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(giulia) she's trouble

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MessageSujet: (giulia) she's trouble Dim 1 Nov - 1:56

Roman&Giulia ⊹ La rambarde était froide, glaciale même, dépourvue de la moindre tiédeur qui faisait l’écho d’un toucher ultérieur, d’une poignée ferme et chaleureuse. Il avait froid dans la paume, il avait froid dans le regard, il avait froid à l’organe vital. Roman ne souriait pas. Cette nuit, il avait subit une énième tentative de ses actionnaires afin de le destituer du pouvoir et changer les valeurs même de son magazine. Rien à faire. Celui qui avait été cité comme homme d’affaire de l’année par Forbes garderait son titre avec ou sans lèche culs prêt à lui ouvrir leur porte monnaie pour donner un peu de crédit à leur vie. Des actions par ci des actions par là, une part de ci une part de ça. Des vautours, des simples rapias, le genre d’êtres qui passaient leur journée à se prélasser en costume de guerre, pyjama de vieux sous le bras, chaussons molletonnés aux pieds et la nuit à se saouler de champagne offert par les différents évènements auxquels on les invitait trop gracieusement. Roman voulait foutre un coup dans la masse, il voulait tout racheter, ses parts, celle de ces enfoirés qui pensaient avoir leur mot à dire sur ce que son empire pouvait devenir ou non. Pour l’occasion il avait sorti sa plus grande arrogance, ce signe instinctif et directe qui ordonnait d’un regard et abattait d’une main. Roman il savait dicter les conduites et s’abonnait régulièrement à démontrer que son jeune âge n’interdisait pas de surprendre à bien des égards. Lui il bâtissait un gratte ciel qui empochait des millions de bénéfices quand d’autres aux cheveux grisés par le temps, la peau détendue et fatiguée, empochaient sur le dos de ces manias des affaires. Roman reprenait tout en main, voulait couper des têtes et comptait évidemment le faire d’une manière triomphale, sur le haut d’un podium, en tête de liste du pouvoir au centre de cette salle, les yeux rivés sur lui, les admirateurs en premier plan et les jaloux barricadés dans leur dépendance à sa vie grandiose. Rien de plus, rien de moins. Pour l’heure, les rires fusaient en bas du long escalier de marbre où il s’était réfugié pour bénéficier de la vue imprenable du pourcentage le plus intéressant de la population. Ils exposaient leurs attributs, baisaient des bijoux sertis de diamants et convoitaient avec ivresse, les récits des uns et des autres concernant leur dernière virée dans les îles caraïbes sur un yacht mythique. Un sourire s’étendait sur la surface du visage de Roman. L’heure était aux festivités et non pas encore, au coup de hache qu’il s’apprêtait à abattre dans la masse. En tout prince héritier et légitime de cette belle mise en scène, le Da Russo descendait les marches d’un rythme calculé, le regard baisant la foule qui l’observait du coin de l’œil pendant que, de ses mains, il pratiquait la plus claire des nonchalances désirées en les laissant enfermée dans les poches de son pantalon sur mesure. Un sourire en coin il faisait un signe de tête à Alexander un peu plus loin avant de serrer quelques poignes fermes et élogieuses et de tenter de trôner fièrement à la table d’honneur afin de savourer un verre onéreux et de convoiter une belle femme du regard. Juste la convoiter. Rien n’était plus beau que d’imaginer se savoir encore à peu près libre de ses actes lorsque, de ce côté là, on ne pouvait pas dire que Roman avait échappé à la corde glissante qui était apparue sur son chemin. Hop, direct autour du cou et maintenant il agonisait et tentait de s’en échapper. La poigne était refermée sur lui, il se débattait, mourrait à petit feu et sa jumelle maléfique dansait devant lui, pied nu dans sa fierté. Merci belle Rosenbach. D’ailleurs la voici. Ici et la, dans ses bras, à demi nue, sur la nouvelle couverture au papier glacée de The Mating Mind. Ca frappait fort et ça frappait bien. On le félicitait de l’audace d’un couple dans l’érotisme d’un tel journal. Tout était parfait tout comme la mise en scène qu’ils avaient entrepris tous les deux pour ce photoshoot trompeur. Il avalait d’un trait le verre de champagne qu’il détenait et levait son verre pour attirer l’attention de sa cousine qui venait de faire son arrivée dans la soirée. Tu en as mis du temps. Tu étais censée être beaucoup plus impatiente de célébrer une nouvelle fois le triomphe d’un de nos numéros. Compliment désuet, il embrassait sur la joue la jeune femme et lui offrait une chaise afin qu’elle se joigne aux festivités à ses côtés. Cela faisait bien longtemps que Giulia et lui ne s’étaient pas retrouvés l’un et l’autre. L’emploi du temps ministériel de l’homme ne lui laissait que peu de temps à consacrer à sa famille et pourtant, il tentait de garder les formes et de déjouer son planning pour s’offrir le luxe d’un sourire familier et réellement aimant. Pourtant, ce n’était pas sa gentillesse et sa bonté d’âme qui le faisait apprécier de la majorité. Tu as fait bon voyage ? Roman s’était évidemment enquérit de lui envoyer le jet privé de la société pour amener sa cousine à Vegas, ville qui regorgeait d’audace tout autant que la soirée à venir…


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MessageSujet: Re: (giulia) she's trouble Sam 7 Nov - 22:30

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La journée avait été longue. Épuisante. Éreintante. Giulia avait pourtant hâte de partir de son boulot pour sauter dans le jet que son cher cousin lui avait envoyé pour venir à Vegas. Elle était impatiente de le revoir, de célébrer une fois de plus le règne de son cousin. Mais la couverture du journal la rendait malade. Eileen Rosenbach, plus nue que nue. Rien à faire. Elle aimait son cousin mais ferait tout pour retarder son arrivé dans la ville du péché. De plus, le travail s'accumulait sur son bureau d'assistante et elle devait classer vingt dossier dans dix placard différents avant de partir. Autant dire qu'elle avait du temps avant de partir de son boulot. Car bien qu'elle adorait ce job, travailler avec des artistes connus et reconnus, en signer de nouveaux et participer à leur reconnaissance par le grand public, elle était surchargée de travail, ensevelis sous des dossiers et des revues de presses à éplucher jour après jour. Sa flasque de whisky dans le tiroir de son bureau lui tenait compagnie pour les jours les plus durs et les nuits les plus froides. Giulia regardait cette flasque avec un regard coupable tous les jours qui passaient. Elle voulait la boire, finir jusqu'à la dernière goutte qui tapissait le fond de cette boite métallique, mais s'en voulait tellement après. Mais soir après soir, elle finissait cette flasque, la ramenait chez elle, et la remplissait pour le lendemain. Comme une bouteille d'eau que les plus healthy des filles prenaient sous leur bras pour la journée, elle, elle ne sortait jamais sans sa flasque dans son sac, bien caché dans une pochette rose pour détourner les regards. « Tu ne devais pas partir plus tôt Giulia ? » Sa collègue et presque amie de travail, Alisson, surnommé affectueusement Pot-de-Colle, rappela à l'ordre l'esprit de Giulia trop obnubilée par sa flasque rose bonbon. « Oui. Oui, je finis juste ça et je pars. » Elle prit les dossiers dans ses bras, les portant aussi maladroitement que le taux d'alcool déjà présent dans son sang lui permettait perchés sur des talons aiguilles rouges sang. Ce dossier là, ici. Celui là, … ici. Les post-it sur les couvertures bleus ciels et vertes pommes l'aidaient à savoir quoi allait où  et en dix minutes, ce fut bouclé. Dix minutes durant lesquelles elle essaya de faire sortir de sa tête qu'elle croiserait la fille la plus détestable de la planète. Surtout depuis qu'elle a tiré une balle sur le cher cousin. « J'y vais. A lundi. » Malheur pour elle, elle passerait deux jours à Vegas. Un pour la soirée, et l'autre pour décuver. Le dimanche midi, elle serait de retour à la Nouvelle Orléans pour une nouvelle semaine de travail. […] Sa valise déjà bouclée, ses vêtements dans une belle housse qui l'attendaient depuis le matin dans sa suite au Caesar Palace, réservé par Roman, Giulia monta dans le jet avec une boule au ventre. La bouteille de champagne déjà au frais lui faisait de l’œil. Elle la charmait avec ses gouttes fraîches qui parsemait son emballage en vert brillant. Sa coupe à la main, elle prit une gorgée, puis une deuxième, et la moitié de la bouteille fut finis et désinhiba ses craintes et ses soucis. Les deux petites heures de vols passèrent en un éclair avec les bulles qui parsemaient son sang. « Vous êtes arrivée mademoiselle. Une voiture vous attend pour vous conduire à l'hôtel. » Giulia sourit de toutes ses dents. Un peu trop impatiente de faire partie de la fête à présent. Deux bouteilles de champagnes dans les veines. Voilà son état. Lamentable lui disait son subconscient. Magnifique lui disait son foie et ses rêves. Sortant de l'avion en sautillant comme une petite fille, elle entra dans la voiture avec joie et allégresse. Surtout de l'allégresse. Durant vingt minutes, elle s'émerveilla comme une folle devant les lumières aveuglantes et extravagante de la ville du vice. Elle aimait Vegas. Beaucoup. Un peu trop. Cette ville était sa damnation suprême, chargée de toutes les expériences et vices qu'elle pourrait exploiter et refaire. Giulia riait pour rien, souriait à s'en faire mal aux zygomatiques. Elle se surprenait à parler au chauffeur, elle qui n'aimait pas parler pour rien en temps normal. Arrivée à l'hôtel, elle continua à sautiller, à se pavaner telle une princesse bourrée. Allant directement dans sa chambre, ayant déjà la carte de l'hôtel, elle ne se fit pas prier quand elle découvrit une nouvelle bouteille dans sa suit. Ah, qu'elle est gâtée la brésilienne. Déjà en retard à cause de son travail, elle commença à se préparer. Du moins, à essayer de ne pas verser la bouteille sur sa robe à vingt milles dollars et à prendre une douche en même temps. Mission impossible en somme. Elle faisait peine à voir, véritable déchéance dorée. Heureusment pour elle, l'alcool déjà ingurgitée commença à partir de son système avec l'aide de sa vessie d'enfer qui la faisait sautiller sur place avant d'être vidée. En une demi heure, elle finit par perdre la moitié de ce qu'elle avait ingurgitée. Sa tête redevenait à peu près stable, ses pas plus assurés, et son sourire moins étiré. Profitant de ce temps de répits, elle se prépara du mieux qu'elle pouvait, laissant son estomac au fond des toilettes, et passa prendre une douche plus que méritée. Enfin remise de ces dernières heures, elle enfila sa robe, sécha ses cheveux grossièrement afin d'avoir ce coiffé-décoiffé qu'elle adorait, enfila ses Manolo noires assortie à sa robe noire avec ce décolleté en dentelle fine et travaillée. Son maquillage lui prit à peine dix minutes tellement elle était habituée à être dans le rush. Prenant le reste de la bouteille au goulot, il n'y restait pas grand chose, elle partit enfin de la chambre, sa pochette à la main et un léger gilet sur les épaules. […] La salle de réception était pleine à craquer, les gens se côtoyaient comme dans des vieux amis alors que l'animosité se lisait dans leur regard. Elle aperçut d'un seul coup d'oeil son cher cousin et courut presque vers lui. « Tu en as mis du temps. Tu étais censée être beaucoup plus impatiente de célébrer une nouvelle fois le triomphe d’un de nos numéros. » Elle lâche un petit rire, accueille avec un sourire le baiser sur son front et prend place sur cette chaise semi confortable. « Dis toi que tu peux faire beaucoup mieux comme couverture. » Remarque qui n'est pas creuse. Le fait que ce soit Eileen en couverture l'agace plus qu'elle ne veut l'admettre. « Tu as fait bon voyage ? » Et  comment ! « Met plus de champagne la prochaine fois. Ou vient avec. » Son cousin lui manquait terriblement vu qu'il était la seule famille qu'elle avait de proche. Sa mère était dans un perpétuel voyage entre le Brésil et New York et s'arrêtait parfois à Nola pour voir sa fille. Mais on pouvait compter ses escales sur les doigts d'une main en une année. « Alors, la princesse a eut sa couverture. Je me suis toujours demandé à quel moment elle allait mettre sa patte pas si blanche dans ton magasine. »


la robe
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MessageSujet: Re: (giulia) she's trouble Mar 17 Nov - 23:40

Roman&Giulia ⊹ Roman écrasait son imposante façade sur la banquette d’un rouge soutenu de l’édifice somptueux. Il ne faisait jamais les choses à moitié et aujourd’hui encore, prouvait l’impériosité qu’il mettait dans chaque action qu’il menait. Tout n’était qu’abondance de luxure et de jouissances. Les serveuses étaient à se damner, les musiciens relevés de leurs fonctions de chefs majeurs dans les plus grand orchestres pour venir à cette soirée qui allait restée inoubliable. Tout était parfait, les hors-d’œuvre, l’alcool, les filles, les invités et bien sûr, celui d’honneur qui faisait chatoyer les regards à la simple évocation de son patronyme. On le resservait abondamment et, si la majorité des médias présents se demandaient s’ils n’allaient pas finir les quatre fers en l’air, il savait aussi bien que la majorité, qu’il avait jeté son nez fin dans une bouteille le premier jour de ses treize ans. Autant dire que le fervent défenseur du vin italien sudiste, savait comment garder son foi intact et l’alcool à l’intérieur. Alors il se pliait aux bonnes mœurs et buvait avec qui le demandait et continuait cette mascarade pendant de longues minutes jusqu’à ce que sa cousine fasse finalement surface, le sourire en plein cœur, les cheveux ébouriffés de l’excitation qui la gagnait. Si Roman ne l’avait vu que de trop rare fois, il s’était cependant obligé à l’inviter pour lui permettre de le retrouver un tant soit peu. A travers ses activités, Roman n’avait plus l’aspect d’une personne entièrement libre de ses vas et viens et ses mouvements n’étaient commandés que par l’agenda lourd d’importance qui encombrait chaque jour son veston de travail. Ha oui ? Je ne crois pas que se faufiler en bikini sur une plage avec une bouteille à la main et éméchée comme jamais te donnera un aspect assez sexy et classe pour faire mieux. Qu’il disait avec un sourire qui en disait long sur les habitudes de la jeune femme qu’il connaissait que trop bien. Leurs dernières retrouvailles en Amérique du Sud avait d’ailleurs, finit par le convaincre que Giulia était le genre à se laisser emporter par toutes les soirées qu’on lui proposait et que jamais elle n’arriverait à s’extirper de ses mauvaises manies. Pourtant Roman avait été ainsi, il y a encore quelques années. Avant que le travail ne le rattrape et qu’il décide qu’il devait prendre un sérieux bien plus immuable s’il voulait un jour, atteindre les objectifs qu’il s’était fixés. Il lui proposait une coupe de champagne et observait la jeune femme, le regard pétillant, critiquer impunément Eileen placardée sur la majorité des murs de la salle, avec lui à ses côtés. Une première d’ailleurs. Ils avaient presque l’air d’un couple, fanatique, obsessionnelle, dépourvue de la moindre perception de ce qui était bien ou mal et surtout, la perversité et la folie rongeant leurs regards éperdus. Oui, ils auraient pu être ce genre de représentation si seulement ils ne se méprisaient pas à l’heure actuelle, n’étaient plus amis, n’avaient jamais été vraiment des amants et ne seraient sûrement jamais quelque chose de plus. Autant dire que l’objectif les adorait et avait capté ce que ces deux imbéciles n’avaient jamais réussi à dissimuler sans jamais pourtant, pouvoir en parler. Roman se plongeait dans la complexité des clichés et ressortait un demi-seconde ce regard trahit qui exprimait l’ingratitude qu’il estimait devoir porter à Eileen pour toutes les emmerdes qu’elle avait provoqué en entrant dans sa vie. Il saoulait ses pensées d’une nouvelle rasade de champagne avant de se tourner de nouveau vers sa cousine, habituée aux moqueries envers son ancienne meilleure amie. Dingue d’imaginer qu’Alexander et Giulia haïssait la jeune femme. En fait, seule Coleen dans l’entourage de l’homme semblait aimer particulièrement la jeune femme. Tu aurais fait quoi toi ? Dis moi tout. Qu’elle l’éclaire un peu de son ingéniosité et lui révèle toute l’imagination débordante qu’elle pouvait avoir à ce moment précis lorsqu’elle renonçait à faire éloge, comme tous, des nouveautés qu’il avait apporté au magasine d’une simple couverture sensuelle et tout à la fois énigmatique. Roman adorait défier sa cousine car quoi qu’il n’en dise, il tentait tant bien que mal de l’élever à un autre niveau que celui de la fête et des plaisanteries enfantines. Il était persuadé qu’elle ferait de grandes choses, dans son sillage ou non mais, tant qu’il n’avait pas révélé ses futurs projets il était bien compliqué d’imaginer repasser la main. Encore moins à sa cousine qui préférait s’amuser que de suivre de quelconque obligations trop prenantes. Je lui ai demandé de le faire. On a eu un problème avec l’ancienne mannequin et Alexander a eu cette idée. Au final, il faut croire que dans mon malheur, ça a porté ses fruits. Regarde les comme il me mange dans la main. C’est toujours comme ça, les chiffres s’écroulent, ils te piétinent et lorsque tu produits un nouveau miracle, ils sont prêts à s’acharner pour être le premier à te repasser ton costume sur mesure. Hilarant. Qu’il disait avec un sourire espiègle et empreint de narcissisme lorsqu’il observait la foule qui frétillait d’effervescence. Bientôt il serait l’heure du grand discours. Il s’impatientait, son regard scotché sur sa montre hors de prix. En attendant l’achèvement final, racontes moi. Sa vie, ses désordres, ses péripéties tout. Ils étaient présents là, ensemble au même instant et Roman comptait bien en profiter pour faire d’une pierre, deux coups.


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MessageSujet: Re: (giulia) she's trouble Sam 28 Nov - 16:16

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La famille, c'est important. Cette entité unique qui peut s'étendre sur des continents est la seule chose de constant dans la vie d'une personne. On peut devenir fou, tomber dans la drogue ou l'alcool, être enceinte, devenir père par accident ou encore avoir un empire à nos pieds, la famille reste, elle reste malgré tout, malgré les disputes, les crises et les querelles. Car une famille, on en a qu'une. Et lorsque l'on perd cette entité unique, on perd peu à peu notre identité et notre héritage. Giulia perd sa famille. Son père est aux abonnés absents, sa mère ne l'a voit que quelques fois par an, elle n'a ni sœur ni frère, seulement des cousins et cousines éparpillés, hors de porté. À part Roman. Roman et Giulia Da Russo, deux cousins qui se voyaient trop rarement car leur emploi du temps les surchargeait de travail. Pas le temps de prendre un avion par surprise quand on doit gérer un magasine valant des millions. Pas le temps de prendre un avion quand on a des rendez vous avec des artistes ayant un emploi du temps encore plus serré que le votre. Giulia et Roman se voyaient donc peu, trop peu au goût de la jeune femme qui aurait bien eut besoin de son pilier pour survivre, pour voir le jour se levé avec un sourire qui ne serait pas dû à la dose d'alcool que son sang contenait encore après une nuit enflammée. Son péché mignon la rongeait alors. Elle supportait avec peine une culpabilité du survivant, du moins du conscient. Car l'autre partie était inconsciente, allongée dans un lit d'hôpital, luttant pour retrouver une conscience sûrement perdu à jamais. Alors elle boit, pour oublier, pour se dire qu'elle se désagrège autant que lui, pour se fustiger encore et encore. Elle boit. Et quand elle ne le fait pas, elle ne vit pas. « Ha oui ? Je ne crois pas que se faufiler en bikini sur une plage avec une bouteille à la main et éméchée comme jamais te donnera un aspect assez sexy et classe pour faire mieux. » Elle rit maladroitement, dans cette grande salle pleine de monde, son monde tournant autours d'elle comme si elle était sur un manège tournant au rythme d'une musique inconnue. Giulia est pompette, mais encore assez lucide pour piquer la curiosité des autres convives, pour susciter l'intérêt. Elle répond d'un signe de la main à un convive assez beau et distingué, d'à peu près son âge. Ses longs cheveux balançant dans son dos et son sourire un peu trop joyeux avaient attiré l'attention du jeune homme d'en face. « A parce que c'est sur que des rumeurs sur la jeune colombe, nue sur les panneaux, d'une sex tape et d'une aventure avec un de tes bons amis, c'est encore mieux. » Elle parle de Xavier, ce bon à rien d'anglais qui avait un tableau de chasse plus remplis que personne. Elle ne lui avait jamais parlé, mais elle savait que lui et son cousin avaient été de bons amis. Peut-être encore qui sait. Mais il avait disparu peu avant l'été, sans doute qu'il était retourné en Angleterre, armé de son diplôme pour ouvrir son cabinet, ou alors était-il mort dans un caniveau à cause d'une overdose. Qui sait. « A ta place, j'aurais fait un autre concept, une autre personne bien entendu. » Elle est créative la brésilienne. Toujours à la pointe de la mode, ayant les dernières créations qu'elle customisait la plupart du temps. Par exemple, sa robe n'avait pas l'ombre d'une pièce de dentelle avant qu'elle n'ajoute ce surplus au niveau de la poitrine, donnant une dimension mystérieuse et un caché/dévoilé qui suscite l'intérêt sans en montrer trop. « Tu aurais fait quoi toi ? Dis moi tout. » Elle réfléchit, tourne dans sa tête les multiples scénarios possible pour un magasine comme The Mating Mind. Regardant autours d'elle, analysant la gente féminine disponible, elle trouve alors une idée accrocheuse, et assez nouvelle. « Tu vois la fille avec la longue robe blanche, parsemé de petites pierres ? Et bien je l'aurais prise elle. Elle a cet air innocent, ce visage encore d'enfant, qui choque mais force le regard. On a envie de la regarder tourbilonner dans un nuage de mousseline aussi blanche, sa peau porcelaine parsemé de petits diamants comme sa robe, des lèvres rouges et sa chevelure blonde libre comme l'air. De l'innocence que l'on pourrait dévoiler par juste un drap blanc qui recouvre à peine son corps, laissant aux yeux la possibilité d'imaginer le reste. Pas vulgaire, pas trash, pas nu. De la subtilité et de l'imagination. » Giulia finit sa phrase par un sourire, un verre de champagne frais et un coup d'oeil à son cousin préféré. « Franchement, dis moi pourquoi tu as pris Eileen après ce qu'elle t'a fait Roman ? Pourquoi tu l'as prise alors qu'elle t'a tiré dessus ? » Elle appuie sa question par une pichenette dans son bras blessé. Une balle a traversé l'épaule de son cousin par la faute de cette pouffe de Vegas et elle réussit à avoir la couverture du magasine. « Je lui ai demandé de le faire. On a eu un problème avec l’ancienne mannequin et Alexander a eu cette idée. Au final, il faut croire que dans mon malheur, ça a porté ses fruits. Regarde les comme il me mange dans la main. C’est toujours comme ça, les chiffres s’écroulent, ils te piétinent et lorsque tu produits un nouveau miracle, ils sont prêts à s’acharner pour être le premier à te repasser ton costume sur mesure. Hilarant. » Miracle ? Plutôt désastre. Rosenbach ne va pas tarir d'éloges sur elle même et va sûrement rappeler à Roman durant des mois que c'est grâce à elle si son magasine a eut un nouveau souffle. « Des problèmes avec l'ancienne mannequin ? Je jure que si je croise Alexander, Eu rasgo suas bolas. » Giulia supporte difficilement le new yorkais. Pourquoi ? Elle ne sait pas vraiment, mais là, c'est arrivé à son appogé. Qu'Alexander fasse appel à Eileen pour le magasine, c'est le pompon. La cerise sur le gâteau. « En attendant l’achèvement final, racontes moi. » Elle sourit à son cousin. Mais qu'est-ce qu'il lui a manqué ce petit roi.  « Et bien, je songe à revenir à New York. Je n'ai personne à la Nouvelle Orléans. Pas vraiment d'amis, pas de familles, un boulot qui me fait tellement voyagé à New York qu'il vaut mieux que j'y sois de manière permanente. Bref, je songe à revenir dans la Big City. J'espère juste que mon père ne va pas l'apprendre pour me mettre la main dessus. » Elle n'a pas peur de son père, mais il est tellement foutu dans sa vie, qu'il risque de vouloir renouer avec sa fille unique pour mettre la main sur la compagnie familiale. Et bien que la brésilienne ne soit pas prête pour reprendre les règles, elle ne veut pas la voir au main d'un homme comme son géniteur. « Excusez moi, est-ce votre fiancée ? » La voix anglaise du jeune homme qui lui avait levé son verre se fit entendre. Brun, une mâchoire carrée, un regard à faire fondre n'importe qui. Giulia fond littéralement. La fille qui aime se faire séduire est là, bien en avant. « Du tout, je suis juste sa cousine. » Elle regarde Roman, lui faisant bien comprendre qu'elle risque de le laisser seule quelques minutes. Ou heures. Mais qu'elle compte bien revenir. [...] Une heure plus tard. Giulia court à travers la salle. Complètement paniquée. Son verre de champagne à la main, elle manque de trébucher plus d'une fois. Elle voit Roman, en pleine conversation avec un convive et va directement vers lui. « Roman, ROMAN. Il faut que tu m'aides. Vite. » Elle est paniquée, effrayée. Elle craint pour son futur, pour celui de sa famille. Elle n'a jamais autant fait d'erreurs en une heure.
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MessageSujet: Re: (giulia) she's trouble Lun 7 Déc - 23:09

Roman&Giulia ⊹ Mais sa réputation n’est plus à faire et surtout, ça fait couler les billets verts. L’argent, le succès, tout ce qui pouvait lui remplir les poches était bon à prendre. Sa figure plus celle d’Eileen en couverture était la consécration, l’augmentation à un taux exclusif de ses recettes et surtout, qui le mettait en pôle position pour que The Mating Mind devienne au fur et à mesure du temps, sous la gouvernance de son acolyte et lui, une société cotée en bourse. Le Saint Graal, ce qu’il espérait pour cette ambition qu’il avait détenu dès un âge jugé trop jeune mais qui pourtant, n’avait jamais failli. L’idée avait été brillante et c’est pour cela qu’il rachetait les parts, qu’il redistribuait généreusement les cartes. Il se faufilait au sommet de Playboy. Les papiers étaient dans la suite qu’il avait louée pour la nuit. Heffner avait lâché prise. Il était trop vieux, il n’avait pas de descendant, il n’avait plus personne. Roman savait à quoi s’attendre dorénavant. Il devenait milliardaire, l’un des plus jeunes de tous les temps et à pas trente ans, succédait au trône. Il posait son allure nonchalante et devenait le roi du pétrole. Il allait redorer l’image de l’entreprise qui avait pris en mauvais goût, allait tout transformer, redorer l’âge d’or de cette industrie en perte de vitesse mais qui gardait ce prénom inestimable, cette réputation indétrônable. Roman changeait de vie, prenait un nouveau cap et ce nouveau coup de poker qu’il faisait avec son magazine, prouvait qu’il était l’un des meilleurs hommes d’affaires de cette dernière décennie. Mais Roman comprenait l’énervement suprême que détenait sa cousine envers la femme qui détenait tout, un monde déjà à ses pieds, sans réellement se pencher sur de réelles ambitions. Mais elle en avait. Roman n’était pas un sot, Roman connaissait Eileen et savait que si l’héritière se complaisait dans sa baignoire emplie d’or, elle se voulait briller, qu’on la soulève et pour ça, rien ne valait mieux qu’un projet grandiose dont elle serait la seule propriétaire… Roman écoutait Giulia et souriait, d’un sourire qui appréciait les idées, qui appréciait la fougue et l’inventivité de la jeune femme. Il appréciait Giulia car elle savait où elle allait. La jeune femme en avait dans la tête, des idées innovatrices qui ne manquaient pas de faire mouche à chaque fois. Il suffisait qu’un jour on lui donne une chance supplémentaire et elle pourrait la transformer en miracle c’en était sûr, c’était de famille après tout. J’aime l’idée. Mais j’aurais moins touché qu’avec une Rosenbach dans les bras d’un Da Russo. Tout ça c’est du business Guilia, rien d’autre et tu comprendras très vite que pour gagner, il faut laisser de côté certaines fois ses idées et ses ressentiments. Le bénéfice avant tout. Roman se comportait comme il l’avait toujours fait, une personne exécrable qui se foutait de comment il atteindrait son but du moment qu’il y parviendrait avec brio et bruit. Parce que j’ai dû aussi par inadvertance lui briser le cœur. J’imagine que ça n’a pas dû être facile pour elle d’accepter cette couverture mais aujourd’hui, tout ce qu’elle a détruit sera à jamais exposer dans les annales. Roman avait dit ça d’une voix froide et sans égale. Il n’était pas certain de vouloir encore blesser Eileen mais tout ce qu’il savait c’est qu’il avait ressenti cette connexion mystifiante qui s’était installée de nouveau entre eux lorsqu’ils se touchaient pour prendre place devant l’objectif. Elle avait été soumise de ses bras, il avait poussé la barre bien plus haut, avait excédé son cœur de ses moqueries et il avait jouit de cet instant où elle avait été sienne quand la jeune femme savait que ce ne serait plus jamais le cas. Laisse le de côté. Si tu as des envies, réalise les. Si ça pose un problème il n’aura qu’à parler avec moi. Roman se voyait décisionnaire de tout et pour tout le monde car il avait réussi. C’était aussi simple que ça et évidemment, on ne disait jamais non à un Da Russo. Il se rinçait de nouveau la gorge d’un champagne au prix exorbitant quand un homme venait les couper dans leur discussion afin d’émerveiller sa cousine d’un grand coup de courtoisie. Roman levait les yeux au ciel. Il était insupporté par la manière que les hommes avaient de penser qu’ils pouvaient impunément, approcher les femmes de sa vie. Pourtant, quand Giulia se levait pour le suivre, il ne disait rien et restait concentrer sur le discours qu’il allait enfin prononcer dans quelques minutes. […] Les lumières s’étaient rallumées et des applaudissements timides s’élevaient dans la salle. La majorité avait compris les idées que Roman formulait au travers d’une communication manipulatrice à souhait. Il descendait de l’estrade après quelques salutations et serraient les mains de ceux qu’ils venaient tout juste de renvoyer. Je vous attends à la réunion qui se tiendra demain matin pour discuter des détails. Voilà, tout était dit, il jouait d’arrogance et se faisait voler ce moment où il s’emparait des façades déconfites des actionnaires par une Giulia empreinte d’un malaise qui l’agaçait dès qu’il en reconnu les couleurs. Qu’est-ce que tu as fait encore ?


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MessageSujet: Re: (giulia) she's trouble Dim 27 Déc - 2:57

Les deux cousins se chamaillent gentillement. Assez pour que le rire soit au rendez vous, mais aussi pour qu'ils soient en compétition à qui aura le meilleur argument. La question : pourquoi avoir choisi Eileen Rosenbach pour la nouvelle couverture de The Mating Mind. Deux idées opposées, deux valeurs différentes. Giulia ne voulait pas voir la grande blonde dépravée sur le papier glacé du magasine de son cher cousin. Roman prêchait le gain par le visage de porcelaine de celle qui lui avait tiré dessus. Deux idées donc. « Mais sa réputation n’est plus à faire et surtout, ça fait couler les billets verts. » Bien entendu. Ce n'est sûrement pas son amour pour la blonde qui a fait qu'elle fasse la couverture. Giula connait assez bien son cousin et sait que si ce n'était pas pour la recette de fou qu'ils allaient faire, lui et Alexander, il n'y avait aucuns moyens pour que la Rosenbach fasse la couverture. « Bien entendu. J'espère seulement pour toi qu'elle ne va pas vouloir plus. » Elle voyait loin la Da Russo. Elle savait jusqu'où la blonde pourrait aller, tout simplement parce qu'elle ferait la même chose si l'occasion se présentait. Il suffisait de voir son nom de famille pour comprendre à quel point la brune est ambitieuse et jusqu'où elle peut aller pour réussir. Elle n'ira jamais sous le bureau, elle ne sera jamais celle qui devient un lèche botte première classe pour réussir. Mais elle travaille, d'arrache-pied, elle travaille, montre ses compétences, montre que sous le jolie minois qu'elle arbore fièrement, il y a un cerveau digne d'une Da Russo. Digne d'une Carreirao. C'est ce qu'elle montre ce soir avec son cousin. Elle sait que des dizaines d'investisseurs l'entoure. Qu'ils écoutent les belles paroles qu'elle sort de sa voix d'enfant mais affirmée. Les idées, le concept, la fraîcheur qui sort de sa belle bouche rouge. Giulia sait beaucoup de choses, mais personne ne s'en doute. « J’aime l’idée. Mais j’aurais moins touché qu’avec une Rosenbach dans les bras d’un Da Russo. Tout ça c’est du business Guilia, rien d’autre et tu comprendras très vite que pour gagner, il faut laisser de côté certaines fois ses idées et ses ressentiments. Le bénéfice avant tout. » Bien entendu qu'il aime l'idée. Elle sortait tout droit de la tête de sa chère cousine adorée. « Le bénéfice. Tout doit faire du bénéfice avec toi. Digne de grand père bien entendu. » La famille Da Russo est connue pour son ambition, pour sa capacité à toujours faire encore et encore du bénéfice, a marcher sur qui il le faut pour en faire. Une famille compétitrice, une famille qui a de quoi l'être. Chacun, dans son domaine, est au sommet. Giulia a encore quelques preuves à faire, mais selon son cher cousin, il n'y en a pas plus à faire, Giulia est digne d'être à la tête de l'entreprise du haut de ses vingt trois ans. Mais la petite est peureuse de faire ses preuves car elle sait que le moindre dérapage sera vu, affiché aux yeux de tous, montré à qui le veut, vendu au plus offrant. « Parce que j’ai dû aussi par inadvertance lui briser le cœur. J’imagine que ça n’a pas dû être facile pour elle d’accepter cette couverture mais aujourd’hui, tout ce qu’elle a détruit sera à jamais exposer dans les annales. » Et Giulia se fera un plaisir de l'afficher. Voir la jeune Rosenbach, le cœur brisé par son cher cousin, a fini par convaincre un minimum la brunette du choix judicieux de la couverture. « Ok, tu m'as convaincu cher cousin. » Cruelle ? Oui. La petite pimbêche de Vegas avait autant brisé le cœur de son cousin que lui ne l'avait fait au sien. Elle avait été la fille la plus importante de sa vie durant des années avant de finalement se rendre compte de l'importance qu'il avait dans la sienne. A quoi bon ? A quoi bon l'avoir dans sa vie si on ne voit pas sa valeur ? Giulia voit la valeur de son cousin. Il est la personne la plus importante dans sa vie. Même Vixie n'a pas sa valeur à ses yeux. Il est de sa famille alors on pourrait croire que c'est à cause de ça. Mais non. Giulia aime Roman parce que Roman a su croire en elle, il a vu ce que les autres ne se doutaient pas. De la persévérance, de l'intelligence, de l'imagination à en revendre, de l'ambition. Il a vu ces qualités alors que les autres ne voient qu'un joli visage, des longs cheveux bruns et un beau corps à sauter. Roman a vu plus. Beaucoup plus. Assez pour lui faire confiance avec l'entreprise familiale quand le jour sera venu. Giulia boit sa coupe de champagne, sent les bulles lui monter à la tête, apprécie la sensation enivrante que cela procure. « Laisse le de côté. Si tu as des envies, réalise les. Si ça pose un problème il n’aura qu’à parler avec moi. » Giulia sourit et prit son cousin dans ses bras. Il était son sauveur en toute circonstance. […] Paniquée, complètement paniquée. Giulia, sa longue robe balayant le sol, interrompant son cousin en pleine conversation, prit le bras de Roman pour le conduire dans un coin plus calme de la grande salle de réception. Elle boit sa coupe de champagne, ou du moins, le reste de la coupe, la majorité du liquide étalé sur le sol. « Qu’est-ce que tu as fait encore ? » S'éventant avec ses mains, essayant avec beaucoup de peine de se calmer, de faire baisser sa température corporelle, elle regarde autours d'elle, hors de contrôle. L'alcool qui court dans ses veines l'empêche de réfléchir correctement. « Je … Je crois que j'ai fait une grosse connerie. » Elle posa la coupe de cristal dans un pot à plante. S'adosse au mur en continuant lamentablement à se ventiler avec ses mains. Le regard de Roman la perturbe. Il ne la regarde comme ça que lorsqu'il sait qu'elle a fait une erreur monumentale. Et c'est le cas. « Ok, alors avant de me tuer, écoute moi, d'accord ?! » Elle prend une grande respiration, remet ses idées en place, prend une coupe de champagne sur le plateau d'un serveur qui passe et s'adosse au mur. « Tu vois le gars avec qui je suis partie il y a une petite heure ? Et bien disons que c'est un journaliste avec une belle flasque dans sa poche. » Flasque plus Giulia égale problèmes. Gros problèmes. « Disons que j'ai un peu trop bu de sa flasque et que bon, je lui ai parlé de l'accident de voiture. » Roman étant la seule personne de sa famille, de sa vie même, à savoir à propos de l'accident de voiture, il fit directement le lien. « Je l'ai enfermé dans les toilettes de ma chambre, peut-être bâillonné. Je ne savais pas quoi faire d'autre. » Oui, à conditions extrêmes, mesures extrêmes. Il était hors de question que la famille Da Russo se retrouve lié à un scandale avec de l'alcool, de la drogue et un homme dans le coma. Hors de question. « Me tape pas. »
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MessageSujet: Re: (giulia) she's trouble Lun 11 Jan - 22:19

Roman&Giulia ⊹ Elle avait voulu plus et il lui avait craché dessus avec toute la haine qu’il pouvait se résoudre à diluer dans ses paroles exacerbées de traitrises. Il n’était pas doux, il était un arnaqueur, un phénomène de méchanceté projeté à un modernisme presque autoritaire. Elle avait peut-être voulu croire à une faille, une porte entre-ouverte et elle avait brûlé avant même d’avoir passé le trait de lumière. Lui aussi il s’était cannibalisé. Bouffé lui seul, sa chair et son sang dans cette histoire d’orgueils et de faux semblants. Les deux avaient voulu plus et en étaient ressortis avec encore moins qu’il ne possédait de l’autre. Du vent, de belles paroles, de l’amertume, du mensonge qui s’éternisait depuis bien trop longtemps. Ca avait fini par pourrir comme un fruit laissé trop longtemps au soleil et puis la douceur s’était éclatée contre le sol broussailleux de leurs désirs jamais assouvis. Elle avait voulu plus, il lui avait offert que le malheur de ses bras. Rien de plus, rien de moins. Si elle le voulait encore, il désirait tout autant mais ça, il y aurait bien des temps avant que Roman n’ose l’admettre à quiconque bien qu’il en était aujourd’hui, intiment convaincu. Si le Da Russo finirait seul alors soit, il ne voulait pas d’une femme dont il se lasserait que trop rapidement. Des corps chauds et bouillonnant il pouvait en avoir à volonté mais aujourd’hui plus rien n’aurait la même saveur. Il finirait avec Eileen ou à jamais, il finirait, lui et Playboy, en gloire éternel et solitaire. Son grand père l’avait presque prédit. Si Giulia en parlait c’était pour une bonne raison. L’homme avait débuté la carrière de son père, lui avait presque offert les portes de son royaume, lui avait glissé les clés de la réussite dans la poche de son tout premier costard. Si Roman n’avait passé que peu d’années en sa compagnie, il se rappelait des dires de l’homme.  Alejandro et Coleen n’était pas fait pour prendre la relève de la famille. Ils n’étaient pas assez ambitieux, n’avaient pas la fibre entrepreunariale et ne désiraient pas faire fortune. Les traces de leur père n’étaient dédiés qu’à ce que les pas de Roman s’engouffre dedans. Seulement lui. Il avait toujours eu les épaules, il n’avait jamais eu d’autres envies. Il n’avait même pas été formaté pour ça. Ce stress encombrant, cet emploi du temps ministériel, ces cérémonies à n’en pas finir. Il le faisait car il avait toujours été destiné à accroître l’ambition des Da Russo et poser ce nom en haut d’un plus grand dessein encore. Il allait obtenir Playboy. Les papiers étaient en cours de signature, il avait fait plié Heffner lui même et sans accalmie aucune. Son grand père comme son père l’avait amené à ça. Avaient déposé les bases de sa réussite et il n’avait plus eu qu’à sauter à l’étape supérieur. Je dois dire que je ne le remercierais jamais assez pour ça. Qu’il disait avec un sourire en pensant aux hommes de la famille qui s’étaient élevés pour remercier ce qu’un seul homme leur avait à tous, apporté. […] Giulia avait disparu et, sans ces bougrements concernant la couverture du magazine et la star qui y était placée en évidence, le jeune homme se contenait de ne pas éclater d’un rire moqueur face aux figures déconfites de ses actionnaires. Ils échangeaient quelques paroles froides et alors qu’il allait clôturer ce brève intermède, sa jeune cousine apparaissait de nouveau, les yeux brillants, les cheveux dans tous les sens et menacée de soubresauts dans le cœur de sa poitrine. Roman connaissait ce regard. Déjà parce qu’il savait parfaitement ce que l’alcool faisait lorsqu’on le buvait à une dose fort peu raisonnable. Il n’avait jamais eu rien à redire sur les penchants de ses amis et de sa famille concernant la bouteille puisqu’il était lui même très fervent de ce nectare plus qu’appréciable. Pourtant, dans le sein même de sa petite cérémonie, il n’avait aucune envie de boire à en perdre la tête jusqu’à ce que son regard luise, autant que celui de Giulia face à elle. Elle était affolée mais lui beaucoup moins. Il allait devoir sortir son porte monnaie, il le sentait déjà. Peux tu me répéter ça ma chère cousine ? Qu’il disait menaçant, la langue entre les dents, le plus bas du monde pour que personne n’entende leur petite conversation. Roman bouillonnait, il sentait la colère monter en lui. Pire que ça, son impulsivité légendaire était prête à reprendre le dessus mais il se canalisait pour tous les témoins qui pouvaient assister à la scène. Surtout quand nombreux avaient l’habitude de scruter ses moindres faits et gestes. Il attrapait par le coudre la malheureuse en la poussant plus loin, à l’abris des regards tout en s’excusant de son départ. J’espère que c’est une blague de mauvais goût au quel cas je dirais que tu es encore plus sotte que je ne pouvais l’imaginer ! Il n’avait plus rien d’amical. Roman venait de refaire surgir ce comportement qui dégoutait plus d’un de ses proches mais il avait cette fois-ci, encore plus de raison de le faire. Oh ne t’inquiètes pas. Lever la main sur toi sera le cadet de tes soucis quand j’en aurais fini avec cette histoire. Montre moi. Qu’il disait alors en la poussant vers le grand escalier qui menait au chambre. Il se questionnait, retournait la situation dans sa tête. Quoi dire, que faire. C’était un journaliste, de ceux, puissants de ce monde qui pouvait à coup sûr, ruiner votre carrière en l’espace d’un instant. Il entrait enfin dans sa chambre et entendait déjà des meuglements de la part du journaliste, bailloné. Tu peux m’expliquer comment tu t’y es prise ? Elle, si frêle venait de mettre à mal un homme qui, même si son corps semblait plus proche de celui de la langouste, restait un homme avec la force qui en découlait. Je ne pourrais jamais le payer pour qu’il se taise. Ca ne passerait pas inaperçu, loin de là ! T’as intérêt à me trouver une solution Giulia, crois moi ! Roman pensait déjà à des drogues. De ce genre d’idées illégales qui pouvait lui coûter toute sa vie s’il les mettait en application. Mais à ce moment précis et même avec tout le calme qu’il pouvait garder face à cet otage, seules les solutions les plus extrêmes frôlaient à présent son esprit.


© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: (giulia) she's trouble Ven 11 Mar - 21:15

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(giulia) she's trouble

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