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 it must really suck to have to be you all the time - malia

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Lincoln Collins
we'll make the great escape


» prénom, pseudo : Stéph'
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MessageSujet: it must really suck to have to be you all the time - malia   Lun 23 Nov - 22:10



Il tient son bouquet de roses blanches maladroitement comme si elles pouvaient l'attaquer. C'est bien l'une des uniques fois où l'on peut voir Lincoln Collins avec des fleurs dans les mains. Ce n'est pas son truc, les démonstrations d'affections en public. Cependant, aujourd'hui n'est pas une journée comme les autres. C'est la première fois depuis le décès de ses parents qu'il vient se recueillir sur leur tombe commune dans ce cimetière. Au milieu des juges et sorcières d'un ancien Salem, ils reposent en paix. Du moins, c'est à espérer pour eux. Le jeune homme déambule à travers les allées et les pelouses bien entretenues. Il cherche et trouve rapidement leur stèle devant laquelle il fléchit les genoux pour venir s'accroupir devant eux. Dieu merci, en cet fin d'après-midi, il y a peu de chance pour que quiconque le découvre ici. Il n'a pas envie d'être considéré comme le pauvre orphelin de qui on a pitié. C'est bon pour les faibles la pitié, la compassion et toutes ces conneries. Du revers de la main, il envoie les feuilles se faire balayer par le vent. Puis, il dépose la gerbe délicatement au sol. Aucun signe ne prouve qu'ils ont déjà de la visite. Pas étonnant. La plupart de leurs amis ont déménagé de Salem ou sont déjà six pieds sous terre. Il doit être le dernier dans cette ville à pouvoir leur rendre hommage. Le faciès dur, il reste dans cette position une bonne dizaines de minutes avant de relever pour quitter le cimetière. Il n'est pas une mauviette mais Lincoln n'est pas fan de ce genre d'endroit. Qui plus est, les barrières se ferment dès la tombée de la nuit alors, il ne vaut mieux pas tarder. Au risque d'être coincé ici toute la nuit. Aussi droit que la justice, le châtain rebrousse chemin. Il ne voit âme qui vive et il s'apprête à remonter dans sa vieille chevrolet qu'il a lui-même retapé quand une ombre attire son regard. La portière à demi ouverte et un pied dans la voiture, il observe plus par curiosité qu'autre chose, la personne approcher. Ce qu'il note en premier est cette démarche qu'il connaît si bien pour l'avoir côtoyé ces dernières années à San Francisco. Ses iris remontent lentement tout le corps pour découvrir la bouille de Malia Williams. Amie, ennemie, neutre … Il a bien du mal à la qualifier. Une chose est certaine : il ne s'attendait vraiment pas à la croiser à Salem. Il la pensait encore à arpenter les rues de la ville côtière plutôt que les ruelles plus sombres de leur ville natale. Mu par un élan irrépressible, il ne peut contenir son envie de se faire remarquer. « Williams ! » De manière sans-gêne et sans cérémonie, il l'apostrophe. Un simple mot mais qui fera bientôt son petit effet. Quand elle comprendra à qui appartient cette voix, pour sûr que Malia relèvera la tête pour tenter de le distinguer dans ce jour qui s’obscurcit de plus en plus. Impassible, il reste à sa place sans bouger. Elle viendra jusqu'à lui, pas besoin de marcher jusqu'à elle. Un petit rictus ourle ses lèvres ses pleines et tentatrices pour les femmes. Elle le voit enfin et il se contente de la saluer d'un haussement de sourcils moqueur. Faisant fi des bonnes manière comme à l'accoutumée. Lincoln est aux antipodes de la bienséance mais Malia connaît assez bien le phénomène pour ne pas s'en émouvoir outre mesure. Alors qu'elle n'est plus qu'à quelques mètres de lui, trois fois rien, en trois enjambées, elle sera là, il se permet de reprendre la parole. Parce qu'il sait très bien qu'elle entendra ce qu'il a à lui dire. « Le soleil californien a fini par avoir raison de toi. Te voilà pour un retour aux sources. » Il se retient d'ajouter que le destin fait plutôt bien les choses puisque lui aussi est en ville mais il est évident qu'il le pense. Néanmoins, il n'arrive pas à éprouver son contentement de la revoir. Car, le souvenir cuisant de sa quasi expulsion de l'université est encore bien trop vivace dans sa tête. Malia fait partie des coupables et rien que pour cela, elle mérite d'être punie. Non pas, par la force physique. Il n'est pas assez fou pour avoir l'intention de porter la main sur une femme. Non, la torture est tellement plus attrayante. « A moins que tu ne sois revenue à Salem parce que les petites frappes d'antan de manquent ? » Questionne-t-il sur le ton de la conversation. En une phrase, il fait resurgir ce qui s'est passé près de dix ans auparavant. Jusqu'à présent, il n'a jamais jugé utile d'en faire part. Lors de leurs « retrouvailles » à San Francisco, d'un accord muet, cet épisode était devenu leur secret commun. Malheureusement pour elle, il trouve amusant de le divulguer aujourd'hui. Oops. « Ôte-moi d'un doute : t'espères tout de même pas que je revienne jouer le bon samaritain qui te sauve des coups et des insultes ? » deuxième question en moins de deux minutes. D'un geste impérieux, il claque la portière pour faire un pas vers elle. « A choisir, je les laisserai faire. » Son orgueil de mâle blessé vient de parler. Les bons termes qu'ils entretenaient son désormais rompus. Un zéro chérie, balle au centre.
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Malia Williams
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MessageSujet: Re: it must really suck to have to be you all the time - malia   Mar 24 Nov - 16:27

.it must really suck to have to be you all the time.
★ ★ ★
is it too late now to say sorry ?
malia and lincoln ;

© CREDITS -




« .tu sais papa, je crois que j’ai merdé … vraiment. » lâche-t-elle dans un grognement. Dans un élan de tristesse, Malia bascule la tête en arrière, offrant son visage désolant au ciel. Elle ferme les yeux, savoure ce silence apaisant. Elle écoute, s’imprègne de ce calme. Une légère brise lui caresse les joues, jouant avec quelques mèches de ses cheveux qui la chatouillent. Puis, elle reprend sur un ton désespéré. « .j’ai merdé avec Blake et je sais pas du tout comment je peux arranger ça … » elle regarde la stèle de son père, essayant de trouver un indice pour arranger la situation mais rien, elle ne voit rien. Pas une trace, elle ferme les yeux quelque secondes, s’empêchant de lâcher ce qu’elle a sur le cœur, de pleurer à chaude larmes. Non, juste des bruits d’oiseaux qui lui parviennent aux oreilles. Elle baisse la tête et soupire. « .pour te la faire courte … j’ai parlé un peu trop vite et j’ai dit des … choses qui n’avaient aucun sens … » elle s’arrête, se questionne, se demande si elle peut lui dire ou pas. Le douloureux souvenir du bal est encore présent dans son esprit, comme si c’était hier. La colère de Blake, ses paroles, son regard écœuré. Son cœur se serre douloureusement dans sa poitrine, elle a l’impression de faire tout de travers depuis qu’elle est arrivée à Salem.   « .bon, je lui ai dit que je la préférais quand elle est dans le coma … »  même encore maintenant, ses mots lui brûlent la bouche, lui font un mal de chien. Elle s’alourdit sur sa posture. Ses genoux, jusque-là, enfoncés respectueusement dans le sol ne tiennent plus, elle s’avachit à moitié sur la tombe de son père. Sentant le poids terrible de la culpabilité sur les épaules.  « .mais franchement, papa, je ne les pensais pas. Elle m’a … elle m’a juste poussée à bout. Elle pense qu’il y a quelque chose entre Parker et moi, et tu sais que c’est faux, c’est .. juste un ami, un très bon ami mais rien de plus, c’est comme un grand-mère, c’est mon beau-frère, oui, je le pense comme tel et pas autrement. Et puis elle ne connait pas toute l’histoire, elle m’a dit sa version, je connais celle de Parker aussi, elle non … certes, je sais ce qu’il représente pour elle … et merde –pardon papa, tu sais comment je suis fan d’eux. Bref, là n’est pas le point … Je doute que tu veuilles fangirler avec moi sur l’histoire d’une de tes filles et de celui qu’elle aime mais qui lui a brisé le cœur… Bon, elle l’a mal prit mais surtout je ne sais pas comment elle l’a entendu, elle doit avoir des super pouvoirs, c’est pas possible autrement … bon, je le comprends. Tu me connais, je n’aurais pas fait comme elle, silence radio, j’aurais gifler la personne même avec ma force de mouche, quoique, sur ce coup-là je la remercie … enfin, si on peut dire ça … tu sais comment elle est … genre très forte … Et puis mince sérieux, l’amour ça craint … ça rapporte que des problèmes … » elle tente de s’expliquer, de se faire pardonner, mais tout est dans le vent … Personne ne l’entend, personne ne lui répond. Elle se mord les lèvres et s’allonge sur la tombe, collant sa joue rougit par le temps sur la stèle glaciale. Elle se sent complétement paumée, elle a l’impression d’avoir foutu le bordel depuis qu’elle est venue ici. Pour Blake, et au lieu de la soutenir, elle fout en l’air sa relation avec elle pour des conneries. Une larme coule, puis une deuxième, une troisième et c’est en silence qu’elle pleure, c’est en silence qu’elle s’endort près de son papa. (…) C’est une vibration incessante qui la tourmente, elle ne sent presque plus le bout de ses doigts tant ils sont engourdis par la fraîcheur. Elle ouvre difficilement les yeux et ce qu’elle voit est une vision brouillé. Elle cligne plusieurs fois des yeux et se redresse, ses muscles sont douloureux. Elle regarde autour d’elle, le ciel est plus foncé. Combien de temps a-t-elle dormit ? Elle regarde sa montre et soupire en regardant l’heure. Il est tard. Malia se masse le cou. « .et bin, je crois que j’ai jamais autant bien fais la sieste je crois … » hilarant, glauque ? Sachant qu’elle se trouve dans un cimetière. « .papa, je crois que je vais rentrer, il est tard. Je pourrais encore rester mais j’ai peur qu’ils m’enferment pour la nuit .. merci mais non merci. Je n’ai pas envie de tourner un remake de the walking dead. » Elle se relève et s’époussette les genoux et les cuisses, essayant d’effacer toute trace de sa petite sieste. Elle jette un dernier regard aux fleurs qu’elle a déposé plus tôt dans la journée. Un sourire satisfait, elle dit un dernier au revoir à son père, lui promettant de se rattraper sur les années perdues. Récupérant son sac à main, la jeune femme quitte l’allée avec un regard en arrière. Elle accélère sa démarche, espérant être à l’heure pour la fermeture. C’est le cœur léger qu’elle voit encore le portail ouvert. Elle ralentit sa course, prend son temps pour sortir. Malia fourre ses mains dans les poches de sa veste en cuir et inspire l’air frais. Quittant enfin le cimetière, elle s’aventure sur le parking à la recherche de sa voiture, encore faut-il la retrouver. Ce qui n’est pas chose facile quand on sait qu’elle a une mémoire de poisson rouge. C’est avec un regard curieux et attentif, qu’elle espère tomber sur sa caisse. « .mais elle est … » murmure-t-elle. Mais quelque chose l’arrête. Son nom prononcé à vive-voix. Cette façon, cette voix. Elle s’arrête instinctivement et cherche du regard cette personne. Elle le voit, pas très loin, près de sa voiture. « .merde. » qu’elle lâche en reconnaissant la personne. Son cœur fait des bons dans sa poitrine, si fort qu’elle a l’impression qu’il va s’échapper. Elle déglutit difficilement. Y va, n’y va pas. Elle n’a pas le temps de réfléchir que ses pas l’amènent à lui. « .Lincoln. » s’aventure-t-elle à dire, sur un ton qui se veut neutre et qui pourtant trahit sa joie de le voir et l’appréhension d’être proche de lui. « .Contente de te revoir aussi. » dit-elle avec une sincérité partagée. « .Si on peut dire ça, je crois qu’il en est de même pour toi, je me trompe ? » Elle s’arrête face à lui, bras croisés contre sa poitrine, tentant de dissimiler la pression qu’elle ressent. Un sourire à demi-vrai sur les lèvres, elle le regarde. Qu’il est beau cet idiot. Elle le pense, très fort. Elle se demande ce qu’il fait là, à Salem et qui plus est, sur le parking d’un cimetière. La question au bout des lèvres, la jeune femme est prise de court quand il évoque le passé et qu’il ne sera probablement pas là pour l’aider, volontairement. La douleur est vive mais elle le cache, alors il regrette, il regrette de l’avoir aidé. Elle baisse le regard avant de lâcher un rire jaune. C’est bat très bas, mais compréhensible de la part de quelqu’un qui est ignorant. Elle roule des yeux. Elle entend une portière claquer, elle sursaute légèrement et le voix faire un pas vers elle. Elle ne bouge pas, se redresse. « .oh, ne t’inquiète pas, j’ai laissé tomber la carte du preux chevalier, je ne fais plus dans les contes de fées mais merci de t’en inquiétez … ou pas. » elle bluffe, bien qu’elle lui sorte ça, il restera toujours gravé dans sa mémoire comme étant son chevalier. « .tu sais, si ça recommence, à choisir comme tu dis, je ne voudrais pas de toi, plutôt me retrouver dans la merde totale que de te demander de l’aide. » Elle tente de calmer sa voix, d’être sûre d’elle, de montrer qu’elle n’est plus la gamine qui a besoin d’aide. Menteuse. Elle fait un pas de plus vers lui, n’ayant maintenant qu’un pas qui les sépare. « .t’as pas changé, toujours aussi …  » elle cherche le mot qui lui correspond. Beau, idiot, fier, une dizaine de moi lui vient en tête, seulement un sort de ses lèvres. « .toi. ... c'est une surprise de te voir dans ce coin. je te pensais là-bas, à courir dans tous les sens à l'hôpital. » à prendre du bon ou du mauvais sens.

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Lincoln Collins
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MessageSujet: Re: it must really suck to have to be you all the time - malia   Mar 1 Déc - 22:30



Elle est encore trop loin pour qu'il puisse l'entendre distinctement mais il ne lui est pas difficile de lire sur ses lèvres le mot à cinq lettres qu'elle vient de prononcer. Si Lincoln était d'une nature un peu plus joyeuse, il se serait gentiment moqué d'elle. Alors que lui, il hausse un sourcil en attendant qu'elle daigne s'avancer jusqu'à lui. Ce qui ne tarde pas à arriver, comme il l'a prédit depuis le début. Même s'il ne le montre pas du tout, il est assez troublé à l'idée de la revoir. La fin de leur épopée à San Francisco n'a pas été aussi joyeuse que le commencement, néanmoins Malia fait partie des personnes pour qui il entretient un semblant d'affection. A la Lincon Collins quoi. Mi-figue, mi-raisin, il décide de ne pas trop se triturer les méninges pour savoir si elle est effectivement contente de le revoir. Quant au fait de savoir si lui de son côté est heureux … il n'en dit pas un mot. « Je t'ai manqué à ce point, étonnant. » Il la raille sans la moindre pudeur. Après qu'elle n'ait pas eu le courage de l'aider à se sortir de son pétrin, il pensait être sur la liste des personnes qu'elle aimerait éviter pour les années à venir. Mais évidemment, avec Malia, il ne sait jamais à quoi s'attendre. Elle le surprend sans cesse. Dans le bon ou dans le mauvais sens du terme. Ils sont entre guillemets, de vieilles connaissances et pourtant aucun d'entre eux ne se penchent vers l'autre pour l'embrasser avec une effusion sincère. Et quand, elle lui répond par une autre question, son premier réflexe est de grimacer. Cependant, il se reprend bien vite pour ne pas montrer qu'il est revenu ici pour une raison bien spécifique. « Le mal du pays. Il parvient que ce symptôme apparaît avec l'âge. » argue le châtain de manière nonchalante. Une façon comme une autre de détourner la conversation sans devoir entrer dans une ribambelle de détails qu'elle jugerait assommant à souhait. Il attaque un sujet bien délicat pour ne être celui à qui l'on va poser des questions. Lincoln est sa maîtrise de lui-même ne bronche pas. Même pas quand il parvient à déceler le mal que ses paroles lui font plus de mal qu'il ne le voulait au prime abord. Ceci dit, elle le mérite. C'est de sa faute si aujourd'hui, ils ne sont plus en aussi bons termes qu'auparavant. Elle aurait mieux fait de réfléchir deux fois avant de le laisser dans cette merde noire. « Ah ouais ? Pourtant, tu me sembles être le genre de fille qui aime croire aux belles histoires d'amour. Tu penses que tout doit toujours bien se terminer. » Durant leurs études ensemble à l'une des universités de sf, il a pu l'observer de nombreuses fois et tenter d'en apprendre davantage sur la personnalité de la fille avec qui, il passait le plus clair de son temps. « T'es trop fleur bleue pour renoncer au rêve du prince charmant. » Si elle l'était moins, Lincoln l'aurait vu plus de fois dans les bras de leurs camarades de classe qui s'amoncelaient tout autour d'elle comme des abeilles autour d'un pot de miel. Or ce trait de caractère n'a jamais fait parti de la personnalité de la brune. Ou bien, il s'est totalement trompé sur elle. « Menteuse. » Susurre le jeune homme en se retenant de pas émettre un rire grinçant à son égard. Il revoit son regard paniqué quand elle s'était retrouvée encercler par toute cette bande de mômes assoiffés à l'idée de casser de la sorcière. « On va faire un tour dans le quartier des puritains en écrivant ton nom sur ton front ? Je suis curieux de voir comment tu te débrouilleras … Si jamais tu survis plus de deux minutes entières. » Ce qui n'est vraiment pas sûr quand on connaît ce que les réfractaires à la magie sont capables de faire quand ils se sentent d'une quelconque manière. Il ne lui donne même pas cinq minutes avant de se mettre à pleurer et de l'appeler à l'aide. Cela étant, il ne serait pas contre qu'elle se donne en spectacle histoire de voir sa résistance. Elle se rapproche et pour sa part, il se penche légèrement. Presque bouche contre bouche. Malia ne termine pas sa phrase et un sourire carnassier étire les lèvres de Lincoln. « Le mot que tu cherches désespérément est sexy. » Lincoln est son égocentrisme en pleine action. Malia en première ligne pour l'admirer, il adore. Son « bonheur » retombe avec le toi qui résonne et qui met une barrière entre eux. Il s'était attendu à un meilleur compliment parce que là, c'est tout sauf très sympathique. La suite de sa phrase le fait reculer d'un pas. « Même si on m'a disculpé pour ma soit-disante erreur, ma réputation à l'hôpital n'était plus excellente si tu vois ce que je veux dire. » Réplique-t-il sur un ton très sec pour ne pas dire à la limite du désagréable. Elle ose lui parler de cet endroit alors qu'il fut considéré pendant un ( trop ) long moment, persona non grata dans ce milieu. De qui se moque-t-on. « Et mes parents ont leur nouvelle maison ici. » ajoute Lincoln en désignant d'un vague geste de la main le cimetière à deux pas d'eux. Plus impersonnel que cette affirmation, tu meurs. Il l'a énoncé sans la moindre émotion, comme si tout le laissait froid. « Au lieu de courir comme tu dis dans les couloirs de l'hôpital, je m'occupe de la paperasse et des démarches administratives qui s'ensuivent. » Impossible que ce soit plus barbant que ces tonnes de papiers à remplir et de toutes ses lettres de condoléances à lire et auxquelles il se doit de répondre. A l'évocation de cette nouvelle, il a détourné les yeux de Malia parce qu'il sait par avance qu'il ne supportera pas de voit la pitié qui respirera de tout son être. Comme toute personne normale sur cette terre, elle voudra le consoler et que dieu la préserve : Lincoln n'est pas enclin à se faire dorloter.
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Malia Williams
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MessageSujet: Re: it must really suck to have to be you all the time - malia   Dim 13 Déc - 1:06


En pleine recherche de sa voiture sur le parking, la jeune femme est coupée dans sa lancée par un Williams. Le temps semble s’arrêter autour d’elle. Elle inspire profondément, cherche d’un regard paniqué la personne qui vient de l’interpeller. Son coeur fait un bond dans sa poitrine. Cette voix, elle la connait, mais il n’y a personne, elle ne voit personne devant elle. Elle doit rêver, c’est clair, il ne peut pas être là, elle devient folle. L’effet Salem commence à l’atteindre, ça devient grave. Mais une part d’elle sait que quelque chose cloche, comme si il était vraiment là. Ce ne sont que quelques secondes qui se sont écoulées depuis, mais sa recherche semble une éternité pour elle. Finalement, elle se retourne et elle le voit, là-bas. Près de sa voiture. Et c’est dans un semblant de discrétion qu’elle relâche la pression. Merde. Avec la poisse qu’elle a depuis quelques temps, elle est sûre qu’il l’a entendu. C’est sans réfléchir, que ses pas la guident vers lui, comme attiré par celui qui fut à ses yeux son prince charmant. Elle s’arrête, a quelque mètre de lui. Si proche pourtant si loin. Au creux de son ventre, elle sent l’envie de lui sauter au cou, pourtant elle n’a qu’une envie c’est de lui crier dessus. Les bras croisés contre sa poitrine, Malia tente de garder un semblant de de bonne tenue. « .pourquoi, je ne devrais pas ? » demande-t-elle peu surprise du ton qu’il emploie tout en feignant l’ignorance. Pourtant, elle sait pourquoi il est comme ça, pourquoi elle sent ce froid qui ne leur ait pas habituel. La seule chose qu’elle ne sait pas, c’est pourquoi il est là, à Salem. Ils se connaissent, presque trop pour savoir ce que représente cette ville pour l’autre. Sa curiosité s’exprime. Le mal du pays, dit-il. Symptôme qui apparait avec l’âge. Elle a envie de rire. Elle n’y croit pas, à cette excuse. Salem, on y vient pas parce qu’on a le mal du pays. On y vient parce que soit on a une curiosité mal placée à assouvir soit « .ouais, où les problèmes de famille. » lâche-t-elle plus pour elle que pour lui. Elle baisse légèrement le regard, une pensée survole les problèmes qu’elle se créer, qui lui reviennent en pleine gueule à chaque fois qu’elle pose son regard sur quelque chose, qu’elle sourit ou qu’elle respire. Un aimant à problèmes. Ses paroles la giflent, il creuse volontairement le fossé entre eux, lui faisant comprendre que les choses ne sont plus comme avant. Elle fait de même, les choses ont changés, elle n’est plus comme avant dit-elle. Ces histoires ne l’intéressent plus. Elle a même l’audace de lui dire qu’elle préfère être dans la merde plutôt que de l’appeler lui, ce qui n’est pas tout à fait faux. Il s’adresse à elle comme si elle n’était rien, qu’elle n’était que le ‘genre de fille qui lui semble’. Ses mains la démangent. L’expression ‘fleur bleue’ lui fait l'effet d'un coup de poignard dans le ventre. Et quand elle essaye d’être convaincante, il l’assène d’un menteuse. Elle détourne le regard. Elle laisse tomber ses bras dans le vide, une de ses mains vint s’attarder dans ses cheveux ondulés. « .pourquoi j’ai l’impression que je me fais insulter ?. » demande-t-elle d’un ton froid, piquée au vif, une expression désagréable sur le visage. Elle rit jaune la Malia, qu’il puisse se moquer d’elle comme ça, ouvertement. Elle a l’impression que le temps qu’ils ont passé ensemble ne signifie rien pour lui. Elle se mord la langue, s’empêchant de lui sortir des insanités. Elle a le cœur au bord des lèvres. « .ouais, et bien j’ai juste envie de dire que mon prince charmant s’est montré un peu trop rancunier et qu’il devient sacrément con. Donc, non, osef LE prince charmant. » elle insiste sur chaque mot qui le représente. Il la défie, et maintenant il veut la foutre dans la fosse aux lions. Elle roule des yeux, un sourire moqueur sur les lèvres, tentant de contrôler son envie de gifler son beau visage. « .pourquoi ? une envie de rejouer le sauveur ? » demande-t-elle, le ton sarcastique. Les souvenirs remontent à la surfaces pourtant, elle les balaye d’un revers de la main et présente un tout nouveau tableau. « .oh, ce n’est pas une mauvaise idée après tout, je suis sûre que si on y va ensemble, on risque d’avoir un bel attroupement de bouffons n’est-ce pas ? la soit disant petite sorcière et le collins. ça peut être sympa. » mais elle sait que c’est peine perdue. « .et puis au risque de te décevoir, tes puritains sont au courant de ma présence ici, depuis le temps que je crèche pas loin de chez eux, ils s’y accommodent plutôt bien, après tout, ils n’ont pas tellement le choix, nom oblige. » dit-elle le ton complètement désintéressé, elle fait un pas de plus vers lui, constatant qu’il n’a pas changé, cherchant le mot qui pourrait le qualifier. Toute une liste se fait dans sa tête.. Jouant avec ses nerfs, il se penche vers elle, beaucoup trop près qu’il suffirait juste un geste de leur part pour que leurs bouches rentrent en contact. Elle n’écoute qu’à moitié, le regard perdu sur son visage. Sexy qu’il dit, Toi, qu’elle balance. Ce qui lui fait perdre le sourire qu’il affichait avec fierté. « .toujours aussi sûr de toi à ce que je vois. » C’est à elle maintenant de sourire, un sourire vrai sur les lèvres. Et puis sa curiosité revient à la charge, et c’est dans une façon détournée qu’elle lui demande ce qu’il fait là. Et c’est sans surprise, qu’il lui balance en plein visage cette histoire d’hôpital, le ventre noué, elle soupire et roule des yeux, excédée. « .encore cette histoire. » soupire-t-elle. Pourtant, il ne tient qu’à elle de lui dire la vérité. Mais la suite des choses la fait tomber de haut. Ses parents, une nouvelle maison. Elle suit du regard son mouvement de mains et met un moment avant de comprendre de quoi il retourne. Elle le regarde, il se détourne et elle en profite pour faire une grimace. Quelle conne. Elle baisse la tête et commence à soupirer mais se stoppe, gonflant ses joues d’air comme elle a l’habitude de le faire quand elle se sent mal à l’aise. Elle ne l’écoute pas, elle sent quelque chose vibrer dans sa poche de jeans, elle fouille rapidement dans sa poche. « .même si je suis sûre et certaine qu’au vu de ton comportement envers moi, tu n’as pas envie d’entendre ces mots-là … surtout de ma part. » dit-elle, tout doucement, tandis qu’elle tient son portable dans la main, le regard toujours sur Lincoln. « .je suis vraiment désolée. » lâche-t-elle, le cœur lourd tandis qu’elle porte son attention sur son portable, elle s’attendait à voir un message de sa meilleure amie mais non. Le nom d’une personne qu’elle tente désespérément de fuir apparaît. 3 messages. 2 appels manqués. C’est avec le souffle court qu’elle déverrouille son portable, atterrissant tout droit sur la conversation.
~ je sais que c’est toi, malia.
~ t’inquiète pas salope, j’arrive. je sais où tu es.
~ t’aurais pas dû le protéger.
Elle se retourne, regarde autour d’elle. Elle sait de qui il s’agit. Il n’est pas là, elle ne le voit pas. Elle éteint son portable et le range rapidement dans sa poche. Sa respiration est trop rapide pour passer inaperçu.
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Lincoln Collins
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MessageSujet: Re: it must really suck to have to be you all the time - malia   Mer 16 Déc - 14:55


Dans sa tête, tout était réglé comme du papier à musique. Il était censé s'occuper de tout l'administratif suite au décès de ses parents, voir s'il gardait la maison en pied à terre ( dans le cas où il aimerait revenir à Salem de temps à autre ) ou s'il vendait pour s'offrir quelque chose de plus confortable à San Francisco. Dans l'optique où il retournerait sur la côte ouest. Tout était prévu. Sauf le fait de tomber sur Malia à la sortie du cimetière. Lincoln ne sait pas trop s'il doit voir ça comme un signe du destin afin qu'ils puissent s'expliquer ou si c'est juste un sale coup de malchance. Il l'accueille très froidement. Les retrouvailles promettent de ne pas être aussi chaleureuses qu'elle l'avait espéré. Il grince des dents suite à son interrogation. « Parce que nous ne sommes pas amis. A peine des connaissances de travail. » Il insiste fortement sur le mot travail pour qu'elle commence à faire le rapprochement entre l'attitude du jeune homme et le pourquoi de ce comportement si particulier. La sachant intelligente, elle parviendra sans peine à comprendre où il veut en venir. D'ailleurs Malia prouve bien vite son sens vif de la conclusion quand elle se rapproche doucement de la vérité. S'il n'était pas aussi têtu, limite présomptueux, Lincoln pourrait avoir envie de se confier à elle pour qu'elle lui donne quelques conseils quant à savoir quoi faire. Cependant, son côté borné est bien trop ancré en lui parce qu'il agisse de la sorte. « Pour avoir des problèmes de famille, encore faudrait-il en avoir une. » CQFD, merci Collins. Il n'entre pas plus dans les détails et il veut croire qu'elle non plus, ne souhaitera pas chercher plus loin. Qu'elle le laissera sans lui demander quoi que ce soit. Voilà, qu'on lui foute la paix, c'est tout ce qu'il veut. Sauf que c'est lui qui l'a interpellé comme un poissonnier sur un marché. Alors pour son envie, il faudra repasser car il est lui-même contradictoire entre ses pensées et ses paroles. Néanmoins, il trouve que l'attaque est la meilleure façon de la faire fuir. Au passage, il sait très bien qu'il va détruire le peu de « connexion » qu'il reste entre eux mais Lincoln est du genre déterminé. Il a beau sentir une pointe de remord en lui, il l'étouffe bien vite et reste parfaitement stoïque face à une Malia qui se prend des coups verbaux sans arrêt. « Ce n'est peut-être pas qu'une impression. » Lâche-t-il sèchement histoire de l'enterrer un peu plus. Cela étant, il ne parvient pas à soutenir son regard et ses yeux se baissent automatiquement vers le sol. Même lui se trouve abjecte à souhait avec elle. Il s'était promis de se venger après le couteau dans le dos qu'elle lui avait planté, mais là c'est de la méchanceté gratuite. Elle réplique et il ose afficher un petit sourire narquois. Faire sortir Malia de ses gonds est un jeu d'enfant. Il garde dans un coin de sa tête les reproches qu'elle lui fait et ses yeux s'écarquillent de stupéfaction. Il doit être à côté de ses pompes. Elle ne peut pas être sérieuse … si ? « Attends, qu'est-ce que tu racontes ? LE prince charmant ? J'étais censé être le prince charmant ? » Lincoln est hésitant. Partir en courant ou rester et se rouler par terre de rire ? Comment a-t-elle pu penser qu'il était parfait dans ce rôle ? Il est à l'opposé de ces types parfaits que l'on voit dans les dessins animés ou les téléfilms romantiques. « On nage en plein délire. » Murmure le châtain plus pour lui-même que pour Malia. Il a dû louper un épisode. « Tu te drogues ? » C'est une question qui ressemble presque à une affirmation. Si l'idée qu'il se fait est fondée alors Lincoln sera partagé entre deux feux. Celui de ricaner en se moquant ouvertement d'elle ou bien l'emmener chez lui pour démontrer qu'il est loin d'être le prince charmant dans l'intimité. Solution tellement tentante qu'il a bien du mal à la chasser de son esprit. Il secoue la tête et reporte son attention sur la situation action. « Non, juste une envie de voir comment tu te débrouilles puisque apparemment tu as grandi et tu peux te défendre seul contre tous. » Premier gros mensonge de sa part depuis le début de leur conversation. Non, il ne resterait pas en retrait et bien sûr qu'il interviendrait si jamais quelqu'un osait poser ne serait-ce qu'un seul doigt sur les cheveux de la brune. Peut-être qu'il se soucie d'elle plus qu'il ne veut bien le dire et l'admettre à sa propre personne. Pour une fois, il ne réplique rien à ses tirades. Il la laisse avoir le dernier mot. Ce qui est bien rare avec Lincoln. Quand elle se rapproche, il fait de même et son envie de la ramener chez lui refait surface. Plus pressante que la précédente. Seulement Malia sait lui remettre les pieds sur terre et lui remettre le cerveau en place au lieu de laisser ses pensées divaguer. Il lui offre un sourire mutin. « Mon côté sûr de moi ne t'a pas manqué ? » Susurre-t-il en la taquinant avec légèreté. Il avoue volontiers qu'il n'est pas parfait et le fait de voir Malia sourire réellement lui a donné envie de ne pas l'envoyer balader. Ce répit est de courte durée parce qu'ils finissent par parler de l'hôpital et forcément le problème qui y est survenu est mis sur le tapis. De quoi enlever toute légèreté à Lincoln en une fraction de seconde. Il fronce les sourcils passablement agacé. « Oui encore. Parce que toute cette histoire a failli foutre le début de ma carrière en l'air ! Et tu m'as laissé tombé ! » S'écrie Lincoln à l'encontre de la brune. Il lui en veut tellement qu'il lui crie dessus sans pouvoir s'arrêter. Sa colère s'estompe rapidement quand il doit parler de ses parents. Imperturbable, il émet un simple hochement de tête. Normalement, il se devrait de la remercier pour l'attention qu'elle lui porte. Mais Lincoln n'est pas du genre à donner un merci gratuitement. Que Malia soit désolée ou pas ne lui donnera pas la possibilité de faire revenir ses parents, qu'on se le dise. « ça ne va pas changer grand chose mais si cela te fait plaisir et te donne bonne conscience, soit. » Il aimerait bien lui dire d'aller se faire voir avec sa compassion à deux balles mais, il sait qu'il a déjà trop tiré sur la corde avec elle. Un minimum de sympathie ne sera pas superflue. Elle se perd dans ses pensées et le jeune homme constate qu'elle est à des kilomètres de lui. A cause de son téléphone et de ce que celui-ci contient. Elle se tourne, se détourne et scrute les horizons comme si un fantôme allait surgir à ses côtés d'une minute à l'autre. A première vue, il la considère presque comme une folle qui a des tendances paranoïaques. Parce qu'il n'y a que les gens assez dérangés qui font de la sorte, n'est-ce pas ? Mû par une curiosité soudaine, Lincoln prend un air détaché tout en fourrant les mains dans ses poches. « Qui est-ce ? » A l'idée que ce soit un homme et qu'en plus il lui ait fait la surprise de venir la retrouver à Salem, il sent que ses poings le titillent dangereusement. « Tu as l'air bizarre depuis que tu as regardé ton téléphone. » Perspicace le Collins quand il décide de brancher son cerveau. A vrai dire, si un soupirant étant en cause, elle n'aurait pas ce mal à respiration ni cette frayeur fugace dans le regard qu'elle tente malgré tout de cacher. L'infirmier tente de maîtriser l'impatience qui le gagne. Il déteste ne pas avoir de réponses à ses questions alors il n'y a plus qu'à espérer que Malia lui fournisse quelques arguments qui le satisferont.
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MessageSujet: Re: it must really suck to have to be you all the time - malia   Jeu 17 Déc - 20:41

La brise légère lui chatouille le bout du nez, pourtant elle ne bronche pas, choquée, abasourdie. Parce que nous ne sommes pas amis, dit-il. Le cœur qui tape contre sa cage thoracique, elle a dû mal à avaler son nouveau statut. A peine. Des Connaissances. De travail. Elle serre les dents, se bat contre elle-même de ne pas se retourner et de partir, priant pour que cette rencontre ne soit qu’un mauvais souvenir, une simple hallucination de son cerveau fatigué. Et puis il insiste bien sur ces mots, prenant un malin plaisir à lui faire perdre ses moyens. Elle baisse le regard rapidement avant d’inspirer profondément. Elle le prend mal, très mal. Il y a de quoi. Elle serre les dents, elle tente de se contenir, de ne pas exploser, là, sur le parking du cimetière. C’est avec une voix étonnamment posée qu’elle lui demande. «.a peine des connaissances de travail, dis-tu ?. » elle hoche légèrement la tête. « .je ne savais pas que de simples connaissances de travail pouvaient s’appeler de cette façon sur le parking d’un cimetière. Soit. Nous ne sommes pas amis, a peine des connaissances de travail. » elle capitule ? Pas vraiment, elle tente juste de lui montrer que si il veut changer de camp, si il veut continuer dans cette voix, dans cette mini guerre qu’il s’est créer lui-même, alors elle est prête à le faire aussi. Le visage calme, elle l’écoute, ne voit pas vraiment où il veut en venir, parle-t-il pour elle ? Ou pour lui ? Elle roule discrètement des yeux et fait abstraction de sa remarque. Et ça repart, il continue ses attaques contre elle. Alors, elle avait raison. Elle se fait insulter, ouvertement et gratuitement. Car quand bien même le passé qu'ils partagent ensemble, ce n’était que du pur lynchage. Et en un instant, elle avait l’impression de revenir quelques années en arrières ou elle s’était faite piégée par les gamins du quartier des puritains. Malheureusement, cette fois, il n’y aurait pas de sauveur, de sauvée, ni de prince charmant. Elle le regarde, plante un regard, froid et blessé sur son visage. Pourtant, il ne la regarde pas. Elle fulmine intérieurement. Elle se retient, elle ne veut pas faire de gaffe, car elle sait que c’est dans ces moments-là qu’elle a tendance à ouvrir sa bouche et a s’en vouloir. A essayer de ramasser les pots cassés. Pourtant, aujourd’hui, elle n’en a pas envie. Alors elle absorbe, retiens, souffre en silence. Elle sait maintenant ce qu’à pût ressentir Blake lors du Bal et une envie poignante d’aller s’excuser auprès d’elle la prend aux tripes. Et il s’amuse, non, il n’y a plus de prince charmant, plus de sauveur et plus d’escapades dans le quartier des méchants. « .je n’ai jamais dit ça. » lâche-t-elle froidement, plus par peur que par autre chose, quand il semble comprendre le sens de ses phrases. Elle avale difficilement sa salive, tentant de garder son calme. « .tu te fais des films là … il n’y a pas que toi dans la vie. » lance-t-elle sans le vouloir. Elle serre ses poings, gaffeuse. Menteuse. Bien sûr que pendant longtemps, même encore aujourd’hui même après tout ce qui a bien pu se passer, il reste toujours son prince charmant, son crush, le coup de cœur de son enfance. Se droguer ? Malia. Grosse blague, surtout sachant qu’elle ne fume pas et qu’elle fuit la cigarette, la drogue et toute ses merdes. Le seul excès qu’elle s’autorise c’est l’alcool et encore, faut être prêt à la ramasser à la brouette sachant qu’elle ne tient pas bien l’alcool. « .Non. » sa négation s’accompagne d’un petit rire malgré qu’elle le prenne comme une remarque négative. Elle sent quelques mèches de ses cheveux jouer sur ses joues. Elle penche la tête et « .Et bien, désolée pour toi, mais tu n’auras pas ce privilège. » elle hausse les épaules, ravie de lui briser son peu d’espoir de la voir se faire rétamer par les monstres de son enfance. Car pour Malia, c’est la même chose, si les monstres sous les lits sont des peurs communes, ses monstres à elle c’étaient les enfants qui lui voulaient du mal quand elle était petite. Elle chasse ses douloureux souvenirs et revient sur terre, l’assenant d’un fait. Il n’a pas changé. Proche de lui, elle sent son cœur s’accélérer dans sa poitrine face à tant de proximité entre eux. Si jusque-là, la conversation est froide, il n’en ai rien pour la brune. C’est une étrange chaleur qui l’habite. « .Je ne sais pas. » susurre-t-elle sur le même ton. Il n’y a pas que ça, tout. Absolument tout. Il lui manqué, dans son intégralité, même avec son mauvais caractère. Et si elle croyait que la conversation allait se terminer avec un peu plus de légèreté, elle s’embourbe dans le passé. Elle baisse la tête alors qu’elle entend ses reproches. Le regard sur le sol, elle est partagée entre deux feux. Lui balancer la vérité en pleine figure, comme une claque ou s’enterrer avec ses secrets et briser une histoire. La deuxième option apparaît avec force. Elle ne peut rien lui dire. C’est secret. Un secret entre le directeur de l’Hôpital et elle. Et elle risquerait gros si la vérité sortait de sa bouche. Pourtant lui dire arrangerait bien des choses et ferait empirer d’autres. Il l’achève, littéralement. Non, elle ne l’a pas laisse tombé. Elle a témoigné pour le sauver, elle s’est mise volontairement en danger pour lui malgré ce qu’elle subissait, elle a protégé la personne qui comptait le plus pour elle. Elle sent ses joues brûlaient, les larmes qui lui montent aux yeux. « .arrête. » murmure-t-elle, la voix brisée. Elle serre ses points, si fort qu’elle sent ses ongles lui rentrer dans les paumes. Elle inspire profondément, profitant du temps où il est détourné pour essuyer ses yeux. Il parle de ses parents. Elle s’excuse, même si cela ne sert à rien. Il le confirme. Elle sait ce qu’il ressent. Les excuses n’ont pas ramené son père. Son portable vibre. Plusieurs fois. « .plaisir ? bonne conscience, je croyais que tu me connaissais mieux que ça. je suis dans le même cas que toi. Les condoléances et tout leur bordel n’ont pas ramené mon père, la preuve il est encore ici. » lance-t-elle d’un ton détaché. Le portable sous les yeux, la Williams semble déconnectée. Elle regarde autour d’elle, prise d’une boule au ventre. Il ne peut pas être là, ce n’est pas possible. C’est du bluff, il ne sait pas où elle est, personne à San Francisco sait où elle est, mise-à-part sa tante et … le directeur. Non, il n’a pas briser leur promesse. Impossible. Les dents serrer, elle scrute les horizons. Rien. Elle secoue la tête, revient à la réalité. Elle capte le regard intrigue de Lincoln. Elle abaisse la main et cache son portable. « .Personne. » sa voix déraille. Elle ne peut pas lui dire qu’il est revenu, qu’il  n’est pas là pour lui mais pour elle. Elle est soudainement prise d’une nausée, et si ça recommençait et s’il recommençait ses menaces ? « .rien, rien, ce n’est rien. mauvais numéro. » Pourtant, son attitude contredit ses dires, son regard ne cesse de le chercher. Instinctivement, elle se rapproche de Lincoln. Elle sent sa main vibrer une nouvelle fois, elle sursaute légèrement et regarde discrètement, le regard méfiant et soupir de soulagement quand elle voit le pseudonyme de sa meilleure amie s’afficher. Mais il réapparaît. Elle sent un frisson la parcourir de l’échine à la moelle épinière.
~ tu savais très bien. tu savais ce qui allait t’arriver si tu ouvrais ta bouche.

Prise de panique, elle verrouille son portable et le fourre dans la poche arrière de son jeans. Un regard paniqué sur Lincoln, elle se reprend très vite et recule d’un pas. « .tu disais ?. »
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MessageSujet: Re: it must really suck to have to be you all the time - malia   Lun 11 Jan - 0:31


Le silence se fait pesant suite aux mots qui sont sortis tout seul. Il ne sait même pas s'il les pensait réellement. Peut-être qu'il est allé trop vite en besogne. Mais sa rancune est si présente qu'elle occulte tout signe de sympathie envers Malia. Pourtant avec sa bouille d'ange, on pourrait tout lui pardonner. Pas Lincoln. Elle va dans son sens. Si les premières secondes, le goût de la victoire emplit son aura, le jeune homme déchante bien vite. Elle ne fait rien pour se battre et retrouver la complicité qu'ils avaient. Ce qui le conforte dans son idée qu'ils ne sont plus rien l'un pour l'autre. « Et qui d'autre est dans ta vie ? Donne-moi des noms, ça m'intéresse.» Il est vraiment un emmerdeur de première aujourd'hui. Comme si le fait de pouvoir la traquer et la provoquer le faisait se sentir mieux dans sa peau. Comme si quelques mots pouvaient changer le fait qu'il s'était senti terriblement trahi en apprenant qu'elle n'avait rien fait pour lui. Ils continuent de se chamailler. Des spectateurs de la scène pourraient croire que l'ambiance est bon enfant et qu'ils sont seulement heureux de se retrouver. Toutefois, derrière chaque mot se cache une vérité. Un sous-entendu de leur passé commun qu'ils ne veulent dévoiler qu'à eux mêmes. « Pour l'instant. Peut-être que ce privilège arrivera plus vite que tu ne le penses. » Mode connard activé. Un vrai sourire, le premier depuis des lustres en compagnie de Malia, s'aventure sur les lèvres de Lincoln pour les étirer. Ne pas savoir si un trait de la personnalité d'un être qui est censé vous êtres cher revient à avouer à demi mot à ne pas vouloir lui apprendre la vérité. Connaissant un minimum la brune, il pense pouvoir répondre par une affirmation. « Je vais prendre cela pour un oui. » Ajoute-t-il alors comme pour clôturer ce chapitre.De toute manière, elle pourra démentir ce qu'elle veut, Lincoln gardera cette idée en tête. Arrête. Ce simple mot le rend muet. Elle a réussi à le faire taire. Ce qui n'était pas gagné d'avance. Il se détourne d'elle un court instant, se demandant s'il ne ferait pas mieux de la planter là. Elle et ses grandes phrases bien pensantes qui lui donne envie de vomir tous les repas de la journée. Dans tout son égoïsme, le jeune homme n'a même pas perçu le trop plein d'émotion qui recouvre la voix de Malia. C'est tellement plus facile de penser à soit au lieu de se rendre compte que les autres sont aussi malheureux. Il relève les yeux vers la brune quand elle commence à l'incendier. Un vague rictus ironique plane sur ses lèvres. « Moi aussi, je croyais te connaître mieux que ça. Tu vois, on se trompe tous, un jour. » Sa déclaration peut bien faire l'effet d'une bombe, ce n'est pas ce détail qui va le déranger. Au contraire, Collins aime bien ne pas faire dans la norme. Il ne prend pas le temps ni la gentillesse d'essayer de la consoler pour son père. Au fond, elle est dans le même cas que lui, certes mais ce n'est pas pour autant que tout redeviendra comme avant. Des années lumières se passeront avant qu'il ne daigne lui refaire confiance. L'instant d'après, l'atmosphère devient plus tendue. Pas entre eux pour une fois. Non, Malia semble chercher une ombre. Lincoln suit son regard et les alentours. Rien, si ce n'est le vide des rues qui les entourent. Son comportement est des plus étranges mais encore une fois, elle ne parvient pas à lui dire la vérité. « Vraiment ? Personne ? Pourquoi tu es pâle alors ? » La question n'est pas très difficile mais la réponse met du temps à venir. Malia n'a plus l'air aussi sûre d'elle qu'auparavant. « Tu me prends vraiment pour le roi des cons. Très bien, je m'en fous de toutes ces conneries. » Ce qui est absolument faux, bien évidemment mais ça, il est bien trop arrogant pour lui signaler. Il se retourne vers sa voiture, prêt à s'en aller mais comme dans un dernier, il lui jette un ultime coup d'oeil. Et il voit bien qu'elle lit de nouveau un message qui n'a pas l'air de l'enchanter. Lincoln se met alors à la questionner mais ses interrogations s'envolent sans trouver de réponses. Finalement, quand Malia prend la parole, c'est pour à son tour lui en poser une, de question. De quoi réduire en miettes le peu de patience qu'il lui restait. Ou alors, elle aime bien l'emmerder profondément. « Tu me mens et ensuite tu ne m'écoutes pas. A croire que t'as décidé de me faire chier jusqu'au bout ! » s'exclame le jeune homme sentant que la tension qu'il ressent au travers de tous ses muscles va lui donner une migraine atroce avant la fin de la journée. Il se rend compte que dans sa colère, il n'avait pas remarqué que Malia s'était rapprochée de lui. Comme si elle cherchait à fuir ce qui la menace. Puisqu'il se devait de jouer une nouvelle fois le rôle de sauveur, il allait accomplir sa mission. Brusquement, il attrape son avant bras et projette la brune contre la portière de sa voiture. « Monte, et tu ne discutes pas. » Dieu merci, elle lui obéit sans trop rechigner. Enfin si. Elle n'a pas l'air d'apprécier sa façon d'agir mais il s'en carre complet. Il aurait dû être plus doux. A cause de lui, il s'est littéralement effondrée contre la portière et elle s'est forcément fait mal. Ceci dit, ce n'est vraiment pas le moment de prendre en considération de telles broutilles. Il démarre en trombe et la gomme des pneus s'inscrit sur le sol de la route. « Je ne ramène chez toi. Tant que tu ne seras pas décidée à me dire la vérité, évite de m'approcher. » Déclare Lincoln presque trop calme en brûlant un feu qui venait tout juste de passer au rouge. Plus il se rapproche de la demeure de Malia, plus son envie de lui subtiliser son portable est grande. Cependant, cette mission s'avère impossible car elle le garde bien précieusement contre elle. Des secrets inavouables doivent se trouver dedans pour qu'elle le tienne de la sorte. Quand il empreinte la rue qui les mènent chez la jeune femme, Lincoln tente une dernière approche. « Avant, tu me faisais confiance. Si tu avais eu des problèmes, tu m'en aurais parlé. » Dit-il en se garant pour affronter son regard de manière à ce que ses prunelles fixent ardemment celles de Malia. Dans un fol esprit, il croit que cette phrase va tout régler et qu'elle va déballer ce qu'elle a sur le cœur. Naïf.
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MessageSujet: Re: it must really suck to have to be you all the time - malia   Lun 18 Jan - 17:44

Elle abandonne presque, lassée de ce conflit. Elle ne peut rien faire pour y remédier, elle a la langue sous scellée et pieds et mains liées. Par ses quelques mots lâchés comme ça, elle lui donne l’impression qu’il n’y a plus rien à attendre d’eux. Et ça, ça lui brise le cœur, littéralement. Une infime partie d’elle se dit à chaque instant que si il tenait vraiment à elle, si les moments qu’ils avaient partagés ensembles étaient bien plus que ça alors il se battrait pour savoir la vérité, il se battrait pour eux et non contre elle comme il le fait. Elle range les armes, soupire. Qui d’autres ? Tout le monde et personne, des rencontres de tous les jours, des personnes plus importantes que d’autres. Il est curieux, sa curiosité la fait doucement rire quand elle ose la comparer à la situation. Elle ne sait pas vraiment comment le prendre. Elle hausse les épaules, le regard vague, sourire moqueur sur les lèvres. « .arrête, j’aurais presque l’impression que t’es jaloux. »  elle parle sans réfléchir. Elle dit ça dans le vent Malia, parce qu’au fond elle n’a aucune idée de ce qu’il pense, enfin, sauf le fait qu’il la méprise au plus haut point, mais ça, elle ne peut rien y faire pour l’instant. Il semble amusé, le questionnant si oui ou non, il lui a manqué ? Est-ce une question à lui poser ? Intérieurement, elle se demande s’il n’est pas un peu con sur les bords. Il prend ça pour un oui, qu’il fasse ce qu’il veut, après tout c’est ce qu’il fait de mieux.   « .tu me fais rire, vraiment. » elle croise les bras de façon nonchalante, oh il n’aura pas ce privilège non pour la simple et bonne raison que même encore aujourd’hui, qu’importe ce que peut-dire Malia, elle n’y retournera pas. Elle ne sait que trop bien ce qui peut lui arriver, déjà petit ils avaient la force de la frapper alors maintenant … Elle ne veut même pas y penser. Un frisson la secoue de la tête au pied et elle met tout sa force pour chasser ses mauvaises pensées de son esprit, elle a autre chose à faire. « .t’es quand même devenu sadique, j’en reviens pas. j’accepte et encore, pas tellement hein, que tu ne me porte plus dans ton cœur aujourd’hui mais de là à vouloir me jeter dans la fosse aux lions rien que pour ton bon plaisir, je trouve ça quand même bas. » lâche-t-elle le regard presque froid. Elle ne se rend pas compte de la dureté de sa voix. Elle se pensait plus calme, plus légère mais il n’en est rien. On se trompe tous un jour, ouais, il n’a pas tout à fait tort sur ce coup-là. Si elle avait sût qu’il aurait eu un tel comportement envers elle, elle aurait peut-être choisit un autre chemin. il lui balance ses quatre vérités, des vérités qu’elle connaissait mais qu’elle aurait aimé ne jamais entendre. Arrête. Une prière, une plainte sortit de sa bouche, elle a la gorge qui lui fait mal, elle sent son cerveau chauffer sous la pression des larmes. Elle a envie de rentrer, elle ne veut plus être ici, elle n’a rien à faire ici. Elle n’aurait pas dû le rencontrer aujourd’hui, pas ici, pas maintenant. Et puis tout bascule, le temps semble se figé autour d’elle, son ouïe commence à siffler quand elle lit les messages qu’elle vient de recevoir. Elle sent son cœur s’arrêter. Et puis il bat, vite, fort. Elle l’entend, le sent au niveau de ses tempes. Il est là, pour elle. Un de ses pires cauchemars. Et à cet instant, elle préférait même être dans le quartier des puritains que de le savoir dans les parages. Elle relève la tête, la nausée la prend à la gorge et elle a soudainement une envie de vomir. Impossible qu’il soit là, il ne peut pas être là. Elle ne le voit pas. Elle ne sait pas si elle doit être rassurée ou non, son cerveau bouillonne et les messages ne cessent d’arriver, menaces sur menaces. Elle a la très nette impression de revenir des mois en arrières à subir son chantage et ses menaces. Personne. Ce n’est personne. Il n’y a personne, elle se fait des films, c’est juste un canular. Un mauvais coup. Elle l’écoute à moitié. Elle le regarde, les yeux vides. Qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ? Si il vient pour elle, d’accord. Mais il ne doit pas savoir que Lincoln est aussi ici. Elle se mord les lèvres, n’arrive pas à répondre. Les mots ne sortent pas de sa bouche. Ils sont coincés. Et puis il abandonne, c’est mieux pour lui, enfin presque. Il la plante là, elle n’arrive pas à bouger, à hurler, à pleurer. Elle est figée dans le temps et l’espace, son portable à la main. Un nouveau message. Là, c’est le message de trop, elle a l’impression qu’elle va faillir. Sa respiration est plus poussée. Ses mains tremblent. Ne pas répondre, il ne faut pas qu’elle réponde et intérieurement, elle se félicite d’avoir désactivé la notion du message lu. Il ne le sait pas lui, qu’elle la lu. Elle jette un rapide coup d’œil, comme pour confirmer son option. La voix de Lincoln la réveille. Elle le regarde, elle ne s’était pas rendu compte qu’elle s’était rapproché de lui. Elle secoue légèrement la tête. Elle tente d’ouvrir la bouche mais il est plus rapide qu’elle. Lincoln lui saisit l’avant-bras violemment et la plaque sur la portière de sa voiture. Une douleur aigüe se fait ressentir au niveau de son épaule. Elle n’a pas le temps de se plaindre qu’il lui aboie de monter dans la voiture. Et la sienne ? La jeune femme s’assoit sur le siège passager avant. Elle tient son épaule endolorie et ne manque pas de jeter un regard noir envers le jeune homme. La douleur l’agite un peu à chaque secousse de la voiture. Elle détourne le regard et porte ce dernier sur sa voiture, ah, elle est là elle. Elle la voit s’éloigner et préfère regarder le paysage, tant pis, elle la récupèrera plus tard. Enervée par ses propos, la Williams claque sa langue contre son palais et répond ironiquement. « .j’avais ma voiture tu sais, tu n’aurais pas dût te donner autant de mal. » elle regarde la route. « .bien, à l’avenir, je ferais ça. » ce sera plus facile pour moi de t’éloigner de lui. Elle se garde bien de lui dire la fin. Le trajet se fait plus rapidement que prévu, comme si il avait pris des raccourcis sur raccourcis pour se débarrasser d’elle au plus vite, pourtant ils auraient pu se séparer sur le parking du cimetière, ça aurait été tout aussi bien. Elle libère son épaule et tente de la bouger un peu, ça va, rien de casser à première vue mais elle ne donne pas chère du résultat le lendemain, un bel hématome l’attend à coup sûr. Merci, Lincoln. Son portable bien gardé entre ses mains, il ne vibre plus depuis qu’elle a quitté le parking. Elle se sent reprendre une respiration plus posée, plus proche de la normale. La voiture s’arrête devant chez elle. Une grimace tiraille ses jolis traits. Lincoln s’exprime. Ses paroles sont douloureuses pour Malia. Elle baisse la tête et tente de trouver les mots justes. Elle pose son sac à main sur ses jambes et inspire. Elle se tourne enfin vers lui et le regarde droit dans les yeux, un air fatigué dans le regard. « .Lincoln. commence-t-elle. .ma confiance en toi n’a pas changé. il n’y a pas d’avant, ni d’après. elle est toujours là … elle se pince les lèvres et baisse le regard. . et j’en suis profondément désolée que ce soit le cas de ton côté, je n’ai jamais voulue ça. Seulement, c’est plus compliqué que ça. » elle se redresse et porte sa main sur la portière, elle enclenche le mécanisme d’ouverture. Elle le regarde une dernière fois. « .un jour tu sauras, plutôt que prévu apparemment, mais tu comprendras pourquoi … je suis désolée. » la porte s’ouvre et la jeune femme n’attend pas de réponse, à quoi bon, ça fera encore plus mal. Malia sort de la voiture et ferme la porte derrière elle, le vent lui souffle au visage et elle sent les larmes lui monter aux yeux.
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MessageSujet: Re: it must really suck to have to be you all the time - malia   Lun 18 Avr - 9:46

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