garde du corps dans ses pattes. Ni une ni deux, elle rangeait quelques papiers dans son sac et, en toute discrétion, filait par la porte du bureau ovale qui donnait directement sur ses locaux pour le traverser et rejoindre l’autre issu. Par habitude, Ebony savait qu’il valait mieux ne jamais s’avouer vainqueur avant d’avoir abattu le loup. Pour ces agissements, elle avait été bien souvent réprimandée par le chef de la sécurité et un président tenant particulièrement à ses talents de conseillère avisée. Mais dans certains cas, Ebony ressentait le besoin d’être seule et de tenir ses magouilles loin de regards incertains. Elle avait toujours été ainsi. Vipère dans l’âme, bourreau des âmes, esclaves de vices ancrés depuis le berceau. Son pas s’accélérait dans les couloirs pendant qu’elle perchait son regard velours au-dessus de son épaule pour observer une silhouette apparaître au même pas empressé. Merde. Merci pour vos services, je rentre chez moi, bonsoir. Encore des manières pour intimider. Ebony, elle crachait ses ordres, défiait les grands froids polaires de ses propres mots et employait les tons les plus rigides et austères afin d’intimider à sa guise, ce qu’elle avait toujours fait dans sa vie. Malheureusement, aujourd’hui le plateau de jeu était bien différent et les enjeux autrement plus fondamentaux.


© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: the bad things under the good looks (leen) Dim 3 Avr - 13:36

Sa journée venait de commencer, enfin, cela faisait trois heures qu’elle avait pris son service. Malheureusement, elle avait dû changer d’horaire suite à un problème personnel de son collègue. La voilà, jeune novice à officier de nuit. Chose qu’elle n’avait jamais fait et qu’elle redoutait Le plus. Postée derrière la porte du bureau de sa protégée, elle se sentait presque inutile. Rien ne se passait la nuit, à part finir les derniers dossiers et le retour à la maison, elle ne savait pas ce que pouvait faire un chef de cabinet la nuit. Le regard rivé sur les alentours, elle sentait la fatigue la gagnait au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient. Ajouter à ça, un ventre qui gronde la faim. Elle avait de nombreuses fois imaginé sa première journée de travail et jamais, ô grand jamais, elle se serait dit être le toutou d’une personne. Elle tourne légèrement la tête vers l’entrebâillement de la porte. La voix de miss Asher-Grey résonne dans son bureau. Elle sait qu’elle ne doit pas écouter aux portes, qu’elle doit fermer les yeux sur les sombres pratiques de ses personnes qui foulent le sol de la maison blanche, mais il est aussi question de la sécurité de sa personne. Elle se redresse. L’étage est presque désert, ce qui n’est pas surprenant lorsqu’on sait qu’il est déjà onze heures du soir. Les mains derrière le dos, elle inspire profondément, essayant de combattre la fatigue. Combattant intérieurement le sale caractère de la personne à surveiller. Ses recherches personnelles n’avaient pas été fausses. C’était vraiment un tyran et elle le faisait avec excellence. Elle n’avait jamais vu une femme avec autant d’ambition qu’elle, honnêtement, elle pensait que les hommes tenaient ce rôle jusqu’à ce qu’elle croise sa route à elle. Les propos venant du bureau interpelle la blonde. Elle fronce les sourcils et tend l’oreille. Elle comprend un mot sur deux, mais elle comprend l’essentiel et cela n’annonçait rien de bon. Bon, elle pouvait ranger ses préjuger. Il y a des choses à faire la nuit. Et pas que des bonnes choses. Elle parlait d’une virée nocturne, seule. Elle serre la mâchoire, elle sait d’ores et déjà qu’elle va s’en prendre plein la gueule pour vouloir l’accompagner. Discrètement, elle s’approche un peu plus de la porte. De toute façon, elle n’a pas le choix que de la suivre ou de la retenir. Elle entend des feuilles se froisser et une chaise grincer. Leen se redresse et se met en position pour la suivre. Mais les secondes s’écoulent et la jeune femme sent quelque chose d’anormal. Elle s’aventure à jeter un regard dans le bureau. Personne, vide. « .et merde. » lâche-t-elle sans se soucier du reste. Elle pénètre dans le bureau et regard autour d’elle. Son regard se pose sur une autre porte. Elle secoue la tête. Bon, elle n’est pas prête de rentrer chez elle et à vrai dire elle n’était pas non plus d’humeur à jouer à une partie de cache-cache dans la maison blanche. Instinctivement, elle referme la porte du bureau à clés et s’élance vers sa porte. Ouverte. Un soupir de soulagement s’échappe de ses lèvres et elle s’élance dans ce couloir. Le peu de clarté l’oblige à s’habituer à l’endroit, pourtant, il ne lui est pas difficile de distingué une silhouette féminine à quelques mètres d’elle. Leen grogne et s’avance vers elle. D’un pas pressé, elle se rapproche de plus en plus de sa cliente qui semble énervée de son apparition soudaine. Tout un tas de pensées moqueuses s’immiscent dans son esprit et elle lève les yeux au ciel quand elle l’a congédie froidement. A d’autre, elle est peut-être blonde mais pas conne. « .Je suis désolée, mais je suis dans l’obligation de vous escortez où que vous alliez. » répond-t-elle sur un ton un peu trop froid à son gout. Leen ralentit légèrement le pas, afin de tenir la distance professionnelle entre sa cliente et elle. Elle prenait un gros risque de la voir filer de nouveau. Son regard se perd sur les chaussures d’Ebony. Un sourire presque mesquin sur ses jolies lèvres, elle doute du chemin qu’elle peut parcourir avec ça.

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MessageSujet: Re: the bad things under the good looks (leen) Jeu 14 Avr - 21:47

bony&leen ⊹ Une ombre au tableau puis sur la toile brillante mais aux couleurs ternes. Ebony jetait un coup d’œil à cette apparition qui s’éveillait dans l’obscurité et se dévoilait au travers des néons tamisés qui éclairent les couloirs immaculés de luxe.  Ses pas frénétiques s’accouplaient à ceux qui la talonnaient pendant que sa main droite s’attardait sur sa hanche puis glissait sur son tailleur cintrée pour comprendre qu’elle n’avait aucun moyen de dissuader la jeune femme de la laisser errer seule dans son intimité la plus publique. Ou pas. Les journaux revendiquaient le droit aux moindres des mouvements des politiciens et de leurs employés. Ils voulaient cracher leurs mots sur le papier glacé comme s’ils révélaient les droits et devoirs de leurs meilleurs amis et faisaient partis de cet emploi du temps serré et étriqué que les grands de ce monde se veillaient de combler et de toujours densifier. Mais rien n’énervait plus les journalistes que de savoir qu’en réalité, les apparences qu’ils se donnaient et faisaient croire, n’étaient qu’affabulation. Mais le silence était de rigueur et sous les belles paroles et les grands sourires goguenards se cachaient des provocations subtiles qu’hommes politiques et journalistes se lançaient avec ferveur. Ebony était l’une des meilleures à ce jeu de prestidigitation. Si son passé avait été plus d’une fois reproché et affiché au grand jour, aujourd’hui, le vilain petit canard était devenu un beau et grand cygne qui n’en était pas moins de la couleur de la nuit et de la terreur. On la connaissait mais ne mettait jamais le doigt sur ce qui valait ces sourires suspicieux et ces œillades malicieuses. Ebony cachait bien des choses comme tous les habitants de la maison blanche et en général, elle le faisait sans attirer l’attention. Ce soir était différent. Elle avait depuis longtemps perdu toutes ses chances pour se retrouver dans sa solitude et peinait à rejoindre la sortie d’une maison à la longueur absurde pour sortir et s’échapper dans la nuit étoilée. Leen soufflait par dessus son épaule. Vous voulez venir dans mon lit aussi ? Qu’elle disait en se retournant avec détachement mais néanmoins avec ce sérieux plombant qui ne laissait jamais la certitude à ses interlocuteurs qu’elle plaisantait. Son humeur changeante et débordante de sarcasmes était certaine fois bien déstabilisant. Hum… ? Qu’elle lançait du haut de son menton redressé en un geste de défi presque menaçant. Rien de tout cela. Ebony était façonnée comme une reine à la poigne de fer. Une Thatcher avec l’ascendant d’une reine d’Egypte. Sauf que si elle n’avait rien contre son adversaire – et c’était d’une rareté à noter d’une pierre blanche – elle avait bien du mal à garder son sang-froid et garder le respect dû à la personne qui passait son temps à occuper son espace vitale afin de le garder aussi effervescent de mauvaises intentions qu’il l’était à priori. Ebony s’impatientait devant une question non élaborée pourtant, avec sens. Vous avez un prénom mademoiselle ? Ou Madame. Dans les deux cas, Ebony émasculait toute maturité perceptible en un instant. Elle arquait un sourcil et élaborait un sourire plus détendu. Son corps se relâchait, sa mâchoire se détendait et elle paraissait presque humaine à présent si son regard ne trahissait pas autant ses véritables intentions. Ecoutez qu’on soit clair. Vous avez vos priorités j’ai les miennes. Et dorénavant, ça vous exclut. Vous n’allez pas rester la nuit ici et moi non-plus alors pour votre santé et mes nerfs, restons-en là je vous prie. Et sans même attendre une réponse devant le regard ahuris et la mine abasourdie de la jeune femme, ses talons se remettaient à claquer de nouveau sur le parquet ciré pour traverser les grandes portes de marbre et s’enfuir dans la voiture d’un noir de jais qui s’était arrêtée dans l’allée à son appel. La voiture roulait, son regard ne se laissait pas influencer par le doute qui brûlait sa conscience jusqu’à ce que la route ne cesse de se fendre sous les roues du véhicule et qu’elle abaisse sa vitre. Scott était devant la portière, la cigarette calée entre les lèvres, le regard qui fendait l’horizon sans même la regarder. Elle même laissait son attention courir sur le cuir qui matelassait tout l’intérieur de la limousine. Tu veux le voir en personne ? Elle ne disait pas un mot, sortait de la voiture et entrait dans le bâtiment sans prendre la peine de vérifier si elle était suivie. Une erreur qu’elle ne commettrait pas deux fois. Plus loin, derrière un mur vitré se tenait un homme qui avait tenté de faire chanter un sénateur. Là, devant elle, il crachait son sang devant l’immensité du silence quand il était épié plus qu’il ne l’imaginait. Ne le tue pas. Mais débrouille toi pour qu’ils disparaissent Scott. Je ne peux pas m’occuper d’un charlatan car même si ses infos sont incorrectes ce sera l’image d’un grand homme qui sera décryptée de A à Z dans les médias. Je ne veux pas de ça, il soutient le Président dans sa campagne. Ebony savait pourtant qu’il n’était pas nécessaire qu’elle explique le fondement même de ses mauvaises actions. Il savait tout ça par cœur et était un fervent défenseur de sa politique de zéro menace et zéro preuve compromettante pour la mener dans sa propre société. Ebony tournait son regard vers lui, claquait un léger baiser sur sa joue en remerciement des onéreuses missions dont il se chargeait pour elle et s’empressait de quitter le bâtiment lorsqu’un sentiment d’alerte affaissait sa bonne humeur. Dans la rue sombre, elle attendait, clope à la bouche derrière le mur qui gardait le hangar dans lequel elle était entrée précédemment. Deux minutes après sa sortie, Leen en sortit, l’œil aux aguets. Ebony écrasait sa cigarette au sol, empoignait la jeune femme et finissait par la pousser contre le mur en recrachant sa fumée sur son visage de poupée russe. Je t’avais dis de ne pas me suivre. Qu’est-ce que t’as vu ?! Ebony se reculait non pour retrouver ses moyens et éviter les menaces mais plutôt parce qu’elle savait pertinemment que la jeune femme avait plus les moyens de la contrôler que le contraire. Ce qui l’inquiétait pour le moment c’était que la jeune femme en sache trop et dans ce cas, il était bien sûr évident qu’Ebony allait devoir user de moyens draconiens pour controverser ce fâcheux contretemps et à en croire le visage de la malheureuse, il semblait bien qu’elle avait vite compris qu’elle avait fourré son nez dans des affaires qui ne la regardait nullement…


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MessageSujet: Re: the bad things under the good looks (leen) Mer 1 Juin - 12:57

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