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« Vous sentez la praline. J’adore les pralines ! »

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MessageSujet: « Vous sentez la praline. J’adore les pralines ! » Ven 30 Oct - 5:25



« Vous sentez la praline. J’adore les pralines ! »

Aaahh, le ciel bleu, les oiseaux qui sifflent, le soleil qui tape sur votre peau. C’est pour ces petits bonheurs que je suis heureux d’être en congé. Une semaine de pure plaisir qui vient de commencer. Les enfants étant en vacances eux aussi pendant deux semaines, Jane ne s’était pas faite prier pour organiser mon emploi du temps comme un colonel de l’armée. Demain Disneyland toute la journée, le soir si on est pas trop fatigué on doit aller voir Vice Versa au cinéma, le lendemain petit-déjeuner sur la plage, ensuite aller faire une randonnée en pleine montagne…J’adore ma fille et ses prises d’initiatives…même si elle déborde parfois d’une énergie épuisante pour son frère et moi. « Allez papa, dépêche-toi, on va pas avoir le bannnccc ! » s’exclama la fillette en tirant encore plus fort sur ma main pour m’obliger à avancer plus vite. « Ce n’est pas grave ma puce, il y en a plein ailleurs des bancs. » me sentis-je obliger de protester en riant. « Non mais celui-là c’est pas pareil ! On voit tout de là où on est assis et en plus y’a pas de soleil sur les autres ! » Ah bah ça tu vois, c’est une bonne raison pour qu’on y reste pas assis trop longtemps. Avec son teint de porcelaine, et même sans ça, hors de question qu’elle joue les écrevisses. « D’accord, d’accord. » Ca y est, nous y sommes, au fameux banc ensoleillé. Vite, Jane me pousse en avant pour que je m’asseye avant que la jeune femme qui semblait avoir eu la même idée que nous ne prenne SA place, et lui jette aussitôt un regard empli de fierté. « Amoun, viens là mon bonhomme. Fais voir ta dent… » Amoun, mon fils adoptif, craignait depuis quelques jours de perdre l’une de ses dents de lait à chaque fois qu’il croquait dans un aliment. « Si jamais je la perds, la petite souris pourra pas passer. » ne cessait-il de me répéter d’un air sérieux et affligé. « Ca va aller, elle tient encore bon chéri, ne t’inquiète pas. » Pinçant doucement son petit nez retroussé, ce qui eut pour effet de le faire rire, je le soulevai aussitôt pour le mettre sur mes genoux, feuilletant avec lui la bande-dessinée que nous venions d’acheter. Une minute tout au plus venait de s’écouler lorsque je relevais la tête pour signaler à ma fille l’énorme Saint-Bernard qui allait bientôt croiser notre route. Sauf que … « Jane ? Amoun, descend s’il te plait… Jane ? JANE ! » Où était-elle passée ? Elle n’était plus assise sur le banc, ni avec les enfants qui jouaient aux ballons, ni en train de courir après les papillons. Le malaise s’emparait peu à peu de tout mon être, tandis que ma main gardait serrée en son creux, celle de mon fils. « Amoun, est-ce que tu vois ta sœur ? » lui demandai-je de plus en plus inquiet en observant le parc sur toute sa longueur.


© sweet peach
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MessageSujet: Re: « Vous sentez la praline. J’adore les pralines ! » Mer 4 Nov - 20:50

drôle de rencontre ✩ Il faisait beau et bon aujourd’hui, chose plutôt agréable pour une fin de mois d’Octobre. J’étais sortie de l’hôpital il y a déjà plusieurs heures mais à peine avais-je mis les pieds chez moi que j’avais aussitôt décidé de repartir. Je ne supportais pas de rester enfermée ces derniers temps, encore moins avec un temps pareil. J’avais posé quelques jours d’arrêt au boulot car j’avais des examens à faire histoire de vérifier que tout allait bien. Au journal seul mon patron était au courant de ce que j’avais, je n’aimais pas exposer ma maladie et jouer la pauvre malheureuse. Je voulais être comme tout le monde. Être normale. Alors je gardais tout ça caché, pensant que c’était mieux ainsi. J’aurai les résultats demain, je n’avais alors plus qu’à attendre en croisant les doigts pour que le compte rendu soit positif. Je ne m’en faisais pas trop. Cela faisait des années que je vivais avec cette maladie, je savais quoi faire et je prenais soin de prendre mes traitements comme il le fallait. En soi, il n’y avait aucun raison pour que ça n’aille pas, je me sentais plutôt sereine. Néanmoins, c’était difficile pour moi de rester à ne rien faire. J’avais songé à retourner travailler mais je savais que mon patron me renverrait chez moi à la minute où il me verrait au bureau. C’était peine perdue… Je profitais de ce temps disponible pour prendre l’air. Me promener un peu ne pourrait pas me faire de mal et cela pourrait peut-être même arriver à me vider l’esprit, bien que je n’y croyais pas vraiment. La solitude était parfois dure à supporter et dans ces moments-là il m’arrivait souvent de penser à Julian… Il était la raison de mon cœur brisé et de bien tant d’autres choses. Je laissais échapper un soupir en repensant à tous ces souvenirs douloureux lorsque je sentis mon portable vibrer dans ma poche. Je ne fus pas surprise en voyant le nom qui s’affichait sur l’écran : « Maman ». C’était peut-être la cinquième fois qu’elle essayait de me joindre aujourd'hui. Mes parents n’arrêtaient pas de m’appeler pour savoir comment s’étaient passés mes examens et si j’avais les résultats. En soi il n’y avait rien de méchant dans leur attitude mais j’étouffais. Depuis que j’étais toute petite ils me surprotégeaient à cause de ma maladie. Seulement, je n’étais plus une petite fille, ils n’avaient plus besoin de me couver comme ils le faisaient. Absorbée par mes pensées et par l’écran de mon smartphone je ne vis pas la petite fille devant moi. « Oh pardon mademoiselle ! » déclarais-je un peu maladroitement. « Je ne t’avais pas vu, tu n’as rien au moins ? » demandais-je soucieuse de lui avoir fait mal. Elle fit non de la tête mais l’air perdu qu’on pouvait lire sur son visage attira mon attention. « Qu’est-ce qu’il se passe ma puce ? Tu es toute seule ? Où sont tes parents ? » Personne ne semblait la surveiller et vu son air apeuré j’étais certaine que quelque chose n’allait pas. « Je ne retrouve plus mon papa… » J’avais vu juste ! Ce n’était pas rare que des enfants échappent à la vigilance de leurs parents, surtout dans un grand parc comme celui-là. Je n’imaginais même pas à quel point son père devait se ronger les sangs, il était donc primordial pour moi de lui ramener au plus vite sa petite fille. « T’en fais pas ma belle je vais t’aider, ensemble on va essayer de retrouver ton papa d’accord ? » Je lui tendis ma main tout en essayant d’être la plus douce possible. Son père avait dû lui dire de ne pas parler aux inconnus, elle allait sûrement se méfier de moi et c’était plus que normal. Il fallait que je gagne un tant soit peu sa confiance pour pouvoir lui venir en aide. Après un moment d’hésitation elle mit sa main dans la mienne. Je lui demandais alors d’essayer de se rappeler très fort l’endroit où elle était avec son papa la dernière fois qu’elle l’a vu. Après quelques secondes de réflexion elle se souvint du lieu et tira sur ma main pour m’y emmener. Il fallait espérer que le papa en question n’était pas parti à sa recherche sinon la partie de cache-cache risquait d’être sacrément longue ! Heureusement pour moi, au bout d’à peine quelques minutes nous arrivèrent à destination, la petite fille lâcha ma main pour courir vers son père qui semblait particulièrement soulagé, ce qui était totalement compréhensible au vue de la situation. Je m’avançais vers eux, un peu timidement et adressais un sourire sincère à l’homme qui se tenait devant moi. « Bonjour. C’est moi qui ai aidé votre adorable petite fille à vous retrouver. Elle s’était perdue un peu plus loin, je n’ai pas voulu la laisser seule en la voyant si apeurée . Heureuse de voir que tout se termine bien finalement. » lançais-je tout en adressant un clin d’œil à la petite fille.

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MessageSujet: Re: « Vous sentez la praline. J’adore les pralines ! » Mar 17 Nov - 5:26



« Vous sentez la praline. J’adore les pralines ! »

Cette fillette va finir par me rendre fou. Pas moyen de rester en place cinq minutes. Elle ressemble trait pour trait à sa mère sur ce point, tandis qu’Amoun, bien que n’étant « que » mon fils adoptif, a tenu de moi le calme tranquille pouvant apparaître presque aux yeux de certains comme de la passivité. Soulevant mon fils du sol pour le garder dans mes bras, je commence alors à sillonner le parc, tout en jetant souvent un œil en arrière au cas où ma fille aurait brusquement décidé que la partie de cache-cache était terminée. Pendant ce temps, de son côté, l’enfant était en train…de cueillir des fleurs, tout simplement. Sans s’inquiéter le moins du monde des tracas qu’elle pouvait causer. « Une bleue, une rose, une jaune, …oh le joli papillon… » Papillon qui eut la bonne idée, en allant se poser sur le nez de la fillette, de l’inciter à le pourchasser en riant, jusqu’à cogner dans les jambes d’une jeune inconnue de passage. « Pardon aussi, madame. » s’excusa l’enfant en reculant d’un bon mètre. Le regard inquisiteur mais non moins méfiant qu’elle lui jetait laissait entendre qu’elle avait eu une bonne éducation parentale. Se méfier des inconnus, et ne jamais leur adresser la parole. Enfin, l’éducation était à revoir en ce qui concernait le contact verbal mais la distance physique au moins avait été respectée. « Non, je vais trèèès bien ! » assura Jane en bombant le torse, comme pour prouver qu’elle savait se défendre en cas d’attaques. « Mon papa et mon frère sont…là… » Le « bas » ne sortit jamais. S’étant aventurée trop loin du banc où nous étions, Jane nous avait perdus de vue. Une moue effrayée prit aussitôt place sur son visage d’enfant. « C’est vrai, vous allez m’aider ? » renifla la petite en attrapant le petit doigt de la jeune femme avant de la regarder de haut en bas. « Si vous me faîtes du mal, je le dirais à mon tonton. Il est très costaud mon tonton, d’abord ! » menaça Jane en dévisageant Azuria. Le fait d’avoir dit « ma belle » avait suffi à la convaincre que la jeune femme était une alliée. L’innocence. « C’est par là.. » lui tirant le bras pour lui indiquer la bonne direction, mon coeur retrouva bientôt son rythme normal. « Jane ! » Déposant Amoun par terre, je m’abaissais alors pour accueillir ma fille dans mes bras, embrassant son cou, la serrant fort contre mon torse et pour finir, passant une main affectueuse dans ses cheveux. « Où étais-tu passé ? Qu’est-ce que je t’ai déjà dit ? Tu ne dois pas t’éloigner comme ça ! Tu n’imagines pas la frayeur que tu m’as faite ! » Ma voix, d’une intonation plus grave et fermée que d’ordinaire se fit alors entendre, tandis que mes mains restaient agrippées à ses épaules pour l’obliger à me regarder en face. « Ne me fais plus jamais ça, tu entends ? » Hochant la tête, elle se réfugie dans mes bras pour la seconde fois, afin de se faire pardonner. « Oui, papa. » Et étant donné que je n’ai pas la rancune tenace et qu’il y a eu plus de peur que de mal, je finis par pousser un soupir de soulagement, avant de me relever pour remercier la personne qui l’a raccompagnée, et à laquelle, jusqu’alors, je n’avais pas vraiment fait attention. « Merci, merci beaucoup mademoiselle. Je ne sais pas ce que j’aurai fait si… » Une minute. Des années en arrière. Un regard, ce sourire. Je la reconnais. Elle est toujours aussi belle. Interdit, la main toujours levée, je l’observe sans un mot de plus. Le temps s’arrête, je la dévisage avec de plus en plus d’insistance.  


© sweet peach
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MessageSujet: Re: « Vous sentez la praline. J’adore les pralines ! » Ven 19 Fév - 4:33

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MessageSujet: Re: « Vous sentez la praline. J’adore les pralines ! »

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