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 everything happens for a reason (levanah&maddie)

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MessageSujet: everything happens for a reason (levanah&maddie)   Dim 20 Déc - 19:09

« La critique est une chose bien commode :
on attaque avec un mot,
il faut des pages pour se défendre. »




Elle avançait vacillante, semblait suivre les lignes tortueuses d’un parcours alpin, le regard perdu sur les morceaux d’asphalte, ses chaussures balayant les feuilles mortes. Un sourire effrayant avait pris possession de ses lèvres, il n’avait rien de naturel ou de spontané; il avait, semblait-il, été crée de toutes pièces par l’alcool ingurgité cette nuit et qui désormais, ruisselait dans ses veines. Dans la nuit froide et silencieuse, on entendait son rire incontrôlé qui résonnait contre les arbres et contre la lune, pleine et blanche. Elle errait au hasard des rues, elle chavirait sans but précis, complètement perdue dans Salem qu’elle connaissait autrefois par coeur. Sa maison était là, quelque part, au milieu des autres près de l’océan qui, de nuit, ressemblait à une tâche d’encre déchainée où les flots venaient se briser contre le rivage. Elle aurait tant aimé qu’on la guide, qu’on la raccompagne puis qu’on la borde dans ses draps de coton; mais Madison devait se rendre à l’évidence, elle était désespérément seule. Dans un désir de transgresser une fois de plus les interdits, elle s’était laissée hypnotiser par les couleurs chatoyantes des cocktails, puis bercer par le bruit des glaçons qui cognant contre le verre jouaient, selon elle, la plus douce des mélodies. Dans son esprit embrumé ne subsistaient que des souvenirs flous, des visages aux contours imprécis qu’elle avait du croiser au détour des bars où elle avait échoué, des bribes de conversations qui n’avaient plus de sens maintenant qu’elle avait quitté les empires de néons et d’alcool. Bientôt, elle sentait tomber des gouttes de pluie sur son visage, des petites perles d’eau qui ruisselait contre ses tempes, qui l’animait de nouveau, la sortait brièvement de sa torpeur et de son errance nocturne. A l’horizon, elle pensait même apercevoir un silhouette féminine qui, tout comme elle, peinait à regagner le chemin de son domicile. A mesure qu’elle progressait et que la tequila, en plus de lui faire tourner la tête menaçait de lui faire perdre l’équilibre, elle regrettait d’avoir encore succombé à ces plaisirs illicites et illusoires. Sous ses semelles, le goudron trempé lui rappelait que le temps pressait, que l’orage grondait, et que bientôt les éclairs remplaceraient les étoiles dans le ciel ardoise. Alors, elle interpelait d’une voix criarde cette femme au loin, qui semblait dans le même état pathétique et qui peut-être, aurait la courtoisie de lui faire une place sous son grand parapluie rose qu’elle venait d’ouvrir. « Attendez moi ! » implorait-elle suffocante, le souffle court déjà épuisé par son épopée nocturne. Maddie avait l’impression d’être prise au piège d’un labyrinthe et quelque chose lui disait, comme un mauvais pressentiment, que la route supposée la conduire jusqu’à sa maison était encore longue. L’inconnue s’était subitement retournée, surprise de voir qu’elle n’était pas seule et que, d’autres filles comme elle, dansaient sous la pluie, le foie agonisant. D’où elle était, Maddie ne distinguait qu’une chevelure d’or; une silhouette frêle emmitouflée dans un long manteau gris, son visage était encore trop loin, trop imprécis. Aussi, elle accélérait son pas, manquait de trébucher sur ses lacets humides et défaits, quand bientôt, elle reconnu son espérée bienfaitrice. « Levanah Buckley. » soufflait-elle presque horrifiée de se retrouver nez à nez avec cette enfant attardée qu’elle aimait tant martyriser plus jeune. Au collège, puis au lycée, elle n’avait eu cesse de prendre cette petite blonde, à l’allure innocente, en grippe. Tout avait commencé lorsque Madison s’était prise d’affection pour son frère jumeau, Aaron mais qui, au fil du temps, s’était avéré être tout aussi dérangé qu’elle. La passion des premiers jours s’était rapidement estompé, la niaiserie édulcorée des amours adolescents avait laissé place à une relation instable et destructrice. Aaron qu’elle chérissait plus que tout n’était pas celui qu’il prétendait être. Susceptible, imprévisible, constamment à cran, il n’en aurait pas fallu beaucoup pour que la violence verbale dont il faisait preuve prenne une toute autre forme, bien plus définitive et violente. Maddie n’avait donc pas hésité à rompre tout lien qui l’unissait au jumeau Buckley et à mettre les voiles, elle s’était rendue compte plus tard, qu’en lui brisant le coeur elle avait déclenché les foudres de l’imbuvable Levanah. Des regards noirs se posaient sur elle, des murmures courraient contre son échine dès lors qu’elle avait le dos tourné, et bientôt, agacée par la situation, elle avait décidé de transformer cette guerre froide et sans reliefs en un bain de sang; une attaque à la hauteur de ce qu’elle avait enduré avec Aaron. Maddie prenait soin de la bousculer dès lors que l’occasion se présentait, de la ridiculiser si cette dernière avait le malheur de prendre la parole, elle s’appliquait, avec le plus grand soin du monde, à faire de la vie de Levanah Buckley un enfer sans la moindre parcelle de purgatoire et ce, avec toute la méchanceté dont les adolescentes sont capables. « Il parait que les gens changent mais, ce qui est assez incroyable c’est que ça ne semble pas s’appliquer à toi. Tu as la même allure qu’à l’époque, celle d’une victime. » Madison faisait une entrée en matière toute en finesse avant de rire à gorge déployée. Jamais elle ne se serait permis de telles provocations si elle n’avait pas été sous l’effet de l’alcool mais, maintenant que la grenade était dégoupillée, qu’on avait appuyé sur la gâchette, il était trop tard pour faire demi-tour et reculer. « Mais tu as bu ? Je n’y crois pas. Une sainte comme toi qui s’enivre de vapeurs d’alcool. » demanda-t-elle médisante en attrapant le visage de porcelaine de Levanah entre ses mains. « Tu tentes de guérir une peine de coeur ? Si c’est le cas, je te suggère de demander de l’aide à ton frère. Il sait ce que c’est lui, il est passé par là. » poursuivra-t-elle sur sa lancée, en employant un ton de plus en plus acerbe et mordant. Puis, avec force, elle bouscula la persécutée aux mèches dorées et lui déroba, en un tour de main, son parapluie aux reflets criards. « Tu peux pleurer, tes larmes vont se confondre avec la pluie et je ne verrai rien; ça ne m’atteindra pas. Je ne t’apprécie même pas assez pour te prendre en pitié. » Maddie agitait le parapluie au dessus de sa tête en tournant sur elle-même, ses pas semblables à une danse de la victoire étaient l’énième témoin de son ivresse et de l’éthanol qui rendait tout extrêmement confus. « Donc comme je disais, ton frère il sait ce que c’est, grâce à moi... d’avoir le coeur en miettes. » Elle riait de nouveau mais repensait tout de même à son propre parcours et à ses propres peines. A Joshua qui s’était joué d’elle pendant des mois, à la malédiction qu’elle trainait depuis toujours. Madison finirait seule et elle espérait bien que d’autres se retrouveraient aussi seuls qu’elle; c’était sa nouvelle mission à présent, contribuer à ce que tous les coeurs de la ville demeurent esseulés pour toujours, et à jamais.
 
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MessageSujet: Re: everything happens for a reason (levanah&maddie)   Lun 11 Jan - 16:47

« La critique est une chose bien commode :
on attaque avec un mot,
il faut des pages pour se défendre. ».

++++

Son cocktail dans une main, sa cigarette dans l'autre, Levanah prend quelques longues minutes afin de réfléchir au sens de la vie. De sa vie. Traîner dans les bars, s'enivrer d'alcool, de nicotine, de thc, draguer tout ce qui bouge et enchaîner les relations sexuelles dans des toilettes miteuses ; cela n'a jamais fait partie de sa vie et de son comportement avant cela. Elle s'est toujours comportée comme une fille modèle, une petite fille repliée sur elle-même et traumatisé par la disparition de sa fratrie. Elle aurait pu, justement, dérivé bien plus tôt, prenant cette tragédie par une excuse. Mais elle n'en a jamais trouvé la force, ce sentant déjà bien trop diminuer pour s'enliser et s'enfoncer encore plus. Non, là elle plonge de son plein grès, sans aucune raison réel, juste par plaisir de voir sa vie être bousculée. C'est sa manière à elle d'avoir un certain contrôle sur les événements. De se sentir vivante. Et lorsqu'elle doute, qu'elle se met à penser à l'image qu'elle renvoie d'elle, notre jeune journaliste finit par se dire qu'elle n'a rien à prouver à personne et c'est sa manière à elle de se sentir vivante. Elle n'a pas à avoir honte, ni regretter de vouloir profiter de sa vie. Elle qui n'a jamais réussis à en profiter avant sa majorité. Bientôt, la cigarette au bout de ses doigts s'est entièrement consumé et la brûlure sur l'arrête de son index finis par la sortir de ses pensées. «Merde », elle laisse échapper une injure avant de ne lâcher le mégot et de porter son doigt à sa bouche pour calmer l'inflammation.  Le rhum dans sa pina colada lui fait tourner la tête et elle doit faire un effort sur humain pour garder l'équilibre. Posté sur ses talons aiguilles de quinze centimètres, elle sent le sol vacillé, se rapprocher puis s'éloigner d'elle dangereusement. Si elle n'avait pas été en pleins milieu d'un bar bondé, entourée par trois inconnus qui espère la mettre dans leurs lits, elle se serait sans doute laissé porter par le tourbillon, peut-être aurait pu même vomir dans l'intimité. Mais elle ne peut se le permettre ici, bien que l'envie n'en soit que très forte. Un des hommes passe une main sur sa hanche, puis lui murmure quelques brèves paroles au creux de l'oreille dons elle ne parviendra jamais à connaitre le sens. Il l'à tire à lui, l'embrasse dans le cou et l'attrape par la taille pour ensuite l'apporter jusqu'à la porte. Presque titubante, elle se débat en bafouillant. Visiblement le garçon ne voulait plus attendre son tour. Alors, aussi rapidement que l'alcool le lui permet, elle se dandine sous la poigne du grand blond. Se faire violé n'est réellement pas dans ses projets et il va lui falloir retrouver ses esprits au plus vite plutôt que de ne rire débilement. Dans son sac à main, positionné sur son épaule qui n'est pas sous la coupe de son ravisseur, sa cache bon nombres d'outils pouvant lui servir à sa défense.  Notamment une bombe remplis de poivre, pouvant brûler et aveuglé le garçon. Si tenté qu'elle arrive, premièrement à la trouver et deuxièmement à viser convenablement. Il sort du bar, s'engage dans une ruelle tandis que sa proie est à deux doigts de tomber sur le sol dans un état pire que lamentable. Il la presse contre le mur, passe sa main sous sa jupe et commence tout bonnement à profiter d'elle. L'adrénaline enivre les veines de la blonde, prend peu à peu la place de l'alcool et il ne lui faut que quelques secondes afin de retrouver ses esprits. Elle lâche son verre sur le sol qui se fracasse en des millier de bouts de cristaux transparents sans sortir l'homme de ses envies. Elle le pousse, mais il ne fait que resserrer son étreinte. Elle geint, supplie, mais il n'entend rien. Alors, rassemblant le restant de ses forces, elle profite du léger espace laissé involontairement entre leurs bassins pour relever le genou et ainsi lui asséner un coup en pleins partie intime. Sous l'effet de la surprise, combiné à la douleur, il titube en arrière  « Pétasse » lance-t-il avant de ne se rapprocher d'elle et de la gifler. Sous l'effet du coup, Levanah tombe à terre. Du sang coule de sa bouche tandis qu'elle sent de nombreux morceau de verres s'immiscer sous sa peau, dans ses mains, ses bras, ses jambes. Elle pleure, se relève maladroitement à l'aide du mur, récupère son sac et se met à courir aussi vite que son corps, tiraillé entre l'instinct de survie et les vapeurs d'alcool ne le lui permettent. Après quelques longues minutes de course, elle s'arrête brusquement afin de vomir ses tripes. Elle ne sait ni comment elle a fait pour rester debout, ni où elle se trouve. Les contours de Salem lui paraissent flous et inconnus. L'orage grogne et la pluie inonde son visage déjà baigné de larmes. Peut-être que le mauvais temps était déjà au rendez-vous avant sa course, elle ne l'avait tout simplement pas remarqué. Alors, pour se donner bonne figure, elle essuie les larmes, le sang sur ses lèvres et sort son mini parapluie de son sac à main. Les tiges roses se déplient bruyamment libérant la toile rose qui l'isole alors du mauvais temps et du reste du monde. Son cœur bat la chamade, il va lui falloir marcher de nombreuses minutes pour se calmer mais aussi pour éliminer les effets des cocktails encore bien présent. Ses talons martèlent le sol, c'est un pur miracle qu'ils aient résistés à la course et qu'elle ne se soit tout bonnement pas casser la gueule alors qu'elle sent la terre tournée sous ses pieds rien qu'en marchant. Perdue, elle ne cherche même pas à savoir où elle est ni même où elle doit aller. Elle veut simplement marcher, seule. Mais la solitude ne l'a jamais laissé tranquille et il semblerait que ce soir encore, elle ne puisse se morfondre dans le malheur de sa vie.  Alors qu'une voix l'interpelle, elle se retourne, prête à envoyer chié son interlocutrice avant de ne se rendre compte du visage face à elle. Maddison Winthrop, ex de son jumeau et sans aucun doute l'un de ses pires cauchemars. Elles ne se supportent pas, enchaînent les coups bas afin de mettre l'une et l'autre dans les pires situations. Elles veulent se faire du mal, ni plus ni moins. Elle est l'image même de tout ce que Leva déteste chez une femme. Elle est surtout celle qui, à ce jour, en à le plus fait voir à son frère. Et notre jolie blonde ne supporte pas qu'on touche à Aaron, encore moins lorsqu'elle se trouve être sous l'effet de drogue ou d'alcool qui décuplent son côté maternel et protecteur.   « Comme si cette vie n'était pas suffisamment merdique comme ça. Il faut que je croisse ta salle tronche. » Elles ont l'habitude de s'aborder de la sorte, bien que Maddison ne s'attende pas à entendre miss Buckley avoir de la répartie. Elle qui, au collège, était plutôt du genre à ne rien dire et raser les murs. Levy finis de nouveau le cul au sol et sans son parapluie. La scène va sans aucun doute finir en crêpage de chignon, là en pleins milieu d'une rue comme deux pochtronnes et elle doit se contenir pour ne pas lui foutre son poing en pleine mâchoire.  « Et heureusement pour mon frère qu'il s'en est remis. Se mettre dans un état pareil pour toi c'était sa pire erreur. Cela dit, la roue tourne et j'ai entendu dire qu'on t'avait littéralement prise pour une conne aussi. » La demoiselle n'aime pas se réjouir du malheur des autres, mais la tête tiré par son ennemie à l'annonce de ce fait ne peut que lui redonner le sourire. Levanah se relève, pour la deuxième fois, se stabilise sur ses échasses puis se rapproche de la brune avant d'agripper le manche de son parapluie et de le tirer de nouveau à elle. Elle ne laissera plus rien qui ne lui appartient aux mains de cette fille.
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Keith O. Phillips
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MessageSujet: Re: everything happens for a reason (levanah&maddie)   Ven 11 Mar - 19:16

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