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we are survivors - pv

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Lincoln Collins
there's no place like berkeley
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prénom, pseudo : Stéph'
date d'inscription : 12/08/2009
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disponibilité rp : malia ; ness ; camryn ( ff zaislynn)
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MessageSujet: we are survivors - pv Mer 3 Fév - 17:00




Sans le vouloir, il fredonne un air entendu dans sa voiture durant le trajet jusqu'à l'hôpital. Une chanson ultra connue qu'il n'aime pas beaucoup mais qui reste ancrée dans les esprits. Pendant qu'il se change dans les vestiaires, il écoute d'une oreille distraite ses collègues qui débattent sur le dernier match de basket qu'ils ont vu ensemble. Lincoln ne participe pas à la conversation car il remarque un bout de papier coincé dans le coin de son casier. Ce qui l'intrigue fortement car il y bien longtemps qu'on ne lui a pas coincé un billet doux dans son casier. Billet doux … Ce qu'il croit dans un premier temps. Mais il lui suffit de déplier la feuille et de lire les quelques mots qui sont inscrits dessus pour comprendre qu'on est loin de la déclaration d'amour.

« Surveille bien ta chère et tendre Collins parce que tu es le prochain sur la liste. »

L'écriture lui est parfaitement inconnue et surtout il n'y a pas de signature qui pourrait lui donner une indication sur l'expéditeur de ce message pour le moins intriguant. Lincoln aurait pu croire que l'on s'était trompé de destinataire mais son nom de famille était clairement indiqué dessus. Pourtant, il ne comprend pas un traite mot. Le prochain sur quelle liste ? Il contemple ces quelques mots durant de longues secondes. C'est seulement lorsque ses collègues infirmiers se pressent vers leur lieu de rendez-vous pour recevoir les instructions de la journée qu'il se remet les idées en place tout en les suivant. Il fourre le papier dans la poche de sa blouse et se promet de l'oublier dans les prochaines minutes. Collins est un nom de famille assez courant aux états-unis. De plus, on lui parle de sa chère et tendre … alors qu'il n'a personne dans sa vie. Ce qui prouve bien qu'il a reçu ce message par erreur. Les médecins titulaires leur donnent les ordres à suivre pour la journée et leur distribue tous les dossiers des patients qu'ils sont censés voir et soigner. Lincoln attrape ceux qui lui ont été affectés et c'est absorbé par son travail et les exigences que demandent ce dernier qu'il se rend rapidement vers les urgences. Aujourd'hui, c'est lui qui se retrouve aux portes de l'enfer. C'est ainsi que le corps médical appelle les urgences. Pendant plus d'une heure, il panse des plaies, envoie des patients passer des radios et des examens complets tandis qu'il bipe des médecins pour que les cas les plus graves soient directement transportés dans les salles d'opérations. Le jeune homme est le point de passer dans une autre salle quand il est attiré vers une voix qui ne lui est pas inconnue. Son regard balaye la salle pour tomber sur Malia. Du moins, sur le visage tuméfié de Malia. « Williams ! » Décidément, c'est une habitude chez lui de l’interpeller par son nom de famille plutôt que par son prénom. Nerveux, il s'approche d'un pas rapide et arrache le dossier à son collègue. « Je m'en charge. » Celui—ci est sur le point de protester qu'il n'en est pas question mais un seul coup d'oeil de la part de Lincoln suffit à lui donner envie de reculer pour lui céder la place. Parfois, cela a du bon de ne pas être le gars sympathique pour se faire obéir comme on le souhaite. Il met une paire de gants et commence à examiner avec le plus de précaution possible, le visage abîmé de la jeune femme. Il sait bien qu'il lui a dit qu'il ne se verrait plus avant qu'elle ne soit honnête avec lui mais, il laisse tomber son égo pour le bien être de Malia. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Demande Lincoln en examinant sa lèvre fendue. Il a tenté de prendre un ton détaché, assez professionnel de manière à ce que la question ne paraisse pas être une inquisition dans les règles. Ceci étant, il ne serait pas contre le fait de lui faire subir un interrogatoire. Il travaille comme infirmier depuis trop longtemps pour croire les bobards typiques qu'on peut lui sortir du style : je suis tombée dans les escaliers ou encore, je suis d'une maladresse affligeante. Rien de tout ceci est en jeu. Là, c'est beaucoup plus grave. « Qui t'a frappé ? Et pourquoi ? » La pulpe de ses doigts touchent et caressent presque aériennement les pommettes de la brune. Elle va avoir de jolis hématomes pour les semaines à venir. Il soupire parce que le jeune homme sait très bien qu'il va être difficile de lui tirer les vers du nez. Elle ne va certainement pas se confier à lui. Surtout de la manière dont il l'a traité la dernière fois. Pour la première fois depuis des lustres, il éprouve une sorte de regret qui serre sa poitrine dans un étau. Machinalement, il met sa main dans la poche de sa blouse et ses doigts trouvent le papier. Il l'avait complètement oublié. Dans sa tête un déclic de se fait et il sort le papier pour le mettre devant les yeux de Malia afin qu'elle puisse le lire à son tour. [/color=cornflowerblue]« Est-ce que c'est lié ? Est-ce que ton agression a un rapport avec cette menace ? Réponds-moi Malia ! »[/color] Finalement, il est possible qu'il soit le bon destinataire. Possible également que sans le savoir, ils soient dans le pétrin tous les deux. La seule qui puisse répondre à toutes ces questions est celle qui a reçu les coups aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: we are survivors - pv Sam 20 Fév - 21:49

.lincoln & malia.
★ ★ ★
the best kind of humans are the ones who stay.
and we are survivors.

© tumblr -


Tapis dans l’ombre, assise par terre, elle se tient le ventre de ses bras. Le dos contre le mur sale, la jeune femme tente de reprendre sa respiration. Son regard est porté sur l’extérieur de la ruelle, qui donne directement sur l’allée centrale. Elle y voit quelque personne passé d’un pas rapide, mais personne ne semble la remarquer. Elle est douloureuse, les larmes coulent sur ses joues ce qui ne fait qu’accroitre la douleur qu’elle ressent au niveau de ses yeux. Elle gémit lorsqu’elle essaye de se relever mais chute de tout son poids, elle est trop faible pour faire un quelconque mouvement. La tête baissée, le regard fermé, elle essaye de calmer l’étourdissement qui la prend. « .Est-ce qu’il y a quelqu’un ? » une voix inquiète s’élève dans la sombre ruelle. Des toussotements douloureux se font entendre. « . Il y a quelqu’un, est-ce que vous m’entendez ?! » la voix se brise quand elle s’approche de trop près de la demoiselle. « .Oh mon dieu, qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Malia sent la présence d’une personne, lorsqu’elle relève la tête, son visage tuméfié horrifie la vieille dame qui porte une main à sa bouche. La brune est méconnaissable. Son visage porte les méfaits des coups qu’elle a subit. Malia inspire profondément et demande d’une voix brisée. « .il est quelle heure ? » la dame semble surprise de sa question mais elle s’empresse de lui répondre avant d’appeler à l’aide. Sa voix se porte bien plus loin que la sienne et elle arrive à attirer trois personnes. Il est 9h04 du matin. Malia compte. Cela fait trois heures qu’elle est dans cette ruelle. Elle n’entend pas la conversation qui anime ces étrangers. Son esprit est ailleurs, comme si il s’était échappé lorsqu’elle a reçu le premier coup. Une des personnes s’approche d’elle, comme si elle était une bête de foire. Il tente de porter le rôle du médecin en essayant de l’examiner. Malia se fout de lui quand elle remarque la mine faussement sérieuse qu’il arbore. « .arrêtez … il ne faut pas être con pour comprendre … » qu’elle murmure d’un ton sarcastique avant de tousser. Le monsieur laisse échapper un raclement de gorge avant de s’éloigner, les mains dans les poches. La vieille dame s’approche d’elle et s’abaisse avec un peu trop de mal pour lui tenir la main, Malia réussit à sourire malgré le fait que sa bouche lui fasse un mal de chien. « .les secours ne vont pas tarder, ils vont bien s’occuper de vous … » Malia hoche la tête et ne peut s’empêcher d’imaginer la tête de ses collègues quand elle va arriver aux urgences dans cet état. La nouvelle risque de se répandre comme une trainée de poudre. Malia Williams, retrouvée dans une ruelle après s’être fait passer à tabac. Pourtant l’idée d’aller à l’hôpital ne l’enchante guère, car cela signifie que les questions ne vont pas cesser de pleuvoir. Elle entend au loin les sirènes des ambulances. Un grognement s’échappe de sa gorge. La vieille dame semble remarquer son mal à l’aise et caresse le dos de sa main d’une tendresse infinie. Bercée par la douceur de la dame, Malia ressert sa main autour de la sienne. Les ambulanciers s’approchent d’elle en courant. Les questions fusent et Malia laisse la dame expliquait la situation, aucun mot, aucun son ne sort de sa bouche mise à part les râles de douleurs.

Les urgences. L’enfer. Le bruit de la salle lui monte à la tête comme une place au premier rang juste en face des enceintes à un concert de métal. La jeune femme, allongée sur le brancard, ferme les yeux, inspirant profondément. Elle tente de chasser le bruit. Le lit s’arrête, se bloque, elle entend les ambulanciers faire les transmissions de son état à l’infirmier. La jeune femme affiche une grimace lorsqu’elle se rassit. Elle doit changer de lit. La tête lui tourne, connaissant les lits des ambulanciers, la jeune femme se penche en avant et appui sur le système pour abaisser les barrières du lit pour faire le changement. L’ambulancier et l’infirmier ne la voit pas faire. Malia récupère son sac à main et le balance au pied de son nouveau lit. Chaque mouvement lui donne envie de hurler. Il n’y est pas allé de main morte. Il ne riait pas quand il lui disait vouloir le faire la peau. « .attendez ! Qu’est-ce que vous faites ?! » S’écrit-enfin l’infirmier en supportant son bras. Malia refuse son aide et lui répond sèchement « .je crois que parler de votre petite-amie n’est pas approprié en ce moment-même. » elle lui lance un regard noir –beaucoup trop noir à vrai dire- et continue sa démarche. Malia change de lit rapidement et s’assoit de face la plus confortable possible. L’ambulancier se sépare rapidement de l’infirmier et celui-ci se poste devant elle, son dossier en main. Malia le regarde franchement, son regard se pose sur son badge. Elle secoue légèrement la tête et soupire. Il semble plus occupé par le dossier que par la patiente elle-même. Malia se redresse, les jambes hors du lit qui pendent dans le vide. Elle se racle la gorge. « .Malia …. » commence-t-elle. Son nom de famille est prononcé par une votre voix. Une voix qu’elle ne connait que trop bien, une voix qui la fige sur place. Ses mains se resserrent sur les draps du lit. Elle tourne la tête et regarde en direction de la voix. Lincoln. Il s’avance beaucoup trop vite d’eux, Malia tourne la tête, reculant l’échéance. Lincoln prend en charge le dossier sans laisser le temps à l’autre de refuser. Il n’a pas le choix. Malia sent une douleur au niveau de ses cotes qui lui arrache une grimace. Elle éteint la douleur en refermant sa prise, une nouvelle fois, sur ces pauvres draps. Lincoln lui demande ce qu’il s’est passé, Malia hausse les épaules. N’est-ce pas évident ? Elle ne répond pas, elle s’est très bien qu’elle ne sait pas mentir, tourner autour du pot oui, mais mentir, jamais. Elle le regarde. Il est beau. Cette pensée lui revient en pleine gueule à chaque fois qu’elle le voit. Lincoln marque un point, il sait au moins que ce ne sont pas des escaliers ou une porte mais une personne. Pour autant, Malia n’est absolument pas prête à lâcher le pourquoi du comment. Elle garde son silence pesant tandis qu’il enfile des gants pour regarder ses bleus avant de sortir une phrase. « .c’est si grave que ça ? » demande-t-elle, naïvement en le voyant se reculer, fourrant ses mains dans les poches. Elle soupire et ses épaules s’affaissent, la tête baissée, elle tente de chercher son miroir dans son sac à main. Ses doigts s’agrippent autour de sa prise et la sort de son sac. Malgré tout, elle n’a pas le temps de se voir réellement que Lincoln lui montre un bout de papier. Son ton devient plus pressant, presque agressif. Il lui demande si tout est lié. Elle attrape le petit bout de papier et lit les quelques mots. L’enfoiré. Le bel enfoiré. Ses doigts froissent légèrement le papier sous sa prise. Elle serre les dents. Il n’a pas le droit, s’en prendre à elle est une chose, mais foutre Lincoln dans l’histoire en est une autre. « .rien à voir. je ne suis pas ta chère et tendre à ce que je sache. » répond-t-elle d’un ton détaché. Elle lui rend le papier. Elle sait parfaitement de qui il provient, elle connait l’écriture pour avoir reçu des dizaines et des dizaines de ses mots doux depuis l’histoire. « .quoiqu’il en soit, tu devrais passer le dossier à quelqu’un d’autre et t’occuper de ta chère et tendre. » lâche-t-elle avec une légère pointe de jalousie dans la voie.


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Lincoln Collins
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MessageSujet: Re: we are survivors - pv Jeu 25 Fév - 22:30


Devoir supporter la vue du visage tuméfié de Malia est comme un mauvais rêve. Dix jours en arrière, il lui souhaitait tout le malheur possible en lui ricanant au nez si jamais elle recroisait les types qui avaient voulu s'occuper d'elle ado parce qu'elle était une Williams. Sa méchanceté gratuite avait été une prémonition. Pour un peu, il s'en voudrait de lui avoir porté la poisse. Ceci étant, ce n'est probablement pas de sa faute. C'est Malia. Elle a dû se fourrer dans une histoire de merde. Tandis qu'il l’ausculter en faisant attention pour ne pas la blesser davantage, son cerveau fonctionne à mille à l'heure. Toutes sortes de théories lui traversent l'esprit. Cependant, seule la brune détient la vérité. Il repense au mot. Et pendant qu'elle lui demande si c'est grave, le puzzle commence tout doucement à se mettre en place. « Oh non, je ne t'ai jamais vu aussi belle. » Il la raille pour ne pas lui avouer qu'elle va garder des séquelles durant de nombreux jours. Pour ne pas compter en semaines. Quand elle prend le bout de papier entre ses doigts, Lincoln se recule d'un pas pour examiner l'expression de son visage tout en croisant les bras contre son torse. Ce sont des petits détails, limite insignifiants qui l'alertent immédiatement. Le fait qu'elle serre un peu trop fort ce bout de feuille et que sa mâchoire se contracte. Signe que Malia lui cache bien des secrets. Le pire est qu'elle espère encore lui faire avaler ses bobards par une jolie pirouette pour détourner son attention. Il pourrait trouver ceci mignon mais en réalité, il la trouve incroyablement bête de le laisser de côté alors qu'il semble être dans la boucle. Il lui reprend le morceau de papier dans un grognement. Avant de la fixer droit dans les yeux. « Non. Tu ne l'es définitivement pas. » Sa chère et tendre, tssss et puis quoi encore. D'accord, Malia est une fille vraiment belle et il lui trouve des dizaines de qualités qu'il se refuse bien d'admettre. Son esprit est embrouillé à cause de toute la rancune qu'il contient, pourtant c'est vers elle qu'il se retourne à chaque fois que le destin le lui permet. Mais ça, il est trop aveugle pour le voir. Il maltraite la feuille pour en faire une boule qu'il jette au fond de sa poche. Très bien, elle n'est pas disposée à lui parler de cette menace tout de suite donc, il ne l'agresse pas plus. Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'a rien derrière la tête. « Pour l'instant, je me focalise sur ma patiente, en d'autres termes toi, et sur les soins que j'ai à te prodiguer. » Répond le jeune homme en écrivant au fur et à mesure les résultats de son examen. Sans lui demander la permission, Lincoln s'approche d'elle et lui soulève doucement son haut jusqu'au dessous de son soutien-gorge. Il ne va pas plus haut parce qu'il sait que Malia serait trop pudique pour en dévoiler plus et qu'elle le traiterait de pervers. Les bleus qui colorent l'ensemble de son corps le révulsent et il sent une bouffée de rage l'envahir. Du bout des doigts, il ose à peine effleurer son corps meurtri et se surprend à vouloir la prendre dans ses bras pour la réconforter et lui promettre que désormais, elle n'a plus rien à craindre parce qu'il restera auprès d'elle. Seulement entre ce que son cœur ressent et que ses paroles disent, il y a une sacrée différence. « Je vais te donner une minute. Très exactement, soixante longues secondes durant lesquelles tu vas réfléchir à un point essentiel : soit tu continues de me prendre pour le roi des cons, soit tu me dis la vérité. Du moins, la majeure partie. » A cet instant, un collègue vient à leur rencontre pour proposer son aide. Lincoln le renvoie illico afin qu'il trouve une salle de radiologie de libre pour que Malia puisse passer radio et scanner. Sans ces photos numériques, le jeune homme peut, sans peine, affirmer qu'elle a des côtés cassées. Reste à savoir le nombre exact et s'il n'y a pas eu d'autres dégâts qui pourraient avoir des conséquences désastreuses. Lincoln pose le dossier médical de la jeune femme sur le lit qu'elle occupe avant de soupirer lourdement et de se baisser pour que ses prunelles se noient dans les siennes. A présent, il n'y a plus qu'eux. Une bulle s'est formée et personne ne peut venir la percer tant qu'ils ne l'auront pas décidé. Les traits du visage de Lincoln sont graves. D'habitude, c'est juste l'agacement qui se lit sur son faciès mais là, on pourrait pratiquement y distinguer une lueur de peur pour elle. Lentement, pour qu'elle assimile ses mots, il détache chaque syllabe. « Dans le cas où tu choisirais la première option, je te rappelle qu'il s'agit d'un passage à tabac. » Pas d'une mise à mort mais on s'en rapproche dangereusement. Quelques coups supplémentaires et son corps n'aurait pas pu survivre à cette attaque. A croire que son agresseur savait exactement où frapper pour faire des blessures physiques et psychologiques profondes sans qu'elles ne soient fatales. Ils ne sont qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. C'est pourquoi, il se met à chuchoter. Parce qu'à cette distance elle l'entendra. « J'appellerais la police même si tu portes pas plainte parce qu'il est de mon devoir de les mettre au courant. Sinon, je faillerais à mon métier. » Il a bien conscience de la pousser dans ses derniers retranchements. C'est une forme de menace pour avoir les explications qu'il désire si ardemment. Mais, il ne peut pas supporter plus longtemps son regard. Il baisse les yeux pour se redresser de toute sa hauteur. C'est à ce moment que leur collègue revient pour le prévenir que la salle sept est prête pour eux. Lincoln le congédie en le remerciant très vaguement. Aucun fauteuil roulant ne se trouve à disposition auprès d'eux. Malia est bien trop fragile pour marcher alors il ne lui reste qu'une solution. Le plus délicatement possible, il la prend dans ses bras et lui ordonne mentalement de ne pas se raidir. Ne pas faire sa Malia forte. Qu'elle se laisse reposer sur lui. Sous les regards de tous, ils traversent une partie de l'hôpital. Lincoln se moque bien de toutes ses paires d'yeux posées sur eux mais il se doute qu'il n'en est pas de même pour elle. Donc il presse le pas. Et referme d'un coup de pied, la porte de la salle de radiologie. Il dépose Malia sur la table. « La minute est écoulée. » Annonce-t-il sérieusement. Elle a son propre destin en main. A elle de savoir si aujourd'hui, elle lui fait de nouveau confiance ou si elle veut se référer aux forces de l'ordre.
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MessageSujet: Re: we are survivors - pv Ven 26 Fév - 22:05

Ses doigts partent à la recherche de son miroir de poche, elle est curieuse de savoir à quoi elle ressemble, de voir son œuvre. Sa main endolorit prend l’objet en question. Sa curiosité se fait verbale quand elle lui demande à quoi elle ressemble. Sa réplique la fait grimacer. Même dans ce genre de moment, il arrive encore à se foutre de sa tête. « .merci du compliment. » son ton est froid, presque sarcastique. Elle sort son miroir et s’apprête à affronter la vérité en face, cette vérité qui fait tourner les têtes des patients et de ses collègues, tous dotés d’une curiosité maladive. Lorsqu’elle relève la tête, il lui tend un bout de papier. Le miroir dans une main, le bout de papier dans l’autre. Elle ne sait pas lequel détruire. Ses oreilles bourdonnent légèrement à cause du bruit qui l’entoure. Ce message, ces mots, cette écriture. Elle la reconnaîtrait entre milles. Elle lui fait toujours le même effet, le ventre noué, la tête qui tourne et la nausée. Ses doigts froissent le coin du morceau de papier avant de faire comme si de rien était. L’indifférence est une grande arme –dans certain cas, celui-ci ne compte pas. Mais elle fait comme si, elle place ça sur une simple coïncidence, lui répliquant qu’elle n’est pas du tout sa chère et tendre. La mâchoire crispée, elle encaisse mal sa répartie. Définitivement pas. Elle baisse la tête et inspire profondément. Sa respiration lui arrache une toux, elle souffre. Chaque respiration se fait de plus en plus difficile et parler n’arrange en rien son état. Malia ne perd pas de temps pour le congédier, qu’il aille s’occuper du sujet de ce mot, ça lui fera des vacances. Elle se dandine maladroitement sur le lit tandis qu’il lui annonce le programme. Non, il ne partira pas. Rangée au rang de patiente, sa patiente, elle sait qu’elle n’a pas d’autre choix que d’accepter au risque de voir une file d’infirmier se faire rembarrer par le Collins. Résignée, elle ouvre enfin le petit miroir et sa bouche s’ouvre sous le choc. Son reflet. Elle ne se reconnait pas. Sa lèvre est tuméfiée, coupée, brune à cause du sang séché. Elle a des coupures sur le front, sur les joues et ses pommettes sont dans un sale état. Elle n’ose même pas toucher son visage de peur d’avoir mal. Sa gorge se serre, sa mâchoire lui fait terriblement mal mais elle ne contrôle pas la pression qu’elle exerce. Sa vue se brouille de larmes mais celles-ci ne s’échappent pas. Elles n’ont pas le temps. Lincoln revient à la charge avec son osculation. Il se penche sous son regard intrigué. Elle s’écarte légèrement quand il remonte son haut, par peur d’être touché là où il ne faut pas. Si d’ordinaire, elle le traiterait volontiers de pervers, pour le coup elle a juste peur d’avoir mal. Elle n’a pas besoin de regarder son corps pour comprendre que la situation est plus grave qu’elle ne l’imaginait. Elle regarde attentivement son visage. Il lui lance un ultimatum. Elle le regarde droit dans les yeux. Soixante secondes pour lui dire la vérité, pour lui dire ce qu’il s’est passé. Elle reste figée sur place, perdue dans ses pensées, se coupant du monde extérieur. Le regard dans le vide, elle pèse le pour et le contre. Elle sait qu’elle ne pourra pas le berner éternellement mais encore un peu serait parfait. Elle se pince légèrement les lèvres mais une grimace s’installe quand une douleur lancinante lui traverse la tête. Elle baisse la tête, se cache. Son sac à main sur les jambes, elle fait tomber le miroir dedans. Elle se jure de fuir cet objet pendant un certain temps. Un mouvement la réveille. Son regard se pose sur son dossier médical avant de se plonger dans celui de Lincoln. Étrangement, sa respiration se fait beaucoup plus lente. Au cours de ses années d’études d’infirmières et de nursing, elle a appris à lire sur les visages, a détectés le moindre signe, les émotions, le non-verbal d’une personne. Et à ce moment, elle le jure, voir une once de peur sur le visage de l’homme qui se tient en face d’elle. Les lèvres abîmées de Malia tremble lorsqu’il ouvre la bouche. Passage à tabac. Elle ne le sait que trop bien. Ses bourdonnements s’estompent; elle aurait presque l’impression de n’entendre que le silence et sa voix. Elle n’a pas la force de répondre, de toute façon, quoiqu’elle réponde, elle s’engouffrera un peu plus dans ce merdier. « .s’il te plait, ne fa… » murmure-t-elle, dans un supplice, lorsqu’il l’avertit. Il le fera. Elle n’a pas le temps de finir sa phrase qu’une personne les interrompt. Son cœur reprend une fréquence convenable, elle est presque heureuse de pouvoir changer de sujet. Ses mains s’agrippent à son sac à main. Après tout, même si il appelle la police, elle peut garder et gardera son silence. Ils ne réussiront pas à la faire parler. Pourtant, ce serait peut-être la seule solution pour régler toute cette histoire, que les flics s’en mêlent et qu’ils l’attrape une bonne fois pour toute. Ce serait trop facile, il s’en réjouirait. Rien que de penser à cet enfoiré, elle a envie de vomir. Un bras se glisse délicatement sous ses jambes. « .ya. » elle n’a pas le temps de réagir qu’elle se retrouve dans ses bras en un rien de temps. Elle le regarde, incrédule. Machinalement, un de ses bras vint se caler sur ses épaules –une douleur aiguë lui traverse les côtes mais elle ne montre aucun signe. Elle ne résiste pas, elle est trop fatiguée pour ça et puis de toute façon, elle n’a pas le temps pour. Elle cache son visage derrière ses cheveux, la calant dans le cou de Lincoln. Elle tente d’échapper aux regards des commères. Elle remercierait presque le fait d’avoir le visage défiguré pour qu’on ne la reconnaisse pas. Même si au fond, elle ne se doute pas une minute que la nouvelle fera le tour de la ville. Ils arrivent à destination. Elle quitte les bras de Lincoln pour un matelas plus dur, froid. Son regard parcourt la pièce. Sa vision des choses changent, si d’habitude elle passe son temps dans des salles comme ça derrière la tenue d’une infirmière, c’est autre chose lorsqu’on est patient. Les soixante secondes sont écoulées. Le visage tourné sur le côté, elle ferme les yeux. Pour ou contre. Pour. Ou. Contre. Elle se retourne vers lui. « .d’accord, tu as gagné. » lâche-t-elle avec un soupire qui la fait se redresser aussitôt la douleur apparue. « .seulement, promet moi de ne pas appeler la police. d’accord. » elle cligne des yeux plusieurs fois. Elle peut lui dire, juste avec quelques détails modifiés, même beaucoup. Il s’en contentera, de toute façon, il n’a pas le choix. Elle balaye la pièce du regard, comme si elle cherchait quelqu’un. Elle ne l’affronte pas de face. « .’kay, tu as raison. c’était bien un passage à tabac. content ? » doit-elle le dire, qu’elle connait l’investigateur de tout ça ? Elle dépose son sac à main ouvert à côté d’elle. « .j’étais juste là, au mauvais moment, au mauvais endroit. » elle hausse les épaules. Elle respire l’idiotie à plein nez. « .et quand à ce papier, je … » la porte s’ouvre sur un homme. Un des médecins du service. Elle lance un regard paniqué à Lincoln, elle ne se rend pas compte que ses mains viennent chercher la sienne. Elles entremêlent ses doigts aux siens. « .Collins, aide la à se préparer, on va lui faire ses examens rapidement. » Malia suit le médecin du regard, son dossier médical prône dans ses mains. « .dépêchez-vous ! » ordonne-t-il. La brune lance un dernier regard à Lincoln. Malia relâche sa prise et s’exécute. Elle retire d’abord ses chaussures. Puis elle s’attaque à sa veste. Une chose beaucoup plus difficile. « aide-moi, please. » lui demande-t-elle en se tournant légèrement pour qu’il puisse l’enlever de derrière. Elle se maudit intérieurement d’être dans cet état, d’être devant lui et surtout d’avoir eu la mauvaise idée d’avoir mis un dos nus.

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MessageSujet: Re: we are survivors - pv Mar 1 Mar - 22:21


Elle le supplie presque pour qu'il ne mette pas ses menaces à exécution mais il la fait taire. Lui demander de revenir en arrière et d'agir comme elle le veut, reviendrait à lui demander de faire la charité aux pauvres. Ce n'est pas dans lui. Son âme n'est pas aussi reluisante que celle de Malia. Pour l'instant, elle a de brèves secondes de répit, qu'elle en profite. Il surprend son regard étonné et il hausse les sourcils. « Quoi ? T'as cru que j'allais te tirer par les cheveux ? » Évidemment qu'elle a dû y songer. Il est tellement exécrable avec elle. « Je ne suis pas un monstre. » Finit-il par murmurer. Simple révélation qui veut peut-être dire que sous sa carapace de sale dur à cuire se cache un cœur qui bat régulièrement. Dès qu'ils arrivent dans la pièce où la radiologie va avoir lieu, il la matraque de nouveau. Dès qu'elle se retourne, il comprend à l'expression de son visage, qu'il a gagné. Ses dires ne font que confirmer sa pensée. Un rictus plutôt satisfait étire les coins de ses lèvres mais Lincoln garde sa bouche clause. De manière à ne pas commettre d'impair. Il sait que si jamais il a le malheur de prononcer une parole, ce sera pour se vanter et lui assurer qu'elle n'avait pas d'autre choix. Sachant qu'à présent Malia est prête à lui accorder un peu de crédit, il ne va pas tout gâcher. En silence et seulement grâce à son regard perçant, il l'invite à poursuivre et à lui révéler tout ce qu'il a besoin de savoir. Seulement, elle veut passer un marché à son tour. Comme si Malia était en position d'exiger quoi que ce soit de lui. Qu'elle le pense, lui donne envie de rire à son nez. Elle est bien mignonne. « Si je trouve tes propos cohérents avec la réalité, je ne leur dirai rien. Pas de promesse de ma part tant que je n'ai rien entendu. » Réplique le jeune homme en toute honnêteté. Qu'elle ne s'attende pas à un miracle avec lui. Un seul petit doute et elle finit avec les flics aux fesses. Le fait qu'elle ne croise pas ses yeux le fait pousser un soupir prodigieusement fort. Il déteste qu'on ne l'affronte pas. Ça part mal pour Malia. Un très mauvais point pour elle mais qu'il garde dans un coin de sa mémoire. Le premier fait qu'elle énonce le laisse quelques secondes sans voix. Alors là, pas de doute possible, elle se fout royalement de lui. « Tu crois que j'ai besoin de toi pour faire un tel diagnostic ? Je n'ai qu'à te regarder pour savoir que tu t'es faite ruée de coups. T'essayes quoi au juste Malia ? M'entuber ? » Eh bien, elle se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude si elle croit qu'il va la lâcher maintenant. Son ton est glacial et tous les traits de son visage respirent la fureur qu'il ressent à cet instant. Se faire berner comme un bleu, pour qui se prend-t-elle pour oser le traiter de la sorte? Elle pose son sac à main à côté d'elle et il lui arrache pour le balancer à terre. Lincoln aime l'attention quand il parle. Il n'a pas l'attention de se faire voler la vedette par un vulgaire sac en cuir de bonne femme. « Je ne crois pas aux coïncidences. » Réplique-t-il sèchement. Il lui prend le menton pour que leurs prunelles soient à une dizaine de centimètres. Son toucher est plus rude qu'il ne l'aurait voulu. Il ne doit pas oublier qu'elle est fragile. Surtout maintenant. Toutefois, ce n'est pas en mettant sa patience à rude épreuve qu'elle va le faire devenir tendre envers elle. C'est même le réaction inverse qu'elle va subir. « Peut-être que tu seras moins menteuse avec quelques flics autour de toi. » Car pour Lincoln, toutes ses palabres ne sont qu'un tissu de mensonge qu'elle tente de tisser correctement. Cependant, elle a oublié leur rencontre au cimetière et son expression horrifiée à la découverte de certains messages sur son téléphone portable. Plus la menace qu'il a reçu et la série de coups qu'elle a enduré … Trop de coïncidences pour que rien ne soit lié. Le morceau de papier est enfin au goût de la conversation quand la porte s'ouvre. L'infirmier se détourne comme un fauve, prêt à aboyer sur celui ou celle qui vient de mettre fin à son petit interrogatoire. Il ne peut rien faire quand le médecin et le radiologue entrent pour pratiquer les examens nécessaires. Mauvais timing. Il ressent une pression sur ses doigts et lorsque ses yeux se baissent, il découvre la main de Malia fermement ancrée dans la sienne. Pour une fois, Lincoln ne trouve rien à redire. Pas de méchanceté gratuite ou désobligeante. Juste un air surpris qui s'affiche sur son visage et qui ne disparaît que lorsqu'elle retire sa main. C'est alors qu'il cligne des yeux pour revenir à la réalité. On lui donne des ordres et il n'a que peu de temps pour les exécuter. Malia se présente dos à lui. Lincoln ne va pas se mentir : il a rêvé plus d'une fois qu'il l'a déshabillé mais certainement pas pour cette raison. Il lui enlève la veste le plus vite possible sans lui faire trop de mal. Pour échapper à la vue de son corps, il fourre la veste dans le sac et pose le tout sur une chaise dans un coin de la pièce. « D'ici un quart d'heure, tout sera terminé nous aurons bientôt tous les résultats et nous pourrons reprendre notre discussion. » Parce qu'il ne l'a pas oublié. Malgré le fait qu'on les ait interrompu, Lincoln sait exactement là où il doit reprendre. « Parce que toi et moi n'en avons pas terminé. » Lance-t-il comme un avertissement en l'aidant à se placer correctement pour qu'on puisse lui faire les diverses radios. Son supérieur lui demande ensuite de quitter la pièce pour venir les rejoindre, ce que Lincoln fait sans broncher. Ses poings se serrent et se desserrent au fur et à mesure que les clichés du corps martyrisé de Malia apparaissent. Dès que le radiologue en a terminé, il se précipite de nouveaux aux côtés de la jeune femme pour l'aider à se revêtir. Puis il le reprend dans ses bras. « Tu dois aller dans une chambre pour te reposer. Ordre du chef. » Dit-il pendant qu'il essaye de la caler confortablement contre son torse. Les voilà repartis pour un tour. On lui a donné le numéro de la chambre dans laquelle Malia doit se reposer en attendant les résultats. Les deux patients l'occupant, sont sortis la veille, par conséquent elle sera seule. De bonne augure pour leur conversation. « Oh et tant que personne ne vient te chercher et confirme que l'on s'occupera de toi, tu n'as pas le droit de sortir. Tu devrais appeler ta famille. » Il ne la regarde pas parce qu'il a failli se proposer auprès du médecin pour être celui qui allait la surveiller pour les semaines à venir. Avant de se rappeler qu'elle n'est pas lui. Elle a sa mère, ses sœurs … Bref des membres d'une famille qui ne demanderont qu'à être aux petits soins pour elle. Au dernier moment, il s'est ravisé. Et il a bien fait, il en est convaincu. Sinon, il serait passé pour un con.


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MessageSujet: Re: we are survivors - pv Mer 2 Mar - 21:44

Elle est fatiguée, réellement. Encore plus, lorsqu’elle réalise ce qu’elle vient de lui demander, bien sûr qu’il ne l’écoutera pas. C’est donnant-donnant avec lui. Et encore, si cela le satisfait. Dans ses bras, elle ne répond pas, approuve légèrement ce qu’il vient de dire d’un hochement de tête. Elle roule des yeux, qu’il lui tire les cheveux pour y aller ? Elle n’y aurait même pas pensé et honnêtement, elle ne le pense pas comme ça. Et puis, non, bien sûr que non, ce n’est pas un monstre, juste un emmerdeur de première cynique et chiant, mais le sien. Elle se cache légèrement le visage de ses cheveux, priant pour ne pas être reconnu et surtout que le Williams de tout à l’heure soit passé inaperçu dans la salle des urgences. Elle a déjà Lincoln sur le dos, elle n’a pas besoin d’avoir sa famille. Et puis, clairement, elle doute qu’il se bouge pour elle avec les conneries qu’elle a fait il y a pas longtemps. La mâchoire serrée, elle ne parle pas pendant le trajet et se laisse docilement poser sur la table de radio. Il l’enchaîne, il ne la lâche pas avec cette histoire, elle aurait aimé lui gueuler dessus, plus fort mais elle n’en a pas la force. Chaque respiration lui arrache une grimace à cause de la douleur alors elle ne veut même pas s’imaginer hausser le ton. Elle soupire, presque lassée d’avoir raison et détourne sa tête. Des propos cohérents ? la blague, à moins qu’elle lui dévoile la vérité de a à z, il n’aura jamais de propos cohérents de sa part. Elle tente de jouer la vérité. Oui, elle s’est bien fait passer à tabac. Point. Il ne saura pas par qui, ni pourquoi. Il sait le comment, c’est déjà bien. Bon, apparemment non, au vu de sa réaction. Ses mains agrippent son sac à main et commence à le descendre, pour le poser par terre, avoir plus de place sur la table. Mais Lincoln n’est pas de cet avis, et c’est sous le regard choqué de Malia qu’il l’arrache et le jette par terre. Elle ne peut s’empêcher de ricaner. Il ne croit pas à la coïncidence, tant pis. Il n’aura que ce qu’elle lui donnera. Ses doigts remontent son menton, la forçant à le regarder. Pourtant, Malia s’efforce de regarder un point invisible derrière lui. Elle sait que si elle croise le regard, si elle le malheur de le plonger dans le sien, il lira en elle et elle sait qu’elle lui avouera tout. « .alors vas-y. » appelle les ; ils n’en sauront rien non plus. Elle fut sauvée de cet interrogatoire pesant par l’arrivée de l’équipe médicale. Pourtant, une part d’elle a peur de ces examens, de ce que la suite sera. Instinctivement, elle attrape la main de Lincoln quand elle entend les ordres donnés par le chef. Elle le connait, pour avoir eu affaire avec lui lors de ses services, il est hors de question qu’elle résiste. Elle relâche sa prise et se tourne vers Lincoln. Il lui retire rapidement la veste et la jeune femme s’allonge sur le fauteuil avec son aide. Elle n’entend que d’une oreille de ce qu’il lui dit. Un quart d’heure, terminé, toi et moi. Elle ne le regarde pas. Elle n’a jamais autant fuit son regard et ça lui brise le cœur. Si assise, elle a du mal à respirer, allongée c’est pire. Elle a l’intention de se déchirer l’intérieur. Elle ferme les poings lorsqu’elle entend la porte se fermer. Elle regarde le plafond, ne ferme pas les yeux, combat les larmes qui lui montent. Elle ne veut pas fermer les yeux, de peur de les revoir, eux, ces deux hommes, ceux qui l’ont attaqué ce matin par derrière. Même pas les couilles de venir de face. Ça ne l’étonne pas, le coupable est une vipère. Elle a l’impression que cela fait une éternité qu’elle est allongée là. A subir une souffrance en silence. Les minutes s’écoulent, le plafond n’a plus d’intérêt pour elle. La porte s’ouvre et elle pourrait presque soupirer de soulagement ; mais elle n’a pas le temps pour. Il l’aide à se rhabiller et il la reprend dans ses bras. Il n’aurait pas pu aller chercher un fauteuil ? A croire qu’il aime ça. L’ombre d’un sourire amusé sur les lèvres, elle acquiesce la requête. « .d’accord, si c’est le chef qui le dit ... » Pour ce trajet, cette fois, Malia regarde où elle va. « .après tout, je serais plus en sécurité ici que dehors. » murmure-t-elle, plus pour elle-même. Interdiction de sortie, great. Elle doit contacter quelqu’un. Elle répond, presque trop rapidement. « .je n’ai personne. » Ce qui est faux, bien entendu, mais là, pour le coup, elle n’a personne. « .je ne veux pas que ma famille soit au courant de ce qu’il s’est passé, ils ne doivent pas le savoir. » répond-t-elle, la tête vers son torse, les yeux baissés sur l’ouverture de sa chemise. « .pourquoi tu veux tant savoir ce qu’il s’est passé ? » demande-t-elle, curieuse de ce revirement de comportement, aux dernières nouvelles, ce n’était pas la joie entre eux. La vérité étant, Malia à très mal vécut leur rencontre sur le parking du cimetière. « .je pensais qu’on était que de simple connaissance de travail. » le ton neutre, elle se rend compte qu’ils sont près de la chambre. Une chambre double, super. Elle fronce le nez, peu sereine à l’idée de partager une chambre à deux. M’enfin, ce sera mieux que rien. La porte est ouverte, ils s’engouffrent rapidement dedans, il n’y a personne. Les lits sont propres. Lincoln la déposa sur le lit, les jambes dans le vide, elle retire ses chaussures, prend la télécommande du lit et redresse la tête du lit, s’allongeant le plus rapidement mais le plus délicatement possible. Elle regarde Lincoln, il est débout là devant elle. Elle fronce les sourcils. « .mais tu veux vraiment le savoir ? » bien sûr qu’il le veut, il ne la harcèlerait pas de cette façon sinon. « .d’accord. je vais te le dire. » elle se redresse afin de s’asseoir au bord du lit. Elle le regarde, plonge son regard dans le sien. « .il était une fois. une fille qui s’appelait nala. et un garçon qui s’appelait simba. ils étaient tellement proche. Si proche que lorsque simba eut un problème avec scar, nala se jeta dans la fausse au hyènes pour protéger cette personne qu’elle aimait le plus au monde. » sa voix est la plus sérieuse du monde. elle ne cherche pas à savoir si il comprend un mot de ce qu’elle lui raconte. « .malheureusement, nala fut jugée à tort et à travers par simba. il ne connaissait rien de l’histoire et la considérait comme une véritable traîtresse. alors nala fit un pacte avec le vieux rafiki. un secret. » bref, si il ne comprend pas que nala, c’est elle et simba c’est lui, il y a un problème. Il a bien réussit à comprendre que tout est lié. « .mais le secret fut dévoilé. mais c’qu’il ne sait pas, c’est que lorsqu’il l’ignorait, nala était menacée, scar la menaçait. tous les jours, tout le temps. et puis un jour, scar passa à l’acte et les hyènes bouffa nala, pas toute crue, sinon ce n’est pas drôle. ils la laissèrent en vie pour plus tard. » bref, une façon détournée de lui dire la vérité, signée Malia Williams. Plus idiote, on ne fait pas. « .fin. » Un sourire plaqué sur ses lèvres abîmées, elle attend la réaction de Lincoln, qui ne tarde pas à venir.
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MessageSujet: Re: we are survivors - pv Jeu 3 Mar - 23:00


Sans un mot, il la prend dans ses bras. Oui, le chef lui a bien dit qu'il fallait emmener Malia dans cette fameuse chambre. Sauf qu'il lui a également dit de déléguer cette tâche à un interne car il a mieux à faire que de jouer le taxi ambulant dans tous les couloirs de l'hôpital. Il préfère garder cette partie de l'histoire pour lui. On peut clairement lire la surprise sur le visage de l'infirmier. Il n'est revenu que depuis quelques semaines à Salem mais Lincoln sait très bien que Malia est du genre bien entourée avec une famille présente dans la-dite ville. Le fait qu'elle lui dise qu'elle n'a personne ne laisse sceptique sur les relations familiales qu'entretiennent les Williams. Ceci dit, il ne pose pas de question à ce sujet parce qu'il ne se sent pas concerné.  « Tu ne pourras pas leur cacher la vérité éternellement. » Surtout que les traces de coups sur son visage risquent de mettre des semaines entières avant de s'estomper complètement. Et il faut qu'elle soit réaliste : Salem n'est pas une ville assez grande pour espérer ne pas croiser sa famille à un moment ou à un autre. Néanmoins, Lincoln la laisse poursuivre ce rêve. Ce ne sont pas ses problèmes à lui. Lui, tout ce qu'il demande, ce sont des réponses à ses interrogations. Néanmoins, il ne prend pas la peine de répondre à la sienne. Car il n'a pas d'argument valable à lui balancer. Malia a raison : Il est bizarre qu'il veuille en savoir plus alors qu'il criait à qui voulait l'entendre qu'ils n'étaient que de simples connaissances de travail. Des contradictions, en veux-tu en voilà. « Peut-être que je me sens concerné par ce qui te touche. » Dit-il sans entrer dans les détails. De toute façon, ils sont arrivés dans la chambre donc elle n'a plus qu' s'allonger et se reposer. Il lève les yeux au ciel et soupire. Bien sûr qu'il veut savoir, quelle question ! Il fronce ses sourcils. Quoi elle capitule déjà ? Lincoln se préparait à devoir combattre et combattre sans relâcher. Mener une guerre psychologique qu'il espérait gagner parce qu'elle était plus faible à cause de son agression. Jamais, ô grand jamais, il n'avait songé au fait que finalement Malia prendrait la décision la plus sage pour elle. Il est tellement surpris, qu'il n'ose pas bouger durant une fraction de seconde. Mais il reprend bien vite ses esprits et s'empresse d'attraper le tabouret et de s'asseoir face à elle. Silencieusement, le jeune homme pose ses coudes sur ses cuisses et coince ses mains sous son menton. Sérieux, elle a toute son attention. Sauf qu'au fur et à mesure qu'elle parle, Lincoln exprime toutes sortes d'émotions au travers de son visage. Agacement d'avoir affaire à une espèce de métaphore qu'il ne comprend pas. Au début du moins. Lui n'est pas un littéraire. Toutes ces formes d'expressions lui sont étrangères. Perplexité et gravité se peignent sur ses traits. Puis les pièces du puzzle se mettent tout doucement en place. Il dodeline la tête de gauche à droite, se refusant d'admettre l'inévitable. Dès qu'elle termine son histoire, il se lève d'un bond et fout un coup de pied dans la tabouret pour l'envoyer valser au travers de la chambre. « Qu'est-ce que c'est ce bordel ? » S'écrie-t-il se moquant bien que l'on puisse les entendre au travers des murs fins de l'hôpital. Il est clair qu'il a besoin d'exploser. Malia risque d'en faire les frais et sur le coup, il pense que c'est mérité. Parce qu'il n'a pas encore saisi qu'elle s'est littéralement sacrifiée pour lui. Non, tout est encore trop frais dans sa tête pour que Lincoln assimile ceci. Il va lui falloir quelques secondes. Tel un lion en cage, il fait les cent pas. En lui envoyant un coup d'oeil mauvais de temps à autre histoire de lui faire saisir qu'une fois qu'il aura repris ses esprits, ils vont avoir une sérieuse discussion. « Si je comprends bien, nous représentons Simba et Nala. Très bien, réfléchissons. » Dit-il en se pinçant l'arrête du nez et en fermant les yeux pour mieux se concentrer. Il soupire plusieurs fois pour évacuer le trop plein de frustration qu'il contient en lui. Puis, il se remémore les paroles de la brune pour démêler cette histoire et que la vérité éclate enfin au grand jour. « Toute cette histoire remonte à San Francisco n'est-ce pas ? » La question est franchement rhétorique. Il n'attend pas une quelconque réponse de la part de Malia. Il se parle plutôt à lui-même et émet à haute voix toutes les déductions qu'il peut faire. Donc, il est Simba, celui qui a eu des problèmes avec Scar. Si on part du fait que ces fameux problèmes aient eu lieu à San Francisco, Scar est donc … Ahuri par le prénom que ses neurones viennent de dénicher, Lincoln fouille pour la énième fois dans sa poche pour en ressortir le morceau de papier. A présent, l'écriture devient moins étrangère et tout se met en place. Il reprend son tabouret et sa place face à Malia tout en remontrant la feuille. « C'est lui. C'est Cooper qui est à l'origine de cette menace … » Dit Lincoln le plus bas possible. Comme si parler plus fort déclencherait une nouvelle tempête qui s’abattrait sur eux pour les fracasser complètement. « C'est lui qui t'a frappé ? » Ses dents se serrent instinctivement et il refoule bien vite l'envie de se remettre à crier contre ciel et terre. Finalement, Malia n'est pas celle sur qui sa colère doit se propager. Non, maintenant qu'il a trouvé le coupable, tout sera plus facile. Il va aller le retrouver et lui dire deux mots. Ou peut-être bien qu'il le réduira en pièces. « Qu'est-ce que tu as fait Malia ? » Probablement quelque chose d'impardonnable pour Cooper, qui mérite un châtiment sans précédent. Quand on voit les contusions, coupures etc chez la brune, on se doute que la vengeance est bien préparée. L'autre question que se pose le jeune homme est : pourquoi ? Pourquoi a-t-elle fait quelque chose pour lui alors que devant les autres étudiants, elle ne l'avait pas défendu ? Il a l'impression d'être passé à côté d'un milliard de détails. Une foule d'indices qui lui aurait permis de savoir que Malia n'était pas celle qu'il croyait et qu'il s'était borné à la détester pour rien. « Peu importe. » Oui, au final, le pourquoi du comment n'a pas une grande importance à ses yeux. Le principal est qu'elle l'est fait. Pour lui. Parce que leur relation si spéciale n'était pas que du vent pour elle. Il se sent rassuré de ne pas s'être trompé sur la personne qu'est Malia. En sachant qu'elle s'est volontairement jeté dans la gueule du loup (ou des hyènes pour continuer dans la métaphore), le moins qu'il puisse faire, est de prendre le relais à partir de maintenant. Toute sa gaucherie remonte à la surface quand il avance la main pour prendre la sienne. Lincoln n'est pas le mec le plus doué de la terre pour montrer ses sentiments. Alors, elle va devoir se contenter du peu qu'il peut lui donner. Maladroitement, il lui tapote la main. Comme on le ferait à quelqu'un que l'on peut veut rassurer. « Tu n'as plus à te faire le moindre souci. C'est terminé. » Soucieux de lui faire comprendre qu'il dit la vérité et rien que la vérité, le jeune homme plante son regard flamboyant dans celui plus candide de Malia. Il arrête de tapoter ses doigts sur ceux de la brune parce qu'il se trouve particulièrement stupide. Tout avait été bien plus facile quand c'était elle qui avait pris les commandes de tous ces petits gestes tout à l'heure. Mû par une inspiration divine, Lincoln reproduit les mêmes mouvements que Malia avait effectué précédemment et il lie ses doigts aux siens. « Je vais signer les papiers pour ta sortie et tu vas venir emménager avec lui. Je te protégerais de lui. » En soit, l'idée a un côté chevaleresque qui devrait plaire. Ce qu'il ne peut pas prévoir est la réaction de Malia quant au fait de venir chez lui. Parce qu'il ne lui laisse pas réellement le choix. « Malia … Je te le promets. » Affirme l'infirmier en la dévisageant intensément. Voilà, la promesse de protection est faite et il ne reviendra pas dessus. Lincoln a bien des défauts mais il a une qualité bien rare : il est un homme de parole.
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MessageSujet: Re: we are survivors - pv Ven 4 Mar - 20:54

Elle ne répond pas. Il a raison. Elle ne pourra pas les éviter éternellement, mais elle peut le faire le plus longtemps possible, surtout lorsqu’on sait ce qu’il se passe sous le toit des Williams. L’ambiance est électrique, un peu trop pesante pour elle –et encore, elle n’habite pas avec eux. De ce fait, il lui sera facile de se faire oublier un temps, un mal pour un bien que d’avoir foutue la merde sans le vouloir. Elle soupire légèrement, blessée d’avoir une telle pensée. Elle a l’impression qu’elle tient le rôle phare du vilain petit canard à merveille. En fait, ce n’est pas une impression, elle a reçu le rôle avec les félicitations le soir du bal, où elle a foutue un beau bordel en venant avec son ami. Elle ferme les yeux quelques secondes, essayant de se changer les idées, de penser à autre chose. Son attention s’attarde de nouveau sur celui qui la transporte. Elle est curieuse, pourquoi ? Pourquoi il porte tant d’attention à ce qui lui arrive ? Le regard vague, elle se laisse emmener sans grande difficulté jusqu’à la chambre. A-t-elle son mot à dire ? Pas tellement. Peut-être que je me sens concerné par ce qui te touche. sa réponse la laisse pensive (un peu rêveuse ?). Elle ne sait pas vraiment comment le prendre, de façon positive ? Ou de façon négative ? Elle n’a pas le temps de cogiter cette réponse, ils arrivent dans la chambre où Malia prend place sur le lit d’hôpital. Elle joue rapidement avec la télécommande du lit pour le baisser au maximum et relever la tête de lit. Et puis d’un coup, comme ça, sortit de nulle part, elle lui raconte une histoire. Une histoire à double sens, une histoire qui cache cette vérité qu’il veut tant entendre. Les mots sortent de sa bouche sans qu’elle ne puisse les retenir. Simba et Nala. A mesure qu’elle parle, elle a l’impression de se délester d’un poids. Il est là, il l’écoute, il ne comprend pas tellement son récit, elle ne s’arrête pas. Il veut la vérité, il n’a qu’à la découvrir. Ses mains resserrent leur étreinte sur les draps. Il a l’air complètement paumé, son récit arrive à terme. Elle s’arrête, elle a terminé, un léger sourire se fige sur ses lèvres. Elle le regarde. Elle le détaille pendant quelque secondes, en attendant sa réponse, la brune n’arrive pas à le déchiffrer. Une réponse qui arrive rapidement. Son sourire s’efface, elle sursaute face à sa réaction. Il hurle, il ne comprend pas ses idioties, il s’énerve, son regard se pose sur le tabouret qu’il envoi valser à travers la pièce. Elle déglutit difficilement, elle ne l’a jamais vu dans un état pareil. Simba. Ouais, pour la première fois depuis le début de cette journée, elle a l’impression d’avoir fait quelque chose de bien. Un véritable lion en cage, elle le voit se débattre avec ses paroles. S’il continue à foutre un tel bordel, on risque de les entendre et ce n’est absolument pas le moment. « .calme toi. » fit-elle d’une petite voix, pas sûr qu’il l’entende, qu’importe. Elle détourne le regard, les lèvres pincées. Elle l’entend, il réfléchit à haute voix. Il commence à comprendre. Oui, c’est eux. Elle le laisse faire, elle ne peut dire rien dire d’autre. C’est bien depuis San Francisco. Elle lui a donné bien plus qu’elle n’aurait dût, maintenant c’est à lui de faire la déduction. Il commence à comprendre, face à ses déductions, le cœur de Malia fait des bons de joie dans sa poitrine. Elle tente de calmer son palpitant et repose son regard sur Lincoln. Il fouille dans sa poche et ressort ce fameux mot, il revient s’asseoir devant elle, trop près d’elle. Son cœur rate un battement lorsqu’elle entend ce nom. Trop de questions d’un coup, elle a la tête qui tourne. Elle s’humidifie les lèvres et respire presque trop bruyamment. Elle hoche la tête de bas en haut, oui c’est lui. Elle se redresse un peu mais sent une douleur au niveau de ses côtes. « .Non. elle grimace avant de continuer. .tu le vois passer à l’acte ? il est trop lâche pour le faire, c’était d’autre gars. » sa mâchoire se crispe et une haine sans nom naît en elle lorsqu’elle repense à ces deux mecs. Elle ? Qu’est-ce qu’elle a fait ? Pour une fois dans sa vie, elle a voulu faire les choses biens. Pourtant, elle ne regrette pas. Si c’était à refaire ? Elle le referait, se lever avec la peur au ventre, ne plus écouter de musique dans la rue, les menaces, les coups. Pour lui, elle le referait. La tête haute. Elle baisse la tête, ses mains sont posées sur ses cuisses, elle tremble légèrement. Peu importe. ces mots résonnent dans sa tête. Comment ça ? Une part d’elle est soulagée de ne pas être obligée d’expliquer son geste et une autre est blessée, comme si tout ça, c’était rien. Et cette partie d’elle prend de l’ampleur, tout ça, c’est du vent ? Elle a la gorge qui se serre, elle est sur le point de pleurer, elle sent les larmes lui montait et sa main. Il tapote doucement le dos de sa main. Elle regarde la main du jeune homme pendant quelque seconde avant de relever la tête. Terminé. Terminé ? Comment ça ? Elle le regarde droit dans les yeux. Une once de peur dans les yeux. Le monde s’arrête lorsqu’elle se noie dans l’intensité du sien. Muette, ses doigts se lient aux siens sous son initiative. Elle boit ses paroles, sa douceur. Les doigts de la jeune femme se font plus pressants sur les siens. Elle se maudit à ce moment, de ressentir ce qu’elle avait ressenti lorsqu’elle l’avait rencontré pour la première fois. Quelque chose pas loin de l’amour. Elle a compris ce qu’il vient de lui dire. Signer les papiers, habiter chez lui. Elle hoche la tête. Ses yeux s’embuent de larmes. Trop butée sur lui. Parce qu'il sait enfin la vérité, parce qu'il sait enfin qu'elle a fait quelque chose. Avec toute la force dont elle puisse faire, elle se lève de son lit et le prend dans ses bras. Sa main toujours liée à la sienne, elle fourre son visage dans son cou. « .merci. » murmure-t-elle. Ce n’est pas la position la plus confortable dans son état mais elle s’en fiche. « .juste … Lincoln … promets-moi de ne rien faire de stupide, je t’en prie. » supplie-t-elle. Des larmes coulent lentement sur ses joues avant de se séparer de lui, une main sur son épaule, son visage face à lui.
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MessageSujet: Re: we are survivors - pv Lun 7 Mar - 22:40


Rien n'a de sens et un début de migraine se fait ressentir. Ce n'est que la voix de Malia qui le fait revenir dans cette chambre avec elle. Parce qu'il était bien loin. « Je suis calme ! » Il rugit ces trois mots avec toute la violence qui parcourt son corps. Il l'observe pendant qu'elle détourne le regard de lui et qu'elle pince les lèvres. Sûrement pour garder pour elle, les remarques qui lui brûlent les lèvres. Très bien, qu'elle se taise parce qu'il a besoin de toute sa concentration pour regrouper correctement toutes les informations. Cependant, il prend le temps de répéter avec moins de fébrilité. « Je suis calme Malia. Mais excuse-moi de vouloir tout démêler et de me rendre compte que je suis en parti responsable de … tout ça. » Dit-il en désignant son corps et son visage dans un large geste de la main. Responsable du passage à tabac de Malia. Au final, tout s'emboîte à la perfection et il lui fait part de sa théorie. Il a touché en plein dans le mille. Cooper est à l'origine de toute la merde qui les entoure (surtout Malia pour l'instant) et apparemment, il s'amuse considérablement à jouer avec leurs nerfs. Lincoln fronce les sourcils quand elle lui dit que Cooper n'est pas celui qui l'a agressé. Sur le moment, il ne comprend pas. Puis avec l'explication de la brune, il se souvient alors que celui-ci avec une horde de faux jetons, prêts à lui lécher les pieds dans le but de faire partie de son espèce de cour royale. Il a dû en utiliser un pour son profit histoire de ne pas se salir les mains. Sans réellement savoir pourquoi, le jeune homme se sent coupable de tout ce qui arrive à Malia. Elle ne lui a pas encore donner les détails de toute l'histoire mais il est certain qu'il y joue un rôle bien plus important qu'il ne peut le croire. Depuis le début, Cooper et lui se détestent cordialement mais là, il lui voue une haine profonde et sans nom. Lincoln a des tas de personnes qu'il ne porte pas dans son cœur et dont il se passerait bien de fréquenter mais ce type … Il mérite de mourir dans les pires souffrances possible. Quand il relève les yeux vers elle, il ne voit que l'expression de frayeur continue qui gèle les traits de son visage. Et rien que pour cela, il se jure mentalement de venger Malia pour tout ce qu'elle a enduré par sa faute. Encore plus quand ses yeux de biche se remplissent de larmes et qu'il ne peut décemment rien faire pour la soulager. Alors il prend la décision qui s'impose d'elle-même. La faire habiter avec lui. Ainsi, il ne la quittera pas des yeux et pouvoir prévoir avec elle chacun de ses déplacements afin qu'elle ne soit jamais seule. Quand elle se lève, il lève les yeux au ciel, agacé qu'elle n'en fasse qu'à sa tête. Au lieu de se reposer, elle surestime ses forces pour il ne sait quelle raison. Ceci étant, sa surprise est sans égale quand il ressent son corps chaud se presser contre le sien en une étreinte emplie d'une douceur extrême. Lui, comme le roi des cons ne sait pas comment réagir à cette marque manifeste de tendresse. Lincoln est plus habitué à se battre qu'à faire des câlins. C'est tout nouveau pour lui. « Euuuh … De rien. » Et là voilà qui accepte son offre (ou devrait-il dire son ordre) sans broncher, ni rechigner un minimum. Pour la forme quoi. Elle est sacrément amochée Malia pour capituler en une phrase. C'est tellement déroutant qu'il en perd le fil de la conversation et qu'il baisse sa tête pour que sa joue effleure celle de la jeune femme. Ce bref instant de paix est comme un pas de plus vers sa rédemption et ses paupières retombent sur ses prunelles une seconde. Mais son instinct de survie se remet immédiatement en marche comme elle se détache de lui. « Faire quelque chose de stupide. Comme si c'était mon genre. » Il la raille bien évidemment parce que oui c'est son genre. Et quelque soit le plan machiavélique que son cerveau mettra au point dans peu de temps, il n'a pas l'intention d'en dire ne serait-ce qu'un traître mot à Malia Williams. Parce qu'elle voudrait se mettre en travers de son chemin et s'attirerait sûrement de nouveaux problèmes. Ce dont elle n'a pas besoin. Ses larmes le mettent mal à l'aise. Il est comme un parent face aux pleurs de son nouveau né. Parfaitement dépassé par la situation. « Par contre, tu ne pleures pas. » Le ton qu'il emploie est un peu plus bourru qu'il ne l'avait prévu de prime abord. L'adoucissement de ses paroles vient grâce à ses gestes. De sa main libre, il efface tout en pudeur les traces que l'eau salée a laissé. Son pouce nettoie tous les signes visibles de tristesse qui émanent de Malia. Mais il se doit de mettre les choses au clair parce qu'ils ne pourront pas vivre ensemble si elle se morfond ainsi. Lincoln n'a trouvé que cette excuse pour mettre une barrière entre eux. « Je ne suis pas l'épaule sur laquelle tu vas t'épancher tous les jours. Pour cela, tu te trouveras une copine. » Il sait qu'il va la blesser et que de la sorte, elle restera forte devant lui. Ce qui n'est pas plus mal pour sa santé mentale. A lui. Bizarrement, il déteste la voir pleurer. Pour quelle raison, il l'ignore encore. Ce qui est certain est qu'il ne doit pas se laisser avoir par sa jolie bouille innocente. Parce qu'il sait qu'il aurait envie de la consoler, de la prendre dans ses bras … Et Lincoln sait très bien comment tout cela terminera. Mais non. Malia sera sa colocataire, rien de plus. Il relâche sa main et il examine ses doigts bouger et se sentir seuls sans le toucher de la brune. Lincoln secoue la tête et se lèvre rapidement. « Je vais remplir tous les formulaires. Je n'en ai pas pour longtemps. » Puis sans un dernier regard pour elle, il s'enfuit littéralement de la chambre. Les formalités administratives lui prennent la tête et c'est tout ce qu'il lui faut pour se sortir Malia de l'esprit. Et sur le fait que, dès à présent ils vont devoir vivre ensemble pendant une durée … indéterminée. De nouveau il secoue la tête et se contente de signer là où la secrétaire le lui dit. Il tient enfin le bon de sortie et rebrousse chemin. Toutefois, cette fois-ci, il prend un fauteuil roulant pour la guider jusqu'à la sortie. Quand il rentre dans la pièce, Malia semble se reposer. Ou bien fait-elle semblant. « Malia … » La voix de l'infirmier n'est plus qu'un murmure perdu sur l'immensité de ces murs blancs. « On rentre ? » Étrangement, cette phrase sonne juste dans ses oreilles. Comme si tout était parfaitement normal.
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