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ps ; devine quoi ... csltd & apd

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Augusto P. Da Volpedo
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MessageSujet: ps ; devine quoi ... csltd & apd Mar 10 Nov - 22:47



Rome, le sept mai deux mille vingt ; Assis sur un banc dans le jardin des Borghese à Rome, Augusto contemple les canards et les cygnes qui barbotent dans la mare. Ce parc gigantesque est l'endroit préféré du jeune homme dans sa ville natale. Tout petit, il y venait souvent avec son grand-père qui peignait durant des heures. Lui, gambadait au travers des allées ou jouait avec au ballon avec ses frères et sœurs. Parfois, il s'asseyait près de son aïeul, qu'il admirait tant et le regardait façonner ses œuvres d'arts. Vingt-cinq ans plus tard, il se sent toujours aussi à ce lieu que les touristes considèrent comme magique, le temps d'une promenade. Cette havre de paix est un peu son refuge secret. Sauf qu'aujourd'hui, il s'apprête à le partage avec la personne la plus chère à ses yeux : Constance Sarah La Tour Dubois. Une personne vient s'installer à côté de lui mais il ne sourcille même pas. Son dos heurte le bois du banc et Gusto pose ses mains croisées sur ses cuisses. « C'est vraiment une idée à la con. » Grommelle l'italien, la mine sombre. Il pense que sa décision est mauvaise et qu'il s'embarque dans un mauvais plan. Le rire qui émane de son interlocutrice lui hérisse le poil. Voilà qu'en plus, elle se permet de se foutre de lui alors qu'il n'est pas au meilleur de sa forme. Gusto l'assassine du regard et sans ménagement, il commence à vociférer en italien tout en faisant de grands gestes. Le problème est qu'elle comprend tout. Bien sûr. Ce qui le rend un peu plus boudeur encore. Le pire ? Elle continue de lui faire part de son hilarité en le provoquant. Mauvaise idée quand on connaît le caractère volcanique du jeune homme en question. « Tu as peur. » Gusto suffoque d'indignation. Lui avoir peur ? Jamais de la vie. Il se remet à marmonner dans sa barbe et les sons qui émanent de sa bouche ne sont en aucun cas compréhensibles. Ce du « mnnhmm » et du « orgpfffmmnnnn » au milieu d'un majestueux « va te faire voir » qui ferait trembler les plus faibles. Forcément avec elle, c'est le contraire qui se produit. Au lieu d'avoir peur comme toute personne qui se respecterait, elle se permet de rire sans se cacher. Elle le connaît par cœur alors ses coups de sang, elle s'en moque. A cette seconde précise, Augusto la déteste. Camélia, sa cadette est vraiment invivable quand elle commence à être aussi chiante. Pour un peu, il finirait par préférer Sandro et Francesca. Et ce n'est pas peu dire. Joyeuse comme elle ne l'a jamais été par le passé, elle lui donne un coup d'épaule fraternel. « Va te préparer et sois là à 20h. » Merci, c'est lui qui a fixé et programmé toute la machination dont il sait parfaitement l'heure à laquelle il doit être présent. Le jeune homme se lève, époussette une poussière imaginaire sur son pantalon et prend une grande inspiration. Il n'a fait que quelques pas lorsqu'il entend à nouveau la voix de sa sœur. « Gusto ! » Il se retourne, le visage interrogateur. « C'est la meilleure idée que tu jamais aies eu. » Il hoche la tête. Oui, c'est une merveilleuse idée et il s'agit de son envie la plus sincère.
Il revient dans ce parc dès dix neuf heures quarante. A partir de ce moment, il piétine comme un gamin pétrit par l'impatience. D'un geste distrait, il caresse doucement sa barbe, regarde sa montre, puis l'allée par laquelle Constance doit arriver avant de passer une main dans ses cheveux. Il répète ses quatre mouvements sans arrêt. Comme une sale manie qui lui permet de ne pas trop angoisser et de ne pas faire marche arrière. Il va certainement vivre les minutes les plus intenses et les plus importantes de sa vie alors, il y a de quoi flipper. Même le grand Augusto Pelizza Da Volpedo a le droit à ses moments de faiblesses. Il vérifie pour la énième fois que le gamin est bien près du plan d'eau, qu'il sait parfaitement bien ce qu'il doit faire. Gusto lui répète les quelques instructions qui lui passent par la tête avant de revenir à son point de départ. Les arbres sont peuplés de leurs feuilles vertes, synonyme d'un printemps qui s'annonce sous les meilleurs auspices. Il espère que cette soirée sera le reflet de cette saison. Nouveau coup d'oeil vers l'heure qui n'avance pas. A croire que l'on s'amuse avec ses nerfs en retardant l'échéance, le plus possible. Il vérifie également ses messages. Lors du dernier qu'il a envoyé à Constance, il a prétexté un problème à la galerie Pelizza Da Volpedo dans le centre de Rome et il lui a envoyé un chauffeur qui est censé l'amener jusqu'au restaurant où ils sont censés dîner. Gusto l'imagine déjà dans une délicieuse robe, perchée  sur une bonne dizaine de centimètres de talons. De quoi avoir une légère difficulté pour marcher sans se tordre une cheville quand elle découvrira le vrai lieu de leur rendez-vous. Il voit déjà sa bouille maudite et ses yeux qui le maudissent sans qu'aucune parole ne franchisse ses lèvres. Dans un premier lieu, elle risque de le détester. Il croise les doigts pour qu'elle change rapidement d'avis. Tout ne dépendra que d'elle. A nouveau. Lorsque la voiture se gare à moins de cent mètres de lui, il bondit presque vers le véhicule pour tendre la main à Constance. Autrefois, il serait resté à sa place, il aurait attendu en tapotant son pied au sol que le chauffeur l'aide à descendre et qu'elle le rejoigne. A présent, il a presque trente et un ans et la fierté qui le bouffait a peu à peu céder la place à une espèce de maturité qu'il tente de garder. La portière s'ouvre et Gusto attrape la main de Constance qui, bien évidemment, ne sait pas pourquoi elle se retrouve piégée ici au lieu du restaurant dont il lui a tant parlé. « Ne râle pas, s'il te plaît. » quémande Augusto sans pour autant lui donner plus amples. Ne demande rien et fais-moi confiance les yeux fermés. Voilà en somme la réclamation du brun. Plus facile à dire qu'à faire. Il lui dépose un baiser tendre sur la tempe et l'entraîne à sa suite. Arrivés devant le gamin, le trentenaire lui tend un billet histoire qu'il déguerpisse bien vite. Une barque se trouve devant eux. Une barque. Constance dans une barque. Il a peut-être un peu présumé son acceptation. Elle n'a pas l'air enchanté. Pas du tout. Il saute dans leur embarcation de fortune et tend pour la  seconde fois en dix minutes la main de Constance. « Constance ? » Et si tout son plan échouait parce qu'elle refusait de participer ? S'il se retrouvait comme un con ? Tout est possible. Ce qu'il pensait être millimétré a une faille : la volonté de sa compagne à le suivre dans cette aventure.
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Constance La Tour Dubois
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MessageSujet: Re: ps ; devine quoi ... csltd & apd Mer 2 Déc - 0:34

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36.000 :plop:

Spoiler:
 


Elle ne leva le nez de son téléphone que lorsque la voiture entama son ascension sur une longue allée en gravier. Alessandro lui jeta un regard soucieux dans le rétroviseur, sachant pertinemment qu'elle s'attendait à rouler sur du bitume, certainement pas sur du gravier, et que si jusqu'à présent elle n'avait pas accordé grande importance au trajet, l'arrivée au parc de la villa la fit tiquer. Après s'être hasardé à un sourire, auquel elle ne répondit évidemment pas, il reposa une main tremblante sur son volant et Constance jeta un regard circonspect aux nombreux arbres qui encadrait la route sur laquelle ils étaient résolument engagé. Elle s'attendait à de la vieille pierre couleur sable, nuancée par le temps qui filait depuis des siècles et abîmait la ville éternelle sans jamais la déposséder de son éclat. D'abord reléguée au rang de silhouette , Augusto, sa barbe, et son superbe costume firent une apparition remarquée dans son panorama. Ils jouent avec sa barbe, cogita-t-elle, maintenant persuadée qu'il mijotait quelque chose de son côté. Constance n'était pas réputée pour aimer les surprises. Elle aimait les choses simples, élégantes certes, mais surtout cadrées. Elle voulait savoir où elle marchait, et en l’occurrence, elle aurait dû pénétrer ce soir dans ce fabuleux restaurant italien dont Augusto avait dressé bien des louanges durant des semaines. Audacieux l'effet de surprise, trop audacieux, marmonna-t-elle, alors que sa main glissait dans la sienne, et qu'elle s'extirpait de la voiture, prête à lui bondir dessus. Elle eut à peine le temps d'ouvrir la bouche qu'il anticipait son mauvais caractère, comme il avait appris à le faire des années durant. Elle poussa un soupir, navrée pour elle-même d'avoir été contrée de façon si habile, et surtout de devoir garder pour elle une contrariété pourtant justifiée. Toutefois, elle tiqua en lui attrapant la main. « .Tu as dit s'il te plaît ?. » demanda-t-elle, suspicieuse. Un cataclysme était en chemin, Augusto venait de dire s'il te plaît. Et l'avait fait de façon si naturelle qu'elle resta interloquée encore quelques secondes de plus. Ils avaient dépassé depuis longtemps le stade de s'il te plaît et autres merci, de rien. Quand bien même, l'italien, de par son éducation et sa nature, exigeait. Il ne s’embarrassait du coup jamais d'une politesse que Constance trouva édifiante. Pas au point d'en tomber à la renverse, mais quand même. « .Tu es stressé. » fit-elle remarquer, sentant ses lèvres trembler contre sa tempe. Oh, il n'avait pas besoin de sa remarque pour le savoir. Mais au moins maintenant, il savait qu'elle savait. Elle pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert, et toute l'impatience qu'il mettait dans le moindre de ses gestes le trahissait. Ses talons heurtèrent le gravier en un bruit mat, tandis qu'elle se glissait à sa suite, résolument perplexe. Un lac s’étalait devant elle, noir sous une nuit étoilée, et trouvait à sa source l'esplanade de ce qui semblait être une temple de l'ère gréco-romaine. Un petit garçon lui adressa un sourire chaleureux, auquel elle répondit de son indifférence coutumière. En regardant autour d'elle, Constance hésita à demander où diable se trouvait ses lasagnes, mais se ravisa par curiosité – et aussi parce qu'il lui avait fait plus ou moins promettre de ne pas protester. Pas avant de savoir ce qu'ils pouvaient bien foutre ici, alors que le cœur de Rome battait plus bas, et n'attendait plus qu'eux. L'italien devait avoir quelque chose en tête. À ce niveau-là, il le devait. Il y était forcé. Ou bien il souffrirait d'une mort longue et douloureuse.   « .C'est le parc de ton grand-père, pas vrai ? Celui qui est sur la peinture que tu caches dans ta chambre. » remarqua-t-elle, après une longue contemplation. Celui-là même. Elle voyait encore très bien l’œuvre, cachée dans son placard dans la crainte de tomber un jour dans les mains d'un acquéreur peu méritant contre une somme aberrante. Elle avait compris l'importance de ce tableau au premier regard, et n'avait posé aucune question depuis, ce qu'elle regretta amèrement. Pendant un instant, elle préféra s'intéresser à la quiétude du parc, et à ses tréfonds aux allures féeriques, plutôt qu'à l'eau qui frémissait sous le poids de l'italien, prêt à naviguer. Ce n'est qu'une fois concentrée sur lui de nouveau qu'elle devina ses projets. Une infime partie, du moins.  Consternée, Constance ferma les yeux, et poussa un long soupir. L'envie d'étrangler Augusto vint la saisir. Ses escarpins n'étaient pas prévu pour une telle sortie, quand bien même quoi que ce soit dans sa garde robe puisse l'être, et … était-il vraiment fou au point de s'imaginer une seule seconde qu'elle allait vraiment monter dans cette épave ? Elle jeta un coup d’œil un la main qu'Augusto lui tendait, et fit remonter son regard dédaigneux le long de son bras en une caresse qu'elle voulut tranchante, jusqu'à le planter dans le sien. « .Augusto. » répondit-elle d'un ton fatalement autoritaire. « .10 ans. Tu me connais depuis précisément 10 années. Et après toutes ces années, tu as l'air de croire que je vais vraiment prendre ta main, et te suivre aveuglément dans cette espèce de barque calamiteuse, au milieu d'un lac vaseux, alors bien sûr que je suis perchée sur quinze centimètres de talons hors de prix, et habillée d'une robe dont la valeur peut largement défier ton imagination. »  Elle se trompait sur toute la ligne. Lui cachait quelque chose qui pourrait largement défier son imagination, pas l'inverse. Elle ne le savait pas, mais la curiosité qui gonflait en elle, et la poussait à croire qu'il ne faisait pas ça sans raison, fut largement plus forte que son envie de l'envoyer paître. Elle savait qu'il ne pouvait pas prévoir pareil connerie sans une raison valable. Elle le savait, le connaissait. Seulement elle se demanda ce qui pouvait justifier une aventure pareille. Rien selon elle, mais Augusto Pelizza da Volpedo avait toujours été plein de surprises, alors alors... Sans trop s'offrir le temps de réfléchir plus loin, sinon elle changerait inévitablement d'avis, Constance prit une inspiration qu'elle écoula le plus lentement possible par la bouche, et glissa sa main dans la sienne. « .J'imagine que tu as raison de le croire. » finit-elle par souffler, grimpant à bord un pied après l'autre. L'embarcation tangua sous leur poids, et d'instinct, elle s'accrocha à lui. « .Ne me lâche pas. » ordonna-t-elle, se cramponnant à ses bras dans l'espoir fou de retrouver un équilibre à peu prêt décent. Elle se moqua bien du fait qu'à un moment, il devrait ramer sur ce foutu lac. Elle refusait de le lâcher, et s'entêterait à profiter du confort de ses bras tant qu'ils seraient encore dans ce foutu bateau, et que son équilibre menacerait de l'expédier dans les flots. « .Dis-moi ce que tu as… ou veux, peu importe. » finit-elle par exiger, toujours préoccupée par leur équilibre précaire. Ses bras dans les siens, ses mains agrippant de toutes ses forces ses avant-bras, Constance trouva en elle la confiance nécessaire pour planter son regard dans le sien. « .Dis-moi. » Dis-moi, et fait le vite, avant que je ne tombe à la renverse et maudisse ton lignage sur un milliard de générations au moins.
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Augusto P. Da Volpedo
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MessageSujet: Re: ps ; devine quoi ... csltd & apd Ven 25 Déc - 9:16


Si sa tête et toutes ses pensées ne convergeaient pas vers le projet qu'il concoctait, il se serait certainement mis à grogner dans sa langue maternelle tout en lui lançant un regard noir des plus explicites. Constance le connaissait si bien que cela en devenait presque effrayant. Certes, les années jouaient un grand rôle mais il était toujours aussi étonné de constater qu'elle pouvait appréhender et interpréter chacun de ses gestes et chacune de ses paroles. C'était à la fois énervant et attendrissant. « Moi, stressé ? Quelle idée farfelue t'es-tu mise en tête ? » De surcroît, piètre menteur. Le ton désinvolte, limite railleur qu'il tente d'emprunter sonne faux à ses propres oreilles. Alors il n'ose imaginer ce qu'elle pense de lui maintenant. Il doit se ressaisir pour ne pas tout faire capoter. Ce serait dramatique pour lui et ses nerfs, pourtant d'acier de base, risqueraient bien de lâcher. Il son interrogation, il hoche doucement la tête. Il se souvient de lui avoir parlé de ce parc des dizaines de fois. Sans pour autant l'emmener jusqu'ici parce qu'il n'était pas prêt à partager son refuge secret. Elle doit se douter que si le pas est sauté aujourd'hui, c'est pour une bonne raison. Gusto n'entre pas dans les détails en fournissant des explications que Constance doit mourir d'envie d'avoir. Un peu de patience et elle sera éclairée quand à cette machination. Le couac survient à l'endroit qu'il avait prévu. Forcément, monter dans une barque ne fait pas partie des standard de mlle la tour dubois. L'italien lève les yeux au ciel et claque la langue contre son palais d'impatience. « Je t'en rachèterai un. Même dix si cela t'enchante. Le prix de ta venue n'a pas d'importance. » non définitivement pas. Sa robe et ses escarpins qu'elle semble affectionnaient lui paraissent bien futiles. Le cadet de ses soucis. Qu'elle prenne sa carte gold pour refaire toute sa garde robe si cela lui fait plaisir mais qu'elle monte dans cette foutue barque avant qu'il ne l'attrape comme un rustre. Il ressent comme des fourmis dans les doigts à force d'espérer que Constance le rejoigne sur cette embarcation peu stable. Finalement elle lui attrape la main et malgré le fait que la barque tangue dangereusement, Gusto a assez d'expérience en la matière pour placer correctement le poids de son corps afin qu'ils ne se retrouvent pas à l'eau. Ce qui gâcherait le reste de la soirée. La chaleur du corps de Constance l'enveloppe entièrement et ses bras l'enlace tout en douceur. « Jamais. » répond-t-il sincèrement à sa demande. La lâcher … Quelle idée saugrenue. Si seulement, elle savait ce qu'il lui prépare depuis des semaines … C'est finalement son imagination à elle qu'il défie. A ses questions, l'italien s'obstine à ne pas lui donner satisfaction. Il la récompense pour quelques rictus moqueurs. Comme s'il allait se montrer moins buté après toutes ces années. Ce serait bien mal le connaître. Après tout, il est connu pour être borné comme pas possible. Avec minutie, il défait l'emprise qu'elle maintient sur lui. Il garde ses mains dans le creux des siennes un instant, embrasse comme toujours son front et finit par poser ses mains sur sa taille. « Ce que je veux … » Commence Gusto avec une lueur malicieuse au fond de ses prunelles « … c'est que tu t’assoies juste ici et que tu restes bien sage. » Tout en délicatesse pour ne pas brusquer et pour ne pas les faire chavirer, le jeune homme installe Constance. Qu'elle reste sage … Autant demander l'impossible dès à présent. Il s'attend à ce qu'elle lui vocifère toutes sortes de noms d'oiseaux. Ceci étant, pour l'instant, les états d'âmes et les envies de meurtres de Constance à son égard, sont sa dernière préoccupation. Il attrape les rames et débute l'effort physique qui les mène vers la petite chapelle, qui de base, est là pour prier les dieux de l'antiquité. Plus ils se rapprochent et plus Gusto a les muscles qui se contractent. Le reste de sa vie va se jouer dans les minutes qui arrivent. Volontairement, il garde les lèvres clauses. Constance peut bien soupirer, rechigner et/ou le menacer, il est décidé à garder la surprise jusqu'au bout. La barque touche le sol ferme et le choc entraîne une petite secousse. Immédiatement, Gusto lâche les rames pour attraper Constance afin qu'elle ne l'accuse pas de vouloir la noyer. Avec la souplesse d'un félin, il saute à terre et ses grands bras encerclent la brune pour la soulever et la déposer. Ses yeux se baissent instantanément vers ceux de Constance et elle peut voir qu'il a, de nouveau, ce masque sérieux, limite effrayant sur son faciès. Ses doigts se mêlent aux siens pour la guider vers la petite chapelle. A l'intérieur, la décoration a été réalisée selon ses souhaits. Tel un chef d'orchestre, l'italien a été d'une rigueur implacable. Des dizaines de bougies illuminent l'ensemble du monument. Des bouquets de roses rouges ont été déposés près des statuts qui ne semblent qu'attendre une seule chose : donner leur bénédiction. Gusto a lui-même sélectionné des photos pour les placer à côté des bougies. Des souvenirs d'eux durant leur parcours commun à l'université ou bien encore lors de leur vie à New-York. La plus importante à ses yeux et celle qu'il a fait agrandir pour ensuite la poser sur l'autel qui trône fièrement au fond de la chapelle. Une photo d'eux en train de couver amoureusement Enzo : leur fils. Ce petit garçon est devenu la prunelle de ses yeux et même si Gusto ne se voyait pas père … Aujourd'hui, il ne s'imaginerait pas vivre sans cet enfant qui a consolidé sa vie et ce que représente Constance à ses yeux. D'ailleurs, il la laisse s'acclimater à l'ambiance de la pièce avant de se tourner vers elle. « Tu dois te demander ce que toute cette mise en scène signifie … » Dans le meilleur des cas, oui, elle doit se poser la question. Dans le pire scénario envisageable, elle doit se dire qu'il est tombé sur la terre, devenu fou et qu'elle va le faire enfermer dans les jours à venir pour qu'il lui fiche la paix. Augusto lâche ses mains et se plante face à elle. Son cœur s'emballe. Il n'a jamais battu aussi vite, ni aussi fort. Elle a raison : il est stressé. Mais elle ne pourrait imaginer à quel point ce stress le ronge. « Constance, je … » Les mots se bloquent au travers de sa gorge. Des discours, il en a effectué des dizaines au cours de sa vie. Que ce soit pour ses études et par la suite dans son milieu professionnel auprès d'acheteurs potentiels. Sauf que là, il est face à un trou noir. Ses yeux ne parviennent plus à distinguer la femme merveille qui est à quelques centimètres de lui. Il a répété des dizaines de fois ce qu'il lui dirait le moment venu et là, il a la désagréable impression d'avoir tout oublié. Pour évacuer la tension qui l'habite, il ferme les yeux et compte jusqu'à cinq. Quand ses prunelles retombent sur le visage perplexe de Constance, il reprend sa confiance légendaire. Il n'a pas besoin de texte, il a son cœur. Et il se sent définitivement prêt à le mettre à ses pieds. Sa main droite effleure la boîte qui se trouve dans la veste de son costume. C'est avec un genoux à terre qu'il lève les yeux vers elle. « Si tu regardes tout autour de toi, tu verras que j'ai immortalisé quelques moments forts de ces dernières années. » commence Gusto sans que sa voix ne tremble. L'évidence s'est imposée d'elle-même : il accomplit ce qu'il aurait dû faire depuis fort longtemps. « Tu l'as dit toi-même tout à l'heure : 10 ans que je partage ta vie. Dix années durant lesquelles nous avons traversé tempêtes et apocalypses. Mais à chaque fois, nous nous sommes relevés. Il y a quelques mois, tu m'as offert, le plus beau cadeau du monde : Enzo. Avant toi, je me pavanais dans ma vie de célibataire qui m'allait comme un gant. Avant toi, je n'avais pas compris l'importance d'avoir un être auprès de soi qui vous donne plus qu'il ne le pense. Avant toi, je pensais qu'être deux ne servait à rien … Tu es l'exception. » Continue Augusto avant d'avancer sa main, presque timidement pour attraper celle de Constance. « Après mon départ de San Francisco et notre rupture, j'ai compris qu'être deux, c'est bien mais seulement si être deux veut dire être avec toi. Dans mon monde si rutilant que je croyais parfait, j'ai su que si je parvenais à te convaincre de revenir vers moi, je ne te laisserai plus jamais partir. » De sa main libre, Gusto fouille dans sa poche et finit par extirper une petite boîte carré couverte de velours. Il déglutit une dernière fois avant de l'ouvrir. Une bague sertie de diamants. Pas une bague trop ostentatoire pour prouver la fortune qu'il a. Non, quelques chose de plus raffiné qui s'accorde avec le pendentif qu'il lui avait offert quelques années auparavant. Une émotion encore inconnue il y a peu de temps, étreint le jeune homme. Ce n'est pas un pas en avant qu'il va faire mais un saut incroyable. « Je suis l'homme le plus impétueux et présomptueux que tu connaisses, j'en ai conscience. Mais, je suis également, l'homme qui t'aime et t'aimera le plus au monde. Je me sens prêt, et j'ai envie de signer pour les soixante prochaines années. Alors je te le demande : Constance Sarah La Tour Dubois, veux-tu devenir ma femme ? Acceptes-tu de demeurer mon exception ? » il l'a enfin dit. Il a enfin avoué qu'il l'aimait. Il lui aura fallu dix ans. Malgré cette attente, il a réussi à déclarer sa flamme. Maintenant, tout repose sur elle. Elle détient leur avenir entre ses mains.
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Constance La Tour Dubois
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MessageSujet: Re: ps ; devine quoi ... csltd & apd Jeu 9 Juin - 23:13

- I’m going to marry you one day, you know.
- is that a promise ?

- - - - - - - - - - - - - - - - - - -
We keep this love in this photograph
We made these memories for ourselves
Where our eyes are never closing
Our hearts were never broken
And time's forever frozen still


« .Là n'est pas la question. » et il le savait parfaitement. Des robes, elle pouvait s'en acheter assez pour un usage unique, et ce jusqu'à la fin de ses jours. Une robe, une journée. Fut un temps, elle aurait été assez capricieuse exiger ce genre de fantaisie grotesque, que seule un adolescente pourrie-gâtée pouvait se permettre. Néanmoins elle avait changé aujourd'hui, et l'industrie de la mode, si ce n'est l'âge de raison, lui avait inculqué qu'on devait aimer une tenue comme on aime un homme. Et pour des raisons évidentes, elle n'aurait aucun scrupule à faire croire à l'italien que cette robe avait bien plus de valeur à ses yeux que les autres, et qu'il n'avait donc pas intérêt à faire tanguer cette galère sur laquelle elle embarquait. Si tant est que l'idée puisse lui traverser l'esprit. Augusto était fou au point de la faire grimper sur ce canot de sauvetage repêché aux abords du Titanic, mais probablement pas au point de la faire délibérément tomber dans ces eaux infâmes. Irritée par l'inconnu, Constance se contenta de le gratifier de son regard le plus sombre, lorsqu'il l'invita à rester sage. Comme si, pensa-t-elle, pas en de bonnes conditions pour la suite. Elle était connue pour son caractère placide, et imperturbable. Tout au plus ses colères élégantes, où elle haussait à peine la voix, et qui étaient le plus souvent dédiée à Augusto, et à sa façon si particulière de la contrarier. Calme, elle l'était. Sage, certainement pas. On pouvait décrire Constance de multiples manières, mais sage n'en faisait incontestablement pas parti. S'il voulait absolument ramer, et lui prouver à quel point ses biceps pouvaient être musclés (ce dont elle ne doutait plus, depuis le temps), il aurait très bien pu le faire sur une gondole à Venise. Pourtant, et heureusement pour lui, grâce à une curiosité avide, elle était encline au silence contemplatif qu'il quémandait, et à l'impatience de découvrir ce que cette promenade sur les eaux troubles lui réservait. Au prix de son tempérament impétueux, et d'un nombre incalculable de nombreux sarcasmes, Constance lui fit l'honneur de la boucler jusqu'à ce qu'ils accostent enfin. Par respect pour le ou les projet(s) qu'il s'était apparemment tué à dessiner et pour la tension manifeste qui guidait le moindre de ses gestes, et attisait toujours plus l'intérêt d'une Constance devenue la figurine du bon vouloir de l'italien. Le débarquement se fit tout en douceur, et à peine eut-elle posé un pied à terre qu'elle s'accrochait déjà au bras d'Augusto, ses doigts adroitement glissés dans les siens. La nuit à peine tombée sublima l'éclat du temple qui se dressait devant eux, et elle n'eut aucun mal à deviner que le seul éclairage provenait de la tripotée de bougies disposées ça et là. Elle fit une entrée timide à l'intérieur et se rendit vite compte, les yeux grands écarquillés, que sa vie sur dix ans s'étalait à ses pieds. Dix ans, souffla-t-elle en y repensant brusquement. Dix ans, et elle se souvenait du moment où la moindre photo avait été prise, et où. Bordée d'un pêle-mêle de photos, la majorité datant d'un autre temps, elle fit face à une impasse de pierre embellie par l'adorable trogne de son fils qui souriait comme son père et sa mère ne le faisaient jamais. Ce petit mec, le seul capable de faire fondre son coeur de pierre. À une exception prêt. La ressemblance avec son père, alors même qu'il n'était qu'un bébé, poussait Constance adorer Enzo encore plus. Si tant est que ce soit possible. Ses doigts quittèrent un instant les siens pour glisser affectueusement sur quelques clichés d'eux à Berkeley, et partout ailleurs. Lorsqu'ils n'étaient que des adolescents optimistes, et plus ou moins innocents. Le temps où tout était si simple qu'il lui suffisait de claquer des doigts pour que pour prouesse soit accomplie. Même si c'était toujours le cas, tourmenter son prochain n'avait plus la même saveur. En revanche, sa relation avec l'italien n'en était que plus délicieuse depuis le passage à l'âge adulte. Bée devant la décoration de goût, elle se laissa une demi-seconde pour répondre à Augusto qui, à deux pas derrière, débutait les explications. Plus ou moins. Nan, tu crois ? Manqua-t-elle de répondre, armée de son habituel ton railleur. À la place, elle se contenta d'y aller en badinant : « .Ca… et bien d'autres choses encore. » marmonna-t-elle,  tout  baladant autour d'elle un regard à la fois admiratif et suspicieux. Elle le lorgna du regard, stupéfaite, comme s'il s'apprêtait à lui annoncer un voyage dans l'espace, et se détourna presque aussitôt pour s'offrir à la nostalgie que l'endroit lui inspirait. « .Des bougies, des fleurs, et toutes ces photos. Mais… c'est superbe. » Elle fut tentée de l'applaudir, et le féliciter pour un tel décor. Le tout était arrangé avec tant de goût qu'elle ne douta pas un seul instant qu'Augusto avait déterminé lui-même l'emplacement stratégique de chaque chose. L'ensemble mettait parfaitement en exergue leurs goûts raffinés et si peu ostentatoire. Trop occupée à s'admirer dans le moindre cliché qui trainait, Constance en oublia de demander pourquoi. « .Oui ?. » finit-elle par répondre, prise de cours, soutenant son regard pour l'inciter à poursuivre et à s'expliquer. Libre de lire un trouble grandissant sur ses traits tirés, de disséquer la moindre émotion qui voudrait bien trahir le mystère qu'il s'obstinait à faire durer et d'à son tour se mettre à stresser, Constance se figea à son tour lorsqu'il posa un genoux à terre. « .Mais qu'est-ce que tu f... » commença-t-elle à questionner, sans être dupe pour autant.  Voilà une scène à laquelle personne ne s'attendait, même pas elle. Surtout pas elle. Aucune déclaration ne pouvait être aussi sincère que celle qu'il était en train de formuler, faisant ainsi remuer son coeur trop anesthésié à une cadence déchaînée. La gorge nouée, elle buta sur le moindre mot qui s'ajoutait à ce discours aussi extraordinaire qu'invraisemblable. S'il y avait un moment, dans toute son existence, où elle aurait pu laisser la Manon Petrov-Versier en elle l'investir toute entière, exulter d'un contentement aussi détonant qu'un feu d'artifice, c'était bien celui-ci. Il avait l'air si sûr de lui qu'elle en fut d'autant plus déstabilisée. Il évoquait le temps d'avant, où elle n'était pas entrée dans sa vie, mais de son côté, elle n'avait aucune idée de ce à quoi ressemblait sa vie avant lui. Hormis les soirées, les Manon/Maxime/Alban et les conflits avec son père. Elle n'avait partagé sa vie avec personne, et le premier de sa liste se trouvait être ainsi le dernier. Qu'importe les rencontres, les histoires éphémères trop dérisoires pour être racontées. Qu'importe. Ce qui comptait vraiment se tenait devant elle, un genoux à terre, son coeur dans une paume et un boitier en velours pourpre dans l'autre. Sans aucune forme de résistance, elle lui offrit sa main lorsqu'il tendit la sienne vers elle. Elle finit par lâcher un '' oh putain '' à peine audible dans la langue de Molière, qu'elle tenta de réprimer en déposant sa main libre sur sa bouche, tout en découvrant une bague. Une superbe bague qui lui ressemblait, et rappelait le collier qu'elle avait pris soin de vêtir avant de le rejoindre. « .Tu viens de dire que … . » tenta-t-elle de le couper, sans qu'il lui en laisse l'opportunité. Et il avait bien raison. Oui, il venait de le dire. Qu'il l'aimait. Absolument. Elle dut se mordre la lèvre pour ne pas l'inciter, avec tout l'avidité dont elle était à présent faite, à répéter mot pour mot '' l'homme qui t'aime et t'aimera le plus au monde''. Le tout devenait surnaturelle, à tel point qu'elle eut presque du mal à respirer une fois sa demande achevée. Elle le contempla longuement, interloquée par pareil retournement de situation, et manqua une fois … ou vingt de lâcher un '' what the fuck '' parfaitement inapproprié, et contre tout ce en quoi elle croyait en terme de langage, mais qui résumait parfaitement la situation. « .Gusto... » débuta-t-elle, après de longues minutes de silence qu'elle devina être le moment le plus angoissant de toute l'histoire de l'italien. Son coeur battait si fort qu'elle ne s'entendait plus parler, ni respirer, si tant est qu'elle en soit encore capable, et pendant un moment de plus, elle le considéra d'un regard qui passait progressivement de l'anxiété à la tendresse. Elle se rappela de ses parents, et de leur mariage heureux en dépit de leur relation catastrophique avec la petite dernière de la famille. Du bien que sa chère mère avait fait à son abominable père, et que le rôle d'époux était bien le seul qu'il avait honoré de façon incomparable. Augusto faisait déjà un père émérite, et lui confier sa vie, plus qu'elle ne le faisait déjà, lui sembla être plus logique que tous les choix judicieux combinés qu'elle avait pu faire dans sa vie. « .J'ai cru que tu n'allais jamais demander. » finit-elle par répondre, de son habituel ton suave. Elle ne s'était douté de rien, à aucun moment, et s'était fait une raison depuis bien longtemps. Si tant est qu'elle se soit un jour posé la question du mariage, ce dont elle douta. Mais maintenant que l'idée était sur le tapis, celle-ci lui plaisait plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer. « .Moi qui pensait que le meilleur moment de ma vie était de te rencontrer. » Celui-ci le battait à plate couture, ce même si les ingrédients étaient tous réunis de nouveau. Les bougies, les fleurs, le costume noir, la robe rouge, le gars et la fille. Le monde en moins, le romantisme en plus. Des années en plus, de l'insouciance en moins. Elle se revoyait encore poser un premier regard sur l'archétype de l'italien qui se respecte. Le symbol universel à la parole d'or, et au physique démentiel. Le rital dans toute sa splendeur. Elle le visualisait parfaitement, droit comme un piquet, sa coupe de champagne à la main, en train de raconter sa vie à son acolyte de toujours, Edward, dans le langage des signes que seul l'italien loyal à sa patrie pouvait maitriser et utiliser avec aisance. En le regardant avec minutie, Constance n'eut aucun mal à faire l'amalgame entre sa version passée et présente. Si elle avait su que ce type voudrait l'épouser dix ans plus tard… Elle n'aurait rien changé. Ce mec, c'est l'histoire d'un regard à Vegas. Elle chérissait le souvenir de leur rencontre plus que tout, pourtant il venait de se surpasser. Augusto, l'art et la manière. « .Sache ceci, Augusto Pelizza Da Volpedo : tu es vraiment la personne la plus épique de la création. » ajouta-t-elle, en accompagnant sa maxime d'un rire. Tellement plus épique qu'elle ne pouvait l'être. Pas grand-chose qu'il ne sache pas déjà, mais elle éprouvait le besoin de le souligner, et de le faire en lui offrant un sourire. Un rare sourire qui avait dû naitre dans son coeur, et le réchauffer, et fit son apparition sur ses lèvres avant qu'elle n'embrasse tendrement son front. « .Et oui. Evidemment que oui. » répondit-elle, d'un ton doux qu'elle n'utilisait qu'avec lui, en guise de réponse solennelle. « .Viens m'embrasser. » Il l'avait mérité, grâce à la mise en scène, les petites attentions, et au nom du stress qui l'avait probablement hanté durant des jours. Habile, elle lui saisit les coudes et força son tout récent fiancé à se relever, tout en plaquant sur ses lèvres un baiser affectueux. Fiancé. Quelle drôle d'idée, pensa-t-elle. Elle s'y ferait, à la longue. Elle qui avait manqué d'adjectif pour le qualifier durant tant de temps pourrait dorénavant le présenter comme son fiancé, après le compagnon (qu'ils avaient toujours jugé trop formel), et colocataire (qui était une vaste plaisanterie, même à l'époque de l'Université). « .Allez, vas-y. » l'incita-t-elle, tendant la main vers la boite qu'il tenait entre ses doigts. « .Donc j'imagine que ça signifie que je suis toute à toi maintenant. » darda-t-elle, en contemplant l'anneau sertie d'un ravissant diamant qui embellissait son doigt. Comme s'il en avait été différemment. Après ça, Constance était en de si bonnes dispositions qu'elle pouvait bien passer la nuit sur son foutue lac, ça n'aurait pas entaché son humeur. Ses bras enroulés autour de sa nuque, l'une de ses mains perdues dans son épaisse chevelure brune, elle fit durer le plaisir en laissant ses lèvres savourer les siennes. L'emplacement qu'elle avait tant maudit lorsqu'elle se trouvait au milieu de ce plan d'eau étriqué devint instantanément son endroit préféré au monde. Dans les jardins de la Villa Borghèse, tout n'était qu'une question de symbolique et grâce à lui, elle put librement découvrir la beauté de l'endroit sous un angle nouveau. L'éclats de la vingtaine de bougies qui scintillaient dans le miroir d'eau, les fleurs, le silence, et le temps qui défilait petit à petit et se rappelait à eux grâce aux photos. Pourtant éloignée de son cadre aristocratique, du luxe et de ses caprices de femme vénale, elle trouva l'endroit parfaitement approprié et n'aurait pu imaginer mieux. Comme toujours, Augusto l'attirait dans son monde de toutes ses forces, l'étonnait comme lui seul pouvait le faire et changeait un petit peu plus la personne qu'elle était. Le coeur en bandoulière et la bague au doigt, elle poussa un soupir satisfait.
 
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ps ; devine quoi ... csltd & apd

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