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he says close your eyes, sometimes it helps ~ davis

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Nathaniel Atwoodth
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MessageSujet: he says close your eyes, sometimes it helps ~ davis Mar 27 Jan - 22:07

“T'es la plus belle chose qui me sois arrivée dans la vie
Mais le problème, c'est que t'es aussi la pire.”
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Elle a un mauvais pressentiment. Depuis quelques jours déjà. Le genre de ressenti qui vous glace le dos, vous irise les poils, installe une paranoïa. Pour la première fois depuis très longtemps, Dany ressent de la peur. Une peur camouflée par sa témérité, mais une peur présente. Elle se sent fragile, vulnérable, à la merci de n'importe qui. Dany se retourne sur son chemin, fait des cauchemars, est persuadée qu'il va lui arriver quelque chose. Elle n'ose pas en parler. Elle garde cela pour elle, parce qu'elle n'est sure de rien et qu'elle veut se débrouiller seule. Mais ses pas se sont plus tranquilles. Sa démarche est rapide, plus que d'ordinaire. Elle se dépêche pour se rendre à son service du soir. Elle travaille à l'Absinthe Bar depuis quelques mois et jamais elle ne s'était inquiétée avant de venir travailler. Elle ne s'inquiétait jamais pour rien. Jusqu'à quelques jours en arrière. Cet homme. Toujours le même, au fond du bar, à la fixer. Cette impression grandissante qu'on la suit lorsqu'elle rentre chez elle, sans jamais pouvoir confirmer ses soupçons. Dany arrive sans encombre au bar et se dirige dans le vestiaire des employés. Elle y dépose ses affaires, gardant tout de même sur elle son téléphone et va se poser derrière le bar. Des habitués son déjà présents. Elle balaye d'un regard la salle et s'arrête sur une personne. Encore lui. Son sang se glace, les battements de son cœur s'accélère. Elle ne laisse rien transparaitre et baisse le regard. Histoire de faire genre j'ai rien remarqué, je l'ai pas vu, il n'existe pas. Dany se met au travail, prépare des coktails, sert des commandes, rigole – de manière forcée – aux blagues douteuses des clients qui la draguent ouvertement. De temps à autre, elle pose quelques secondes le regard sur cet homme, toujours au fond de la salle, mais se remet vite à vaquer à ses occupations. Une légère boule d'angoisse se forme au creux de sa gorge. La salive a du mal à passer et sa bouche s'assèche. Ses mains tremblent mais Dany tente de se calmer et de se resaisir. Elle s'empare de son téléphone et envoie un message à Davis. « Davis, j'ai l'impression qu'on me suit depuis quelques jours. Tu peux venir me chercher vers minuit, à la fin de mon service ? ». Message envoyé. Elle ne quitte pas l'iphone des yeux, parce qu'elle a besoin d'une réponse, et tout de suite. Allez Davis, come on, c'est pas le moment de jouer au pachat qui se fait désirer. Le bruit d'alerte d'un nouveau message retentit dans la pièce. Ses yeux parcourent le cellulaire. Les larmes lui montent aux yeux, mais elle se mord la lèvre, se fait violence pour ravaler ces perles salées qui menacent de s'écouler. « Ouais, c'est l'ombre de ta connerie qui est derrière toi. Fais gaffe. Et je peux pas ce soir, appelle Garrett ». Connard. Connard. Connard. Connard. Il ne paie rien pour attendre. Il fait encore la gueule pour cette histoire de mec qui n'en est même pas une. Elle le sait, elle le connait mieux que personne le Agusto. Mieux que lui-même. Et s'il a nié être furax que David, le collègue de travail de Dany – absent ce soir – soit venu dormir chez eux la nuit dernière, la jeune femme se doute que ce David est la cause d'un Davis bougeon depuis ce matin. La fin du service approche et Dany tente de retarder le moment où il va falloir quitter les lieux. Parce que pour l'instant, il est toujours là. Ce type. Qui la dévisage. Elle a beau faire abstraction de sa présence et l'ignorer, elle le sent, son regard perçant sur elle. Les clients quittent le bar petit à petit. Dany range, nettoie et une fois fini toutes ses tâches habituelles, se rend dans le vestiaire. Elle s'assoie sur une chaise, se prend la tête entre les mains. Elle a envie de pleurer, parce qu'elle est terrorisée. Mais elle se retient, se redressant et tentant de reprendre une contenance. Peut-être qu'elle se fait des films. Que finalement, la Seven Society a accompli sa mission et a réussi son coup. Faire peur à l'indomptable Cagle-Hopkins. Dany met sa veste, récupère ses affaires et sort par la porte de service. Personne. Un soupir de soulagement s'échappe de ses lèvres. Elle commence à marcher. Et une voix transperce la plénitude de la nuit. Dany sursaute et se retrouve face à lui. Cet homme. Dans le bar. Au fond. « C'est pas prudent pour une fille de sortir seule ». Un sourire narquois nait sur le visage de ce type. Dany fronce les sourcils. Elle a décidé de ne pas se laisser faire. S'il veut l'agresser, elle compte se défendre. Elle compte répliquer mais il reprend la parole. « Désolé de vous surveiller depuis quelques jours mais je voulais vous inviter à boire un verre.. sans jamais oser franchir le pas ». Dany croise ses bras sous sa poitrine, la mine interloquée. Il se fout de ma gueule lui ou quoi pense-t-elle. « Mais plutôt que boire un verre, on va plutôt envoyer un petit message à ton petit copain Davis... » enchaine-t-il. Dany ouvre la bouche, prête à dire que non, ce n'est pas son petit ami et puis d'où il connait Davis. Mais elle n'a pas le temps. Un coup de matraque s'abat derrière sa tête d'une force inouie. Ses jambes se dérobent et son corps est recueilli dans l'étreinte de l'homme qui l'a accosté. Et puis, c'est l'inconscience.
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MessageSujet: Re: he says close your eyes, sometimes it helps ~ davis Dim 1 Fév - 0:59

he says close your eyes, sometimes it helps.
Davis & Dany



Davis visionnait sur la grande télé du salon quelques reportages sensées le dissuader de se rendre à Bali. La population se faisait dense, la fréquentation touristique plus qu’excellente mais les paysages authentiques semblaient dépourvus du moindre naturel depuis que les murs de bêtons et les vitres de taille exubérantes, avaient élus domicile le long des longues plages de sables blancs. Avachi sur le cuir du divan, Davis grignotait le bout de la télécommande pendant qu’il lançait un œil vide à l’écran qui rythmait ses pupilles par une invasion de couleurs chaudes et d’images rétrospectives. Soupirant, il finissait alors par éteindre rapidement la vision épouvantable d’une jungle dévastée par les ambitions des hommes pour s’allonger lourdement sur les coussins qui ornaient les bras du canapé. Ses paupières se fermaient presque lourdement et son esprit se faisait happer par la sensation de sommeil qui l’envahissait depuis le début de la matinée. Il n’avait pas dormi de la nuit et cela se reflétait par des cernes prononcées longeant ses cils inférieurs et à sa mine défaite, presque irréelle. Constituant le parfait sosie d’un fantôme démembré, Davis errait comme un adolescent en crise, dans son appartement bien trop grand pour espérer le traverser dans un état pareil. Alors il secondait les meubles en venant prêter compagnie à chaque parcelle d’un salon démesurément vaste et accueillant. S’il n’était qu’un pauvre être désirant un répit des plus rapides, Davis avait bien du mal à fermer les yeux car dès que le noir se clôturait au centre de sa membrane, il apercevait le visage de Dany, les vêtements qu’il avait vus délaisser dans l’entrée mais aussi sa porte de chambre fermée. Elle n’était jamais fermée. Presque jamais. Elle l’a laissait toujours à demi-entrebâillée de sorte qu’il n’ait besoin que de pousser le battant pour pénétrer dans son intimité. C’était comme dire, tu ne rentres pas mais je t’en prie quand même si tu as besoin. C’était comme ça que ça fonctionnait depuis qu’ils avaient décidé sur un coup de tête d’emménager ensemble. La décision la plus rapide qui soit. Fallait-il encore énoncer l’absurdité de la situation ? Son côté loufoque, hystérique, fallacieux ? Car il était clair que si Davis s’était entiché rapidement de la belle jeune femme, il avait été encore plus fou de proposer en un instant d’habiter avec elle tout naturellement, comme si les années avaient pu construire leur relation, cet espace de confiance qu’il s’accordait, ce cercle intime qu’il s’octroyait et les heures de psychologie qu’ils se permettaient l’un envers l’autre. Pourtant rien de tout cela. Alors à défaut d’accepter que ce rapprochement si soudain puisse être le simple début d’une explosion bien plus vaste par la suite, Davis se méprenait beaucoup sur des images peu flatteuses qui ornaient son cerveau et déversaient en lui une vive rage. La gorge nouée par l’énervement, la colère faisait vibrer ses veines contre ses tempes et malgré la fatigue accumulée, exploitait durement son temps libre et cette tranquillité apparente dont cette maison avait cruellement manqué depuis leur arrivée dévastatrice. Il se retournait et tournait encore, attrapait sa casquette et la plaquait contre son visage comme si, le noir imbibant ses traits, il pourrait faire s’échapper de ses pensées, cette sensation pathétique qui hantait ses nerfs. La jalousie, la possessivité. Peu importe ce que cela était, Davis avait crevé d’envie toute la nuit dernière, de faire face avec agressivité, au délinquant qui squattait la chambre de sa meilleure amie. L’envie irrésistible de lui mettre son poing dans la figure lui était passée par la tête mais il s’était retenu car il n’en avait aucun droit et aucune raison apparente. Ni inconsciente d’ailleurs. Alors des émotions qu’il ne comprenait pas travaillaient durement son corps quand son esprit tentait de comprendre cette réaction hors norme. Son téléphone trouvait légèrement drôle de venir triturer encore plus ses larmoyantes ruminations lorsqu’il vibrait au creux de la poche de son jean au moment précis, où il divaguait moins et s’apprêtait à rejoindre les bras de Morphée. Sortant amorphe, le petit objet briseur de sieste, il apportait l’écran à sa vue plissée. Dany. Soupirant, il décrochait. La jeune femme travaillait ce soir et si d’habitude, elle lui passait des coups de fils pour simplement lui raconter une anecdote sympathique avant de lui raccrocher au nez, cette fois-ci semblait différente. Dany semblait inquiète, irritée par une révélation soudaine qui lui prenait en plein travail. Mais tout ce qu’entendait Davis s’était « je me suis tapée hier soir un mec, je me suis bien amusée dis donc ». Au revoir l’inquiétude dans le creux des mots de Dany, au revoir sa finesse légendaire et son empathie clémente. Davis était bougon, renfrogné et allait clairement faire comprendre à sa meilleure amie que lorsqu’il était d’une humeur de chien, il ne voyait plus que son problème premier. Et pour l’instant, c’était ce mec dans sa chambre cette nuit. Merde. Alors il l’envoyait promener avec grande délicatesse pour raccrocher ensuite comme le roi des cons qu’il pouvait représenter à présent. D’ailleurs, une fois son téléphone posé sur la table, il ne s’inquiétait même pas des propos de la jeune femme et continuait à ruminer, oubliant jusqu’à l’objet de son appel. S’endormant enfin, il n’imaginait pas ce qui pouvait subvenir dans sa plus grande imperméabilité sentimentale. (…) La nuit était avancée mais Davis ne se rappelait pas s’être levé une seule fois. Il avait trainassé, ouvert une bière, bu sur le canapé, zappé à la télé pour finir par s’endormir lâchement sur le canapé. Mais son téléphone le réveillait de nouveau, encore. Cette fois-ci, il mit bien plus de temps à émerger et tâtait le meuble jusqu’à ce qu’il finisse par décrocher in-extremis. Allô ? Davis ne s’imaginait pas une seule seconde que la personne au bout du combiné pouvait en une seconde, détruire le cocon rassurant qu’il s’était gorgé en arrivant à San Francisco. On a la fille. Elle est mignonne, ce serait bête de l’abîmer. Faut qu’on parle alors tu te ramènes à l’usine et on lui fera peut-être pas de mal. Davis avait déjà enfilé son cuir pendant que l’homme parlait. Si cette voix il ne l’avait entendu que de rare fois dans sa vie, il l’a reconnaissait entre mille pour l’avoir marqué à vie. Merde. Sans le savoir réellement ni avoir aucune autre explication, Davis savait que Dany était en danger. C’était sa plus grande peur qui se réalisait devant ses yeux. Que toutes ses activités viennent blesser les gens qu’il aimait. Impossible, un traquenard. Mais il ne prenait même pas la peine de réfléchir et de murir les émotions qui auraient pu le plonger dans une piètre image de lui-même. Pour le moment il n’était qu’action pendant qu’il fonçait sur la route, penché sur sa moto dans une lutte acharnée contre une mort proche. Arrivé sur les lieux, il lorgnait l’entrée du hangar et s’y plongeait sans attendre lorsqu’il entendait alors des cliquètements distincts qui pouvaient représenter des armes s’actionnant à son arrivée. De suite, il levait les deux mains en l’air, tentant de discerner la moindre forme dans cette purée de poids. C’est Davis, je suis pas armé et je suis seul alors montrez vous ! Il se contenait de ne pas avancer encore et encore pour tenter de trouver Dany. Il ne pensait pas à sa sécurité. Seule la sienne lui importait dorénavant.
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MessageSujet: Re: he says close your eyes, sometimes it helps ~ davis Dim 8 Fév - 19:01

“ - because i love you - well that's too bad ”
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1 000 :plop:
L'inconscience. Durant de longues heures. Et puis une douleur ressentie. Qui martèle le crâne de Dany. Des voix s'élèvent. La vision réapparaît, dans une brume tout d'abord et puis tout devient plus clair. Dany revient à la conscience doucement. Sa nuque est douloureuse. Son visage arrache une grimace de douleur tant le coup qui lui a été porté fut violent. Elle entend des voix de plus en plus distinctement. Elle tente de bouger mais s'aperçoit rapidement que ses mains sont menottées sur chaque bras de la chaise ainsi que ses chevilles. Un bandeau de scotch posée sur ses lèvres l'empêchent de parler. Elle tire un peu sur les liens, s'agite mais rien n'y fait. Les liens sont trop renforcés, elle n'arrivera jamais à s'extirper de cette situation toute seule. Elle émet des petits cris pour attirer l'attention sur elle, montrer qu'elle est réveillée. Elle veut faire face à ses agresseurs, comprendre toute l'ampleur de l'histoire. Parce qu'à vrai dire, à l'heure actuelle, elle est un peu perdue. Elle sait que Davis a un lien avec tout ça, avec ces hommes, mais elle n'est au courant de rien d'autre. Un des hommes s'approche de Dany avec un large sourire satisfait. Elle le regarde droit dans les yeux, sans jamais flancher le regard. Même si l'australienne a peur, parce qu'elle ne sait pas ce qui va lui arriver, il est hors de question pour elle de montrer ce qu'elle ressent. Elle fera front jusqu'au bout. L'homme lui enlève son bandeau sur le bouche et en profite pour lui caresser la joue de sa main rugueuse. Dany lui balance alors un crachat à la figure. Gros porc qu'elle pense. La sentence de tant d'insolence. Une gifle s'abat sur le visage de la jeune femme qui tourne la tête sur le côté par tant de force. « A ta place je ne ferais pas trop la maligne. Qui sait si ton copain va venir te chercher ? Si ça te trouve il en a rien à foutre de ta gueule ». Bon au moins, ils ont prévenu Davis et visiblement lui ont demandé de rappliquer. Pourquoi ? Elle n'en a pas la moindre idée. Mais elle n'est plus toute seule dans cette galère et d'un seul coup, ça la rassure. « Et si il ne vient pas, je peux t'assurer qu'on va passer de très bons moments toi et moi ma jolie » ajoute-t-il. Comme si Davis n'allait pas venir. Enfin il en était bien capable le con, même pas foutu de la croire lorsqu'elle lui avait avoué être suivie. Mais elle le connaissait. Mieux que n'importe qui. Jamais il ne la laisserait tomber de cette façon. Il était son âme sœur, sa plus belle rencontre et ils s'étaient jurés de continuer ensemble. Malgré les emmerdes, les embûches de la vie. Ils s'étaient trouvés, se complétaient et ne comptaient pas continuer l'un sans l'autre. « En attendant ton copain, il est temps de retourner au pays de Morphée ». Suite à ces paroles, l'homme met un mouchoir infecté d'anesthésiant sur la bouche de Dany qui retourne immédiatement à l'inconscience. (…). La lumière du hangar s'allume tout à coup. Une voix se fait entendre. Dany ouvre les yeux difficilement et une main se pose sur son visage. Mais tout à coup, elle n'a plus peur. Cette main, elle la reconnaît. Elle pourrait la reconnaître parmi des milliers. Elle n'a pas besoin de voir pour savoir que c'est Davis qui la touche. Il est là, il est venu. Il ne l'a pas laissée tomber et un faible sourire s'abat sur le visage de l'australienne. Une larme s'échappe sur sa joue qu'elle ne peut pas refréner. « Davis » souffle-t-elle, du bout des lèvres, encore un peu à l'ouest à cause de l'anesthésiant qu'on lui a fait respirer. Sa tête est lourde, elle a du mal à la soutenir. Elle sent les deux mains de Davis encadrer son visage pour l'aider à le regarder. Mais elle n'a pas envie qu'il reste là, à l'aider, à tenter de défaire les liens qui l'attachent. Elle veut qu'il se casse, qu'il sauve sa peau. Elle ne supporterait pas qu'il lui arrive quelque chose. Elle ne supporterait pas. « T'aurais pas du venir. Ils veulent ta peau » confie-t-elle. Comme si il ne l'avait pas compris. Elle s'étonne d'ailleurs que ses bourreaux ait subitement disparu. C'est une tactique de leur part, elle le sent. Ils sont là, tapis dans l'ombre, prêts à dégainer leurs armes. Elle les a entendu les cliquetis des gachettes quand Davis est arrivé. Elle vient de comprendre ce que signifiait ce bruit qui lui semblait venir d'un autre monde, elle qui était complètement shootée. « Et t'aurais du me croire aussi ». Quand je te disais que j'étais suivi. Idiot. Elle n'ajoute rien. Il a très bien compris ce qu'elle a voulu dire. Et même si Dany est soulagée que Davis soit venu à sa rescousse, elle lui en veut. Si il l'avait écouté, rien de tout cela ne serait arrivé. Et elle compte bien le lui faire payer à sa façon. Quand ils seront rentrés tous les deux chez eux. « Agusto, éloigne toi d'elle ». Evidement qu'ils n'allaient pas laisser l'oméga sauver sa meilleure amie si facilement. Les trois hommes sortent de l'ombre et braquent leurs armes sur Davis. Cette histoire est loin d'être terminée. Et personne n'en sortira indemne.
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MessageSujet: Re: he says close your eyes, sometimes it helps ~ davis Dim 15 Fév - 15:37

he says close your eyes, sometimes it helps.
Davis & Dany



L’asphalte gris chauffait sous les roues de sa moto lancée à toute allure alors qu’il traversait le pont de San Francisco sans s’arrêter comme à son habitude, sur la surface miroitante de l’eau qui encadrait chacun de ses côtés. Pas d’observation à faire, pas de coups d’œil qui se languissait de cette espace entre la terre et la nature. Davis n’avait rien en tête que Dany, sa meilleure amie, l’appel qu’il venait d’avoir et surtout, la peur qui insurgeait son ventre et ses trippes, l’invectivant de foncer tête baissée dans un piège où il n’en ressortirait sûrement pas indemne. Le jeune Agusto était en train de détruire sa vie et c’était là que tout allait se terminer. Dans l’antre du diable, dans les prémisses de sa condamnation à l’exil, devant ceux qui avaient déclenché les hostilités, qui n’étaient rien d’autres finalement, que les images de son agonie, de son désarrois et de sa perte de logique. Davis avait voulu depuis ces dernières années, que se construire une vie qu’il convoitait sans l’aide de personne, en prenant tous les chemins possibles tant que rien ne pourrait l’arrêter mais en fait, il n’avait été qu’une bouteille à la mer, jetée par des voyageurs qui ne voulaient pas la voir sombrer avec eux. Sauf qu’il n’avait jamais touché récif, qu’il s’était enfoncé dans les abysses et avait finalement réussi à retrouver la surface lorsqu’il s’était amarré à la sulfureuse Dany. Mais c’était aussi une manière comme une autre d’embarquer quelqu’un dans sa perte, cette détresse, ce vagabondage extrême, ces sens divagants, ce besoin de trouver terre et de s’en écarter dès qu’un échappatoire semblait se distinguer à travers le bleu caressant l’horizon. A perte de vue de la flotte et rien pour vous secourir hormis cette présence. Mais si on la pourrissait alors il ne vous resterait plus rien du tout et Davis avait laissé les choses se noircir pour en venir à la constatation qu’il n’avait pas été mâture. Il avait régit comme une enfant à qui tout pouvait réussir. On s’en fout, c’est pas grave, des complications, des risques ? Tant pis, les précautions à prendre et tout ça, ce sera pour le lendemain. Profitons pour l’instant ! Quel con, quel incroyable con. Le roi de la nuit et la stupidité incarnée. Alors Davis enfonçait un peu plus l’accélération et faisait presque décoller la roue avant de son engin pour arriver enfin dans l’entrepôt ou le rendez-vous le plus important de sa vie lui avait été convié. Ce qui était certain c’est qu’il n’avait plus l’habitude d’obéir à ce genre d’ordre. A l’époque, à Barcelone, c’était toujours ainsi. Aller à des endroits qu’on lui indiquait, faire ce qu’on lui demandait, être poli, bien gentil… Aujourd’hui c’était lui qui imposait les rendez-vous, les lieux, les horaires. Aujourd’hui il se pliait à des mercenaires et si sa meilleure amie n’avait pas été mêlé à cette histoire il aurait sûrement appliqué le dicton « on ne négocie pas avec des terroristes ». Entrant dans l’humidité d’une pièce barricadée d’un nuage noir, il tentait de percer la pénombre de son regard brun. Plissant les yeux il entendait la présence d’armes autour de lui mais si aucun ordre n’avait encore été donné et que sa présence n’entamait pas une ribambelle de paroles c’était qu’il pouvait avoir le loisir de continuer sa course sans avoir peur de se prendre une balle avant d’avoir secouru Dany. C’est pourquoi il baissait enfin les bras lorsqu’il s’annonçait, pour foncer en direction du cercle de lumière qu’il distinguait à présent. La lune brillant à travers les carreaux crasseux, elle escamotait de sa luminosité un petit cercle au centre duquel la belle oméga était attachée, pieds et mains liés contre une chaise de bois. Davis fonçait dès lors qu’il avait reconnu son visage meurtrit. Arrivant à genoux face à elle, il empoignait son visage entre ses mains pour que ses pupilles viennent à rencontrer les siennes. Caressant sa joue de son pouce, son visage inquiet tentait de lui offrir le maximum de réconfort quand il ne sentait que la peur immense de la perdre et la colère de l’avoir mêlé à tout ça. Ca m’est égal Dany, je vais te sortir de là. Qu’il disait sans aucune hésitation dans la voix. Il n’avait pas peur. Il avait déjà tout brisé, n’avait aucune ligne d’arrivée, une ligne de départ flou et pour le moins insipide. Il n’avait rien à perdre dans sa vie qui n’avait pas  vraiment de sens. Davis c’était le genre de jeune qui se cherchait pendant longtemps pour enfin se trouver. Mais c’était aussi le genre d’homme qui n’avait pas de patience alors pour ça il damnerait ses pensées troubles. Dany, je suis désolé, t’aurais jamais dû être mêlé à tout ça… Qu’il disait en jetant des coups d’œil autour d’eux. Il était prêt à essayer de la libérer mais tout en sachant que la facilité ne serait pas de mise, il priait pour que quelqu’un parle rapidement. Davis était dans le doute et ne savait pas ce qui allait se passer mais il savait dès lors que ce ne serait pas joli. Oui oui j’aurais dû te croire c’est vrai. Qu’il lui répondait tout en sentant sa concentration peiner à prendre place. Elle l’exaspérait. La jeune femme était piégée mais elle venait quand même à lui faire la morale juste pour le plaisir et surtout parce qu’elle ne pouvait s’en empêcher même dans sa situation. Une vraie tarée. Il lui aurait bien dit qu’il la prenait pour une folle mais ça aurait été sûrement hors contexte. Il se redressait aussitôt et venait à s’éloigner de deux pas quand la voix résonnait à travers le vide noirâtre qui les englobait. Montres toi ! Elle n’a rien à voir avec tout ça. Tu te crois malin ? T’avais déjà eu ta vengeance maintenant va falloir que tu me lâches ! Que Davis crachait. Si Dany ne savait pas vraiment de quoi il en retournait et n’avait jamais obtenu l’explication plausible qui expliquait la grande balafre de Davis sur sa joue, elle devait se douter que ses activités illicites n’avaient pas dû être toujours de tout repos. La dernière fois t’étais censé claquer et tu t’en es sorti. Alors non, on est loin d’en avoir finit Agusto. Enfin la silhouette apparaissait devant lui. Le même visage, la même hargne d’un homme meurtris par le jeune plein aux as face à lui. Le mercenaire s’approchait alors de Dany et passait un doigt sur sa joue avec sourire pendant qu’il dévisageait Davis. Tu t’es enfin trouvé une fille hein ? Je pensais que t’aurais abandonné vu comment ça s’est terminé avec la dernière… Voila que Dany pouvait remettre les pièces du puzzle ensemble, gagner des détails sur lesquels Davis étaient passés outre. Libère la, je vois pas ce qu’elle vient faire dans cette histoire. Et là, ce grand idiot venait à éclater de rire. Un rire froid et glacial qui allait merveilleusement bien avec l’univers dans lequel ils évoluaient. A cause de toi j’ai tout perdu ! La maison, les voitures, femme et gosses. Elle s’est cassée avec un autre ! Tu vas comprendre ce que c’est de perdre ce qu’on aime ! Davis soupirait longuement, durcissait son visage et n’avait qu’une envie, détruire cet homme, trop proche de Dany. Tu savais aussi bien que moi les risques de jouer ! T’as tout misé même quand on te disait de rentrer. T’as bu comme un trou, t’as voulu faire le beau devant les filles et t’as été plumé. Tout ce qui t’es arrivé c’est ta faute, pas la mienne ! Mais était-ce nécessaire d’essayer de résonner un fou ? Non sûrement pas. Parce qu’à l’instant où Davis avait finit par se ressaisir dans sa rage, les deux comparses de l’homme apparaissaient enfin, pistolets pointés sur la tête de la jeune femme et dans le dos de Davis. Alors l’oméga braquait son regard dans celui de sa meilleure amie. Je suis désolée Dany… A quoi bon, ils finiraient par clamser ici, tous les deux, ensemble, malheureux d’une vie au goût d’inachevé tout simplement parce qu’il n’avait jamais voulu décidé d’un chemin pour lui. Abrutit.
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MessageSujet: Re: he says close your eyes, sometimes it helps ~ davis Ven 20 Mar - 23:50

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MessageSujet: Re: he says close your eyes, sometimes it helps ~ davis

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