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that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina

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MessageSujet: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Jeu 26 Mar - 21:30

Isay lui avait donné rendez-vous à dix-neuf heures précises, et sans grande surprise, Valentina était en retard. Elle avait quitté la mairie de San Francisco un quart d'heure avant l'heure de son rendez-vous, s'était engouffrée dans un taxi pour limiter le temps d'attente de l'ancien Delta, et avait supplié le chauffeur de prendre des risques inconsidérés pour arriver le moins en retard possible – le diction better safe than sorry ne s'appliquant pas dans ce genre de circonstances extrêmes, à son humble avis. Il faut dire que l'impatience de Valentina était à son comble, et l'ancienne doyenne brûlait d'impatience de retrouver son petit-ami. Dès l'instant où elle avait lu son message, soit au milieu de l'après-midi, elle n'avait eu cesse de regarder sa montre, espérant que le temps ferait un bon en avant. En vain, évidemment. À l'inverse, le temps et les obligations professionnelles avaient semblé s'être soudainement ligués contre elle, la faisant courir à droite pour un oui ou pour un non. Valentina ne s'en plaignait pas ; son stage au City Hall était plus formateur que les années d'études à l'université. Elle savait aussi qu'être familière avec ce genre de grosse structure politique serait un plus non négligeable pour elle. Il lui semblait que dorénavant, plus rien ne lui barrait le passage. Elle traçait les contours de son destin, et écrivait avec soin son avenir professionnel. Et personnel, aussi. Parce que quoiqu'elle en dise, et quoique les gens puissent en penser, la Suédoise n'imaginait pas un futur où son actuel petit-ami serait absent. Elle ne doutait pas un seul instant qu'il serait celui qui monterait les marches du ministère des affaires étrangères à ses côtés lorsqu'elle prendrait le pouvoir. Elle l'imaginait à merveille dans un rôle de cavalier pour un gala de charité. Et elle savait qu'il l'envelopperait d'une étreinte réconfortante lorsqu'elle serait en proie aux doutes. Elle ne se projetait pas en tant que femme, à la fois trop obnubilée par sa carrière et en même temps sans doute trop jeune. Mais ça lui convenait pour le moment, et elle était persuadée que la réciproque était vraie. Isay avait des qualités indéniables, et Valentina en prenait tous les jours un peu plus conscience. Et c'était tout ce qui comptait. Elle sourit à ces douces pensées, oubliant presque qu'elle était affreusement en retard. Elle retrouva néanmoins rapidement la mémoire lorsque le chauffeur de taxi lui indiqua qu'ils étaient arrivés à destination. Elle lui tendit un billet de vingt dollars, lui proposa de garder la monnaie, et sortit en trombe. Elle entra dans le Golden Gate Park, et pressa le pas pour arriver au plus vite au Carrousel – lieu où Isay lui avait demandé de le retrouver. Il était déjà là, assis sur la rambarde en fer forgé avec une nonchalance qui lui était propre. Elle nota au passage qu'il avait fait preuve de civisme, respectant scrupuleusement les règles du lieu, à savoir qu'aucun adulte n'était autorisé à  rentrer. « Désolée désolée désolée désolée ! » Qu'elle s'exclama en passant un bras possessif autour de la nuque de son petit-ami, avant de presser ses lèvres sur les siennes. Elle se détacha rapidement de lui, consciente d'une effusion de tendresse devant un Carrousel pour enfants n'enchanteraient pas les mères ici présentes, qui d'ailleurs les regardaient déjà d'un air accusateur. Valentina ne s'en offusqua pas outre mesure, bien consciente que ces mégères aux rides apparentes avaient fait bien pire pour pouvoir aujourd'hui admirer leurs progénitures souriant largement sur le manège. « J'ai été retenue au boulot. Une réunion interminable avec le consulat pour déterminer quels seraient les jours où la coopération Américano-Suédoise serait plébiscitée auprès du public. » Valentina prenait les devants, justifiait son manque de ponctualité, et vidait en même temps son sac. Chose qu'elle faisait autrefois volontiers avec son cher père, mais dont elle faisait aujourd'hui profiter Isay, qui était en meilleur posture pour la soutenir si le besoin s'en faisait ressentir. « Ils ne peuvent pas se supporter et passent leur temps à se tirer dans les pattes pour des conneries. C'est usant à la longue. » Et qui en pâtissait ? Les employés municipaux et consulaires, et les stagiaires. Forcément. « Et je n'ai même pas eu le temps de repasser par chez moi pour me changer à cause d'eux. » Grommela-t-elle, esquissant une moue boudeuse. Valentina n'était peut-être plus à la tête des Bêta, mais elle  n'en était pas moins désireuse d'être parfaite jusqu'au bout des ongles – surtout lorsqu'elle avait rendez-vous avec Isay. « Ça fait longtemps que tu m'attends ? » Qu'elle finit par demander d'une petite voix coupable, alors qu'ils esquissaient un pas pour échapper aux regards inquisiteurs. En sachant qu'elle avait un bon quart d'heure de retard... la réponse risquait d'être positive – voire même un peu sèche. Elle espéra juste qu'il ne bouderait pas.

49.000 pour les deux plus beaux :plop: :plop:
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Cameron Eynsford
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MessageSujet: Re: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Dim 29 Mar - 22:20

Je sais qu'on porte tous en nous une grenade à côté du coeur.
Certains n'osent jamais la dégoupiller, d'autres prennent ce risque et s' exposent au danger.
Celui de faire bouger des lignes de faille capables de déclencher un séisme qui détruira leur vie.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Enième soupir. Encore un lâché parmi les milliers qu'il délecte depuis quelques minutes. Isay jette à nouveau un regard agacé sur sa montre. Quinze minutes de retard. Quinze. Elle abuse qu'il pense très fortement. Et Isay, dieu qu'il n'aime pas qu'on le fasse poireauter. Il est l'exemple même de la ponctualité et ne peut concevoir qu'on ose le faire attendre. Ce n'est pas dans ses habitudes, ni dans son éducation. Et Valentina le sait. Evidemment qu'elle le sait, elle connait Isay presque comme sa poche. Presque hein, parce que l'animal, il est difficilement cernable complètement. Il aime entretenir une part de mystère. De celle qu'il enferme à double tour dans son esprit et qui lui permet de toujours avoir un tour d'avance sur son ennemi. Parce qu'en vrai, personne ne peut jamais savoir comment le Lindgren réagira ou quelle sentence il fera abattre sur les frêles épaules d'un adversaire. C'est sa force et il la tient de son père qui lui a offert une éducation à la russe. Et on ne blague pas avec ce genre d'éducation. Son pied tapote le sol nerveusement. Bras croisés sur le torse, sourcils froncés, Isay tourne la tête à droite, puis à gauche, à la recherche de sa petite amie. Il voudrait bien qu'elle se manifeste dans son champ de vision assez vite, où il devra aller la cherche de lui-même. Et honnêtement, il n'en a pas l'envie. Il s'apprête à décrocher son téléphone pour appeler Valentina lorsque cette dernière se dessine dans son champ de vision. Elle s'approche de lui à petites foulées puis s'accroche à son cou. Isay a envie de faire son Isay. Et bouder parce qu'elle est en retard et qu'elle pense qu'un simple baiser peut tout pardonner. Mais dieu ses lèvres sucrées. Il en est tellement fou. Et ce corps de déesse sur lequel il pose délicatement ses mains pour l'attirer un peu plus contre lui. Même s'il est en colère, il n'arrive pas à le rester très longtemps avec une Valentina dont l'effluve du parfum ne cesse de lui soulever le cœur. « Ouais tu peux être désolée tsss » bougonne-t-il, tel un enfant de cinq ans qui n'a pas eu le jouet qu'il désirait. Il embrasse une nouvelle fois sa petite amie avant de replacer une de ses mèches blondes derrière l'oreille. Il ne se lasse pas de la contempler, jour après jour. Il aime l'embrasser, la taquiner, lui caresser le visage, lui faire l'amour des heures durant. Il ne peut plus dormir sans son corps près du sien et a du mal à se concentrer lorsqu'elle se balade devant lui en petite tenue, alors qu'il est censé travailler sur ses photos. Depuis quelques mois, ils filent le parfait amour. « La prochaine fois je m'incruste dans ta réunion et je les remets tous à leur place, comme ça au moins ils arrêteront de monopoliser ma copine ». Isay râle et se plaint de ne pas avoir voir sa petite amie à cause de ces pseudos réunions qui l'empêche de venir passer toutes ses soirées entre ses bras. Il en a marre le Lindgren de partager sa Valentina avec toute une équipe d'autres hommes, bien moins beaux et musclés que lui, mais quand même. Valentina met tellement de cœur à l'ouvrage dans son stage que quelques fois il lui arrive de faire passer son travail avant Isay. Et quelques fois, le russo-suédois regrette le temps de Berkeley où ils passaient tout leur temps ensemble. Etre adulte n'a pas que des avantages. « T'inquiètes pas, tu es très belle comme ça » réplique-t-il. Il lui adresse son premier – vrai – sourire depuis qu'elle est arrivée. Elle n'a pas besoin d'artifices pour être magnifique. Valentina a ce qu'on appelle une véritable beauté naturelle, capable de faire flancher n'importe quel homme. Ses grands cheveux blonds, son corps des plus parfaits, son regard ténébreux. Il aime tout en elle. « Longtemps est un euphémisme ». Nouveau ronchonnement. Petit dernier pour la forme. Histoire de lui faire comprendre qu'il n'est vraiment pas content. Mais comme il l'aime, il veut bien lui pardonner. Pour cette fois hein Jaslang. « Allez viens, j'ai une surprise ». Il s'empare de sa main, entrelaçant ses doigts aux siens. Ils parcourent quelques mètres et arrivent devant la façade d'un immeuble relativement récent, aux peintures des plus fraiches. Ils pénètrent dans le hall d'accueil et grimpe dans l'ascenseur, direction le quatrième étage. Isay sort une clé de sa porte et ouvre la porte d'un des lofts se situant à cet étage. Il pénètre le premier, suivi de près d'une Valentina, visiblement très intriguée. Ils se retrouvent au milieu d'un immense salon, parsemée de baies vitrées, donnant sur l'une des plus belles rues de San Francisco. Le russo-suédois se retourne vers sa petite amie, un sourire satisfait sur les lèvres. « Alors ? Qu'est-ce que tu penses de ce loft ? Il te plait ? ». Ce loft que je viens d'acheter, eut-il envie d'ajouter. Mais il ne dit rien, gardant encore pour quelques instants le secret. Après un an passé à San Francisco, il a enfin un chez lui. Un vrai chez lui. Qui pourrait être pour Valentina aussi. Si elle acceptait de venir partager son quotidien avec Isay. Enfin, un pas après l'autre. Allons-y avec parcimonie.
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MessageSujet: Re: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Sam 4 Avr - 19:10

Depuis qu'elle était stagiaire au City Hall, Valentina avait eu beaucoup moins de temps à consacrer à ses activités annexes. Finies, les heures passées à rêvasser ou à papoter dans le salon commun de la confrérie Bêta/Delta. Finies, les virées shopping qui duraient du matin jusqu'au soir. Finies les matinées entières à lézarder dans les draps d'Isay, les après-midis plage avec June, les soirées dans les bars branchés. La vie active avait du bon, c'était certain ; mais elle offrait une amplitude horaire nettement moins intéressante. Heureusement pour elle, la Jaslang adorait son stage, et espérait bien que ces heures d'acharnement payeraient. Si son but ultime était de finir sa carrière en tant que ministre des affaires étrangères en Suède, elle lorgnait en attendant sur un poste au consulat Suédois de San Francisco. Consciente que le chemin qui la menait vers la réussite était encore long et escarpé, elle donnait le meilleur d'elle-même à chaque instant, quitte à s'oublier un peu. Mais elle en était convaincue : tous ces efforts seraient un jour récompensés. « Je suis sure que ton père appréciera. » Assura-t-elle, un petit sourire taquin aux lèvres. Ces maudites réunions étaient déjà suffisamment tendues ; pas besoin qu'une tierce personne ne vienne encore davantage envenimer les choses. Sans compter qu'au consulat, le nom Lindgren, à l'instar de celui de Jaslang, sonnerait drôlement familier aux oreilles des diplomates. La notoriété des parents n'est pas toujours facile à assumer. « Et mes collègues encore plus. » Qu'elle ajouta, pouffant de rire en imaginant leurs têtes déconfites. Peu modestes, les hommes qui l'entouraient n'aimeraient guère être remis en place par un Suédois à la langue bien pendue, et au culot immense. « C'est gentil. » Qu'elle murmura en baissant le regard, ses joues rosissant encore aux compliments délicats du Lindgren. Décidément, il avait un don tout particulier pour la faire ressentir une large palette d'émotions. Parfois timide, souvent sensuelle, rarement en colère, constamment sur un petit nuage : Valentina goûtait enfin aux joies d'une relation simple et épurée. « Ne boude pas, s'il te plait. » Elle l'implorait, et se pendait à son cou pour ne pas lui laisser la moindre chance de s'échapper. Trois petits jours qu'elle n'avait pas croisé sa route et pourtant, il lui semblait que cela faisait une éternité. « Je suis à toi dès maintenant, et jusqu'au petit matin. » Elle lui aurait clamé qu'il pouvait faire d'elle ce qu'il voulait que ça n'aurait pas été franchement différent. Elle nicha sa tête au creux de son cou qu'elle embrassa avec douceur, tandis qu'elle rafermissait sa prise autour de la taille de son petit-ami, quémandant une étreinte en guise de réparation pour son odieux retard. Isay grommelait, pestait contre elle, mais son bras la tenait fermement maintenue contre lui. Paradoxe, quand tu nous tiens. « Une surprise ? » Elle haussa un sourcil interrogateur, et sentit la curiosité s'inviter. Plongée dans l'incertitude, elle ne savait pas si ce qui allait suivre allait lui plaire. Lorsqu'elle avait reçu son sms au cours de l'après-midi, Valentina avait commencé à rêvasser. Elle s'était imaginée une soirée calme, tranquille, posée ; une soirée rien que tous les deux, dont ils pourraient pleinement profiter et qui leur serait bénéfique à tous les deux, puisqu'ils n'avaient pas eu l'occasion de se croiser depuis le début de la semaine. Au plus grand désarroi de Valentina, évidemment, qui avait commencé à se languir des bras musclés d'Isay. « Je pensais qu'on ferait un resto et qu'on passerait la soirée ensemble... » Sa voix se fit légèrement plaintive, alors qu'elle imaginait déjà son petit-ami la traîner dans une fête bondée, où l'alcool coulerait à flot. Ou à un vernissage d'une galerie d'art, où ils seraient obligés de faire acte de présence et d'avoir des conversations intellectuelles poussées. Ses doigts entrelacés aux siens, elle posa un regard interrogateur sur Isay, attendant qu'il réagisse. Ce qu'il ne fit pas, évidemment. Mais elle ne tarda pas à obtenir un semblant de réponse à ses questions sous-entendues, lorsque le russo-suédois poussa la porte d'una bâtisse aux apparences victoriennes, qui venait visiblement d'être remise à neuve. Elle esquissa un sourire narquois lorsqu'ils entrèrent dans l'ascenseur ; sourire qui s'élargit lorsqu'il entra dans un appartement fraîchement rénové. Valentina s'émancipa de la poigne délicate de son petit-ami, déposa son sac à main dans l'entrée, et esquissa quelques pas dans le séjour. Elle admira la vue plongeante qu'ils avaient sur le Golden Gate Park, et trouva le cadre idéal. « Oui. » Valentina se retourna vers Isay, et hocha la tête pour confirmer les trois petites lettres qu'elle venait de prononcer en guise de réponse. En même temps, il fallait être difficile pour ne pas savoir apprécier la beauté et la quiétude des lieux. « Qui est ton nouveau meilleur ami ? » Demanda-t-elle en se retournant vers Isay. En réalité, elle se fiche de sa réponse comme de l'an quarante. Peu importe qui il était, il venait de leur rendre un fier service – et Valentina ne comptait pas en perdre une miette. Elle se dirigea à nouveau vers Isay, posa ses deux mains sur son torse, et y exerca une légère pression pour qu'il se laisse choir sur le canapé. Elle fit glisser sa veste en jean le long de ses épaules, qui s'écrasa au sol dans un bruit léger quelques secondes plus tard. « Tu sais quoi ? » Qu'elle demanda, le regard malicieux, alors qu'elle se délestait de ses escarpins. Elle s'installa sur les genoux d'Isay, passa un bras sur ses épaules, et se pencha vers lui. « Oublie le resto. Et tu remercieras ton nouveau copain de ma part. » Qu'elle dit, tout en faisant glisser son index sous le menton d'Isay. Le regard lubrique et les idées peu chastes, Valentina a une idée très précise de ce dont elle a (très) envie maintenant. Elle loue intérieurement l'excellente idée d'Isay – à savoir de leur procurer une intimité certaine, bien plus que ce dont elle pouvait espérer lorsqu'elle le ramenait chez elle, avec une Remy dans les parages.
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Cameron Eynsford
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MessageSujet: Re: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Mer 8 Avr - 18:18

- Je suis impressionnée.
- Et moi je suis amoureux.

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La vie professionnelle. Quelle belle invention qu'il pense le Isay, scrutant sans relâche la montre en argent ornant son poignet. Depuis que Valentina et lui ont quitté Berkeley pour s'insérer dans la vie professionnelle, c'est simple, il ne voit plus sa petite amie. Elle passe son temps à travailler et lorsqu'elle ne travaille pas, elle aime passer du temps avec sa nouvelle colocataire et grande amie Remy. Ils peuvent passer quelques jours sans se voir et ça le fatigue un peu le Lindgren. Sa copine lui manque et il imaginait autrement leur relation à la sorte de l'université. Il pensait – peut-être trop naïvement – qu'ils passeraient toutes leurs nuits ensemble, qu'ils partageaient un peu plus leur quotidien. Mais il fallait bien se rendre à l'évidence, Valentina était bel et bien devenue une jeune femme active tandis que lui prolongeait ses études dans une école de journalisme, photographe reporter. La chevelure blonde de la Jaslang se profile à l'horizon et bien qu'Isay soit légèrement agacé, il ne lâche pas sa petite amie du regard, jusqu'à qu'elle soit assez près de lui pour qu'elle lui offre un baiser et une accolade chaleureuse. Le russo-suédois inhale le parfum de sa petite amie, qui a tendance à le calmer et l'apaiser. Il ferme les yeux quelques instants au contact des bras de la jeune femme autour de son cou. Dieu qu'il les aime ces moments-là. Avec elle. « Si tu savais comme je m'en fous de mon père » claironne-t-il, fier comme un coq. Il s'en fout, il s'en fout, c'est vite dit. Isay a énormément de respect pour son père, ce dernier étant la seule personne qu'Isay admire. Il a toujours été proche de ses parents et s'est – presque – toujours évertué à rendre ses parents fiers de lui même si sa mission a eu quelques loupées. Mais papa Lindgren n'en a jamais tenu rigueur à son fiston adoré, couvrant toujours toutes ses frasques et défendant son fils envers et contre tous. Il ne pourrait plus se regarder dans un miroir si son père se voyait dans l'obligation d'être déçu par sa progéniture. Isay ne supporterait pas de lire de la déception voir du mépris dans les yeux de son père à son égard. Il n'a peur de rien, ni de personne. Sauf de son parternel. « Et de tes collègues encore plus ». Il reprend ses mots pour la taquiner encore un peu plus. Mais c'est vraiment ce qu'il pense. Les collègues de la jeune femme, il n'en à que faire et surtout, si il s'aperçoit qu'il y en a un qui s'amuse à lorgner sur sa copine ou même s'il avait l'inconscience de la draguer, Isay le ferait vite redescendre sur terre et comprendre comme en Russie on traite les fouinards qui ne savent pas garder leur appareil génital dans le pantalon. Isay est jaloux – et légèrement possessif – mais l'assume complètement. D'autant plus que Valentina s'avère posséder des formes féminines plus que parfaites, sur lesquels beaucoup d'hommes se retournent. Si il pouvait, il la forcerait à porter des vieux vêtements dégueulasses, et pas ses petits jeans moulants et ses jupes courtes qu'elle adore mettre pour le rend fou. Mais Valentina est loin d'être le genre de fille à qui on dicte la conduite, ça il l'a bien remarqué et compris. « Je boude pas ». C'est pas bien de mentir Isay. Mais il déteste qu'on le fasse attendre et ça faisait au moins quinze minutes qu'il se trouvait comme un con devant ce carrousel à espérer que Valentina se ramène le plus vite possible. « Que jusqu'au petit matin ? ». Isay il en veut toujours plus. Quelques heures, ça ne lui suffit pas. Ca fait plusieurs jours qu'ils ne se sont pas vus, qu'ils n'ont pas dormi ensemble et alors qu'il espérait l'avoir au moins pour la journée de demain aussi, visiblement il allait devoir revoir ses plans. Great. Il se décide à accompagner Valentina jusqu'à son nouveau loft, qu'il vient d'acheter, sans rien lui dévoiler. Les réticences de sa copine face à cette nouvelle surprise lui arrache un petit sourire en coin. « Mais on va passer la soirée ensemble » affirme-t-il, pressant sa main dans la sienne. Et sans personne d'autre. Que tous les deux. Sans pseudo colocataire, sans amis aux alentours. Sans personne. Ils pénètrent dans le loft et Isay s'avance au milieu du salon pendant que Valentina détaille la pièce. Un large sourire s'affiche sur le visage du russo-suédois lorsqu'il se retourne vers la jeune femme. « Mon nouveau meilleur ami ? J'ai pas d'amis moi, c'est bien connu » répond-il à Valentina, quelque peu décontenancé par son interrogation. Soit elle le fait marcher, soit.... elle n'a pas compris ce qu'il chercher à lui faire comprendre. Mais sans qu'il n'ait le temps d'ajouter quoique ce soit, Isay se retourne assis sur le canapé, Valentina sur ses genoux, leurs bouches l'une contre l'autre, la veste de la jeune femme déjà à leurs pieds. « Hein ? Attends, attends » parvient-il à bafouiller, entre deux baisers – si alléchants – de sa petite amie. Il a bien saisi les intentions de sa petite amie et dieu sait qu'il a aussi très envie de lui faire l'amour, là, maintenant, tout de suite. Mais avant il tient à préciser le contexte. Parce que ça lui tient vraiment à cœur. « Mais Valentina t'as pas compris. c'est pas l'appartement d'un de mes pseudos potes ». Il pose ses mains sur les joues de la suédoise pour qu'elle capte son regard. « C'est le mien » ajoute-t-il. Le mien. Mon appartement. Que j'ai acheté. Pour moi. Ou....pour nous.
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MessageSujet: Re: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Dim 19 Avr - 21:45

« Moi je l'aime bien. » Qu'elle chantonna en souriant, nouant ses doigts avec ceux d'Isay. Valentina n'avait jamais rencontré papa Lindgren en tant que petit-amie du rejeton prodige – et elle n'était pas particulièrement pressée d'avoir un dîner-confrontation avec les parents Lindgren, où ils se feraient un plaisir de la cuisiner. Elle l'avait rencontré en tant que fille de Stieg Jaslang, mais rien de plus. Sa nouvelle posture de brue l'inquiétait un peu, elle qui craignait toujours de décevoir ceux qu'elle aimait. Quant à ses collègues... « Moi aussi je me fous d'eux. Complètement. » Qu'elle assura, ses bras toujours noués autour du cou du russo-suédois. Elle n'a aucun lien d'amitié, aucune affinité particulière avec ceux qui l'entourent au quotidien. Elle trouve qu'ils sont imbus d'eux-mêmes, méprisants, et parfois franchement tire-au-flanc. « Mais je tiens à garder une relation cordiale avec eux jusqu'à la fin de mon stage. » Ajouta-t-elle, anticipant sur une réaction irréfléchie de son petit-ami. Elle le savait impulsif, possessif, jaloux ; elle l'imaginait parfaitement capable de débarquer au milieu d'une réunion de la plus haute importance juste pour le plaisir de faire comprendre à l'assemblée masculine qu'elle était sienne, et qu'elle ne leur appartiendrait jamais. Comme pour l'en assurer, Valentina déposa un doux baiser sur les lèvres d'Isay. Oui elle était sienne. Et celle de personne d'autre.  

« Isay... » Sa voix est presque implorante, suite au ton un peu revêche de son petit-ami. Elle voudrait s'excuser pour son manque de disponibilité, lui dire que ces quelques heures vont être une parenthèse fabuleuse, et qu'elle ne compte pas perdre une miette du temps qu'ils vont passer ensemble. « Ecoute, je ne peux rien te promettre mais... » Valentina se montra hésitante, mais ne put retenir sa langue plus longtemps. L'apparent désarroi de son petit-ami, sans doute franchement exagéré, lui fit de la peine. « Je vais essayer de me libérer un peu pour la fin de l'été. » Lorsque les événements estivaux se seront calmés, lorsque le plus gros de sa mission serait faite, les hautes autorités de San Francisco lui permettront peut-être de prendre quelques jours de repos. « Tu as déjà été au Costa Rica ? » Qu'elle demanda innocement, s'imaginant déjà lézarder sur les plages de sable blanc en compagnie d'Isay. L'Amérique latine leur réussissait plutôt bien, et la blonde ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. « Cuba me manque. » Qu'elle conclua comme pour justifier son envie d'ailleurs, son envie d'être seule avec lui et loin de tout ce qui leur était familier. Tous deux, seuls, dans un endroit paradisiaque. Sans planning, sans personne pour les juger, sans courir après le temps. « J'espère. » Souffla-t-elle, les yeux brillants déjà de tendresse. Après quelques jours passés loin de l'être aimé, Valentina se sentait étrangement démunie. Il lui avait manqué, plus qu'elle n'aurait pu le soupçonner. Elle aurait aimé le voir se balader torse nu, elle aurait aimé sentir ses bras puissants autour de son corps lorsqu'elle se réveillait le matin, et elle aurait aimé sentir son parfum masculin chatouiller ses narines. « Tu m'as manqué ces derniers jours. » Avoua-t-elle, toujours aussi timide dès qu'il s'agissait de dévoiler un tant soi peu ses sentiments à l'égard d'Isay. Ils allaient mieux que jamais, c'était une évidence. Mais elle avait peur que ce bonheur, si précieux et en même temps si fragile, se craquèle ou s'évanouisse. Ils se dirigèrent vers une destination encore inconnue de Valentina, ce qui ne manqua pas d'éveiller sa curiosité naturelle. Elle n'obtint néanmoins aucune réponse – le Lindgren étant particulièrement doué dès qu'il s'agissait de garder des secrets. « Meilleur ami, nouveau larbin, même combat. » Elle haussa les épaules, peu encline à se lancer dès maintenant dans un débat dont l'issue ne leur serait, de toute façon, pas essentielle. L'important, c'était que cette nouvelle personne dans l'entourage d'Isay nous rendait un fier service, et c'était tout ce qui comptait. Et puisqu'elle ne comptait pas perdre une minute de son temps si précieux, la Jaslang descendit de son piédestal et délaissa ses talons sur le sol, comme à l'abandon. Puis elle retira sa veste, et sauta presque littéralement sur son petit-ami. Elle imaginait déjà les mille délices que l'ancien Delta pourrait lui procurer, et en frissonna par avance. Elle avait hâte de s'abandonner dans ses bras, de goûter à ses baisers fiévreux, de sentir sa peau contre la sienne. « Attends ? » Qu'elle répéta sur un ton offensé, à deux doigts d'être franchement vexée d'être ainsi repoussée. Ils ne s'étaient pas vus depuis plusieurs jours. Valentina avait une furieuse envie de faire l'amour, et elle connaissait suffisamment Isay pour savoir qu'il ne refusait que rarement une sieste crapuleuse, ou un cinq à sept torride. Elle s'offrait sur un plateau d'argent et lui, goujat qu'il était, lui demandait d'attendre. Elle s'apprêta à râler et à lui faire entendre le fond de sa pensée, mais il prit les devants. « Le... Le tien ? » Qu'elle parvint à bafouiller, incrédule, alors qu'Isay lui annonçait qu'il s'agissait de son appartement. Elle se détacha de lui avec empressement, ses traits affichant clairement un air d'incompréhension. Elle se redressa, et remonta la bretelle de son petit haut vaporeux qu'elle avait sensuellement fait glisser le long de son épaule dénudée quelques secondes auparavant. « Tu veux dire que tu en es le propriétaire ? » Valentina était toujours ébahie par la nouvelle, et peinait à y croire. Elle savait parfaitement que le Russo-Suédois était capable d'acquérir une pareille demeure sur la côte. Mais elle avait du mal à réaliser. Elle quitta sa place confortable, et regarda le salon avec une attention plus particulière. « Ça fait longtemps que tu as ce projet ? » Qu'elle l'interroge, s'attardant sur la vue à laquelle elle avait droit depuis la baie vitrée. Une vue plongeante et absolument splendide, qui ravirait n'importe qui. « Tu me fais faire le tour de ta nouvelle acquisition ? »  Osa-t-elle demander en souriant légèrement, avec une certaine impatience.
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MessageSujet: Re: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Mer 29 Avr - 17:42

On devrait graver nos initiales, suggéra Dex sans grande conviction.
- Quoi ? Dex & Em ? ironisat-elle.
- "Pour la vie" acheva-t-il sur le même ton.

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Isay, il a toujours besoin d'être au centre de toutes les attentions. Il aime que tout lui soit dû, rien que d'un claquement de doigt. Il a été éduqué dans l'optique qu'il n'était qu'un roi dont le moindre des désirs se voyait assouvi et continue de croire que s'il ordonne, alors on s'exécute. Il n'apprécie pas vraiment qu'on lui résiste, ou qu'on lui dise non. D'un sourire charmeur, tout lui est apporté sur un plateau d'argent, alors s'apercevoir que Valentina préfère passer plus de temps avec ses collègues qu'avec lui, c'est un peu la douche froide. Bon de là à dire qu'elle 'préfère', ce n'est peut-être pas le terme exacte. Mais lui qui se voyait passer de nombreux moments avec sa petite amie, connaissait la frustration d'attendre après elle. D'ordinaire, c'est les filles qui lui courent après, qui quémandent des rendez-vous, l'appellent tous les jours. Et pas le contraire. Isay a l'impression d'être en position d'infériorité avec Valentina et c'est une situation que son égocentrisme ne peut supporter. « Si tu ne peux pas le promettre, autant ne rien dire du tout » cingle-t-il, peut-être un peu trop durement. L'attente c'est pas son fort, et la diplomatie non plus. Il est conscient que ce n'est pas une manière d'accueillir sa petite amie, mais c'est plus fort que lui. Faut qu'il fasse éclater son mécontentement. « Je déteste les faux espoirs » ajoute-t-il, tenant tout de même Valentina au creux de ses bras. La mine peinée de sa copine lui forme un petit nœud au creux de la cage thoracique. Isay passe sa main sur la joue de sa jolie blonde, la caressant de son pouce. « Non jamais. On ira peut-être ensemble.. Un jour ». Un jour où tu seras disponible s'entend. Bon il est un peur dur avec Valentina mais à ce rythme là, ils ne partiront jamais en vacances. Déjà qu'ils n'ont pratiquement pas de week ends ensemble alors comment voulait-elle trouver le temps de partir en vacances avec lui. Bien que l'évocation de Costa Rica le ramenait automatiquement vers le sable fin, les couchers de soleil et les coktails. « Moi aussi » soupire-t-il, laissant évaporer petit à petit sa colère et son amertume. La petite bulle qu'ils s'étaient créés à Cuba s'est envolée bien loin depuis qu'ils sont rentrés. Isay regrette ces vacances qui furent sans doute les plus belles qu'il ait passé avec Valentina. Leur complicité n'a eu d'égale et ils n'avaient pas d'autre préoccupation que faire l'amour toute la journée et savoir dans quel restaurant ils se rendraient le soir. « Tu m'as manqué aussi chérie. Beaucoup trop ». Un premier sourire naît sur son visage. Le problème, c'est que le russo-suédois ne peut résister très longtemps à la magnifique bouille de sa petite amie. Des fois, il a vraiment envie de lui faire la gueule plus longtemps, mais en baiser, elle retourne la situation à son avantage. Toujours. Elle a carrément ensorcelé son cœur et Isay ne se voit plus maître de cet organe. Il est en pleine possession de Valentina. Aujourd'hui, Isay est heureux d'enfin pouvoir partager son secret avec sa copine. Il a enfin son propre appartement. Avec la meilleure vue. Il a hésité à acheter une maison, carrément, mais il préfère que cette démarche se fasse avec Valentina. Plus tard. Quand ils auront des enfants peut-être. Parce qu'on peut dire n'importe quoi sur leur couple, mais Isay a une seule certitude, Valentina est la femme de sa vie et la mère de ses enfants. Parce qu'enfants, il veut. Deux, ou même trois peut-être. Ils verront bien. Un rire rauque s'échappe des lèvres d'Isay. Valentina a toujours la remarque qui va le surprendre ou lui arracher un rire. « Pfff n'importe quoi, j'ai pas de larbins non plus. Que des serviteurs » claironne-t-il, en se laissant embarquer par Valentina vers le canapé. Il la laisse le dominer, à califourchon sur lui, empoignant avec fougue sa bouche. Il n'a pas très envie d'interrompre ce moment intime, ayant une idée très précise des événements à suivre, mais il a besoin de rétablir la vérité à propos de cet appartement. C'était surtout le but de ce rendez-vous avec Valentina. « Oui attends parce que j'ai quelque chose à te dire madame perverse » souffle-t-il, après lui avoir déposé un dernier baiser sur les lèvres. Isay choisit avec soin ce mot : perverse, juste pour la charrier et la taquiner. Lui aussi a très envie d'une bonne sieste crapuleuse avec sa petite amie. Comme toujours. « Le mien » confirme-t-il, fier comme un coq. C'est son premier vrai investissement. Avec son argent. A lui. Pas celui de ses parents. « C'est un peu le but oui. Que j'en sois le propriétaire en l'achetant ». Isay lui dépose un petit bisou sur le nez, se moquant gentiment d'elle. Mais il comprend qu'elle soit surprise. Des semaines qu'il gardait ce secret et ce projet pour lui. Des semaines qu'il crevait d'envie d'en parler à Valentina. Mais il préférait attendre que la vente soit assurée. « Depuis qu'on a quitté Berkeley. Mais je voulais trouver la perle rare avant de t'en parler ». Ca aurait aussi été sympa d'effectuer les visites avec elle, mais il savait aussi qu'elle n'en aurait pas eu le temps. Alors il avait pris les devants. Sans elle. « Avec grand plaisir. ». Il la prend par la main et commence à faire le tour du propriétaire. Le salon, la cuisine, le grand bureau avec une bibliothèque qui orne tout un mur, la salle de bain avec douche italienne, la première chambre, la deuxième chambre et enfin Isay ouvre la dernière porte. La suite parentale. Avec salle de bain personnelle. « Et voilà notre nid d'amour. Enfin si tu es partante pour venir habiter ici avec moi ». Il s'assoie sur le rebord du lit et attrape les hanches de la jeune femme pour la placer sur ses genoux. « Peut-être pas tous les jours dans un premier temps si tu n'en as pas envie » commence-t-il, encerclant la taille de Valentina de ses bras. « Mais ta clé est déjà prête ». Et cet appartement est bien trop grand pour lui tout seul. Mais pour tous les deux d'ailleurs. Mais c'est Isay, toujours dans la démesure. Et le luxe. Et peut-être qu'un jour les autres chambres seront peuplées d'enfants. De leurs enfants.
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MessageSujet: Re: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Mer 6 Mai - 16:20

Valentina manquait cruellement de temps. Depuis qu'elle avait quitté les bancs de l'université, elle n'avait guère eu le temps de se reposer, et encore moins de faire des projets sur un terme un peu plus long. Sans parler de mariage ou d'enfants, loin de là ; en réalité, la Suédoise n'était même pas capable de savoir, d'une semaine à l'autre, quelles seraient ses disponibilités. Elle avait d'abord pris ça positivement, appréciant l'absence de routine ; elle considérait désormais ces imprévus comme un frein à sa vie privée, et plus particulièrement à son couple. Elle essayait de faire des efforts, pourtant. Ne pas rentrer trop tard lorsqu'ils avaient rendez-vous. Envoyer des messages régulièrement. Frapper à la porte de sa chambre à l'université tard le soir, alors qu'ils n'avaient pas prévu de se voir. Mais le ton sec de son petit-ami ne laissa place à aucun doute ; quoiqu'elle fasse, ce n'était pas assez. Isay s'impatientait tous les jours un peu plus, et finissait par laisser sortir sa colère et sa frustration. Immédiatement, Valentina se figea. Elle prit ses critiques de plein fouet, et resta de marbre. Si elle avait eu moins de fierté que cela, elle aurait sans doute laisser échapper quelques larmes de détresse ; mais elle s'y refusait. Puis, sans réelle surprise, elle se braqua. « Ecoute Isay, il va falloir t'y faire. » Qu'elle lâcha sèchement, tout en prenant soin de se reculer pour mettre un peu de distance entre eux. « Si tu veux une fille à la maison toute la journée, qui t'attendra patiemment, te servira le repas en te demandant si ta journée s'est bien passée et qui se pliera à ses obligations conjugales plus par habitude que par envie, libre à toi. » Assura-t-elle, piquée au vif par les propos de son petit-ami. Le Lindgren avait peut-être naïvement pensé que ses petites amies se plieraient à tous ses désirs, et vivraient comme sa propre mère. Loupé, en ce qui concernait Valentina ; son ambition débordante et son indépendance, elle y tenait comme à la prunelle de ses yeux. « Ce ne sera jamais moi. » Qu'elle ajouta, comme si le Russo-Suédois avait pu en douter un seul instant. L'enfant roi voyait ses principes et ses certitudes être bouleversés, Valentina n'ayant pas pour habitude de céder. Elle ne l'avait pas écouté en Croatie, lorsque tout son comportement trahissait ses pensées – à savoir une furieuse envie de la voir lâcher Lenny pour aller vivre avec lui d'amour et d'eau fraîche. Plus badin, elle ne lui cédait pas plus aujourd'hui, lorsqu'il posait un regard assassin sur elle pour dénoncer un décolleté trop plongeant, ou une robe trop courte. « Alors tu ferais bien de le dire maintenant. Avant que ça ne fasse trop mal. » Précisa-t-elle, évoquant à demi-mot une potentielle rupture, qui pourrait un jour survenir. Elle détourna les yeux, avant de finalement baisser le regard, de peur d'être trahie par ses émotions. Mais Isay lui asséna le coup de grâce lorsqu'il émit quelques réserves quant aux vacances. « Oublie. » Lâcha-t-elle, retirant le pouce d'Isay de sa joue. Le coup avait été rude pour Valentina, qui s'était attendue à moins d'aigreur de la part de son petit-ami. Elle détourna rapidement les yeux, sentant les larmes monter à grande vitesse au coin de ses yeux. Elle se maudissait intérieurement d'être autant sur les nerfs, fatiguée par ses longues journées. Mais Isay sembla prendre conscience de la douleur qu'il lui avait causé, puisqu'il ravisa ses propos. Valentina hochait automatiquement la tête. « On ne se dispute plus, hein ? » Demanda la Suédoise en relevant finalement la tête vers son petit-ami. Après un commun accord, Isay entraîna Valentina à sa suite jusqu'à un appartement magnifique, qui surplombait le Golden Gate Park. Enfin seuls, qu'elle pensa en s'emparant des lèvres charnues de son petit-ami. Plus rien ne comptait, à part l'instant présent. Leur petite dispute semblait loin, et ses soucis de travail étaient à des années lumières. Ils étaient seuls au monde. Mais cet instant hors du temps s'interrompit lorsqu'Isay y mit brusquement fin. « Madame perverse ? Je t'en foutrais moi ! » Qu'elle s'exclama, faussement offusquée. L'adolescente ingénue qu'avait connu le Lindgren en Suède avait laissé place à une femme libérée, sure d'elle, et pleine de désirs. « J'en reviens pas que tu m'aies caché un truc pareil. » Dit-elle en posant ses mains sur ses hanches, scandalisée qu'il puisse avoir de tels secrets pour elle. Mais passée sa surprise, elle le félicita chaleureusement pour sa nouvelle acquisition, et s'avança vers la baie vitrée pour contempler la vue. Isay s'était fait plaisir, et il n'en était pas peu fier. Valentina se retourna vers son petit-ami, et quémanda une visite guidée qu'il s'empressa d'effectuer. « Tu comptes prochainement héberger une colonnie ? » Interrogea Valentina en constatant l'appartement contenait de nombreuses chambres. Isay poussa finalement la dernière porte de l'appartement, et l'invita à entrer dans sa chambre. Pièce lumineuse, grand espace, lit king-size : le Russo-Suédois ne s'était refusé aucun confort, et Valentina était toute émoustillée à l'idée d'en profiter, elle aussi, jusqu'à l'aube. Elle laissa Isay l'attirer à lui, et frémit en sentant ses doigts se loger sur ses hanches. Docile, elle se laissa faire. Et perdit tout son latin lorsque son petit-ami lui fit une proposition aussi inattendue qu'intéressante. « Toi et moi, ici. Juste tous les deux. » Qu'elle dit à voix haute, comme pour s'assurer de la véracité de la situation. C'était tellement soudain qu'elle peinait à y croire. Mais tout était bien réel et si Valentina avait le moindre doute, Isay ne tarda pas à les dissiper. « Ma clé. » Qu'elle répéta, presque sous le choc. Le déterminant lui paraissait étrange. Mais ça lui convenait. « Ça me plait. » Assura-t-elle, caressant délicatement la nuque de son petit-ami. Et cet appartement, c'était le symbole de tout le chemin qu'ils avaient pu parcourir depuis leur rencontre. Les difficultés auxquels ils avaient fait face, et qu'ils avaient su surmonter. Les instants de bonheur qu'ils avaient partagé. Le temps des chamailleries était loin pour la Suédoise. Aujourd'hui, et plus que jamais auparavant, ils regardaient vers l'avenir. Ensemble. Elle se pencha et embrassa Isay du bout des lèvres, comme pour s'assurer que tout cela était bien réel, et qu'elle n'était pas plongée au milieu d'un rêve agréable, qui serait le reflet de ses envies les plus profondes. Mais c'était bel et bien réel. Elle pouvait sentir son odeur masculine, masser sa nuque et le serrer contre lui pour ne plus jamais le laisser partir. « Si t'as quelque chose à me demander, c'est le moment où jamais. » Qu'elle fit remarquer avec un grand sourire. Et elle ne plaisantait qu'à moitié. Elle aurait été capable d'accepter les pires folies pour ses beaux yeux clairs.


50.000 pour les deux meilleurs :plop:
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Cameron Eynsford
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MessageSujet: Re: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Ven 15 Mai - 12:15

J’ai fait la chose la plus terrifiante et la plus dangereuse de ma vie quand je t’ai dit que je t’aimais.
Mais ça valait le coup. J’ai réussi à surmonter ma peur pour toi....

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Valentina évoque une possible rupture, et c'est la douche froide. La colère et l'agacement d'Isay retombent immédiatement. Ses pupilles marquent l'étonnement. Une rupture ? C'est bien ce qu'elle sous-entend ? Isay n'en revient pas. Jamais il ne s'est posée cette question depuis qu'ils sont ensembles. Se séparer de Valentina ? Pourquoi faire ? Ils n'ont jamais été aussi heureux que ces derniers mois. Leur relation des plus idylliques doit même faire palir le meilleur des cupidons. Ils filent le parfait amour, et malgré les absences de la jeune femme, Isay ne franchirait jamais ce pas. Il râle, il grogne, mais il ne mord pas. Il n'est pas à prêt à renoncer à son couple avec Valentina, depuis le temps qu'il est amoureux d'elle. Hors de question de la laisser filer à nouveau. Elle est tout pour lui. Et sûrement la seule femme qu'il n'aimera jamais à ce point là. « Excuse moi. Je suis désolé » murmure-t-il en l'attirant contre lui. Il enfouit sa tête dans le cou de sa petite amie avant de lui déposer un doux baiser. « J'aurai pas du dire ça. C'est juste que.. tu me manques. Vraiment beaucoup ». Son regard se fait des plus mielleux. Elle lui manque tout le temps. Dès qu'il est loin d'elle. Il a ce besoin de respirer l'effluve de son parfum, de se perdre dans le creux de ses étreintes, de l'embrasser toujours plus. Il a du mal à supporter que Valentina passe passer son stage avant leur couple mais il ne peut pas lui en vouloir. Sa petite amie est une fille ambitieuse et il en ait fier. Fier d'elle, fier du chemin parcouru. Fier d'être avec Valentina. Ils rêvent tous les deux de réussir leur vie professionnelle et Isay ne remettra jamais cela en cause. Alors il tente du mieux qu'il peut de ronger son frein. Il prend son mal en patience, comme il peut. « Promis. Plus de disputes ». Isay passe sa main sur la joue de Valentina, lui déposant une tendre caresse. Lui non plus, il n'est pas un adepte des querelles avec sa belle. Quoique quelques fois, elles donnent naissance à de torrides réconciliations sous la couette. Mais si avant, il était possédé par le besoin d'emmerder Valentina et de la faire rager à longueur de journée, aujourd'hui il avait évolué et préférait largement la câliner devant un bon film. Valentina avait le don de faire sortir le meilleur d'Isay. Et le pire aussi. Mais ça, c'était de l'histoire ancienne. Qu'il n'avait pas envie de déterrer. « Enfin on va essayer » ajoute-t-il, d'un ton moqueur. Aucuns couples n'est à l'abri d'une dispute. Surtout pas eux. Mais il voulait bien essayer de faire des efforts et d'arrêter de faire la gueule à sa petite amie à chaque fois qu'elle reportait un de leurs rendez-vous. Si elle n'en abusait pas non plus. Parce qu'Isay il voulait bien être gentil et conciliant, mais il ne fallait pas le prendre pour un débile non plus. Les deux amoureux se retrouvent vite assis dans le canapé d'Isay, au sein de son nouveau logement. Sa nouvelle acquisition. Et il en est tout fier. C'est la sienne, pas celle de ses parents ou de quelqu'un d'autre. C'est lui qui l'a financé et qui s'est occupé de toute la paperasse barbante. « La preuve c'est toi qui m'as sauté dessus, j'ai rien pu faire ! » taquine-t-il la suédoise. Il est un fervent admirateur de sa petite bouille offusquée. Isay a envie d'éclater de rire en la contemplant ainsi, mais il se contente de déposer un baiser sur son nez retroussé. Il ne la quitte pas des yeux lorsqu'elle se lève et s'émerveille sur les lieux. C'est exactement la réaction qu'il attendait d'elle. Il se délecte de l'effet de sa petite surprise sur sa copine. Avant de s'approcher à nouveau d'elle. « C'est le but d'une surprise ma chérie. On ne le dit pas ». Il se moque d'elle. Gentiment. Pour l'emmerder un peu. Ca serait pas drôle sinon. La visite se déroule pour finir dans la plus belle pièce de ce petit bijou. La suite parentale. Leur chambre. Si Valentina accepte de venir ici avec lui. « Quoi ? Moi je le trouve limite trop petit.. » rétorque-t-il, presque sérieux. Si ce n'était que lui, il se verrait acheter une immense villa avec piscine et jacuzzi. Mais pour une fois, il a préféré commencer doucement avec ces investissement. Espérant aussi que l'achat d'une maison se fera avec Valentina. Un jour. Quand ils seront mariés et qu'ils auront des enfants. Parce que oui, Isay se voit père. Il a envie d'avoir des enfants. Avec elle. « Ta clé oui » répète-t-il, pour confirmer ses dires. Il lui donnerait bien tout de suite, mais à vrai dire elle se trouve dans le salon et il est si confortablement installé avec la jeune femme sur ses genoux qu'il n'a pas la moindre envie de bouger. « T'es d'accord alors ? ». Le russo-suédois a besoin qu'elle lui confirme. Qu'elle veut bien venir vivre avec lui. Installer ses valises avec les siennes. Partager tous leurs repas et leurs nuits ensemble. C'est un nouveau cap qu'Isay est des plus heureux à partager avec elle. « Ben pour la demande en mariage, on va attendre encore un peu hein si ça t'embête pas ». Il lâche un petit rire avant d'empoigner ses lèvres avec fougue. Sa main sur son visage, il prolonge ce baiser qui vient sceller un nouveau tournant dans leur relation. Plus sérieux. Tandis que sa langue joue avec celle de sa petite amie, la sonnerie de son cellulaire se fait entendre. Isay soupire, s'éloignant à regret de Valentina. « Désolé c'est Silver, je reviens dans deux minutes » déclare-t-il, un regard désolé offert à sa petite amie. Il s'éloigne quelques instants, le temps de prendre l'appel de Silver, avant de revenir vers Valentina, se trouvant toujours à la même place. « Tu sais quoi ? J'aimerai beaucoup tester ce nouveau lit. Avec toi ». Si tu vois où je veux en venir. Isay est planté devant sa jolie blonde et retire son tee-shirt. Histoire que le message passe vraiment.
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MessageSujet: Re: that all ends when i'm with you. ~ isay&valentina Dim 31 Mai - 22:20

Valentina déglutit, ses deux petits poings serrant fermement la veste de son petit-ami alors qu'il faisait preuve d'une tendresse touchante à son égard. Elle se sentit soudainement soulagée, libérée d'un poids. Isay s'excusa – chose qu'il ne faisait qu'en de rares occasions. La Suédoise s'empressa de les accepter, alors que son cœur tambourinait trop fort au fond de sa poitrine. « Isay. » Dit-elle d'une voix posée, ses mains encerclant son visage angélique. Elle confronta leurs deux regards, et fit de son mieux pour le consoler de ses absences répétées. « Toi aussi tu me manques. Tout le temps. Quand je me lève le matin et que tu n'es pas à mes côtés, à essayer de me retenir un peu plus longtemps. Quand je vais me coucher le soir et que tes bras ne m'encerclent pas. Ça, c'est le pire je crois. » Parce qu'elle a beau être fière, Valentina aime la présence masculine rassurante d'Isay. Elle aime qu'il soit là pour partager ses joies et ses peines, pour engloutir des chocolats avec elle lorsqu'ils sont posés devant un film, pour masses ses épaules tendues lorsqu'elle planche sur un dossier, pour la chatouiller lorsqu'elle s'y attend le moins, ou pour l'embrasser fougueusement jusqu'à ce que l'air vienne à manquer. Il lui manque, à elle aussi. Tout le temps. Constamment. « Au moins pour la soirée. » Qu'elle déclara timidement. Parce que ce soir, elle n'était pas d'humeur à se battre. Elle voulait juste profiter des heures à venir, point barre. « J'assume. » Qu'elle susurra d'une voix sensuelle, laissant peu de place au doute quant à l'issue de cette soirée. Mais elle accepta de retarder les festivités pour visiter cet appartement, dont Isay était si fier. Elle grommela légèrement lorsqu'il se moqua d'elle quant à cette fameuse surprise, mais répliqua aussitôt : « C'est vrai, un peu petit. Il manque juste une piscine olympique d'intérieur. Et chauffée. » Qu'elle fit remarquer, ses yeux se levant au ciel. Isay donnait toujours dans la démesure – et cette acquisition ne dérogeait pas à ses habitudes. Valentina reste ébahie devant le chemin qu'ils parcourent ensemble, à deux. Sa main glissa dans celle de son petit-ami, alors qu'elle hochait la tête une fois de plus. « Entièrement d'accord, et complètement ravie. » Qu'elle assura, des étoiles plein les yeux. Ses doigts glissèrent dans la chevelure d'Isay, tandis qu'elle se surprenait déjà à rêver à des lendemains parfaits. Elle fut néanmoins vite ramenée à la réalité, lorsque son petit ami plaisanta sur le mariage. Elle lui donna une légère tape derrière la tête, comme pour se donner un peu de contenance. « Déconne pas avec ça. » Qu'elle finit par murmurer, presque tendue. Ils n'en ont jamais parlé ensemble – ce n'était clairement pas à l'ordre du jour. « C'est sérieux. » Qu'elle ajouta, comme pour expliquer son geste. Et il le savait parfaitement – sur ce point, ils se ressemblaient énormément. Ils ne déconnaient pas avec l'engagement, ni l'un ni l'autre. À la place, ils préférèrent se laisser aller à des activités bien moins catholiques, et nettement plus stimulantes. En tout cas jusqu'à ce qu'ils soient interrompus par  la sonnerie du téléphone d'Isay. Il regarda qui était son interlocuteur, et décida de décrocher après l'avoir informée qu'il s'agissait de Silver, sa meilleure amie. À peine avait-il franchi la porte que déjà, les questions se bousculaient dans la tête de Valentina. Silver était-elle toujours une menace ? Valentina avait naïvement pensé que la brune ne jouait plus qu'un rôle secondaire dans la vie d'Isay. Elle estimait que cette fille n'avait aucune légitimité, et qu'elle n'avait pas non plus sa place dans le décor idyllique qu'elle partageait avec Isay. Et si Valentina avait une confiance aveugle en son petit-ami, elle savait que d'autres prédatrices rôdaient, et pouvaient à tout moment chercher à s'interposer et à faire éclater sa relation en mille morceaux. Silver. Son prénom résonnait au plus profond de l'esprit de Valentina, et la rancoeur qu'elle approuvait à son égard la fit tressaillir. Agacée de voir à nouveau sa bête noire apparaître dans son champ, les mains de Valentina se refermèrent avec force et colère sur les draps immaculés du lit qui n'avait pas eu le temps d'être défait. Silver ne leur ficherait-elle donc jamais la paix ? La Croatie ne lui avait pas suffit ? La Suédoise se mordit l'intérieur de la joue pour ne pas pleurer d'agacement et de frustration ; cette garce ne le méritait pas. Valentina pensait qu'elle avait été suffisamment explicite lorsqu'elle lui avait expliqué qu'elle n'avait plus intérêt à mettre son nez dans la relation de son meilleur ami ; désormais, elle en doutait. Valentina releva la tête lorsqu'elle entendit Isay revenir, et fit preuve d'un self-control exemplaire. « Rien de grave, j'espère ? » En réalité, elle n'espérait rien du tout, si ce n'est que cette garce leur fiche une paix royale. Trop obnubilée par ses peurs et ses angoisses, Valentina remarqua à peine qu'Isay avait retiré son tee-shirt. Elle était restée inerte en sentant ses lèvres se poser dans son cou, et avait à peine frissonnée lorsque les paumes d'Isay s'étaient faites plus aventureuses. Valentina aurait voulu s'abandonner à ces délicieux contacts, mais à peine avait-elle fermé les paupières que déjà, le film de ses souvenirs douloureux se projetait dans sa tête. Elle glissa une main dans le cou d'Isay et le repoussa délicatement. « Attends. » Qu'elle murmura d'une voix faiblarde, les yeux baissés. Elle passa sa main sur son front, cherchant à chasser les images d'une déchéance dévastatrice. Elle se revoyait en Croatie, face à Isay, lui crachant son venin en plein visage. Elle se revoyait prendre le verre qui était posé sur la table, pour lui balancer le reste d'eau sur la gueule, en espérant qu'il s'étoufferait. Elle se revoyait quelques mois plus tard à Stockholm, énervée et impuissante, le visage ravagé par les larmes, après avoir appris l'aventure du Lindgren avec sa chère et tendre meilleure amie. « Où en êtes-vous avec Silver ? » Qu'elle demanda, sans prendre de pincettes. Inutile de mettre les formes, elle savait qu'Isay la percerait à jour avant la fin de sa mascarade. Elle releva les yeux vers lui, et s'expliqua quant à son brusque changement d'humeur : « Je ne veux pas revivre ce qu'il s'est passé en Croatie. Je ne veux pas avoir à me demander si je dois craindre ton entourage féminin. Je ne veux plus de réglements de compte. » Parce que c'était bien de ça qu'il s'agissait : de règlements de compte. À celui des deux qui tiendrait le plus longtemps, et qui mettrait l'autre plus bas que terre. « Je veux savoir si c'est une adversaire. » Et si elle était de taille, cela allait sans dire. Valentina ne comptait pas se laisser faire. Ce fantôme du passé, elle comptait bien le laisser au placard. Elle posa une main possessive sur son cou, et se rapprocha dangereusement de lui. « Je ne compte pas te laisser filer. » Qu'elle souffla, avec une détermination sans faille. Elle posa sa main libre sur le torse de son petit-ami, et le poussa légèrement, le renversant sur les draps encore impeccablement faits. Elle profita de son emprise temporaire pour se placer au-dessus de lui, et retirer à son tour son petit haut blanc, dévoilant un soutien-gorge blanc en dentelle. Valentina se rapprocha dangereusement des lèvres d'Isay, qu'elle effleura avec malice et délectation. « Je me battrai pour toi s'il le faut. Et je l'écraserai. Elle, ou n'importe quelle autre. » Conclua-t-elle, avant de fondre sur sa proie.
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