AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 wherever you go, there are people who care enough to find you (cora)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: wherever you go, there are people who care enough to find you (cora)   Jeu 24 Sep - 1:57

~ Anyone can hide from an enemy. No one from a friend.


Le téléphone en main, Delia se retrouve une fois de plus face à un refus. Ce n'était pas faute d'avoir essayé pourtant. Depuis leur incident à San Francisco, dans l'appartement de Jazz plus précisément, Cora ne leur adressait plus la parole. Elle les avait évincé de leur vie après seulement quelques secondes d'une image mal interprétée. Très mal interprétée même. Si seulement elle avait pris la peine de rester une minute le temps de lui donner quelques explications. Un condensé de paroles pour lui montrer que non, ce qu'elle avait cru en les voyant était le simple fruit de son imagination. Mais toutes ces choses-là, ni Jazz ni elle n'avaient pu le lui dire. Alors elle essaya une dernière fois – pour la journée – avant de balancer l'appareil dans un coin, fatiguée par tant d'entêtement. Si cette méthode ne marchait pas, et bien il fallait passer à l'étape supérieure. Après avoir échangé quelques sms avec son meilleur ami pour en prendre des nouvelles, elle attrapa ses affaires pour faire une petite visite sur Brooklyn. Direction, une maison d'édition. Si Delia n'avait pas pour ambition de percer dans le monde littéraire, elle n'en était pas moins une grande lectrice. Elle s'intéressait à tout type d'écrits, que ce soient des genres nouveaux ou bien de grands classiques. Mais cette fois-ci, sa motivation était toute autre : elle devait y retrouver quelqu'un. Une amie, ou du moins ce qu'elle se plaisait à croire, qui n'aimerait sûrement pas croiser son chemin. Fidèle à elle-même, elle n'allait pas laisser tomber et encore moins laisser passer cette chance. Elle ne pouvait pas profiter de la présence de Cora tous les jours sur la côte ouest, parce qu'elle vivait principalement sur Las Vegas. Cette histoire ne pouvait plus durer. Les tensions n'étaient basées que sur des fausses idées et il était temps pour Delia de rattraper le coup. Après tout, c'était un peu de sa faute lorsqu'on y pensait. Jazz avait préféré la garder chez lui plutôt que de la laisser partir dans un état trop alcoolisé. Un acte tout à son honneur, qui avait pris une ampleur qui l'était bien moins.

Elle allait tenter le tout pour le tout. En passant quelques coups de fil et grâce à sa place dans une agence de publicité, Delia avait pu obtenir facilement quelques informations concernant les visites de la Lewis sur New-York. Elle n'avait plus qu'à y aller au culot, en espérant que ça passe pas trop mal. « Bonjour, je viens pour la réunion concernant le prochain ouvrage de Mademoiselle Cora Lewis, côté publicité. » Elle montra rapidement son badge sur lequel apparaissait le nom de la dite agence, espérant que la secrétaire ne s'y attarde pas plus que ça. La jeune femme face à elle lui adressa un sourire et finit par lui indiquer la direction. « Deuxième porte sur votre gauche. » Elle montra d'une main le couloir vers lequel se diriger et attrapa d'une autre le téléphone avant de la congédier. Delia avait toutes les cartes en main, il était temps pour elle de correctement les utiliser. Elle respira un bon coup, et puis se lança. « Cora ! » commença-t-elle, visiblement rassurée qu'il n'y ait personne d'autre dans la pièce. Elle comptait sur sa chance pour que ça soit le cas. « Avant toute chose, je sais que je suis la dernière personne que tu aimerais voir ici. Mais s'il-te-plaît, il me faut que quelques minutes de ton temps. » Elle prenait à peine le temps de s'arrêter pour reprendre son souffle. Delia s'était lancée dans un long monologue, de peur que Cora ne lui laisse pas la possibilité de dire tout ce qu'il y avait à dire. « Donne-moi cinq minutes. Ce serait déjà beaucoup ! Il s'agit de Jazz, et de ce qu'il s'est passé à son appartement ce jour-là. » Elle marqua une courte pause et esquissa un sourire. La jeune femme préférait se tenir à une distance plutôt correcte, puisque l'heure n'était sûrement pas aux embrassades. « Tu sais, on a essayé de t'appeler, de te contacter par n'importe quel moyen et donner de véritables explications mais ça n'a visiblement pas marché. J'avais pas d'autre choix que de débarquer à l'improviste... » qu'elle continuait, tout en espérant ne pas être coupée dans son élan. Delia ne pouvait plus supporter cette distance, cette colère qu'elle lisait dans ses yeux. Ça ne pouvait plus durer ainsi. Et puis soudainement, elle se redressa, comme prise par un regain d'énergie. « Et si tu veux pas m'écouter, je verrouille cette porte et jette la clé par la fenêtre. Tu sais que j'en suis capable, hm ? » Et pour en être capable, elle l'était vraiment. Si Cora voulait lui lancer ce défi, elle n'y verrait aucun problème. « J'en peux plus de cette situation, c'est trop... » finit-elle par lâcher, bien plus calme. Les bras autour de sa taille, elle cherchait en Cora un minimum de sympathie mais celle-ci semblait déterminée à la haïr jusqu'à la fin de ses jours. En cinq minutes, elle aurait largement le temps de lui expliquer la véritable raison de sa présence cette nuit-là. Mais là n'était pas le problème. Ce qui s'avérait bien plus difficile, c'était l'étape de persuasion. Cora ne semblait pas vouloir croire une seule de ses paroles, et ce depuis bien longtemps maintenant.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Cora Lewis
we'll make the great escape


» prénom, pseudo : clément, so high
» date d'inscription : 11/09/2015
» nombre de messages : 417
» disponibilité rp : jazz, james, seth
» avatar : nina agdal

MessageSujet: Re: wherever you go, there are people who care enough to find you (cora)   Lun 19 Oct - 1:42

“ No need for revenge, just sit back and wait. Those who hurt you will eventually screw up themselves and if you're lucky, God will let you watch. ”



Cora adorait ces petites excursions mensuelles à New York. Si elle ne se voyait pas habiter ici pour le moment, elle préférait largement la ville à Las Vegas, où elle avait élu domicile. Tout était mieux ici, la ville, les gens, l’animation, tout. Sauf le prix exorbitant des loyers peut-être. Mais il était encore beaucoup trop tôt, trop tôt pour que Cora emménage dans une ville côtière. Si New York n’était pas réputée pour être une ville de surf, toujours était-il que la possibilité de prendre la planche pour affronter quelques vagues était présente et Cora n’était pas prête à affronter cette tentation. Des années après son accident, elle était toujours apeurée à l’idée de remonter sur sa planche et de mettre sa vie en danger, une nouvelle fois. Ce qui était autrefois sa plus grande passion était aujourd’hui devenu sa plus grande peur. Assise derrière le bureau qui lui était dédié lors de ses séjours dans la grosse pomme, Cora reprit peu à peu le contrôle du fil de ses pensées. Elle avait eu une réunion le matin même avec certaines personnes de l’équipe d’édition et était désormais occupée à effectuer les modifications convenues. Ce n’était pas ce qu’elle appréciait le plus dans le métier, modifier, encore et encore, s’éloigner à chaque fois un peu plus de l’oeuvre originale, mais c’était aujourd’hui nécessaire si l’on souhaitait être publiée. Elle aurait préféré offrir à ses lecteurs une oeuvre brute, une oeuvre qui était la sienne à 100%, qui n’avait subi aucune influence, mais tout ceci était hors de son contrôle. Alors qu’elle était en pleine recherche d’une tournure de phrase pour rendre le récit moins introspectif, quelqu’un fit irruption dans la pièce. Une fraction de seconde après avoir levé pour voir de qui il s’agissait, Cora questionna froidement. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » La personne qui venait de faire irruption dans son bureau n’était autre que Delia. Une amie. Ou plutôt une ancienne amie qui s’était rapidement dévoilée comme traître. Elle était celle qu’elle avait retrouvé à moitié nue chez Jazz, le lendemain d’une de leurs habituelles disputes. En d’autres termes, elle n’avait aucune envie de la voir. Si elle n’aimait pas être dérangée lorsqu’elle travaillait, ce cas-ci était encore bien différent. Elle ne voulait pas être dérangée par Delia à n’importe quel moment de la journée, jamais. Elle ne voulait tout simplement plus la voir et attendait avec impatience qu’elle accepte enfin d’être rayée de sa vie, définitivement. « Tu te trompes, tu n’es pas la dernière personne que j’ai envie de voir ici, juste l’avant dernière. Et les quelques minutes de mon temps, je vais te les accorder pour t’accompagner jusqu’à la sortie. » répondit-elle calmement, affichant un faux sourire plein d’hypocrisie. Comment pouvait-elle avoir eu l’audace de se présenter sur son lieu de travail et de l’importuner de la sorte. Si vraiment elle voulait se faire pardonner comme elle semblait l’indiquer, elle s’y prenait clairement de la mauvaise manière. Même si bien entendu, la réponse de Cora aurait été la même quelles que soient les circonstances : un non franc et massif. « Je n’ai pas envie de t’accorder cinq minutes Delia. Et je n’ai pas non plus envie d’entendre les détails de votre nuit passée ensemble ou des excuses que vous avez inventé pour vous disculper. Après un an, ça serait trop facile. » Décidément, elle n’arriverait jamais à mettre cette histoire derrière elle, ils n’allaient jamais lâcher prise, ni l’un, ni l’autre. Être bornés à ce point était incroyable, elle les avait pris la main dans le sac et pourtant, ils continuaient de vouloir lui proposer des « ce n’est pas ce que tu crois » comme excuse, ils étaient pathétiques. Lorsque Delia évoqua les appels que Cora avait soigneusement prit le temps d’éviter, cette dernière ne put s’empêcher de laisser échapper un léger rire moqueur, avant de lui répondre, sur le même ton. « Je pensais que l’indifférence était une réponse suffisamment clair, ce n’était pas la peine de venir. Je ne veux plus vous avoir dans ma vie, ni Jazz, ni toi. Et débarquer à l’improviste pour me déranger en plein dans mon travail n’arrangera rien. » Ne voulant pas accorder le moindre crédit au récit de Delia, Cora prit son téléphone en main et consulta ses mails, de manière à montrer ouvertement à son interlocutrice qu’elle n’accordait aucune importance à ce qu’elle pouvait bien dire. Elle arqua tout de même un sourcil avant de relever les yeux vers Delia lorsque celle-ci menaça de verrouiller la porte et de les garder toutes deux enfermer dans la pièce pour forcer ce face-à-face. Aussi désinvolte que possible, Cora répondit. « Et bien fais donc, verrouille cette porte. De toute façon je dois rester dans cette pièce pour bosser. Et ce n’est pas le pipeau que tu vas me jouer qui va me déranger, j’ai toujours aimé travailler avec de la musique. Et puis, les prises d’otages, ça te connait maintenant. » Elle insista bien sur le dernier point, qui, elle le savait, était une plaie qui avait du mal à cicatriser avec le temps. Un tel événement l’avait forcément marqué et si Cora était habituellement compatissante à ce sujet, l’obstination de Delia la poussait à l’utiliser pour l’atteindre. Si Delia voulait jouer, ce n’était pas un problème, la jeune écrivain avait de nombreuses cordes à son arc pour la faire capituler, rapidement. Mais le calme apparent que conservait Cora depuis le début de la conversation s’envola lorsque Delia se plaignit de la situation. « T’en peux plus de cette situation ? Tu te fous de ma gueule ? Fallait y réfléchir deux fois avant d’agir alors. T’es pas celle à plaindre dans l’histoire, alors pitié, ne t’apitoies pas sur ton sort, tes gémissements sont la dernière chose que j’ai envie d’entendre. » Elle s’était levée de sa chaise et avait haussé le ton sans vraiment s’en rendre compte. Contrairement à ce qu’elle voulait faire croire à tout le monde, aujourd’hui encore, cette histoire l’affectait toujours, sa réaction en était la preuve.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Alexis Atwoodth
we'll make the great escape


» prénom, pseudo : margaux, chocolate punchy.
» date d'inscription : 21/04/2015
» nombre de messages : 1142
» disponibilité rp : cece. (mp)
» avatar : bailey sondag.

MessageSujet: Re: wherever you go, there are people who care enough to find you (cora)   Jeu 3 Mar - 22:22

:out:
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: wherever you go, there are people who care enough to find you (cora)   Aujourd'hui à 3:16

Revenir en haut Aller en bas
 

wherever you go, there are people who care enough to find you (cora)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» The Vocal People 2010
» BB écrit au Figaro Madame, l'article puant de Pure People !
» Little people VS Smartville
» Garage : little people ou minibolide ?
» Little people Fisher Price

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
the great escape :: corbeille rp-