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 crawling back to you. (winnie)

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MessageSujet: crawling back to you. (winnie)   Mar 8 Mar - 14:22

You and I nursing on a poison that never stung.
"Somewhere for this, death and guns. We are deaf, we are numb. Free and young and we can feel none of it. Something isn't right, babe. I keep catching little words but the meaning's thin. I'm somewhere outside my life, babe. I keep scratching but somehow I can't get in. So we're slaves to any semblance of touch. Lord we should quit but we love it too much."


« Alors tu viens ou pas ? » Samuel est adossé contre son fauteuil en cuir, derrière son bureau où les papiers sont partout éparpillés. Il lève les yeux vers la provenance de la voix, une Poppy souriante, debout à l'entrée de la porte se dessine devant lui. Il lui sourit. Puis se demande comment fait-elle pour garder sa bonne humeur en toute circonstance. Avoir dix-neuf ans et être toujours aussi immunisé contre les malheurs de la vie est un vrai miracle de nos jours. « Non, je ne viens pas. » Il lui répond. Les soirées dansantes de la ville ne l'intéresse pas plus que ça, surtout avec la petite guéguerre de la ville qui ne manque jamais à plomber l'ambiance. « Mais pourquooooi ? Ça va être cool et il y aura des trucs chouettes à manger. » Sam lève les yeux au ciel, cette gamine ne pense qu'à la bouffe, c'est sidérant. « T'es vraiment plus du tout drôle ! » Qu'elle lui affirme, sa petite moue enfantine en coin. Sur ce coup là, il doit avouer qu'il est plutôt d'accord avec elle, il a perdu beaucoup de son "humour" - si elle veut appeler ça comme ça, depuis les deux dernière années. Disons juste que c'est un petit coup de vieux, ou de lucidité, peu importe. Samuel regarde l'heure sur le cadrant de sa montre et il est déjà deux heures de l'après-midi. Il se dit qu'il est en retard et qu'il va devoir se rendre à l'église du coin pour revoir avec le prêtre les coûts de la cérémonie d'enterrement du grand-père des Johnson. Il se lève de son bureau, sans un mot et Poppy soupire. « Tu vas où encore ? » Sam lui ébouriffe les cheveux en sortant de la pièce et elle émet un grognement qui lui fait tirer un sourire. « Ah enfin ! Il sourit ! Bon alors, tu vas où ? » Elle croise les bras à la manière d'une mère qui interroge son enfant et ça le fait rire doucement. « À l'église. » Qu'il lui répond. « Hein ? Pourquoi faire ? » « Le boulot. » « Je peux venir avec toi ? » Elle le supplie avec son air de chien battu, mais il est immunisé contre depuis des années. « Non, tu vas t'ennuyer et te mettre à m'emmerder. Et puis, tu n'as pas d'autres trucs à faire que de me coller aux basques ? Je ne sais pas des amies à voir par exemple. » Sam lui dit sur un ton taquin parce qu'en réalité, ça ne le dérange pas tant que ça de l'avoir tout le temps avec lui. Elle peut être énervante parfois, mais en général, elle lui tient compagnie et ça l'empêche à penser à des choses qui lui embrument l'esprit. Poppy hausse les épaules. « Je préfère traîner avec toi. » Il lui sourit encore une fois. « On traînera quand je reviendrai, promis. »

L'église de St James est l'une des plus belles églises de leur petite ville de Salem. Samuel ne s'y rend pas très souvent. Il y va seulement quand le devoir l'oblige ou quand un prêtre change ses honoraires pour les enterrements, comme aujourd'hui. Il a laissé ses croyances dans un tiroir dès qu'il a eut l'âge de comprendre qu'il n'y avait pas de bien ou de mal, mais de bien et de mal entrelacé dans une boucle qui ne se déboucle pas. Personne n'est à l'abris de devenir un monstre, même pas moi. Les paroles de sa mère résonnent aujourd'hui encore dans sa mémoire. Si il avait cru ce qu'elle lui avait dit ? Oui, sans l'ombre d'un doute. C'est toujours plus facile de s'accrocher à un semblant de vérité que de rester dans le flou pour toujours. Alors, oui, il a cru sans hésiter, de toute son âme. Elle lui a dit que le père de son ancienne petite amie était le principal suspect dans l'affaire non résolue du meurtre de son père et tout lui a semblé rentrer en ordre. Comme si il avait enfin saisi le sens de tout ce qu'il lui avait semblé un jour incompréhensible. Comme si elle avait enfin réussit à assembler toutes les pièces perdues d'un puzzle qui n'avait aucun sens. Comment aurait-il pu douter en ses paroles ? Les paroles de sa propre mère. Après tout, il était son mari à elle aussi. Elle l'avait aimé elle aussi. Après cette révélation, le monde s'est révélé ne plus être blanc ou noir, noir ou blanc, mais d'un gris au mille et une nuances. Est-ce que Winnie, sa Winnie était au courant de tout ça ? Est-ce qu'elle avait su depuis le début ? Est-ce que c'était pour cela qu'elle était venue vers lui la première fois, avouant la flamme de son amour cachée ? Cet amour qui n'a jamais eut aucun sens, parce qu'après tout, comment aurait-elle pu l'aimer quand ils ne se connaissaient toujours pas ? Comment avait-elle pu l'aimer alors que sa famille à lui était en guerre contre les familles comme la sienne depuis des décennies ? Comment ? Il s'était posé la question au tout début, mais n'a jamais pris la peine de s'y attarder. Parce qu'il avait finit par l'aimer lui aussi et que plus rien n'importait. Mais, maintenant, tout commence à avoir un sens. Tout ce qu'il avait été trop aveugle pour voir, trop aveugle pour comprendre. Jouait-elle la comédie pendant tout ce temps ? Il ne savait pas. Il avait passé une année à y réfléchir, à se torturer l'esprit. Une année et aujourd'hui encore, sans savoir. Il avait ses théories, ses théories en lesquelles il croyait et pourtant, il ne pouvait jamais en être sûr et il n'était pas prêt à lui faire face. Il ne le sera sûrement jamais. L'église est quasiment vide, les croyants désertent souvent l'endroit les vendredi après-midi. Samuel doit attendre le prêtre dans son bureau mais la porte est fermé. Il vérifie une seconde fois l'heure sur sa montre. Il est deux heure et demi, il est un peu en avance, alors il s'assoit dans un des bancs pour attendre. Il y a une vielle dame assise à des rangées de lui, qui prie les yeux fermées. Il ferme les yeux à son tour, plus pour s'accorder un instant de répit que pour quoique ce soit d'autre. Il y a un seul point positif qu'il accorde aux lieux sacrés et c'est le calme apaisant qu'il y règne. Quelques minutes plus tard, il réouvre enfin les yeux et pour une raison qu'il ignore, une silhouette en particulier, deux rangées devant lui, retient son regard. Quand il s'y attarde une seconde de plus que nécessaire, son souffle s'arrête net, son cœur s'emballe, comme prise d'une crise de panique. Il ne sait pas ce qu'il lui arrive, même si dans le fond il se doute bien de la raison de sa réaction. Il se lève de son banc, comme en trance, s'approche de la silhouette, une boule dans la gorge. Une boule d'amour, de haine, de doute, de confusion. Il déglutit rapidement, hésite à s'approcher encore plus ou à s'en aller en courant. Quand il décide enfin de rebrousser chemin et de fuir aussi vite que possible l'endroit, la silhouette se retourne vers lui. Ses yeux, son visage, ses cheveux et l'éternité qui les séparent. C'est à se demander comment deux personnes peuvent-elles vivre dans une ville aussi petite que Salem sans jamais se croiser pendant toute une année. Ça relève presque de l'impossible. Il ne sait pas quoi dire, s'il doit lui parler comme s'il ne s'était rien passer, si il devait lui parler tout court, si elle allait le gifler, lui cracher dessus, pleurer ou tout simplement l'ignorer. Il ouvre la bouche dans une tentative aussi vaine que pathétique de dire quelque chose, mais aucun son ne sort. Il jette un regard désespéré vers la porte toujours fermé du bureau du prêtre, en espérant qu'un miracle se produise, mais les miracles n'existent pas. Même dans une putain d'église.
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Winnie Ferguson
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MessageSujet: Re: crawling back to you. (winnie)   Lun 14 Mar - 0:08

From walking home and talking loads
To seeing shows in evening clothes with you
From nervous touch and getting drunk
To staying up and waking up with you
But now we're slipping at the edge
Holding something we don't need
All this delusion in our heads
Is gonna bring us to our knees
So come on, let it go


“So come on, let it go Just let it be Why don't you be you”

C’est comme un cercle sans fin, quelque chose qui n’en finit pas, le célèbre serpent qui se mord la queue. La jeune femme a l’impression que les choses n’évolueront jamais et surtout, que sa mère et les membres de sa famille n’arriveront jamais à prendre du recul et ne finiront jamais par comprendre son geste, leur geste. Non, cela n’est pas près d’arriver. Près d’un an après ce geste fatidique, son frère n’était toujours pas sorti du coma, et Winnie continuait de se battre pour avoir le droit de le voir. Sa mère faisait tout pour l’en empêcher, menaçant l’hôpital, parvenant à faire résonner la peur dans le corps médical. Seule Malia avait réussi à passer outre ces menaces, et à l’aider à voir son frère en cachette. Plus d’une fois Winnie avait été pris en flagrant délit et plus d’une fois cela avait mené à une esclandre au sein de l’hôpital. Malia avait toujours été protégé et jamais Winnie ne l’avait balancé. Malia prenait des risques à chaque fois pour elle, Winnie s’était jurée de la protéger coûte que coûte. Cette dernière avait décidé d’obtenir un droit légal de visite à son frère. Sa mère s’était contentée de faire peur à l’hôpital mais n’avait jamais fait de démarches administratives pour lui interdire l’accès à la chambre de son frère. Winnie elle, avait décidé de faire les choses autrement, de monter le niveau d’un cran. Ses études de droit avaient fini par lui apprendre qu’il ne fallait pas hésiter à faire appel à la loi pour faire valoir ses droits. Et c’est ce pour cette raison que Winnie avait pris rendez-vous avec un avocat de la ville. Celui-ci l’avait d’ailleurs dès le premier rendez-vous rassurée. Sa mère ne pouvait pas lui interdire l’accès à son frère, car ce dernier avait choisi de son plein gré d’attenter à sa vie. Alors Winnie avait entamé des démarches pour obtenir un droit de visite officielle et réglementé. Car si elle choisissait de passer par un avocat, c’était aussi pour avoir la possibilité de voir son frère seul, sans la pression constante de sa mère. Et pour le moment, les choses semblaient prendre le bon chemin, et Winnie avait bon espoir de voir sa demande acceptée. Cette dernière semblait voir le bout du tunnel petit à petit, même si le chemin restait encore long, d’autant plus que son frère n’était toujours pas sorti du coma. Mais la jeune femme avait l’espoir, elle essaie d’y croire, de croiser les doigts pour que les choses s’arrangent. Et depuis peu, Winnie va à l’Eglise. Dans sa jeunesse, la jeune femme n’avait jamais mis un pied dans une eglise, sa famille étant totalement hermétique à la religion. Mais à force de voir l’état de son frère stagner, Winnie s’est décidée à s’ouvrir à de nouveaux horizons. Après tout, qu’avait-elle à perdre à mettre un pied à l’Eglise ? Rien, et tout à gagner. Alors la jeune femme depuis quelques semaines va régulièrement à la messe, se confie à un prêtre. Elle ne se sent pas pour autant réelle croyante, n’a pas encore la foi en Dieu, mais se dit que rien n’est impossible. Alors aujourd’hui, comme tous les jeudi, Winnie va faire son tour à l’Eglise, prier avec les maigres moyens et sa maigre croyance, et surtout va se confesser. A l’inverse de sa faible foi en Dieu, Winnie croit fortement à la confession. Après avoir cherchée à se tuer, la jeune femme a eu besoin d’être pardonnée, d’être reconnu comme être humain à part entière et non pas une moins que rien, une faible, comme sa mère s’amusait à le lui rappeler régulièrement. Winnie venait de finir sa confession et sentait comme un poids s’envoler. A chaque sortie d’Eglise, elle se sentait un peu plus légère, prête à affronter sa mère, sans avoir peur. Alors Winnie en sortant de l’Eglise, s’apprête à se diriger vers l’hôpital pour une énième visite. Mais son corps se fige. Une silhouette se dessine devant elle, une silhouette qu’elle reconnaîtrait entre mille. Les yeux fermés, la jeune femme pourrait dessiner ses traits, souligner ses fossettes, les petits plis de son menton, les rides d’expression de son front.  Cette silhouette a un nom, un nom qui l’a changé à jamais et qui la hantera à vie. Samuel. Celui qu’elle considérait comme l’homme de sa vie, le seul qu’elle avait aimé de la sorte, qui avait su faire battre son cœur et rythmer sa vie ainsi. C’était aussi lui qui avait tout gâché, ruiner sa vie. Samuel. Un nom qu’elle s’était refusé de prononcer depuis près d’un an et qui lui déclenchait une haine et une souffrance sans nom. Elle aurait pu passer son chemin sans rien dire. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait, non sans montrer son agacement envers le jeune homme puisqu’elle ne peut s’empêcher de le bousculer. « Pff, connard. » qu’elle souffle, avant de tracer sa route. Au bout d’une dizaine de mètres, Winnie se fige à nouveau et décide de faire demi-tour, s’avançant droit vers lui. Sans savoir ce qu’elle va lui dire, ou faire, Winnie se plante devant lui, avec la ferme intention d’en découdre et de comprendre. En près d’un an, Winnie a toujours réussi à éviter Samuel, et le fait d’éviter les gros évènements de la ville l’avait fortement aidé à ne pas le croiser. Mais de ce fait, en près d’un an, Winnie n’avait eu aucune information sur les raisons de leur rupture, et au fond, ça l’a rongé. « T’es qu’un connard tu le sais Samuel ? Putain, ça fait un an que je crève d’envie d’en savoir plus, de comprendre et de t’insulter. Parce que tu ne mérites que ça Samuel. » Tremblante et passablement énervée, la jeune femme s’allume une clope qu’elle porte difficilement à ses lèvres. Son besoin de nicotine est nécessaire pour calmer ses nerfs bien trop à vif dans le cas présent. Elle tire bien trop sur sa cigarette. Si elle avait été novice en cigarette, elle se serait étouffée à coup sur. Mais Winnie fume comme un pompier depuis des années maintenant, depuis l’âge de quinze ans. Avec sa main gauche libre, la Ferguson née Corey se met à frotter instinctivement le milieu de sa poitrine, là où est nichée la cicatrice de sa thoracotomie. Tenter de se suicider n’est jamais sans conséquence et quand l’on passe si près de la mort comme Winnie, on ne peut pas s’en sortir simplement avec un lavage d’estomac. Avec une opération du cœur et une réparation du foie, Winnie a passé un long moment à l’hôpital, sans le soutien de sa famille, sans celui de Samuel, elle n’a pu compter que sur ses amis, Zack en tête de liste. Cette cicatrice si proche de son cœur en est d’ailleurs presque ironique. Une cicatrice physique proche du cœur, pour une cicatrice invisible d’un cœur brisé …
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Sacha Barnett
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