AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

« my control of the necessary evil, dad. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité

MessageSujet: « my control of the necessary evil, dad. » Dim 1 Fév - 9:28



"C'est elle que j'emmène parce que j'ai pas envie que tu prennes froid, tout Israélien que t'es, p'tite chose. La Russie, c'est pas un pays pour les mecs comme toi." lançai-je à Rayan tout en me rhabillant. J'entends le Delta grommeler quelque chose en se redressant légèrement dans son lit, chose qui a le don de me faire sourire. Cet éternel petit sourire à la fois diabolique et tendre… ne jamais s'y fier, et il le sait. Après avoir remué sa chambre de fond en combles la nuit dernière à coups d'ébats scandaleusement osés, je dois partir en direction de l'aéroport. J'attrape le sac que j'avais préparé avant de quitter ma chambre chez les Gamma, puis je me penche vers le grand blond qui ne me lâche pas des yeux. "Promis, si j'la mets en cloque après une nuit de débauche imprévue, ce sera toi le parrain." J'esquive in extremis un coup de boule et je claque la porte de sa chambre en essuyant une insulte en arabe. Qu'il est susceptible, c'est adorable. Il va me manquer. C'est en conquérant que je m'en vais, idem quand je croise Valentina. "Blondie, désenchanté comme toujours." Elle me dévisage sévèrement… c'est qu'elle ferait presque peur sans tout son attirail de maquillage sur la figure. Pavel se retire, mécréants, vous pouvez vous jeter sur le chemin qu'il a foulé. En quelques minutes, je me retrouve sur le trafic de San Francisco, enfourchant ma moto qui tourne à plein régime au-delà des limitations de vitesse. Limitations ? S'il vous plaît… En deux temps et trois mouvements, j'arrive à l'aéroport où j'aperçois une silhouette plus que familière qui m'attends. Légèrement déhanchée, une valise attendant sagement près d'elle. Des cheveux ébène qui tombent en cascade sur ses épaules, un regard sombre et un sourire machiavélique. La Diablesse incarnée. Je retire mon casque après m'être garé et je prends mon sac avant de m'avancer vers elle pour la gratifier d'un sourire et d'un baiser osé tout près de la commissure de ses lèvres pulpeuses. "Bony." La Reine de la confrérie en personne et son prince. Mettre ces deux là ensemble, c'est planifier l'Apocalypse. Comment la décrire le mieux ? Si je devais avoir une jumelle au moins aussi dérangée et cruelle que moi, ce serait sans hésiter Ebony. Certains nous verraient parfaitement ensemble, mais nous savons l'un comme l'autre que ces flirts ne sont qu'un jeu sans aucune conséquence. Les pierres glacées que nous avons à la place du cœur appartiennent à d'autres, mais nous ne sommes pas sans jouer avec les limites en permanence. Nul ne peut nous considérer comme acquis. Je passe une main dans le bas de son dos après avoir négligemment jeté mon sac sur l'épaule, puis nous allons en direction des terminaux. Là, un homme en costume et lunettes noires nous accoste et nous barre la route. "Pavel Mikhaïlovitch ?" Suspicieux, je m'arrête. Prêt à détaler s'il s'agit des flics ou quelque chose de ce goût, le type me montre un sceau sur une chevalière, un "R" soigneusement dessiné et orné. Romanov. "C'est votre père qui m'envoie pour vous escorter et faire le voyage avec vous." Son accent russe ne trompe personne, je me détends un peu. "Alors attrape le sac de Madame, mon vieux, j'ai pas envie qu'elle prenne l'habitude que j'sois personnellement galant." Je glisse un regard taquin en direction d'Ebony dont la valise se retrouve sur l'épaule du mastodonte en costume. On nous envoie du petit personnel, c'est notre devoir d'en abuser, non ? Nous passons les dispositifs de sécurité sans difficulté, malgré un regard insistant du douanier sur moi. Je sais parfaitement que je suis fiché comme un individu dangereux, mais aujourd'hui, c'est open bar. J'ai Superman qui fait barrage. Au lieu d'embarquer à bord d'un avion commun, c'est vers ce qui semble être un jet privé que nous nous dirigeons. Un peu surpris, je monte tout de même en compagnie d'Ebony puis j'écarquille les yeux. Un intérieur luxueux, décoré avec un soin particulier. Un peu chargé, mais l'étalage des richesses n'est pas sans sauter aux yeux. Ce que j'aurais pu lancer comme réflexion, je le retiens entre mes dents. A la place, je reste silencieux et je m'assois sur un large fauteuil en cuir, non loin de celui où se trouve Ebony. Elle, curieusement, je suis sûr qu'elle va adorer. Quelques minutes après le décollage, je pose mes yeux sur les nuages que nous survolons à grande vitesse. "C'est sympa d'être venue avec moi, j'me voyais pas y aller tout seul. Ca t'embête pas de laisser ton Zayn avec sa dinde hors de portée ?" Mon regard brun vrille sur Ebony à qui je m'adresse avec un léger sourire en coin. Pourquoi vient-elle, déjà ? Parce qu'il y a quelques semaines, j'ai échangé avec mon père biologique pour la première fois. L'un des tous derniers membres de la glorieuse dynastie Romanov, un homme secret dont j'ai été coupé toute ma vie. Il m'a demandé si j'accepterai enfin de le rencontrer. Sans en parler à Beni au préalable, j'ai accepté. Seule Ebony est au courant de ce voyage, pour la bonne et simple raison que je lui ai demandé de m'accompagner. D'une part car j'ai besoin d'avoir un appui solide… et d'autre part car il se pourrait que j'ai aussi besoin d'une alliée indéfectible dans ce que mon esprit tordu entreprend de mettre en place.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: « my control of the necessary evil, dad. » Jeu 5 Fév - 23:17


my control of the necessary evil, dad



Ebony&Pavel ⊹ Ebony ouvrait un œil puis deux. Sur le sol, allongée sur le ventre, les sous-vêtements renversés sur sa peau à nue, elle dégageait progressivement le brouillard qui lui cloîtrait l’esprit en une brume vaporeuse et incandescente. Son crâne lui faisait horriblement mal et son sang tapait contre ses tempes pendant qu’elle observait un misérable insecte sur le plancher, continuer tranquillement sa course, hésitant néanmoins, face à l’obstacle qu’elle représentait. Se retournant telle une baleine échouée sur une plage, elle se retrouvait sur le dos, les yeux collés au plafond de la débauche dans laquelle elle vivait pour comprendre pourquoi la jeune femme se trouvait dans un tel état. Son visage balayait l’espace de la cuisine et du salon en se tortillant sur elle-même jusqu’à qu’elle aperçoive un homme nu sur son canapé. Ok. Qu’est-ce qu’un homme nu faisait sur son canapé alors qu’elle se trouvait par terre ? Analyse numéro une, il n’était clairement pas doué pour garder une femme à ses côtés. Se levant finalement, elle tanguait sur ses jambes pour trier quelques informations qui apparaissaient à sa vue troublée. Des bouteilles jonchaient la table du salon, des morceaux de verre sévissaient sur le sol et certains meubles étaient totalement renversés. Pour cloîtrer le chapitre de ce désordre, sa chatte miaulait au milieu des déchets espérant une nourriture bien plus saine. Une batarde qui demandait un certain haut de gamme. Ma fille, fallait pas arriver sous les fenêtres de la doyenne si tu t’imaginais être traitée comme une duchesse ! Pour cela, elle feulait rageusement et s’échappait à travers la porte entre ouverte de la chambre d’Ebony. Avançant longuement vers la cuisine, elle soupirait, haussait les épaules comme déjà désespérée d’obtenir le moindre souvenir ou trouver quelques séquelles de la veille et finissait par se faire un café brûlant. Ebony émergeait peu à peu dans sa tenue la plus provocante pendant qu’elle observait l’homme qui occupait le cuir de son sofa. Ramassant les vêtements qui semblaient des plus masculins, elle lui envoyait en pleine figure, le réveillant en sursaut. Allez la fête est finit, tu sais où est la sortie. Qu’elle disait en se dirigeant, mains plaquées sur sa tasse, vers sa chambre. Tu me donnes pas au moins ton numéro ? Qu’il disait, la voix brûlée par une pâteuse grotesque et matinale. Pour toute réponse, Ebony claquait la porte de sa chambre derrière elle et éclatait d’un grand rire moqueur. Débarrassée de l’intrus ou pas, elle s’écroulait dans son lit, écrasant à moitié le matou qui occupait le matelas. Une seconde s’écoulait puis deux, le regard fixé sur le réveil. Jusqu’au moment où elle sursautait alors. Merde ! Elle avait un avion à prendre, une virée à faire avec Pavel bref les détails ne la concernait pas, tout ce qu’elle savait c’était qu’elle avait accepté sans hésitation et avec un regain de vitalité rare depuis ces derniers jours. La présence de son meilleur ami était des plus atypiques et surprenantes et il venait à l’éveiller de bien des manières. Ensemble elle se sentait totalement complète et comprise. Si elle ne se cachait jamais sur ses mauvaises actions et ses manières démentes, avec Pavel, il s’avérait que ces habitudes s’empiraient et elle adorait ça. C’était à la limite de l’orgasme ce plaisir malin qu’ils avaient à se complaire dans la folie. Alors Ebony fonçait dans la salle de bain, enfilait quelques vêtements sans réfléchir, fourrait encore plus d’affaires dans sa valise et sortait sur le perron. Whoo. Qu’elle disait en plaquant sa main sur ses yeux face aux rayons du soleil qui avaient décidé de brûler vivement sa rétine. Enfilant ses lunettes noires sur le nez, elle faisait bruisser ses pas dans les cailloux qui jonchaient le trottoir pour héler un taxi. Arrivant rapidement à l’aéroport, elle se stoppait net face à l’espace vide dans lequel, la jeune femme était censée récupérer son russe préféré. A l’heure ? A l’avance ? Attendre ? Elle ne connaissait aucun de ces mots et suppliaient intérieurement pour trouver une vengeance adéquate à cracher au visage de Pavel. Mais Ebony n’avait pas le temps de propager ses pires pensées que le bruit familier d’un gros cylindre venait fatiguer un peu plus, son ouïe endoloris. Très cher Pavel, j’ai cru attendre et ait failli m’évanouir de désespoir. Dramaturge à ses heures perdues Ebony l’accueillait avec un sourire malicieux et lui offrait la commissure de ses lèvres avec l’envie mordante de lui faire oublier ce sourire fallacieux qui s’étalait sur son beau visage machiavélique. Ses mauvaises intentions étaient à couper le souffle comme toujours. Avançant à travers l’aéroport, la doyenne trainait des pieds, le corps encore cloîtré dans son après beuverie et acte sexuel dont elle n’avait pas grand souvenir. Fallait-il dire que c’était un second mauvais point ? Loin d’être courbaturée, elle priait d’oublier cette nuit. Elle avait mal jugé sa conquête apparemment. Stoppée dans ses pensées amorphes, elle observait le mammouth moulé dans un costume anthracite qui occupait les quelques espaces de sa vue sur lesquels elle pouvait dorénavant se concentrer. Tu m’emmènes en voyage. Je pense que t’as assez fait tes preuves pour aujourd’hui. Qu’elle lui sort d’un ton mielleux en abaissant la monture de ses lunettes pour faire apparaître un battement de cils exquis. Sourire en coin, elle se laissait entraîner vers la piste d’atterrissage pour déposer ses pupilles sombres sur le jet qui les attendait. Si j’avais su, j’aurais fait au moins un effort de présentation… Qu’elle souffle entre ses lèvres pendant que Pavel l’observait sceptique sur cette affirmation. Non, je déconnes. Voila comment remettre les choses au clair pendant qu’elle grimpait dans l’appareil et prenait place sur l’un des fauteuils si confortables qui donnaient à l’habitacle, des airs ministérielles. Tu me connais. Tu me proposes une virée dans un pays où la mafia à plus de membres que la population globale. Qu’elle dit avec un sourire ravis pendant qu’elle explorait de ses immenses prunelles curieuses, l’intérieur du jet. Mais évidement, son observation s’arrêtait net sur le regard prévoyant de Pavel lorsqu’il parlait de Zayn. Levant les yeux au ciel, son visage devenait bougon et juste tous les deux, elle ne cachait absolument pas ses plus profondes pensées qui s’administraient royalement sur chaque pore de son visage. J’en ai plus rien à faire. Il a fait un choix, pas le bon, tant pis pour lui, il le regrettera amèrement quand il aura pris conscience que cette fille est trop fadace pour lui. Il veut se donner un genre de bon garçon. C’est la crise de la vingtaine et pour lui ça commence par devenir encore plus con qu’avant. Voila comment rétablir les faits pendant qu’elle dévisageait curieusement son meilleur ami. Et toi alors ? T’as laissé Rayan menotté à ton plumard avant de partir ? Un rire s’échappait de sa gorge. Oh oui il pouvait le faire comme elle l’avait déjà fait avec Andrew à une époque révolue. Cette simple remarque semblait comme une constatation bien évidement normale pour les deux. Psychopathes en puissance qui s’envolaient pour la Russie…



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: « my control of the necessary evil, dad. » Mer 11 Fév - 8:50



Ebony et ses airs de diva sur le retour... Un sourire purement moqueur se dessine sur mes lèvres, tant et si bien qu'elle aurait été en droit de m'administrer une gifle pour cette impertinence silencieuse. A quoi bon faire un effort de présentation ? Nous nous installons dans l'appareil qui ne tarde pas à décoller et je laisse mes pensées vagabonder au rythme des nuages qui courent juste en dessous. C'est la première fois que je retourne en Russie depuis que je me suis échappé de l'asile, non sans avoir été l'amant d'une riche héritière que j'ai soigneusement escroqué avant de m'enfuir pour de bon. L'ancienne maîtresse de mon bleu de Russie, d'ailleurs. Screw her, il est bien mieux avec moi. Je ne tarde pas à m'enquérir du feuilleton romantique de la doyenne de confrérie, mimant un intérêt mesuré pour dissimuler l'inquiétude que je lui porte. Derrière sa cruauté et son indépendance, je sais que la jeune femme tient à son petit laquais... J'opine du chef à ses propos en sortant un paquet de cigarettes de l'intérieur de ma veste. "T'as pas tapé assez fort pour qu'il ait la trouille de partir." Conclusion sans détour, mais dont elle comprendra les réels sous-entendus. Je lance une clope à Bony et je m'allume la mienne en prenant un air pensif. "Mince... L'attacher au plumard, j'aurais pourtant dû y penser." Sérieusement, on pourrait presque lire de la déception sur mon visage de n'avoir pas considéré cette option par moi-même. Je soupire puis je secoue la tête. "Non, j'me suis contenté de l'abandonner lâchement après l'avoir épuisé toute la nuit dernière. Et je lui ai dit que si par désœuvrement, on en venait à engendrer un p'tit démon toi et moi, il aura le droit d'être le parrain." Un sourire malicieux et presque satisfait vient se poser sur mes lèvres lorsque je souffle la fumée en direction de mon interlocutrice. "Il t'aime pas trop, tu sais ? J'crois qu'il est un peu jaloux. C'est dommage, ça va nuire à son invitation quand on se mariera, toi et moi." Et une vanne supplémentaire, une ça marche. Ebony et Pavel. Heureux mariés. Vous imaginez le désastre ? J'aime bien plaisanter à ce sujet, ça fait jaser les manants qui prennent ces idioties pour argent comptant. La belle brune et moi sommes parfaitement rodés comme un vieux couple sur le sombre chemin du vice et de la méchanceté, mais il n'y a entre nous que cette inexplicable étincelle de complicité que je ne retrouve avec personne d'autre. Un feu ardent, violent, incontrôlable. Ce genre de brasier qui vous pousse au pire, et qui en repousse les limites.
Quelques heures plus tard, après quelques chamailleries incluant un envol de plateau repas, une hôtesse pleurant après quelques remarques acerbes de la Dame Ebony, et un long sommeil, nous arrivons enfin sur le sol russe. Terre froide, instable sur tant de plans, dangereuse, inhospitalière pour quiconque n'est pas coutumier de sa dureté... Me voilà à la maison. Je laisse Ebony descendre la première et lorsque je pose un pied sur le tarmac, mon regard tombe immédiatement sur un homme flanqué de quatre gardes du corps du même acabit que le gorille qui nous a escorté depuis San Francisco. Il s'avance et nous dévisage l'un après l'autre. Même si j'ai un regard identique à celui de ma mère, je remarque rapidement que je tiens ma carrure et le bas du visage de mon géniteur, nous avons un grand nombre de traits communs. "Fils." Sa voix est grave, invitant à un respect immédiat, si ce n'est de la soumission. Cet homme est un habitué des épreuves de force. Sans répondre, je me retrouve dans ses bras tandis qu'il me serre contre lui. En proie à une certaine gêne mêlée à de la méfiance, je garde mes bras écartés dans le vide en fronçant les sourcils. Il finit par me lâcher, luttant visiblement pour ne pas se faire déborder par une émotion qui cherche à sortir, puis il esquisse un léger sourire. "Je suis ravi et honoré de faire enfin ta connaissance. Je vois que tu n'es pas venu seul." Je n'ai pas encore dit un mot, trop occupé à analyser le moindre de ses traits. Aux yeux d'Ebony, je dois avoir l'air d'un môme de cinq ans qui dévisage un inconnu sans la moindre discrétion, méfiant et curieux à la fois. L'homme s'avance vers la doyenne des Gamma puis prend sa main afin de poser ses lèvres dessus, poliment. "Nicolaï Alexandrev Romanov-Mikhaïlovitch, c'est un plaisir, mademoiselle...?" lança-t-il en gardant sa phrase en suspens. Ce contact me fait arquer un sourcil. Le même regard. Un peu moins "dérangé" que le mien, mais je sais maintenant d'où me vient cet air naturellement charmeur, pour ne pas dire trompeur. Sans me faire prier, je pose mon bras autour de la taille de la jeune femme et j'affiche un sourire pour la première fois. Mesquin et prévenant à la fois. "Ebony. On est fiancés." Je presse un peu plus fort la taille de Bony, histoire qu'elle marche aussi dans ce mensonge. Nicolaï lâche sa main avec quelques précautions, ayant compris le message. "Enchanté de l'apprendre. Vous voulez bien me suivre tous les deux ? Nous prendrons ma voiture pour rejoindre le château." Château ? Donc l'héritage des Romanov a en partie survécu... Lorsque mon père a le dos tourné, il ne peut voir cette étincelle de convoitise diabolique qui enflamme le fond de mes pupilles. Une fois installés dans une grande voiture, je prends le temps de m'adresser à lui, enfin. "Vous vivez à combien dans ce... château ? - Six. Ma femme, ma mère, moi et nos trois enfants. Sans parler des agents de sécurité et du personnel, bien sûr." L'une de mes mains se crispe. Des enfants ? Pour une compagne qui se disait infertile, elle a fini par lui pondre une belle tripotée de mioches. Je tourne la tête sans répondre, ce qui laisse le champ libre à Nicolaï de parler avec Ebony, sentant sans doute qu'il sera délicat de m'adresser la parole. "Vous faites des études avec Pavel ou autre chose ? C'est la première fois que vous venez en Russie ?"
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: « my control of the necessary evil, dad. » Jeu 19 Fév - 19:44


my control of the necessary evil, dad



Ebony&Pavel ⊹ Lovée dans un confort inhabituel, Ebony respirait le luxe et son odeur amère qui lui collait au nez comme le doux fléau qu’elle avait quitté plus jeune. Si la jeune femme vivait d’eau de vie et de pilules colorées et semblait dompter le jour dès qu’il se levait sans savoir ce qu’adviendrait la seconde d’après, il n’en avait pas toujours été ainsi. La demoiselle apparemment indépendante et d’une liberté instable inspirait le goût de l’aventure lorsque ses racines venaient endiguer l’excitation qu’on connaissait lorsqu’on tentait de découvrir d’où venait l’écervelé. Bony c’était tout simplement une gosse de riche, une de plus qui avait tout plaqué juste parce qu’elle ne se sentait pas à sa place. Voila, c’était exactement ce qu’elle était. Dur réalité de voir que la jeune femme si intrépide n’était que le reflet de beaucoup d’autres malgré sa différence mordante. Et pourtant en voulant se sortir d’un isolement quintessentiel, elle aspirait à plus de pouvoir et de richesses surfaites. Une contradiction immense mais un avenir qu’elle atteindrait par ses seules moyens sans personne pour se montrer fière d’elle ou lui indiquer comment penser et que faire pour y arriver. Les relations humaines et Ebony, le calvaire d’un duo qui ne pourrait jamais s’entendre. Fermant un bref instant les yeux, elle s’imaginait s’habituer de nouveau à ce style de confort. Après tout, si elle finissait par atteindre son rêve et grimper sur la pyramide politique sur laquelle s’échelonnait Jayan son ami d’enfance, il en faudrait de peu pour qu’elle finisse par se retrouver régulièrement sur ce genre de jet clinquant. Guindant son minois fatigué, elle repoussait sa fatigue pour soupirer grandement devant les propos de Pavel et finissait néanmoins par lancer un rire lointain. Ses pensées s’échappaient, les images surgissaient et elle revoyait encore une fois, son poing volé sur le visage de Zayn alors qu’il lui avouait vouloir tenter une relation amoureuse avec une autre fille. La colère intense qu’elle avait ressenti à ce moment-là n’avait pas épargné le gamma et aujourd’hui encore elle ne regrettait pas son geste et aurait même été prête à recommencer juste pour qu’il ressente de nouveau cette cuisante douleur qui n’était rien contrairement à ce qu’il avait pu lui faire ressentir ce jour là. Ce même jour où la jeune femme était revenue de vacances et avait cru retrouver l’homme qu’elle aimait, son acolyte de toujours, cette relation désespérante, ce porte malheur atypique. Comprends moi, si toi tu trouves que tes jouets sont mieux la gueule fracassée libre à toi. Pour ma part, j’essaie de préserver ce qui est beau dans ce monde. La jeune femme dévisageait alors son meilleur ami comme si une longue analyse rodait dans sa conscience dévastée. Je me demande alors pourquoi je ne te frappe pas lorsque tu me sors tes conneries… Toi il n’y a déjà plus rien à préserver. Haussant un sourcil devant cette constatation elle soupirait comme soumise à une vive déception que ses paroles venaient de faire naître. Il manquerait plus que la doyenne et le gamma viennent à lever le poing sur l’autre lorsque quelque chose n’allait pas et ils finiraient complètement cassés, détruis, presque plus à même de ruiner la vie d’autrui. Hors de question que cela arrive pour ce simple dernier point qui était leur passe temps favoris. Quoi ?! Ebony qui feintait la surprise de ses propos. Rayan le parrain, quelle humiliation ! Non, elle ne s’étonnait guère de l’idée qu’ils puissent devenir parents ensemble mais plutôt pour le fait qu’il imagine une seule seconde qu’un delta puisse un jour prendre soin de cette progéniture de l’enfer s’ils leur arrivaient la moindre chose. Alors là tu rêves. Il est hors de question que ce blondinet qui fait plus attention à sa manucure qu’à ses études vienne un jour prodiguer des conseils à la plus grande merveille du monde ! Voila comment Ebony remettait la situation au clair avec le sérieux d’une vraie mère qui s’inquiéterait de l’avenir de son enfant fictif. Jaloux ? Ce n’est pas parce que j’ai envie de toi tous les jours qu’il doit s’inquiéter… Moi étrangement il me fait rire. Un bon point. Contrairement aux apparences et à son habitude ennuyeuse de tenter de rendre fou l’homme en question, Ebony appréciait la présence de Rayan car il était atrocement plaisant de lui en faire voir de toutes les couleurs et pour cette permission inconsciente qu’il lui concevait, elle avait une petite part d’estime pour lui qui traînait au fond de ses entrailles pourries. Ecrasant la cigarette qu’elle venait de finir, dans le cendrier placé au bout de son accoudoir, elle se redressait enfin, s’étirait après un somme qui l’avait requinqué et sortait enfin de l’appareil. Devant elle, une armada d’hommes en costume se tenait devant un homme au port de tête altier et à la fierté indéniable concernant son statut d’homme important. Le père de Pavel ? Ebony n’eut pas le temps de se poser de question qu’elle se retrouvait déjà devant l’image hautaine qu’il renvoyait. Il lui adressait la parole en attrapant sa main. De suite la jeune femme exposait sur son visage de l’Est le plus beau des sourires. Tenue de fille parfaite en avant, son immense regard venait empoigner avec complaisance celui du dit padre. Enchantée … Mais au moment où ce mot aux connotations mielleuses venaient à sortir de sa bouche, elle sentait Pavel presser son bras contre sa hanche. Fiancés, fiers de l’être et … En vue de la mine de Pavel, il était encore moins ravit de se retrouver face à cet homme qu’elle ne le pensait jusqu’à présent. Très bien, informations enregistrées. Ils avançaient alors sous l’invitation de son père vers la voiture et, à l’écart de l’attention de celui-ci, Ebony venait à caresser furtivement les fesses de Pavel. Son air courroucé démontrait la tension qui s’écoulait dorénavant le long de son corps. Désolée chéri, tu sais très bien que j’ai du mal à ne pas te toucher… Qu’elle lui disait au creux de l’oreille en y déposant un délicat baiser avant de monter dans la voiture luxueuse. S’il mentait sur leur soit-disant relation alors autant en profiter et bien évidement elle était sûre que ce ne serait pas aux dépends de son meilleur ami qui s’en amuserait tout autant. Ecoutant attentivement leur bref intermède, la gamma soulignait chaque détail qui filtrait à son travers et affichait un minois doux et avenant lorsqu’il venait à s’adresser à elle. Sentant bien un Pavel renfrogné et au bord de l’implosion, elle glissait sa main dans la sienne comme un doux signe d’amour alors que ce n’était que le soutient qu’elle lui devait bien. Oui, j’étudie la communication politique. Les hommes de pouvoir m’ont toujours fasciné… Qu’elle disait avec un sourire innocent et pourtant, seul Pavel pouvait deviner le sourire jubilatoire qui accompagnait ses paroles, au fond de ses pensées. Ebony, si elle jouait la comédie, ne pouvait s’empêcher de rester la même que depuis toujours. Aguicheuse derrière des airs évangiles. C’est la première fois, j’attendais la meilleure des occasions pour venir mais je dois dire que celle-ci est la plus belle. Rencontrer le père du fiancé ? Evidement voyons … La voiture s’arrêtait alors devant une immense bâtisse. Un château à l’immensité imposante et qui donnait pourtant l’envie à Ebony de s’y installer sans attendre. Sortant du véhicule à la suite de Pavel, la jeune femme venait se glisser contre lui. Si les marmots sont moches, je te promet qu’on peut les manger si tu veux… Les méchants loups qui débarquaient dans la bergerie. C’est par ici, suivez moi… Ebony avançait à la suite de l’homme tout en gardant la main de son meilleur ami dans la sienne. Il avait jeté les dés d’un mensonge dans lequel, il ne savait pas encore, qu’il ne pourrait s’en extraire que difficilement…



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: « my control of the necessary evil, dad. » Sam 21 Mar - 0:03

:out:
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: « my control of the necessary evil, dad. »

Revenir en haut Aller en bas

« my control of the necessary evil, dad. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» They will not control us, we will be victorious. | Sanaa.
» Damage control
» Gel Olive Oil Edge Control d'Organic Root Stimulator
» Aunt Jackie's Curls and coils In control conditioner
» Mac : Skin Refined zone et Oil control Lotion

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
the great escape :: flood and trash :: corbeille rp-