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my mistakes were made for you ~ swanael

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Nael Silvano Sala
there's no place like berkeley
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prénom, pseudo : inès
date d'inscription : 04/08/2011
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MessageSujet: my mistakes were made for you ~ swanael Ven 4 Mar - 23:15

well i broke our home and left you nowhere to run
but i never knock my days away
i think you understand that i could not stay
But i like to hear you laughing, oh
in spite of all the damage i've done




* * * * *


johannesburg, 2027. « Oui je t'assure, on prend des couleurs en trois jours ici, June... Bah me crois pas si tu veux, mais tu verras quand je rentrerai, tu vas clairement me jalouser. » rétorqua Nael, mince sourire aux lèvres, tandis que sa meilleure amie lui faisait part de son scepticisme au téléphone. Il déambulait ainsi depuis près de vingt minutes dans la ville. Le pas lent, les Rayban sur le nez, la main libre dans la poche ; il avait la parfaite allure du trentenaire qui s'offre quelques jours de repos loin de chez lui.  A cela près qu'il n'était pas en vacances, et qu'à la question de savoir quand il comptait revenir, il n'avait aucune réponse à donner à sa meilleure amie. Quelques minutes plus tard, il raccrochait ; regardant sa montre, il fut surpris de voir à quel point la matinée avait passé vite. Une matinée de plus, à ne rien faire. Une matinée de plus, à hésiter, tergiverser, se décider, changer à nouveau d'avis. Et finalement, ne jamais aller jusqu'au bout de ce qu'il avait planifié de faire. Pas facile, lorsqu'on s’apprêtait à briser un mariage. Fallait-il vraiment être sûr, d'arracher l'autre à un bonheur qui avait toute les chances de paraître fade, à côté de l'alternative proposée. Nael n'avait pas ce genre de certitudes. Et il ne savait que trop vers quelle fin tendait une histoire où le doute subsistait. Soucieux de ne pas répéter les mêmes erreurs, il attendait donc. Ça commençait à faire long ; il était arrivé là sur une impulsion cinq jours auparavant, mais depuis, il cultivait une passivité qui lui collait pourtant si peu. Se tromper, c'est toujours mieux que ne rien faire, se répétait-il en boucle. Mais Nael n'avait plus vingt ans, et ce crédo lui semblait de plus en plus discutable, surtout lorsque les conséquences s'avéraient être à la hauteur de l'enjeu. Le pas toujours tranquille, le bordelais arrivait désormais dans le quartier où se situait son hôtel. En plein centre-ville, il avait choisi cet établissement aux prestations raisonnables sans être démesurées, pour son charme atypique. « Une nuit de plus pour le petit Sala, ce sera ? » lui lança le réceptionniste, lorsqu'il s'approcha du comptoir, des billets froissés à la main. Il avait fini par sympathiser avec ce vieil homme, qui s'était très vite amusé de cette habitude singulière prise par Nael, de voir au jour le jour s'il restait un jour de plus. Il acquiesça avec un sourire, tout en fouillant dans sa poche les pièces manquantes pour obtenir le compte. « T'as entendu ce qu'il s'est passé ? L'accident de voiture là, aux abords de la ville. Terrible, la voiture a pris tellement cher, apparemment la gosse s'en est sortie. 'Fin je dis gosse, plus tant que ça maintenant, mais elle défilait sur les podiums quand elle était jeune j'crois bien, alors moi j'ai toujours l'image en tête... » Le jeune homme déposa l'argent sur la table avec lenteur, assimilant les dernières paroles du réceptionniste. Il soupira ; à force de ne penser qu'à Elle depuis quelques jours, il avait tendance à ne voir le monde que sous une seule perspective. Mais tout de même... « Merde. Elle est connue alors ? » demanda-t-il presque malgré lui, se morigénant des conclusions hâtives qu'il ne pouvait s'empêchait de tirer là. « Bah, elle est passée sur pas mal de plateaux mais faut connaître le milieu... Nous on s'en rappelle tous, parce que c'est une enfant du pays. C'est Swan Cartwright-Hansen, qu'a eu l'accident. Tu vois un peu ? »

« Au fait, c'est quoi ton prénom ? - Tu me tutoies maintenant – C'est bon, je t'offre à boire. J'ai au moins le droit de savoir ça. » Un silence s'installa quelques secondes dans la voiture. Nael scrutait le visage de cette gamine qui semblait déjà avoir vécu l'équivalent d'une vie. Elle détonnait, par cette allure de bandit sortie d'on ne savait où, ce charisme inné qu'elle ne cherchait même pas à travailler, ce caractère vif qui crevait d'intensité. Et dire qu'il n'allait même pas réussir à lui arracher de la bouche son prénom... Au moment où il s'avouait vaincu, il l'entendit balancer abruptement son identité. Swan. C'était presque trop doux à prononcer, pour une gosse aussi sauvage.


(...) Le portail était grand, mais étrangement ridicule à côté de la demeure qu'il clôturait. Nael en avait vu de belles maisons dans sa vie, à commencer par celle de ses parents. Mais malgré l'urgence qui le pressait, il ne pouvait s'empêcher de marquer un temps d'arrêt devant la demeure qui se dressait devant lui. Imposante et élégante, classique mais remarquable. C'était impressionnant, même si cela collait finalement avec l'image qu'il s'était faite du fiancé de Swan. Il savait de lui qu'il était riche et célèbre, assez pour que l'annonce de son mariage fasse les grandes pages des tabloïds – « t'es pas sortie avec elle, toi en plus ? » lui avait même lancé son père, lorsqu'il avait eu l'info. Et cette bombe avait été suffisante pour motiver un déplacement jusqu'en Afrique du Sud, sans attendre la confirmation d'un faire-part, lui qui était pourtant si bien placé pour savoir à quel point les rumeurs se fondaient souvent sur du vide. Mais y avait pas de vide dans cette histoire; juste une vérité, qu'il avait très rapidement arrêté de faire semblant d'accepter; juste une pilule alors, qu'il avait désespérément tenté d'avaler. Mais comme il pouvait bien s'en foutre, de ces conneries de mariage à l'instant ! Il venait d'appeler tous les hôpitaux de la ville ; aucune trace d'une Cartwright-Hansen dans les registres. Il s'était astreint au calme ; le réceptionniste lui aurait signalé si les dommages n'avaient pas été que matériels. Enfin, il n'avait pu s'empêcher de prendre lui-même la route pour l'adresse qu'il avait noté sur un bout de papier avant d'arriver dans la capitale, sans jamais pour autant s'en servir. « Bonjour, j'aimerais voir mademoiselle Hansen s'il vous plaît. » demanda-t-il précipitamment à l'interphone. Une voix féminine lui répondit que l’intéressée se reposait. C'est ça oui, qu'il maugréa en son fort intérieur. Se reculant pour jauger la taille des barrières qui le séparaient de la demeure, il prit finalement appui sur le coin inférieur du portail et se hissa par dessus la grille. Sans prêter attention à l'éraflure sur son bras ou à la douleur qui l'élança à la hanche lorsqu'il atterrit un peu trop lourdement sur le sol, il s'engagea dans l'allée. Quelques coups précipités frappés à la porte, et une petite femme à l'air un peu lunaire entrouvrit, l'air interloqué. « Bonjour, j'aimerais voir mademoiselle Hansen s'il vous plaît. » répéta-t-il une seconde fois. Elle s'apprêtait à refermer mais il fut trop rapide et mit son pied dans l’entrebâillement. « Monsieur, veuillez partir, ou je vais devoir appeler... » Il ignora les geignements de la femme. C'était presque trop beau, qu'on lui ait ouvert si facilement. Le plus dur était fait, peu importait désormais combien d’intendants y-avait-il dans cette maison, Nael avait le temps de se faire remarquer par celle qui se reposait soi-disant, et qu'il avait bien l'intention de réveiller. « Swan ! » s'époumona-t-il dans l’entrebâillement. Et son cri, résonna dans la demeure.
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Swan Cartwright-Hansen
there's no place like berkeley
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prénom, pseudo : brittany
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MessageSujet: Re: my mistakes were made for you ~ swanael Dim 13 Mar - 21:45



I like you. I really do.

« Prévenez le traiteur que je dois le voir cet après-midi en toute urgence. » Le corps joliment dessiné dans une énième robe de mariée, Swan scruta les moindres détails de cette pièce sur-mesure dans l'immense miroir de la boutique Kleinfled située en plein cœur de Johannesburg. A ses côtés, une équipe de cinq jeunes couturières spécialement envoyées de New-York tâchaient de parfaire cette œuvre de haute couture. Elles retouchaient avec délicatesse les cols en dentelle blanche qui recouvraient une partie de son dos nu. Beatriz, sa nouvelle assistante tout juste embauchée pour l'aider à préparer cet événement, revint vers elle le téléphone encore à la main. « Il n'est pas disponible avant une semaine, Mrs. Hansen. » l'informa-t-elle l'air embarrassé. D'un geste vif, Swan s'empara de l'appareil visiblement agacée de devoir insister elle-même. Elle commençait sérieusement à se demander si elle n'allait pas déjà devoir la virer. « Je serai chez vous dès 16 heures. A tout l'heure. » Elle raccrocha sans attendre de réponse puis tendit sèchement le téléphone à Beatriz qui s'empressa de fuir de son champ de vision. L'angoisse des préparatifs et le stress naturel engendré par un tel éventement lui noua l'estomac. Depuis l'annonce officielle à la presse et l'envoi des invitations, Swan n'a cessé de penser à cette date. Le jour où elle passera enfin le cap. Elle allait se marier dans le courant de l'été – soit dans un peu moins de trois mois – à Christian Von Anstruther, un suisse richissime et dirigeant de bijouteries de luxe. La cérémonie devait se tenir au sein d'un château, imposant et chic, dans une petite ville italienne. Fidèle à elle-même, Swan tenait à tout faire par ses propres moyens, du choix de la bouteille de champagne à celui des bouquets de fleurs, une attitude décalée des traditions qui avait le luxe d'agacer sa belle-famille. Qu'importe ! Elle était bien décidée à construire seule cette journée de rêve et refusait catégoriquement l'aide d'un organisateur de mariage. En cette belle journée de printemps, affairée à essayer des dizaines de robes de princesse, Swan prenait finalement conscience du virage vertigineux qu’elle s’apprêtait à franchir. Lors d’un court instant de répit, où couturières et vendeuses discutèrent à voix basse de l’ourlet à rafistoler, elle déposa son regard songeur sur l’imposante bague argentée – et totalement hors de prix – qui sublimait sa main. Elle se souvenait encore de la réaction ahurissante de ses copines d’enfance, totalement surprises par cette nouvelle. Il faut dire, qu’avec sa trentaine désormais bien entamée, elles avaient fini par croire à sa théorie du hors mariage. Mais Swan était du genre imprévisible, et l’arrivée de Christian dans sa vie il y a bien trois ans de cela, avait bousculé tous ses plans. C’était un homme charmant d’une beauté classique, un grand voyageur comme elle qui l’entrainait dans ses escapades nocturnes à travers la savane sud-africaine. Respectueux de ses choix, il l’avait soutenu lorsqu’elle avait décidé de se lancer dans le théâtre, un art dont elle est subitement tombée amoureuse après avoir vu une pièce de Samuel Beckett à Paris. En somme, Christian était le gendre idéal à qui il avait fallu à peine quelques minutes pour obtenir l’approbation de son père. Avec lui, elle se sentait heureuse et elle l’était, elle l’était. « Ça fait toujours un peu peur, n’est-ce pas ? Faire le grand pas, s’engager pour la vie. Ne vous en faîtes pas, ce qu’il vous attend ensuite, ce n’est que du bonheur. » lui lança la directrice de la boutique, une grande blonde au physique de mannequin, souriante et pleine d’entrain. Comme s’il s’agissait d’un discours habituel qu’elle balançait à toutes ses clientes. Tirée de ses songes, Swan se contenta de lui adresser un sourire courtois à travers son reflet du miroir. Un reflet où elle se voyait comme une jeune fiancée trentenaire qui s’apprêtait à intégrer le club ordinaire des femmes casées bientôt prêtes à pouponner.


« 999, Service d’urgence. En quoi puis-je vous aider ? – Il a eu un accident de voiture… à Sandton...je..je crois reconnaître cet endroit – Très bien. Pouvez-vous me donner plus d’informations sur la victime ? - …. - Allo ? Qui est la victime ? - Moi. » Son corps fébrile tremble, ses mains agitées peinent à tenir l’appareil. Au-dessus d’elle, des nuages de fumées se propagent dans le ciel azur. Sa voiture est morte, sa voiture est morte, mais pas elle. Pas elle, qu’elle ne cesse de se répéter. Les secours tardent à arriver, elle n’entend rien, pas de sirène, pas même le moindre son. Alors, elle attend, en se répétant les yeux fermés qu’ils seront bientôt là. Instinctivement, ses yeux se rivent sur le miroir du rétroviseur, intact.


Installée sur la banquette en velours noir de son salon, Swan laissait l’après-midi s’étirer paresseusement devant elle. Elle contemplait la vue imprenable qu’offrait sa demeure située dans le quartier huppé de Bryanston. Cela faisait tout juste trois mois qu’ils avaient emménagé et elle ne pouvait toujours pas s’en lasser. D’ici, elle avait l’impression de surplomber Johannesburg, et de faire de sa ville natale, le siège de sa vie. Jamais, elle ne s’était sentie aussi bien, à la maison. Un verre dans la main, le regard perché vers l’horizon et le visage baigné de soleil, Swan s’octroyait une pause de tranquillité en dégustant sa coupe de champagne sous le regard acéré de la femme de ménage. « Pas d’alcool, pas de sortie, pas de sport. Evitez le plus de déplacements possibles … » lui avait indiqué le Dr. Novak, médecin personnel de la famille, après avoir fait un bilan complet de son état de santé. Une légère égratignure sur le front, quelques-unes sur les mains, c’était tout ce qu’elle avait. Une chance incroyable à en regarder la carcasse de la voiture, elle-même méconnaissable. « … Et je vous en prie, ménagez-vous. » Il le savait par expérience, sa patiente était bien loin d’être raisonnable. Et le verre d’alcool qu’elle tenait majestueusement dans sa main gauche en était le premier témoin. Pour sûr, elle n’avait pas changé : indocile, en dehors des codes, elle était la même qu’à vingt ans. Victorieuse, Swan s’approcha de l’immense baie vitrée qu’elle toisait depuis une heure, lorsqu’elle entendit des deux voix confuses s’élever près de l’entrée. L’une scanda son prénom. Son regard interpellé se tourna automatiquement dans sa direction. Elle descendit les marches en marbre blanc du grand escalier de l’entrée et aperçut la porte entrouverte. Sa langue fourcha quelques mots d’espagnol à la gardienne, Carmen, pour l’inviter à disposer. D’un geste vif, elle tira sur la poignée. Ses yeux verts restèrent accrochés à Lui. Le visage tiré comme s’il venait d’enchaîner deux nuits blanches, il arborait une barbe de plusieurs jours d’une suprême élégance. « Nael ? » qu’elle osa à peine prononcer à haute voix, déconcertée. Qu’est-ce qu’il foutait là, sur le seuil de sa porte, à Johannesburg ? Etait-ce pour lui annoncer une grande nouvelle qu’il avait préféré sauter dans le premier avion au lieu de lui donner un simple coup de fil ? Des sentiments contraires lui retourna le cœur. Elle profita d’un laps de temps pour prendre la mesure des changements qui s’étaient opérés en lui depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus, une peut-être deux années auparavant. En somme une éternité pour quelqu’un qu’elle était encore incapable d’identifier clairement. Ils étaient quoi, au juste : des amis d’enfance, des ex s’étant perdus de vue. Impossible de poser le moindre mot. En une fraction de secondes, elle avait perdu tout équilibre et se retrouvait nez à nez devant le plus grand dilemme de sa vie. « Si je m’attendais à te voir ici… » L’instinct - peut-être bien même l’envie - la poussèrent dans ses bras. Accrochée à son cou, elle manqua de l’étouffer. D’un seul coup, elle se ressaisit, fit un pas en arrière et affronta à nouveau son regard. « Tu sais bien que je déteste les surprises ! La prochaine fois préviens moi, que je vienne au moins te chercher à l’aéroport. » Et dire qu’elle était à deux doigts de réussir sa vie.
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