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 stalker inside.

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MessageSujet: stalker inside.   Sam 24 Oct - 10:30



La vie à New York me plait énormément, mais pour c'est pour mieux pouvoir me ressourcer ailleurs sur le continent que j'en profite davantage. La maison Yves Saint-Laurent m'avait chargé de participer à la Fashion Week se tenant à San Francisco, profitant ainsi de l'expérience que j'avais des lieux ainsi que des tendances de la côte Ouest, subtilement différentes de celles qui font le cœur de la Grande Pomme. Une semaine tous frais payés, j'avais néanmoins refusé de m'installer à l'hôtel pour y préférer l'occasion de revoir mon oncle Noah et ses marmots. Celui-ci s'était montré on ne peut plus ravi de me voir revenir pour un petit temps en famille, bien qu'il n'y ait pas le twin bro' et Sara dans mes valises. Une prochaine fois ! Je profitais du temps qui m'était offert pour soulager un peu mon oncle dans ses tâches quotidiennes et passer d'excellents moments avec les enfants. Le contact avec Amoun était privilégié, dans la mesure où nous partagions une culture plus ou moins égale, ancrée dans les racines orientales. Au réveil de l'avant dernier jour, je lançais l'idée de faire un repas collectif… idée tuée dans l'œuf au moment où j'ai insisté pour tenter la préparation. Mon oncle tenant à l'intégrité de sa cuisine – et de sa maison, et du quartier dans la foulée – j'avais été chargé d'aller faire les courses au supermarché bio non loin de sa maison. Un peu boudeur, j'attrapais la liste en pestant contre le manque de confiance qu'on me témoignait. Ce à quoi Rayan m'avait répondu par SMS avec un simple smiley moqueur. Méchant jumeau. Finalement, une fois dans le supermarché en question, mon scepticisme se transforma en une immense curiosité. Il y avait des produits par centaines, tous étiquetés de façon différente, un vrai casse-tête chinois. "Ok, donc j'vais juste y passer la matinée pour trois patates, quoi…" murmurai-je en poussant mon chariot. Sur le passage, j'offre un sourire cajoleur à une caissière qui manque de faire tomber trois articles en me dévisageant. Kenzo for the win, ladies. Je regarde la liste de Noah avec attention : pour une fois, c'est un médecin facile à relire, mais ce qu'il demande est si spécifique que je le maudis d'être un aussi fin cuisinier. Je ne connais pas la moitié des produits qu'il a écrit… au point de ne même pas savoir si ce qu'il demande est un légume ou une marque de boisson un peu exotique. Quand nous étions encore mariés, je me souviens que Meleya était une adepte de ce supermarché bio haut de gamme pour les préparations qu'elle faisait pour Charlie. Finalement, j'aurais peut-être dû l'écouter quand elle essayait de m'expliquer le fonctionnement de cet établissement, au lieu de m'amuser à jongler avec des mangues. Oui, eh bien on s'occupe comme on peut. J'arrive au rayon des produits secs en relevant mes lunettes de soleil sur mes cheveux. Pourquoi on les appelle "produits secs" ? Les autres sont mouillés, c'est ça ? J'ai toujours eu l'art et la manière de me poser les vraies questions, dans la vie. J'attrape ce qui me semble être une boite de farine… farine d'algues séchées ? Sérieusement ? Y a des gens assez fous pour goûter à ça ? Aussi mal avisé qu'un enfant de cinq ans qui veut comprendre le monde qui l'entoure, je m'apprêtais à ouvrir discrètement la boîte pour voir à quoi ressemblait cette farine, lorsque mon regard fut happé par une silhouette de dos étonnamment familière. Ce fuselage, une vraie bombe. Cependant, c'est au moment où j'aperçois son profil que la boîte m'échappe des mains et tombe sur le sol : je fonce dans le rayon parallèle avec mon caddie et me planque derrière les barres de céréales pour souffler deux minutes. Jamie. Une amante parfaite sous toutes les coutures possibles et imaginables… mais une véritable folle furieuse qu'il faut fuir encore davantage que la peste. J'avais eu le malheur de la draguer et la mettre dans mon lit après une soirée mondaine à New York, sans connaître son émission de télé-réalité sur sa vie. Ce genre d'idiotie typiquement occidentale que je n'avais jamais compris. Elle a cherché à garder ses griffes sur moi, m'emprisonner dans sa folie médiatique, alors que d'une part cela ne m'intéressait pas, et d'autre part je cherchais à reconquérir le cœur d'une Meleya prête à fouler de nouveau le sol américain. J'y ai laissé ma chemise pour m'enfuir de chez elle... et j'y tenais, à cette chemise ! A travers le rayon, je percevais sa silhouette vagabonder dans les rayons. Bizarre, pas de caméra aux alentours. Par réflexe, je remets mes lunettes de soleil et je fonce dans le rayon suivant pour mettre le plus de distance possible entre elle et moi. Je vais même jusqu'à faire rouler le chariot et m'accrocher sur les côtés pour aller plus rapidement. Ce qui interpelle dans l'allée centrale, c'est voir un caddie rouler tout seul, avec un grand dadais de 24 ans accroché sur le côté, en mode ninja du supermarché. J'accoste le rayon fruits et légumes en gardant la jeune femme en visuel, prêt à plonger au sol si elle m'aperçoit.
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MessageSujet: Re: stalker inside.   Ven 30 Oct - 12:34

Kenzo ⊹ Jamie avançait sur le bleu azuréen du ciel, les images se bousculant devant ses yeux les couleurs se confondant, le mur du son s’extasiant à ses oreilles en un bourdonnement insurmontable. La température de son corps ne cesse d’augmenter, des sueurs froides lui montent le long de l’échine et s’écrasent en perle sur son front dégagé par ses cheveux attachés avec la plus stricte exigence. Elle fait encore un pas et finit par gerber sur les marches d’un blanc immaculé du palais de justice. Great. Ses jambes en tremblent encore, son cœur est prêt à sortir de sa gorge mais elle toussote et se redresse enfin, essuyant de sa manche Burberry, ses lèvres souillées. Et bien bravo, on peut dire que c’était de l’élégance à l’état pur. Jamie finissait par happer du regard les passants qui l’observaient avec un mélange de dégoût et de pitié et fonçait vers le premier kiosque ouvert pour inhaler la menthe fraiche d’un paquet de chewing gum. Les photos d’enfants torturés au tribunal avaient eu raison d’elle et pour toute réponse, elle avait fuit avant même la fin du procès pour laisser ses trippes commenter pour elle, l’horreur des images. En réalité, son estomac s’était retourné à l’idée même que sa sœur ait vécu les mêmes atrocités et pourtant dorénavant, la tête sur les épaules, elle marchait de nouveau avec dignité dans les rues bondées de San Francisco comme si de rien n’était. Son téléphone sonnait dans les plis de son long duffle coat et pour toute réponse, elle n’y jetait qu’un bref regard, loin d’égaler celui qu’elle lançait à la populace qui n’avait aucun crédit à ses yeux. Pourtant, il était certain qu’elle ne donnait pas un prix élevé à la personne qui tentait de l’importuner puisque pour unique réponse, elle replaçait, par la plus belle des ignorances, son téléphone dans sa poche. Nathaniel avait appelé encore trois fois aujourd’hui. Sûrement pour lui demander d’arrêter les tourments qu’elle avait propagés d’une simple entrevue dans l’épanouissement de sa vie. Qu’elle n’y pouvait rien si toutes les âmes vagabondes avaient besoin d’un peu de piment pour pouvoir méditer sur leurs erreurs passées. Jamie elle était juste la diablesse de la vengeance. Elle ne cherchais pas de mal si on ne lui en procurait aucun et pour l’heure, dans sa plus grande folie, elle avait décidé de trôner fièrement en déesse de la revanche dans la vie bien rangée de ce pauvre homme qui avait pris les mauvaises décisions au plus mauvais moment. Il était certain que si la jeune femme se comportait comme une parmi tant d’autres dans le show qui la représentait, on ne pouvait clairement pas dire que son état mental était sain. Jamie elle avait des problèmes, de lourds problèmes. Jamais personne n’en parlerait car jamais elle n’avait eu à exprimer les crises psychologiques qui la rongeaient. Son plus grand atout était le mensonge, l’allure, cette façade implacable qu’elle ne lâchait jamais et qui la faisait paraître au centre d’une normalité factice. Sauf que sa normalité, c’était d’être l’une de ces starlettes de télé-réalité. Rien de plus rien de moins et pourtant, une simple entourloupe afin de cacher le mal bien plus profond qui sévissait dans son cerveau ravagé. Jamie elle souriait avec triomphe et souffrait en sourdine. Son crâne lui faisait du mal, son esprit lui lançait des images incongrues, des mauvaises pensées qu’elle ne contrôlait pas et tout ça avait commencé à la disparition de sa sœur. Elle n’allait pas bien, personne ne le savait et même elle, imaginait que toute cette obsession dérangeante pour tout ce qu’elle touchait, n’était que le simple fruit de ses humeurs princières. Rien à voir avec de la démence qui finirait sûrement par lui éclater au visage. Un psychologue l’avait suivi pendant de nombreuses années mais, ne supportant pas l’idée même d’être traité comme un phénomène de foire, elle avait utilisé pour la toute première fois le chantage lorsqu’elle avait découvert la relation de son thérapeute avec une femme qui vraisemblablement, ne ressemblait pas à sa compagne qui l’attendait gentiment chez lui. Fin de l’histoire, Jamie avait expédié de sa vie, la seule personne capable de comprendre que l’enfant à succès n’était qu’une bombe à retardement. Son téléphone sonnait de nouveau. Elle poussait un long soupir alors qu’elle allait s’engouffrer dans un taxi. Sa sœur, évidemment, qui lui demandait de lui acheter ces produits bios qu’elle aimait tant. En rupture de stock à la maison, il était nécessaire que Jamie répare cette future crise planétaire. Elle sentait le monstre en elle fumer de rage, évoluer, se transformer, prendre d’assaut, ses nerfs, et puis… Elle voyait un passant la filmer, sûrement un qui suivait le show avec attention et reconnaissait avec surprise, la star des Andréas. Elle affichait son plus beau sourire maîtrisé quand ses lèvres serrées voulaient dire d’aller se faire foutre à sa jolie sœur souvent la tête dans la lune. […] Produits bios, produits bios… Non mais ils se foutaient sûrement d’elle ! Déjà quinze minutes qu’elle était arrivée dans le supermarché de proximité et rien ne ressemblait à la nourriture si délicate que le majordome achetait régulièrement aux demandes exigeantes de sa sœur. Jamie levait les yeux, soufflait, grimacer, boudait, rien ne venait, il n’y avait pas de gentille marraine la fée pour venir l’aider à faire les courses. Rechignant à cette corvée, elle sursautait en entendant un objet entrer en contact avec le sol. Pour toute réponse, elle observait le vide derrière elle. Pourtant, ayant l’habitude d’être observée, elle avait le sentiment familier qu’une paire de yeux avait souillé encore une fois sa nuque. Mais c’était le vide, personne à l’horizon et, suivant toujours son instinct, elle finissait par abandonner momentanément sa quête du graal bio pour s’enfuir dans les rayons et tenter de dénicher l’imposteur qui se jouait d’elle. Emérite ou pas, fine détective ou non, elle attrapait au vol un chariot qui la percutait au moment même où elle sortait d’un rayon. Clairement pas sa semaine puisqu’elle finissait une seconde fois couchée sur le sol, un de ses talons ayant valsés sur le côté et sa dignité ayant disparue de la surface de la terre. Ca c’est une tentative de meurtre mon cher ! Mais, en observant le regard de Kenzo face à elle, disputé entre fuir et l’aider à se relever, elle affichait un sourire condescendant en tendant une main dans une demande d’aide fortuite. Mais on peut s’arranger…




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MessageSujet: Re: stalker inside.   Dim 8 Nov - 11:08



L'idée de s'enfuir à bord du chariot avait quelque chose d'épique qui n'était pas pour me déplaire, c'est certain. En revanche, dans un mauvais calcul de trajectoire tout ce qu'il y avait de plus prévisible, je manquais une occasion de m'enfuir de cet enfer abritant des produits d'agriculture biologique. Sans voir la personne que j'avais percutée, je me précipitais pour proposer de l'aider à se relever, mais en un regard, l'instinct de survie s'éveilla. Jamie. De toutes les personnes un peu attaquées de ce magasin, il fallait que ce soit précisément la personne que je cherchais à éviter. Je déglutis en la dévisageant comme on observe un faux ange remonté du fin fond des enfers. Cette fille est flippante. Dingue. Il n'y a pas d'autre mot. Tentative de meurtre ? "Non non, pas du tout !!" Aucun second degré. Ou alors, il faut le temps que ça monte au cerveau. C'est d'ailleurs avec ce sourire narquois qu'elle affiche que je m'aperçois enfin qu'elle ne fait que se payer ma tête. Sa main tendue reste suspendue en l'air sans que je ne la saisisse. S'arranger comment ? Si je n'étais pas cloué sur place, j'aurais probablement eu un mouvement de recul. Par réflexe, je regarde autour de moi pour voir s'il y a des caméras disséminées autour pour filmer la scène… Je n'ai aucune envie d'apparaître dans cette espèce de comédie de télé-réalité dérangeante qu'elle fait de sa vie. J'ai toujours trouvé ça malsain et stupide. Presque à regret, j'attrape sa main et l'aide à se remettre debout. Galant, je vais même chercher son talon pour le lui rendre. "Valentino… sympa, ce modèle." commentai-je par réflexe, en observant la chaussure. On ne se refait pas : j'ai beau ne pas savoir épeler certains mots du langage commun, il n'en reste pas moins que nul ne saurait me sécher dans le monde de la mode. Tandis que Jamie se remet de sa chute, je regarde encore une fois autour de nous, comme pour espérer y trouver un peu d'aide. Je n'ai pas craché sur le fait de passer une nuit seul avec elle, mais de là à me retrouver seul tout court avec elle maintenant que j'ai vu son visage d'hystérique télévisuelle… il y a un monde. "Alors, tu… hum… Magasin bio, hein ?" Paie ta conversation de l'année. Je croise les bras sur mon torse, sans lâcher la banane que j'avais récupéré plus tôt, en fonction de la liste de mon oncle. Tiens, maintenant que j'y pense… est-ce qu'une banane est assez solide pour assommer quelqu'un ? "T'es toute seule ? Ou tu tournais un bêtisier, peut-être ?" On ne chute pas d'une façon aussi ridicule sans raison. Même percutée par un caddie. Pourtant, là où elle aurait pu être vexée par une remarque comme celle-ci, il n'y a pas de quoi : c'est dit en toute franchise et sans concevoir un seul instant la mauvaise interprétation qui pourrait en être faite. "J'avais oublié que t'étais de San Francisco." Sinon, tu penses bien que j'aurais été six fois plus prudent que la normale. J'affiche un sourire qui se veut néanmoins confiant, malgré tout, puis je commence à éplucher la banane pour la manger. Quoi ? Ca va, c'est pas si calorique que ça, je peux me le permettre… au pire, à force de fuir Jamie, j'éliminerai le surplus. "Qu'est-c'que tu d'viens ?" demandai-je poliment en mâchant. Peut-être qu'elle a fait juste une crise et qu'elle est moins flippante que l'autre jour. Il faut tester.
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MessageSujet: Re: stalker inside.   Jeu 19 Nov - 1:21


Kenzo ⊹ Jamie avait perdu la notion du temps mais avec un peu de chance, elle se disait qu’elle finirait par se plonger la tête dans les rayons frais pour enfin chasser ses sombres pensées et rafraichir sa peau brûlante d’une infection irrémédiable. Elle aurait presque pu s’éventer avec cette boîte de céréale si seulement elle ne risquait pas de briser son fin poigné. Jamie elle était mince, peut-être trop pour la moyenne mais en même temps, elle n’était pas non-plus du genre à dire qu’elle mangeait normalement. Son truc c’était un repas par jour et quand elle faisait la diet c’était café et cigarettes. S’occuper de son mentale et ses préoccupations lui prenaient bien trop de temps pour qu’elle pense à s’alimenter correctement. A vrai dire, qui se souciait de manger ? Elle les connaissait ces gens dans les supermarchés. Ils arrivaient le ventre vide et leurs yeux s’abreuvaient de chaque couleur et parfum qui s’échappaient sous leurs narines distendues. Puis il y avait ceux qui avait rodé la technique et déclenché les hostilités contre cet appétit bien traitre. Alors ces mêmes personnes faisaient la leçon « viens au supermarché le ventre plein et tu repartiras sans connerie en plus ». Tu parles, ils n’avaient pas inclus dans leur calcule que s’ils ramenaient leurs mioches, ils sortiraient forcément en ayant trahit leur porte monnaie et budget du mois. Tristesse quand tu nous tiens. La conclusion de cette étude psychologique était que quoi qu’on fasse, les gamins tuaient le quotidien. Jamie s’échappait de ses pensées, changeait de côté, tournait et retournait son regard autour d’elle pour détecter le logo AB. Que dalle, elle voyait juste nutella et autres produits qui tuaient la société en y infiltrant la mode des gros lards et autres animaux à la bouche plus grande que le cœur. Eurk. Pour le peu elle en aurait encore vomi de dégoût mais elle préférait éviter que les regards se portent trop sur elle. La célébrité c’était sympa mais bien peu quand on la créait juste pour une seule et unique raison. Et devenir une star ne faisait pas partie du plan. Jamie avait levé les yeux au ciel un nombre si invraisemblable de fois qu’elle avait soudain peur d’avoir le regard bloqué au plafond. Pourtant, à la minute où elle avait décidé d’arrêter de piétiner comme une girafe prise dans une gouttière, elle découvrait le jeu sacré de l’observation et de la reconnaissance faciale. En un rien de temps, la jeune femme, sans même se préoccuper de savoir si ses actions étaient à analyser minutieusement par un psychologue, s’échappait au travers de la petite boutique pour y dénicher sa trouvaille. Autant dire qu’elle ne s’inquiétait absolument pas de paraître pour une cinglée étant donné qu’elle poursuivait une personne qui semblait tout aussi atteinte. D’ailleurs c’était les fesses par terre qu’elle finissait lorsqu’elle percutait le spécimen. Et lequel ! Kenzo en personne, sur son allure parfaite, son port altier, son sourire colgate et ses pectoraux qui lui faisaient de l’œil sous sa chemise bleue nuit. Il en avait de la classe le beau mâle et pour ça, Jamie aurait presque frissonné de leur nuit passée ensemble si elle ne portait pas que trop d’importance à ce genre de choses dans sa vie. Le sexe c’était l’histoire d’une nuit comme ça, c’était une broutille, une activité en plus histoire de faire comme tout le monde mais fallait le dire, rien ne valait plus que de gagner un procès et là, l’orgasme était bien plus proéminent que celui développé avec d’autres parties. Je reverrais les images pour voir ça alors. Jamie, toujours dans son petit monde qui adorait titiller les personnes qui ne supportaient absolument pas la présence des caméras qui tournaient les péripéties de la jeune femme pourtant orchestrées et planifiées avec soin. Pourtant aujourd’hui, aucune caméra n’était présente. Si elle savait le malaise de Kenzo et ne manquait pas de le lire amplement sur mon visage gêné et inquiet, elle ne se démontait pas et passait outre ces informations qui s’emmagasinait dans son cerveau. Il aurait presque pu reculer de décontenance si seulement, il semblait vouloir garder ses manières. Qu’il oublie, ils savaient tous les deux qu’au lit, il n’en avait plus aucune. Oui c’est ça. Perspicace. Elle enfonçait encore un peu le couteau dans la plaie. Plaie béante qui s’ouvrait sur le visage de Kenzo. C’était dire si son teint n’était plus qu’une belle poudreuse agitée par le vent. J’avoue ne pas être vraiment connue pour mon humour… Et cette fois-ci, la jeune femme avait bien raison. En vérité elle pouvait se montrer chaleureuse et totalement différente, le sourire aux lèvres, l’inconscience immuable, le rire facile… Mais beaucoup de ces moments avaient laissé place à d’autres bien moins agréables. Pour ma sœur, les obligations familiales ce genre de choses… Tu dois t’y connaître non ? Qu’elle disait, tirant l’indice qui proclamait qu’elle lisait régulièrement les scoops qui s’entassaient dans les torchons bons marchés. Les photos de lui s’étalaient avec la princesse Meleya et le marmot qui l’accompagnait régulièrement. Hilarant. Non je te suivais avec l’envie absurde de remettre ça entre les courgettes et les pommes de terre. Jamie assumait et ne démentait pas ce qu’il avait pu se passer entre les deux jeunes gens même si elle n’était pas plus intéressée que ça, à l’idée de remettre un peu de sauce sur cette chatoyante salade. Depuis peu oui mais j’y suis. A croire que notre dernière rencontre ne t’as pas laissé un agréable souvenir… Maintenant elle tentait de l’attendrir avec ce genre de regard qui signifiait qu’elle pouvait être complètement touchée par l’ignorance de sa personne. Puis la question qu’elle détestait revenait sur le tapis, encore une fois. D’une banalité déconcertante et pourtant, médiocrement plaisante. Le show business qui continue évidemment, les obligations du travail de l’autre côté. Tu n’as pas des employés pour faire les courses à ta place ? Qu’elle disait en observant l’homme, sa mâchoire anguleuse, cette chevelure dorée, ce sourire hypnotique… Il avait tout pour payer quelqu’un pour faire les basses besognes. Tu as prévu quelque chose ces prochains jours ? Décennies ? Maintenant qu’elle le voyait, une idée germait en elle, évidemment, accompagnée de l’annonce stridente de l’hôtesse de caisse pour signaler la nouvelle promotion sur les fruits frais. Très sexy tout ça.[/color]




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MessageSujet: Re: stalker inside.   Mer 23 Déc - 11:04



Pendant quelques instants, je dévisage la silhouette de Jamie non sans me dire qu'elle aurait tout à fait sa place sur les podiums des grands noms de la mode. Elle est d'une minceur qui, à mon sens, prouve davantage de dommages internes que de beauté externe. Là où certains de mes pairs s'élèvent contre ceux qui veulent légaliser l'interdiction de faire défiler des mannequins trop maigres, je salue de mon côté cette initiative. Soyons sérieux, je ne suis clairement pas pour faire marcher des boudins avec mes créations sur le dos, mais il existe en ce monde des femmes avec des rondeurs qui ne font que marquer une beauté pleine de vitalité. Alors que je me croyais parfois trop exigeant sur le plan du standing physique, je me découvrais bien plus de tolérance que ce que j'aurais pu croire. Les moches, non, les gros, ça se discute. C'est un bon début, pas vrai ? Toujours est-il que malgré la méfiance et la peur qui étreignent mon pouls anormalement élevé, je n'en ressens pas moins un peu d'inquiétude à l'égard de l'état de Jamie. Elle a beau être obsédée par son image dans cette télé-réalité, je me dis qu'elle cache peut-être un problème auquel peu de personnes n'osent prêter d'attention. Tandis que la jeune femme me scrute avec une étincelle qui me fait flipper plus qu'elle ne flatte mon ego de séducteur – pour une fois – elle confesse elle-même avoir un humour limité. J'en pouffe de rire sans m'en cacher, pensant bien faire. Mais finalement, quand je croise son regard, j'entends la petite voix de mon jumeau qui me murmure "shut up, bro'". Rayan passe sa vie à me la sortir, celle-là… et avec raison, faut croire. Je me râcle la gorge et reprend de la contenance en mangeant la banane que j'ai entamée. Obligations familiales ? Je fronce les sourcils, sans comprendre de prime abord ce qu'elle veut dire par là. "M'y connaître ? Manquerait plus qu'mon frère me force à faire ses courses, tiens !" Et le pire, c'est qu'il en serait capable et que, avec une bonne histoire pour me mener en bateau, il n'aurait aucun mal à le faire. Je me maudis d'être parfois aussi crédule. A des années de lumière de comprendre qu'elle voulait parler de Meleya, je lâche l'affaire et recule d'un pas conséquent quand elle annonce vouloir remettre le couvert dans les rayons de ce supermarché. J'en recrache même une bouchée de banane qui s'écrase sans classe aucune aux pieds d'une vieille dame qui passait à proximité. Je bredouille une excuse et passe une main dans mes cheveux blonds. "Euh… tu… c'est… enfin, j'crois pas que…" L'éloquence, à son état le plus… primitif. "C'est pas que j'sois contre les endroits un peu insolites, mais…" … pas avec tout le monde, en tout cas. Elle est très mignonne, Jamie, malgré sa minceur extrême… toutefois, de là à prendre de nouveau le risque d'être pris au piège de son tourbillon médiatique, je dis non. Sa façon de me regarder me fait soudain culpabiliser d'avoir peut-être été un peu trop franc. Toutefois, je pique un fard quand elle me demande si je n'ai pas des employés pour faire mes courses. Moi vivant, jamais je ne me laisserai avoir par ces petits caprices de playboy. "Sérieux ? J'peux faire mes courses tout seul, c'est bon… et ta sœur, elle peut pas envoyer quelqu'un d'autre ? C'est pas comme si le magasin bio, c'était la virée du siècle." Et la voix de l'hôtesse vient ponctuer cette réflexion. "Non, non, j'suis juste chez mon oncle pour quelques jours… rien de prévu à part ça." Soudain, je m'aperçois de l'énormité de ce que je viens de sortir. Lui avouer ça, c'est comme donner un os à ronger à un chien un peu trop déterminé. Elle ne lâchera rien. Vite, il va falloir rectifier le tir au plus vite, avant que la situation ne dégénère et ne devienne incontrôlable. "Quoique, maintenant que j'y pense, j'ai mon neveu et ma nièce à sortir, c'est hypeeer important ! C'est pour… euh… le truc avec les lapins, les cloches, les œufs… tu sais, la fête bizarre où on mange du chocolat tout le temps… Pâques, voilà !" Pâques. A cette période de l'année. Et le pire, c'est que je suis particulièrement fier de ce mensonge qu'une personne sensée pourrait balayer d'un soupir. "Puis j'imagine que tu dois être débordée de ton côté. Avec le boulot, les courses…" J'esquisse un pas de côté pour tenter une manœuvre d'évitement et de repli stratégique. La folle est sur zone, appâtée comme un ours devant un pot de miel. Et le pot de miel en question aimerait disparaître rapidement. "Du coup, j'vais peut-être pas te retenir trop longtemps, hein !" Fuis. Vite. Vite et loin.
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MessageSujet: Re: stalker inside.   Ven 8 Jan - 19:54


Kenzo ⊹ Jamie et son inévitable envie de foutre la pagaille dans la vie bien rangée de quelqu’un, s’en prenait désormais au beau sultan qui se trouvait devant elle. Il avait le physique, la mine parfaite, quelque chose qui pouvait contraster avec sa mélancolie primitive, ce visage émacié, dangereux, envoûtant et d’une provocation presque amère. Lui il pouvait se mettre tout ceux qui voyaient encore en Jamie une personne mal avisée, dans sa poche. C’était des fans en plus, c’était une manière d’accroître l’audience qu’elle tentait d’appâter par tous les moyens possibles et inimaginables. A croire que sa fièvre de gloire n’éclaboussait pas les chiffres d’audimat. Autant dire que Jamie n’était pas assez patiente, à la limite capricieuse pour beaucoup de ses proches et elle avait besoin de toujours plus, encore et encore. Récemment, elle avait eu plus de mal à jouer la comédie devant la caméra, à innover, à trouver de quoi vendre encore plus aux téléspectateurs. Les scénaristes lui hurlaient de faire une crise de jalousie à un garçon, lui ordonnaient de se montrer son joli derrière le plus possible et bien plus encore, de prendre le maximum de pauses lascives. Ca elle pouvait. Mais de cette mine dérangeante, perfide, froide, vide et emplie d’un démon orgueilleux. Alors on se méfiait de Jamie même à l’écran et ceux qu’elle n’avait pas séduits, continuaient à zapper de chaîne à chaque fois qu’il tombait sur cette vile enfant. Ca reste un service comme un autre… Ha oui c’est vrai. Kenzo était le type même de ces gosses beaux et friqués qui croyait que le monde se tenait à leur pied. Comme Jamie. Avant qu’elle ne perde tout. Si aujourd’hui elle frôlait le ridicule de sa superficialité, elle savait d’où elle venait et ce que ce milieu avait de plus factice. Voilà pourquoi, elle pouvait concevoir les paroles de l’homme mais au fond, les rejetait en bloc. Sale con. Détends toi, je préfère les lieux plus intimes. Ce qui était presque étonnant venant d’une femme qui montrait les moindres recoins de sa vie en direct. Mais Jamie avait toujours préféré garder ses histoires privées pour elle et concernant les hommes, il était clair, qu’ils n’étaient pas nombreux à avoir un jour croisé le show. En définitive, il n’y en avait aucun qui avait eu ce privilège. Quelqu’un de factice ferait bien l’affaire et pour les sentiments, mieux valait qu’elle reste discrète. Elle adorait cet air crédule qu’il avait sur le visage lorsqu’elle plaisantait. Qu’il était naïf ce bel-âtre, ce qui le rendait qu’encore plus attachant pour la ligue des femmes qui faisaient partie de son fan club. Clairement, il était la proie idéale pour devenir son homme attitré. Si elle dégageait vite la vipère qui le collait au bras et qui ne cessait d’apparaître à ses côtés. Oui, les deux connus, ça faisait du buz. Ca en ferait plus lorsque Jamie aurait décoller leurs fesses l’une de l’autre. Tu lui demanderas la prochaine fois que tu viendras à la maison… Qu’elle disait avec un sourire entendu. Pourtant, Kenzo n’avait pas bien l’air convaincu. Pour lui, cette simple entrevue, en resterait là. Il n’y aurait pas de future rencontre et il pourrait retourner à sa petite vie bien rangée. Pourtant, la jeune femme avait de réelles plans en tête. Assez pour ne pas le laisser filer aussi rapidement. Allez Kenzo, on s’en fiche, t’es célèbre, on est jeune allons nous amuser ! Ca fait bien longtemps et j’aurais besoin d’une belle compagnie à mes côtés. Ca fait longtemps que je ne me suis pas amusée vraiment… Qu’elle disait avec cette mine innocente et presque amicale. Comme si une ancienne amie suppliait un tiers de la sortir. Elle avait presque cette mine implorante, ce regard plongé dans le sien, celui d’une enfant qui à envie de sortir. Comment pouvait-il refuser ?




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Sacha Barnett
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MessageSujet: Re: stalker inside.   Dim 13 Mar - 11:07

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