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I know what you did last week - pv

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MessageSujet: I know what you did last week - pv Mer 16 Mar - 12:06




Donner une deuxième chance à quelqu'un qui t'a trahi c'est comme donner une deuxième balle à quelqu'un qui t'a manqué.


« Pour votre rendez-vous de 11h avec le sénateur et son assistante, j'ai fait venir une voiture pour vous éviter la perte de temps avec un taxi. Le chauffeur vous attend en bas. » La voix de son assistante lui remet les idées en place et Hamilton arrête instantanément de lire le contrat qu'il a entre les mains. Heureusement que Mila est là parce qu'il avait complètement oublié cette foutue réunion. Ou alors, il l'avait volontairement égaré dans un coin de son cerveau. Possible. Une courte consultation auprès de sa montre lui indique qu'il est effectivement l'heure pour lui de quitter son bureau pour se rendre dans le centre ville. Il attrape sa veste de costume sur le dossier de sa chaise de bureau, son attaché caisse et se dirige vers la sortie tout en gratifiant son assistante d'un sourire à peine visible à l'oeil nu. « Parfait Mila. Comme à votre habitude. » Sans un mot supplémentaire pour la brune, il quitte les lieux sans un regard pour quiconque.

Pour ses ambitions politiques, le sénateur texan a réservé tout un hôtel particulier. En quittant le confort de sa voiture, Hamilton se prépare à affronter deux personnes qu'il redoute de voir depuis ce terrible accident. A savoir, le sénateur lui-même et son assistante, Casey. Le jeune homme les a croisé lors d'une soirée il y a de cela un peu plus d'une semaine mais depuis, il s'acharne à les éviter autant que possible. Seulement aujourd'hui, il a rendez-vous avec eux et il ne peut décemment pas refuser sans que cela ne paraisse trop louche. Morose, il se présente devant la standardiste  histoire qu'elle fasse part de son arrivée. Elle lui explique en quelques mots où il doit se rendre et après un bref signe de tête de sa part en guise de remerciement, le patron de l'édition prend l'ascenseur pour se rendre au troisième étage. Son index tapote machinalement son attaché caisse qu'il tient à bout de bras. Un tic nerveux que n'importe qui pourrait remarquer si on lui prêtait un peu d'attention. Lorsque les portes s'ouvrent, Hamilton se concentre mentalement pour faire apparaître son masque impénétrable et professionnel. Hors de question que Casey ou le sénateur voit qu'il n'est pas et ne sera plus jamais à l'aise avec eux. Quoi que Casey est une victime elle aussi de cet accident, tout comme lui mais elle reste proche du sénateur donc, il se doit de faire attention. Sachant où il doit inévitablement se rendre, l'éditeur passe les premières portes sans leur jeter un seul coup d'oeil. Il s'arrête devant une en bois massif et toque pour la forme avant de pénétrer dans la pièce. Seule Casey semble l'attendre. Ce qui le détend considérablement. Sans le sénateur dans les pattes, il se sent déjà moins oppressé et pris au piège comme un animal. « Bonjour Casey. » Il la salut sobrement tout en la rejoignant et en lui tendant la main. Professionnalisme et imperméabilité, voilà les maîtres mots qu'il se répète inlassablement. Auparavant, il lui arrivait de se baisser pour déposer un léger baiser sur la joue fraîche de la jeune femme mais ça, c'est avant. Avant qu'il ne s'aperçoive qu'elle voulait le manipuler à sa guise et qu'elle se moquait de ses sentiments. Avant qu'il y a ce foutu accident qui plane sur eux comme une épée de Damoclès. Avant toutes ces erreurs commises. Maintenant, ils en sont au après. Et il sera radicalement différemment de l'avant. « J'ai étudié les ébauches que nous avons reçu. Mes correcteurs ont émis quelques transformations à produire. Des détails à enlever, certains à développer pour donner plus de profondeurs. J'ai tout apporté avec moi pour que nous puissions voir cela ensemble. » Dit le jeune homme tout en prenant place auprès de Casey. Il ouvre sa mallette et en sort divers papiers. Certains sont propres alors que d'autres sont truffés d’annotations et de phrases soulignées ou entourées. Hamilton a fait travailler ces équipes comme jamais sur ce projet parce que plus tôt il en sera débarrassé et plus vite, il pourra passer à autre chose. Ce qui sera un bienfait sans nom pour sa santé mentale. Avec minutie, il dépose chaque doucement devant Casey pour qu'elle puisse tout étudier à sa guise. Pour sa part, il garde une copie de chaque feuille pour faire les changements que Casey lui dictera au fur et à mesure. Il la laisse prendre connaissance de toute la paperasse et pendant ce temps, son regard fait un tour circulaire de la pièce. « Le sénateur va-t-il nous rejoindre pour travailler ? » ça y est. La question qui lui trottait en tête depuis son arrivée, vient enfant de traverser la barrière que forment ses lèvres. Assez naturellement pour ne pas paraître trop suspicieux , ni trop heureux de ne pas le voir dans la même pièce que lui. « Mais je ne doute pas de tes compétences. Tu dois connaître sa vie sur le bout des doigts. » Ajoute Hamilton, un brin plus ironique qu'à l'accoutumée. A force de le suivre partout et d'être plus présente dans sa vie que sa propre femme, nul doute que Casey est la femme de la situation. Ceci dit, il n'a pas de quoi pavaner non plus. Il fait parti de l'un des plus gros secrets du sénateur. Contre son gré certes, mais Hamilton est mouillé jusqu'au cou dans cette histoire. Et si jamais, elle explose, c'est sa vie entière qui partira en fumée.
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June D. J. Martin
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prénom, pseudo : Fanny, Fannence, la plus mignonne des mignonnes, Fannou
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MessageSujet: Re: I know what you did last week - pv Dim 20 Mar - 0:00

“It was a mistake," you said.
But the cruel thing was,
it felt like the mistake was mine,
for trusting you.”


“A good friend will always stab you in the front.”

Le sénateur avait libéré Casey de ses obligations pour la matinée, lui laissant le champ libre avant de retrouver son rendez-vous d’onze heures, prétextant vouloir offrir un repos bien mérité à la jeune femme, qu’il souhaitait voir d’attaque pour rencontrer son éditeur dans l’après midi. Non loin de se plaindre, la jeune femme n’avait pas cherché à comprendre et en avait profité pour envoyer un message à Finn, lui donnant rendez-vous chez elle pour une partie de jambes en l’air bien méritée. Certains diraient que mademoiselle Ashbury a la cuisse légère, d’autres se contenteraient de la dépeindre comme une jeune femme qui refuse de s’attacher. Quant à la jeune femme, elle se plait à se dépeindre comme une bonne vivante, une femme qui aime profiter de la vie. Et en compagnie de son ami et ex petit Finn Hazelgrave, ainsi qu’avec le sénateur texan, Casey peut pleinement profiter de la vie sans avoir un seul instant à se prendre la tête. Si même son patron se fout de ses mœurs légères, qui pourrait lui faire la moindre remarque ? Bien des gens évidemment, qui ont les Ashbury dans leur viseur, cherchant à observer le moindre de leur faux pas. Malheureusement pour eux, Casey n’est pas  née de la dernière pluie, et est loin de se laisser avoir facilement. C’est pourquoi elle prend toujours les mesures nécessaires pour ne pas être surprise.  Sa porte d’entrée s’ouvre sur un Finn au visage souriant et mutin qui se passe de bonjour et de toutes ces fioritures, pour plaquer Casey contre le mur et fermer d’un coup de pied sec la porte d’entrée. Nul doute que cette matinée sera amplement satisfaisante pour ces deux là.

Installée dans un des salons de l’hôtel particulier, Casey est entourée de papiers, qu’elle attrape à la volée, annote ici et là, tout en gardant son stylo dans sa bouche, lui donnant un air sérieux. D’ici  quelques minutes, Hamilton va faire son entrée dans le salon et Casey sait d’avance que la situation ne va guère être agréable pour l’un comme pour l’autre. Depuis cet accident de voiture, les choses sont à la limite de la guerre froide entre eux, Hamilton n’étant que purement cordial avec la jeune femme. Mais surtout, depuis qu’il a découvert la liaison secrète de Casey et du sénateur, Hamilton est , descendu de plusieurs étages, se rendant compte du manque de sincérité de la blonde incendiaire. C’est surtout ce qu’elle cherche à dégager car ce n’est guère ce qu’elle pense en son fort intérieur. Mais Casey n’avouera jamais à Hamilton qu’elle l’aime plus que bien. Plutôt mourir que le reconnaître. Le chef d’entreprise fait d’ailleurs son entrée dans le salon, portant son masque professionnel, et non plus celui de l’ami. La différence se fait clairement sentir. « Bonjour Hamilton. Pas de baiser sur la joue ou sur la main aujourd’hui ? Quel dommage, j’adorais nos petits contacts privilégiés. » qu’elle lui souffle lorsqu’il s’installe face à elle. Loin de Casey l’idée de se la jouer douce, mais ça n’a jamais été dans ses habitudes de la jouer sous les radars et de taire ce qu’elle avait réellement envie de dire. L’art d’être honnête et la facilité de faire passer n’importe quelle vérité avec le sourire. L’éditeur ne s’enquiquine pas de fioritures et rentre dans le vif du sujet très rapidement, tendant les différentes modifications apportées par ses collaborateurs. Ses lunettes de travail sur le nez, Casey arbore à son tour son air professionnel et parcourt très brièvement les notes remises par Hamilton. Tout est suffisamment clair pour qu’elle repère immédiatement ce qui doit être revu et retravaillé. « Toujours aussi efficace Hamilton. Au vue de la quantité de travail que tu nous as apporté, je sens que l’on va passer encore de longues après midi ensemble. Prêt à apprécier mon joli sourire autant de temps ? » Elle le taquine, Casey prend un malin plaisir à l’embêter en sachant pertinemment que cela pouvait blesser Hamilton. Mais il était hors de question pour la jeune femme de montrer que ce dernier lui plaisait et surtout, qu’elle s’en voulait de l’avoir blessé. Non, jamais Casey ne le reconnaîtrait, ce serait admettre ses faiblesses, et jamais plus la jeune femme ne ferait cette erreur à nouveau. « Non, il est occupé à d’autres choses tout aussi importantes. » Et entre autre, à les éviter tous les deux, encore plus depuis cet accident de voiture qui a définitivement changé leur vie. Mais encore une fois, c’est une information qu’elle ne révelera pas, question d’éthique et surtout d’image. Montrer un signe de faiblesse à son éditeur ne serait guère la meilleure idée à avoir. C’est pourquoi la jeune femme préfère taire les raisons de l’absence du sénateur. Le protéger lui, c’est la protéger elle et son emploi avant tout. Mais voilà qu’Hamilton y va de son petit commentaire acerbe, souhaitant rappeler la relation entre le sénateur et Casey. Puisqu’il en parle, Casey ne va certainement pas se priver. « Oh je pense que nous n’avons pas besoin de revenir là-dessus. Tu sais à quel point je connais le sénateur et ses habitudes, n’est-ce pas ? » Puisque c’était lui qui amenait le sujet sur la table, il n’y avait aucun mal à rebondir dessus et enfoncer un peu plus le clou.  Un rictus mauvais s’affiche sur le visage de la blonde. Ca ne plait pas à Hamilton ? Tant pis pour lui, c’est lui qui a cherché la petite bête, il vient de découvrir la grosse. Pendant qu’ils se regardent dans le blanc des yeux, l’assistante de Casey fait son entrée dans le salon, tenant dans ses mains un plateau d’argent, deux tasses de café, deux croissants et le journal du jour. « Une petite mise en bouche pour vous mettre d’aplomb. Oh Casey, je pensais que ça vous intéresserait. Ils ont lancé un appel à témoin après un accident de voiture il y a une semaine. Cela s’est passé au gala où vous vous êtes rendus en compagnie du sénateur et de monsieur Everard. Peut-être avez-vous vu quelque chose ? Casey reste impassible face aux propos de son assistante, l’a congédie d’un sourire, attend gentiment que la porte se ferme et se jette sur le journal, manquant même de renverser son café. Elle parcourt les quelques pages du journal avant de tomber sur cet appel à témoin qu’elle lit d’un air anxieux. « Oh putain… » qu’elle balance tout en tendant le journal à Hamilton.
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MessageSujet: Re: I know what you did last week - pv Dim 27 Mar - 20:38


« Pour lui,  tomber amoureux était la chose la plus dangereuse au monde  :  on ne
savait pas de qui l'on tombait amoureux,  on ne savait pas si l'autre allait tomber
amoureux.   Ce  pouvait  être un cadeau du ciel comme un  colis  piégé. »

 

Elle se joue de lui. Elle doit probablement se délecter de cette condition alors que lui ne cherche qu'à en terminer le plus vite possible. Les mots de Casey ne le font même pas sourire. Il se contente de lui montrer d'un geste de la main, son attaché caisse tout en s'asseyant. « Il me semble que pour que des relations professionnelles fonctionnent, il faut mettre des barrières. Si tu n'es pas disposée à t'y faire, je m'en chargerais pour nous deux. » Le ton de leur conversation est donné et il n'est pas des plus amical. Elle a beau jouer de son charme et ses atouts qui sont considérables, le chef d'édition est bien décidé à ne plus succomber. Se brûler les ailes une fois, peut-être mais deux ?  Jamais. S'il pouvait lui faire ravaler son sourire, il le ferait avec plaisir. Sauf qu'il a commis sa première erreur : il a repris le tutoiement. Il se concentre pour ne rien montrer. Pendant qu'il lit avec attention tout le travail que ses collaborateurs et lui ont fournis, Hamilton consulte son agenda électronique et les rendez-vous qu'il a calé après Casey afin de s'échapper rapidement. Il lève le nez quand elle l'interpelle. « J'ai beaucoup de travail dans les semaines à venir, par conséquent, il faudra limiter les réunions. » Du travail, il en a toujours une quantité extravagante. Cependant, il arrive généralement à caler ses entretiens quand il le veut. Dans le cas, il n'est pas sûr de le vouloir. « De plus, la technologie nous a créée une merveille : les mails. Nous pourrons échanger plus facilement sans nous bloquer l'un comme l'autre des heures entières. » Comme à chaque fois qu'il échafaude un plan, il a pensé à tout. Chaque détail est minutieusement réfléchi et analysé. Sachant qu'il souhaite limiter ses entrevues avec le sénateur et Casey pour ne plus avoir à se rappeler de l'abominable secret qui les lie, il se dit qu'ainsi, sa conscience sera plus tranquille. Quelle naïveté Everard. Comme si leur absence pourrait éradiquer leur action. Ceci dit, le sénateur va dans son sens puis qu'il est aux abonnés absents. Ce qui n'est pas pour lui déplaire. Lorsque la blonde lui apprend qu'il a des urgences bien plus importantes à traiter, Hamilton laisse transparaître sa réaction par un léger hochement de tête. Ce n'est certainement pas lui qui va le réclamer. Ce n'est pas qu'il se sent parfaitement bien en la compagnie de la jeune femme mais tout de même. Il est bien plus à l'aise et si jamais une parole lui échappe, il ne subira pas les menaces qu'il a dû affronter dans la voiture. Il se rembrunit un peu quand elle le remet à sa place. « Effectivement, je le sais. » Et malgré le fait qu'il n'ait pas son mot à dire, il ne peut s'empêcher d'être agacé. Même … Jaloux ? Non, ça non. Il faudrait être idiot pour l'être, ne serait-ce qu'un peu. Et Hamilton ne l'est pas … Du moins, il s'en persuade pour expliquer son comportement. Perdue dans son regard, il soupire. « Tu es agaçante. » dit-il désabusé. son honnêteté est à toute épreuve. L'arrivée de l'assistante de Casey lui permet de détourner le regard pour la saluer poliment. D'une œillade gourmande, il louche sur les viennoiseries et écoute d'une oreille distraite les dires de l'assistante de sa collaboratrice. Il est en train d'annoter deux – trois idées sur un bout de papier quand elle parle d'un accident. Sous le coup de l'émotion, sa main se crispe et une belle rature envahir le morceau de feuille sur lequel il écrit. Le cauchemar se poursuit et un jour, il finirait par les bouffer. Silencieux, il garde ses yeux sur ses documents, le temps qu'elle quitte la pièce. Puis Casey attrape le journal pour lire l'article qui les incrimine sûrement. C'est avec une certaine répugnance qu'il le lit une minute après elle. « Ce n'est pas notre accident. » Affirme le jeune homme avec un soulagement réel sur les traits de son visage. Peut-être qu'il existe quelque chose au dessus d'eux parce que finalement, on a eu pitié de leur peur et ces quelques lignes ne peuvent pas les concerner. Il le sait. Machinalement, il relève la tête vers la blonde qui semble attendre des explications. Forcément, elle n'est pas au courant. « Cet accident relate qu'il s'agit d'une femme d'une trentaine d'années. » Sans se presser pour donner plus d'informations, Hamilton se lève pour se servir une tasse de café. Par habitude, à cause de sa nature bien élevée, il remplit la tasse de Casey. Puis, il se met à faire les cent pas dans la pièce. Le sénateur texan était absent pour la durée de l'entretien, il peut bien lui avouer ce qu'il a fait. Ce qu'il sait. Après tout, elle est dans le même bateau que lui et il ne serait pas dans son intérêt qu'elle aille tout raconter. Parce que s'il tombe, elle tombera avec lui. Hamilton s'est fait une promesse : Personne n'en sortira indemne s'il doit être mêlé d'une façon ou d'une autre dans cette histoire. « Nous avons renversé un gamin de seize ans. » Dit-il en plantant son regard bouleversé dans celui de Casey. « Seize ans Casey. Tu te rends compte de ce que l'on a fait ? » Il la questionne d'une voix blanche. Si jamais, elle ne s'était pas rendue compte du drame qu'il avait causé, il venait de le lui rappeler sans grande gentillesse. Peut-être qu'elle arrive à vivre avec, mais lui à beaucoup plus de mal. Cependant, il ne lui a pas appris comment il avait obtenu toutes ces informations ni ce qu'il savait encore. Pour le moment, elle ne l'a pas interrogé à ce sujet alors il n'entre pas dans les détails. Ainsi, si elle ne souhaite pas se mouiller plus qu'elle ne l'est déjà, ce sera plus facile pour elle. Faire marche arrière pour lui est désormais impossible.
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June D. J. Martin
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MessageSujet: Re: I know what you did last week - pv Sam 9 Avr - 23:31

“It was a mistake," you said.
But the cruel thing was,
it felt like the mistake was mine,
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“A good friend will always stab you in the front.”

Hamilton se contente de la saluer très brièvement sans s’encombrer d’embrassades ou de sourires. Visiblement, l’éditeur n’apprécie pas les mauvaises surprises et de se faire rouler dans la farine. Enfin, de toute façon, Casey ne lui a jamais promis quoi que ce soit, ne s’est jamais engagée envers lui, et surtout, rien ne s’est jamais passé entre eux. Alors si Hamilton le prenait mal, c’est simplement de sa faute, rien de plus. Mais Casey ne laisse jamais les choses se terminer si facilement, bien au contraire. S’il lui est possible de rajouter de l’huile sur le feu, c’est avec un grand plaisir que la Ashbury s’en chargera. Et c’est d’ailleurs ce qu’elle s’empresse de faire lorsque Hamilton exige quelques barrières entre eux deux. « Il me semble qu’il y a quelques jours, tu n’avais pas vraiment envie de mettre des barrières professionnelles entre nous. Je te rassure, un peu de proximité ne m’a jamais empêché être la plus professionnelle et qualifiée pour l’emploi. » Preuve en est son travail exemplaire auprès du sénateur. Bien sur, la jeune femme le côtoie de manière très proche et couche avec lui très souvent, mais son travail et son rôle sont parfaitement remplis, toujours dans les temps, toujours correctement. Alors Casey ne s’inquiète absolument pas de la proximité et de ses qualités professionnelles. « Oh, ça ne me bloque jamais du temps, lorsque je dois en trouver pour travailler avec toi. Mais soit, on pourra se contenter de travailler par ordinateur interposé. Les échanges par caméra peuvent se révéler très intéressants aussi pour …travailler. » qu’elle réplique, un sourire coquin sur le coin des lèvres. Emme ne rate jamais une occasion d'enfoncer le clou, d'en rajouter une couche, de détourner toutes les propositions les plus professionnelles qui soient, en quelque chose d'un peu plus attrayant à son goût. Et en le prenant ainsi à la rigolade, c'est aussi sa façon bien à elle de se détacher de cette espèce de sensation qui s'est immiscée en elle depuis quelques temps, de ces espèces de sentiments qui sont nés à l'insu de son plein gré. Et le fait qu'Hamilton semble éprouver une pointe de jalousie à l'égard de la relation qu'elle entretient avec le sénateur, n'arrange absolument rien. « C’est toi qui a ramené le sujet sur la table Hamilton. C’est toi seul qui a causé ce désagrément et qui en fait une montagne. Alors évites de me traiter d’agaçante quand je ne fais que répondre à tes remarques, merci bien. » Son ton claque un peu plus lorsqu’elle prononce ces quelques mots. Qu’Hamilton ait mal pris qu’elle se tape le sénateur, soit, elle pouvait le concevoir vu leur relation assez proche. Mais en aucun cas il n’avait le droit de s’énerver contre elle à ce propos alors qu’il était le seul à avoir ramené le sujet sur le tapis. Casey n’accepterait certainement pas ça. Cette relation qu'elle entretient avec le sénateur, c'est son choix. Le sien, en son âme et conscience. Elle n'a absolument aucun regret et ne culpabilise absolument pas. Mais s'entendre rabâcher sans cesse la même chose concernant cette relation l'ennuie et l'agace plus qu'autre chose. Finalement l'apparition de sa secrétaire vient interrompre cette conversation et en entame une nouvelle, bien plus sombre et compliquée que la précédente. Mentionner à nouveau ce secret qui les lie la ferait presque frissonner tant le souvenir du choc la hante encore. Mais découvrir que ce secret est finalement toujours un secret la rassure malgré tout. « Je ne sais pas si l’on peut réellement dire que c’est une bonne nouvelle, mais enfin … » Et voilà qu'Hamilton se met à la culpabiliser, lui rappelant avec virulence la cruauté de l'acte auquel ils ont assisté. Il n'a pas besoin de lui en rajouter une couche, Casey le sait parfaitement. Mais elle sait aussi parfaitement qu'il est hors de question d'aller se dénoncer à la police. Sa carrière et son futur dans la politique seraient anéanti, de même pour celui du sénateur. Quant à Hamilton, il pourrai tout bonnement dire adieu à sa chère maison d'édition. « Je sais très bien ce que l’on a fait, ou du moins ce à quoi nous avons assisté. C’est totalement horrible… Attends ! Comment tu es au courant que c’est un gosse de seize ans ? On ne savait même pas si c’était un homme ou une femme. Hamilton ne me dis pas que tu es revenu sur les lieux du crime ??? » Elle hausse le ton sachant que son assistante a quitté les lieux et qu’ils sont désormais seuls dans l’hôtel particulier. « Putain Hamilton tu te rends compte à quel point ça semble coupable ?? On avait un pacte, ne pas s’en préoccuper, ne pas chercher à connaître la personne qui a subi l’accident. Je… Putain Hamilton ! » Elle bouillonne de rage. Se contenir et avoir un sang froid à toute épreuve a toujours fait parti de ses qualités. Mais là, quand l'enjeu est si important, si dangereux, Casey est incapable de se retenir et de rester calme. Et puis après quelques instants à prendre d'importantes inspirations, Casey se calme et recentre la conversation pour en savoir plus. « Parles moi de ce gosse… Qu’as-tu appris ? » Quitte à avoir rompu le pacte, autant qu’Hamilton donne les informations à Casey et qu’elle en sache autant que ce dernier. Parce que même si Casey n’en parlait pas, même si la jeune femme se taisait et refusait d’en parler, elle y pensait malgré tout très souvent depuis l’accident. Après avoir vécu un événement aussi traumatisant, il est très compliqué d'avancer l'air de rien, et de ne pas penser à cette personne qui a vraisemblablement perdu la vie par leur faute.
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MessageSujet: Re: I know what you did last week - pv Mer 25 Mai - 19:58


Elle le travaille au corps, c'est le moins que l'on puisse dire. Peut-être que dans d'autres circonstances, Hamilton s'en serait amusé. Une risette joueuse aurait fleuri sur ses lèvres et il aurait répondu avec bonhomie. Après tout, il reste un être humain fait de chair et d'os. Le fait que Casey lance des sous-entendus à tout va n'est en rien une bonne chose pour son propre contrôle. Or, elle la refroidi. Quelque temps auparavant mais ça, elle semble l'avoir oublié. Pas lui. Sur ses gardes, il se contente de rester muet. Ne pas répliquer pour ne pas subir une nouvelle attaque ciblée de la part de la jeune femme est son unique défense pour ne pas paraître trop bête face à elle. Le léger tintement d'un plateau que l'on amène et la stature de la secrétaire qui débarque pour mettre fin à ce tête à tête trop embarrassant est une réelle bénédiction pour lui. Il la laisse volontiers tout installer pour eux et la conversation reprend une fois qu'elle sort du bureau. Discussion qui s'enflamme en une seule parole de sa part. Par réflexe, Hamilton jette un regard sur la porte qui vient de se refermer derrière l'assistante de Casey. Il lui lance un regard furieux pour qu'elle domine le ton de ses paroles. L'autre pourrait être restée derrière la cloison et tout écouter de leur conversation. Certes, il est probablement en pleine crise de paranoïa intense mais tout de même, la blonde ne fait pas attention. Les murs ont des oreilles et il serait peu malin de laisser des informations cruciales s'échapper de cette pièce. Cependant sa collaboratrice ne semble pas l'entendre de cette oreille car elle continue de vociférer tout ce qu'elle peut. L'éditeur ne peut même pas en placer une pour tenter de calmer la situation. Alors il se tait et l'observe, les bras croisés, lui déballer tout ce qu'elle a sur le cœur. Cette fille est épuisante et malgré toute la bonne volonté du monde, le brun a du mal à ne pas lui sauter à la gorge pour la faire taire. La dernière phrase de Casey le surprend (dans le bon sens) et il esquisse une moue étonnée. « Ça y est, tu as fini ? Je peux parler ? » La remarque est balancée de façon peu cordiale mais il faut dire qu'elle l'a un peu cherché. Elle lui a parlé comme s'il était le dernier des stupides en criant « je suis coupable et je vais vous donner le nom de mes complices ». Non, bien sûr que non. Outre le fait qu'il se sente très mal dans sa peau, Hamilton est trop égoïste pour tenter quoi que ce soit qui le dénoncerait dans la minute. Il tient trop à sa petite vie si tranquille et parfaite et surtout à son métier qui est la prunelle de ses yeux. Il se lève et commence à déambuler dans la pièce. « Je ne suis pas retourné sur le lieu de l'accident. Même si tu en doutes, j'ai un brin d'intelligence pour ne pas commettre un tel acte. » Elle, en revanche pour l'avoir crû, ne brille pas par sa confiance. Cependant, Hamilton ravale l'acidité de ses paroles pour se concentrer sur ce qui est le plus important : à savoir le gamin et les détails que lui demande Casey. Mais auparavant, il a besoin de mettre les points sur les i avec la jeune femme parce qu'ils ne semblent pas être d'accord sur l'entièreté de leur « pacte ». « Peut-être que tu vis très bien avec ce cas sur la conscience et grand bien te fasse Casey. J'avais besoin de savoir s'il était mort ou pas. Je ne peux pas être aussi détaché que toi et le sénateur dans cette histoire. Je n'y arrive pas. » Affirme clairement l'éditeur en la regardant droit dans les yeux. Il a bien tenté de ne plus y penser, de consacrer encore plus de son temps libre à Elissa ou à ses séances de sport pour s'épuiser aussi bien physiquement que mentalement mais rien n'y a fait. Les bruits de l'accident de voiture, la terreur qu'il a ressenti ou voyant un corps étalé sur le côté … Rien ne peut effacer tout ceci de sa mémoire. Il aurait bien besoin d'un suivi régulier chez un psy mais ce serait trop dangereux. Malgré leur serment et leur devoir de garder le secret selon les dires de leurs patients, Hamilton ne pouvait pas se permettre de prendre un tel risque. Alors il soulage sa culpabilité avec les moyens du bord. « Je suis allé dans l'hôpital de quartier dans lequel on l'a hospitalisé en prétextant rendre visite à une vieille tante. » C'est fou comme on vous laisse faire tout et n'importe si vous avez un tant soit peu d'imagination. Il suffit d'avoir une mine chafouine (ce qu'il n'a pas eu de mal à simuler), un bouquet de fleurs fraîches pour la panoplie du parfait garçon et c'est dans la poche. Il se souvient encore de l'air dévasté de la mère lorsqu'il l'a vu pour la première fois. Il avait prétendu s'être trompé de chambre et c'est ainsi que la conversation a démarré entre eux. A force d'avoir parcouru des centaines et des centaines de manuscrits durant les années précédentes, Hamilton a fini par acquérir un certain sens de la narration. Souvent, il sait comment se comporter, quelle paroles murmurer sans choquer et son épaule est l'endroit idéal pour verser quelques larmes. « Je ne me suis pas avancé dans la chambre lorsque j'ai vu tous les fils qui étaient branchés à son corps. J'ai juste échangé avec sa mère qui semble porter la douleur du monde. » Ce qui est concevable quand on est sur le point de perdre l'être le plus cher de sa vie. Hamilton revient vers Casey et s'installe de nouveau à côté d'elle. Ses prunelles fixent le visage ovale de la blonde. Il aimerait lui annoncer une bonne nouvelle pour atténuer ce qu'ils ont fait. Malheureusement, ce qu'il a à lui risque de la culpabiliser un peu plus encore. « Dans le meilleur de cas, il devra faire de la rééducation et espérer ne pas terminer dans un fauteuil roulant. Dans le pire des cas, il finira paralysé. » Annonce de but en blanc l'éditeur d'une voix caverneuse. Lorsque les mots sont sortis de la bouche de la mère de ce gamin, il a reçu un véritable coup de massue sur la tête. Durant des jours, il s'est traité de monstre le matin en se regardant dans la glace. Il a brisé une vie. Ce môme rêvait d'être pilote de ligne et à cause d'eux, il aura des séquelle qui l'empêcheront d'avancer.  Plus pour lui que pour elle-même, Hamilton se saisit de la main de Casey posée sur la table. De la chaleur humaine pour partager ce poids infâme.
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MessageSujet: Re: I know what you did last week - pv Mer 1 Juin - 23:09

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“A good friend will always stab you in the front.”

S'ils s'étaient décidé à ne plus jamais en parler, ne pas chercher à en savoir plus, c'était pour une bonne raison. L'aborder ne ferait que les hanter un peu plus, les perturber et les faire culpabiliser. Bien sur, la culpabilité était déjà belle et bien présente chez Casey et visiblement chez Hamilton aussi. Mais il n'était pas question d'en savoir plus sur la personne qui avait été percuté. Parce que rester dans le flou, c'était se convaincre que rien ne s'était passé, rester persuadée que tout allait dans le meilleur des mondes. Au fond, savoir qui avait été blessé, s'il était mort ou non ne faisait que rendre les choses plus réelles. Et si d'ordinaire Casey était totalement prête à faire face à la réalité, dans ce cas précis, elle préférait se complaire dans la méconnaissance et l'aveuglement. Alors forcément, lorsqu'elle découvre que Hamilton est allé derrière leur dos à la pêche aux informations, ça la met hors d'elle. Et ça agace forcément Hamilton qui ne comprend pas une telle réaction. Mais quitte à avoir bravé l'interdit et être allé en savoir plus sur la personne ayant été blessé, autant avoir les informations. Alors la blonde incendiaire demande à Hamilton de partager les informations. Il est passablement agacé et sec quand il s'adresse à elle, et même si cela ne lui plait pas, la Ashbury ne peut pas le blâmer pour autant. Casey est passée de la phase de séduction à la phase d'acceptation en passant par la phase d'extermination. Mais encore une fois, la jeune femme ne s'attardera pas à lui révéler qu'il avait raison d'avoir telle attitude. « Maintenant oui vas y. » qu'elle répond, sans perdre de sa superbe et avec un ton légèrement acide. Attendant patiemment les explication de l'éditeur, elle boit quelques gorgées de son café avant de fourrer un bout de croissant dans sa bouche. Non, parler d'un terrible accident de voiture ne lui a pas coupé l'appétit et ne va certainement pas le faire. Simplement ça l'occupe, en attendant qu'il se décide à développer les informations qu'il détenait. « Enfin une bonne nouvelle dans cette journée, tu as eu un brin d'intelligence. » claque-t-elle d'un ton sec et franc. Si Hamiltion s'accordait le loisir d'être à la limite du désagréable avec elle, il n'y avait aucune raison pour que la jeune femme n'en fasse pas de même. Et visiblement, Hamilton continue dans ce même état d'esprit, ce qui a le don d'agacer un peu plus l'américaine. « Ce n'est pas parce que je suis détachée que ça ne me hante pas Hamilton. Simplement je ne vois pas l'intérêt d'en savoir plus alors que la culpabilité est déjà là. En apprendre plus sur lui ou elle pour quoi… Se sentir un peu plus coupable? Ca ne changera rien aux faits. » Mais voyant Hamilton se lancer enfin dans une explication, elle se tait et le laisse patiemment raconter ce qu'il en est. Et visiblement, Hamilton avait redoublé d'inventivité pour obtenir les informations au sujet du blessé. Plus ils avancaient dans le temps et plus la jeune femme était impressionnée par Hamilton, par son esprit et sa manière de réfléchir et d'agir. Si au début elle ne l'avait vu que comme une cible potentielle, son nouveau joujou du moment, aujourd'hui, elle était loin de penser de la sorte. Plus ça allait et plus Casey déchantait. Elle avait voulu jouer et c'était elle qui se faisait prendre à son propre jeu finalement, qui se retrouvait piégée, à lutter contre une attirance qu'elle n'avait pas cherché et qu'elle ne désirait toujours pas. Tout ce qui lui restait à faire pour lutter contre ça, était de continuer à jouer, tout en lui montrant qu'elle ne ressentait rien pour lui, n'avait aucune attache. Visiblement, cela semblait fonctionner et Hamilton était celui qui semblait en souffrir. Non pas qu'elle aime le voir souffrir, mais à choisir entre sa souffrance à lui ou la sienne, le choix était très rapidement fait. Casey n'était pas prête à souffrir, elle avait eu sa dose de souffrance quand elle était enfant et refuser de subir cette atrocité une fois de plus. « Est-ce que tu pourras me donner le nom de cette femme s'il te plait? » Sans s'étendre sur le pourquoi du comment, Casey a une idée derrière la tête. Elle ne connait ni d'Eve ni d'Adam celui qui a été blessé mais elle sait qu'elle a couvert son accident et qu'en prenant la fuite, elle a peut-être empêché une prise en charge médicale plus rapide et donc peut-être une guérison plus effective. Alors la moindre des choses serait de payer les soins médicaux et tous les soins à venir pour sa rééducation. Après tout, cette famille n'a rien demandé, n'a peut-être pas suffisamment d'argent et Casey elle, en a. « Il n'y a plus qu'à prier alors pour qu'il n'ait besoin que de rééducation.» qu'elle se contente de répondre, avant de tressauter lorsque Hamilton se saisit de sa main. Elle n'est pas habituée à ce contact, pas de manière si douce et si attentionnée surtout venant de lui. Et elle ne sait pas comment réagir. En cet instant, tout ce qu'elle veut, c'est se laisser aller, après tout, pourquoi pas? Qu'est-ce qui pourrait bien arriver d'atroce à tomber dans ses bras, à accepter d'être vulnérable et de montrer des sentiments? Rien, si ce n'est de se dévoiler à quelqu'un qu'elle apprécie plus qu'elle ne le voudrait. Ses doigts se nouent aux siens et son visage est dangereusement proche de celui de l'anglais. Son regard est plongé dans le sien et alors qu'elle sent une connexion entre eux, Casey prend peur, et s'agite en reculant brusquement. Pour autant, elle n'arrive pas à détacher ses doigts des siens et elle se demande réellement ce qu'il se passe avec Hamilton et pourquoi il la perturbe autant. « Ne parles jamais de ça au sénateur Hamilton, il ne serait pas aussi conciliant que moi, il risquerait de péter un plomb et de te foutre un pain. Et j'ai absolument pas envie de le voir te frapper, d'accord ?» Putain quelle conne. Elle a abordé le sénateur. Le sujet tabou entre eux, le sujet qui risque de foutre en l'air cet instant d'intimité qu'ils ont en ce moment même. Et ça l'emmerde profondément parce que même si elle n'est pas prête à se révéler, elle n'est pas prête à le voir partir non plus.
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MessageSujet: Re: I know what you did last week - pv Lun 13 Juin - 22:19


Il aurait dû se taire et garder pour lui ses agissements. Casey et lui ont des points de vues diamétralement opposés sur la récente tragédie. Hamilton a toujours cru qu'ils pourraient partager ensemble ce secret en se serrant les coudes, mais il se rend compte qu'ils ne sont pas assez proches pour cela. Foncièrement, elle n'a pas totalement tort. Mais c'est un aveu qu'il n'est pas prêt de lui faire. C'est pourquoi, il s'enlise à lui expliquer sa façon de penser. « Couramment, cela s'appelle s'intéresser à autrui plutôt qu'à sa petite personne. Votre indifférence me cloue sur place. » Bien évidemment, il parle de Casey et du sénateur. Pour le coup, il les met dans le même sac parce qu'elle ne fait pas plus attention que lui à la victime du délit de fuit dont ils sont fautifs. Il doit reconnaître que sa culpabilité ne s'est pas envolé en un claquement de doigts. L'étranger qui hante ses nuits cauchemardesques à un prénom, un visage et une histoire. Comme thérapie ce n'est pas la meilleure qui soit mais Hamilton et son caractère entier ont besoin de toutes ces informations pour s'apaiser. Que Casey le comprenne ou non, franchement ce n'est pas son problème. Il règle cette histoire à sa manière que cela plaise ou non. Curieusement elle l'écoute sans broncher. Si au début, il est un peu hésitant quant aux explications à lui fournir, par la suite, le jeune homme y met plus de cœur. Toutefois, la question de la blonde le laisser sceptique. « Pourquoi tu veux son nom ? » Il la questionne, peu enclin à lui donner quoi que ce soit. On ne peut pas dire qu'elle le mette dans de bonnes dispositions pour le faire. Il suspecte Casey de vouloir découvrir cette information pour la retourner à son avantage. Avec elle, tout est possible. Hamilton ne la croit pas forcément capable de faire preuve de bon sentiments à l'égard d'une inconnue. Pour le moment, il est méfiant et ne daigne pas lui donner le nom tant désiré. Il la jauge de son regard froid pour tenter de percer les manigances que son cerveau pourrait être en train de concocter. Hamilton ne lui fait pas confiance. Pas après la scène qu'elle vient de lui faire quand il a eu le malheur de lui raconter son plan pour voir le blessé. Peut-être que si elle avait manœuvré avec un peu plus de compassion dès le début, il se serait laissé tenter. Mais là, non. « Ce n'est pas en lançant quelques billets que tout s'arrangera. » Souffle-t-il, aigrie à l'idée qu'elle puisse penser de la sorte. C'est bien beau de faire la charité à présent. Ceci dit, c'est dès l'accident qu'il fallait mesurer les conséquences de leur désertion commune. Maintenant, il ne reste que les regrets et ce poids intense de culpabilité qui donne des insomnies la nuit. Hamilton lève les yeux vers Casey sans pour autant reprendre la parole pour rebondir sur ses dires. Si elle pense qu'une prière pour changer la face du monde, grand bien lui fasse, qu'elle prie. Des heures, des journées entières si cela lui chante. Lui a besoin de concret pas d'une croyance illusoire qui aide à se sentir un peu mieux dans sa tête et dans sa vie. Une soudaine envie tactile le prend et il attrape sans réfléchir la main de la blonde. Il aurait pu immédiatement régresser, revenir en arrière et faire comme si de rien n'était. Tout aurait été plus facile mais Hamilton a réellement besoin d'un contact à cet instant. Il observer sans bouger les doigts de Casey se faufiler entre les siens et son visage s'avancer, un peu plus à chaque seconde qui passe. Cette vague douceur se brise dès qu'elle se recule. Encore une fois, elle le repousse. Pas de la même manière que la première fois mais tout de même. Penaud, l'éditeur baisse les yeux vers la table mais bien vite, c'est le regard en feu qu'il la contemple. « Tu me prends vraiment pour le roi des cons. » Crache le brun en dénouant brusquement ses doigts et faisant racler son fauteuil de plusieurs centimètres histoire de mettre une certaine distance avec elle. C'est bien le moment pour parler du sénateur tiens. Lui qui ne supporte plus de travailler avec cette homme narcissique et rempli de mauvais procédés. Comme à son habitude, Casey a tout foutu en l'air mais ça, Hamilton commence à en prendre le pli. Il n'est aussi en colère qu'auparavant. Non à la longue, il est juste fatigué de jouer au yo-yo avec elle. « Je ne compte pas me faire défigurer juste parce que ton merveilleux patron n'assume pas ses actes. » Il a volontairement appuyé sur l'adjectif qui qualifie ô combien ironiquement le sénateur. Depuis l'accident de voiture, Hamilton prend des pincettes avec celui qu'il considère désormais comme un ennemi potentiel. Il a tendance à ranger Casey dans cette case également car il ne faut pas oublier qu'elle est aux petits soins pour cet homme. Il croise fermement ses bras contre son torse. « Si cela devait arriver, je ne vois vraiment pas en quoi tu serais concernée. » Dit-il tout en provocation. Le jeune homme a bien suivi ses consignes à la lettre : elle ne veut en rien être engagée avec lui alors qu'elle se contente d'une relation pseudo professionnelle. Surtout qu'elle ne commence pas à lui faire croire qu'elle se sent concernée par ce qu'il pourrait lui arriver parce que Hamilton, aurait toutes les peines du monde à le supporter.
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MessageSujet: Re: I know what you did last week - pv Mer 13 Juil - 19:51

“It was a mistake," you said.
But the cruel thing was,
it felt like the mistake was mine,
for trusting you.”


“A good friend will always stab you in the front.”

Cela la fait doucement rire d'entendre Hamilton la vouvoyer alors que quelques jours auparavant, tout n'était que yeux doux et gentilles attentions. C'est d'un ridicule et surtout sans aucune raison valable. Ok elle lui avait menti pour le sénateur et la relation qui les unissait. Mais Casey n'avait rien promis à Hamilton, ils ne s'étaient même jamais embrassé. Alors pourquoi en faire tout un problème alors qu'au fond, rien ne posait souci? C'était le choix de Casey de se taper son patron en sachant qu'il est marié, son choix de refuser une véritable relation, son choix de se servir de son patron pour obtenir plus de connaissances et de connexions sociales. Tout était calculé depuis le début, depuis son entrée au service du sénateur. Elle avait su comment le charmer, comment le détourner de sa femme sans le moindre effort, comment obtenir tout ce qu'elle désirait. C'est là tout la particularité de Casey, tout son charme. Elle sait ce qu'elle veut, et surtout comment l'obtenir. « Ai-je besoin réellement de m'expliquer sur mes questions? Non parce que si je dois m'expliquer sur chaque phrase que je déclare, on ne va jamais en finir. » déclare-t-elle un brin agacé. Ses choix sont tous calculés, et elle refuse de devoir s'expliquer sur tout ce qu'elle dit. A son âge, elle n'a plus besoin de se justifier. Ce n'est déjà pas quelque chose qu'elle fait auprès de ses grands parents qui l'ont élevés, alors ce n'est certainement pas auprès de Hamilton qu'elle s'amusera à répondre de ses faits et gestes. « Si tu pouvais arrêter deux secondes de t'avancer sur ce que tu penses être mon intention, ça m'arrangerait merci bien. » s'agace-t-elle en se rendant compte que Hamilton a la pire image d'elle et s'attends toujours au plus terrible. Alors qu'au final ses intentions n'étaient pas mauvaises du tout et essayaient de racheter sa culpabilité si affreuse. Bien sur c'était idiot, on ne peut pas racheter sa culpabilité, on ne peut pas faire oublier un accident comme celui-ci comme ça. Mais on peut toujours essayer de faire quelque chose pour arranger la situation, ne serait-ce qu'un tout petit peu.« Je n'avais pas l'intention de balancer quelques billets et me casser Hamilton. Je comptais payer les frais médicaux de manière anonyme. Simplement pour pouvoir aider cette famille qui n'a rien demandé à personne. Maintenant si ça te semble trop idiot et égoïste, tant pis, moi ça me convient très bien. » Tout ça ne lui plait pas plus qu'à lui et la situation l'ennuie plus qu'autre chose. Mais au fond, que peut-elle bien faire? Pas grand-chose. Et certainement pas aller se dénoncer à la police alors qu'elle ne conduisait même pas la voiture ayant percuté ce jeune homme. La seule personne réellement coupable était le sénateur lui-même, et il était hors de question que Casey s'amuse à le dénoncer. Il ne fallait certainement pas oublier qu'il s'agissait d'un sénateur qui possède un incroyable pouvoir, et de surcroit un texan, et c'est bien connu, ces gens là ont une mentalité terrible et une folie bien ancrée en eux. Finalement elle évoque l'idée de faire une prière, parce qu'après tout, la religion est une chose importante dans sa vie, elle se tient à aller à l'église tous les dimanche, et ce même si elle a une gueule de bois d'enfer. Elle ne pratique pas le carême et toutes les règles religieuses très strictes, mais elle s'astreint à une croyance claire et net. Et finalement les choses dégénèrent entre eux, tout devient plus intense, un échange de regard qui se prolonge un peu trop, des mains qui se lient et qui refusent de se lâcher. Et sans qu'elle ait l'impression d'agir ainsi, elle se rend compte qu'elle pousse Hamilton dans ses retranchements, elle amorce les mots de trop et fait tout capoter, ce moment d'intimité, d'unité, comme une conne. Pöurquoi s'était-elle amusée à parler du sénateur? C'était idiot, stupide, et en même temps c'était dans le seul but de le protéger, le protéger d'un homme qui pourrait en un clin d'œil l'écraser, le réduire en miette. « Arrêtes de t'énerver comme ça Hamilton ! » s'emporte-t-elle à son tour face à l'agacement de l'éditeur. A croire que les choses ne seraient jamais facile ni pour l'un ni pour l'autre, et surtout pas pour eux deux en même temps. Casey n'a pas conscience de ce qu'elle veut avec Hamilton, ni même si elle souhaite quelque chose. Mais une chose est certaine, Casey a besoin de Hamilton dans sa vie, sans savoir de quelle manière cependant. « Mais ça me concerne parce que je tiens à toi Hamilton putain. J'ai absolument pas envie de te voir fracasser la tête ! C'est si difficile à comprendre? » Ce n'est plus de l'agacement, c'est de la colère, elle s'emporte littéralement en voulant faire comprendre à Hamilton que c'est simplement pour le protéger de cet homme si puissant. « Je sais que je ne suis pas la fille la plus claire, la plus éloquente qui soit en matière de sentiments et toutes ses conneries. Ce n'est pas parce que je suis si distante que je ne tiens à toi et que ton sort ne m'intéresse pas. Je n'ai pas envie d'apprendre demain que le sénateur t'a réduit toi aussi en bouilli. Tu as vu ce qu'il s'est passé avec ce gamin? Il n'a eu aucun mal à dissimuler l'affaire, et il en serait de même pour toi s'il en venait à décider d'en finir avec toi. Je te demande juste d'être prudent, c'est pas compliqué quand même ! » Elle ne peut pas être plus claire qu'en cet instant, qu'en ce moment précis. Elle tient à lui, elle tient à ce qu'il soit dans sa vie. Et sa vie n'a pas besoin d'une relation amoureuse pour le moment, simplement de savoir qu'il va bien et que personne ne viendra l'emmerder. C'est tout ce qu'elle peut supporter pour le moment, tout ce qu'elle est prête à accepter. A Hamilton d'y mettre du sien un peu. Casey est prête à faire des efforts, seulement si lui aussi.
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