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 (zoey) never see her face again

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MessageSujet: (zoey) never see her face again   Jeu 4 Fév - 22:21

Zoey ⊹ La lettre s’écrase sur le matelas. Charlotte ne viendra pas, elle ne viendra plus. Elle a prit la fuite, destinée à une vie de déshéritée, elle œuvre chaque jour un peu plus pour se donner mauvaise conscience et Doryan ne peut plus rien y faire. Il a déjà tout entreprit, la lâcheté, la fuite, la maladresse. Il s’assoit sur le lit, ravale sa honte, tente de diluer sa peine et fait grise mine en redressant un visage méprisé par ses doutes. Qu’a t’il fait… Deux ans qu’il se sème aux quatre coins d’une ville qu’il ne comprendra jamais, deux ans qu’il tente de se créer un chez soit à défaut de sentir un jour son appartenance à un moindre dédale de rue, une route sinueuse, une familiarité qu’il n’obtiendra jamais. Doryan c’est devenu un vagabond qui tente pourtant de devenir un pur sédentaire. Mais sans attache, sans famille, sans personne à qui pouvoir se confier pour de bon. Neith est partie elle aussi. Elle n’a laissé que quelque mot pour expliquer son départ mais Doryan en ressent qu’un plus grand vide encore. De lui même. Il avait imaginé des sentiments qui n’avaient jamais existé car il ne s’était jamais sentit réellement chez lui. Sa réalité le détruisait car elle avait commencé par des mensonges dès la naissance. Son regard se soulevait vers le livre qu’il avait achevé la veille même, quête de longues semaines et mois à investir les moindres recoins de cette ville bouleversante d’émotions historiques et à jamais mystérieuse pour lui qui avait voulu en soulever tous les recoins les plus secrets. Les habitants restaient fiers de leur tradition, de leur coutume, de leurs croyances et même si Doryan était dorénavant un visage familier de cette ville, étranger qui n’en était plus vraiment un, il ne se sentait pas accomplit et encore moins lui-même. Un chapitre se tournait. Il n’avait pas d’amour pas de but. Il avait fini son livre alors c’était cela la page blanche finalement. Regarder dans les yeux un projet qu’on avait fini par mener à bien et se sentir soudain inexploitable de toutes choses. Il fallait qu’il se remette en selle, collecte ses affaires et courre retrouver les siens, cette famille perdue qu’il avait haïe sans relâche après les confidences qu’on lui avait faites deux années plus tôt. Doryan voulait empêcher sa demi-sœur de commettre de nouvelles erreurs et celles-ci, il en était sûr, la mènerait encore plus loin qu’elle ne pourrait l’imaginer. Tyrannisé par son envie de rester et de retourner à New York, il finissait par acheter un billet d’avion, le cœur lourd d’approbation et se rendre à l’aéroport. […] Ses pas le conduisaient chez la seule personne qu’il voulait voir. Mais le temps avait bouleversé les saisons et les souvenirs. Le temps avait laissé s’égrener dans leur relation, une haine et une culpabilité assourdissante qui interdisait actuellement Doryan de sonner à la porte ébène qui s’attardait le long d’une petite allée pavée. Charlotte était déjà partie, il ne pouvait la rattraper et à en croire les bouteilles qui jonchaient le sol de la chambre de sa mère adoptive, elle avait recommencé à boire. Encore. Les gens ne changeaient pas, il n’y avait pas de mystère de la vie, juste des déceptions frénétiques et Doryan en était une lourde. En quittant New York il avait déserté bon nombre de ses amitiés et rapprochements soudains. Il avait délaissé sa sœur, méprisé sa loyauté et n’avait jamais cru bon de se pardonner de ces manières. Mais son cœur était lourd. New York foisonnait de possibilités, la ville n’avait pas changé elle, grande, majestueuse, indomptables tours de verre qui caressaient le ciel signes de l’ambition dévorante de l’homme à toujours anticiper un future profitable pour ceux qui s’en donnaient les moyens. Il sonnait enfin. Le son lui tirait une grimace pendant qu’il attendait comme un foutu clandestin qu’on lui ouvre les portes afin de s’abriter. Il aurait plutôt dû courir en sens inverse mais son arrivée en ville avait fait naître chez lui un visage qu’il n’avait pu oublié et qu’il avait toujours tenté de refouler depuis sa course effrénée loin de ses origines. L’attente était affreusement longue, une épopée macabre qui s’achèverait devant le berceau de ses peurs les plus intimes. Doryan avait été sot de croire qu’il pourrait échapper à ses erreurs mais il espérait que ses raisons les plus profondes, pousseraient le destin à lui offrir une avancée plus favorable qu’il n’imaginait une fois face à Zoey…


© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: (zoey) never see her face again   Lun 15 Fév - 20:32

" And when you say my name you get the best of me I feel, I can feel, you won't be leaving anytime soon you're sewn into my veins I'm left with all the memories behind the broken frames "

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Son trône de fer remuait étrangement, comme si elle était sur le point d'être éjectée. Son univers venait d'être secouée, pourtant elle n'était pas de nature à être ébranlée aussi facilement. Zoey avait tendance à repousser les problèmes d'un revers de main, laissant son mental si fort remporter les nombreuses épreuves à la place de son corps aujourd'hui semblable à un légume difforme et impropre à la consommation. Il était rare qu'elle se sente aussi mal, pourtant ce n'était pas une situation si étrange qu'elle n'y paraît. Zoey s'attendait un jour ou l'autre à avoir une baisse de régime, une baisse de motivation. Elle n'en voulait pas une seule seconde à Shiloh, il n'était en aucun cas responsable de son accident, elle en voulait à la vie. A la terre entière, à dieu. Elle cherchait un coupable à sa calamiteuse vie alors qu'elle est responsable à cent pour cent de son état semi-végétatif. Elle savait que cela lui fermait beaucoup de portes, que ce soit professionnellement parlant que sentimentalement. Elle paraissait être un bien lourd fardeau à porter et même si la joie de trouver un compagnon redonnerait une nouvelle saveur à sa vie, son premier besoin était de soulager la charge qu'elle infligeait à son frère, ainsi qu'à toute sa famille. Avoir une épaule en plus pour alléger des épaules bien trop lourdes à son goût. Soen semblait être le garçon idéal, bien que son passé soit plus que douteux et pourtant elle avait décidé de lui confier son cœur, de le laisser manœuvrer son embarcation quotidienne sur le chemin de la vie pour finir dans l'abysse, rattraper par de vieux démons autrefois oubliés. Elle se laissait volontiers tombée dans l'oublie, laissant ses mains la diriger dans des endroits dont elle ne connaissait pas l'existence rien que pour ressentir ce profond besoin de solitude. C'était le rythme quotidien de la jeune femme pour ne pas basculer dans une routine mortelle, pour évacuer ses remords, ses questions si envahissantes. Elle avait besoin de parcourir des kilomètres, le regard vide, cherchant à aller plus loin que la veille. Sur son passage, Zoey n'inspirait que la pitié. Elle n'en voulait pas, elle préférait de loin qu'on l'assimile au courage plutôt qu'à un qualificatif aussi pitoyable. La jeune femme ne supportait pas d'être une infirme au yeux de la populace, pourtant c'est-ce qu'elle était. Zoey ne pouvait plus modifier son métabolisme, elle était ainsi jusqu'à la fin de ses jours et ce, malgré la venue de nombreux princes pour rendre son quotidien bien meilleur que la veille. La femme fragile qu'elle était croyait encore à la vie, bien que le challenge soit de plus en plus dur. Elle pensait pouvoir gagner une nouvelle paire d'ailes après le brasier qu'avait provoqué Soen. Sa nouvelle lubie devenait Doryan, son plus fidèle ami. Un homme qui possède le même trait de caractère que son ex-copain : il oublie facilement son handicape. L'amitié qu'elle avait pour lui était tumultueuse, intense. Elle se plie, se courbe et semble fragile, pourtant elle est toujours intacte. Avant de partir sans aucune explication, il déposa un baiser sur ses lèvres si frêles, avant de prendre la fuite comme un voleur. Un pilier de plus venait de quitter sa vie et malgré sa force de caractère incroyable, franchir ce nouvel obstacle lui paraissait bien trop compliqué, elle n'avait plus la motivation pour avancer, préférant reculer vers une destination inconnue entourée de ténèbres. Elle se laissait tomber vers un puit sans profondeur, dans un trou noir d'une distance inégalable et pourtant elle ne semblait pas ressentir cette peur, accueillant cette dernière comme une vieille amie. Le mouvement de ses bras accélérait, avant de ralentir brutalement. La roue de son chariot venait de se coincer dans un coin de mur, précipitant son être vers une chute certaine, pourtant elle resta cramponner à son trône comme si elle n'avait fait qu'un avec lui. Elle ferma les yeux, tout en prenant une longue inspiration, avant de prendre le risque de découvrir le carnage qu'elle venait de réaliser en levant ses paupières, laissant son iris contempler le vide, l'absence de vis-à-vis devant sa calèche infernale. Elle était seule, bien heureusement pour son être. Zoey faisait marche arrière avant d'emprunter une rue plus fréquentée, en réalité elle n'avait cessé de tourner autour de son domicile, laissant son fauteuil la guider, avançant sans aucune appréhension de ce qu'elle pouvait découvrir dans un coin de rue. Elle baissa les yeux, comme honteuse avant de s'arrêter net, contemplant ses pieds inertes. Elle poursuivra son pèlerinage, avant de lever les yeux machinalement en l'air, contemplant les cieux comme une demoiselle attendant péniblement son heure. Dans une rapidité fulgurante, elle continua son périple dans le but de rejoindre ses quartiers lorsqu'elle tomba nez à nez sur Doryan, empruntant maladroitement l'angle mort d'une ruelle. Elle se sentait blessée, souillée. Elle préférait baisser les yeux et poursuivre son chemin, mais elle ne pouvait plus faire marche avant, la roue de son chariot était entravée par un minuscule caillou, sans doute un complot de Doryan pour forcer les retrouvailles. Elle se rendait compte qu'avec une pensée pareille, elle allait bien trop loin dans ses propos. « L'enfant prodigue sort enfin de sa grotte. Quel exploit. » grognait-elle avant de débloquer la raison de son arrêt, poursuivant son chemin jusqu'au devant du logement familial, attendant qu'on vienne lui ouvrir la porte. Elle ne voulait plus être confrontée à lui, son regard était bien trop pesant, bien trop oppressant. Elle ne voulait pas affronter une épreuve de plus.
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MessageSujet: Re: (zoey) never see her face again   Dim 21 Fév - 17:00

Zoey ⊹ Elle n’avait pas ouvert la porte. Il ne l’avait même pas vu venir de derrière son dos. Doryan avait attendu un bon quart d’heure avant de se faire à l’idée qu’elle n’était pas chez elle et ne lui ouvrirait jamais les portes de la rédemption. Il avait imaginé tous les pires scénarios. Même au point, qu’il finisse souillé par les roues de son fauteuil pendant que, péniblement, il cèderait à l’effroi, au jugement honteux que porterait sur lui, toutes personnes qui observeraient la scène. Il l’aurait bien mérité. Qu’elle le poignarde de son beau regard blessé, qu’elle lui invective toutes sortes d’ordres pour qu’il retourne de là où il était venu et avait dérivé depuis trop longtemps. Mais il ne voulait pas abandonner. Il en était presque près à jeter des cailloux à la fenêtre devant laquelle il avait longtemps lézardé, des après-midi brumeux où l’après-midi lui réservait de longues discussions auprès de son amie d’enfance.  Mais il n’avait plus aucun droit d’empiéter dans sa vie car il l’avait méprisé. Doryan détournait les talons et braquait son attention sur la silhouette qui avait émergé devant le perron. Zoey était là, sortie d’un rêve lointain, bloquée par il ne savait quel problème mais il sentait la douleur l’envahir. Un monstre qui brûlait le moindre de ses organes et venait à terrasser son courage. Il s’époumonait à l’intérieur, l’obligeant à lever les armes et à prendre les devants avant qu’elle ne le fasse mais il avait toujours préféré le silence à la noble témérité dont il aurait dû faire preuve. Sa voix s’éveillait dans l’immensité de leur séparation et il déglutissait péniblement pendant qu’elle approchait devant la porte, le regard fuyant, lourd de reproches et d’amertume. Mieux vaut tard que jamais… Qu’il disait, lorgnant ses intentions. Il tournait la poignée arrondie de la porte et la laissait entrer chez elle. Comme à leurs habitudes, à l’époque où il la raccompagnait après les cours et qu’il finissait par rester jusqu’à une heure si tardive que Charlotte en finissait par l’appeler une bonne trentaine de fois. Il avait souvent laissé sa sœur seule, en proie aux arguments méprisants de leur mère alcoolique pour rester avec Zoey. Pour lui, Charlotte aurait dû se débrouiller par elle-même car elle avait tout, avait toujours tout eu lorsque Zoey avait besoin de lui. Ou il avait besoin d’elle. D’une certaine manière, il n’avait jamais bien compris ce lien qui l’unissait à la jeune femme depuis leur plus tendre enfance et pourtant, jamais il n’était parti loin d’elle. Jusqu’à deux ans auparavant. Ca fait longtemps. Stupidité quand tu nous tiens. Il ne savait pas par où commencer ni quoi lui dire. Il ne l’aidait pas à avancer chez elle, Zoey avait toujours montré le fort tempérament de ne vouloir l’aide de personne lorsqu’elle pouvait se débrouiller par elle-même. Au moins une chose qu’il avait gardé en mémoire et qu’il gardait comme un conseil à appliquer dès maintenant. Alors il la laissait s’avancer dans le salon pendant que son regard coulait le long de ses cheveux blond brillant et de ses fossettes rosées par sa sortie. C’est souvent que tu sors seule comme ça ? Qu’il disait comme si rien n’avait changé et qu’il s’inquiétait toujours pour elle et sa situation. Il ne pouvait s’en empêcher. Loin d’avoir voulu s’éloigner d’elle, il devait admettre qu’il n’avait plus aucun droit de lui dire ses plus profondes pensées. Il passait sa main dans ses cheveux et se postait devant elle, son grand regard azur pénétrant son regard qui tentait de le fuir. Elle ne pouvait pas. Heureusement pour lui d’ailleurs sinon il imaginait une situation bien plus violente. Zoey, je suis désolée d’être partie. Même Charlotte n’était pas au courant d’où j’étais mais j’ai eu à faire avec une situation très compliquée et j’avais besoin de partir de New York. Je n’ai pris le temps de rien, ça s’est passé trop vite. J’ai fui et je peux comprendre que tu m’en veuilles mais j’avais mes raisons. Stupidité numéro deux. Doryan s’enfonçait. Il avait beau savoir écrire avec émotion, ses personnages évoluaient bien mieux dans les situations incommodantes que lui. Il piétinait et son échec se soldait par un moue désapprobatrice de la jeune femme. Zoey je suis vraiment désolée. J’espère que tout va bien pour toi… Je ne suis pas là pour changer ce qu’il s’est passé. Je veux juste qu’on parle comme on le faisait avant. Que tu me donnes de tes nouvelles… Le De La Croix espérait que les choses reviennent comme avant et qu’elle accepte ses excuses. Il s’était accroupi vers elle sans la toucher. Son regard l’en dissuadait avec tant de force qu’il avait bien trop peur de s’approcher de trop près. Pourtant il aurait voulu la serrer dans ses bras. Il y avait des souvenirs indétrônables qui n’avaient quitté sa mémoire. Tant d’années partagées ensemble semblaient parties en fumée en un rien de temps. Il souffrait de la peine qu’il avait créée et n’était même pas sûr qu’elle daigne accepter son retour. Si retour il y avait réellement. Même lui n’était sûr de rien et ces doutes devaient se lire sur son visage quand il avait semblé toute sa vie, si sûr de lui. Doryan avait changé, elle pouvait le remarquer aisément mais il avait bien peur qu’elle aussi…


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Keith O. Phillips
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MessageSujet: Re: (zoey) never see her face again   Jeu 21 Avr - 1:15

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