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 love me if you dare - pv -

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Swan Cartwright-Hansen
we'll make the great escape


» prénom, pseudo : brittany
» date d'inscription : 16/04/2008
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MessageSujet: love me if you dare - pv -   Mar 19 Mai - 21:39



“ Often a man wishes to be alone and a girl wishes to be alone too and if they love each other they are jealous of that in each other, but I can truly say we never felt that. We could feel alone when we were together, alone against the others. But we were never lonely and never afraid when we were together ”
- - - - - -



april in new orlean - Tout droit sorti de ses lèvres sanguines, une épaisse fumée de tabac courrait au-dessus de sa tête. Calé comme un trésor entre ses dents d'une blancheur immaculée, un imposant cigare pendait légèrement sur le bord de sa bouche avec une négligence naturelle. Swan, dans tout son art, couverte d'une longue robe rouge lui effleurant les chevilles et d'une parure argentée  sublimant le haut de sa poitrine. Les oreilles baignés de jazz, le regard éclatant de la jolie sud-africaine surplombait la vue plongeante offerte par cet ancêtre des bars clandestins des années-vingts. Les habitués se prenaient pour des gangsters en tant que maîtres de leurs propres lois et les filles qui y traînaient s'amusaient à imiter les gestuelles de la grande Monroe. Entre ses murs, la petite fille de Johannesburg était en plein dans son élément et savourait avec ce semblant d'innocence ces instants où elle s'imaginait voyager à travers le temps et oublier la morosité de son quotidien. Cette vie-là avait encore le luxe de la satisfaire ; assise avec allure sur un fauteuil près du comptoir d'un bar, s'amusant à former des petites cercles de fumées avec le contour de sa bouche voluptueuse couleur vermeille. La liberté, la simplicité à l'état pur, qui brûlait entre ses mains froides et faisait naître des sourires légers, si rares, si courts désormais, sur la commissure de ses lèvres. Derrière l'importante couche de nicotine qui lui couvrait la vue, Swan croisa entre la brume vaporeuse le visage en cœur d'un jeune homme à la silhouette parfaitement taillée dans son costume d'homme d'affaire. Un genre d'Edward Lewis sorti du légendaire film Pretty Woman, les cheveux grisés en moins et la classe bienveillante en plus. Des minutes s'écoulèrent dans ce temps suspendu à sa bouche enfumée qui traversait lentement leurs œillades amusées. Qu'est-ce qui pouvait bien le faire marrer, qu'elle se demandait en tirant une énième fois sur son cigare bien trop gros pour ses petits doigts. Parce qu'elle n'était pas du genre à se dégonfler – et encore moins à attendre un coup de pouce du destin – Swan bougea enfin de son trône de princesse pour aller à la rencontre de l'inconnu-d'en-face. Surpris, il l'était, à en croire son front plissé et ses sourcils un tantinet plus hauts que la normale. « On ne vous a jamais appris à aborder une jolie dame ? C'est vraiment navrant de devoir encore faire le premier pas. Rien que pour ça, vous me devez un verre. » qu'elle lui lança entre deux bouffées de tabac. Sa voix avait cette élégance innée d'autant plus accentuée lorsqu'elle se jouait des hommes. Elle avait ça dans la peau et lui s'en amusait. Le voir sourire l'exaspérait aussi bien qu'elle pouvait s'en réjouir. Et son prénom à rallonge, aussi long semblait-il paraître, lui foutait une migraine terrible que trois shots de vodka ingurgités en quelques secondes ne sauraient égaler. Autour d'eux, la nuit ressemblait à un monde sans soleil duquel on aimerait jamais avoir à se réveiller. Durant des heures, ils échangèrent avec cette spontanéité troublante ; comme si le destin les avait dit amis, avait mélangé les cartes et fait d'eux des individus semblables aux traits communs. Danser, bien sûr qu'ils l'avaient fait aussi, sur les voix envoûtantes de Louis Armstrong et Ella Fitzgerald : deux ténors du jazz qui avaient lié tant d'âmes au détour d'un pas de danse. Encore bercée dans ses bras sur les coups de quatre heures du matin, Swan sentit un souffle chaud lui chatouiller l'oreille ; sa voix portée par quelques grammes d'alcool lui réchauffa le cœur. « Si tu passes à New-York, assures-toi de ne pas oublier de me rendre visite. » Oh dear, s'il seulement il savait. Ce gentleman n'avait pas idée de la fille avec qui il venait de passer la soirée. Une parole est une parole et dans la tête de la petite Swan rien, absolument rien, n'est dit au hasard.

three weeks later in manhattan- Le nez pointé vers le ciel bleu azur de cette douce matinée de printemps, Swan profitait allègrement de ses premiers instants de plénitude sur le bord d'une terrasse new-yorkaise. Situé sur le toit d'un gratte-ciel semblable à tout ce qui peuplait la grosse pomme, ce restaurant donnait sur l'une des plus belles vues de la ville : la verdure éclatante de Central Park s'étendait sur des kilomètres à la ronde. Son téléphone portable entre les mains, l'ancienne epsilon de Berkeley acheva de composer son mystérieux message qu'elle envoya sans plus attendre à un certain Astoria. « Bonjour, Alex. Tu ne te souviens sans doute pas de moi, et tant mieux. Je suis à  New-York pour quelques heures, alors si tu as du temps à perdre avec une jolie inconnue – pas si inconnue que ça au final – rejoins-moi au 230 fifth à Manhattan. Au plaisir de te revoir, S. » La saveur amer de la caféine dans la bouche et un regard fier porté sur l'horizon, Swan peinait à contenir son impatience. Elle enchaîna les tasses de café, dont la chaleur volcanique lui brûlait le fonds de la gorge, jusqu'à ce qu'elle aperçoive la minuscule silhouette de son Alex au pieds de l'immeuble. Agitée comme une puce, elle s'empressa de mettre sa paire de lunettes vintage sur son nez et de ranger toutes ses affaires éparpillées sur les chaises voisines. Comme un éclair traversant un ciel maussade, Swan pénétra à l'intérieur du restaurant et appuya à toute vitesse sur les touches de l’ascenseur. Avant de se rendre compte qu'il devait sans doute s'y trouver. Consciente de son erreur, elle s'apprêtait à faire volte-face lorsqu'elle entendit les portes s'ouvrir derrière son dos. Son cœur ne fit qu'un tour. Le souffle retenu, une démarche qu'elle tenta de rendre la plus naturelle possible, et le regard muré derrière les verres noires de ses lunettes de soleil ne s'aventura pas une seule seconde sur lui. Il passa devant elle, elle rentra dans l’ascenseur, les portes se fermèrent. Elle respira en songeant à la lettre volante qu'il allait découvrir sous le cendrier de sa table. Un sourire enflammé sur la bouche. « Un tour en bateau, ça te dit ? - S. »
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MessageSujet: Re: love me if you dare - pv -   Lun 13 Juil - 20:12



« (...) Rien que des disques de jazz fou, des disques de couleur (...)
Au crépuscule, on fit notre entrée dans les rues fredonnantes de la Nouvelle-Orléans. »




Adossé avec nonchalance au comptoir, Alexander observait les déplacements incessants de la foule ivre face à lui. Les démarches étaient incertaines, les jambes vacillaient, les noctambules louvoyaient entre les volutes de fumée et avançaient au rythme dicté par les saxophones. Il se délectait d’un énième verre de whisky écossais tandis que la Nouvelle-Orléans, ville-berceau du jazz s’enveloppait d’une effervescence contagieuse. Dans le quartier français, tout était devenu musique, rire et intempérance. Il assistait à une scène de liesse collective et partagée, typique des nuits de fête du sud des états-unis. Tout avait l’allure et la beauté d’un songe; échoué en plein milieu des « Roaring Twenties », il s’enivrait des effluves d’insouciance d’une époque passée; bien loin de ses responsabilités actuelles d’homme d’affaires pressé et ambitieux. En un instant, il oubliait New-York et son climat oppressant; maniaque du contrôle, il lâchait  enfin prise car ici, il n’était personne et il n’avait donc pas à se soucier de sa réputation. Presque inconsciemment, il riait, une sorte de sourire indéchiffrable avait pris possession de ses lèvres alors qu’il balançait sa tête de gauche à droite sur la même cadence que les notes perdues, ses chaussures vernies martelaient le sol et, paupières demi closes, il se laissait transporter dans un univers nouveau où toutes les filles dansaient le charleston. (...) Les pommettes saillantes, le regard vif, les lèvres vermeilles et la robe assortie, elle avançait vers lui, escortée par un épais nuage de fumée. Elle embrassait un cigare cubain avec une délicatesse calculée si bien qu’elle ne pourrait jamais s’époumoner. L’inconnue à la robe rouge était troublante, comme un mirage. Elle semblait régner sur les lieux, y faire la pluie et le beau temps. Swan dansait comme une héroïne de Fitzgerald, fumait jusqu’à les encercler d’un nuage grisâtre et alimentait la conversation d’anecdotes improbables pendant des heures, comme si le jour ne se lèverait plus jamais. Malgré tout, il ne parvenait pas à la cerner; Swan était une énigme à part entière qu’il ne résoudrait pas cette nuit, car bientôt, elle disparaitrait, happée par la fumée. Puis, les heures défilaient à une vitesse folle tandis que les verres d’alcool et les danses se multipliaient. Intérieurement, il savait qu’il venait de faire là une rencontre hors du commun, il aurait voulu la retenir mais l’endroit se vidait doucement et les airs de jazz qui avait bercé le bar toute la nuit s’essoufflaient tristement. Avant de l’abandonner définitivement, aux premières lueurs orangées du jour, il évoquait New-York et lui suggérait d’y venir, tôt ou tard, pour remettre ça. Pour replonger dans la richesse du passé, un cigare aux lèvres, un verre en main. Et, une fois allongé dans sa chambre d’hôtel, anéanti par la violence brutale d’une migraine, il se rendit compte qu’il n’avait aucun moyen de la contacter. Il ne connaissait que son nom -Swan-. Etait-ce seulement réel ?

Le toit du 230 fifth, offrait une vue imprenable sur l’Empire State Building, transformé en bar quelques années plus tôt, la terrasse se voulait être l’une des plus spacieuses de Manhattan. Au milieu de cet écrin de verdure, on venait siroter des tequila sunrise en laissant son regard glisser sur la cinquième avenue, le soir venu, on s’enivrait de champagne face aux centaines de lumières des buildings alentours, qui remplaçaient dorénavant les étoiles. Il déambulait prestement entre les tables à l’affût du moindre comportement suspect. Pourtant, en cette matinée ensoleillée, l’endroit était presque désert et tout semblait normal. Un couple de touristes asiatiques dégustait un brunch en s’envoyant des sourires mielleux; quelques princesses de l’Upper East Side minaudaient et s’impatientaient d’entendre les nouveaux potins qui circulaient sur leur cercle d’amis. Il glissa la main dans la poche de son costume bleu nuit et attrapa son téléphone. Il devait relire le message, y trouver ne serait-ce que l’ombre d’un indice. Car, s’il s’agissait d’une chasse au trésor, il entendait bien s’emparer du butin ! « Bonjour, Alex. Tu ne te souviens sans doute pas de moi, et tant mieux. Je suis à  New-York pour quelques heures, alors si tu as du temps à perdre avec une jolie inconnue – pas si inconnue que ça au final – rejoins-moi au 230 fifth à Manhattan. Au plaisir de te revoir, S. » Premièrement, elle se montrait plus que familière avec lui; même ses plus proches amis ne l’appelait pas -Alex- et pour les autres, il était Monsieur Astoria. Deuxièmement, son prénom devait possiblement commencer par la lettre -S, sinon elle n’aurait pas signer son étrange message de la sorte, à moins d’un piège. En fin de compte, sa seule certitude était que -S- était une femme. Il cherchait donc une femme à New-York, joli challenge. « Bonjour, j’ai réservé une table au nom d’Alexander Astoria. » héla-t-il le serveur qui s’empressa de lui désigner une table, un peu plus loin derrière lui, pas encore débarrassée. « Elle vient de partir. Vous l’avez manquée de peu. » prévint-il en s’éloignant avec son plateau. Alexander avait donc visé juste, l’inconnue avait bel et bien fait une réservation à son nom. Sur la table, il découvrit une tasse de café imprégnée d’une trace de rouge à lèvres vermillon et, dans le cendrier, un mégot dont le filtre était teinté des mêmes reflets. Soigneusement pliée en dessous, une serviette en papier sur laquelle elle avait écrit à la hâte, quelques mots qui l’invitait à poursuivre ses recherches. Il était sur la bonne voie, et qu’importe le travail qui l’attendait au bureau, il ne comptait abandonner avant d’avoir mis la main sur elle; elle qui avait toutes les cartes en main et qui maitrisait parfaitement l’art de se faire désirer. Il était temps de quitter le ciel, pour se diriger vers l’eau. La suite de cette course folle aurait lieu sur un bateau. Il récupéra la serviette annotée, et quitta aussitôt les lieux en direction des embarcadères qui conduisaient les touristes sur l’East River, vers les iles de Staten Island, Ellis Island et l’incontournable Statue de la Liberté. Une fois sur place, entouré d’un flot de touristes agité et armé d’appareils photos dernier cri, il manquait de tourner de l’oeil. Ce genre de foule indisciplinée l’exaspérait, on était loin du confort et du calme qui régnait dans son penthouse de Park Avenue, pire, il avait l’impression de redevenir un écolier en pleine sortie pédagogique. Malgré ses réticences, il acheta une place pour Liberty Island, en espérant qu’elle s’y trouverait, sur le bateau, ou dans la couronne de celle qui veillait sur New-York depuis 1886.
 
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Swan Cartwright-Hansen
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MessageSujet: Re: love me if you dare - pv -   Lun 31 Aoû - 21:32

 
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“. you're like the girl who sleeps with everyone,
excepts the one man who loves her.”
à bout de souffle, jean-luc godard.




Entre deux averses d'eaux printaniers, Swan courait sur le quai du port, cheveux au vent et le cœur proche de l'implosion. Le claquement de ses talons hauts résonnait sur la chaussée mouillée, où elle parvenait avec aisance à éviter toutes les crevasses de la terre qui n'auraient pas manqué pas de la faire chuter. Face à elle, une flopée de touristes attendaient patiemment d'embarquer en direction de l'eldorado des migrants d'Amérique : Ellis Island. Ils avançaient un par un depuis une bonne demie heure sur ce bateau au confort rustique, déplaçant l'objectif de leur appareil photo au quatre coin de la rive, lorsqu'elle passa devant eux, sa paire de seins gonflée dans le corsage de sa robe rouge au dos nu. Alors, un homme au charme passé laissa tomber son sac de souvenirs et il la regarda, comme le reste de l'assemblée, se baisser pour l'aider à ramasser son désarroi. Puis, elle continua sa route, dépassant jalouses et admirateurs de cinq bons centimètres. Une fois montée à bord, Swan partit prendre l'air sur la proue du navire. Les coudes posées contre la rambarde, elle s'alluma une cigarette et cracha toute la fumée de tabac qu'elle contenait dans sa bouche vers l'île de la liberté. Des voix basses se mirent à bachoter derrière ses épaules, des femmes pour la plupart qui ne manquaient pas de la fustiger du regard. « Vous n'êtes pas autorisée à fumer ici, mademoiselle. » lui lança la plus courageuse d'entre elles, en lui indiquant du bout du doigt le pictogramme adéquat accroché sur le mur d'en face. Un fin sourire vint border ses lèvres, sa mine agacée se retourna vers le groupe de commères qui frôlait l'âge mûre de la quarantaine. « Cessez donc de vous trouver des excuses. » Elle tira sur sa clope. « Je sais que je vous gêne. Il suffisait juste de le dire. » Devant leurs yeux consternés, elle laissa tomber sa cigarette par terre et l'écrasa avec le talon de sa chaussure. Swan s'en alla quelques mètres plus loin. Elle partit admirer la côte d'en face en sifflant un air de Piaf. Ses longues jambes d'ancienne mannequin des podiums européens se mirent à danser inconsciemment dans un vague french-cancan. Les gens alentours y posaient leurs regards, surpris, intrigués, par cette fille décalée. Elle n'était jamais tout à fait la même, tantôt féline sous un air de jazz, tantôt secrète sur son bureau de chef. Un instant, elle détourna son attention sur l'ombre humaine à ses côtés et aperçut Alexander qui laissait le vent glisser sur son visage. Elle changea de suite de direction par peur d'être démasquée. Pour autant, elle restait là, sans aucune pression, se grillait une autre clope avec ce petit quelque chose dans les yeux de l'ordre du j'en ai rien à foutre de vos principes à la con. Lunettes sur le nez, elle le guetta du coin de l’œil, amusée du petit jeu dans lequel elle les avait tout les deux embarqués. Le bateau retrouva sa terre promise accostant sur la fameuse Liberty Island, les passagers, tous émerveillés, sortirent leurs téléphones pour immortaliser l'instant. L'équipe chargée de l'embarcation les firent descendre, et Swan profita de l'agitation ambiante pour se faufiler dans la foule. Une heure durant, elle se balada sur l'île et finit par retomber sur son cher Astoria, ses yeux verts parcourant le paysage urbain offert par cette vue imprenable sur les buildings de Manhattan. Swan s'approcha en silence, victorieuse. « Alors, tu donnes ta langue au chat ? » lui glissa t-elle de sa voix suave au creux de son oreille. Il sursauta, vraisemblablement surpris, et elle essaya tant bien que mal d'étouffer son rire. L'inconnu fit volte-face avec l'attitude assurée du type bien sapé qui passe ses journées à traverser New-York dans sa limousine flambant neuve. Pas de doute, c'était bien Lui. Ses yeux le reluquèrent de haut en bas sans indiscrétion comme un homme bienheureux qui ne se gênerait pas d'admirer le corps d'une femme. Pour beaucoup, ce geste serait vu comme étant extrêmement déplacé mais dans la tête de Swan, il n'y avait aucun mal à agir de la sorte. Si les hommes avaient tout à fait le droit de se nourrir les yeux du derrière de la voisine d'en face sans craindre le moindre ennui, pourquoi les femmes devraient-elles s'en priver. « De toute manière, il semble que j'ai gagné haut la main ! » s'exclama t-elle pas peu fière d'avoir réussie son petit tour de passe-passe. Une de ses mains vint remettre en place une mèche brune derrière son oreille. Quelle idée avait-elle eu pour s'embarquer dans une histoire pareille. Ils se connaissaient à peine, d'ailleurs il était fort probable qu'il ne la reconnaisse pas vu le nombre de verres de scotch qu'ils avaient bu ce soir-là. Mais par expérience et sans aucune modestie, Swan savait qu'elle ne laissait personne indifférent. Elle avait ce pouvoir là sur les gens, celui d'être une image saisissante qui reste ancrée dans la mémoire humaine. A la voir vêtue ainsi, à la manière des femmes indépendantes des années cinquante, il était bien rare qu'elle passe quelque part inaperçue. Clairement, il ne pouvait pas ne pas la reconnaître. Et si bien même cela était le cas, elle ne manquerait pas de lui faire remonter quelques souvenirs. « Astoria, c'est bien ça ? » Elle prit un faux air incertain, tendant une main solide en sa direction. « Enchanté. Mrs. Hansen, mais toi, tu peux m’appeler Swan. » lui lança t-elle avec entrain, comme s'il existait une liste de droits à acquérir en sa présence. Elle retira ses lunettes, les plaça dans sa chevelure brune puis sortit une nouvelle cigarette de son soutien-gorge. « Je dis ça au cas où tu ne te souviendrais pas de moi. » qu'elle marmonna entre deux bouffées. A cette parole, elle songea à la longue soirée qu'ils avaient passé ensembles. L'un contre l'autre dans une danse éternelle, à rigoler d'un rien et à parler de tout. Le talent du mystère les avait réuni autour d'une bouteille de whisky, déjà sifflée en trois, quatre danses. C'était drôle, cette manière qu'ils avaient à se causer comme deux amants cachés dans un bar clandestin, les poils hérissés à l'idée de se faire prendre. De cette nuit, Swan n'avait rien oublié. Ni ses paroles ni le baiser qu'ils avaient failli échanger à l'instant fatidique des adieux. « J'ai bien cru que tu ne me trouverais jamais. Alors, je suis venue à toi. » Elle croisa les bras en dessous de sa poitrine au cœur naissant. « Mais la prochaine fois, ne comptes pas sur moi pour faire le premier pas. »
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Sacha Barnett
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MessageSujet: Re: love me if you dare - pv -   Sam 12 Mar - 14:31

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MessageSujet: Re: love me if you dare - pv -   Aujourd'hui à 3:11

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