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a link to the past and a bridge to our future. (bradford)

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MessageSujet: a link to the past and a bridge to our future. (bradford) Sam 5 Sep - 21:25


Deux jours s’étaient déjà écoulés depuis notre arrivée en Angleterre, deux jours qui s’étaient écoulés comme un rien, si bien que je redoutais la suite de ce séjour. Je haïssais de voir le temps filer entre mes doigts de la sorte, me laissant penser que sous peu, Bradford et moi serions de retour à la Nouvelle-Orléans. Non pas que je redoute de devoir y retourner, mais voilà quarante-huit heures déjà que nous occupions la demeure de Martha Shark et je m’y sentais comme chez moi. Si j’avais été réticente quant à rencontrer ma famille bien des semaines plus tôt, le courant était tout de suite passé avec ma grand-mère, à mon plus grand étonnement. Une présence féminine dans ma vie que je ne pouvais me résoudre à repousser pour cette fois puisque sur bien des plans, nous étions semblables. Si la veille, nous avions épié les rues pavées de Londres en la compagnie de mon père, aujourd’hui était essentiellement une journée entre filles. « Arrête donc, papa Poule, c’est bon, il y a juste des vaches et des moutons, ça sent juste un peu mauvais, ça n’attaque pas. Je t’aime… Tu pourrais le dire que tu m’aimes, hein. », râlais-je une dernière fois avant de partir en la compagnie de ma grand-mère pour une longue promenade. Nous avions ainsi abandonné Bradford sous les coups de onze heures afin de nous aventurer dans la campagne londonienne afin de profiter de ces lieux verdoyants dont Martha me faisait les éloges depuis bien des semaines maintenant. En effet, pas une semaine depuis notre première rencontre s’était écoulée sans que nous prenions au moins une fois des nouvelles de l’une et de l’autre, si bien que mon père s’arrachait les cheveux à chacune de nos conversations téléphoniques qui duraient toutes plus d’une heure. Entendre sa fille jacasser comme une poule pendant cinq minutes, ça passe encore, mais alors une heure… si bien que j’avais arrêté de me vexer en le voyant prendre la porte à chaque qu fois qu’il savait que je me trouvais avec sa mère à l’autre bout du fil. Cette dernière tenait d’ailleurs un panier de pique-nique bien garni à bout de bras tandis qu’à l’image d’une enfant s’émerveillant devant la nature pour un rien, j’avançais en sifflotant, mes boucles blondes rebondissant sur mes épaules à chacun de mes nouveaux pas. Armée d’une chemise à carreaux rouge et noir, d’un jean et d’une paire de bottes en caoutchouc afin d’affronter les aléas d’une contrée inconnue, j’avais tout d’une parfaite campagnarde qui semblait connaître les environs comme sa poche. Après plus d’une heure de balade et d’histoires en tous genres, je siffle à l’encontre de deux chevaux qui sont en train de se repaître dans un vaste pré. Sans plus attendre, j’escalade la clôture en bois m’arrivant presque jusqu’au cou afin de m’asseoir sur cette dernière, non sans entendre les avertissements de ma grand-mère. « Mais non, ne t’inquiètes pas. La barrière est solide et regarde un peu ces adorables chevaux, ils sont tout simplement adorables. » Un fin sourire se dessine sur mes lèvres alors que mes mains viennent à l’encontre de ces deux bêtes bien imposantes. « Dites-lui que vous êtes adorables et que vous n’allez pas me manger toute crue. », lançais-je à l’encontre des animaux. Hope ou la femme qui murmurait à l’oreille des animaux. Et qui aime crier à l’égard des chats parce qu’elle pense qu’ils sont sur Terre pour mener un complot contre les humains. Après encore quelques instants passés sur cette clôture, je me décide enfin à descendre afin de trouver un endroit où installer la grande nappe à carreaux sur laquelle nous pourrions nous asseoir sans risquer de nous tâcher jusqu’à la taille. Alors que nous sortions les différents mets du panier en osier, je ne prends pas de gants pour poser une question qui m’a longtemps trotté dans l’esprit. « Qu’est-ce que ça t’as fait de retrouver Bradford comme ça ? Du jour au lendemain ? Tu dois quand même un peu lui en vouloir, non ? » Si j’ai assez eu d’échos quant aux ressentis de Joe, il en est tout autrement concernant Martha qui a été assez discrète face au retour à la vie de son fils cadet. « Tu crois que d’autres personnes sont capables de lui en vouloir ? Des personnes qu’il connait et avec qui il pourrait potentiellement vouloir reprendre contact ? » Mamie, aujourd'hui, je vais te cuisiner jusqu’à la moelle étant donné que papa Bradford est absent.[/color][/b]
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MessageSujet: Re: a link to the past and a bridge to our future. (bradford) Dim 20 Sep - 14:05


"Plains-toi…" grognai-je en jetant le torchon pour faire la vaisselle sur mon épaule, un sourire au coin des lèvres. J'observai ma mère quitter la longère de campagne dans laquelle Hope et moi avions élu domicile le temps de ce séjour en Angleterre, satisfait sans trop le montrer de les voir toutes les deux s'entendre avec autant de complicité. Au travers des carreaux usés par le temps, l'image de la grand-mère et de sa petite-fille en route vers un pique-nique de la campagne londonienne me rend étrangement mélancolique. J'ai rêvé d'une telle vision pendant des années et, même s'il m'arrive d'être parfois à bout de nerfs d'entendre ma fille monopoliser le téléphone pour discuter avec Martha lorsque nous sommes à la Nouvelle-Orléans, je ne peux m'empêcher d'éprouver un sincère soulagement. Enfin une figure féminine qu'elle a tant espéré avoir, et sur laquelle elle peut compter. Par ailleurs, ma mère nous ayant eu très jeune, Joe et moi, sa santé n'est clairement pas un souci à avoir à l'esprit pour l'heure : de longues années l'attendent. Après avoir fini la vaisselle, je m'essuie les mains et attrape mon blouson de cuir, ainsi que mes clés de moto. Ma mère l'a entretenue pendant toutes ces années, à côté de celle de Joe dont Beni a récemment hérité… et lorsque le moteur gronde alors que je l'ai enfourchée, un large sourire se dessine sur mes lèvres. Direction Londres, comme au bon vieux temps.
Sur le chemin de campagne qui frôle les verdoyantes plaines anglaises, Martha s'amusa de voir sa petite-fille gambader comme si elle n'était qu'une fillette insouciante d'à peine six ou sept ans. Parfois, il lui arrivait de se demander comment une enfant ayant vécu tant d'épreuves difficiles a su garder une part de candeur et rester aussi équilibrée qu'elle le laisse paraître. Les chevaux approchent au son émis par la jeune étudiante, et tandis que cette dernière s'approchait d'eux, la matriarche Shark se mit à froncer légèrement les sourcils. "Attention, tout de même, ne va pas te faire mal." Sa façon de rétorquer avec assurance fit croiser les bras de Martha sur sa poitrine, un air entre la perplexité et l'amusement. "Aussi casse-cou que ton père, ma foi. J'ai toujours eu beau le mettre en garde contre tout et n'importe quoi, il n'en faisait qu'à sa tête." Et elle mettrait sa main à couper que rien n'a changé, sur ce front. Elles reprirent finalement leur route, après avoir caressé en douceur les chevaux qui étaient venus de leur gré, et repartis avec une pomme chacun en guise de récompense. Une fois la nappe installée sur l'herbe verdoyante, Martha retira son manteau et soupira d'aise en exposant ses yeux d'un bleu presque translucide aux rayons du soleil. Les victuailles sorties du panier, elle posa finalement ses yeux sur sa petite-fille, curieuse d'une façon tout à fait légitime. Vaste question. Assise avec élégance, malgré la posture d'un pique-nique, la matriarche prit le temps de la réflexion. "Un choc. Je ne saurais te le dire, mais d'une façon bizarre, j'ai… j'ai toujours senti qu'il y avait une ombre au tableau en ce qui concernait Bradford. Le jour où le MI6 est venu à notre porte pour nous annoncer qu'il était…" Mort. Le mot reste complexe à sortir, donc elle préféra l'esquiver. "… j'ai ressenti une étrange sorte de tristesse. Quelque chose de grave lui était arrivé, mais j'avais l'impression qu'il n'était pas parti pour autant. Comme si inconsciemment, j'avais le sentiment qu'il reviendrait." Son regard s'était porté ailleurs pendant quelques instants, puis il revint sur Hope. "Si tu as la chance d'être maman, tu comprendras ce que je veux dire. Tu comprendras aussi pourquoi ton père a toujours su à quel moment débarquer lorsque tu étais en difficulté." ajouta-t-elle avec un sourire. Être parent ne s'explique pas toujours. Ca se vit. "Quand j'ai vu la magnifique demoiselle qu'il avait élevé, je n'ai éprouvé aucune rancœur. Juste de la fierté d'avoir élevé moi-même un garçon plus responsable qu'il n'y paraissait lorsqu'il est parti de la maison." Les sacrifices, même les plus terribles, Martha les connaissait par cœur. Parfois, elle regardait la froideur de Joe et s'en voulait de l'avoir endurci ainsi. En revanche, les interrogations de Hope prenaient un tournant particulier… ce qu'elle perçut sans l'ombre d'une difficulté. "Bradford était un garçon plutôt populaire parce qu'il s'attirait les pires ennuis, étant jeune. Mais tu sais, les gens ont tourné la page, après plus de vingt ans. Je doute fort qu'il puisse avoir entretenu la moindre rancœur chez qui que ce soit." Elle prit un des sandwiches au saumon fumé et en mangea une bouchée. Cuisiner Martha Shark ? Le bras de fer commence. Il va falloir être un peu plus directe et spécifique, car elle ne parlera pas en terrain inconnu… Cela dit, le regard bienveillant qu'elle posa sur l'étudiante n'était là que pour l'engager à poursuivre sur cette voie, et non pas l'empêcher de dire ce qu'elle avait sur le cœur.
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MessageSujet: Re: a link to the past and a bridge to our future. (bradford) Mer 14 Oct - 14:46


Tant bien que mal, je cherchais à dissimuler ma nervosité dans cet instant qui se devait être agréable, cherchant à retarder le moment où Martha et moi serons enfin assises l’une en face de l’autre afin de partager un léger repas concocté par ses soins. Des questions pour cette dernière, j’en avais à la pelle et elles tourbillonnaient dans mon esprit à une vitesse des plus vertigineuses, une vitesse qui menaçait de rompre un esprit pourtant des plus solides. Un fin sourire fait son apparition sur mon visage tandis que je glisse délicatement une dernière fois mes doigts dans la crinière d’un des chevaux. « Et cela n’a pas sauté la génération qui a suivi. Puis papa est resté fidèle à lui-même malgré les années qui se sont écoulées. » Toujours aussi casse-cou et prêt à montrer ses muscles d’acier à la première personne qui viendrait nous chercher des noises. C’est ainsi qu’il est et c’est ainsi qu’il a toujours été. Après avoir trouvé un endroit agréable pour nous installer, les premières interrogations ne tardent pas à s’échapper d’entre mes lèvres : une curiosité qui finira par me perdre, un besoin qui a cependant besoin d’être assouvi aussi vite que possible, peu importe le prix à payer, peu importe si les réponses ne sont pas celles que j’aimerais entendre. La vie toute rose n’existe pas, je l’ai rapidement compris au vu de la vie chaotique que j’ai pu mener jusqu’à ce jour, alors des réponses qui ne me conviendraient pas ne m’effrayent en rien. Elles ne seront là que pour m’endurcir un brin de plus. Pendant que les premières révélations se font entendre, je ne lâche en rien le regard de ma grand-mère, sauf lorsque ses yeux se détournent, alors je me dois à mon tour de baisser légèrement la tête. Pendant des années, Martha Shark a vécu avec ce ressenti, avec cette idée selon laquelle un jour, son fils lui reviendrait, et cette nouvelle… elle me dérangeait presque. Encore un de ses liens parent-enfant inexplicable auquel je ne comprendrais sans doute jamais rien. Comme toutes ces fois où Bradford s’inquiétait sans trop de raison à mon égard, toutes ses fois où il a su voler à mon secours sans que je ne crie jamais à l’aide. Un nouveau sourire se perd sur mon visage alors que mes pupilles croisent à nouveau ceux de Martha. « Il a été parfait dans son rôle… malgré les difficultés que nous avons rencontré et malgré ce qu’il peut dire ou encore penser. Tu peux être fière d’avoir un fils aussi… incroyable, comme moi, je suis fière d’avoir un père comme lui. » Et pour rien au monde, je ne voudrais l’échanger ave un autre, malgré toutes nos disputes, malgré nos nombreux désaccords, nous nous sommes toujours serrés les coudes comme une famille devrait le faire. Mon père… jamais je ne lui serais reconnaissante pour tout ce qu’il a fait pour moi en à peine plus de vingt ans. Par moment, je m’en veux même d’être exécrable, que se soit directement ou indirectement, avec lui… mais soyons honnête, personne ne touche à MON Daddy Shark, surtout pas une femme en chaleur à la recherche d’un sacré morceau de viande. Une nouvelle question et une nouvelle réponse plus tard, un silence finit par s’interposer entre nous, juste le temps d’avaler pour ma part deux maigres bouchées d’un sandwich que je pourrais très bien engloutir en douze secondes, top chrono. J’avale difficilement et décide une bonne fois pour toutes de me jeter à l’eau. J’avale difficilement et décide une bonne fois pour toutes de me jeter à l’eau. « Même auprès d’une certaine Sydney ? Son… son autre fille ? Son aînée ? » Et je n’ai aucune idée quant à l’étendue du savoir de ma grand-mère quant à ce sujet. Peut-être qu’elle la connaissait plus que bien, peut-être qu’elle n’était en rien au courant de l’existence de cette personne, un mystère que je me devais de résoudre aussi rapidement que possible et j’espérais que Martha allait pouvoir combler les blancs d’une histoire dans laquelle je n’aurais jamais voulu être mêlée. « Savoir qu’elle a été mise de côté parce qu’il n’a jamais voulu prendre de nouvelles d’elle ou de sa mère, à cause de tout ce qui se passait ou de… » Moi. N’est-ce pas ce que m’avait dit mon père le jour où il m’a révélé l’existence de cette ville ? Qu’il voulait se concentrer sur ma protection, et uniquement cette dernière ? Je détourne le regard, sentant ma vision s’embrumer quelque peu. Je n’ai jamais reparlé de Sydney à mon père depuis ce jour où il m’a appris cette nouvelle qui ne m’enchante en rien et pouvoir mettre des mots dessus aujourd’hui m’affecte bien plus que ce que j’aurais pu imaginer. Des semaines, et même des mois, que je garde tous mes ressentis enfouis en moi afin de ne pas déclencher de nouvelles hostilités entre Bradford et moi.
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MessageSujet: Re: a link to the past and a bridge to our future. (bradford) Jeu 22 Oct - 17:35



Martha avait beau voir passer les années sur elles dans le miroir, le reflet renvoyé ne ternissait pas l'éclat vif de son regard, témoin d'une perspicacité qu'elle aura eu à cœur de voir naître dans les générations qui ont suivi dans cette famille. Joe en avait été le digne héritier, mais le flambeau était également passé dans les prunelles de Hope. À cet instant, celle qui aurait dû engloutir le repas en deux temps trois mouvements, cette jeune fille directe et sans chichis était auréolée d'une certaine gêne qui la freinait dans ses propos. Aucune inquiétude dans l'attitude de sa grand-mère qui, amusée de cet embarras, préférait de loin la laisser se démener pour arriver à la conclusion tant attendue... Et la voici. Cette sœur aînée, inconnue sans nul doute jusqu'à ce qu'ils n'arrivent en Amérique. La matriarche aurait même mis sa main à couper que Bradford en personne n'avait pas eu vent de la survie de sa toute première fille. Elle ramena son châle autour de ses épaules et se contenta de hocher lentement la tête aux propos de Hope, un air compréhensif et rassurant sur ses traits. "Laisse moi deviner..." Une moue un peu espiègle et complice prit place sur les lèvres de la vieille dame alors qu'elle plongeait ses yeux bleu azur dans ceux de son interlocutrice. Un regard curieusement identique à celui du cadet des frères Shark. "D'un côté, tu culpabilises d'être la cause de l'impossibilité pour Sydney d'avoir connu son père, ainsi que d'avoir privé Bradford d'être probablement un père moins... exposé au danger qu'il a pu l'être avec toi ces deux dernières décennies." Elle détourna ensuite le regard pour saisir un morceau de pain et y tartiner un peu de pâté de campagne. "Mais d'un autre côté, tu as peur qu'en les faisant se rencontrer, tu perdes un peu ta place de fille unique aux yeux de ton père, après avoir passé ta vie à ses côtés." Martha croqua une part dans la tartine qu'elle s'était faite, curieuse de lire la réaction de sa petite fille sur son visage. De ce point de vue là, elle ressemblait bien plus à son oncle qu'à son père : jamais Bradford ne se poserait autant de questions, ce qui rend son existence plus "simple", en un sens. Hope est une intellectuelle, bien plus que son père, une fille dont la réflexion peut parfois la mener à être tiraillée dans le cadre de certaines situations délicates. Cependant, la grand-mère eut la courtoisie de ne pas en parler, préférant plutôt passer à la suite. "Je connais bien Sydney depuis que Joe l'a retrouvée, c'est-à-dire il y a cinq ou six ans. Ce qu'il faut que tu saches avant tout, c'est qu'elle a été adoptée dès sa naissance dans une famille australienne qui a parfaitement su subvenir à ses besoins, et pas seulement sur le plan financier." Elle mâcha une autre part de pain, puis reprit tranquillement. "Sa famille d'adoption a connu un drame en raison du fils, mentalement instable, et il s'avère que Sydney et son neveu d'adoption sont les seuls... descendants. Mais malgré un lien très fort qui s'est installé entre nous, car elle est aussi ma petite-fille..." ajoute-t-elle en posant ses yeux clairs sur Hope, "... elle a eu une vie très heureuse avec une famille soudée et aimante, avant de connaître les Shark. Au fond, comment pourrait-elle en vouloir à Bradford alors qu'elle a grandi avec un autre père qui lui a offert tout ce qu'une enfant est en droit d'attendre ?" Le reste de la conclusion est à l'attention de la jeune étudiante, pour qu'elle se fasse sa propre idée. Loin de toute démagogie, Martha s'était seulement appliquée à lui présenter une partie de l'histoire de sa demi-sœur afin qu'elle ne parte pas avec des œillères, ou de fausses représentations. La lady s'essuya la bouche avec délicatesse au moyen d'une serviette en tissu, puis regarda sa petite-fille non sans un brin de malice. "En ce moment, elle est à Londres pour la Fashion Week, puisqu'elle est une styliste renommée. Libre à toi d'aller te présenter à elle, si tu en as envie. Tu es la seule à pouvoir prendre cette décision... même ton père, qui n'est pas au courant de la présence de Sydney, n'a pas son mot à dire dans votre relation." Non pas pour faire un coup dans le dos à son propre fils, mais plutôt pour préserver l'indépendance du père et de sa fille, Martha s'était risquée à proposer cette possibilité à Hope. Ce n'était pas son rôle à elle de lui parler de sa demi-sœur, ce n'était le rôle de personne. Mieux valait pour elle de voir l'intéressée et se faire sa propre idée. Cela étant, la matriarche Shark n'était pas née de la dernière pluie : elle était intimement convaincue que Hope pourrait être très agréablement surprise de cette dernière découverte familiale qu'il lui restait à accomplir.
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MessageSujet: Re: a link to the past and a bridge to our future. (bradford) Ven 19 Fév - 4:35

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