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 every story has its scars. (winnie)

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Jake Fitzgerald
we'll make the great escape


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MessageSujet: every story has its scars. (winnie)   Mer 27 Jan - 11:14

It's so cold in your wilderness.
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Une envie d’évasion. Un besoin de respirer. William quittait dans ces conditions, la maison qui l’avait accueilli pendant de nombreuses années. Un refuge, un repère et surtout un choix de ne plus y résider dès son retour de New-York. Acceptant l’invitation de sa mère, Will avait tenu parole. Ce soir, le jeune homme était passé pour partager le dernier repas de sa journée. Car rares étaient ces instants où ils pouvaient tous se retrouver. Rares étaient les soirées où les cris, les incompréhensions ne résonnaient pas au travers de ces murs. Une soirée plus que paisible. Une retenue dont le jeune homme avait fait preuve, à l’écoute des attaques perpétuelles de son père. Cet homme qui avait tant vécu et tout connu. Un besoin irrépressible d’en rajouter, de lui rappeler. William s’était satisfait d’hocher la tête, de l’entendre sans réellement l’écouter. Il avait simplement fait ce qu’il faisait de mieux. Il l’avait ignoré. Il l’avait supporté et c’est en accordant ce dernier baiser sur le front de sa mère, qu’il quittait les lieux. La capuche sur la tête. Les mains dans les poches. Il hésitait sur ses projets, sur cette soirée qui était déjà bien entamée. Rentrer ou continuer sur sa lancé. Un combat sans surprise entre sa raison et ses désirs. Pas après pas, il se décidait presque naturellement. Peu à peu et se retrouvant devant la façade de ce bar. Un établissement où il n’avait pas pris de mauvaise habitude. Un endroit où il s’était aventuré, que quelques fois et sur la pointe des pieds. William n’hésitait plus et il poussait la porte pour y pénétrer. Il devait y avoir une trentaine de personnes, de tous types, de tous âges. Une partie d’entre eux étaient tourné vers cette scène où se produisaient quelques talents, oubliés du pays. Pendant que l’autre partie se satisfaisait uniquement de boire un verre, d’en boire même plusieurs.  Le jeune homme s’avançait donc vers le bar. Il commandait son breuvage préféré. Un vieux et corsé whisky. Il n’y avait rien de mieux pour la santé. Rien d’autre qui ne pouvait le satisfaire autant que cette chaleur. Pas même la douceur d’une femme. Sur cette voie, il passait son tour. Décidant d’y renoncer et de profiter de cette vie, autant qu’elle souhaitait lui en octroyer. Il commandait rapidement un second et puis un troisième verre. Assis au coin du comptoir, il se faisait presque oublier. Silencieux et songeur, une voix familière venait pourtant l’interloquer. D’une sagesse connue à une incompréhension trop souvent soulevée pour ses actions, Winnie se trouvait à quelques mètres de lui. Elle lui tournait le dos et semblait plus que occuper à festoyer. Que bien lui fasse. Il ne s’en inquiétait pas. Il ne la jugeait guère. Non parce que personne ne pouvait savoir par quoi, elle était passée ou même ce qu’elle avait dû ressentir pour agir de la sorte. Idiots étaient ceux qui la dévisageaient. Limités étaient ceux qui ne la considéraient simplement pas à sa juste valeur. Soulevant donc son verre et toujours en silence, William le levait à sa santé. A cette jeune femme que rien ne devrait arrêter. Cette demoiselle qui réveillait de nombreuses interrogations depuis des années mais, vers laquelle, il ne s’était jamais vraiment aventuré. A croire que les choses devaient changer, cette nuit. A croire que tout le portait vers le changement et l’agissement. Quand il entendait l’interlocuteur de Winnie, élever la voix, il comprit. Le jeune homme ne voulait pas s’en mêler. Il ne souhaitait guère prendre parti à ce conflit. Il n’aimait pas ces autres qui osaient s’interposer dans des conversations, situations qui ne les concernaient pas. Cependant, il ne pouvait pas devenir sourd et encore moins aveugle. Constatant que l’homme aux côté de Winnie n’y allait pas par quatre chemins pour se faire remarquer, pour la bousculer et presque la forcer.. Will se levait. Il vidait son verre sans attendre plus longtemps. Avec une certaine force, il le reposait sur le bar. Il hésitait encore à cet instant. Il se demandait s’il faisait bien, s’il devait le faire.. Puis il s’avançait et s’imposait. « Tu dois avoir un réel problème pour ne pas avoir entendu ce que la jeune femme venait de dire. » ajoutait-il tout en prenant place avec fermeté derrière Winnie. Loin de lui, l’envie de s’éloigner et de désormais la laisser face à cet abruti. C’était dans ces situations que le jeune homme réalisait la tristesse du monde. De ceux qui usaient de tous les moyens pour arriver ou ne serait ce que toucher du bout des doigts, leurs fins. Seulement, la jeune femme avait été très claire à ce sujet. Il l’avait entendu. Elle n’était pas intéressée et ça ne servait à rien d’insister. Tout ce qu’il risquait, c’était d’éveiller une certaine colère chez Anderson. Ce dernier possédait très peu de patience ou d’empathie. « Je te conseille de la lâcher et peut-être même de rentrer chez toi, avant qu'il ne soit trop tard. » En plus de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il ne pouvait pas s’empêcher ce zeste d’autorité. Un signe héréditaire dans ses gênes, certainement. Néanmoins, William ne rigolait pas. Il ne s’était pas déplacé pour manquer de respect, pour remettre en cause la personne de Winnie. Car il le savait, elle pouvait se défendre toute seule. Elle était assez grande pour se protéger et elle l’avait fait ces dernières années. « Tu vas bien, Winnie ? » précisait-il avec une légère expression sur les lèvres. Souriant et disposé à devenir son partenaire pour cette soirée, Will faisait signe au serveur. Il commandait tacitement la même chose. Les bonnes habitudes. Les mauvaises manies. « Je peux t’offrir quelque chose ou t'être d'une autre aide quelconque ? » Sur cette dernière note, le jeune homme souhaitait faire entendre à qui le désirait, qu’il était décidé. Ce soir, il resterait tant qu’elle le réclamerait. Et si la jeune femme avait besoin d’air, besoin de s’amuser, de rentrer, il serait dans tous les cas disposé. Winnie éveillait beaucoup de curiosité chez William. Elle semblait très calme, très réservée. Sauf à cet instant présent où il tombait dans ses prunelles et réalisait qu’elle avait également besoin de s’évader, de s’oublier. Une action totalement comprise par le jeune homme, fervent de cette idée. De se retrouver dans un bar, un verre à la main et les problèmes déjà loin. Une heure. Une nuit. Une journée. Qu’importe le temps qu’il s’accordait.. Chaque être sur cette terre en ressentait à un moment ou à un autre, le besoin, l’évidence même de s’arrêter à cette intersection pour souffler et profiter. Vivre le moment comme si c’était le dernier. Avant que tout ne retrouve sa place et avant de se retrouver à nouveau au premier plan.  
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Winnie Ferguson
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MessageSujet: Re: every story has its scars. (winnie)   Jeu 4 Fév - 2:27

“Twenty years from now you will be more disappointed by the things that you didn't do than by the ones you did do.
So throw off the bowlines.
Sail away from the safe harbor.
Catch the trade winds in your sails.
Explore. Dream. Discover.”


“If you judge people, you have no time to love them.”

Le rythme de la musique martelait les tempes de la jeune femme, à lui en donner mal à la tête. S’en était presque insupportable mais la jeune femme s’en moque éperdument. Tout ce qui lui importe est de se souler, d’oublier cette terrible journée et de ne plus en avoir un seul souvenir. Bien sur, c’est une chose impossible puisque cette journée semble se répéter encore et encore, sans jamais s’arrêter. Un jour peut-être, lorsque son frère sortira du coma, alors les choses reprendront de l’ordre. Parce qu’il sera en mesure de prendre ses propres décisions, de rappeler à tout le monde qu’il a agi de son propre chef. Et surtout, dès qu’il sera sorti du coma, Winnie pourra revivre, respirer et sourire à nouveau, chose qu’elle n’avait plus fait depuis des mois maintenant. Sa vie était en stand-by depuis tout ce temps déjà, et malheureusement, les choses n’avaient pas l’air d’abonder dans ce sens. Winnie en avait bien conscience. La seule chose qui venait la rassurer dans l’histoire, était la présence régulière de Malia au chevet de son jumeau, qui  prenait soin de lui et veillait personnellement à ce que sa mère ne soit pas un véritable poison pour lui. Une nouvelle fois, Malia avait permis à Winnie d’entrer dans la chambre d’hôpital de son frère, et une nouvelle fois, la jeune femme avait eu l e cœur déchiré de le voir ainsi, allongé dans sa chambre d’hôtel, incapable de pouvoir parler, de pouvoir vivre sa jeunesse pleinement. Alors comme d’habitude, la jeune femme avait fini sa journée au café Haltman, profiter d’un moment simple en compagnie de Kara, pour finir sa soirée dans un bar de la ville, oublier tous ses maux. Et la voilà, assise au comptoir, occupée à boire son cinquième verre de bourbon, boisson qu’elle jure pourtant détester, mais qui lui permet d’oublier autant qu’elle le peut ses déboires. Comme partout où elle passe, les regards se posent sur elles, s’arrêtent un instant, soit plein de haine, soit plein de pitié. Parfois les gens parlent, parfois se taisent, n’ayant pas le courage de dire quoi que ce soit. Mais parfois les choses dépassent l’entendement et les gens se mettent à proférer des mots, des paroles qu’ils n’auraient jamais du prononcer. Et ce soir, c’est exactement ce qui se passe. Winnie ne cherche aucun problème, ne parle à personne, pas même au barman et pourtant, quelqu’un vient l’emmerder. Non pas qu’elle ne soit pas en capacité de se défendre seule, mais la jeune femme a fini par apprendre que parfois les mots n’ont aucun intérêt et que le silence est le meilleur des mépris. Alors face aux remarques déplacées, la jeune femme se tait. Petite garce, meurtrière, tarée, débile sont les mots que l’homme en face d’elle emploie. Rien de surprenant. Surement un puritain qui s’en prend à la sorcière qui a presque tué son propre frère. « Va te faire mettre et retourne pleurer dans les jupons ta mère, t’as encore un peu de lait qui coule de ta bouche. » Généralement le genre de paroles que les hommes n’apprécient pas. La jeune femme avait presque un rictus qui se dessinait ses lèvres.  Pour une jeune femme relativement timide, Winnie était capable d’une répartie à toute épreuve. Dans un monde où l’on vous attaque continuellement pour appartenir à une famille de prétendue sorcière, il faut apprendre à se défendre par ses propres moyens, peu importe la manière. « Peut-être que je pourrais fourrer autre chose dans ta bouche de sale sorcière, histoire de te faire taire et voir si tu es capable d’appliquer ta magie sur moi. » Winnie éclate de rire, un rire cynique, presque sarcastiques face aux paroles déplacées de cet enfoiré qui se tient face à elle. « Plutôt crever. Ou quoique, avec toutes les MST que tu dois porter, je risquerai de crever à coucher avec toi alors… »Jamais dans la finesse la  jeune femme.  « C’est vrai que crever ça ne te dérange pas hein ? Faire crever les autres non plus d’ailleurs. » Le verre de la jeune femme lui éclate dans la main, comme si elle avait développé une force surhumaine. Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois mais la colère l’emporte sur elle comme à chaque fois. Et l’homme attrape le bras de Winnie avec une force si grande qu’elle est incapable de s’en extraire. Mais avant qu’elle n’ait le temps de dire ou de faire quoi que ce soit, quelqu’un débarque à ses côtés et la défend, chose qui ne lui était pas arrivé depuis des mois, depuis que son frère avait sombré dans un profond coma. Sans se retourner, la jeune femme reconnait cette voix et comprend qui vient à son secours. Will, le seul et l’unique, celui capable de perturber Winnie comme personne. Cette fois, le rictus qu’elle avait tant hésité à afficher un peu plus tôt dans la soirée se dessinait distinctement sur son visage. Cette fois, la jeune femme sait que personne ne viendra l’emmerder durant le reste de sa soirée, pas avec Will à ses côtés. Finalement, après avoir entendu les quelques menaces du policier, l’assaillant consent à lâcher la jeune femme, non sans lâcher un dernier sale pute envers la jeune femme. Elle lui envoie un baiser volé en guise de réponse, montrant son niveau d’imbibition d’alcool. « Ca va, la tête qui commence à tourner un peu, mais est-ce que c’est l’alcool ou toi qui me fait cet effet ? Je ne sais pas vraiment. » Qu’elle balance, en souriant, sachant pertinemment que l’alcool lui permet de dire ces choses qu’elle n’aurait jamais dit en d’autres circonstances. Elle s’approche de lui et se met sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur sa joue. « Merci. » Parfois il n’y a pas besoin de plus pour faire comprendre sa pensée à quelqu’un. Et voilà le chevalier servant, proposant à la jeune femme ses services pour la soirée, si quelqu’un venait à nouveau l’emmerder. « Je te prend au mot alors. Je pourrais avoir besoin de toi ce soir pour être mon compagnon de boisson, ça te convient ? » Et sur ces mots, la jeune femme fait signe au serveur de leur resservir la même chose qu’ils buvaient auparavant. Winnie ne pourrait jamais réellement décrire ce que Will la fait ressentir, l’effet qu’il lui fait. Mais une chose est sure, ce jeune homme a depuis bien longtemps une place importante dans la vie de la jeune Ferguson. « Alors raconte moi, comment se passent les choses depuis ton retour de Salem ? Ca doit te changer de New York. » Ils n’avaient pas eu beaucoup l’occasion de parler depuis son retour à New York, et c’était l’occasion de rattraper le temps perdu, même avec autant d’alcool imbibé dans son sang.
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Jake Fitzgerald
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MessageSujet: Re: every story has its scars. (winnie)   Mer 17 Fév - 8:57

L’importance n’était pas nos choix mais, les conséquences qu’ils pouvaient plutôt engendrer. Nous en étions tous des victimes, d’une manière ou d’une autre, d’un instant à un autre. Aucun être ne pouvait se prévaloir d’une quelconque immunité à ce sujet-là. Personne. Par conséquent, on se devait d’avancer. Malgré les embuches ou les obstacles, on se devait d’y faire face ou simplement et plus facilement d’abandonner. Certains y avaient pensés. Certains nous avaient quittés et des miraculeux avaient été retenus. Tant de possibilités et de volonté personnelle, Will y avait été également confronté. Il avait souvent hésité. Il s’était battu. Il avait échoué. Seulement, il n’avait jamais envisagé une fin. La sienne. Non, il n’était pas arrivé au bord du précipice. Il ne s’était jamais égaré aussi près du vide. Néanmoins, il ne portait pas de jugement particulier sur ceux qui avaient osé. Si Winnie avait été touchée à un moment de sa vie, si touchée qu’elle ne puisse pas supporter le simple fait de respirer, il ne la jugeait pas. William n’était pas comme ça. Il ne critiquait pas les actions de désespoir sans en connaitre les profondeurs de la cause. Et peut-être encore moins parce qu’il s’agissait de la jeune femme. De cette femme. Winnie avait toujours éveillé la curiosité chez lui. Elle avait toujours eu ce voile de mystère qui attire autant qu’il pouvait vous troubler. Alors, il l’avait suivie de loin. Il avait écouté les commentaires. Il les avait aussi ignorés, préférant fonder sa propre opinion par sa propre expérience. Et ce soir encore il avait voulu garder cette distance. Il avait voulu se mêler de ses histoires, de l’alcool qui se confondait avec le fond de son verre. Il y avait songé mais, il n’avait pas résisté. Il n’avait pas pu se contenir lorsqu’il avait constaté que cet inconnu osait poser les mains sur sa personne. Plus fort que lui. Plus fort que tout. Il s’était avancé et l’avait protégée, tel un charmant chevalier. Chevalier qu’il n’était pas sincèrement. Ne préférant donc acquérir aucun mérite pour son acte de bravoure. Cette action qui venait directement de son être. Entier, Will restait simplement à ses côtés. Ce n’était pas dans ses habitudes de s’incruster et puis de prendre la fuite. Encore moins quand il s’agissait d’une jeune femme. Non, il allait faire preuve de sympathie pour changer. Il avait surtout et secrètement envie de rester. Un peu de compagnie. De chaleur humaine. Un sentiment dont il ne pouvait pas éternellement se priver. Il souriait ainsi discrètement et intérieurement. Une émotion légère et au coin de ses lèvres. Il portait ensuite à sa personne, son verre. Il la remerciait du regard, pendant qu’elle le remerciait quand même d’être venu à son secours. Une poignée de sous-entendu. Une envie de poursuivre cette soirée, sans aucun doute. « Tu ne sais pas.. Et bien, on a toute la nuit pour savoir ce qu’il en est vraiment. » proposait-il presque tacitement. Si facilement, Will prenait place sur le siège libre. Il la regardait et l’observait. Winnie était ravissante. Elle semblait si douce et si égarée. Surtout incomprise, songeait-il sans oser s’étaler. Car le jeune homme était passé par là. Les doutes. La solitude. Le silence. A la fois, des situations qui pouvaient nous aider, tout autant qu’elle pouvait nous enterrer. D’ailleurs, elle mettait le doigt sur le sujet directement concerné. Son retour à Salem. Sa vie personnelle. Le tout. Beaucoup de détails que Will aurait voulu oublier. Donner tout pour revenir à New-York et ne jamais apprendre la maladie de son père, la possibilité qu’elle lui soit aussi transmise. Il hésitait donc à vider son verre avant de commencer, avant de se livrer. Etonnamment, il en ressentait le besoin et l’envie divine. Se soulager d’un poids. Peut-être oser en parler à voix haute pour changer. Cependant, cela voudrait signifier tellement de choses. Ce vent de confidences pourrait éveiller les évidences. Les changements d’une existence. Les aléas. Les hauts et les bas. Et puis à quoi bon. Imprégné par l’alcool, il se lançait. Il s’avançait sur cette route. Des réponses plus sincères les unes que les autres. « Tu peux compter sur moi. Ne t’en fait pas. Au moins, tu donneras un sens à tout ça, à Salem, à mon retour et à cette soirée. » glissait-il presque innocemment mais, totalement convaincu par chaque mot. William n’était pas le plus attendu à Salem. Il l’avait constaté, il y a peu. Mary avait décidé de continuer sur leur lancée. S’ignorer sur l'histoire d'un baiser. En ce qui concernait Camryn, elle préservait ses reproches. Silencieusement et de la meilleure façon qui soit mais, tout de même contrariée. Il y avait également Finn et heureusement qu’il pouvait compter sur ce vieil ami de longue date. Un des rares à toujours l’apprécier avec le poids de ces années. « New-York me manque étrangement. J’aimais cette idée de n’être qu’une personne parmi tant d’autres. Ici tout le monde te connait, te regarde et chuchote. C’est agaçant. Et toi dis-moi, que fais-tu seule dans ce bar ? » A son tour, le jeune homme la questionnait. Pas qu’il souhaitait se montrer impoli ou indiscret. Il voulait juste en savoir davantage et ainsi créer ce contact qui ne semblait déranger personne. En tout cas, il espérait que la jeune femme l’arrêterait si c’était le cas. Will ne rencontrait aucun problème avec la franchise. Au contraire, il en réclamait. Baser ses relations sur la sincérité, c’était un bon début pour commencer. Laissant ses prunelles s’égarer sur la jeune femme, il songeait à toutes ces fois où ils s’étaient croisés, sans oser. Sans franchir ce cap et briser le silence. Salem n’était pas une si grande ville. Si vous veniez de débarquer, il y avait de grandes chances pour vous fondre dans la masse. Néanmoins, si vos parents, vos grands-parents et toute votre histoire reposait entre les limites de la ville, vous n’aviez plus droit à votre jardin secret. Préserver sa personne devenait compliqué. Les gens adoraient parler. Pour certains, c’était même devenu une vocation plus que leur propre vie privée. Avoir les oreilles qui trainent. Epiloguer sur des sous-entendus. Vous questionnez sans retenue. William en avait déjà fait les frais. Winnie pouvait également le rejoindre dans ce cercle fermé des jeunes gens dévisagés, pour leurs actions et leurs passés. Un étrange point commun qui pouvait tout de même les rapprocher. Après autant d’années, autant se lancer et oublier ce qui était d’hier, vivre ce qui est aujourd’hui. L’instant présent.   
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Winnie Ferguson
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MessageSujet: Re: every story has its scars. (winnie)   Jeu 25 Fév - 1:51

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La jeune femme n’a plus vraiment toute sa lucidité, sa conscience l’a quitté pour se faire la malle et s’enfermer dans un petit coin de son esprit, où personne ne serait en capacité de la retrouver. Non, ce soir, Winnie n’a guère envie qu’on lui fasse la morale, qu’on lui prenne la tête à lui rappeler la dure réalité de la vie. Ce soir, seule l’évasion est de mise, son seul échappatoire. Elle ne voit pas comment on pourrait l’attendre dans cet état, et pourtant, les gens ne cessent de la surprendre. Encore et toujours de la pire des manières, toujours dans le but de la blesser. Et le pire, c’est que d’une certaine manière, ils y parviennent. Parce que la jeune femme, empathique comme elle est, reçoit toutes les réflexions comme un uppercut en pleine face, comme quelque chose qui va l’assommer immédiatement. Ses paroles répondent comme des coups de poignards, tranchantes et plantées dans le vif. Winnie n’est pas de celles qui se laissent facilement intimidées. Toute sa vie a été marqué par ces réflexions, ces obstacles, alors aujourd’hui, même si c’est psychologiquement dur, Winnie parvient aisément à recadrer ceux qui s’approchent un peu trop d’elle, et pas de la meilleure des façons. Et finalement, comme rarement dans sa vie,  quelqu’un vient à sa rescousse, la défend tel un chevalier sur son fidèle destrier. Will. Le seul et l’unique. Il arrive toujours à la déstabiliser, peu importe la manière, il en est toujours capable. Et aujourd’hui, l’alcool aidant, Winnie est bien plus dé stabilisée par sa présence qu’à l’accoutumée. Et évidemment, elle ne peut s’empêcher de lui dire, sous l’effet de l’alcool. « Toute la nuit ? Ca veut dire que je t’ai pour moi toute la nuit ? C’est une nuit pleine de promesse qui s’annonce alors ! » Qu’elle rigole, même si au fond, Winnie ne rigole pas tant que ça. Peut-être qu’une part d’elle y croit vraiment, que cette nuit pourrait réellement lui offrir plus que ce qu’elle n’imaginait. R Un verre à la main, elle le rejoint de son côté du comptoir prête à voir ce que la soirée a à lui offrir. Etre au contact de Will est aussi perturbant que vivifiant, et il a ce don, ce petit truc qui l’aide à tout relativiser, penser autrement. Will est le seul capable de cet effet et finalement, ce n’est pas plus mal, ca lui évite de penser à Samuel, à cette rupture déchirante, à toutes les conséquences qu’elle a eu sur elle, sur sa vie. « Est-ce que je sens une pointe de sarcasme dans ta voix ? » Vu l’air que prend Will, cela semble tout comme. A croire que son retour à Salem ne s’était pas passé comme il l’avait espéré. Et puis finalement, au fur et à mesure que la soirée avance, la jeune femme se rend compte qu’elle ne parle que d’elle, ou du moins que la conversation tourne autour d’elle, ce qui l’agace fortement. Alors forcément, la jeune femme ne peut s’empêcher  de l’interroger sur sa vie ici, son retour à Salem, les différences avec New York. « Un inconnu dans l’immensité de New York, je trouve ça plutôt poétique comme concept. » qu’elle rétorque en souriant. Qu’elle aimerait avoir cette chance, être une inconnue, perdue dans cette grande ville, avoir la chance de ne pas être reconnue, que personne ne parle d’elle, ne la remarque, qu’elle ne soit qu’une jeune femme peu souriante parmi tant d’autres. Oui, qu’elle aimerait avoir cette chance … « Ne m’en parles pas, s’en est insupportable … Mais comment les gens pourraient parler de toi ? Tu es un saint, personne ne pourrait parler de toi n’est-ce pas ? » Son côté bourré lui fait totalement oublier qu’à Salem, même voler un chewing gum est source à scandale dans cette ville où tout le monde se connait, tout le monde sait tout sur tout le monde. Le désavantage des villes à taille humaine. « Qu’est-ce que je fais ici seule ?? Ahah c’est une question rhétorique ? Je suis très seule dans cette ville. Un peu trop même. » Elle se contente de déclarer ça en haussant les épaules et en vidant son verre d’une traite. Voyant le regard insistant de Will, la jeune femme se décide à s’ouvrir un peu plus. Ce n’est pas comme si Will allait s’amuser à tout raconter à quelqu’un et surtout, Winnie n’est pas vraiment en état de réfléchir à ce qu’elle fait en l’instant. « Je suis entrée en douce à l’hôpital aujourd’hui pour voir mon frère et ma mère m’a trouvé à côté de lui. Comme d’habitude, elle m’a renvoyé chier, a appelé la sécurité et … me voilà ici, seule dans un bar à cuver ma peine. » La chose la plus simple et évidente qui soit. Parce que Winnie ne connait que ça maintenant. La douleur, le rejet, la solitude, ce besoin d’être seule dans un bar pour oublier cette peine qui la ronge de l’intérieur, qui la consume à petit feu et qui éventuellement, finira par la tuer. Faisant signe au barman, elle redemande un verre. « Surtout, empêches moi de conduire. Je suis un peu inconsciente quand j’ai bu … » Et c’est peu de le dire. La jeune femme a toujours fait tout un tas de conneries dans ces conditions. Se retrouver dans le lit d’un inconnu étant souvent la première hypothèse. Et bien sur, les moments d’absence de Winnie ne sont pas là pour la rassurer ou lui donner l’impression d’être dans de meilleures positions. Se retrouver au milieu d’un parc en plein milieu de la nuit ne peut guère être rassurant. « Et sinon, qui sache dans ton cœur Will Anderson ? » La jeune femme cherche à détourner la conversation et surtout, à en savoir plus sur Will et son retour à Salem.
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MessageSujet: Re: every story has its scars. (winnie)   Lun 28 Mar - 12:58

On connaissait tous et toutes cet état d’esprit. Un moment d’égarement. Un moment de répit. Un besoin imminent d’être dans une autre vie. Peut-être que l’alcool n’était pas le premier conseillé. Peut-être et puis à quoi bon.. Qui donc pouvait juger réellement la situation d’autrui ? William le savait. Quand il la regardait. Quand il s’arrêtait sur chacun de ses traits, il ne remarquait que cette fragilité, cette fraicheur qu’elle n’arrivait même plus à exploiter. Winnie était si douce. Winnie était si attendrissante. Elle avait secrètement tout pour être attirante. Cependant, elle avait aussi besoin de se lâcher, de tout abandonner et même si cela ne devait durer qu’une soirée. Une soirée pouvait faire toute la différence et il le voyait sous cet angle. Le jeune homme n’était ni optimiste, ni pessimiste. Il ne cherchait pas de réponses à toutes ses questions. Il lui arrivait que très rarement de se torturer pour quelqu’un, pour un détail ou une histoire inachevée. Par contre, il ressentait souvent cette envie d’être ailleurs. D’être loin. D’être à l’abri des risques d’une vie. Les risques qui engendraient les plus grandes conséquences et, la crainte de Will était de connaitre sa réelle limite. Comme lorsqu’on arrive au bord d’un précipice. Lorsqu’on hésite. Sauter pour connaitre cette sensation unique ou se préserver pour ne rien changer, pour encaisser, endurer. Il ne la lâchait pas du regard. Dans ce bar, il n’y avait qu’elle. Winnie et William. C’était tout. Et rien que pour cela, le jeune homme se donnait une chance. Celle de parler en toute liberté. Aucun calcul. Aucune retenue. Pour le moment, il était sur sa lancée et elle semblait l’accompagner. Appréciant cet échange, lui donnant une suite et surtout répliquant sincèrement. « C’est une belle promesse, en effet. » confirmait-il presque surpris de son attitude. Il ne l’avait jamais connue, ni côtoyée de cette manière. Elle le surprenait. Une bonne surprise, songeait-il. Winnie se livrait à lui. Elle laissait tomber les barrières et la conversation s’échangeait dans cette même direction. Un partage étrangement agréable. Désormais, il ne songeait plus aux verres qu’il avait déjà consommés. Il décidait de savourer chaque gorgée.. Comme si elle lui apprenait quelque chose sur son interlocutrice, comme si chaque gorgée la dévoilait plus que jamais. Une situation plus que satisfaisante. Pas de sens unique. Une nuit qui s’annonçait très appréciable. « C’est exactement ça. A croire que je suis parti assez tôt de New-York, pour ne pas me transformer complètement en quelqu’un d’autre. » Troublé par cette éventualité. Lorsque William lui confiait ces détails, ses sentiments, il réalisait qu’il ne savait pas.. Etait-il déçu d’être parti avant de se sentir complètement différent ou était-il rassuré de s’être sauvé à temps, assez pour ne pas perdre sa propre identité ? Il n’arrivait pas à se positionner sur ce propre questionnement et finalement, il souriait quand elle évoquait le saint esprit qu’il devait être. Winnie ne le connaissait pas beaucoup ou pas spécialement sous cette vision des choses. Elle le voyait sans doute sous cette tendresse intrigante. Une des facettes de notre Anderson. La plus attirante pour les demoiselles. « Si seulement, Winnie. Si seulement.. » se satisfaisait-il simplement de rajouter. Une réponse qui retournait également une question. Il insistait alors du regard. Du fond de ses prunelles, il en attendait autant de sa part. Un léger sourire au coin des lèvres. Une légère envie de percer sa coque et de laisser la curiosité l’envahir. Tout en savourant ce violent et doux wiskhy, le jeune homme l’écoutait donc. Il l’entendait se livrer. Il l’entendait surtout chaque émotion dans sa voix. Malgré tout rattrapée par la réalité des choses, par les sentiments qui demeurent au plus profond de nos êtres. Une émotion unique. Un vouloir d’être là pour elle, d’être présent. De ne plus jamais l’entendre dire qu’elle était toute seule dans cette ville, qu’il n’y avait qu’elle et son ombre. Dans cet élan d’émotions et l’alcool voyageant librement dans son corps, Will passait ses mains sur son visage. Délicatement, il dégageait une de ses mèches. Attentionné, il n’osait pas la couper dans ses quelques confessions, pour lui crier qu’elle pourrait se retourner en toute tranquillité, se retourner pour constater qu’il était là. Un soutien particulier mais un soutien quoi qu’il arrive. Un bref instant où ils s’étaient rapprochés, là toute suite et maintenant. « Vilaine mère ! » osait-il à demi mot. Car il n’aimait guère s’immiscer là où il n’était pas attendu. Surtout que les histoires de famille étaient bien compliquées. Elles étaient souvent tendues. Elles étaient toujours liées à notre passé. Et puis, il pensait au présent. Pourquoi se remémorer ce qui était ou ce qui a été ? Will faisait signe au serveur de lui amener le reste de la bouteille. Bouteille qu'il payait sans tarder, lui laissant le pourboire bien mérité. Il faisait ainsi glisser sa main dans celle de Winnie. L'attirant vers lui, vers l'extérieur de l'établissement, le jeune homme ne lui laissait pas d'autre choix. Arrêtant un taxi, il s'y glissait et continuait de la tenir, de la garder à son chevet. Une fois la porte claquée et le moteur décidé à se lancer, il la regardait à nouveau. Réalisant que tout c'était passé vite dans sa tête, dans son être..  « Dis moi, là toute suite, où voudrais-tu aller ? C'est toi la maitresse de cette soirée. Surprends-moi. » Je suis si curieux, se retenait-il de préciser. Si curieux que je laisse une femme décidée pour moi, pour la toute première fois. Souriant et fidèle au poste, William regardait la route et précisait au chauffeur qu'il devait rouler jusqu'à ce que la demoiselle en ait décidé autrement. Et même si elle le voulait, ils ne pourraient jamais quitter ce véhicule. A l'abri de tout et de tous, il ne réalisait plus le poids de ses actions. Et finalement à quoi bon, c'était dans ce cas là, au moment présent qu'il était lui même plus que jamais. Il était celui que peu connaissait. Celui qu'il préférait cacher pour maintenir cette autorité qui a fait son histoire. Ce jeune adolescent, fils d'un père flic et d'une mère effacée. Anderson turbulent et instable sentimentalement. D'hier à aujourd'hui. De ce qu'il est de pire à ce qu'il peut dévoiler de meilleur.  
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Jude Hallister
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MessageSujet: Re: every story has its scars. (winnie)   Dim 12 Juin - 13:56

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every story has its scars. (winnie)

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