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 (Nathaniel) on my radar

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MessageSujet: (Nathaniel) on my radar   Ven 18 Sep - 12:51

Nathaniel ⊹ Jamie, frissonnante, observait les jurés avec insistance. S’ils se voulaient l’air neutre il n’en était toute fois rien et, après de longues études de droit, la jeune femme était prête à parier que le doute n’était pas admis sur leurs visages mutiques. Ils étaient persuadés de la culpabilité de l’accusé et elle l’était tout autant. Après avoir étudié le dossier et avoir observé les photos des victimes enfantines, la jeune grecque consentait à une sentence exigeante et sans équivoque. Chaque jour et pendant ses nombreuses années de cas similaires, elle avait attendu qu’un visage familier apparaisse dans le cercle des enfants disparus et retrouvés dans d’atroces conditions. Se heurtant chaque fois à l’inconnu, elle patientait dans l’attente malsaine d’observer à son tour les désastres que la psychologie humaine pouvait renverser sur sa propre vie. Le procès suspendu, elle se redressait et arpentait le marbre du tribunal de ses talons vertigineux avec la démarche de la femme résignée et plus que frustrée. Incognito, elle plongeait son regard d’un vert envoûtant au travers de la rue sublimée de boutiques luxueuses et cachait ses traits sous des lunettes aux grosses montures noires. Les verres épais lui permettaient de ne pas être reconnues et elle s’engouffrait enfin dans le taxi qui l’attendait patiemment depuis déjà plus d’une heure. S’arrêtant face à la villa qu’elle venait tout juste d’obtenir, elle offrait quelques billets supplémentaires au chauffeur et sortait enfin sur le seuil de la propriété cerclée de gorilles sur leur trente et un. Son visage, jusqu’alors fermé et armé contre tout se transformait lorsque la porte venait à s’ouvrir. Si à l’extérieur la demeure semblait d’un calme olympien, c’était une cohue qui s’estomaquait à l’intérieur. Sa sœur et deux de leurs amies en commun s’affrontaient dans une guerre effrénée pour savoir qui récupérait le second plus grand dressing étant donné que Jamie avait obtenu le plus somptueux. Seul son frère et les caméras qui tournaient en se délectant de la scène surfaites, remarquaient son entrée. Jamie apposait un sourire superficiel sur son visage sauvage et, tout en observant les objectifs après avoir retiré ses lunettes de soleil, elle observait longuement son grand frère. Tu as une sale mine. Tu as pris ton café ce matin ? Qu’elle disait en imitant parfaitement la pétasse superficielle, rôle qu’on lui avait attribué dès le début de son succès majeur dans le monde de la télé-réalité. Papa et maman arrive ce week-end alors je veux que tout sois prêt pour les accueillir d’autant qu’ils n’étaient pas vraiment près à quitter Milan ! Il va y avoir de l’agitation dans cette maison mais je veux qu’ils se sentent comme chez eux ! Les filles s’arrêtaient d’hurler et entreprenaient soudain de se renommer gérantes de l’organisation réclamée avec autorité par la plus jeune de la fratrie. Quant à son frère, il acquiesçait mais lui faisait signe qu’il voulait savoir ce qu’elle avait bien pu faire une nouvelle fois dehors. Seul lui était au courant de son obsession constante concernant leur sœur jamais retrouvée. Je monte, je dois contrôler encore une horde de gosses insatisfaits de s’être fait propulsés sur la toile sans leur autorisation. Que ça devient barbant, je leur ai fait une fleur ! Qu’elle lui murmurait à l’oreille en y déposant un baiser presque obscène. Les caméras raffolaient des débordements de Jamie. La plus jeune était sans doute la plus incontrôlable, celle que tout le monde semblait connaître et pourtant, la plus secrète. C’en était exaspérant, à tel point que même les journalistes lors d’interview semblaient irrités devant cette façade trompeuse mais tant hypnotique. Gravissant les marches de marbre blanc qui courraient au centre du hall, la cadette des Andréas s’écroulait dans sa chambre et skypait enfin son attaché de presse. Les parents sont furieux Jamie. Apparemment tu aurais recommencé ! On a étouffé tes magouilles mais si tu continues et que le public l’apprends tu vas être radiée de la télévision ! La jeune femme n’observait pas le visage de l’homme qui gesticulait au travers de l’écran et entreprenait avec minutie, de se limer un ongle, déjà impeccable. Ils pleurent devant leurs parents richissimes et quand ils ne sont plus là, tu les entends te remercier et te supplier de les faire passer à la télé dans le show. J’adore l’hypocrisie. Que la surnommée madmax disait en levant comme à son habitude, ses prunelles sublimes, au ciel. Quoi d’autre ? Qu’elle exigeait sans le moindre respect face à la personne qui était censée enjoliver sa réputation dans la sphère fermée des médias. Sinon … Ha oui, Nathaniel Atwoodth, tu m’avais dit que vous aviez eu une brève liaison. Ce serait pas mal de l’intégrer dans le show puisque j’ai vu qu’il était à San Francisco… Ca ferait du bien de te voir avec un homme, on commence à se poser des questions sur ta sexualité chérie. Jamie braquait son attention sur l’écran de son mac. Presque menaçante, elle prétextait un appel pour raccrocher malgré le fait qu’elle savait pertinemment que son agent pouvait voir d’ici, son téléphone éteint à l’autre bout de la pièce. Peu importe, Jamie se fichait de tout et de tout le monde mais l’information qu’on venait de lui offrir était si jouissive qu’elle avait besoin de se retrouver seule, elle et ses idées perverses. La nouvelle était fabuleuse et, le regard sulfureux tourné vers l’immense fenêtre qui longeait l’intégralité de sa chambre, elle se perdait au travers des quartiers résidentiels qui s’allongeaient dans l’horizon.  Son regard figé, elle allumait une cigarette, enfilait son blouson de cuir noir et défiait les marches immaculées devant l’équipe de télé qui déjeunait dans la cuisine spacieuse. Je prend la Bentley, j’en ai pas pour longtemps. Tous savaient qu’il ne valait mieux pas se fier aux propos de Jamie, la folie incarnée, l’extatique personnalité d’une fille qui n’avait qu’elle comme patron. Ainsi, au volant de la voiture à la couleur de l’encre, elle glissait ses doigts sur son téléphone  pour envoyer un message au Atwoodth pour lui prier de l’attendre sagement. Jamie, spontanée n’aimait pas attendre et préférait que sa présence soit remarquée. Ainsi, après quelques demandes de renseignements supplémentaires envers son chargé de relations publiques, elle gonflait sa fierté au son terrifiant du moteur de sa nouvelle acquisition et faisait crisser les pneus sur l’asphalte noir…



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Nathaniel Atwoodth
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MessageSujet: Re: (Nathaniel) on my radar   Jeu 8 Oct - 15:54

Je me sentais comme un chien qui a pissé sur la moquette et qui attend que son maître s'en rende compte pour recevoir sa raclée.
Et un certain lundi soir, la raclée est tombée. 

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Depuis ce matin, Nathaniel enchaîne café sur café. Il est tendu, ne sait pas quoi faire, tourne cette situation dans tous les sens. Cette affaire du moins. Il n'est pas certain que ce soit le moment opportun de plancher sur ce genre de dossier. De l'accepter. Parce que cela impliquerait beaucoup de boulot, des heures en plus, incluant les week ends forcément. C'est le genre d'affaire qui prend aux tripes, qui empêche de dormir, qui suce toute l'énergie déployée. Evidemment, ce serait un tournant dans sa vie professionnelle à Nathaniel. Ça pourrait lui permettre de vraiment décoller en tant qu'avocat et devenir encore meilleur. Se faire un réel nom dans le milieu. Mais il pense à Julian son fils. Pour qui il aurait forcément moins de temps et ça n'a jamais fait partie de son mode d'éducation. Il a toujours fait passer Julian avant tout, surtout le boulot. Néanmoins, Julian n'est plus un bébé, il a maintenant quatre ans, peut-être est-il le temps de couper un peu le cordon. Peut-être qu'il est temps à Nathaniel de penser à sa vie professionnelle et surtout de penser à lui, ses ambitions. Catahleen aussi entre désormais dans la balance. Avec elle depuis peu, il n'a pas envie de fragiliser son couple à coups d'absence et de réunions à répétition. Elle saurait prendre son relais pour Julian, mais elle n'accepterait sans doute pas que Nathaniel les délaisse. Ce qu'il peut tout à fait comprendre. Alors le Atwoodth hésite. Ne sait pas quelle est la bonne décision à prendre. Assis dans son fauteuil, il fait face à son collègue. Lewis est l'un de ses plus fidèles alliés depuis que Nathaniel travaille dans ce cabinet regroupant les plus grands avocats de la ville de San Francisco. Il est devenu un ami au fil des mois et c'est pour cette raison que Nathaniel lui a demandé de passer le voir, afin d'avoir son avis sur la question. « Franchement Nathaniel ça ferait décoller ta carrière, ça c'est sur. C'est un dossier délicat mais d'une grande envergure et si tu réussis, si tu gagnes ce procès, ton nom ne sera plus à faire ». Lewis marque un temps d'arrêt. « Mais bon est-ce que tu es prêt à mettre ta vie de famille et de couple entre parenthèses pendant quelques mois ? Te connaissant je dirais non. Mais après c'est ton choix Nath'. Et puis ne t'inquiètes pas, si tu acceptes ce dossier, moi je m'en occuperai de ton fils…. Et de ta copine » ricane-t-il pour emmerder Nathy. « T'es con » riposte Nathaniel en riant. Bon Lewis ne l'a pas vraiment éclairé. Enfin si un peu, il a raison en affirmant que le québecois ne pourra pas faire passer sa carrière avant sa famille. Avant son fils. C'est impossible. A moins qu'il ne trouve une solution pour aménager ses horaires. Lewis quitte le bureau de Nathaniel et ce dernier attrape son téléphone qui vient de vibrer. Il n'en croit pas ses yeux à la vue du destinataire. Jamie. Jamie Andreas. Qu'il n'a pas revu depuis….. des lustres. Il ne sait pas s'il doit se réjouir de sa venue, ou du moins de son invitation à la rejoindre au zune coffee, ou pas. Maintenant qu'il est enfin en couple avec Catahleen, il n'a pas envie qu'une ancienne connaissance vienne tout ruiner. Parce que Jamie, on l'admire autant qu'on la craint. Ses éclats de voix et sa folie n'est plus à débattre et Nathaniel craint qu'elle ne vienne mettre le bordel dans sa vie. Pourquoi se déciderait-elle soudainement à le recontacter ? Ok ils ont été amants et ont passé de nombreuses – et folles – nuits ensemble. Mais le Atwoowdth a tourné cette page depuis très longtemps. Mais par acquis de conscience, il décide de prendre sa pause déjeuner et d'aller au rendez-vous que lui impose Jamie. Il prend sa veste et ses affaires et file en direction du café, qui ne se trouve qu'à quelques pâtées de maison de son bureau. Arrivé sur place, Nathaniel s'installe et dénoue légèrement sa cravate afin de pouvoir retirer le premier bouton de sa chemise. Il se commande un sandwich parce que franchement, il crève de faim. Autant que ce rendez-vous lui serve à quelque chose. Jamie fait son entrée, fracassante comme toujours. Tous les clients se retournent sur son chemin, surtout les hommes. Nathaniel la contemple s'asseoir en face de lui. « Jamie. » l'apostrophe-t-il simplement. Elle n'a pas changé. Ou peut-être un peu plus vulgaire qu'avant. « Qu'est-ce que tu fais ici ? Enfin pourquoi tu m'as appelée ? ». Nathaniel ne tourne pas autour du pot, d'une part parce qu'il n'a pas beaucoup de temps à lui consacrer, et d'autre part parce qu'il n'a pas envie de perdre le peu de temps qu'il a aujourd'hui à discuter avec elle. Il l'apprécie beaucoup, mais une tonne de boulot l'attend et il doit récupérer Julian à l'école. « Ça fait … un bout de temps ». Juste quelques années. « Qu'est-ce que tu deviens ? ».
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MessageSujet: Re: (Nathaniel) on my radar   Sam 17 Oct - 21:14


Nathaniel ⊹ L’araignée tissait sa toile et se pendait au fil argenté qui courrait sur la surface dont elle avait pris possession. Agitant ses divers atouts et ses nombreuses pates, elle tissait encore et encore pour pouvoir enrouler ses proies dans ce filet indestructible. Jamie était l’animal que nombreux fuyaient. C’était les cris qu’elle entendait, le souffle haletant de ses nombreuses proies et bien plus encore, elle jubilait devant ces regards écoeurés et effrayés. Ecrasant la cigarette qu’elle venait à peine d’allumer au creux de ses mains, elle arpentait la rue de sa grâce féline et entrait enfin dans le café où Nathaniel lui avait donné rendez-vous. Si elle semblait si suffisante à cet instant, la confiance qui bâtissait son instinct se liquéfiait à la simple vue du jeune homme face à elle. Pourtant, à l’heure actuelle, lui même aurait dû être bien plus sujet à fuir, à sa simple vue. Si leurs forts moments s’étaient passés dans une simplicité parfaite, il fallait dire que Jamie avait loin d’avoir la tête sur les épaules et si, il avait eu quelques doutes certaines fois, sur sa santé mentale, il fallait dire que l’autodestruction dans laquelle elle se muait depuis la disparition de sa sœur, ne faisait que s’aggraver au fur et à mesure que sa vie se consumait de sa propre main. Ses yeux d’un vert translucide souligné d’un trait d’eye liner impeccable, la belle s’installait face à lui, un sourire sans chaleur accompagnant ses traits fins pour toutes salutations. Il ne semblait pas surpris de l’appel qu’elle lui avait passé. Celui qu’elle aurait dû provoquer plusieurs années auparavant lorsqu’il avait décidé de prendre le large sans lui donner la moindre explication. Plus blessée que n’importe lequel des cœurs brisés de la gente féminine, Jamie s’était pourtant toujours targuée de ne s’attacher à personne. Lorsqu’elle le faisait elle n’en montrait aucun signe et c’était ainsi que ses proies, finissaient par la délaisser rapidement. Par manque d’expérience ou par simple incapacité à réchauffer ses émotions, la jeune femme laissait fuiter le temps et ses propres envies. Son audace pourtant à son apogée, elle aurait pu très bien prendre les devants et courir derrière son butin dérobé. Jamais pourtant, la jeune femme n’avait été capable d’une telle chose. Si elle regrettait certaines fois de n’avoir pas retrouvée Nathaniel plus tôt, c’était sa fierté mal placée qui l’avait obligé à rester en arrière, à succomber lentement à l’envie dépressive de le supprimer tout simplement. Jamie ne faisait pas dans la mesure et ne connaissait en rien la modération. Elle, elle fonçait lorsqu’elle se sentait aussi indépendante que pouvait lui permettre son quotidien exulté. La seule incohérence dans sa manière d’agir était qu’elle ne savait absolument pas comment agir normalement lorsque ses sentiments s’étalaient sur le tapis de jeu qu’elle débutait pourtant si naturellement. Bonjour Nathaniel. Si son sourire se voulait affectueux, elle ne véhiculait qu’au travers de son visage mutin, une dérisoire antipathie. Elle le haïssait car il était le seul à avoir enfreint tout ce qu’elle avait toujours voulu tenir éloignée de sa vie. Rien n’était bon pour elle, juste l’hypocrisie du monde dont elle se servait abondamment pour son show. Jamie était rouillée des relations humaines car elle faussait compagnie depuis bien trop longtemps maintenant, à la réalité de ce genre d’intimité. La routine, je développe The Andreas Show aux Etats-Unis et continue de côtoyer les salles de procès. Qu’elle disait d’un ton lointain, l’image rayonnante qu’elle lui avait donné d’elle, soumis à jamais par sa ténacité à vouloir le dépecer vivant. Et toi alors ? Tu m’as l’air bien occupé. Que fais-tu de ta vie dorénavant ? Elle appuyait sur ses derniers mots comme pour montrer qu’elle ne lui pardonnerait pas d’avoir pris le large sans même se retourner. Elle aurait compris Jamie. Elle n’était pas sotte, elle savait que jamais quelqu’un de censé ne pourrait rester à ses côtés car quelque chose de vicieux s’était à jamais, enfermé dans ses prunelles dangereusement aliénées. Tu as l’air pressé. M’accorder du temps après de nombreuses années semblent apparemment hors de tes moyens alors je vais la faire courte. Qu’elle disait en fourrant sa main dans son sac pour y dénicher l’objet qui allait vite lui faire changer d’avis. Peut-être qu’ainsi, elle aurait toute son intention et une dévotion qu’elle n’avait encore jusque là, jamais vu éclore dans l’écrin de son regard. Cathaleen va bien ? Tu lui diras que ce n’est pas contre elle. Le passé c’est le passé hein. Qu’elle continuait à lui souffler pendant qu’elle sortait ensuite sa tablette et allumait enfin la vidéo de leurs supplices partagés. Ainsi, leur peau nue s’extasiant l’une contre l’autre étaient soudain illuminées par la lumière blafarde de la chambre universitaire dans laquelle ils avaient élu résidence. Si aux premiers abords, les deux protagonistes de cette sauvagerie n’apparaissaient pas clairement, le regard de Jamie venait enfin enflammé la caméra pendant que le visage de Nathaniel s’imprégnait des frissons de son cou et faisait courir sa langue le long de sa peau en fusion. Ne cachant pas l’écran, tous les clients pouvaient bénéficier de la vue de ce magnifique biopic sur leur histoire stoppée nette par un salaud catégorie 10 sur l’échelle de richter. Je t’épargne le reste, tu connais la suite de toute manière. Qu’elle rétorquait comme lassée de ses actions quand au fond, elle jouissait du regard effondré de l’homme face à elle. On était beau à cette époque. Je n’ai pas changé pour ma part. Par contre toi, la lâcheté a sauvagement agrippé tes traits. Quel dommage… Qu’elle disait en faisant soudain courir sa main sur la peau cotonneuse du jeune homme face à elle. Elle ne s’attardait pas en voyant son attitude écoeurée et elle venait enfin s’enfoncer dans la banquette moelleuse sur laquelle elle trônait dorénavant fièrement. Tu veux qu’on remette ça ? Un sourire pervers se dessinait sur ses lèvres. Si elle n’avançait pas la conclusion de son infâme piège, Jamie avait besoin de sentir cette souffrance qu’elle infligeait autour d’elle. Au moins, elle n’était pas la seule détruite et ça lui allait bien mieux ainsi.



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Nathaniel Atwoodth
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MessageSujet: Re: (Nathaniel) on my radar   Dim 29 Nov - 16:43

“ Reality continues to ruin my life. ”
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Jamie. Cinq lettre gravées dans sa mémoire, qu'il ne pensait plus jamais épelées. Cinq lettres envoûtantes, qui furent la clé de bon nombres de moments exquis, enrobés de sensations qu'il n'avait pas souvent éprouvé. Si Jamie était du genre dérangée, voir carrément folle, son excentricité rajoutait une dimension au sexe qui n'avait jamais été négligeable. Mais même si ses parties de jambe en l'air avec la jeune femme étaient des plus agréables, Nathaniel avait toujours fait primer les sentiments avant tout. Et pour elle, il ne ressentait rien. A part de la sympathie peut-être. Mais de l'amour, jamais. Et c'est lorsqu'il l'avait compris – surtout lorsqu'il s'était rendu compte être amoureux de Catahleen – qu'il avait tout stoppé, persuadé de ne jamais revoir Jamie. « Je suis content pour toi. Tout semble te réussir » répond-t-il simplement, sans vraiment comprendre l'objet de cette visite, de ce rendez-vous. Evidemment qu'il a déjà entendu parler de The Andreas Show et il lui est même arrivé de regarder une fois, en tombant par hasard dessus, pour voir un peu ce que devenait Jamie. Rien de bien intéressant, il fallait bien le dire. Nathaniel n'a jamais été attiré par ce monde de strass et de paillettes où tout n'est qu'hypocrisie. Le Atwoodth est trop honnête pour apprécier ce genre de fréquentations et de mode de vie. « J'ai obtenu un poste d'avocat dans un des cabinets de la ville. Donc oui, j'ai pas mal de dossiers en cours, certains plus délicats que d'autres, et donc beaucoup de boulot qui m'attend » assure-t-il, sans préciser dans quel cabinet il travaille. Il a le pressentiment qu'il ne doit pas trop en dévoiler à Jamie, bien qu'elle ait du se renseigner avant cette visite, la connaissant, et jugeant son esprit pervers. Elle aime tout contrôler, surtout ses petits pantins. Et si elle croit que Nathaniel en est un, elle se trompe. Et très lourdement. Le jeune homme commande aussi un café et se concentre sur sa petite cuillère, qui tourne et retourne. S'il est heureux de la revoir ? Pas plus que cela. Et surtout, il n'a pas le temps de bavasser des heures et des heures. Et Jamie semble l'avoir saisi. « J'ai un travail et surtout un enfant à récupérer à l'école, alors tu m'excuseras de faire passer mon fils avant toi Jamie ». Personne n'est plus important que Julian et il passera toujours le premier. Quoiqu'il arrive. Et personne n'a son mot à dire, surtout pas quelqu'un comme Jamie, qu'il n'a pas revu depuis des années. Ils ont juste couché quelques fois ensemble, ce n'était pas non plus la plus belle des histoires d'amour. Le Atwoodth s'apprête à boire son café, mais Jamie le stoppe en sortant sa tablette. Il fronce les sourcils et manque de s'étouffer à l'évocation de Catahleen. « Hein ? Pourquoi tu me parles de Catahleen ? Et comment tu la connais » demande-t-il, surpris et surtout inquiet des machinations de la jeune femme. Parce qu'elle est capable de tout. Et surtout du pire. « Je te préviens que si tu t'approches un peu trop….. » d'elle. Les mots restent en suspend, sa phrase est interrompue par un flot d'images, provenant d'une tablette qui lui coupent la parole et la respiration. Au bout de quelques secondes de flottement, Nathaniel arrache la tablette des mains de Jamie. « T'es complètement tarée ou quoi » persifle-t-il, mauvais en stoppant la vidéo. Trop de monde dans ce café. Et le Atwoodth commence à se faire connaître dans le domaine de la justice. « C'est quoi ce bordel Jamie ? ». Ses traits sont tirés par la colère. Il le sentait, que Jamie ne l'avait pas contacté juste pour bavarder. « Elle sort d'où cette vidéo ? ». Il voudrait bien supprimer cette maudite vidéo mais connaissant Jamie, elle a du en faire des copies. Il réfléchit déjà à qui il pourrait en parler dans le métier. Une aide serait la bienvenue pour se débarrasser de cette fille et ses lubies et qui ne s'arrêtera qu'une fois avoir détruit tout bonheur dans la vie de Nathaniel. Il le sait, que ça va se passer de cette manière. Cette fille est complètement tordue. « Et de quelle lâcheté tu parles ? Eclaire-moi, parce que je ne comprends strictement rien à son petit sketch. ». Comme si elle pouvait être blessée que Nathaniel ait arrêté leurs jeux érotiques. Il n'y avait strictement rien entre eux à cette époque, à part du sexe et des agréables moments passés ensemble. Il ne peut pas croire qu'elle ait été meurtrie au point de revenir, des années plus tard, assouvir une petite vengeance personnelle. Pathétique. « T'es revenue pour me pourrir la vie c'est ça ? Je ne te laisserai pas faire tu m'entends. J'ai mis trop d'années à construire tout ce que j'ai, je ne te laisserai pas tout détruire juste parce que tu t'ennuies trop dans ta petite vie de starlette à deux balles ». Nathaniel cherche un billet dans la poche de son manteau. Il ne compte pas rester une seconde de plus avec cette timbrée.

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MessageSujet: Re: (Nathaniel) on my radar   Lun 14 Déc - 22:17

Nathaniel ⊹ Jamie se désintéressait progressivement de ses projets, de ses envies, de ce qu’il avait fait durant ces dernières années et de ce qu’il était devenu aujourd’hui. Il n’y avait aucun intérêt pour elle à imaginer ce qu’il avait pu construire de sa vie sans même lui en toucher un seul mot. Elle était repue de cette manière dont il avait eu de la jeter comme un vulgaire objet maladroitement utilisé. En réalité, Jamie n’avait jamais décidé de rester avec un homme. Elle n’avait pas vécu de réelles relations sérieuses et encore moins d’histoires de coucherie à droite et à gauche. Elle voulait des hommes, les mauvais, les avait et finissait très vite par s’en débarrasser. Elle s’accommodait de ces habitudes mesquines et vivait ainsi en se foutant éperdument de tout ce que cela pouvait amener comme problème. Si elle brisait des cœurs, elle le ferait abondamment. Mais c’était bien rare qu’elle débute une relation de celle qu’elle avait eu avec Nathaniel constante et que, tout se finisse sans qu’elle ne l’ait décidé. Elle n’avait jamais voulu prendre de décision et ne lui avait jamais parlé des sentiments qui commençaient à éclore en elle. Elle l’avait regretté mais cela lui semblait totalement impossible. Après tout, la jeune femme n’avait jamais eu l’assurance qu’elle détenait dans chaque trait de sa vie avec les hommes. Nathaniel avait filé sans savoir que si Jamie continuait avec lui c’était tout simplement parce qu’elle ressentait plus pour lui que ce qu’il ne pouvait imaginer. Si elle ne disait rien c’était juste par gêne. Et aujourd’hui elle lui en volait. D’avoir volé son temps, ce temps qu’elle aurait dû offrir à la recherche de sa sœur et non à des parties de jambes en l’air qui ne rimaient à rien. Elle avait souffert silencieusement de cette fierté si vite jetée à l’eau et qu’elle ne récupérait jamais. Même la vengeance ne gonflerait pas le peu d’égo qu’il avait piétiné dans sa fuite mais au moins, elle pourrait sentir la même trahison qui avait fait cuir son cœur. Ton fils ? Ha oui, apparemment, il y avait une partie de l’histoire qu’elle n’avait pas eu, quelque chose qui n’avait pas réussi à passer entre le moment où l’homme lui offrait ses plus beaux compliments, profitait de sa compagnie et finissait par l’embrasser fougueusement. Un fils. Non ça ne pouvait être vrai, quelque chose dans ses calculs avait dû être faux, elle avait dû faire une erreur quelque part car dans aucune de ses recherches ou ses doutes, la variable de l’enfant avec élu domicile. Je crois que j’ai loupé bien plus que ce que je ne le pensais. Jamie avait s’étrangler dans sa tasse de café brûlante. Dorénavant, ses yeux roulaient, elle ne se sentait plus de force à finir ce qu’elle avait commencé. La jeune femme voulait s’évanouir dans la nuit, trouver quelqu’un d’autre à emmerder. Elle découvrait qu’elle n’était peut-être pas le genre de femme à qui se confier. Comme si elle en doutait une seconde vu son instabilité sentimentale ? Aucune question de s’attacher, personne n’arrivait vraiment à faire de la place dans tout le merdier qui constituait ses pensées. Disons que c’est pas avec tes confidences sur l’oreiller que je l’ai découvert. Qu’elle disait en roulant des yeux comme s’il était bien logique de s’informer sur sa rivale. Ce n’en était pas une, la Andréas le savait pertinemment. C’était la conquête de celle qui avait toujours fait battre le cœur de Nathaniel, c’était le genre de jeune femme qui pouvait, en un claquement de doigt, obtenir les faveurs de n’importe quel homme. Pour Jamie, Cathaleen relevait de la légende, de ce genre de femmes qui avait réussi sans grand problème à se constituer une vie plaisante. Jamie, elle était restée bloquée dans le passé, son futur totalement entravé par ses démons et pour cela, elle n’avancerait pas, elle ferait que régresser et pourir de l’intérieur. Alors oui, ces femmes là l’exaspéraient et elle les détestait. Parce que Jamie, même en connaissance de ses propres maux, savait que jamais, rien ne changerait tant qu’elle ne trouverait pas la solution de tous ses problèmes. Ben tu laisses tourner ta caméra sur ton ordi et tu peux choper pas mal de choses. Ta mère t’as jamais dis que coucher avec une inconnue ça pouvait t’attirer des ennuis ? Jamie se foutait pas mal du regard assassin que lui lançait à présent l’homme face à elle. Il s’emportait, tentait de calmer le son accroissant de sa voix mais elle ne bougeait pas, gardait son calme et jouissait de  ce regard perdu. Jamie savourait et aurait voulu trépigner sur place comme une gamine insolente. Au lieu de ça, elle restait d’une nonchalance rare. Ca fait mal hein ? De voir qu’on peut servir de jouet dans un sens ou dans un autre ? J’étais qu’une passe pour que tu comprennes que t’avais besoin de quelque chose d’autre. Je l’aurais accepté, vraiment. Si seulement t’avais eu l’aplomb de me le dire. Que la jeune femme disait, mauvaise et maudissant ce moment où il avait été assez lâche pour imaginer qu’elle pouvait être comme toutes ces filles. Qui se fichait que l’homme qu’elles mettaient dans leur lit, s’éloigne sans dire un mot, sans nouvelle … Jamie c’était qu’une femme fragile, au cœur de glace qui s’était brisé quand elle avait eu l’espoir que quelqu’un aime qui elle était vraiment derrière cette obsession dérangeante qu’elle avait. Mais non. Tu m’as trahit, tu m’as fait du mal. Ca doit être une habitude pour quelqu’un comme toi mais personnellement t’es tombé sur la mauvaise fille. Les gars comme toi, les abrutis qu’elle plumait sans cesse, les abrutis qu’elle faisait payer. Ce dédain, cette arrogance, cette manière de penser que tout leur était dû de part cette apparence somptueuse.



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Sacha Barnett
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MessageSujet: Re: (Nathaniel) on my radar   Dim 13 Mar - 11:06

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