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“I don't want to put the world to rights... I just don't like people who put the world to wrongs.”

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Winnie Ferguson
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MessageSujet: “I don't want to put the world to rights... I just don't like people who put the world to wrongs.” Ven 30 Oct - 1:06

A FRIEND IS SOMEONE WHO KNOWS EVERYTHING ABOUT YOU AND STILL LOVE YOU

La jeune femme se lève et se prépare comme une journée normale. Aucune de ses journées ne l’est vraiment d’ailleurs, pas depuis qu’elle a essayé un jour de s’ôter à elle-même la vie, pas depuis que son frère est dans le coma. Tout est compliqué, tout manque de sens, de logique à ses yeux, elle qui pourtant aime les choses très concrètes. Mais Winnie continue de vivre comme elle le peut, au moins pour son frère, pour que leur geste ait servi de leçons. Alors aujourd’hui, comme tous les jours, Winnie va se rendre en cours et va essayer à la pause déjeuner d’aller rendre visite à son frère jumeau. Avec un peu de  chance, elle tombera sur l’infirmière conciliante qui l’a déjà laissé entrer en cachette. Mais pour l’heure, elle quitte l’appartement de sa meilleure amie. « Je claque la porte derrière moi Marilou, à plus tard ! » qu’elle hurle à l’attention de la Bishop qui larve encore dans le lit. La veille au soir, les choses étaient devenues un peu trop dures pour Winnie et la solitude lui pesait bien trop. Elle avait donc débarqué chez sa meilleure amie pour passer une petite soirée entre filles, comme elles avaient tant l’habitude de le faire petites filles. Il n’y avait pas d’autres personnes comme Marilou, elle possède cet esprit libre, fou, un poil rebelle qui contraste terriblement avec celui de Winnie, plus calme, plus docile, plus pragmatique. Mais les opposés s’attirent c’est bien connu, et cet adage n’est pas uniquement valable en amour, les deux jeunes femmes sont là pour prouver que cela fonctionne aussi bien en amitié. Winnie part donc en cours et assiste à ses quatre de droit civil et économique de la matinée. Comme toujours, sa concentration diminue à mesure que le temps avance et l’heure du déjeuner arrive comme une bénédiction. La jeune femme au volant de sa vieille camaro des années quatre vingt – cadeau de son père avant sa fuite – prend la direction de l’hôpital. Sur son chemin, elle esquive quelques infirmières qui la reconnaîtront et l’empêcheront de voir son frère. La bonne nouvelle de la journée est la présence de l’infirmière conciliante aux côtés de son frère, qui lui accorde dix minutes dans la chambre. C’est suffisant pour la jeune femme qui court au chevet de son jumeau Ethan. Doucement, elle vient relever une mèche de cheveux sur le front de son frère avant d’y déposer un baiser. Enroulant ses doigts dans les siens, Winnie reste quelques instants, à observer le rythme respiratoire, sa poitrine lentement se lever et descendre. « Tu me manques Ethan. Tu ne sais pas à quel point j’aimerais que tu sois à mes côtés. J’aurai tellement voulu ne pas t’entrainer dans cette histoire. Si ça n’avait pas été pour moi, jamais tu n’aurais essayé de te suicider aussi… » qu’elle lui souffle, à mesure qu’une larme coule long de sa joue. Pendant près de dix minutes, la jumelle s’adresse à son jumeau, lui racontant tout ce qu’il a pu manquer et tout ce qui lui manque chez lui. Et puis finalement, l’infirmière vient lui annoncer que son temps est écoulé et qu’elle doit quitter la chambre avant qu’une autre infirmière ne s’aperçoive de sa présence. Un dernier baiser à son frère et la jeune femme quitte les lieux dans le silence, penaude. Au coin du couleur, elle percute quelqu’un, une femme, sa propre mère qui la rejetait des semaines plus tôt. « Qu’est-ce que tu fais là ? Qu’est-ce que tu fais dans ce service Winifred ? » La jeune femme lui répliquerait bien de ne pas l’appeler par son prénom entier, mais elle ne veut pas faire de vagues et marmonne rien avant de commencer à partir. Mais sa mère ne l’entend pas de la même manière et lui agrippe le bras. « Tu as essayé de voir ton frère n’est-ce pas ? Je t’ai déjà dit que c’était fini. Tu ne peux plus l’approcher. Il est dans cet état par ta faute, je ne veux plus de toi à ses côtés tu m’entends ? » et comme si ses paroles n’étaient pas suffisamment virulentes, sa mère la gifle violemment devant le désarroi de nombreuses infirmières présentes. « Va te faire foutre Martha. » Et elle s’en va, se tenant douloureusement la joue, imaginant doucement un bleu se former. Comme à son habitude, sa mère n’y est pas allée de main morte. Winnie reprend le chemin de sa voiture, direction les cours… dur retour à la réalité.
Les sons lui parviennent de manière saccadée, flou, presque imperceptible. Les choses autour d’elle lui apparaissent de la même façon, flou, difficile à discerner. Tout est trop compliqué pour l’esprit de Winnie en ce moment très précis. Et finalement elle reconnait son nom. Appelée plusieurs fois. Pourtant elle ne réagit pas plus que ça. Ses bras pendent le long de son corps pendant que ses jambes sont positionnées en tailleur. La jeune femme n’est pas dans son état normal et n’est même pas capable de s’éveiller de cet état de léthargie. C’est seulement lorsqu’on lui secoue l’épaule virulemment qu’elle revient à elle. Et ses esprits lui reviennent, l’aidant à comprendre qui l’a tant appelé. Zack. Il est ici. Elle ne sait pas ce qu’il fait ici mais après tout, elle ne sait pas plus ce qu’elle fait au bord des quais de Salem. Elle n’est qu’à quelques mètres de l’eau. En un clin d’œil, cette journée aurait pu basculer dans le cauchemar et la jeune femme aurait pu sombrer dans les abysses de l’océan sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Mais Zack est arrivé et Zack l’a sauvé, une fois de plus … Zack son sauveur.
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MessageSujet: Re: “I don't want to put the world to rights... I just don't like people who put the world to wrongs.” Ven 30 Oct - 22:35

- why don't you let the people see the good in you ?
- because when people see good, they expect good, and i don’t wanna have to live up to anyone’s expectations."

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Il fait doux pour un mois d'octobre constate Zack en pénétrant dans le cimetière, sa veste complètement ouverte. La bise qui souffle lui frôle à peine ses mèches de cheveux. Il a quitté son écharpe dans la voiture, avant de se décider à rendre visite à Lenny. Il est venu pour la première fois il y a deux semaines à peine. Neuf mois qu'il n'avait pas mis les pieds ici. Neuf mois. Depuis la disparition de son meilleur ami. Mais se confronter à cette pierre tombale lui a provoqué un déclic. L'envie de revenir. De parler avec Lenny, virtuellement. De lui raconter ses journées, ses envies, ses espoirs. Ses déceptions aussi. Pendant neuf mois, il a tout gardé pour lui. Peut-être est-ce le moment de se confier. Bien que ses mots tombent dans l'abîme, au moins il se délectera d'un poids. Zack prend place sur la pierre tombale de Lenny, sort son déjeuner et se libère. « Salut Lenny. T'as vu je t'avais promis de revenir. Alors bah, je suis là. J'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui, juste celui d'avaler un sandwich en discutant avec mon ami. Mon meilleur ami. J'ai une réunion importante cet après-midi mais j'avais besoin de m'évader le temps du déjeuner. Pour relâcher un peu la pression. J'en ai marre de bosser comme un con mais en même temps, je me sens bien que dans mon bureau depuis que t'es plus là. Avant, on passait notre temps libre ensemble. Et maintenant ? J'ai plus envie de le passer avec quelqu'un d'autre. Alors je bosse. Et mon cabinet décolle, ça c'est sur. Mais quelques fois, je me demande ce que ça vaut au fond. ». Zack croque dans son sandwich avant de lâcher un petit rire sarcastique. « Ouais t'as vu je me la joue philosophe. Que des conneries. Bref sinon j'ai revu ta sœur. Ça s'est pas très bien passé. Bon je sais, c'est de ma faute mais c'est comme ça. Elle sera toujours quelqu'un d'important pour moi, mais je ne la veux plus dans ma vie. Et j'espère que de là-haut tu ne m'en veux pas. T'as pas le droit de toute façon, sinon je viens te casser la gueule. Et rigole pas trop hein, parce que j'en suis capable. De venir te botter le cul. ». Zack fait un temps d'arrêt. Il ouvre la bouche pour parler à nouveau mais son téléphone sonne. Il l'extraie de sa poche, des fois que ce serait son employé qui l'appelle pour une urgence. Ou à cause de son incompétence aussi. Mais non, c'est un tout autre nom qui s'affiche. Winnie. Et si souvent, il filtre ses appels, là il n'hésite pas à décrocher. « Allo ? Winnie ? ». Zack attend et aucuns mots ne lui parvient de l'autre côté du fil. « Winnie ? Réponds moi s'il te plait ! Qu'est-ce qu'il se passe ? ». Le Hazelgrave n'entend que la respiration saccadée de sa meilleure amie. Mauvais signe. Très mauvais signe. Il a déjà vécu ce moment avec elle. Et si elle l'appelle sans lui parler, c'est qu'elle n'est plus tout à fait là. En pleine crise d'absence. « Allez Winnie fais un effort, dis moi au moins où tu es. S'il te plait bébé » souffle-t-il doucement. Elle devrait réagir parce qu'elle déteste qu'il l'appelle ainsi. Bébé. Mais lui, ça l'amuse de l'emmerder alors c'est toujours des bébés par-ci et des bébés par-là. Juste pour la déconne. Mais Winnie ne répond pas. Et Zack panique. Sans raccrocher, il navigue sur son téléphone pour ouvrir l'application qui va lui permettre de la retrouver. Après la première fois qu'il est venu à sa rescousse, Zack a installé un système de géolocalisation sur le téléphone de Winnie, qu'il a relié au sien. Comme ça, en deux coups de doigts, il repère directement où elle est. Sur les quais de Salem. Il ne perd pas de temps pour regagner sa voiture. Téléphone en haut parleur, il attend que son employé réponde. « Pete c'est moi. Tu vas déplacer la réunion de cet après-midi à demain matin à la première heure. (…). Oui bah j'en ai rien à branler que ça plaise pas à nos investisseurs, dis leur que j'ai une urgence familiale ou je sais pas, raconte n'importe quoi mais sois crédible pour une fois si c'est pas trop te demander. ». Et Zack raccroche. C'est lui le patron, c'est lui qui décide. Et il a décidé d'aller chercher Winnie avant qu'elle ne se jette à l'eau. Parce qu'elle en est bien capable. « Winnie ?! WINNIE ! ». Zack s'époumone depuis quelques minutes. Il est arrivé aux quais, mais aucunes traces de la jeune femme. Et c'est en continue son chemin qu'il la retrouve, assise par terre, complètement déconnectée. « Winnie réponds moi. C'est moi. C'est Zack ». Il la secoue d'abord doucement, et puis comme un prunier. Elle le fait vraiment flipper lorsqu'elle est dans cet état-là. « Allez, reviens vers moi s'il te plaît ou sinon je te jure qu'on saute tous les deux à l'eau pour que tu te réveilles ». Il la secoue encore un coup et les yeux de la jeune femme s'agrippent aux siens. Un soupir de soulagement s'échappe des lèvres du Hazelgrave. « Putain tu m'as fais flipper sale folle. ». Sale folle, c'est pas méchant, c'est la peur qui parle. Winnie le connaît, elle ne lui en tiendra pas rigueur. « Viens on rentre chez moi ». Zack l'aide à se relever et passe son bras autour de sa taille pour l'aider à marcher. (…). Winnie est allongée sur le canapé de Zack. Ce dernier revient vers elle avec un verre d'eau. « Tiens, ça te fera du bien. ». Il lui met une couverture pour ne pas qu'elle ait froid. Et oui, Zack sait se montrer gentil et protecteur quand il le faut. Ces moments sont rares et ne sont pas destinés à tout le monde. Mais Winnie y a droit. Parce que c'est une privilégiée.
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Winnie Ferguson
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MessageSujet: Re: “I don't want to put the world to rights... I just don't like people who put the world to wrongs.” Mar 3 Nov - 17:22

A FRIEND IS SOMEONE WHO KNOWS EVERYTHING ABOUT YOU AND STILL LOVE YOU

888 pour nos bébés :mimi: :mimi:
Cet état d'éveil à moitié conscient, cette sensation d'être conscient de tout sans vraiment pouvoir parler, réagir, sans avoir la possibilité de montrer que l'on est là, au fin fond de son être. Winnie voudrait bien lui crier qu'elle est là, qu'elle entend ses paroles, et qu'elle n'attend qu'une chose, c'est partir de ce sable humide qui lui colle à la peau. Encore un de ces foutus effets secondaires d'un acte qui l'a changé à jamais. Les médecins lui avaient dit que tout s'atténuerait, que les choses rentreraient dans l'ordre avec le temps. Seulement les choses semblaient aller de pire en pire, ses absences de plus en plus présentes sans que les médecins ne comprennent réellement. Heureusement pour elle, Zack est toujours présent, celui qui lui permet de se raccrocher à la vie. C'est peut-être la raison pour laquelle Winnie l'appelle toujours lors de ses absences, parce qu'il répond toujours présent, il est toujours là pour lui permettre de revenir à elle. Alors lorsqu'il l'appelle, la secoue, Winnie revient peu à peu à elle, sans pour autant être capable de prononcer un seul mot. Mais son regard capte celui de Zack et lui fait comprendre qu'elle est là, près de lui, prête à reprendre contrôle de son corps. Il la traite de sale folle, ce qui parvient même à lui arracher un sourire. Ca ne la choque pas un seul instant parce qu'au fond, aux yeux de tous c'est ainsi qu'elle apparaît, comme une folle. Bien sur, la jeune femme se moque éperdument de ce que les gens pensent d'elle à ce niveau là. La seule chose qui l'a toujours dérangé c'est qu'on la relie à une putain de magie qu'elle n'accepte pas, qu'elle renie même. Il l'aide à se relever, à la faire marcher jusqu'à la voiture, avant de prendre la route direction l'appartement de Zack. (…) Allongée sur le canapé de Zack, la jeune femme a encore du mal à parler tant elle se sent encore étourdie. Pourtant l'épisode est bel et bien terminé, la jeune femme est belle et bien consciente de tous ses faits et gestes désormais. Mais ce genre d'incidents laisse des marques, indélébiles, ancrés dans votre peau. « T'aurais pas plutôt une téquila ?? » son remontant par excellence. Mais la jeune femme n'est pas naïve et sait très bien que Zack le lui refusera immédiatement. C'est pourquoi sa main attrape le verre d'eau et le porte à ses lèvres. « Non parce que l'eau tu sais, j'en ai eu ma dose pour la journée … » Winnie refait surface et ses blagues pourries aussi. En façade, la jeune femme n'apparaît que comme celle qui a essayé de se suicider avec son jumeau, comme la nana qui tire toujours la gueule, qui n'accroche jamais un sourire à son visage et qui ne rigole quasiment pas. Mais la réalité est toute autre lorsque Winnie se trouve entourée de proches. En petit comité, la timidité de la jeune femme s'efface pour laisser place à une Winnie plus extravertie, offrant quelques sourires et rigolant parfois lorsqu'elle est dans un bon jour. Mais surtout, elle laisse place à une Winnie ironique, qui s'essaie aux blagues, son moyen d'auto-défense. Mais encore une fois, cette Winnie là n'est accessible qu'à un cercle très fermé de personnes, dont peu de gens est autorisé à s'y tenter d'entrer. « Merci Zack… D'être venu me chercher, encore une fois. » Elle se sent un peu penaude d'être dans cette situation, de devoir encore et encore compter sur lui. Et tout est encore plus compliqué en sachant que Zack ne veut pas que d'autres personnes les voient ensemble. Bien sur, c'est déjà arrivé qu'ils soient aperçus par des gens, des connaissances mais Zack et Winnie ont toujours été très prudent, enfin, surtout parce que Zack le voulait. Au fond, Winnie a du mal avec cette situation, de devoir vivre son amitié caché, simplement parce qu'elle possède un héritage familial à l'encontre des croyances familiales du jeune homme. Ca la d'autant plus folle que Winnie déteste ce patrimoine et qu'elle fait tout pour se couper de la famille Corey. Ce n'est d'ailleurs pas sans raison que la jeune femme a fait changé son nom de famille par celui de son père, Ferguson, vide de toute connexion avec ces satanées sorcières. « Mais tu ne devrais pas être au travail toi ? Tu n'as pas un gros chantier en cours?? » C'est qu'elle commence à se sentir mal Winnie, à imaginer qu'elle a bouffé tout l'après midi de Zack, à penser qu'elle a peut-être fait raté une vente à son meilleur ami. Mais elle imagine toujours le pire et ça a toujours été ainsi. La jeune femme attrape son téléphone et commence à taper quelques informations dans son mémo. Ce ne sont que des éléments à donner à son médecin concernant son absence de la journée. Ce dernier lui a demandé de faire comme un journal de bord, un carnet où elle répertorie toutes ses absences afin de comprendre comment tout ça se produit, s'il existe une corrélation entre toutes. Mais jusqu'à présent tout recherche avait été vaine. et la jeune femme se retrouve encore et encore avec ces foutues absences qui lui bouffaient la vie. « Ton frère ne va pas passer chez toi ?? » Ce serait assez embêtant que Finn débarque chez Zack et tombe sur Winnie … Ou pas, cette dernière ne sait vraiment plus.
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MessageSujet: Re: “I don't want to put the world to rights... I just don't like people who put the world to wrongs.” Lun 16 Nov - 22:08

“ I know he’s a realist, he’s okay with being alone,
and he helps people when he thinks no one is watching. ”

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Zack se laisse choir sur le canapé, relevant les jambes de Winnie au passage, qu'il laisse ensuite retomber sur ses cuisses. Ses chaussures quittées, il pose ses pieds sur sa table basse. Comme le pacha qu'il est. Si Winnie a le droit de se reposer et de profiter de son canapé moelleux, alors lui aussi. Il n'a pas toujours le temps de profiter d'un moment de répit. Surtout en pleine après-midi. Il ne rentre du boulot que très tard, et souvent, soit il va se coucher directement, soit il sort, soit il voit Kara. Et dans tous les cas, il ne passe pas beaucoup de temps à profiter de son appartement. Mais ce train de vie lui plaît. Il ne le changerait pour rien au monde. Il aurait presque envie de fermer les yeux, juste quelques secondes, pour se laisser glisser dans une inconscience réconfortante, revigorante. Mais la remarque de Winnie lui arrache un sourire. « Tu perds pas le nord toi ». Le Hazelgrave lui jette un regard qui se veut de reproches, mais qui ne laisse paraître que de la taquinerie. Quelques fois, il pense à Winnie, et se demande pourquoi est-ce qu'ils ont fini par amis ? Comment est-ce arrivé ? Pourquoi poursuit-il cette amitié qui se voue à être caché ? Il ne sait pas trop. Et puis, dans ces moments-là, quand il est avec elle, ça lui frappe à la gueule. Leur complicité n'est plus à prouver. Son humour dissimulant une grande blessure le touche. Plus qu'il n'y paraît, plus qu'il ne le montre. Parce qu'il se reconnaît en elle. Surtout depuis la mort de son meilleur ami. Lui aussi cache sa douleur, son désarroi sous d'autres sentiments qui se confondent. Zack a toujours eu un caractère de merde. Une répartie à toute épreuve. Une cruauté verbale. Et depuis la mort de Lenny, tout s'est amplifié. En plus fort. Plus il est triste, plus il mord, il persifle, il frappe là où ça fait mal. Pour que les autres comprennent. Ce que c'est de devoir avancer avec une plaie béante dans la poitrine. Pour qu'il ne soit pas seul à morfler, jour après jour. Winnie a mal elle aussi. Il le sait, il le sent. Il le voit dans ses yeux. Ses étincelles ont laissé place à un grand vide. Des beaux yeux bleus éteint. En deuil. « La tequila, c'est pour plus tard ». Dans la soirée. Ou plus tard dans l'après-midi si elle le souhaite toujours. Une bonne cuite remet toujours d'aplomb et soigne les balafres du coeur. Celles qui sont trop ancrées pour qu'on les efface seulement d'un claquement de doigt. L'alcool, ça cicatrise, ça réchauffe, ça anesthésie. Combien de cuites s'est-il pris depuis la mort de Lenny ? Zack ne les compte plus. « C'est pas la peine de me remercier Winnie. T'aurais fais la même chose pour moi » lâche-t-il, levant les yeux au ciel en signe d'approbation. Et de léger agacement aussi. C'est pas la peine de le remercier à chaque fois. Parce qu'à chaque fois il lui répète la même chose. Et ça le gonfle. Zack déteste rabâcher sans cesse. Et surtout, sa gentillesse n'est pas sans limite. Ni sans faille. Le naturel revient vite au galop dit-on. Et celui de Zack, plus rapidement que les autres. « Et pis j'allais pas te laisser te noyer, après j'aurai fini en taule ». Il lui envoie un clin d'oeil, pour la forme. Zack et ses boutades, toute une histoire. Si certains prennent la mouche et se vexent, Winnie connaît suffisamment le jeune homme pour savoir qu'il la titille, encore et toujours. C'est Zack. A pousser le gens dans leurs retranchements, par pur plaisir. Juste pour emmerder. Pour se délecter de l'agacement de ses interlocuteurs. C'est un emmerdeur Zack. Un vrai de vrai. « Non ne t'inquiètes pas pour ça ». Si d'ordinaire, son travail passe avant tout et surtout tout le monde, quand ça concerne Winnie, tout est différent. Cette fille le touche plus qu'il ne le faudrait et il en a fait son devoir, de la protéger coûte que coûte. « Il y a des choses plus importantes dans la vie que le travail. Je l'ai compris il y a presque un an ». Depuis la mort de son meilleur ami, Zack a revu sa manière de penser sur la vie. Sur le travail, les études. Même s'il a consacré une bonne partie de son deuil à s'acharner derrière son écran d'ordinateur, au téléphone sur ses chantiers, il n'en oublie pas pour autant ses proches, et ses amis. Il a toujours été très famille, même si avec son frère, sa relation est du genre conflictuelle, il tuerait quelqu'un si on touchait à lui. Ou à ses parents. « Non je crois pas. Il est trop occupé à faire la gueguerre à son ex. On est tranquille ». Cette Selina de mes deux. La sorcière a éviter. A foutre au bûcher aussi. Par la même occasion. « Tu peux rester à la maison ce soir si tu veux. Ça me dérange pas et au moins tu ne seras pas toute seule ». Et il pourra avoir un œil sur elle aussi. Zack pousse légèrement sa meilleure amie, ignorant son grognement, pour s'allonger à ses côtés. Il pose sa tête sur le ventre de Winnie. « Allez fais moi des papouilles dans les cheveux, je l'ai bien mérité ». Yeux fermés, il peut entendre le soupir de Winnie. Et ça le fait marrer. Le Hazelgrave est aussi invivable qu'attachant. On ne peut pas lui refuser grand-chose. Avec son sourire en coin et ses yeux plein de charme. Le charme du diable.
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Winnie Ferguson
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MessageSujet: Re: “I don't want to put the world to rights... I just don't like people who put the world to wrongs.” Sam 28 Nov - 19:11

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1 000 pour nos bébés :mimi: :mimi:
Peu de gens connaissent la jeune femme réellement, peu de personnes savent comment elle peut réagir lorsqu'on lui dit telle chose ou sur tel ton. Winnie est imprévisible, malgré son côté renfermé et timide, elle est comme un volcan, il faut toujours se méfier de l'éruption qui peut arriver à tout moment. Mais Zack n'est pas comme tout le monde. Zack c'est l'exception qui confirme la règle, l'homme qui défie tous les pronostiques. Zack c'est le meilleur ami de Winnie, et c'est loin d'être sans raison. Alors forcément, lorsque son téléphone affiche le prénom de la jeune femme et que personne ne parle au bout du fil, il n'en faut pas plus à Zack pour comprendre de quoi il retourne et de récupérer la jeune femme. « Bah non hein, je suis déjà suffisamment perdue comme ça comme fille, alors si je perds en plus le nord je suis foutue ! » qu'elle rétorque en souriant. Le petit mot pour rire, Winnie essaie de détendre l'atmosphère. Elle a parfaitement conscience que Zack est légèrement stressé de l'état de son amie, qui ne cesse ces derniers mois de subir ces absences. Mais c'est ça l'amitié, la véritable amitié. Même si Zack n'accepte pas de voir la jeune femme en public sauf cas d'extrême urgence, Winnie sait que leur amitié n'est absolument pas à remettre en question, loin de là. « Tant que tu me promets une téquila plus tard je suis d'accord. » Zack semble convaincue que Winnie aurait fait la même chose pour lui et il a parfaitement raison. S'il fallait qu'elle lui donne un rein, Winnie se serait immédiatement proposé, quitte à s'arracher elle-même le rein. Zack a tellement fait pour elle, l'a tellement soutenu à de maintes reprises, entre autre lors de sa tentative de suicide, que Winnie se sent redevable à l'égard du jeune homme. A ses yeux, si elle est encore en vie et un minimum stable psychologiquement, c'est en grande partie grâce à lui, qui l'a soutenu en long en large et en travers. Alors forcément, Winnie aurait fait la même chose pour lui. « Je sais mais quand même. Un merci ça ne mange pas de pain. » Et Dieu sait qu'elle a conscience à quel point ce merci peut avoir de l'importance. L'idée de la laisser crever dans l'eau? Même pas envisageable. « Ca aurait fait désordre, plein de paperasse et on t'aurait accusé d'avoir tué une sorcière ! Didiou, un nouveau procès à Salem ! » qu'elle rigole à moitié tout en prenant bien soin de rester coller dans le canapé. Finalement, la jeune femme s'inquiète de sa journée de travail qu'elle a du vraisemblablement gâchée. Et pourtant, Zack a une tonne de travail à faire, à la tête de son propre business. Mais aux dires de Zack, ça n'est pas très grave. Même s au fond il a raison, des choses plus importantes que le travail existe, ça n'est jamais très plaisant de se dire que l'on a gâché une journée de travail de son ami, ou simplement que l'on a bouffé du temps à quelqu'un qui en a déjà suffisamment fait pour nous. Winnie n'aime pas se sentir redevable, ni même se dire qu'elle a faire perdre du temps aux autres. Son crédo a très souvent été, on st jamais mieux servi que par soi même et il ne faut compter que sur soi. Alors forcément, la jeune femme n'aime pas se dire qu'elle doit compter sur Zack dans ce genre de situation. « Tu as été récemment sur sa tombe? » qu'elle lui demande doucement, n'osant qu'à moitié poser la question. Lenny a toujours été un sujet compliqué, un sujet que ni Zack, ni Winnie n'aborde. Zack vraisemblablement parce que son deuil n'est toujours pas fini, Winnie parce qu'elle sait à quel point parler de Lenny peut mettre Zack dans tous ses états. Zack mentionne le fait que son frère ne rentrera pas et ce n'est pas plus mal. Sans le connaître réellement, Winnie sait qu'elle ne voudrait pas se retrouver face à face avec lui, surtout en considérant que Zack devrait inventer une excuse sur sa présence chez lui. Et le mensonge encore et encore sur eux. Elle ne dit rien mais au fond, elle le vit assez mal et se sent comme une maîtresse cachée. « D'accord, je te piquerai des affaires comme la dernière fois alors, ce sera plus simple. » Elle lui piquera son caleçon et un de ses vieux tee-shirts, elle adore être dans cette tenue si simple et ça lui donne l'impression d'avoir fait des folies. Et puis elle adore lui piquer ses vêtements, ça les rapproche un peu plus encore. Zack la pousse et vient se coller à elle sur le canapé, réclamant des papouilles. « Quel enfant ! Mais allez je t'en dois une. » qu'elle sourit avant de commencer à lui faire les dites papouilles. Les deux amis restent ainsi pendant de longues minutes, sans parler, juste à profiter de cette proximité et de ce moment de répit. Parfois les mots n'ont pas besoin d'être, il n'y a pas besoin de parler, simplement apprécier ce moment. « J'ai envie de pizza, on commande pizza ce soir hein?? » Elle sait qu'il sera d'accord avec elle et pour le remercier, Winnie a pour plan de lui offrir le repas. Ce soir, elle a envie qu'ils passent un moment des plus agréables ensemble, sans se prendre la tête parce qu'ils ont besoin l'un comme l'autre d'un moment calme, un moment de répit. « Film ou série ce soir? Je t'avoue que j'ai pas envie de sortir mais plutôt de rester cosy à l'appart… » Mais comme elle sait que Zack n'a pas l'air d'être d'attaque pour sortir, Winnie se dit que c'est dans la poche. Une bonne petite soirée en prévision avec l'un des rares hommes de sa vie.
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Keith O. Phillips
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MessageSujet: Re: “I don't want to put the world to rights... I just don't like people who put the world to wrongs.” Ven 11 Mar - 19:16

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MessageSujet: Re: “I don't want to put the world to rights... I just don't like people who put the world to wrongs.”

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