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a friend to honesty and a foe to crime (lincoln)

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MessageSujet: a friend to honesty and a foe to crime (lincoln) Mer 17 Fév - 13:42

"Ah. Having your annual ‘everyone thinks Will is a lunatic’ meeting, are you ?
“It’s biannual. And no, this is not that meeting."

From Clockwork Prince by Cassandra Clare.

Elle manque de se gifler de frustration lorsque ses doigts se referment sur un vide particulièrement déplaisant dans son sac à main de cuir noir. A plus de trois heures du matin et après une soirée de travail éreintante au Silver Spur, Camryn réalise avec stupeur qu'elle a tout bonnement oublié ses clés chez elle. Un profond soupir s'échappe de ses lèvres tandis qu'elle pose son front contre la porte d'entrée à laquelle elle fait face, impuissante. Voilà probablement une mésaventure qu'elle devait à ses nouvelles habitudes de femme libre et insouciante qu'elle avait choisi d'adopter depuis quelques mois. Malgré la désagréable surprise de se retrouver dehors par une heure pareille, elle ne parvient pas à sombrer totalement dans la contrariété pour autant et trouve même de quoi se lancer un bref challenge personnel. Elle fait le tour de sa maison avec un intérêt particulier à la recherche d'une fenêtre laissée ouverte. Elle aurait bien sûr tout aussi bien pu appeler ses parents afin de leur réclamer le double de ses clés, mais la simple idée de leur réclamer de l'aide était suffisante pour lui couper toute envie de dégainer son téléphone. Retrouvant rapidement son point de départ - à savoir la porte d'entrée qui donne directement sur la rue - elle en vient à la conclusion que la seule fenêtre entrouverte est celle de sa chambre, un étage plus haut. Elle lève la tête vers le toit, considérant qu'avec une échelle ou même un escabeau elle serait parvenue sans grande difficulté à s'y hisse afin d'atteindre la fenêtre. Mais à moins d'escalader avec je ne sais quelle agilité dont elle n'était pas forcément munie - encore moins après une soirée de huit heures de travail -, elle se trouvait dans une impasse. Elle s'empare finalement de son portable et compose le numéro de Finn qui ne rechignerait probablement pas trop à l'idée de lui donner un coup de main. C'est pourtant sans grande surprise que son appel sonne dans le vide et se solde par sa messagerie. Elle doute qu'il soit en train de dormir et l'imagine davantage au beau milieu d'un de ses plans douteux dont il a le secret. Elle ne songe pas un instant à appeler Winnie, ayant bien trop de respect pour sa collègue et amie pour la convoquer à cette heure-ci ou même lui demander l'asile, surtout lorsqu'elle profitait d'une de ses rares soirées de congé. Non, elle n'avait plus que deux choix envisageables : se résigner à une fin de nuit dehors ou tenter une escalade bancale. Elle pose son sac au sol et glisse un pied sur le premier rebord de pierre, les mains s'accrochant à ce qu'elle peut. Elle tend les bras, hésitante, vers le rebord du toit et manque évidemment sa cible. Elle perd l'équilibre et retombe au sol - sur ses bottines et pas sur le dos, Dieu merci - avec pour seule récompense des collants effilés, une main égratignée et une extrême frustration en prime. Elle lâche un juron - soft tout de même étant donné son éducation bien rangée - puis passe une main dans sa nuque avec un nouvel soupir. Finalement, elle cède à un rire nerveux face à l'inédit de la situation. Il s'évanouit cependant lorsqu'un léger bruit la fait se retourner face à la rue. Là, elle remarque une silhouette qui se tient fermement à quelques mètres de là et la toise silencieusement. Elle plisse les yeux un instant avant de reconnaître l'une des dernières personnes qu'elle aurait songé à appeler ce soir. Non pas parce qu'elle ne l'appréciait pas (à vrai dire elle était plutôt intriguée par le personnage), mais elle était bien trop consciente de l'instabilité de leur relation pour ne serait-ce qu'envisager son aide. Elle pose une main sur sa hanche dans une posture qu'elle veut quelque peu défiante. « Ah, ce n'est que toi. J'avais peur de tomber sur quelqu'un susceptible de me juger. » lâche-t-elle avec ironie, consciente que le regard critique de Lincoln lui offre déjà un bon aperçu de sa pensée. Avec lui, elle n'était jamais certaine de la façon dont allait tourner leur conversation. Un jour ils blaguaient, s'appréciaient tandis que l'autre ils se vouaient un combat féroce. Pourtant son instinct lui souffle que ce soir risque de ressembler davantage à la seconde option tant elle éprouvait une pointe d'agacement à se faire surprendre de cette façon. Pas de toute que Lincoln se chargerait de lui rappeler cette douloureuse nuit, prouvant que cette fois-ci il avait clairement l'avantage sur elle. De par la façon dont il se tient, elle est intimement persuadée qu'il a assisté à l'intégralité de la scène de son ascension ratée. Au moins peut-elle s'estimer heureuse de n'avoir pas essuyé une plus lourde chute. « Tu veux prendre une photo ? Comme ça ton plaisir durera plus longtemps. » qu'elle siffle la tête haute, à cet instant satisfaite de l'obscurité afin de s'épargner le sourire sadique qui traîne sûrement sur les lèvres du jeune homme. Elle hésite un moment à récupérer son sac et à recouvrer une attitude aussi naturelle que possible (comme si les dernières minutes n'avaient jamais eu lieu, en somme) puis se résigne finalement. Après tout quitte à subir ses railleries à venir, autant aller jusqu'au bout et s'offrir une fin de nuit confortable au fond de son lit. « Tiens puisque t'es là, rends-toi utile tu veux ? Fais-moi la courte échelle, j'ai besoin de grimper là haut. » qu'elle lance avec une certaine détermination. Elle n'avait pas pris la peine d'expliquer les raisons de son escalade improvisée - bien qu'il l'ait sûrement déjà deviné tout seul - et espérait qu'il céderait à sa requête sans broncher. Pourtant son instinct familier refait surface et lui intime de ne pas se faire trop d'espoirs. Tout dépendrait de l'humeur du jour de Lincoln et si aujourd'hui se trouvait être un jour avec, ou bien un jour sans.
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Lincoln Collins
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MessageSujet: Re: a friend to honesty and a foe to crime (lincoln) Dim 21 Fév - 22:56


Il est presque trois heures du matin quand il quitte finalement le bar dans lequel il furète depuis le début de la soirée. La blonde qui lui a tenu compagnie jusqu'ici lui lance quelques œillades et sourires bien placés dans l'espoir qu'il ne dira pas non à la suite de ses envies pour le reste de la nuit. Lincoln la dévisage sans grand intérêt et l'arrête avant qu'elle n'aille plus loin dans la provocation et la honte d'un rejet flamboyant de sa part. Il n'est pas là pour cela. A vrai dire, s'il n'est pas torché comme un ivrogne à cette heure, c'est parce qu'il recherche avec intensité le ou les coupable(s) du passage à tabac de Malia. Dans le but de les punir à leur tour pour avoir osé s'en prendre à cette fille. Sauf qu'il n'a trouvé personne sur qui passer ses nerfs ce qui le rend encore plus tendu que d'habitude. Il est dans l'un de ses jours où il déteste tout le monde et personne à la fois. De manière tout à fait machinale, le jeune homme prend la route pour rentrer chez lui. Tout en vérifiant qu'il n'y a personne qui le suit. Lincoln n'est pas genre mauviette, à courir comme un dérapé pour rentrer dans sa maison et s'enfermer à double tours. Cependant, depuis qu'il a lui-même reçu des menaces écrites, il se méfie de la population de Salem. Déjà qu'il les prenait pour cinglés avec toutes leurs gué-guerres stupides entre sorcières et puritains, mais là, il est devenu clair que cette ville ne lui apporte rien de bon. Il marche, perdu dans ses songes les plus profonds quand plusieurs bruits successifs attirent son attention. Il croit d'abord, voir quelqu'un tenter d'entrer par infraction dans une maison. Il pourrait se prendre pour un super-héros et jouer les gros bras en s'interposant mais franchement … Les emmerdes des autres ne sont pas les siennes. Par acquis de conscience, Lincoln s'approche et reconnaît Camryn. Tarée cette fille. Il ne l'imagine pas en tant que cambrioleuse donc l'autre option est qu'elle a égaré ses clés et qu'elle se croit assez maligne pour pénétrer chez elle comme dans les films. Sans un mot, Lincoln croise les bras et attend la chute qui s'avère inévitable. Malheureusement pour lui, elle parvient à rester sur ses pieds. La voir, les quatre fers en l'air aurait été tellement plus jouissif. Il laisse échapper un soupir déçu et c'est à cause de ce léger souffle émis qu'il se fait repérer. Si elle est surprise de le voir ou encore apeuré, elle n'en montre rien. Si Lincoln n'était pas de si mauvaise humeur, elle serait la personne la plus haute dans son estime. Silencieux, il reste à sa place sans lui porter, ne serait-ce qu'un secours moral. « Les seules personnes que tu es susceptible de croiser à cette heure sont des voleurs. Ou des violeurs. Ou moi. » Mais certainement pas quelqu'un pour la juger parce qu'à trois heures du mat', 99% de la population se trouve dans les bras de Morphée. Un vague rictus étire toujours ses lèvres. Il a pris forme quand il cru à une chute mémorable. Camryn doit sûrement se demander s'il va bientôt lui balancer une vanne bon enfant avant de lui donner une tape dans le dos et de l'aider à faire, ce qu'elle veut. S'il était dans un bon jour, c'est ainsi qu'il agirait parce qu'au fond, il n'a rien contre la jeune femme. Entre ses dents, un sifflement se fait entendre. « Pourquoi, je voudrais une photo de toi dans mes portable ou ailleurs, sérieusement ? » son ton arrogant, à la limite du méprisant. Quitte à la faire grogner et à ce qu'elle l'envoie balader. Il ne s'en portera pas plus mal car c'est ce qu'il recherche depuis un bon moment : une bonne bagarre. Au lieu que cette dernière soit physique (impossible de frapper une femme), pourquoi pas une bonne baston psychologique ? Quelques paroles acerbes échangés et peut-être qu'après, il se sentira un peu mieux. Encore faut-il que Camryn morde à l'hameçon et qu'elle rentre dans son jeu, ce qui n'est pas gagné. Tout ce qu'elle doit vouloir est son lit et dormir une bonne dizaines d'affilées. Lui, veut le contraire. Il éclate d'un rire franchement moqueur. « T'es mignonne. » Dit-il en laissant cinq bonnes secondes de temps mort afin qu'elle puisse savourer ce léger compliment. « Mais totalement stupide. » Achève Lincoln en décroisant ses bras pour fourrer ses mains dans ses poches. Il imagine déjà l'ascenseur émotionnel qu'elle vient de ressentir. La flatterie qui fait place au dépit. Qu'il est bon de fracasser le moral des autres pour remonter le sien. Le meilleur remède au monde. Et dieu sait que Lincoln est un expert en la matière. C'est tout en nonchalance qu'il s'avance vers elle et qu'il plonge son regard dans les prunelles de la blonde. Sa candeur pourrait presque le faire sourire s'il n'était pas aussi exaspéré. Il tourne autour d'elle, tel un prédateur avant de lever les yeux vers la fenêtre qui se trouve au premier étage. Puis il sort l'un de ses mains de sa poche et lève un doigt. « Petit un ; Je ne me rends utile que lorsque je le souhaite. » C'est à dire, une fois par an pour faire une bonne action, gagner sa place au paradis. Et encore. Lincoln n'est pas le genre de gars qui rend un service, juste pour faire plaisir à autrui. Quand, il n'a rien à gagner, il ne voit pas l'intérêt. Et sincèrement, il n'a aucune raison valable de l'aider. Qu'elle reste dehors les prochaines heures ne le concerne aucunement. « Petit deux ; Les filles aussi impolies que toi ne me donne pas envie de jouer au brave type. Ta maman ne t'a jamais appris à dire s'il vous plaît ? » Il la raille sans compassion en lui agitant les deux doigts sous son nez. Pour un peu, il serait presque déçu qu'ils n'aient pas d'auditoire pour l'humilier davantage. Oui, il est définitivement dans un jour sans. « Petit trois ; avec de bons arguments, je raviserai peut-être ma position. » Mais ça, c'est hypothétique. C'est genre le conditionnel agrémenté d'un peut-être puissance mille. Camryn va devoir se montrer persuasive si elle ne veut pas attendre un autre sauver pour rentrer dans sa maison. Des trésors d'imagination pour qu'il accède à sa demande. Et Lincoln a hâte de la voir à l’œuvre.
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MessageSujet: Re: a friend to honesty and a foe to crime (lincoln) Mer 9 Mar - 18:01

A défaut d'être agréable, la venue de Lincoln lui laisse tout d'abord entrevoir l'espoir d'une solution bien plus aisée qu'une escalade compliquée dans le simple but de rentrer chez elle. Evidemment, quelques secondes lui suffisent pour réaliser qu'il avait ce soir décidé de se montrer sous son plus mauvais jour. Désagréable et pompeux à mourir, il donna rapidement le ton de la conversation en lui offrant une première réplique antipathique auxquelles suivraient bien d'autres. La première réaction de Camryn face à son comportement est de pousser un profond soupir. « Ah, et je suis visiblement tombée sur le pire des trois. Quelle délicieuse soirée. » réplique-t-elle sans grande vivacité, déjà blasée d'avance par son attitude. Si elle pense tout d'abord y aller un peu fort, le reste du discours du jeune homme ne lui laisserait finalement plus de doute quant à la pire des rencontres qu'elle aurait pu faire. Au moins aurait-elle eu la possibilité d'échapper à un voleur - ou de lui mettre un bon coup de pied dans les parties, histoire de -, alors qu'avec Lincoln elle n'avait d'autre choix que de garder un minimum de contenance. De plus, elle n'avait pas beaucoup d'endroits où fuir tant il aurait été difficile de trouver une raison plausible pour s'éloigner de sa maison. Elle lâche curieusement un léger rire quand il semble s'étonner de sa proposition de prendre une photo d'elle dans une situation peu valorisante. Elle-même n'aurait probablement pas vu d'intérêt à tirer avantage d'un tel moment, tout simplement parce que leur relation ne justifiait pas un tel comportement. A vrai dire Camryn était généralement bien plus concentrée à décider si elle allait le saluer avec entrain ou lui siffler je ne sais quelle attaque plutôt qu'à récolter des preuves contre lui. « Oui c'est vrai tu as raison. Allez bouge de là, tu me fais de l'ombre. » concède-t-elle alors avec un haussement d'épaules avec de lui intimer de s'en aller avec la même légèreté. Bien entendu la remarque sur l'ombre qu'il est supposé lui faire n'est là que pour accentuer la moquerie de ses propos. Elle reporte alors son attention sur sa maison et les possibilités d'escalade que lui offre le rebord du toit qui semble jusque là hors d'atteinte. Si Camryn se savait munie d'une indéniable intelligence, elle était par contre pleinement consciente que ses années d'un quotidien facile et luxueux l'avaient rendue un peu moins débrouillarde face aux aléas de la vie tels que celui-ci. Ses besoins d'aventures n'ayant jusque là pas connus de réelle suite, elle n'était manifestement pas taillée pour une telle situation. C'était bien sûr un détail qu'elle avait l'intention de garder pour elle, fierté oblige. Elle tourne la tête vers Lincoln avec un regard surpris - et franchement soupçonneux - lorsqu'il déclare la trouver "mignonne". Un sourire se dessine doucement sur ses lèvres lorsqu'il annonce cette fois-ci le réel fond de sa pensée. S'il s'attendait réellement à ce qu'elle tombe dans un piège aussi enfantin que celui-ci - surtout lorsqu'elle avait cerné dès les premiers instants qu'il n'avait aucune intention d'être aimable - il était clairement en train de la sous-estimer. Ou peut-être ne s'était-il tout simplement pas posé la question et déversait-il sa colère sur elle sans chercher plus loin. « La flatterie ne te mènera nul part. » réplique-t-elle d'un air tout à fait tranquille d'un ton plein d'ironie. Puis il se met à lui tourner autour. Elle le suit doucement du regard, le laissant disparaître de son champ de vision avec un certain malaise lorsqu'il arrive derrière elle. Quelque chose ne tourne définitivement pas rond chez Lincoln ce soir - et pas que ce soir d'ailleurs, mais c'est en tout cas un parfait exemple de ses troubles évidents. Elle se contracte légèrement tandis qu'il continue son petit manège qu'elle trouve particulièrement oppressant, ce dont elle se garde bien de lui faire savoir tant elle se doute que ça doit être l'effet recherché. Elle se détend quelque peu quand il réapparaît devant elle, bien qu'il entame alors un monologue condescendant lui énonçant des raisons toutes aussi aberrantes les unes que les autres, davantage présentes pour montrer l'étendue de sa prétention que pour réellement prouver son point. « La liste non exhaustive de ton inutilité ne m'intéresse pas vraiment. Tu aurais pu t'arrêter au petit un, on aurait gagné du temps. » siffle-t-elle d'un air hautain, afin de se calquer sur l'air insupportable que lui offre le jeune homme. Si elle est quelque peu désarçonnée de le voir aussi carnassier avec elle, Camryn n'a pas l'intention pour autant de le laisser continuer son petit jeu de persécuteur imbu de lui-même, d'autant plus si c'était pour lui expliquer par a + b qu'il ne comptait pas l'aider. De toute façon, la jeune femme n'avait pas eu besoin de ses charmants petits un, deux et trois pour comprendre qu'il ne lui viendrait probablement pas en aide du tout. Elle croit rêver quand il en vient à parler de sa mère et ainsi à critiquer son éducation qui est certainement le seul élément de la vie de Camryn qui n'a connu aucun raté. Cultivée, polie - la plupart du temps - et souvent respectueuse, elle n'avait sans conteste rien à se reprocher sur ce sujet, et encore moins à sa mère. Pourtant offrir un signe de politesse à quelqu'un d'aussi arrogant que l'était Lincoln lui semblait tellement aberrant et non mérité qu'elle ne peut s'empêcher de faire un pas vers lui, le regard mauvais. « Erf tu me donnes la nausée. T'as fini ton cirque ? » qu'elle lui lance avec véhémence, son spectacle de mâle dominant donneur de leçons la poussant vers les limites de sa patience déjà fragile. Avait-elle vraiment envie de s'acharner à trouver des arguments susceptibles de convaincre le précieux Collins ? Nul doute que rien ne serait suffisant pour lui à un tel stade, de plus elle n'était pas particulièrement excitée à l'idée de se plier en quatre pour obtenir ses services. « Je serais bien tentée de te dire que je t'en devrais une, mais en y réfléchissant bien je ne suis clairement pas emballée à l'idée d'une telle dette. » Une dette envers lui, surtout. Elle n'était pas à l'abri de devoir un jour lui rendre un service extrêmement déplaisant, et pour peu qu'elle le recroise de nouveau dans une telle humeur, elle préférait volontiers s'en passer. D'un autre côté, le vent frais qui s'était doucement installé dans les rues de Salem ne faisait qu'accroître son envie de rentrer chez elle. Pourtant elle ne peut s'empêcher de lancer l'une de ses premières provocations directes à Lincoln, considérant que quitte à ce qu'il soit dans un mauvais jour, autant en profiter. « Le pauvre Lincoln aurait-il passé une mauvaise soirée ? Une peine de coeur, peut-être ? » lui lance-t-elle avec une brève mine faussement compatissante. De la même façon qu'il a laissé un silence un peu plus tôt avant de la traiter d'idiote, elle laisse elle aussi sa question légèrement en suspend. « Non s'il te plaît ne réponds pas, rien ne m'intéresse aussi peu que tes problèmes. Je demandais simplement par politesse... Comme quoi, l'un de nous deux est décidément bien élevé. » Si elle se fichait réellement de ses problèmes, cela restait à déterminer. Mais ce n'était clairement pas la question la plus importante du jour.
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MessageSujet: Re: a friend to honesty and a foe to crime (lincoln) Mar 29 Mar - 19:06



L'optique de Lincoln était, de base, claire : rentrer chez lui, boire quelques verres supplémentaires et se coucher en ruminant le fait de ne pas encore avoir trouvé Cooper pour lui casser la gueule. Il rumine des idées de vengeance mais toute son attention est détournée par Camryn. En temps normal, elle est une personne qu'il apprécie plutôt bien. Cette nuit, en un clin d'oeil, il décide qu'elle sera son souffre-douleur histoire de se défouler. Il lâche les chevaux en la provoquant délibérément. La réponse ne se fait pas attendre … Sauf qu'elle ne correspond pas vraiment à ce qu'il croyait. Lincoln, pire qu'un voleur et qu'un violeur ? Quelle pauvre ironie de sa part. « Tu préfères que l'on te pille ta baraque ou que l'on te passe sur le corps plutôt que d'avoir ma présence à tes côtés. Je note. Et je ferai circuler l'info. » Ajoute le brun en lui faisant un clin d'oeil « complice ». Oh que oui, il va s'amuse à répandre la rumeur que Camryn est une fille facile. Tant pis pour elle. Après tout, c'est bel et bien ce qu'elle lui a affirmé. Lui ne fait que prendre ses mots pour argent comptant. « Bouger ? » Répète Lincoln sans avancer ou reculer ne serait-ce que d'un micro pouce. Il ricane comme si elle venait de la raconter la blague du siècle. « Alors que je peux tranquillement t'observer pendant que tu essayes de te dépêtrer pour trouver une solution ? Oh non, je ne compte pas bouger. » Si c'est ce qu'elle souhaite réellement, elle n'a plus qu'à le chasser avec des coups de pied dans le derrière parce qu'il est clair que sinon, Lincoln resterait près de la maison de la jeune femme, autant de temps que cela lui chantera. Et on ne peut pas dire qu'il ait hâte de la quitter. Dans le genre gros con, il en tient une bonne couche ce soir. Et le pire est qu'il en est fier. L'enquiquiner est le meilleur des remèdes pour le remettre en forme après la soirée pourrie qu'il a vécu. « Et si j'arrête de te flatter, ça nous mènera où ? Certainement pas dans ton lit puisque tu es à la porte. » Allez, une énième petite pique pour lui rappeler la situation précaire dans laquelle elle est. Ce petit jeu lui plaît bien et il pourrait y jouer des heures durant. Tout en lui rappelant qu'il est le seul à avoir les cartes en main car si jamais, il lui prend l'envie de ne pas l'aider à monter les quelques mètres qui la sépare de la fenêtre de la pièce du premier étage, elle sera forcée d'aller réveiller un autre pigeon. Qui risque de lui en avoir, vu l'heure qu'il est.  Se sachant le maître, Lincoln laisse couler la mauvaise humeur de la blonde sur lui. « C'est toi qui a pleurniché pour avoir de l'aide, je te le rappelle. Moi je n'ai rien demandé. Alors si j'ai envie de faire une dissertation sur mon inutilité comme tu le dis, je le ferais. » Il répond avec autant de tact qu'elle, c'est à dire, aucun. Lincoln est un véritable emmerdeur et il semblerait qu'il vienne de trouver son alter ego. Camryn est plutôt pas mal dans son genre. Il se souvient que la dernière fois qu'il l'a vu, ils avaient même réussi à rire comme deux bons camarades. Aujourd'hui, ils sont comme chien et chat. Soupe au lait comme lui, il en est presque impressionné. Toutefois, il veut reprendre l'ascendant alors il l'attaque sur sa famille. Plus précisément sur l'éducation que sa famille lui a donné. Mesquin en tous points de vues parce que lui-même est très loin d'être parfait. Les relations qu'il entretenait avec ses parents n'étaient pas idyllique et lui-même n'a jamais un enfant parfait. Il était même l'inverse. Mais il est plus facile d'occulter sa propre vie pour se concentrer et détruire en quelques mots la vie de Camryn. Il fait semblant de bâiller. « Je te donne la nausée et tu m'ennuies prodigieusement à jouer la petite fille parfaite. Quel merveilleux duo nous faisons. » Malice, quand tu nous tiens. « Tu as peur que j'utilise ta dette à mauvais escient ? Comme si c'était mon genre ! » S'exclame le jeune homme faussement outrée par les accusations dont il est la victime. En réalité, la blonde l'a cerné et a compris qu'il fallait se méfier de lui et de toutes ses bonnes intentions. Elle est si difficilement manipulable que Lincoln pourrait presque bouder à cause de cela. Involontairement, il tique quand elle lui parle de peine de cœur. Ce n'est pas ainsi qu'il l'aurait formulé parce qu'il n'est pas avec Malia mais, il faut bien avouer que sa condition le touche. Néanmoins, il ne juge pas nécessaire de lui répondre. Il fait bien parce qu'elle lui assène une pique la seconde d'après. Ce qu'il commence à la connaître cette Camryn en fait de compte. Il pourrait rire à sa remarque et lui donner une bonne frappe cordiale dans le dos s'il n'avait pas cette féroce envie de lui foutre les deux mains autour de son cou et de serrer pour la faire taire. L'ironie, étant la meilleure des parades, le jeune homme se complaît dedans. « Oh les midinettes avec leurs histoires de cœur. Tu ne crois pas qu'il y a d'autres priorités dans la vie ? » réplique-t-il d'un ton assez grinçant. Les sentiments, les contes à l'eau de rose, c'est bon pour les filles tout ça. D'un pas assuré, il s'avance jusqu'à la maison de la blonde. Il passe à côté d'elle sans s'arrêter et va s'adosser contre la porte d'entrée qui est toujours désespérément clause. Il toque contre le bois de la porte et offre à Camryn un sourire narquois. « Alors, qu'allons-nous faire pour que cette pauvre Camryn ne finisse pas dans l'herbe le restant de la nuit ? » Il se fout royalement d'elle, dans les grandes largeurs parce que pour lui, il lui suffit juste de continuer son chemin, sortir ses clés de sa veste et de se rouler en boule dans son lit pour faire une nuit complète. Comme quoi, elle a beau lui déverser toute la bile qu'elle veut, au final, c'est elle qui est dans la mouise jusqu'au cou. Rien que ce constat enlève quelques grammes d'agacement à Lincoln qui se replacent automatiquement par une joie mauvaise. « Peut-être qu'avec un simple s'il te plaît, je serai plus enclin à être le valeureux chevalier servant que tu attends avec ferveur. Peut-être. » qu'il ajoute une deuxième fois pour que le doute continue de planer sur la tête de la jeune femme. Eh oui, il ne va pas abdiquer aussi gentiment pour elle. Surtout pas après qu'elle ait été aussi désagréable avec lui. Lincoln aime bien jouer avec les nerfs des autres.  Et Camryn est la parfaite candidate pour son expérience nocturne. Les bras croisés, il la dévisage, avec un rictus diabolique sur les lèvres. Un silence apaisant ou inquiétant selon les points de vue à cette heure de la nuit, les envahit. Le jeune homme se mit à siffloter pour passer le temps. « Allez Camryn, ce n'est pas bien difficile. Trois petits mots et je suis ton homme. » Dit Lincoln en lui offrant un sourire hypocrite. Puis, il se remet à siffle en attendant la réponse de la blonde. Lui n'est pas si pressé que ça.
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MessageSujet: Re: a friend to honesty and a foe to crime (lincoln) Lun 4 Avr - 14:58

Elle ne manque pas de lever de nouveau les yeux au ciel devant les provocations sans fin dont Lincoln la gratifie. N'arrivait-il dont jamais au bout de ses limites ? C'était à croire que chaque fois qu'il lui balançait une réplique, une nouvelle ne tardait pas à émerger immédiatement dans son esprit tordu. La jolie blonde pouvait s'estimer heureuse d'être dotée d'un minimum de répartie, sans quoi elle aurait certainement lâché les armes depuis bien longtemps. « Tu peux toujours essayer, c'est ta parole contre la mienne après tout. Mais je suis pas certaine qu'un lunatique dans ton genre fasse l'unanimité. » qu'elle répond en ignorant son clin d'oeil plus que douteux au vu du contexte. Camryn était davantage connue pour sa froideur parfois présomptueuse que pour ses principes légers, si bien qu'elle doutait fortement que Lincoln parvienne à convaincre qui que ce soit d'une telle réputation. Et puis, même s'il s'y risquait, elle mettrait un point d'honneur à lui rendre la pareille. Elle préfère garder le silence lorsqu'il lui confirme qu'il n'a bel et bien aucune intention de bouger, estimant qu'un soupir exaspéré se substituait aisément à une réponse verbale. Peu désireuse de poursuivre un débat stérile à base de "va-t-en", "non" jusqu'à l'aube, la jeune femme abandonne cette bataille sans pour autant perdre l'espoir de réussir à se débarrasser de lui par d'autres moyens. Comme celui de le pousser tellement à bout qu'il choisirait de la laisser dans sa galère en guise de punition. « Je ne savais pas que ma présence t'enchantait autant. » Habile taquinerie qu'elle lance d'un air empli d'innocence, consciente qu'une telle idée ne tardera pas à déchaîner les foudres d'un Lincoln qui ne serait que trop heureux de lui prouver le contraire. En continuant son chemin, par exemple. Ses traits se tordent en une légère grimace à sa suivante remarque, peinant à imaginer qu'elle puisse terminer dans son lit avec Lincoln pour compagnie. Ne vous méprenez pas, elle était loin de le trouver déplaisant à regarder, et elle doutait fortement qu'on puisse elle-même la trouver laide. Mais elle n'était que trop peu rassurée à l'idée de partager une telle intimité avec un homme comme lui : le connaissant, il aurait bien pu tenter de l'étouffer avec un oreiller dans son sommeil. « Dieu merci. » souffle-t-elle avec un soulagement exagéré, tâchant de trouver un peu de réconfort dans sa situation - quoi que cela s'avère de plus en plus compliqué à mesure que les minutes passent. Elle regrette à cet instant de ne pas vivre dans une ville plus animée, sans quoi elle aurait probablement trouvé un hôtel dans lequel se réfugier pour la nuit. Ici, dans Salem à une heure pareille, elle était intimement persuadée qu'aucune porte ne s'ouvrirait pour elle. Elle lui adresse un signe de main indifférent, l'invitant à continuer son discours s'il tenait tellement à tergiverser sur son inefficacité flagrante. Comme on laisse à un gamin la chance de continuer sa connerie tant qu'il n'embête pas trop son monde, en fin de compte. « Vraiment, je t'ennuie ? A en voir ton expression, on a plutôt l'impression que tu ne t'es pas autant amusé depuis des siècles. » qu'elle ricane avec amertume, agacée de voir qu'il semble passer la soirée de sa vie à la voir lutter. Qu'il ose lui dire que ça ne l'amuse pas d'être témoin d'une Camryn à court de moyens : elle n'en croira pas un mot. Son comportement est pour elle bien plus explicite que ses mots. Elle s'amuse silencieusement de le voir si hostile lorsqu'elle évoque une possible peine de coeur. Il paraît cette fois-ci plus irrité qu'autre chose et elle savoure particulièrement de ne plus voir ce sourire malsain campé sur ses lèvres. « Tiens, ne serait-ce pas là le légendaire discours d'un frustré ? » le titille-t-elle avec un délicieux sourire, posant deux doigts sur son propre menton dans un air songeur. Elle songe à cet instant que si elle avait su quoi que ce soit de la vie privée du jeune homme, elle aurait poussé le vice jusqu'à le taquiner un peu plus, quitte à le faire sortir de ses gonds. On ne pouvait pas vraiment lui en vouloir d'une telle pensée : c'était clairement là leur objectif commun de la soirée. « Tu sais, plus j'y pense plus je me dis que passer la nuit dans mon jardin serait une conclusion tout à fait logique à cette déplaisante soirée. » Prise de conscience ou résignation, elle n'en est pas encore certaine. Mais en tout cas elle n'a pas l'intention de continuer à le regarder la narguer en s'adossant à sa porter d'entrée. Clairement, Camryn a la situation en horreur. Il la toise de son air supérieur qui lui intime qu'elle a besoin de son aide tout en lui faisant parfaitement comprendre qu'il y a de grandes chances pour qu'il la laisse ramer indéfiniment. En accédant à sa requête d'un "s'il te plaît" qui lui arracherait la gorge, elle prenait le risque d'abaisser sa fierté pour finalement rester bredouille. Et ça, elle n'était pas certaine d'en être capable. Il atteint le comble de l'arrogance quand il se met à siffler d'un air tranquille, la provoquant une fois de plus. Elle ne doute pas qu'il est parfaitement conscient de la situation plus que délicate dans laquelle elle se trouve. Elle laisse planer un bon moment de silence, n'ayant pas encore décidé sa prochaine manoeuvre. Puis, très doucement, un sourire enfantin se dessine au coin de ses lèvres tandis qu'elle fait un pas dans sa direction. « Je t'emmerde. » souffle-t-elle d'une voix divinement douce, les yeux pétillants de malice. Camryn s'est clairement prise au même jeu que Lincoln et éprouve un malin plaisir à ne pas plier l'échine, quand bien même cela signait probablement une nuit dehors. Tant pis, après tout. Elle était lassée d'être cette fameuse fille parfaite que Lincoln avait décelé quelque part en elle. « Pour tout te dire je ne m'attendais pas à ce que nous soyons tous les deux aussi bornés, mais je ne te cacherais pas que ces trois mots m'ont fait un bien fou. » dit-elle en s'étirant avec une libération certaine. « J'imagine que tu n'aurais pas une bouteille cachée sous ta veste, hein ? » qu'elle demande par pur plaisanterie, certaine que même s'il disposait de dix bouteilles, il ne lui en donnerait pas une goutte. Elle vient s'assoir face à Lincoln sur un petit muret et dépose son sac à côté d'elle, prête à prendre ses aises pour le restant de la nuit. Elle se surprend malgré tout à regretter cette fameuse absence d'alcool : à défaut d'une nuit de sommeil, elle n'aurait pas refusé un petit remontant.
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a friend to honesty and a foe to crime (lincoln)

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