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beauty needs a witness. (james)

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MessageSujet: beauty needs a witness. (james) Mer 23 Sep - 22:32



“Underneath the sky, so void of light, the rain soaked me through. I held on to the railing and felt calm, even content, and then he had to reach through the dark, raise my temperature and make my heart beat a little bit faster. Not very gallant I should say...especially so close to bedtime. Friend or not, should he rob me of sleep, I'll be sure to take his.” Donna Lynn Hope




« Une bonne soirée, l’occasion de se retrouver, de passer du temps ensemble » qu’elle avait dit. Et naïvement, Cora l’avait cru, mais même après toutes ces années, son amie Rebecca n’avait pas changé. Cora avait fait tout le chemin de Vegas jusqu’à la Nouvelle Orléans pour venir la voir, pour passer du temps avec elle, et dès la première soirée, après seulement quelques heures, son amie l’avait lâché pour le premier mec qui l’avait draguée. Désormais seule, assise à une table dans le coin du bar, elle alternait entre shots de tequila que Rebecca avait laissé et joints qu’elle avait pris le temps de rouler avant la soirée. Quelques ploucs de la Nouvelle-Orléans tentaient bien ci-et-là leur chance, l’accostant le plus maladroitement possible. Elle ne prenait même pas la peine de leur répondre et se contentait de regards dédaigneux qui les faisaient déguerpir rapidement. Ici, les gens semblaient sans cesse vouloir briser les barrières et engager la conversation avec des inconnus, si habituellement, cela ne dérangeait pas Cora, depuis quelques temps, elle avait cette envie de faire le tri dans ses relations, d’arrêter de traîner avec des gens qui la tiraient toujours plus vers le bas. Elle laissa échapper un long soupir lorsqu’elle constata que Rebecca était parti du bar avec ce mec rencontré une heure plus tôt. Génial pensa-t-elle, en plus de passer la soirée seule, elle allait désormais devoir trouver un autre point de chute où passer la nuit. Elle jeta un coup d’oeil plus attentif aux personnes qui peuplaient le bar, pensant un instant qu’elle trouverait bien un homme chez lequel passer la nuit. Mais très rapidement, elle chassa cette idée de sa tête. Il était hors de question de se prostituer pour un lit, elle préférait encore payer l’hôtel plutôt que de se forcer à coucher avec quelqu’un qui ne l’intéressait pas. La Nouvelle-Orléans, elle ne connaissait pas grand monde ici, elle aurait beau faire le tour du répertoire de son téléphone portable, elle ne trouverait probablement personne habitant ce trou paumé. C’est à ce moment qu’elle se souvint que James, une ancienne - très - bonne connaissance de San Francisco avait déménagé ici. A peine le souvenir revenu à la surface, elle était déjà en train de pianoter sur son téléphone pour appeler le James en question. Il était une heure du matin, mais Cora n’en avait cure, le réveiller - quitte à ce qu’il soit de mauvaise humeur - n’était pas un problème, tant qu’elle obtenait ce lit dans lequel elle pourrait dormir. Après quelques sonneries, James daigna enfin décrocher son téléphone. Sans lui laisser le temps de prononcer le moindre mot, Cora prit directement la parole. « Salut beau gosse, tu ne viendrais pas secourir une jeune fille en détresse dans les rues de la Nouvelle-Orléans par hasard ? Je suis au Maple Leaf Bar, je t’attends, à tout de suite, bisous. » Et c’est également sans lui laisser le temps de répondre - ou plutôt, de contester - qu’elle raccrocha. Elle connaissait James, ne pas lui laisser le temps de s’opposer était assurément la meilleure façon pour qu’il accepte de venir. Alors bien sûr, il allait probablement ronchonner, être grognon peut-être même, mais il finirait par venir, et c’était bien le principal aux yeux de Cora. Elle se leva de sa table, partit sans payer la dernière tournée de shots commandée et sortit du bar en remettant en place quelques unes de ses mèches. Désormais, elle espérait simplement que James serait bref à arriver, qu’elle n’aurait pas à patienter durant de trop longues minutes. En attendant, elle prit de nouveau son téléphone en main et envoya un message plein d’amour à Rebecca, décrétant qu’elle espérait que le garçon valait le coup, le tout ponctué de quelques insultes chaleureuses. Le climat de Louisiane était moins clément que celui de Vegas, désertique, et après quelques minutes d’attente, Cora, grelottante, se mit à regretter de ne pas avoir emmené de manteau à cette soirée. Heureusement pour elle, après seulement quelques minutes supplémentaires, la silhouette de James fit son apparition au coin de la rue, elle accéléra le pas en sa direction, avant de s’exclamer. « Mon Néo-Orléanais préféré ! » Titre honorifique considérable puisqu’il était le seul homme de NOLA qu’elle connaissait, ou du moins, dont elle se souvenait. « T’en as mis du temps pour venir » poursuivit-elle, pleine de mauvaise foi, cherchant à le taquiner d’entrée. Se postant à quelques centimètres de lui et arborant son sourire le plus angélique, elle prit de nouveau la parole. « Bon alors, preux chevalier, qu’attendez-vous pour m’emmener visiter votre somptueux palace ? » Se positionnant aux côtés de James, elle passa un bras autour de ses épaules, avant de poursuivre, faussement innocente. « Tu ne me laisserais quand même pas dormir dehors, n’est-ce pas ? » James n’était pas la personne la plus généreuse qu’elle connaissait, c’était un euphémisme, mais elle comptait bien sur un élan de gentillesse de sa part pour l’héberger le temps d’une nuit. Après tout, fût un temps pas si lointain où il avait tenté à maintes reprises de la mettre dans son lit.
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James Carmichael
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MessageSujet: Re: beauty needs a witness. (james) Dim 27 Sep - 17:20

“ The greatest temptations are not those that solicit our consent to obvious sin, but those that offer us great evils masking as the greatest goods.”
Thomas Merton, No Man Is an Island.

James avait de grands projets pour ce soir. Des projets peuplés de somptueuses jeune femmes, de tables de poker, de cocktails et de bluff insouciant. L'avantage de porter le nom de Carmichael, mais surtout de Maretti, c'est d'être complètement étranger aux problèmes financiers et fins de mois difficiles. Ses parents - et en particulier son père - s'étaient assurés qu'il ne manquerait jamais de rien. Cependant le jeune australien avait mis un point d'honneur à se construire une fortune de lui-même, et gagnait aujourd'hui plutôt bien sa vie, assez en tout cas pour ne pas avoir à piocher trop régulièrement dans les réserves sans limites que lui procurait son paternel. « Je mise 200 dollars sur le chiffre cinq. » lance-t-il d'une voix assurée, les yeux rivés sur la roulette que s'apprête à faire tourner le croupier. Se créer sa fortune personnelle, produit de son travail acharné et de son avancée dans le domaine juridique qu'il prévoit spectaculaire, tout à fait. Mais quand il s'agissait de ses lubies stupides et complètement démesurées, il piochait sans aucune honte sur les comptes familiaux régulièrement approvisionnés. Quelques uns sont subjugués par sa mise - semblant pour la plupart penser qu'il est simplement idiot. Après tout il ne se trouvait pas à Las Vegas mais bien à la Nouvelle-Orléans, où les visiteurs de Casino se révélaient bien moins flambeurs. Le suspens touche à son comble, et le résultat entraîne un brouhaha de "oh" déçus, bientôt remplacés par des encouragements. « Même chose. » siffle-t-il, armé de son sourire joueur et de son insouciance à toute épreuve. Il renouvelle une bon nombre de fois l'opération, doublant systématiquement la mise, jusqu'à finalement gagner le gros lot. Cris de joie, d'excitation, James célèbre sa victoire et offre par la même occasion un coup à boire à tous ceux présents à sa table. Le brouhaha de sa victoire l'empêche presque d'entendre son téléphone qui, sans le vibreur qui s'agitait dans la poche de son pantalon noir, serait resté sans réponse. Ce qui n'aurait peut-être pas été une si mauvaise idée, en fin de compte. Avant de n'avoir pu dire davantage qu'un simple "allo", voilà qu'une voix féminine l'agresse presque, le "convoquant" au Maple Leaf Bar afin de venir la récupérer. S'il reste tout d'abord silencieux le temps pour lui de remettre un nom, un visage - et une paire de seins - sur cette voix, il parvient finalement à identifier la sulfureuse Cora Lewis. « Euh, non... » Clic. Trop tard, elle a déjà raccroché, sûrement consciente que la flemme maladive de James à faire ce qu'on lui demande se serait inévitablement soldée par un refus. Le voilà coincé, pourtant. En y réfléchissant, il n'aurait éprouvé sûrement aucun remord à la laisser se défaire seule de sa situation peu enviable. Mais il se sentait presque obligé - et Dieu sait qu'il avait ce sentiment en horreur - d'aller à son secours étant donné leur vécu, si on pouvait appeler ça comme ça. Cora avait été une sorte de challenge personnel pendant plusieurs mois alors que la demoiselle était pourtant en couple. Et s'il avait réussi à lui arracher un baiser d'infidèle alors qu'elle était toujours avec Jazz, il devait aujourd'hui en subir les conséquences, et se voir ainsi retourner la pareille. La jeune femme mettait tout en oeuvre - ou presque, puisqu'il ne doutait pas qu'elle ne soit pas encore arrivée au sommet de ses talents - pour le faire céder à son tour. Et en le forçant à lever son postérieur du tabouret, elle était déjà en bon chemin. Au regret de certain(e)s de ses spectateurs, James récupère sa veste qu'il enfile par dessus sa chemise blanche et quitte le Casino. Il ne lui faut pas bien longtemps pour arriver à destination, et il se retrouve face à une Cora congelée qui l'accueille avec une satisfaction non dissimulée. « Ma... Cora préférée ! » réplique-t-il en réponse à son bonsoir, faute de mieux. Notre australien est quelque peu contrarié de se retrouver ainsi forcé à la récupérer, et se révèle donc plus ronchon que d'habitude. Pas de quoi ternir cependant son légendaire humour et ses sarcasmes à foison. Il aurait donc été long à venir la chercher ? « Ca, c'est parce que tu n'es pas la première désespérée de la soirée qui me prend pour son taxi et me demande de la ramener. » plaisante-t-il sans retenue, se louant par la même occasion à un examen plus poussé de la jeune femme. Toujours parfaitement faite, ça ne fait aucun doute. Elle paraît cependant munie de ce regard carnassier, l'un de ceux qui semble dire qu'il ne lui échappera pas, ce soir. C'était cependant mal connaître James et son obstination au moins aussi aiguisée que celle de Cora. Son somptueux palace, qu'elle dit. Pas très loin de la réalité quand on regardait d'un oeil critique l'appartement de James, plus grand que la moyenne pour quelqu'un qui habitait seul. Il aurait cependant bien aimé la conduire dans un squat crasseux et prétendre y vivre, histoire de voir un peu de quoi la jeune femme était capable. Peu désireux cependant de s'aventurer dans une aventure morbide - pour ce soir s'entend, puisqu'il s'y serait habituellement jeté à pieds joints, surtout s'il s'était trouvé en présence de Zadig - il fait un geste à Cora en direction de sa voiture, lui conférant son accord muet. « Allez, va pour cette fois. Mais je te préviens, c'est comme l'hôtel chez moi, y'a des frais à payer. » lance-t-il le plus sérieusement du monde, mettant ainsi presque un doute sur la véracité de ses paroles. Quand elle vient placer son bras autour de ses épaules - heureusement que Cora est loin d'être une naine - James glisse la sienne dans le bas de son dos, assez bas pour que ce contact soit plus qu'amical, mais pas assez pour que cela n'en devienne déplacé. Evidemment que si elle comptait jouer, lui n'allait pas déclarer forfait si vite. « Te laisser dormir dehors ? J'ai des valeurs tout de même. siffle-t-il, presque choqué. Dans ma voiture par contre, ça s'envisage. » qu'il termine, impitoyable, en ouvrant la portière conducteur afin de s'engouffrer dans le véhicule, avant que Cora n'ouvre la sienne - il n'allait pas non plus jouer les galants - et ne s'installe à ses côtés.
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MessageSujet: Re: beauty needs a witness. (james) Dim 25 Oct - 23:59

“Underneath the sky, so void of light, the rain soaked me through. I held on to the railing and felt calm, even content, and then he had to reach through the dark, raise my temperature and make my heart beat a little bit faster. Not very gallant I should say...especially so close to bedtime. Friend or not, should he rob me of sleep, I'll be sure to take his.” Donna Lynn Hope




Après quelques minutes d’attente passées dans le froid de la Louisiane, James faisait finalement son apparition au coin de la rue. Tel un chevalier servant, il était venu la chercher. Bien qu’elle ne lui avait pas vraiment laissé le choix en raccrochant avant qu’il n’ait eu le temps d’émettre une quelconque protestation, elle n’était pas certaine qu’il daigne se déplacer pour venir la chercher, encore moins pour lui offrir l’hospitalité. Elle avait toujours apprécié James — et peut-être davantage encore lorsqu’il représentait le fruit défendu alors qu’elle était avec Jazz — mais il n’avait jamais été la définition même de gentillesse. Le voir donc se déplacer de la sorte était donc une demi-surprise pour Cora qui fût bien rapidement la cible des habituels sarcasmes de James. Il ne changeait pas avec le temps, et ce n’était pas pour déplaire à Cora qui aurait horreur qu’il se transforme en garçon bien rangé et bien ennuyeux, bien loin des standards auxquels elle avait été habitué. « Désespérée ? Voilà qui n’est pas bien aimable de ta part. On va mettre ça sous le coup de l’émotion de nos retrouvailles. » Faussement vexée, Cora ne tenait aucune rigueur à James pour cette remarque qu’elle savait humoristique. Elle et James ne s’étaient pas vus depuis un petit moment. Lui à la Nouvelle-Orleans, elle à Las Vegas, les contacts s’étaient faits de plus en plus rares au fil du temps. A vrai dire, tout avait été différent depuis qu’elle avait quitté Jazz, elle s’était dans un premier temps éloignée de tout le monde, avant de revenir petit à petit vers James, pour lui offrir ce qu’il avait cherché à obtenir pendant de nombreux mois. Mais James lui donnait l’impression que le train était déjà passé, qu’elle avait laissé passer sa chance. Dans un premier temps déçue, elle s’était finalement rendue compte que l’attirance et la persévérance de James de l’époque étaient sûrement motivées par le fait que Cora était en couple. Si elle lui en avait voulu ? Non, pas le moins du monde. La séduction était un sport comme un autre et il avait probablement vu en elle un challenge à l’époque. Un challenge, c’était d’ailleurs exactement ce que représentait James à ses yeux aujourd’hui, c’était à son tour à elle de jouer, de le provoquer, pour essayer, à terme, de le faire craquer. S’il avait montré une résistance honorable jusqu’à présent, Cora comptait bien sur cette fin de soirée pour faire une avancée décisive. Il était venu la chercher, c’était déjà un bon premier point. James accepta finalement de la raccompagner chez lui et de lui offrir l’hospitalité pour la nuit, plaisantant de nouveaux sur les frais qu’elle aurait à payer, ce à quoi elle répondit du tac au tac. « Très bien, je suis certaine qu’on pourra trouver un arrangement pour le paiement dans ce cas. » glissa-t-elle, munie d’un sourire et de battements de cils légèrement aguicheurs. La subtilité n’était pas son angle d’attaque, plus vite il comprendrait les intentions de Cora, plus rapidement elle saurait à quoi s’attendre pour le reste de la soirée. De manière générale, la subtilité n’était pas son point fort. La jeune Lewis n’avait jamais été réellement habitué à draguer - ou plutôt, à rencontrer une résistance - d’habitude elle était davantage l’objet de la convoitise et cette situation était donc nouvelle à ses yeux. Une nouveauté qu’elle appréciait énormément et qui ne faisait que rendre ce challenge encore plus intéressant. A la remarque suivante de James, qui proposait de la laisser dormir dans sa voiture, Cora fît mine de s’offusquer. « Dans la voiture ? Où sont passés tes bonnes manières ? » Yeux écarquillés, bouche grande ouverte masquée par sa main, Cora avait là toute la panoplie de la mauvaise actrice. Elle reprit néanmoins rapidement la parole, tout en passant son bras autour de ses épaules, bien aidée par les talons qu’elle portait. « Mais ton bluff ne prend pas. James Carmichael n’est pas homme réputé à laisser des filles en bas de chez lui. » S’il y avait bien une chose qu’elle prétendait savoir à propos de James, c’était qu’il était indéniablement un homme à femmes. S’il n’était pas pour autant du genre à se donner à la première venue, il ne ramenait néanmoins que rarement une fille chez lui pour la laisse à la porte de son appartement. Ils montèrent sur ces paroles dans la voiture de James, prenant la direction de son logement. Ne souhaitant pas faire le trajet dans le silence le plus total et bien aidée par le désinhibant que représentait l’alcool, Cora engagea immédiatement la conversation. « Alors James, que deviens-tu ? Combien de femmes à tes bras en ce moment ? » Quitte à draguer ouvertement James, autant s’assurer qu’il soit toujours célibataire, bien que le contraire la surprendrait énormément. Si lui, l’avait dragué lorsqu’elle était en couple, Cora ne se voyait pas l’imiter, toujours blessée par la découverte de l’infidélité de Jazz. Les minutes défilèrent et ils arrivèrent finalement à l’appartement de James. A peine avait-il ouvert la porte que déjà Cora prenait ses aises. Elle marchait à travers le logement, sans se soucier du regard que pouvait bien lui lancer son hôte. « C’est joli chez toi, c’est spacieux. On s’imagine rapidement y passer du temps… » lança-t-elle finalement, laissant traîner ses doigts un peu partout, ressentant le besoin de toucher la plupart des meubles qui ornaient l’appartement. Elle n’avait prévu de rester ici que pour une nuit, mais une telle insinuation visait simplement à provoquer James, chez qui elle pensait déceler une peur bleue de l’engagement et de la relation sérieuse en général. Cora tomba finalement sur la chambre de James, un sourire aux lèvres. « J’espère que ce lit est confortable. » Elle se laissa tomber sur le lit, ferma les yeux quelques secondes, avant de se redresser vers James, toujours ce même sourire dressé sur son visage. « Je ne voudrai pas me réveiller avec un mal de dos. » Autrement dit, peu importait ce qu’avait prévu James ce soir, elle ne lui laissait pas le choix, c’est dans son lit qu’elle allait dormir, et non sur le canapé.
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James Carmichael
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MessageSujet: Re: beauty needs a witness. (james) Mer 18 Nov - 0:13

Il lâche un rire parfaitement sincère à la réplique presque immédiate de Cora, qui ne se laisse pas déstabiliser par un James comme à son habitude pas bien tendre. Son répondant était probablement une des choses qu'il aimait le plus chez elle, peut-être même plus encore que son physique aveuglant. Ouais, non. Après réflexion et un regard lascif pour la silhouette de la brune, il en vint à la conclusion que rien ne dépassait ça ; mais c'était tout de même une raison de plus de l'apprécier. Il se garde de répondre, choisissant de lui laisser le dernier mot pour cette fois-ci : qu'elle en profite, ça ne se reproduirait probablement pas de si tôt. A la minute où il avait aperçu Cora, James su que cette soirée sentait l'embrouille à des kilomètres. Il n'y avait pas la moindre chance pour qu'elle se termine sur une bonne nuit sympathique tandis qu'ils iraient dormir chacun de leur côté après un bon film savouré en toute tranquillité. Non, la soirée s'annonçait longue, prévoyant son lot de combat, de résistance et de sous-entendus pour le moins explicites si Cora était restée la même - et il avait la très juste impression que c'était le cas. La question qu'il était certainement justifié de se poser était la suivante : James aurait-il la force morale - ou tout simplement l'envie - de résister à ses avances ? Y céder était terriblement tentant, mais l'envie de se la jouer inaccessible l'était plus encore. La remarque suivante de la jeune femme, tellement osée qu'elle en devenait presque indécente, ne manqua cependant pas de faire réagir notre australien qui n'aurait laissé passer ça pour rien au monde. Il s'arrête brusquement et se tourne vers elle, la toisant d'un air faussement choqué. En vérité, ça n'a pas même effleuré la surface de sa pudeur, tant il est habitué à bien pire. « Cora Lewis, seriez-vous en train de me proposer un paiement en nature ? On t'a jamais dit que c'était interdit, le racolage ?. » siffle-t-il sans prendre la peine de baisser la voix afin de protéger leur conversation d'éventuelles oreilles indiscrètes. Il reste malgré tout impressionné par une telle audace, quoi qu'elle ne suffise pas à le faire changer d'avis quant à ses intentions de continuer à lui résister. Dans le genre obstiné, il était sacrément doué, James. Le chemin jusqu'à sa voiture semble interminable tant ils se sont déjà échangés deux ou trois joutes verbales qui donnent un avant goût de la soirée à venir. Et nul doute que ça n'irait pas en s'arrangeant. Il fronce un sourcil sceptique quand elle évoque ses bonnes manières et ne répond pas tout de suite, comme s'il s'attendait à ce qu'elle ajoute quelque chose à la fin de sa phrase. « Quelles bonnes manières ? » lâche-t-il finalement tandis qu'il lui adresse malgré tout un clin d'oeil complice. Evidemment qu'il n'en a pas ne serait-ce qu'un soupçon, de bonnes manières. Non pas qu'on ne les lui a pas inculquées, loin de là, puisque James a reçu une éducation on ne peut plus complète. Seulement il a lui-même décidé qu'elles ne lui seraient d'aucune utilité dans cette vie - ou dans une autre - et il sait que Cora en est elle aussi parfaitement consciente. Au moins a-t-il tout de même manifesté un certain... intérêt pour elle puisqu'il a fait l'effort de venir jouer les chauffeurs au bout milieu de sa soirée qui s'était annoncée prometteuse. Il n'en connaîtrait jamais le déroulement, cependant, quoi que celle-ci l'intéressait finalement bien davantage. Il hocha la tête à sa réflexion suivante, l'air d'accepter ce qu'elle venait d'annoncer. Effectivement, bien qu'il ne passe pas toutes ses nuits dans des draps différents - James appréciait parfois une certaine tranquillité malgré les apparences -, il n'était pas indifférent au charme des femmes possédant certains atouts. « Tu n'as pas tort. » concède-t-il en bon joueur alors qu'il prend enfin le volant de sa voiture. Il n'a bu que deux verres à peine et demeure pleinement maître de ses capacités, bien qu'il se mette à songer avec une certaine insistance au verre salvateur qui l'attend dans son appartement. La discussion prend un tournant bien spécifique quand Cora s'enquière de ses récentes conquêtes, ne laissant plus aucun doute quant à ses intentions. « Ah, tu sais, je ne compte plus. J'ai l'impression qu'elles finissent toujours par revenir croiser ma route, c'en deviendrait presque inquiétant. » raille-t-il dans une attaque directe envers la jeune femme qu'il n'avait effectivement pas vue depuis quelques temps avant qu'elle ne se décide à l'appeler ce soir. S'attendait-t-elle à ce que James lui annonce qu'il avait quitté son éternel statut de célibataire ? Il se demanda un instant si elle ne comptait pas justement sur une telle réponse, afin de répéter les mêmes conditions que bien des mois plus tôt lorsqu'il lui avait volé ce baiser alors qu'elle était encore avec Jazz. Non, elle ne pouvait pas être si tordue. Qui sait, lui l'était bien pour que l'idée lui ait traversé l'esprit. « Et toi, lance-t-il à son tour, laissant volontairement planer quelques secondes avant de formuler sa question Sur combien d'hommes as-tu mis le grappin ? » Sans me compter, se retient-il d'ajouter, puisque cela semble évident pour tout le monde. C'est sur cette délicieuse et ironique question qu'il se gare devant son élégante demeure, avant d'en ouvrir la porte et d'y accueillir la jeune femme. Au moins prend-t-il la peine de refermer derrière elle plutôt que de lui demander de fermer la porte par elle-même. Pas de galanterie, mais ce n'était pas une raison pour être malpoli non plus. Ou pas trop, en tout cas.  « Je te proposerais bien de prendre ton manteau, mais on dirait que tu voyages léger. » fait-il remarquer en référence à sa tenue légère tandis qu'il se dirige vers le bar du salon pour se servir un verre. Il opte finalement pour une vodka dans laquelle il met deux glaçons et qu'il se met à boire avec un certain empressement. Il en a déjà avalé deux ou trois gorgées lorsqu'il reporte son attention sur une Cora qui semble très à l'aise dans cet appartement qui n'est pas le sien.  « Ca tombe bien, j'ai une place à la cave juste pour toi. » dit-il dans un rire quand elle déclare s'imaginer passer du temps chez lui. Barbe-Bleue et lui avaient en effet au moins ce point commun d'apprécier les femmes, quoi qu'ils n'exercent pas exactement les mêmes activités avec elle. Il croit rêver lorsqu'elle prend la direction de sa chambre et s'écrase sur son lit sans le moindre complexe. Il croit à cet instant avoir perdu une partie de la bataille, ou du moins qu'il ne peut s'extraire à la volonté de la jeune femme de dormir dans son lit. Après tout il n'exclut lui-même pas la possibilité de terminer la soirée en couchant avec elle, quand bien même il avait pourtant décidé à l'origine de ne pas céder à ses avances. Mais chez James, même les décisions les plus sérieuses pouvaient se briser une fraction de seconde plus tard tant il n'accordait finalement pas d'importance à grand chose. Cora s'est légèrement redressée et se trouve désormais à une distance bien moins raisonnable du jeune homme qui la toise droit dans les yeux, son verre de vodka dans la main droite. Il se rapproche même un peu, réduisant la distance qui les sépare, avant de se redresser tranquillement à son tour. « Ah, parce que tu comptes dormir ? Moi qui pensais faire une nuit blanche, la nuit s'annonce longue. Bon alors, on s'y met ? Il va bien falloir plus qu'un peu d'alcool pour meubler la soirée. Monopoly, Bonne Paye ? Ne me propose pas de Strip Poker, ce serait drôlement obscène. » A défaut de rejeter les incessantes avances de Cora, il pouvait tout aussi bien la rendre dingue avec sa connerie maladive.
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MessageSujet: Re: beauty needs a witness. (james) Mer 16 Déc - 22:58

“Underneath the sky, so void of light, the rain soaked me through. I held on to the railing and felt calm, even content, and then he had to reach through the dark, raise my temperature and make my heart beat a little bit faster. Not very gallant I should say...especially so close to bedtime. Friend or not, should he rob me of sleep, I'll be sure to take his.” Donna Lynn Hope





La brise glaciale néo-orleannaise vint caresser ses épaules nues et la fit doucement frémir. Pour de bonnes comme de mauvaises intentions, elle était pressée que James la ramène chez lui, dans la chaleur de son domicile - et peut-être, dans celle de ses bras. Elle était bien loin, la Cora encore innocente, encore vierge, qui avait rencontré Jazz après son accident, qui était tombée éperdument amoureuse de lui, qui avait cru rencontrer le grand amour, à l’image de celui que l’on voyait dans les films. Mais la réalité avait fini par la rattraper. Dans la vie, la vraie, pas celle que l’on voit à travers un écran, le « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » n’existe pas. Dans la réalité celui que l’on croyait être le prince charmant n’est qu’un connard parmi d’autres qui finira par vous tromper avec sa meilleure amie, et ça, ça avait irrémédiablement changé Cora. Elle n’était plus la même, elle avait laissé tomber cette naïveté pour devenir celle qui prenait les décisions, celle qui imposait ses propres règles, c’était le meilleur moyen pour ne pas souffrir, pour ne plus souffrir : s’empêcher de ressentir. L’ancienne Cora aurait sûrement pitié d’elle, elle plaindrait son existence. Et peut-être qu’au final, elle avait raison. Peut-être valait-il mieux vivre dix pourcent de moments joyeux et quatre vingt-dix pourcent de moments tristes plutôt que de se contenter de vivre uniquement dans l’indifférence, loin de toutes sensations, de tous sentiments. Alors pour se réconforter, Cora se laissait aller dans les bras des hommes, comme pour se prouver à elle-même qu’elle était encore apte à ressentir, alors que ces relations sans lendemain n’étaient que la preuve du contraire. Mais même si la période où seul le surf n’avait d’importance à ses yeux lui manque, même s’il y a des jours où elle souhaiterait changer certaines choses du passé, il y a une raison pour laquelle le rétroviseur est si petit et le pare-brise est si grand : votre destination est bien plus importante que ce que vous avez laissé derrière. Alors même s’il lui arrivait de temps en temps de repenser à la personne qu’elle était quelques années plus tôt, Cora s’efforçait à aller de l’avant, à vivre sa vie le plus librement possible. Cette petite excursion à la Nouvelle-Orleans allait dans ce sens et même si cette fin de soirée avec James n’était pas planifiée, elle savait par expérience que quoi qu’il advienne au fil des prochaines heures, il ne serait pas de mauvaise compagnie. Lorsque James releva l’allusion à peine masquée de Cora et l’accusa de lui offrir des services très intimes, elle ne put s’empêcher de laisser échapper un rire candide qui résonna dans la ruelle vide qu’ils traversaient. « Ce sont tes mots, pas les miens. » Mais James n’était pas crédule, il savait pertinemment que les intentions de Cora à son égard n’étaient pas des plus orthodoxes. Depuis qu’elle avait quitté Jazz, elle prenait un malin plaisir à lui rendre l’ascenseur, à lui faire subir ce que lui, lui avait fait subir alors qu’elle était en couple. Et même si les circonstances n’étaient pas reproduites à l’identique - James étant célibataire - elle n’allait pas lâcher prise jusqu’à ce qu’il finisse par craquer, à son tour. A vrai dire, elle s’était vraiment prise au jeu, et ce qui au début était peut-être partie avec un arrière-goût de vengeance n’était aujourd’hui que plaisir. Et James finirait bien par baisser sa garde tôt ou tard, comme elle l’avait fait à l’époque, elle en était persuadée. « Je suis prête à parier que sous tes airs de bad boy insensible, se cache un gentleman refoulé. Regarde, tu as bien fait l’effort de venir me chercher ce soir… A moins que tu ne sois qu’un goujat seulement attiré par une éventuelle partie de jambes en l’air. » répondit-elle, amusée, aux propos d’un James qui niait être pourvu de bonnes manières. Elle marqua un temps d’arrêt de plusieurs secondes avant de finalement hausser les épaules. « De toute façon, dans un cas ou dans l’autre, ça me va. » Volontairement, elle avança vers la voiture de James, en ouvrant la portière sans prêter attention à sa réaction. Non elle n’allait pas lui laisser l’avantage d’établir un contact visuel afin de savoir si oui ou non elle était sérieuse à propos de sa dernière réplique, ce serait à lui et à son imagination de trouver la réponse. « Bien évidemment, je n’ai jamais tort. » lui répondit-elle, pleine de confiance, lorsqu’il finit par admettre qu’il n’est pas du genre à laisser une fille en bas de chez lui. « A part peut-être cette fois où je me suis laissée embrasser par ce mec alors que j’étais en couple. » poursuivit-elle, lançant un regard appuyé à James, avant de remettre une mèche derrière son oreille et de finir, provocante. « Enfin, ça fait tellement longtemps, je ne me rappelle même plus s’il embrassait bien. » Et comme elle pouvait le laisser sous entendre, Cora ne serait certainement pas pour une petite piqure de rappel ce soir. Mais pour éviter d’avoir une copine hystérique sur les bras, elle amena la conversation sur les relations actuelles de James qui, bien entendu, ne se fit pas prier pour lui rendre une pique en retour. « Aouch, touchée. Mais comment pourrais-je donc vivre normalement après avoir connu le grand James Carmichael ? Le retour à la réalité est bien trop douloureux, je ne suis plus capable de vivre sans l’extraordinaire exaltation que tu m’as apporté. Je t’en prie, reviens-moi. » déclara-t-elle, solennelle, avant de finalement éclater de rire quelques secondes, l’absurdité de sa réplique et son état d’ébriété avancé faisant effet. Elle avait toujours vu James comme étant un homme avec une confiance en lui bien trop élevée, et même si elle trouvait que cela faisait partie de son indéniable charme, elle prenait toujours un malin plaisir à essayer de le toucher dans son égo, même si cette tâche n’était pas aisée. « Oh moi ? Je pense me faire nonne, mais j’aimerai bien goûter une dernière fois aux plaisirs charnels avant. Qui sait, peut-être que ça me ferait changer d’avis si c’était d’une qualité satisfaisante. » lâcha-t-elle, en regardant James droit dans les yeux, un sourire espiègle aux coins des lèvres. Il savait à quoi s’attendre elle n’allait pas le lâcher de la soirée, pas avant d’avoir obtenu ce qu’elle voulait en tout cas. Le temps de cette conversation et les voilà qui se trouvaient désormais au domicile de James, très spacieux, décoré avec un goût certain. Elle arqua un sourcil, à moitié surprise, lorsqu’il lui fît remarquer la légèreté de sa tenue. « C’est bien la première fois que tu te plains que j’ai trop d’habits, James. Et encore, tu n’as rien vu. » finit-elle en lui adressant un clin d’oeil. Elle avait beau sous entendre une absence évident de sous-vêtements, il n’en était pourtant rien. Mais à ses yeux, rien n’était plus amusant qu’un peu de teasing auprès de James, pour le mettre dans les meilleures conditions possibles, pour finalement l’amener à craquer, à se laisser aller. « Une place à la cave pour moi ? Tu sous entends que comme le vin, je me bonifie avec le temps ? C’est trop mignon. » répliqua-t-elle, faisant volontairement abstraction du réel sens des paroles de James pour leurs attribuer une signification qui lui plaisait davantage. Après un petit tour de quelques secondes allongée sur le lit de James et un court instant à quelques centimètres des lèvres de ce dernier, le propriétaire des lieux finit par s’écarter du danger que Cora représenter, utilisant l’humour et les jeux de société comme prétexte. « Vraiment, pas de Strip Poker ? Je ne vais pas te proposer de jouer au docteur non plus, ce serait drôlement déplacé. Allez va pour la nuit blanche, je te suis. » répliqua-t-elle, sa confiance gonflée au maximum. Elle se déplaça élégamment autour de James pour finalement se retrouver derrière lui et de poser les mains autour de son cou, avant de monter sur la pointe des pieds pour lui chuchoter à l’oreille. « Quant aux jeux, tu sais que je suis toujours partante pour jouer avec toi. » Elle laissa ensuite laisser traîner ses lèvres pour finalement déposer un léger baiser sur sa nuque, avant de s’écarter brusquement de lui et de reprendre, enjouée. « Mais je te préviens je veux qu’il y ait des gages pour corser un peu tout ça. »
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James Carmichael
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MessageSujet: Re: beauty needs a witness. (james) Mer 13 Jan - 22:27

Le jeu ne pouvait pas durer éternellement entre lui et Cora, et ça, James en était parfaitement conscient. La question était de savoir lequel des deux craquerait en premier, et étant donné l'ardeur dont la jeune femme faisait preuve, il n'était plus si certain d'en être le vainqueur à la fin. Mais ce n'était évidemment pas une raison pour rendre les armes aussi vite, bien au contraire. « Mes mots ne sont que la modeste interprétation de ton outrageux comportement ma chère. » qu'il répond d'un air vaguement détaché. Que c'était bon de se prétendre le plus vertueux des deux, surtout lorsqu'on savait que James était un homme bourré de vices. Mais à en juger par le comportement de la belle ce soir, c'était à se demander si l'élève n'avait pas pour projets de dépasser le professeur. « Pour être honnête, je pensais te retrouver dans un état alcoolisé bien avancé et en profiter pour revendre des photos de toi au fond des toilettes aux plus offrants. » raille-t-il en partant d'un léger rire, amusé rien qu'à l'idée de l'imaginer dans un état de ce genre : pas de doute, ce serait décidément grandiose. Il était bien plus facile pour lui de détourner la conversation sur une raillerie de ce genre plutôt que d'admettre qu'il était plein de bonnes attentions et autres niaiseries de ce genre. Quant au fait de reconnaître qu'il était venu la chercher dans la simple idée de profiter d'elle, ce serait là donner une longueur d'avance à la jeune femme qui aurait accueillie la confession avec bien trop de satisfaction. Non, définitivement, l'idée d'une Cora anéantie par les méfaits de l'alcool était bien plus plaisante dans ce contexte. Il ne peut s'empêcher de tourner la tête vers elle et de lui rendre son regard insistant lorsqu'elle évoque leur fameux baiser échangé dans ce qui semble être un lointain passé à James. Il ne tarde pas à reporter son attention sur la route tandis qu'un sourire amusé s'installe au coin de ses lèvres. « Je ne crois pas que Cora Lewis puisse se "laisser embrasser" aussi facilement. A mon avis, tu devais être tout à fait consentante. » Si elle souhaitait montrer une telle assurance, la moindre des choses était désormais de l'assumer pleinement, et cela jouait en l'occurrence en sa faveur à cet instant. Sa seconde remarque ne manque quant à elle pas sa cible, puisque James éprouve une pointe d'agacement lorsqu'elle laisse sous-entendre qu'il puisse ne pas embrasser convenablement. « Ce mec en question se ferait probablement un plaisir de raviver tes souvenirs s'il ne trouvait pas ta mémoire sélective un brin vexante. » fait-il remarquer un peu plus vivement que précédemment. "Vexant" était un bien grand mot pour lui tant il se foutait généralement de tout, ou presque. Mais lorsqu'on touchait à ce sujet, il n'en restait pas moins un homme avec une certaine fierté, surtout lorsqu'il savait que Cora n'en pensait pas un mot - ou alors ses avances devenaient soudain incompréhensibles. Son rire vient se joindre au sien peu après ses supplications feintes et particulièrement réussies. Il devait bien admettre que la compagnie de Cora n'était pas si désagréable que ça, et qu'il aurait pu tomber sur bien pire ce soir. Etrangement, c'est ce constat qui ravive chez lui un certain intérêt romantique - ou plutôt sexuel - envers Cora. Quoiqu'habitué à se faire rire lui-même la plupart du temps, James n'était pas insensible à l'humour des autres, particulièrement lorsque la blague venait d'une créature aussi charmante qu'elle. Il faut croire qu'il n'est pas encore au bout de ses surprises puisqu'elle lâche alors la plus aberrante des excuses en réponse à sa question sur sa vie sentimentale. James ricane une fois de plus, visualisant au passage Cora dans un couvent, propre sur elle et dédiée entièrement à Dieu. Entre deux éclats de rire, il termine de se garer et tourne la tête vers elle. « Ah, vraiment ? Je devrais peut-être redémarrer et t'emmener là où tu serais susceptible d'obtenir de tels plaisirs. » Sous-entendu : parce qu'avec moi tu ne les auras pas. Malgré sa proposition il n'attend pas la moindre réponse de sa part et sort déjà de son véhicule. Il faut croire que plus les minutes passaient, moins il était certain de terminer chastement sa soirée. Enfin arrivé dans sa demeure, il fait de nouveau face à l'offensive de la jeune femme. Face à l'illusion bien peu masquée de sa tenue légère, il lui offre un sifflement admiratif. « Eh bien Cora, t'y vas pas de main morte ! » qu'il lâche en sirotant son verre. Il croit même se retrouver face à son double au féminin lorsqu'elle manipule aisément ses propos concernant sa raillerie à propos de sa cave. C'est seulement à cet instant qu'il réalise à quel point il pouvait se montrer épuisant pour ses proches. Et après réflexion, il décida que c'était très bien ainsi. Leur rapprochement dans la chambre donne un avant-goût de l'ambiance de la soirée à venir, ce qui n'est pas bien surprenant était donné le cours des événements jusque là. Acceptant finalement sa proposition de jeux de sociétés, Cora se glisse bientôt derrière lui, jouant de ses charmes comme à son habitude. James ferme un instant les yeux, un sourire joueur aux lèvres tandis qu'elle glisse un baiser dans sa nuque. Elle avait finalement sorti le grand jeu. Dieu savait que James avait bien du mal à résister aux tentations physiques, et une telle proximité lui donnait de plus en plus envie de céder à ses avances. Ses envies de jeux s'étaient rapidement réveillées dès qu'il avait franchi les portes de son appartement, pénétrant ainsi dans un environnement bien plus familier et surtout plus intime. « Très bien, gages il y aura. Commençons déjà par te servir un verre, je n'ai pas encore totalement abandonné l'idée de ces fameuses photos. » dit-il avec un sourire tout en l'entraînant de nouveau dans le salon près du bar. Il s'empare d'un verre et lui lance un regard interrogateur : il est au moins assez galant pour lui laisser le choix de sa boisson plutôt que de lui en imposer une. En attendant sa réponse, il termine la gorgée restante de son verre et s'en sert un nouveau. « Si tu acceptes de jouer avec moi, tu accepteras certainement mes règles. Et tant qu'à faire, allons droit au but puisque ça semble être le thème de cette soirée. raille-t-il tant ils avaient été peu subtiles depuis leurs retrouvailles. Chacun son tour, une question, un gage, ce que tu veux. Et je commence. Tu pourras faire de moi ce que tu voudras ensuite. » Voilà que les règles sont posées, bien qu'il ne semble pas y en avoir beaucoup si ce n'est celle de permettre à James de lancer les hostilités. Avalant une première gorgée de son second verre, il toise tranquillement la jeune femme. « Je veux que tu me confies la chose la plus personnelle à ton sujet. » Voilà qui devrait forcer Cora à se mettre à nue d'une façon bien plus inattendue que ce à quoi elle s'était initialement préparée.  
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MessageSujet: Re: beauty needs a witness. (james) Ven 11 Mar - 1:02

“Underneath the sky, so void of light, the rain soaked me through. I held on to the railing and felt calm, even content, and then he had to reach through the dark, raise my temperature and make my heart beat a little bit faster. Not very gallant I should say...especially so close to bedtime. Friend or not, should he rob me of sleep, I'll be sure to take his.” Donna Lynn Hope





Ca lui avait manqué ce petit genre de jeu, à Cora. Non pas qu’elle ne s’amusait plus à séduire - ou à être séduite - mais tomber sur un joueur de la qualité de James était rarissime. Pour ça, et au final pour bien d’autres choses, elle haïssait Vegas. La plupart des hommes qu’elle avait rencontré dans la capitale du vice pensait qu’ils pouvaient l’impressionner en alignant les liasses de billet. Et aussi pleine de défauts était-elle, Cora n’était certainement pas une fille vénale et n’avait que faire de la taille du portemonnaie des hommes qu’elle fréquentait. Elle préférait mille fois un homme à la verve bien aiguisée plutôt qu’un de ces nombreux pauvres types qui pensaient pouvoir l’amadouer en flambant dans les bars et dans les nightclubs. Et de la verve, James en avait, il le confirmait à nouveau en prétextant s’offusquer du comportement de la jeune californienne. « Outrageux, voyez-vous ça. Le nouveau James Carmichael a l’air bien soft… je préférais l’ancien. » laissa-t-elle échapper, un air faussement déçue sur le visage. James était probablement l’homme le moins vertueux qu’elle connaissait, le voir jouer les saints de la sorte ne lui seyait guère. En y pensant plus attentivement, il était à ses yeux ce qui se rapprochait le plus de la définition même du vice. Et si beaucoup l’aurait fui comme la peste, cela ne le rendait que plus intéressant pour une Cora qui appréciait sa compagnie bien plus que de raison. « Voilà qui est bien mieux, là je te retrouve. » railla-t-elle finalement lors qu’il réfuta en bloc être venu la chercher avec de louables intentions, prétendant être venu pour la prendre en photo au fond des toilettes, régurgitant tout ce qu’elle avait pu ingérer au cours de la soirée. C’était le James qu’elle voulait voir, celui qui était toujours prêt pour une joute verbale et ce, même s’il fallait y ajouter une bonne dose de mauvaise foi. Elle rentra donc immédiatement dans son jeu. « Peut-être que c’est pour ça que je t’ai appelé au final, qui sait, pour avoir un compagnon de beuverie décent. » Elle insista bien sur le dernier mot qui, finalement, ressemblait surtout à un sarcasme déguisé en compliment, avant de le provoquer de nouveau, cette fois bien plus explicitement. « Même si l’on sait pertinemment tous les deux que tu seras le premier à recracher tes entrailles au fond de la cuvette, petite nature que tu es. » lâcha-t-elle avec un grand sourire sur les lèvres. Elle n’avait rien d’une grande buveuse et ses commentaires étaient emplis de mauvaise foi, mais elle ne les avait pas fait que par pure provocation. Ils avaient joué à ce jeu tous les deux pendant si longtemps lorsqu’elle était en couple avec Jazz, mais c’était seulement maintenant qu’elle était célibataire qu’elle pouvait en tirer une pleine satisfaction. Ce passé là revint d’ailleurs rapidement comme sujet de conversation, avec comme temps fort le baiser qu’ils avaient échangé. James insista d’ailleurs sur ce point, ce baiser était le fruit d’un consentement mutuel et non une action unilatérale de sa part. Espiègle, elle s’amusa à dépeindre la scène d’une manière bien défavorable à James, juste par simple esprit de provocation. « Pas vraiment, c’était plus de la lassitude que du consentement j’imagine. Le type m’a harcelé pendant tellement longtemps que je lui ai donné ce qu’il voulait pour qu’il me laisse tranquille. » lâcha-t-elle, un léger sourire mesquin aux lèvres. Si par moment James s’était vraiment montré insistant, elle n’avait jamais réellement fait quoique ce soit pour le repousser définitivement, appréciant sa compagnie - et ses tentatives de séduction - bien plus qu’elle ne voulait se l’avouer à elle même. « Tiens ça pourrait faire une belle idée de roman, faut que je garde ça de côté. T’inquiètes pas, tu toucheras des royalties. » fit-elle remarquer, non pas sans se moquer, alors qu’elle pensait au manque d’inspiration qu’elle avait actuellement pour écrire le livre que sa maison d’édition lui réclamait. Après tout, peut-être était-ce ce dont elle avait besoin, prendre un peu plus inspiration sur son histoire personnelle. Elle ne put s’empêcher de laisser échapper un rire lorsque James se déclara vexé par ses paroles. « Oh mon Dieu ! Aurais-je touché une corde sensible chez le grand James Carmichael ? Cela signifierait qu’il a une sensibilité et par la même occasion des sentiments, j’en suis toute renversée ! » railla-t-elle, si peu habituée à le voir réagir de la sorte. Elle lui déposa un léger baiser sur la joue avant de reprendre immédiatement, plus aguicheuse. « Fais moi signe quand tu ne seras plus vexé dans ce cas. » faisant un sous entendu à peine masqué aux récents propos de James. Il pouvait lui raviver les souvenirs quand il le voulait. Finalement arrivés devant le domicile du néo-orléanais, Cora répondit à ses provocations en feignant de ne pas les avoir comprises. « Ca va aller, ici ça fera parfaitement l’affaire, mais c’est gentil de te proposer comme chauffeur, comme tu es serviable. » répliqua-t-elle d’un faux air candide. Lorsque James s’étonna du caractère direct des sous entendus de Cora, elle se contenta d’arquer un sourcil, avant de lui répondre, un instant plus tard. « Tu vas t’en plaindre peut-être ? » s’enquit-elle, sûre d’elle, laissant deux secondes passer avant de rapidement reprendre, sans vraiment laisser le temps à James de répliquer « C’est bien ce que je pensais. » munit d’un grand sourire aux lèvres. Cora se servit finalement un verre de gin, avant de répondre malicieusement aux derniers propos de James. « Ca ne prend pas James, on sait tous les deux pertinemment que c’est un tout autre genre de photos de moi que tu veux. » Elle se retourne d’un coup, lui faisant désormais dos, comme pour éviter toute protestation de sa part et commence à siroter son verre. Elle fait cependant bien vite demi-tour, l’intérêt piqué par les règles que James impose pour son jeu improvisé. « Faire ce que je veux de toi ? Ne me tente pas comme ça. » lâche-t-elle, espiègle. C’était l’objectif de sa soirée - de faire ce qu’elle voulait de James - et il lui offrait sur un plateau, une occasion trop belle pour la laisser passer. Elle déchanta néanmoins rapidement à la première question de James. « Aouch. » La chose la plus personnelle à son sujet. Elle n’avait pas prévu de passer une soirée confidence en compagnie de James (qui était peut-être la dernière personne à qui elle avait envie de confier quoique ce soit), mais bonne joueuse, elle décida de répondre à sa question avec sincérité. « Bon très bien, mais ne m’accuse pas de plomber l’ambiance, c’est toi qui a posé la question. » Elle marqua un temps d’arrêt, ne sachant pas réellement comment lui expliquer sans se faire passer pour une jeune fille en détresse (ce dont elle avait horreur). « Comment aborder ça… Bon. Après mon accident, j’avais perdu goût à tout, on m’avait enlevé ma passion, mon rêve et j’ai pas mal déprimé. Si bien que je suis allé jusqu’à songer à mettre fin à mes jours. » lâcha-t-elle solennellement, avant de rapidement reprendre, d’un ton bien plus joyeux, soucieuse de ne pas installer une ambiance morose. « Enfin heureusement, ce n’était qu’une pensée, crever avant de te connaître, quelle erreur ça aurait été ! » plaisanta-t-elle. Ce n’était pas un sujet qu’elle abordait souvent car il démontrait une vulnérabilité qu’elle se forçait à masquer jour après jour depuis sa rupture avec Jazz. Elle réfléchissait désormais au gage qu’elle allait donner à James. Elle devait éviter les gages trop faciles, trop vulgaires, trop portés sur le sexe, car ils étaient bien trop évidents. Non, elle obtiendrait ce qu’elle voudrait d’une autre manière, pour le moment, il fallait surprendre James, lui donner un gage auquel il ne s’attendait pas. « Et ton gage sera… de m’apporter le petit déjeuner au lit demain matin, tel un vrai gentleman. » déclara-t-elle, avant de reprendre, pleine de sarcasmes. « Tu dois avoir l’habitude de le faire avec toutes tes conquêtes, je n’en doute pas un instant » Aux yeux de Cora, James n’avait rien du chevalier servant et il était plus du genre à offrir à ses conquêtes un lit vide plutôt qu’un petit déjeuner au réveil. Le forcer à agir de manière plus romantique - si l’on pouvait appeler cela de la sorte - allait forcément le sortir de ses habitudes et l’exaspérer, pour le plus grand bonheur de Cora. C’était désormais à son tour de poser une question et après un court instant de réflexion, elle se lança finalement.« Y a-t-il une fille, ou un garçon qui sait, qui a déjà réussi à faire vibrer ce petit coeur de pierre que tu caches sous ta poitrine ? Sans pour autant parler d’amour, c’est surfait cette merde. » Elle voulait savoir qui se cachait derrière James le séducteur, derrière cette carapace qu’il s’était forgé, si tant est qu’il y avait bel et bien une carapace.
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MessageSujet: Re: beauty needs a witness. (james) Dim 19 Juin - 22:57

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