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the moment she walked through the door. w/swanael

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Swan Cartwright-Hansen
there's no place like berkeley
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prénom, pseudo : brittany
date d'inscription : 16/04/2008
nombre de messages : 58111
disponibilité rp : open - alicia, nael (flashforward)
avatar : emilia clarke

MessageSujet: the moment she walked through the door. w/swanael Mar 10 Fév - 1:52


 
▬▬▬
" SOUFFRIR LA MORT, POUR TE PLAIRE
DÉFENDRE NOS TORTS, ET PUIS SE TAIRE
LE DÉSIR ENCORE, POUR L'HIVER
UN K.O D'EFFORTS, SUR SAINT-HILAIRE

ON S’ÉTAIT DIT DES CHOSES ...
QUE L'ON NE TIENDRA PAS. "
(julien doré, paris-seychelles)

✲ ✲ ✲


Une princesse sans robe à paillette, Cendrillon errant pieds nus, un fonds de désespoir amer enserré autour de ses doigts. Le glas imminent d'un verre presque vide. Le voile des mauvais jours, masqué avec adresse par ses sourires trompeurs. Swan, grande actrice toute catégorie, passait de pièces en pièces, se montrait polie, saluait ses amis, continuait son chemin, les yeux grands ouverts comme des radars à la recherche d'un verre esseulé quelque part sur le bord d'une table. Une pêche à l'oubli,  pour anesthésier sa conscience. Elle buvait, sans trop s'en rendre compte, elle buvait, du gin, un peu de rhum parfois, et de la vodka, souvent, dans tous les verres qui erraient comme elle, et qu'elle trouvait sur son passage. Après une représentation remarquée au cabaret, Swan s'était laissée emportée par la frénésie collective pour finalement atterrir dans cette soirée clandestine, improvisée dans l'appartement royal d'un iota issu des beaux quartiers new-yorkais. Sa silhouette de danseuse rôdait ici et là, le fil, instable et fragile, de ces dernières semaines en boucle dans sa tête. Le froid de l'Alaska qui picorait sa peau pâle la veille de Noël, à la quête d'un renouveau inexistant écrasé comme de la poudre de neige craquant sous ses pieds, le cœur glacé enfoui dans son costume de manchot ; et la nuit de la Saint-Sylvestre, à décompter les secondes sur le toit de la Coit Tower, sa vie partant en l'air, elle le sentait, plus rien n'allait. Depuis des mois déjà, se rendre sur les bancs de Berkeley s'apparentait à un véritable supplice pour lequel elle n'avait plus la force de puiser. Elle était fatiguée, fatiguée d'apprendre, et passait désormais ses soirées à danser, avec le peu d'entrain qui lui restait. Et à boire aussi, puis-qu’après tout, quitte à perdre pieds, autant y aller jusqu'au bout. Sa vie semblait se débrider sous ses yeux, partir hors du temps au sommet de l'Alaska durant les fêtes de fin d'année fut la seule chose qu'elle ait été capable de faire. Retrouver ce semblant de liberté qu'elle chérissait tant et avait sans doute abandonné au profit d'une idylle déstructurée où l'éternel Nael jouait les trouble-fêtes. « En voilà une qui aime se faire plaisir. » qu'une voix suave lui lança, pointant suffisamment son attrait pour la bouteille pour l'extirper de ses songes. En face d'elle se tenait un jeune homme svelte à la prestance impeccable, et de part son aisance décontractée, elle n'eut aucun mal à comprendre qu'il s'agissait du propriétaire des lieux. Un héritier festoyant de sa richesse, dans toute sa splendeur. « Je n'ai pas pour habitude de faire les choses à moitié. » répondit-elle en s'empressant d'ingurgiter d'une traite les deux verres encore pleins qu'il comptait lui offrir. Il eut un sourire. Le voilà déjà conquis par cette femme rebelle à la parole dérangeante, et dotée d'un charme volé à un autre temps. Son regard sagace et ses œillades soignées semblaient facilement parvenir à satisfaire l'égo surdimensionné de ce gosse insatiable. Ils commençaient à engager cette conversation, lui bien plus qu'elle, parler sans trop en dévoiler, à balancer des non-dits sous-entendus, à feindre des rires cachés, prononcer des paroles à peine audibles tant le vacarme musical inondait chaque pièce de l'appartement. Il l'invita à danser, elle ne put refuser. L'immense salon transformé en piste de danse renfermait tous les noms les plus reconnus de l'université, Rosenbach et Fitzgerald, doyens et présidents de confrérie se côtoyaient l'espace d'une nuit. Alors qu'ils s'enfonçaient dans la liesse estudiantine déchainée sur le dernier morceau de Martin Garrix, Swan s'arrêta net, le regard rivé sur un visage, un seul, le sien. Le monde  s'embrase autour d'elle, et elle reste là, scotchée à ce sourire étiré sur sa mine d'enfant, et ce corps, bon dieu, ce corps qu'elle voit danser pour la première fois. Des pas peu assurés certes, mais sincères et partagés avec une beauté métissée qu'elle connaissait déjà. Sortie du nuage de ses pensées, elle se mets à danser à son tour, elle saute et tout s'écroule sous ses pieds, elle ne le regarde plus, elle en regarde un autre, le type là qui veut lui offrir son royaume et chausser ses pieds nus de Cendrillon. Ça fait semblant de s'amuser et de sourire, ça crève d'envie de fuir, et de partir encore et oublier toujours. L'inoubliable. Entre deux chansons, Swan parvint à s'éclipser, elle part presqu'en courant de cette foule nourrie par le fric et l'ambition, et regagna la pièce voisine. Une cuisine américaine déserte dans laquelle elle s'empressa d'ouvrir chaque placard sans prendre le temps de les refermer. Elle sentit ses mains frémir sur le verre fragile qu'elle vint de sortir, elle y versa du vin français et le but aussi rapidement. Les mains posées de part et d'autre du plan de travail, Swan finit par se retourner en lâchant un long soupir. Elle releva sa tête, lourde de pensées et vide de sens. Il était là. « Sala... Ravie de te revoir. » ironisa t-elle en essayant de siroter les dernières gouttes d'alcool encore au fonds de son verre. Une main nerveuse passa dans ses cheveux bruns, Swan n'osait même pas le regarder. Leur histoire, si on pouvait appeler cela ainsi, ne ressemblait à aucune autre. Un tandem atypique, symbole des amours torturés du vingt et unième siècle. Ils s'étaient longtemps cherchés, et semblaient depuis quelques mois enfin s'être trouvés. Mais à quel prix. Un jour, ils pouvaient s'aimer sans trop se déchirer, jouer comme toujours sur des mots, des regards, et puis, ça dérapait, ils s'entretuaient. Lui, éternel gamin aux envies de résistant aux codes du système, et Elle, grande féministe et courtisane du monde, jouissant d'une liberté sans frontière. Ces derniers mois, leurs différences avaient eu raison de leur passion : à force de jouer, à trop s'aimer. « J'imagine que tu veux savoir ce que je faisais pendant tout ce temps ? » Sous l'écho oppressant de la musique voisine, Swan se rapprocha du bordelais, et sans un mot, elle lui tendit un verre de vin avant de s'en servir un. « Je suis partie. En Alaska. Tu sais bien que je déteste les fêtes de fin d'année. Chacun chez soi avec sa famille... ça me donne envie de vomir. Mon père m'a appelé, il voulait que je rentre, j'ai refusé. J'avais pas envie de le voir, ni lui ni personne d'ailleurs. » Elle s'arrêta, le regard perdu dans son verre déjà à moitié vide. Le décès de sa mère à l'aube de ses quatorze ans avait mis fin à sa relation avec son père, un homme trop souvent absent et enfermé depuis des années dans le deuil douloureux de sa femme malade. Elle les avait perdu. L'un, puis l'autre. « Enfin.. je te dis ça, mais ça doit sans doute t'emmerder tout ça, pas vrai ? Si ça t'intéressait vraiment, tu m'aurais appelé. Apparemment, tu as mieux à faire. »  
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MessageSujet: Re: the moment she walked through the door. w/swanael Ven 20 Mar - 23:48

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