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 "no, i'm not scared... ish."

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MessageSujet: "no, i'm not scared... ish."   Sam 9 Jan - 10:09



Depuis mon arrivée à Salem, je ne peux pas dire que je sois malheureux, à quelques petits détails près. Malgré mes tentatives pour essayer d'arranger les choses et faire entrer un peu de sens dans la tête de mule qu'est Rayan, le téléphone reste désespérément muet dès que j'y jette un œil dans l'espoir de voir son nom s'afficher. Sur le plan professionnel, les affaires n'ont jamais été aussi florissantes : j'ai récemment été approché par les studios de la Warner afin de créer l'ensemble des costumes d'un film à gros budget... et on ne peut pas dire que je manque d'inspiration en guise de fantastique et science fiction à Salem ! Avec des sorcières et des vaudous bizarres à chaque coin de rue, j'ai l'impression de passer mon temps à vivre dans le paranormal. Et non, ça n'a absolument rien de rassurant quand on est un superstitieux flippé du premier ordre tel que moi. Quant au plan amoureux, ma foi... Il y a beau y avoir de multiples raisons de ne jamais dormir seul et animer mes nuits, je n'ai à nouveau d'yeux que pour la seule et unique femme qui aura su voler le cœur volage qui bat dans ma poitrine : Meleya. Tantôt chef militaire en conquête, tantôt Cyrano transi d'amour, j'ai l'impression de passer ma vie à échafauder tous les plans possibles et imaginables qui pourraient me permettre de me remettre en couple avec la princesse Bulgare. Alors, en attendant, j'ai retrouvé une joie qui n'est pas étrangère à nos rapports à tous les deux : Charlie. "Alors, voyons voir comme t'es beau, p'tit bonhomme... Ouaaaah ! T'as vu comme t'es canon avec le gilet que Papa a fait rien que pour toi ? Mate un peu, beau gosse !" Pour info : Charlie n'est pas un adolescent... non, c'est juste un bébé. Un bébé qui grandit à une vitesse faramineuse, mais c'est tout. Je le tiens debout en gardant ses petites mains dans les miennes, puis je dépose ses pieds sur les miens, pour qu'il se regarde dans le psyché qui se trouve face à nous. Les yeux rieurs du petit garçon se mettent à briller de curiosité en tombant sur nos reflets, le laissant bouche bée... jusqu'à ce qu'un rire tonitruant envahisse le salon, et me fasse rire à mon tour. Ça, c'est la validation suprême, made in Kenzo junior. Nous avons beau ne pas partager le même sang, les agences d'adoption pourraient s'y tromper, vu le mimétisme que Charlie fait avec mon propre comportement. Il faut dire qu'entre sa mère et son père, le petit a un vrai gamin en guise de paternel adoptif. Paie ton modèle : un rien m'amuse, tout comme lui. Je m'avance avec lui vers le miroir, comme pour l'aider à lui donner l'impression qu'il marche tout seul, puis je le laisse toucher le reflet pour qu'il essaye d'élucider le mystère. Pendant ce temps, je range ses affaires pour le déposer chez sa mère. Nous avons convenu d'un rythme équitable pour nous partager sa garde, afin que nous puissions en profiter tous les deux, sans pour autant qu'il soit lui-même désorienté. Mais ce soir, c'est le moment moins drôle où je dois le rendre. Une fois son sac prêt et le salon à peu près rangé (c'est-à-dire le bazar tassé hors du passage), je le prends dans mes bras et lui décoche mon plus beau sourire. "T'es prêt, p'tit homme ? On va voir maman ?" Au simple mot "maman", ses lèvres s'ourlent en un sourire qui répond au mien. "D'ailleurs, j'compte sur toi pour lui parler d'moi, hein...?" lançai-je avec un regard très sérieux. Non, inutile de me dissuader que Charlie ne pige pas un mot de ce que je lui raconte. Je lui enfile son manteau, cousu main en même temps que le gilet et l'écharpe qui lui entoure le cou. Ça me change de coudre des robes et des costumes... Puis au moins, c'est un cadeau plus personnalisé qui lui permet de penser à son père. "Tu veux pas monter dans la poussette ? Les épaules de Papa ? T'as raison, c'est plus costaud !" N'oublions jamais de nous la raconter, même un peu. Je dépose ses affaires dans la poussette et installe mon fils sur mes épaules, en veillant à pouvoir le rattraper au moindre problème d'équilibre. À peine installé, il s'amuse évidemment à plonger ses mains dans mes cheveux impeccablement coiffés... Monstre. Sur le chemin, je fronce les sourcils en levant la tête vers le ciel : le vent se lève, les nuages viennent noircir l'horizon et je sens même quelques gouttes. Malgré les protestations de Charlie, je le descend de mes épaules et décide de faire demi tour alors que nous venons à peine de commencer à marcher. "On va y aller en voiture, junior. Même que si t'es mignon, t'auras le droit d'faire un coup de klaxon en arrivant !" Nous prenons la direction de la demeure où Meleya réside désormais. Bien que les lampadaires soient allumés ce soir, le quartier est plongé dans le noir. Une fois arrivés à destination, je laisse Charlie appuyer sur le volant pour que tout le monde, et surtout sa mère, soient au courant de son arrivée dans le secteur. Le vent souffle de plus en plus fort, au point d'en faire grincer les arbres autour. Soudain, un bruit sourd suivi d'un cri strident retentit quand je sors de ma voiture pour aller récupérer le sac de Charlie. "Aaaah ! Pitié, j'veux p... Oh, c'est rien, c'est juste un chat... Un chat et une poubelle... Calme toi, calme toi..." soufflai-je en m'appuyant sur la carrosserie. Virilité zéro. Une chance, il n'y a aucun témoin. Sur le perron, Charlie appuie sur la sonnette quand je lui montre, et me tire sur le pantalon pour que je le prenne encore sur mes épaules, malgré le chargement d'affaires que je porte. À peine est-il installé que la porte s'ouvre sur la maîtresse des lieux. Un sourire identique à celui de mon fils apparaît sur mes lèvres. "Bonsoir m'man !!" Un rire et des bafouilles s'échappent de la bouche de Charlie qui me triture les oreilles. Je me courbe pour laisser Meleya le prendre dans ses bras, puis je rentre à l'intérieur après l'avoir embrassée sur la joue. "Tu vas bien ?" demandai-je en cherchant un coin où poser les affaires du petit.
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Wren Rosenbach
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MessageSujet: Re: "no, i'm not scared... ish."   Ven 22 Jan - 0:38

There's magic everywhere
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No need to run and hide
It's a wonderful, wonderful life
No need to laugh and cry
It's a wonderful, wonderful life


""You know you're in love when you can't fall asleep because reality is finally better than your dreams."

Sa vie n'a plus rien en commun avec celle qu'elle a connu avant. Son enfance et adolescence n'étaient faites que de prières, et d'intenses entrainements pour qu'elle apprenne à se défendre seule. A l'époque, tout était simple, d'une évidence claire, et parfois, tout cela manque à Meleya. Les seules choses qui lui importaient vraiment, étaient de respecter son vœu envers Dieu, de réaliser les choses correctement, en espérant un jour, revoir sa famille, qu'on lui avait tant de fois promis. Tout était tellement plus facile à cette époque. Parfois elle aimerait n'avoir à se préoccuper que de ces choses là. Et pourtant, elle devait faire face à son célibat, à sa vie de mère célibataire, à son poste d'ambassadrice, à toutes ces choses et responsabilités qui lui incombent désormais. Tout devient trop compliqué pour la jeune femme. Et tout spécialement depuis qu'elle est seule. Depuis qu'on lui a révélé son identité, Meleya n'a jamais été seule. Dès son arrivée à Sofia, James est arrivé dans sa vie, la charmant, la faisant tomber dans son piège. Après son départ, c'est Gaulthier qui est entré dans sa vie, et même si cette relation était forcée et imposée, le jeune homme avait su s'imposer dans son cœur, et l'aider à affronter toutes les difficultés de ce monde nouveau. Et enfin, Kenzo avait été une tornade dans sa vie, son environnement, balayant tout ce qu'elle avait cru, tout ce qu'elle avait imaginé de l'amour. Il avait chamboulé toute sa vie. Mais aujourd'hui les choses étaient différentes. Meleya était seule, ce qui était une première pour la jeune femme. Son premier réflexe avait été de quitter le pays et de revenir chez elle, en Bulgarie. L'effet je fais me cacher chez maman. Voilà ce que la jeune femme avait fait. Et s'en était horrible. La jeune femme ne partage rien avec sa mère, si ce n'est le sang et des responsabilités. Mais elles ne sont pas proches, ne se montrent pas d'amour. Meleya accepte simplement qu'elle soit sa mère. Seulement comment dire à sa mère tout ce que l'on ressent quand on a pas de lien? Comment lui dire qu'on est toujours folle amoureuse de son mari mais qu'on ne peut pas rester avec lui, que l'on a besoin de s'éloigner de lui? Meleya a été incapable de dire tout ça à sa mère et a tout fait pour quitter la Bulgarie. Parce qu'au fond, elle se sent plus américaine que bulgare, elle se sent plus chez elle dans ce pays qui lui a tout appris. Alors venir à Salem, en sachant que Kenzo venait vivre aussi dans cette ville, était la meilleure des choses à faire. C'est le moyen pour elle de garder Kenzo près d'elle, de savoir qu'il est toujours à ses côtés. Un peu comme une drogue. On n'est pas prêt à se sevrer, mais on essaie de garder une certaine distance pour se protéger. Et évidemment, partager un enfant avec cette fameuse drogue n'aide pas forcément à se sevrer. Mais pour rien au monde Meleya ne changerait les choses et sa situation.
Plongée dans l'étude d'un des nombreux dossiers qu'elle doit traiter pour l'ambassade, la jeune femme est dérangée par la sonnerie de la porte. Surement Kenzo qui arrive en compagnie de Charlie. La jeune femme approche vers la porte d'entrée et ouvre pour tomber face à un Charlie, planté sur les épaules de son père. Le cœur de Meleya fait un bon dans sa poitrine face au charme de Kenzo et à tout ce qu'il dégage dans son rôle de père. Cet homme est définitivement l'homme de sa vie. Le seul avec qui elle souhaiterait passer le reste de sa vie. La jeune femme tend es bras pour récupérer son fils et le serrer dans ses bras. « Bonjour mon chéri. C'était bien chez papa? » mais pas le temps d'avoir une réponse, Charlie fonce dans sa chambre pour retrouver ses jouets. Elle embrasse brièvement Kenzo sur la joue, ce qui lui vaut une petite décharge électrique, lui rappelant à quel point elle en est folle amoureuse. Bien loin d'être évident cette situation. « Ca s'est bien passé ? Il n'a pas été trop turbulent? Ces derniers temps à l'école il a été assez agité d'après ce que m'a dit l'une des puéricultrices cet après midi.» La réunion avec l'auxiliaire de puériculture l'avait grandement surprise tant elle avait été habitué à ce que son fils soit d'une douceur et d'un calme olympien. Pourtant depuis son arrivée à Salem, force est de constater que les choses ne se sont pas passées comme la jeune l'espérait. « Je lui ai proposé qu'on organise un rendez-vous nous deux avec elle pour voir ce qu'il en est exactement parce que je t'avoue que je suis un peu surprise qu'il soit turbulent comme ça, sorti de nulle part. » Mais avant que la jeune femme ne puisse dire quelque chose de plus, les lumières de la maison s'éteignent et plus un bruit ne se fait entendre. « Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? » S'approchant des fenêtres, Meleya regarde vers l'extérieur et observe son quartier. « On dirait que c'est tout le quartier qui est plongé dans le noir. » Charlie arrive en courant, se jetant dans les bras de sa mère et chouinant que tout soit dans le noir. Décidément, cette soirée prend une tournure à laquelle Meleya n'avait absolument pas pensé. Coincée dans le noir avec son ex mari et son fils? Bien trop étrange.
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MessageSujet: Re: "no, i'm not scared... ish."   Ven 12 Fév - 15:12



Un soupir glisse entre mes lèvres lorsque je franchis le seuil de la demeure de Meleya. Pendant un court instant, mes pensées sont en Inde, auprès de tous ces pauvres gens qui m'ont accueilli malgré la misère du bidonville de Dharavi, accolé à Bombay. Combien, à ma place, n'auraient séduit la jeune femme que pour sa fortune et sa position sociale ? Beaucoup, même plus que de raison. A leur place, et à une certaine époque, j'en aurais probablement fait autant… et aujourd'hui, qu'en est-il ? Je me tourne, et la seule vision de ce sourire unique, qui fait froncer son nez de la manière la plus adorable qui soit, suffit à répondre à ma question. Je n'ai d'yeux que pour elle, et ce cœur d'éternel célibataire ne pourra s'emballer qu'à la vue de cette princesse bulgare. La sensation de ses lèvres, même brève, sur ma joue est une douleur que je brûle de ressentir à nouveau. Un peu comme un enfant trop curieux qui mettrait le doigt sur la prise électrique : ça secoue, mais c'est dangereusement addictif. L'adrénaline. Brute. "Turbulent ? Non, non, ça va… j'me gère bien, j'ai été sage… Ah ! Tu parlais de Charlie, pardon." répondis-je en secouant la tête avec un sourire gentiment idiot. Aucune femme n'est capable de me faire perdre les pédales ou le fil de mes – maigres – pensées. Aucune, sauf celle-ci. Valentina serait là, elle se mettrait à rouler des yeux avec un air moqueur… et elle n'aurait pas tort. "S'il est foufou à l'école, c'est parce qu'il lui faut du temps pour s'habituer, non ? Faut bien fanfaronner pour pas rester dans son coin." Parfois, j'oublie que nous n'avons pas de sang en commun, mais j'imagine que cela ne fait pas tout dans la construction d'un enfant : m'écraser et me faire oublier, ça fait bien longtemps que je ne le fais plus, car j'ai horreur qu'on ne me remarque pas. Dans sa phase de mimétisme, Charlie en fait sans doute autant. "Après, si tu veux qu'on aille à ce rendez-vous, y a pas de souci. Mais vaut mieux pas un gamin énergique plutôt qu'un légume ? Tu verrais la fille des Miller… on dirait une courgette avec des br…" Les lumières s'éteignent soudainement, m'interrompant en plein milieu de ma pique à l'égard du "couple modèle de l'école de Salem". Vous savez, ce genre de parents impeccables sous tous rapports ? Si Meleya a la diplomatie dans le sang, je n'ai souvent qu'une envie : taillader le tailleur de Madame avant d'aller rayer la carrosserie du bolide de Monsieur. Pire quand ils nous lancent ce regard de la classe supérieure qui s'étonne qu'un jeune couple fraîchement divorcé partage la garde d'un enfant. Subrepticement, je me rapproche de la jeune femme qui s'approche des fenêtres, afin de constater que le quartier entier se trouve à son tour submergé par la nuit noire. Rassurant. Très rassurant. Je sursaute en entendant un couinement qui fonce dans notre direction, puis je soupire de soulagement en constatant qu'il ne s'agit "que" de Charlie qui pleurniche. "T'en fais pas, bonhomme… Maman est là…" ajoutai-je en caressant ses cheveux d'une main qui se voulait rassurante. Oui, Maman est là, parce que ça ne sert à rien de compter sur Papa dans une situation pareille. Quoi ? Ah tiens, Meleya n'a pas l'air de l'entendre de cette oreille. Je déglutis et hoche timidement la tête. "Euh… enfin, Papa aussi, hein… Tiens, tu sais quoi ? On va se faire une petite ambiance coin du feu, ça te dit ? Un bon feu de cheminée, quelques bougies…" Une ambiance propice à des câlins crapuleux que j'aurais pu me risquer à tenter avec ta mère si tu n'avais pas été dans les parages, petit gremlin, pensais-je. Tant pis, ce sera pour une fois. Même si Charlie ne semble pas vouloir décoller des bras de la princesse, je m'avance lentement dans le séjour en m'aidant du rétro-éclairage de mon téléphone. Mon jumeau serait là, il me ferait remarque que je possède une application "lampe-torche", mais cela étant, je ne saurais pas la faire fonctionner. Je bute contre un meuble et grogne de douleur en sentant le coin heurter mon genou. Après avoir juré en arabe entre mes dents serrées, je finis par m'accroupir en douceur près de l'âtre ensommeillé. Et maintenant, Robinson passe à l'action : je suis très mauvais avec les nouvelles technologies, mais je m'en sors à merveille sur le plan de la survie en milieu hostile. Bien sûr que la maison de Meleya dans le noir, c'est un milieu hostile, voyons ! En deux temps et trois mouvements, le feu démarre et baigne la pièce d'une lumière encore très faible, mais un poil plus rassurante. "Tadam !!" Je me relève, tout fier, mais quand je remarque les ombres inquiétantes de nos silhouettes sur les murs, je déglutis… finalement, est-ce vraiment une bonne idée ? "Je… J'peux rester un peu avec vous ? J'vais pas vous laisser tous seuls, quand même…" Puis je flipperai encore plus de me retrouver à proximité de ma voisine cinglée et mystique, dans le noir complet. Isolé. "N'empêche, c'est vraiment pas une ville tip top, non ? Genre ça arriverait à New York, un truc comme ça… Dis donc, il est aux normes, ton système électrique ? Parce qu'on sait jamais, si ça met du temps à revenir… ou s'il y a un problème et que ça prend feu…" Pour des conseils rassurants, on repassera… "Les bougies, tu ranges ça où ?"
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Wren Rosenbach
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MessageSujet: Re: "no, i'm not scared... ish."   Dim 28 Fév - 22:03

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Kenzo est un pitre ambulant, un bout en train qui fait rire les foules partout où il passe, parfois volontairement parfois malgré lui. Mais une chose est sure, Kenzo est loin de laisser les gens indifférents. Et si l’on en croit les dires de la maîtresse, Charlie semble prendre le même chemin que son père. Si au départ cela faisait grandement plaisir à Meleya de voir qu’ils se ressemblaient tant malgré ce lien du sang inexistant, les réflexions de la maîtresse de Kenzo l’avaient vite fait redescendre sur terre. Charlie n’avait jamais eu de soucis à la crèche auparavant, et voilà qu’aujourd’hui, arrivé à Salem, les choses dérapent. Et les réponses de Kenzo n’aident absolument pas non plus puisque pour lui, tout est normal. C’est là où le caractère de Kenzo et Meleya diffèrent totalement. Là où Meleya est beaucoup plus posée et réservée, Kenzo lui, est bien plus fanfaron et extravagant. Les opposés s’attirent comme on dit. « Oui c’est bien de vouloir s’attirer les bonnes grâces des autres, mais s’il pouvait éviter de s’attirer des problèmes, ça m’arrangerait quand même bien. » qu’elle lui rétorque, en bonne mère un peu trop rigide qu’elle est. La jeune femme n’a jamais connu une vie familiale pendant son enfance et son adolescence, alors forcément, Meleya n’a aucun schéma qu’elle peut reproduire. Elle fait selon ce qu’elle juge juste, et évidemment parfois, elle peut sembler dure, avec son désir de perfection, de trop faire bien. Et évidemment, Kenzo s’empresse d’en rajouter une couche pour détendre l’atmosphère, et la faire rire une nouvelle fois. Mais pendant qu’il s’adresse à elle, quelque chose vient les interrompre et pas de la meilleure des manières. La lumière s’éteint dans toute la maison et Meleya s’empresse d’aller vérifier le reste du quartier. A en juger par ce qu’elle voit, tout le quartier est plongé dans la pénombre et semble être privé d’électricité. Et bien, la soirée promet d’être intéressante. « Je crois que j’ai des bougies dans un tiroir je vais essayer de chercher ça. » qu’elle déclare pendant que Kenzo agit comme un Kenzo, rassurant son fils par la présence de sa mère. Meleya le regarde avec tendresse. Même dans ces moments là, la bulgare déborde d’amour pour son ex-mari, qu’elle souhaiterait voir comme autrement que son ex-mari. Ce dernier se met en tête de créer une ambiance coin de feu de cheminée, que Meleya affectionne tout particulièrement. Une petite soirée cocooning tous le trois, finalement, le destin semble leur envoyer un message. « Et puis on va aller chercher un jeu de société pour nous qu’est-ce que tu en dis ? Charlie va très certainement plonger rapidement dans les bras de Morphée, alors une petite partie ne devrait pas être de trop pour nous qu’en dis tu ? » Qu’elle lui demande. Parce que dans son esprit, Kenzo reste avec eux pour la soirée, il n’y a pas à se poser de questions. Meleya ne le laissera pas reprendre le volant alors que les feux de circulation, les lampadaires et autres appareils électriques ne fonctionnent pas. Inutile de prendre des risques inconsidérés. « Evidemment que tu restes avec nous, la question ne se pose pas. Même si je me demande si ce n’est pas l’inverse… Toi qui ne voudrais pas rester tout seul ce soir. » que la jeune femme se hasarde à lui dire sur le ton de la rigolade. Non, la vérité ne fera pas mal car Kenzo connait Meleya par cœur et sait qu’elle adore cette facette de sa personnalité. C’est ce qui fait son charme et ce qui le fera toujours. Le feu prend petit à petit place dans la cheminée, mettant un peu plus de lumière au cœur du salon familiale. L’ambiance se réchauffa un peu plus et surtout, la chaleur remonta. Car en février à Salem, la chaleur s’était envolée pour laisser place au froid polaire du Massachussetts. Alors une coupure d’électricité en plein hiver n’était guère plaisante et rassurante. « Oh j’aime bien comme ville enfin en terme d’architecture, de beauté. Elle a un charme qu’aucune autre ville n’a. Mais les gens sont spéciaux et assez flippant, ça va sans dire. Mais oui, mon tableau électrique est norme. Penses-tu, mes assistants sont venus faire un repérage avant de prendre cette maison donc tout va bien ne t’inquiètes pas. » Meleya lui tend les dernières bougies à installer et la bulgare commence à préparer le jeu de société, pendant que Charlie commence doucement à s’endormir sur le canapé. En même temps, elle s’enquiert à vider quelques affaires du réfrigérateur et à sortir une bouteille de vin et deux verres. Quitte à ce que le frigo soit en panne, autant en profiter pour le vider. Finalement installer et prêt à profiter pleinement de cette soirée, Meleya s’installa à côté de Kenzo, pendant que Charlie s’endormait. Après quelques instants à regarder le feu crépiter, Meleya finit par poser la tête sur l’épaule de Kenzo, sans avoir besoin de parler plus que ça. Et pourtant, la jeune femme finit par relever la tête vers lui, prête à l’embrasser quand un bruit sourd se fit entendre dans la maison. Les arrêtant net dans leur élan, ils se relèvent immédiatement. « C’était quoi ça Kenzo ? J’ai jamais entendu un bruit comme ça. » Et pourtant au fond d’elle, ce bruit résonna comme un souvenir, comme un rappel de ce qui s’était passé dans son enfance au moment de son enlèvement.
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Keith O. Phillips
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MessageSujet: Re: "no, i'm not scared... ish."   Ven 11 Mar - 19:19

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MessageSujet: Re: "no, i'm not scared... ish."   

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