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she was destined to long for the thrill of the unattainable (elissa)

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James Carmichael
there's no place like berkeley
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MessageSujet: she was destined to long for the thrill of the unattainable (elissa) Lun 21 Mar - 21:17



“- What happens if you fall in love?
- Well, you don't believe that, do you?
- It's love. It's not Santa Clause. ”



James a l'entière satisfaction de constater que sa magie a une fois de plus opéré alors qu'il raccroche son téléphone, une expression de pleine complaisance au visage. Jouer la pauvre brebis égarée s'était avéré bien plus aisé qu'il ne l'aurait cru, surtout lorsque se tenait à l'autre bout du fil un coeur aussi bon que celui d'Elissa Everard. Cette dernière avait en effet accepté de le rejoindre chez lui - ou plutôt chez Casey - après qu'il lui ait avoué sentir le poids de la solitude peser sur ses épaules. Après tout il n'était pas arrivé à Washington depuis bien longtemps, et ses plaintes auraient pu s'avérer tout à fait crédibles s'il n'avait pas été... Eh bien, lui. S'intégrer n'avait jamais été un problème pour l'australien qui parvenait à se faire une place à peu près n'importe où, que ça plaise ou non d'ailleurs. Bien qu'Elissa lui ait tout d'abord assuré avoir d'autres projets, il avait suffisamment insisté pour parvenir à ses fins. Mais malgré une victoire plutôt facile, il avait quelques doutes quant au fait qu'elle ait réellement gobé ses jérémiades. Parce qu'elle avait beau être gentille à en crever, elle avait passé suffisamment de temps en sa compagnie pour savoir reconnaître certains de ses abus. Il savoure malgré tout sa victoire tandis qu'il se balade tranquillement dans l'appartement luxueux qu'il s'est rapidement approprié, passant du statut de simple squatteur à celui de colocataire affirmé - bien qu'il n'ait pas encore payé le moindre loyer jusqu'à présent. James enfile rapidement un jean et un tee-shirt afin de ne pas accueillir la blonde dans son plus simple appareil - non pas que ça lui aurait déplu, mais il essayait de faire les choses plus ou moins bien, pour une fois - et s'en va vers la cuisine afin de finaliser les derniers préparatifs. Il vient récupérer un certain nombre de tupperwares qu'il place dans une glacière et dépose dans l'entrée. Il ne faut pas bien longtemps à Elissa pour signaler sa présence en sonnant à la porte. « Je sais bien que j'ai parlé d'une après-midi tranquille devant un film, mais tu aurais tout de même pu faire effort vestimentaire... » lui lance-t-il en guise de bonjour, la dévisageant de haut en bas sans discrétion aucune. Et de une. Une première réplique qu'il ne peut s'empêcher de balancer, toujours incapable de réfréner son humour pas loin de l'ingérable. Pourtant ça n'a pas encore réussi à faire fuir Elissa, ce qui ne peut qu'être un bon point : à croire qu'elle est prête à encaisser pas mal de choses, la jolie blonde. Surtout quand on sait qu'il n'en pense évidemment pas un mot puisqu'elle est éclatante, comme d'habitude. Il lui lance malgré tout un regard d'excuse et son délicieux sourire tandis qu'il l'invite à entrer sur le pas de la porte, sans pour autant l'amener plus loin que l'entrée. « Tu seras heureuse de savoir que j'ai fait en sorte que Casey ne soit pas là en ta présence. Comme ça, pas de risque de la voir se balader à poil en plein milieu d'une conversation. » qu'il déclare d'un air tranquille tandis qu'il termine de préparer les sacs, sans regarder la jeune femme. Rien de plus naturel effectivement qu'une colocataire avec qui il ne partageait presque aucun tabou, et sûrement pas celui de la nudité. Il avoue ça à Elissa ça comme s'il venait sincèrement de lui faire une réelle faveur, sans s'attarder sur le fait que ses propos n'étaient pas dénués d'ambiguité. Inutile de préciser à quel point leur relation était platonique au possible tant cela coulait de source pour lui. Après tout, elle était la seule réelle amie avec qui il n'avait jamais essayé de coucher, et ça en disait beaucoup. Il enfile bientôt sa veste sur ses épaules et tend un bras vers la porte d'entrée avec d'inviter Elissa à la franchir - de nouveau. « On y va ? » demande-t-il en attrapant la glacière d'une main tandis qu'il la guide vers la sortie. Par ce geste, Elissa peut aisément comprendre deux choses : la première, c'est qu'il n'avait jamais eu l'intention de passer une après-midi détendue devant un film. La seconde, qu'il l'avait fait venir jusqu'à chez lui pour... Deux minutes, tout au plus. Voilà qui témoignait une fois de plus de la difficulté de partager le quotidien d'un homme comme James. Indifférent à ses éventuelles protestations, il l'attrape délicatement par le bras et l'entraîne ainsi jusqu'à sa voiture, après avoir déposé la glacière sur la banquette arrière. Une vingtaine de minutes plus tard, voilà qu'il se gare dans l'est de Washington, devant le parc Fort Dupont. « Tu n'as pas encore déjeuné j'espère. » s'enquit-il en sortant de la voiture, prenant soin d'ouvrir la portière passager pour la laisser sortir à son tour - on admire l'effort. « Sinon il faudra te forcer, je n'ai pas préparé ce repas pour rien. » reprend-t-il un brin taquin en montrant d'un signe de la tête la glacière contenant un véritable pique-nique de rêve. En fait, la plupart des mets qu'il trimballe ont été discrètement subtilisés dans le réfrigérateur après que Casey ait probablement passé des heures à les préparer soigneusement. Pour ainsi dire, il a simplement eu besoin de rajouter quelques boissons pour finaliser le repas. Il l'entraîne toujours avec lui vers un coin plutôt isolé mais assez visible pour recevoir quelques rayons de soleil. Il installe une nappe, invite Elissa à s'installer puis vient s'asseoir à son tour face à elle. La température est largement douce sans être étouffante, ce dont il se félicite intérieurement. Il coule alors sur elle un de ses regards pénétrants qu'il prend plaisir à accompagner d'un charmant sourire. « J'espère que tu apprécies mes efforts Lissa, j'ai fait tout ça rien que pour toi. » Parce qu'il sait qu'elle aime qu'on cuisine pour elle, et surtout qu'il prend bien plus de plaisir qu'il ne l'aurait cru à la gâter de petites attentions. Alors il la toise sans la quitter des yeux, véritable fauve ayant choisi sa proie mais savourant cette fois-ci une approche bien plus délicate que les précédentes.
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MessageSujet: Re: she was destined to long for the thrill of the unattainable (elissa) Sam 26 Mar - 14:04

I’m here not because I am supposed to be here, or because I’m trapped here, but because I’d rather be with you than anywhere else in the world.
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Oh, I wouldn't mind, Hazel Grace.
It would be a privilege to have my heart broken by you.
Elle hésita à toquer, et retint le coup le temps de s'offrir une dernière chance de se raviser, et de rentrer chez elle. Elle avait au moins une tonne de papiers à remplir, des formalités à boucler, et autant de délais à respecter, et ne faisait preuve d'aucune sagesse en se pointant ici sous prétexte que James s'ennuyait (et ne pouvait de toute évidence pas le faire seul). Pourtant elle était là, habillée d'un jean délavé, et d'un tee-shit trop serré, plantée dans ses converses devant une porte qui allait s'ouvrir sur un énième tête-à-tête intempestif pour son couple. Pourtant ils ne faisaient rien de mal. Quelques balades pimentées par beaucoup de café, et parfois un dîner, mais rien de plus. En y repensant, elle poussa un long et douloureux soupir. Un sourire mélancolique fit une brève apparition sur ses lèvres, parce qu'elle savait par avance qu'elle allait passer un bon moment. Comme les moments précédents étaient tous, sans l'ombre d'une exception, bons. Derrière la porte se trouvait la seule personne qui parvenait encore à la faire sourire, capable de lui faire croire que sa vie n'était pas aussi affreuse qu'elle le pensait, et grâce à ça, elle chassa Sacha de son esprit le temps d'enfin frapper à la porte. Et quel accueil. Un poil offensée par son entrée en matière, elle lui adressa un regard contrit. Elle ne se trouvait pas jolie, et n'était probablement pas au top de son sex appeal (si tant est qu'elle en ait un), mais elle n'avait pas besoin qu'on le lui précise. Surtout pas sur un ton pareil. Par chance, Elissa n'était pas femme à claquer son pauvre petit orgueil à la figure de quelqu'un, et elle se contenta de hausser les épaules. « .Oh… désolée. » répondit-elle, déçue de ne pas faire grande impression. Pas que ce soit important, ni pour elle, ni pour lui. Elle ne s'était pas particulièrement habillée, sur ça, ils tombaient d'accord. Seulement comme toujours, James lui donna l'impression d'être fagotée comme une campagnarde du siècle dernier, et la fit jurer en silence de jeter cette satanée tenue une fois rentrée à la maison. Maison où elle aurait du rester, histoire de s'épargner les plaisanteries parfois un peu trop cruelles qu'il semblait aimer plus que l'air qu'il respirait. Si tant est qu'il soit capable d'aimer quoi que ce soit, pensa-t-elle, les lèvres pincées. Elle aurait pu faire un effort vestimentaire pour lui, seulement ce ne serait probablement jamais assez comparé aux canons de beauté qu'il fréquentait. Qu'importe, pensa-t-elle de nouveau. Elle n'avait pas à lui plaire. Un regard furtif sur sa bague de fiançailles lui rappela qu'elle s'était offerte à un autre, et que toutes ces réflexions idiotes que James provoquait bien trop souvent n'avaient aucune place dans son esprit. Malheureusement pour elle, elle ferait apparemment encore les frais de l'esprit agile et caustique de James encore un petit moment. Mieux valait qu'elle s'y habitue et apprenne même à en rire, à l'occasion. Et puis, d'un sourire, il effaça brillamment la conversation et la dirigea vers une toute autre note. Tout en dardant un regard curieux sur les meubles, elle s'imagina Casey, qu'elle connaissait d'Hamilton (et pas en bien), se poser toute nue sur chacun d'eux et faire la conversation à un James aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau (naturellement). « .Ah...oui. Ecoute, au pire c'est chez elle, donc bon… vous faites ce que vous voulez, et moi je peux rentrer chez moi. » bafouilla-t-elle pitoyablement, au moins sur le début. Rentrer chez elle ne lui posait aucun problème, surtout si Casey pouvait surgir à tout moment dans son plus simple appareil. Elle avait déjà assez de problème à se regarder dans un miroir, et refusait de constater que celle qu'Hamilton renommait des pires jurons était une bombe atomique qui dormait dans la chambre voisine à celle de James. Toutefois, impossible de ne pas se dire qu'il parlait aussi librement de Casey, et de ses tenues plus que légères, dans le simple but de lui faire transpirer une réaction. Laquelle ? Aucune idée. Les bras croisés au-dessus de sa poitrine, elle regarda James enfiler sa veste et fronça les sourcils. « .Où ?. » demanda-t-elle, perplexe. La minute d'avant, il s'agissait de regarder un film (ce qu'il aurait très bien pu faire sans elle), et à présent, ils devaient y aller ? Pour aller où ? Se laissant plus ou moins trainer jusqu'à la voiture, Lissa ne quitta jamais James du regard. Un regard à la fois inquiet et bizarrement impatient. James maitrisait parfaitement l'art de surprendre, et même si Lissa aimait les choses cadrées, un sentiment d'excitation la fit frémir alors même qu'elle s'extirpait de la voiture. Le fait qu'il lui ouvre la porte la fit sourire. « .Tu aurais pu me prévenir, franchement. » qu'elle se contente de répondre. Oui, elle avait déjeuné un peu plus tôt. Mais par politesse, et parce qu'il avait l'air d'avoir mis du coeur à l'ouvrage, Lissa ferait semblant. Assise en face de lui, elle lui rendit son sourire, sentant ses joues s'empourprer grâce à tant d'attention. Parfois, elle avait envie de lui demander de ne pas la regarder comme ça. D'arrêter de l'écraser avec son charisme et son indéniable charme. Elle ne se souvenait plus de la dernière fois où Sacha l'avait regardée, ou même traitée de cette façon. De l'époque où il rentrait en avance et cuisinait pour elle, à la place de faire un visite guidée des toilettes de tous les bars branchés en ville à d'autres femmes. En plein spleen, son sourire s'effaça, et fit place à une petite moue à la fois triste et adorable. Parfois, quand elle retrouvait James, elle se rendait compte de combien elle pouvait être malheureuse avec Sacha. La sensation durait quelques secondes, la piquait comme quand on enlève un pansement, et s'en allait. « .Je vois ça… Pourquoi d'ailleurs ?. » finit-elle par questionner, suspicieuse. Si elle croyait vraiment qu'il avait cuisiné tout ça ? Absolument. Du moins, une partie d'elle voulait y croire au point qu'elle décida, en effet, d'y croire. Réalisant qu'elle en oubliait certaines politesses, elle reprit : « .Merci, c'est gentil. » , et un sourire en prime. « .Je pensais que tu voulais que je te montre la ville. » qu'elle ajoute, déjà déterminée à deviner ce qui se cachait dans les boites qu'il avait emporté. Ce pique-nique n'avait rien de très culturel, et n'avait d'ailleurs pas lieu d'être. Elle devait lui faire visiter DC, pas l'inverse. « .Bientôt tu n'auras plus besoin de moi pour tes visites. » ajouta-t-elle, un fin sourire sur les lèvres. Ce moment arriverait, forcément. Elle retardait l'échéance, mais il arriverait et là, ils n'auraient plus d'excuses pour se voir si souvent.
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James Carmichael
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MessageSujet: Re: she was destined to long for the thrill of the unattainable (elissa) Dim 10 Avr - 20:00

Evidemment qu'elle s'excuse, Elissa. Elle parait réellement affectée par son commentaire sur sa tenue et James ne peut retenir un mince sourire - ce qui l'agace plus qu'autre chose. C'est qu'il en viendrait presque à culpabiliser de sa remarque pourtant très soft comparé à ce à quoi il a habitué le reste du monde. Il choisit donc de ne pas en rajouter une couche et laisse volontiers le sujet tomber dans l'oubli, ne pouvant cependant s'empêcher de lui offrir un commentaire susceptible d'effacer cet air inquiet de son visage. « Ca va, ça va, on trouvera un moyen de te faire pardonner. » lance-t-il en agitant la main l'air de dire que ce n'était qu'un détail, quoique plutôt satisfait d'obtenir aussi rapidement un avantage sur la situation (comme s'il aurait pu en être autrement). Il ne jette pas même un dernier regard sur ses adorables converses et s'empresse donc de lui faire remarquer l'absence rafraîchissante de Casey, comme s'il lui avait fait là une incroyable faveur. Sans grande surprise, elle ne l'interprète pas de la même façon et paraît alors encore plus gênée qu'après sa critique sur sa tenue vestimentaire. « Je ne t'ai pas fait venir jusqu'ici pour que tu rentres chez toi. J'ai tout de même un minimum de considération. » Un minimum était effectivement le terme approprié sachant qu'elle avait fait l'effort de se déplacer pour finalement devoir quitter l'appartement quelques minutes après son arrivée. Elle ne manque d'ailleurs pas de lui exprimer sa surprise lorsqu'il l'invite à s'en aller et ne lui offre en guise de réponse qu'un sourire charmeur. Si elle comptait lui arracher une destination alors qu'il avait entièrement compté sur l'effet de surprise, il lui souhaitait beaucoup de courage. C'est avec un léger rire qu'il accueille sa réponse, constatant que même si elle avait toutes les raisons d'être agacée par cette large dose d'imprévu, Elissa n'en montrait rien et semblait même vaguement amusée. « Certes, mais c'est bien plus drôle comme ça. » réplique-t-il tranquillement quand elle lui reproche de ne pas l'avoir prévenue. Plus drôle pour lui, évidemment, qui profitait une fois de plus d'être entièrement maître de la situation. James prend un soin particulier à observer la réaction de la jeune femme face aux petites attentions qu'il a bien pu lui faire pour cette après-midi en sa compagnie. Sa réaction n'est tout d'abord pas celle escomptée : elle lui demande pourquoi il a préparé ce pique-nique. Il se garde bien de lui donner une réponse imagée sur les intentions d'un homme montrant une telle attention envers une femme (et évite par la même occasion de lui décomposer le mot pique-nique pour une compréhension encore plus claire). Il pousse un soupir brièvement exaspéré quoiqu'amusé par son innocence. « Afin de préserver le romantisme de la situation, je vais faire comme si tu n'avais pas posé la question. » lance-t-il en lui adressant un clin d'oeil avant de continuer à déballer les plats préparés (s'extasiant au passage devant le raffinement de certaines préparations) par Casey. Avait-il vraiment utilisé le mot romantisme ? Il doutait de l'avoir un jour réellement été tant ses intentions bien moins chastes reprenaient généralement le dessus en un temps record. Pourtant, il pensait aujourd'hui en être assez proche tant il savait que le contexte ne prêtait en rien à un rapprochement fougueux dans les heures à venir (comme quoi un film dans son appartement ne semblait plus être une si mauvaise idée avec du recul). Il hoche la tête avec une très claire satisfaction quand elle décide finalement de le remercier pour son dur travail. « Voilà qui est mieux. » concède-t-il avec un nouveau sourire tout en appréciant celui qu'Elissa lui adresse. Il déballe un récipient dans lequel il trouve une bonne poignée de petites tomates rouge sang qu'il dépose au centre de la nappe. Il en mange une sans quitter la jeune femme des yeux, un air parfaitement serein au visage. Ce dernier est malgré tout teinté d'un léger malaise quand elle s'étonne de le voir tranquillement installé dans un parc qui ne semble avoir aucun secret pour lui au lieu de suivre les visites qu'elle lui organise depuis son arrivée à Washington. Il part d'un rire un peu gêné - ce qui ne l'empêche pas d'attraper une deuxième tomate avec un naturel parfait. « J'ai pensé que tu méritais une journée de repos pour tes loyaux services. » qu'il improvise tandis que les mots lui viennent naturellement. Il aurait été malvenu de lui avouer qu'il n'avait en vérité jamais eu grand besoin d'elle pour se faire à cette nouvelle ville. Habitué à ne jamais rester trop longtemps au même endroit, James était un voyageur né et quelques jours avec elle avaient suffi pour qu'il se familiarise avec DC. Il laisse volontairement un silence après sa dernière remarque, laissant ainsi une brève interrogation quant au fait qu'il ait oui ou non encore besoin d'elle. Pensait-elle réellement qu'il ne l'appelait que lorsqu'il avait besoin de connaître un quartier ou deux ? Ou elle-même ne trouvait utile de le côtoyer que pour rendre service à la petite amie de son cousin ? Non, bien entendu. James n'était pas dupe et savait parfaitement que son intérêt pour la blonde trouvait écho chez elle. « Oui t'as pas tort. En fait je crois que c'est déjà le cas. » lâche-t-il d'un air pensif et vaguement concerné, lui balançant sans la moindre ambiguité qu'il pouvait très bien se passer d'elle. Il soutient son regard un bon moment, tachant de relever une déception quelconque ou un nouvel embarras de sa part, probablement. Désireux cependant de ne pas éterniser ses souffrances - à moins que c'ait été du soulagement - il retrouve un regard un peu plus doux. « C'est parfait. Maintenant que j'ai appris à connaître la ville, je suis impatient d'en faire de même avec la guide. » Il lui annonce ainsi ouvertement ses intentions de la garder dans ses projets à venir. Bien sûr il aurait pu trouver de nouvelles occasions de la voir, certaines pas forcément subtiles ni même justifiées et qui ne laisseraient aucun doute quant à ses réelles intentions. Et il avait la très nette impression qu'Elissa le suivrait sans problème dans leurs excuses pour se voir. Pourtant, James avait décidé cette fois-ci de jouer cartes sur table, impatient de voir comment elle s'en sortirait face à une telle franchise - et à un rentre-dedans certain. « J'ai hâte de savoir comment tu vas annoncer ça à ton petit fiancé. Est-ce que je vais avoir des problèmes ? » Sourire charmant, regard enjôleur. Ah mais c'est qu'il n'attend que ça, les problèmes.
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MessageSujet: Re: she was destined to long for the thrill of the unattainable (elissa) Sam 30 Avr - 12:26

« .On sait jamais avec toi. » répondit-elle de façon hasardeuse. Il pouvait très bien s'être trouvé une activité plus intéressante entre temps, à accomplir avec une autre personne elle aussi plus intéressante. Dieu seul sait avec James. Elle avait appris à n'être jamais surprise par ses détours, et ses nombreux changements. Pourtant ça ne l'empêchait pas de s'offusquer du moindre changement de plan. Souvent femme change, disait le proverbe, mais on oubliait que plus souvent encore, James change. Il réglait sa vie sur son humeur versatile, et ses envies instables. Et comme c'était bien souvent le cas, il l'obligea à troquer un décor pour un autre auquel elle ne s'attendait pas. Pourtant pas moins ravie de déjeuner au grand air, Elissa demeurait encore perplexe face à ce changement soudain de plan. Elle s'était préparée à regarder un film, ce qu'elle aurait très bien pu faire avec Sacha si celui-ci n'était pas encore et toujours occupé ailleurs, et se retrouvait à l'extérieur, posée dans l'herbe, une barquette de tomates cerises dans les mains. Un changement qui, tout compte fait, la satisfaisait plus qu'elle ne voulait bien le montrer. L'air perplexe qu'elle affichait, souligné par sa question, s'intensifia d'autant plus lorsque James décida que le mot romantisme était approprié dans la conversation. Il ne l'était pas. Pas pour Elissa, la petite fiancée de Sacha Barnett, qu'elle avait l'impression de tromper rien qu'en dégustant de simples tomates en compagnie d'un homme diaboliquement séduisait. Quelle ironie cruelle, pensa-t-elle, alors que Sacha était probablement en train de se remettre de sa dernière conquête en date. Pourtant, elle décida d'en rire, de ce romantisme qu'elle qualifia de saugrenu, même si au fond, elle le savait parfaitement de circonstance. Les perches de ce genre, elle refusait obstinément de les saisir et avait la sale impression que James s'amusait à lui en lancer sans jamais se fatiguer. Un fin sourire sur les lèvres, elle haussa les épaules. « .Tu connais ça toi, le romantisme ?. » s'amusa-t-elle, dardant sur lui un regard fait de scepticisme et d'intérêt mêlé. Pour ce qu'il voulait bien raconter, et tout ce dont elle avait entendu parler sur son compte, James et la notion du romantisme ne pouvaient être plus éloignés l'un de l'autre. Pourtant il prouva de nouveau aujourd'hui qu'il n'était pas celui qu'il prétendait être, et ne respectait définitivement pas le portrait qu'une majorité dressait de lui. « .Enfin, il n'y a pas de romantisme à avoir entre nous de toute façon. » poursuivit-elle, cette fois plus sérieuse. Un sujet rapidement remplacé par l'odeur exquise qui s'échappait des nombreuses boites ouvertes devant elle, et prêtes à être vidées de leurs contenues. Amusée plus qu'elle ne le devrait par le fait qu'il avait, lui aussi, opté pour les tomates, Lissa lui adressa un grand sourire. Certes, elle méritait une journée de repos. Pas pour lui avoir fait visiter tous les points important de Washington, mais pour être une petite amie exemplaire pour un petit ami déterminé à la démolir, et surtout après avoir effectué toutes les tâches ingrates possibles et imaginables au travail. En dépit du sourire de façade qu'elle revêtait en permanence, Elissa était usée par une vie trop rude pour elle. Un boulot à la con auquel elle se rendait à reculons, et une vie de couple à briser le coeur du plus indifférent des hommes. S'il savait, pensa-t-elle, dardant sur James un regard distrait. S'il savait que dernièrement, il était probablement le seul à attirer un brin de lumière dans sa vie morose. S'il savait tout l'effet qu'il lui faisait, sans même essayer. Pour chasser toutes ces réflexions tordues, elle s'empressa d'avaler une tomate de plus, avant de finalement répondre d'un ton léger : « .Ah, c'est qu'il est attentionné en plus d'être romantique. Fascinant. » darda-t-elle, d'humeur plus taquine. Il n'était pas romantique… et attentionné n'était peut-être pas le mot. Quoi que pour le moment, elle n'avait foncièrement rien à redire. Pourtant, impossible de ne pas s'en méfier. Il voulait quelque chose. Forcément. James ne faisait rien sans une arrière-pensée. Et elle se le répéta une dernière fois, se sachant largement assez naïve pour céder. Céder à quoi ? Mystère. Suivant la conversation à la lettre, son coeur fit un bond. Les visites étaient terminées, l'alibi tombaient à l'eau. Un sourire discret fit une apparition furtive sur ses lèvres, tandis qu'elle dardait à présent un regard timide sur le tapis d'herbe sur lequel ils étaient assis. « .Oh, je crois que tu sais déjà à peu prêt tout ce qu'il y a à savoir. » D'intéressant du moins. Elle se trompait, de toute évidence. Il n'avait effleuré que la surface, et ne savait pas qui elle pouvait être en dehors du carcan de la fille bon chic bon genre. Il ne savait pas qu'elle pouvait être drôle, elle aussi. Qu'elle sait cuisiner comme personne, et qu'elle est capable de jouer à la console aussi bien qu'un garçon. Qu'elle aime les tulipes, et les orchidées. Qu'il lui arrive d'aller au rayon enfant pour se dégoter des vêtements à sa taille, pour la simple et bonne raison que c'est pas simple de trouver  des habits format '' petit 36 pour petite poitrine ''. Que son fiancé est un pur connard infidèle, et qu'elle acceptait malgré tout de l'épouser, noyée dans son impressionnante connerie. Et en pensant à Sacha, il arriva comme par miracle dans la conversation. Si James parvenait à en rire, pour preuve le sourire radieux qu'il arborait, Elissa, en revanche, se laissa rapidement consumer par un sérieux presque trop solennel. « .Il le sait déjà. » finit-elle par répondre, poussa un soupir au passage « .Il nous a vu prendre un café avant hier soir, et n'a évidemment pas apprécié. Mais c'est pas grave, il s'en remettra. Après tout, c'est lui que je compte épouser, donc rien à craindre. » ajouta-t-elle, un faux sourire sur le coin de la bouche. Comme James semblait vouloir jouer carte sur table, elle ne tarda pas à renchérir : « .En revanche, je ne peux pas te garantir qu'Edison va rester de marbre. » qu'elle souligne, se souvenant des nombreuses fois où son cher cousin l'avait réprimandée au téléphone. Et via texto. Et sur skype. Heureusement pour elle, les moyens de la fliquer venaient à s'épuiser lentement, ce qui n'était pas le cas d'un Edison décidé à s'interposer face à toute forme d'amitié, plus encore d' ambiguité, entre sa cousine et son némésis suprême. « .Tu l'aimais vraiment bien, Nina ?. » questionna-t-elle, cherchant à toucher une corde sensible. Ou simplement à voir s'il en avait une. Quitte à jouer franchement, autant le faire à fond. Si évoquer Sacha était finement joué de la part de James, elle savait que le sujet Nina saurait définitivement lui parler. Elle le savait grâce à des heures et des heures à écouter Edison déballer son sac, raconter son histoire et cracher son coeur sur la table par la même occasion. Aujourd'hui, le moment opportun pour en savoir plus sur James, ou du moins sur le coeur qui semblait plus ou moins battre pour la lingerie fine et les fesses rondes, la poussa à se lancer sur une pente glissante.   « .Je te demande ça par curiosité. Je me demande si t'as déjà … apprécié une fille. Tu sais, pour de vrai. Pas pour rigoler, simplement batifoler comme tu le fais d'habitude, ou encore satisfaire ton besoin viscéral de braver un challenge – et ne dis pas que tu ne vois pas de quoi je parle, je l'ai vu tout de suite, tu l'as dans la peau ce besoin d'avoir une nana qui te résiste. T'es pas obligé de répondre, mais… Je sais pas. Je me demande juste comment tu serais si tu t'attachais vraiment à quelqu'un. » S'il s'attachait, il lui préparerait un fabuleux pique-nique et l'emmènerait faire un tour au parc un jour de grand soleil, pour un déjeuner improvisé en tête à tête. Mais elle ne se rendait compte de rien. Et lui ne s'attachait peut-être pas. Encore une fois, aucun doute sur le fait qu'il ait quelque chose en réserve pour elle, et se donnait simplement les moyens de l'acquérir. Curieuse, et peut-être trop passionnée par le tournant que prenait la conversation, elle se laissa glisser à ses côtés, allongée sur le drap qu'ils partageaient, et déposa la pointe de son menton dans le creux que formaient ses deux mains jointes. Une vraie femme enfant. « .Parait que si tu devais t'attacher à quelqu'un, ce serait probablement elle. Pour ça que je te pose la question. Mais si y a quelqu'un d'autre, ou qu'Edison s'est trompé sur toute la ligne, tu peux me le dire. Ca changera pas la question. » Le tout était de savoir s'il parvenait à s'attacher, et si oui, alors quoi ? En route pour une pêche à l'information un peu calamiteuse. « .Si tu me réponds honnêtement, tu pourras me poser la question que tu veux. » ajouta-t-elle pour mieux plaider sa cause. « .Honnêtement, hein. » des fois qu'il voudrait lui mentir…
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MessageSujet: Re: she was destined to long for the thrill of the unattainable (elissa) Lun 13 Juin - 21:47

Elle n'a pas complètement tort quand elle dit qu'elle ne pas être à l'abri d'un possible changement d'avis quant à son projet de la journée, si bien qu'il se contente d'un bref haussement d'épaules qui confesse à moitié ses sautes d'humeur flagrantes et particulièrement désagréables pour ceux qui les subissaient. Heureusement Elissa semblait parfaitement s'en accommoder, ce qui ne faisait que lui rendre la tâche un peu plus aisée.  Il constate malgré tout que la jeune femme n'est pas venue à son pique-nique sans une dose d'humour, si bien qu'elle se moque assez ouvertement du prétendu romantisme dont il fait preuve. Bingo, pense-t-il sans pour autant laisser paraître quoi que ce soit. Pour avoir suffisamment écouté les rumeurs à son sujet - bien qu'il suffisait simplement de l'avoir fréquenté une bonne dizaine de minutes - elle devait effectivement être un brin sceptique quand à sa possibilité à se montrer romantique. Il étouffe un rire qu'il transforme en une vague toux plus ou moins naturelle devant le regard vaguement intrigué qu'elle lui lance, comme si elle croyait vraiment cela possible. « Pas spécialement, mais j'ai bien envie d'essayer. » réplique-t-il d'un air tranquille, se gardant bien de demander en quoi consiste exactement cette affreuse manie. Il est bien prêt à faire des efforts pour un beau sourire et une jolie paire de seins, mais de là à jouer les princes à l'eau de rose, c'était peut-être trop lui demander. Rien ne l'empêchait cependant de laisser planer un vague doute histoire d'offrir une pincée d'espoir qui ne pouvait que lui être bénéfique. En parlant d'espoir, il n'aurait pas été plus mal qu'Elissa se mette à suivre le même chemin que lui plutôt que de l'assaillir à coup de douches froides. Apparemment, le romantisme n'avait rien à faire entre eux. Il hausse les yeux au ciel en prenant soin de ne pas être vu par la jeune femme qui s'évertuait à se convaincre que leur relation était tout ce qu'il y avait de plus platonique. Bien entendu. Aussi platonique que les regards dévorants qu'il lui lançait plusieurs fois par jour et qu'elle prenait soin d'éviter chaque fois qu'elle le surprenait, sans pour autant jamais penser à le réprimander. « C'est cela oui. » siffle-t-il en accentuant chaque syllabe, l'air de bien lui faire comprendre qu'il n'était pas dupe et qu'elle n'allait pas le rester longtemps non plus. La voilà qui enchaîne compliment sur compliment, le déclarant attentionné par dessus le marché. Incapable de s'en empêcher, il darde sur elle un regard clairement enjôleur, son instinct reprenant rapidement le dessus. « Beaucoup de qualités pour un seul homme, hein ? » fait-il remarquer de sa légendaire modestie, pas peu fier de pouvoir vanter ses (pseudos) mérites auprès d'elle. Il a par ailleurs bien pris soin d'ignorer parfaitement l'ironie et l'humour dans sa voix, ne relevant comme d'habitude que ce qui l'intéresse. Une nouvelle fois, il vient balayer de la main la remarque d'Elissa, qui trouve cette fois-ci bon de se dévaloriser, assurant qu'il n'a rien de plus à apprendre sur elle. Elle ne pourrait avoir plus tort. Déjà parce que rien que d'un point de vue anatomique, y'a encore pas mal de choses qu'il aimerait découvrir, James. Mais évidemment, il garde pour lui ses pensées lubriques et tâche de se concentrer sur une partie un peu moins superficielle d'Elissa : sa personnalité. « J'espère que t'es quand même plus qu'une simple fille gentille, ça m'emmerderait d'être déçu. » Un peu de pression supplémentaire par le biais d'une blague qui n'en qu'à moitié une. Il attrape une nouvelle tomate l'air de rien, comme s'il venait de lâcher la plus banales des répliques. S'il doute de pouvoir vraiment être déçu d'Elissa, il se console en se disant qu'au moins, si elle ne se révèle pas plus intéressante qu'une fille un peu trop sympa, il pourrait toujours y trouver son compte, d'un façon ou d'une autre. S'il y a par contre une chose qui inspire chez lui une pointe de déception, c'est le sourire qui disparaît du doux visage de la jeune femme lorsque le sujet Sacha arrive sur la table - ou sur la nappe. Il semblerait que le précieux petit fiancé soit finalement au courant des rendez-vous qui s'organisaient dans son dos - ou pas, il ne savait pas grand chose de la place qu'occupait l'honnêteté dans leur relation. Il éprouve malgré tout une brève satisfaction en comprenant que s'il est au courant qu'ils se côtoient, c'est simplement parce qu'il les a aperçus et non parce qu'Elissa lui en a fait part. « Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis, à ce que j'ai entendu dire. Es-tu une imbécile, Elissa ? » lâche-t-il on ne peut plus sérieux, attrapant au passage le regard de la blonde. Lui suggérer aussi crûment de rompre les fiançailles avec Sacha était plus que gonflé, pourtant ça n'avait rien d'étonnant venant de James. En dehors du propre intérêt qu'il avait à la voir se débarrasser de son problématique futur mari, il ne comprenait pas qu'elle puisse s'acharner à épouser un homme qui évoquait une telle tristesse sur ses traits à la simple évocation de son prénom. Il lâche alors un brusque et inattendu soupir, détournant son regard tandis qu'il attrape une pomme qu'il croque à pleines dents. « Enfin, j'espère que ça viendra pas tout faire foirer mais j'ai pas l'habitude de traîner avec des femmes mariées, moi. Ca m'angoisse. » Plutôt mal vu de la part de celui qui ne comptait plus les culottes des femmes mariées dans lesquelles il avait traîné. Pourtant avec Elissa, c'était différent. La voir devenir du jour au lendemain l'officielle promise de Sacha lui arrachait un réel sentiment de répulsion. Il pousse un sincère éclat de rire à l'évocation d'Edison, comme si elle venait de lui rappeler l'existence d'un ami depuis longtemps oublié. « En voilà une motivation de plus. » s'amuse-t-il, au comble de l'amusement en s'imaginant la tête renfrognée d'un Edison impuissant. James avait un peu de peine pour lui, au fond. Le voir se démener pour éviter aux femmes de son entourage de le fréquenter avait beau le faire mourir de rire, il devinait que ça devait être extrêmement frustrant de constater que tout cela n'avait... pas le moindre effet. Il était plus proche de Nina aujourd'hui qu'il ne l'avait jamais été - bien que leur relation soit désormais davantage tournée vers l'amical - et nouait avec Elissa une complicité qu'il savait tout sauf anodine. Il ne manque d'ailleurs pas d'être surpris devant l'évocation de Nina, qu'il n'avait absolument pas vue venir. C'était quoi comme technique, ça ? La conversation des exs - si tant est qu'elle puisse vraiment en être une - ? Une tentative pour le mettre dans l'embarras ? Pour la première fois, il n'est pas certain des intentions d'Elissa, et si ça ne parvient pas à le déstabiliser pour autant, il ne manque pas d'être légèrement intrigué. « Bah, disons qu'elle avait quelques sérieux atouts. » Deux devant, un derrière (ou deux, c'est selon). La suite de ses questions ne tarde pas à le rendre presque mal à l'aise, cette fois-ci. C'était quoi, un rendez-vous chez le psy pour percer la carapace de son petit coeur sensible ? Il a bien envie de lui expliquer qu'il a jamais rien eu contre l'amour, James, mais ça sonnerait déjà bien trop comme une confession intime qui lui donne envie de ricaner d'avance. Il croque de nouveau dans sa pomme, observant attentivement Elissa dans son monologue houleux qui a clairement pour but de forcer le jeune homme à se livrer. Ce qui le pousse finalement à prendre la parole n'est autre que la promesse d'Elissa de répondre à l'une de ses prochaines questions par la suite. Et ça, clairement, il n'allait pas s'en priver. « Je vois pas ce qu'il y a de mal à batifoler, tu devrais essayer, c'est vachement moins chiant... Mais ça t'en as déjà un petit aperçu, nan ? » qu'il commence avec un regard entendu, prenant un certain plaisir à faire remarquer à Elissa qu'elle aussi pouvait se complaire dans une relation de séduction comme celle qu'ils entretenaient actuellement - qu'elle veuille l'admettre ou non. « Fiançailles, mariage, toutes ces conneries, j'ai pas besoin de ça. Comment je suis quand j'apprécie une fille ? Je lui paie à boire, je couche avec, je lui ouvre la porte de chez moi quand elle s'en va. Je lui offre pas une bague hors de prix pour ensuite la laisser se faire copieusement draguer par un autre, en tout cas. » Au moins c'était clair, James n'avait pas l'intention de faire dans la dentelle. Sans trop savoir pourquoi, les questions d'Elissa le mettent en rogne et la "délicatesse" dont il a jusque là fait preuve s'efface à vitesse grand V. « C'est quoi toutes ces questions sur Nina ? C'est avec Nina que je déjeune comme un adolescent sur une nappe à carreaux ? Ah, Elissa, Elissa. Si tu veux jouer la carte de l'honnêteté, moi je suis partant, mais je suis pas certain que tu sois prête à assumer derrière. » Il repose sa pomme, ne quitte cette fois-ci plus la jeune femme des yeux.  « J'espère que ma réponse t'as satisfaite, parce que maintenant c'est mon tour. A quel point je te plais ? » lâche-t-il de but en blanc, sans prendre la peine de lui demander d'abord si oui, il lui plaît. Il était plus que temps de passer à la vitesse supérieure.
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she was destined to long for the thrill of the unattainable (elissa)

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