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if we met at midnight (edison)

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MessageSujet: if we met at midnight (edison) Sam 24 Jan - 22:39


En général, ce sont les souvenirs les plus lourds à porter qui nous reviennent le plus facilement en mémoire. Ces souvenirs-là ont le pouvoir de changer une vie de manière fondamentale et de façon définitive. Et peu importe que vous réussissiez ou non à vous en débarrasser : ils auront laissé en vous des traces indélébiles.    .edison & thea
( ♫ )

Profiter de la vie était une conviction. Ne pas laisser filer le temps, c'était sa nouvelle résolution. Pour commencer l'année, Thea prenait de nouvelles décisions. Elle validait son arrivée à l'université de Berkeley. Elle validait tous ses projets fous qui avaient réussi à la faire tenir face à la vie. Elle profitait de chaque instant. Dans ce bar, elle dansait. Elle buvait. La jeune femme était arrivée avec ses amies et finalement, elle se retrouvait livrée à elle-même. Thea n'était pas tracassée, ça lui arrivait souvent. Elle était butée, têtue ou tout ce que vous voulez. Quand elle avait une idée dans la tête, elle ne l'avait pas ailleurs. Alors quand les filles voulurent rentrer, elle les laissait s’éclipser. Car, Thea avait de l'énergie encore à évacuer. Elle souhaitait encore danser. Se faisant offrir plusieurs verres, elle perdait même toute notion du temps qu'elle passait à se remuer. Sensuellement et naturellement, elle faisait son show. Se croyant seule dans cet endroit, la jeune femme faisait le vide. C'était sa façon d'évacuer toutes les mauvaises ondes qui pouvaient encore la tourmenter. En arrivant à San Francisco, la jeune femme pensait écrire une nouvelle page. Elle pensait avancer comme jamais et sans trop de difficulté. Et voilà que Cassandre lui avouait peut-être la présence de Edison. Thea ne voulait pas y croire. En même temps, sa meilleure amie n'était pas certaine que c'était lui. Elle ne le connaissait guère. Enfin, elle le connaissait uniquement au travers des confidences que lui avait accordées Thea. Alors, était-ce réel ou pas ? La jeune femme ne voulait pas y songer. Elle ne voulait pas s'arrêter sur cette possibilité. Edison l'avait suffisamment détruite pour qu'elle se laisse désorienter à nouveau. Aujourd'hui, elle avait évolué. La demoiselle s'était confirmée et avait décidé de ne plus jamais s'attacher, de ne plus jamais aimer. Sa vision des choses ? Elle allait vivre jusqu'à tomber de fatigue, jusqu'à épuisement et jusqu'à ce que son corps décide qu'il soit ainsi, que c'était fini. Pas avant cela, elle ne s'arrêtera. Dansant comme jamais. Vidant verre après verre, Thea commençait à se sentir de plus en plus légère. Elle avait même l'impression que ces pieds ne touchaient plus le sol. Elle était loin. Bien trop loin pour revenir à sa raison et retrouver un état sobre. Les hommes la regardait et elle le savait. Certains osaient même s'en approcher pour oser danser. Très vite découragés, ils défilaient les uns après les autres. Jusqu'à lui. Un grand brun. Ses yeux étaient captivants. Son déhanché semblait travaillé. Peut-être qu'il s'était entrainé pour ce genre de situation. En tout cas, Thea ne s'en tracassait pas. Il lui offrait verre sur verre. Ils décidaient même de se poser sur le côté. Quelques murmures. Quelques sourires et quelques gestes, jusqu'à celui de trop. Thea ne perdait pas tous ses principes lorsque l'alcool voyageait dans son être. Elle n'était pas là pour ça. Elle n'était pas intéressée par ces plans et plus si affinités. Et très rapidement, elle lui faisait comprendre. Très mécontent, il n’hésitait pas à se montrer plus insistant et à cet instant, tout changeait. Sa vision était plus floue, son équilibre moins certain. Thea décidait de se lever et de s'en aller. Dès qu'il eut la tête tournée, elle en profitait. Elle devait se sortir de ce plan qui n'allait guère bien se dérouler. Les hommes restaient fidèles à leur plus grande nature. Il cherchait toujours une proie. Dans n'importe quel endroit, n'importe quelle situation, il en ressentait le besoin. Il ne pouvait pas se passer de cette attitude. Comme le lion dans sa savane, ils avaient toujours quelque chose à se prouver. Arrivant à l'extérieur de l'établissement, l'air frais eut un effet violent pour la jeune femme. Comme si cette baisse de température réveillait tout l'alcool qu'elle avait pu consommer. Il devait avoir mis quelque chose dans l'un de ses verres. Thea y songeait très rapidement à cet instant. Cependant, il était trop tard pour revenir sur ses pas, pour éviter son état. Seule. Livrée à elle-même. Au beau milieu de cette nuit. Au beau milieu de nul part. Thea se laissait tomber à quelques mètres du bar. Son être tout entier lui réclamait un peu de répit. Ses pas, elle ne pouvait plus les aligner. Elle n'avait plus la moindre force. A quelques mètres de la route, elle capitulait et ses paupières se refermaient. Elle avait la vue trop trouble pour y accorder une quelconque importance. Tous ses sens étaient anéantis. La jeune femme n'était plus rien. Elle n'était plus personne et dans cette situation, il lui manquait même un brin de fierté. La fraicheur de la nuit n'arrangeait donc rien. Ses muscles se bloquaient et ses pensées se stoppaient totalement. Comme un corps sans vie, comme si elle avait vendu son âme au diable. A ce moment précis, mademoiselle Eyerman n'était plus rien. Elle n'était plus personne. Son visage contre le sol. Ses yeux remplis de larmes. Elle craquait. En silence, étouffant ses pleures comme elle en avait pris l'habitude depuis des années. Depuis qu'il l'avait quittée. Depuis qu'elle avait déçu son père. D'ailleurs, c'était dans ce genre de situation qu'elle le réclamait. Elle réclamait le seul homme qui ne l'avait jamais blessée, ni abandonnée. Elle le réclamait jusqu'à perdre complétement le contrôle. Se demandant également ce qu'il y avait eu dans son verre. Qu'est-ce qui pouvait être assez fort pour la faire trébucher ? Elle s'évanouissait donc là. Comme une pauvre fille, elle perdait connaissance au bord d'une route. Admettant à ce moment précis, sans le vouloir vraiment, qu'elle n'était pas totalement forte. Elle n'était pas forcément celle qu'elle montrait être. Une femme invincible et guidée par les convictions que tout irait mieux. C'était juste sa façade, sa façon de tenir la tête hors de l'eau depuis toujours. Thea n'avait jamais besoin de personne. C'est ce qu'elle prétendait, ce qu'elle proclamait. Seulement, ce n'était pas réellement ce qu'elle ressentait. Sans ses amis, sans sa famille, sans ses amours et ses déceptions, elle ne serait pas elle. Elle ne serait pas cette Thea Eyerman. Cette jeune femme qui s'est laissée guider par les démons de la nuit. Ce corps presque sans vie. Un corps qu'on retrouvera certainement au petit matin, au levé du soleil. Quand les rayons viendront la réchauffer. Quand il sera certainement trop tard..
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Edison L. Allen
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MessageSujet: Re: if we met at midnight (edison) Mer 28 Jan - 1:52


UNTIL THE END TOGETHER
“Something about first love defies duplication. Before it, your heart is blank. Unwritten. After, the walls are left inscribed and graffitied. When it ends, no amount of scrubbing will purge the scrawled oaths and sketched images, but sooner or later, you find that there’s space for someone else, between the words and in the margins.”  Tammara Webber for Thea Louise & Edison Louis

    Son bouquin refermé, Edison se lève et décide de le remettre à sa place sur l'étagère. Il est vingt-deux heure et c'est seulement à cette heure ci que le jeune homme décide de quitter la bibliothèque. Finalement, c'est à la fermeture de la bibliothèque qu'il décide d'en partir. Ce n'est pas pour rien qu'il avait tout de l'alpha parfait. Mais Edison l'a dit et répété, jamais il n'aurait pu intégré une confrérie, pas avec toutes les conditions et responsabilités que cela incombe. Le jeune homme est là simplement pour faire ses études. Le reste, il s'en moque. Ou presque. Ce serait mentir de dire qu'il ne se préoccupe que de ses études. Parce qu'à Berkeley, il retrouve ses amis, ses vrais amis, Misaël et Reed en particulier, ses deux plus proches amis. Et bien sur, il retrouve aussi Nina, celle qu'il pense être la femme de sa vie, la prunelle de ses yeux. Alors qu'ils avaient réussi à mettre tous leur différents de côté, à décider de se mettre ensemble, Edison avait du mettre un terme à tout ça après une semaine d'amour idyllique au Canada. Pas parce qu'il le désirait, mais parce qu'il le devait, parce que quelqu'un avait menacé sa vie. On dit parfois que le passé finit toujours par nous rattraper. Là en l'occurrence, c'est le passé de son père qui l'a rattrapé, ou plutôt le faux passé. Personne ne le croit, personne n'accepte cette idée que son père puisse être innocent et n'avoir pas commis les crimes dont il est accusé. Pourtant, ça n'a pas empêché ces hommes de frapper Edison et de menacer la vie de Nina. Le père du student étant hors d'atteinte en prison, ils s'étaient vengé sur le fils. Et quoi de mieux que s'en prendre à la petite amie du jeune homme n'est-ce pas? Et ça, jamais il ne le laisserait arriver. Alors depuis deux semaines qu'il s'était séparé de Nina, Edison avait plongé le nez dans ses études, ne faisant que ça tout le jour. Et la nuit il sortait, passant son temps dans des bars, sans jamais boire, regardant son verre chaque soir avec la même intensité sans réussir à boire ce verre. Le barman chaque fois, avait cherché à faire parler Edison, cherchant à comprendre pourquoi ce mec depuis deux semaines débarquait dans son bar sans jamais boire, commandant toujours la même chose. Au bout du huitième jour, il avait fini par mettre de côté le verre d'Edison, lui ressortant toujours le même chaque soir. Et à chaque fois, Edison était fermé, hermétique ne répondant à rien. Ce soir n'échappe pas à la règle et Edison se retrouve encore une fois devant son verre d'alcool sans jamais le boire, sans jamais y succomber. Et finalement, à une heure avancée de la nuit, le Allen décide de sortir du bar et de rentrer chez lui. Et parce qu'il a besoin de s'éclaircir les idées, le jeune homme décide de marcher au clair de lune. Rien de bien surprenant. Mais qu'importe. Alors il erre sur la longue avenue de San Francisco bercée par le rythme de musiques endiablées émanant des bars bordant l'avenue. Il marche sans vraiment regarder où il va, jusqu'à ce qu'il remarque une silhouette s'effondrer un peu plus. Ne voyant personne allant l'aider, Edison s'approche rapidement d'elle pour voir ce qu'il en est. Face contre terre, il retourne le corps et recule de surprise. « Putain Thea !» qu'il s'exclame avec surprise et peur. Qu'est-ce qu'elle peut bien faire ici ? Pas dans les bars, mais à San Francisco? D'où est-ce qu'elle vient ? Et là il réagit. Il s'en fout de savoir les raisons du pourquoi du comment. Tout ce qu'il voit, c'est à quel point Thea est en mauvais point. Il cherche à la secouer, la réveiller mais il se rend compte que ça n'a pas l'effet escompté. Alors il arrive à attraper le premier taxi qui passe et à porter Thea à l'intérieur. Bien sur, ça attire l'attention du chauffeur et Edison est obligé de lui dire qu'il l'a trouvé comme ça et qu'il veut aller la coucher pour qu'elle se repose. Ca n'augure rien de bon mais que peut faire un chauffeur de taxi? Finalement il les dépose devant chez Edison et décide même de l'aider à la transporter chez lui. « Si ça peut vous rassurer, je la connais depuis des années. Je vais prendre soin d'elle et si jamais, vous pouvez repasser demain ou même dans la nuit vous verrez que tout se passe bien ! » Le chauffeur hausse les épaules déclarant que ce n'est pas de son ressort et s'en va en prenant son due. Edison amène Thea sur le lit et l'installe ainsi sous la couette, lui laissant les vêtements, histoire qu'elle ne se méprenne pas sur ses intentions. Edison lui apporte une serviette chaude qu'il lui pose sur le front. Et puis il repart dans le salon, sortant un livre pour passer le temps. Pendant près d'une heure il avance dans sa lecture jusqu'à ce qu'il entende du bruit dans la chambre et Thea qui se met à crier. Il balance son livre et accourt pour la retrouver. Elle s'agite dans tous les sens jusqu'à le voir. S'approchant d'elle, il pose ses bras sur elle pour la forcer à se recoucher. « Thea, calme toi ! je t'ai retrouvé étalé par terre sur le goudron, évanouie. Je t'ai ramené ici je ne voulais pas qu'il t'arrive quelque chose de pire. » Il part dans la cuisine et revient avec une tasse de café. C'est peut-être la seule chose qui lui fera du bien pour décuver et éliminer toute autre toxine de son corps. « Tiens bois ça, je pense que ça te fera du bien. » Il s'assoit en bas du lit et regarde Thea du coin de l'œil. Dieu qu'elle n'a pas l'air bien ainsi. Ca le tue d'ailleurs de voir à quel point la jeune femme est mal en point. Qu'est-ce qui a bien pu lui arriver pour qu'elle en soit ainsi? « Je suis étonné de te voir à San Francisco. Je ne savais pas que tu étais ici. Tu es en vacances? » Question idiote, mais il faut bien commencer par quelque chose. Et entre ces deux là, les choses sont loin d'être vraiment facile et ne le seront certainement jamais.
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MessageSujet: Re: if we met at midnight (edison) Ven 6 Fév - 12:02


On n'est pas celui que l'on voit dans le miroir. On est celui qui brille dans le regard d'autrui.     .edison & thea

A même le sol, elle lâchait prise. Thea s’abandonnait. Elle n’avait plus la moindre force. La vie la mettait à genoux. Elle était comme ça parfois, si douce et puis d’un seul coup, violente. La vie n’épargnait personne. La jeune femme n’était donc pas l’exception à cette règle. Encore ce soir, lorsqu’elle essayait de décompresser, d’évacuer, la vie la rattrapait. Elle la testait et pour le coup, elle y renonçait. Depuis longtemps, Thea n’avait pas été dans cet état. Elle n’avait plus connu cette sensation de n’être qu’une poussière dans l’univers. Evanouie, son corps restait ainsi sans réaction jusqu’à sentir une certaine chaleur. C’était comme un rêve, la jeune femme se sentait mieux. Dans une bulle, elle en oubliait presque le reste. Le tout. Cette soirée. Cet inconnu. Le nombre de verre qu’elle avait bu. Allongée dans un lit, Thea reprenait doucement conscience jusqu’à ressentir une certaine panique. Où était-elle ? Comment était-elle arrivée ici ? Un cri sortait de sa bouche sans qu’elle ne puisse réellement le contrôler. Elle craignait le pire. Elle craignait les réponses à ses questions et Thea était loin de s’imaginer cette réalité. Celle qui la réveillait brusquement, ce regard qu’elle retrouvait et cet homme qu’elle aimait ou détestait - ça c’était une longue histoire -. Plongée dans l’incompréhension, elle le voyait donc s’approcher. Edison semblait avoir la forme. Il semblait vivre sa petite vie comme personne. Il était toujours aussi beau. Son visage n’avait pas changé comme épargné des conséquences d'une vie. Il était tout simplement tout ce qu’elle aimait chez un homme. Il était sa perfection et en même temps, l’origine de tous ses maux. Ceux qu’elle portait depuis des années et qu’elle n’avait pas oubliés. Elle n’avait pas pu. Elle l’avait trop aimé pour cela. Et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir essayé de le détester. Pris de peur, il s’était approché rapidement d’elle. Déposant ses mains pour essayer de la calmer, Thea se laissait ainsi aller. Elle n’avait pas la moindre énergie pour se lever et l’envoyer balader. Elle n’en avait simplement pas la capacité. Elle était prise au piège, ne sachant même plus si elle devait en rire ou en pleurer. Elle voyait à nouveau Edison s’éloigner. A ce moment précis, Thea retrouvait son calme. Un certain calme, qui lui confirmait.. Elle n'arrivait pas à y croire. Elle ne souhaitait surtout pas y croire. Après tout ce temps, elle n'avait jamais réussi à tourner la page. Elle n'avait jamais eu la force, le courage. Alors, quand il revenait vers elle. Lorsque ses pas retentissaient à l'intérieur de son être, Thea décidait de garder ses paupières fermées. Elle ne voulait pas le voir. Elle ne voulait pas être confronté à cette situation, à lui, parce qu'il était bien plus robuste qu'elle l'était. Edison avait toujours été le plus solide des deux. Il l'avait toujours aidée lorsqu'elle venait à trébucher. Cependant, aujourd'hui, la jeune femme ne souhaitait pas lui laisser cette opportunité. Elle n'était plus tout à fait à elle-même. Son corps n'écoutait plus son esprit. Son corps était presque mort, affaibli par toutes ces drogues qu'elle avait ingurgitée. « Je ne veux pas boire. Laisse-moi. » répliquait-elle, avec le peu d'énergie qui lui restait. Assez pour l'aider à respirer, assez pour ne rien accepter. Thea évitait également de le regarder. Elle évitait de se perdre dans ses souvenirs et cette histoire qui avait fait sa vie. Edison était sans aucun doute le seul homme qu'elle avait pu aimer de cette manière, de tout son âme. Il était celui à qui elle avait accordé toute sa confiance. Il était celui à qui elle avait décidé de tout donner. Tout sans la moindre exception, jusqu'à qu'il en décide le contraire et qu'il décide de la laisser. Thea avait pris des leçons de leur passé. Elle avait décidé d'oublier le verbe aimer. Elle avait décidé de ne plus jamais le conjuguer et éviter de cette manière, de trop s'éparpiller. Seulement à cet instant où sa voix retentissait à nouveau comme une harmonie, son cœur se serrait. Elle en crevait d'être ici, d'être avec lui, de devoir supporter ce satané destin. Dos à lui, elle décidait de répondre. Si c'était le moment des questions réponses, la jeune femme en avait gardé une bonne centaine en réserve depuis toutes ces années. « Non. Tu crois ? Je suis venue parce que j'ai été acceptée.. A Berkeley. » Sur ces quelques notes neutres, Thea se retenait de pleurer. Elle qui avait imaginé ce moment de nombreuses fois. Elle qui c'était dit qu'elle lui ferait payer par les cris, par l'ignorance et à la fois quelques mensonges. En effet, elle était allée jusqu'à songer à ce qu'elle pourrait lui dire, avouer que ce n'était qu'une histoire comme ça, comme il y en avait des millions et qu'il avait bien fait de partir, parce que sinon elle l'aurait fini par le faire. Elle s'était égarée dans toutes ces tactiques qu'elle avait essayé de planifier. Elle s'était égarée car, elle ne pouvait pas s'empêcher d'y être attachée aujourd'hui et à jamais. « Peux-tu appeler un taxi ? Je veux rentrer. » affirmait-elle, réalisant que le soleil ne s'était pas encore levé. Thea essayait de soudainement se relever. Elle se retournait et éviter les prunelles du jeune homme comme la peste. Elle l'évitait parce qu'elle savait.. Et voilà, elle le regardait. Trop tard. Son souffle se coupait. Son cœur se déchainait. « Pourquoi tu m'en es venu en aide ? Sérieusement..  Tu n'en as jamais assez, entrer dans ma vie et en sortir comme bon te semble. Edison, je te déteste. Je te déteste.. » finissait-elle de confirmer haut et fort, avant d'éclater en sanglot. Le visage baissé. Les armes abandonnées. Thea n'arrivait guère à se contrôler. Tout cet alcool, toutes ces pilules, ce soir, lui avait détruit le cerveau. Elle était à fleur de peau. Elle était écorchée vive. Et elle ne pouvait pas accepter que la seule personne qui ait croisé sa route, encore une fois, ça ait été lui.. Elle ne pouvait pas l'affronter. Elle ne pourrait donc jamais l'oublier. « J'ai changé.. Et tu ne sais pas, tu ne sais plus rien de moi. Enfin si.. Tout cela je te le dois. Tu m'as détruite comme ça, comme on souffle sur un château de cartes. » Pour la première fois, elle lâchait prise. Elle lâchait tout ce qu'elle croyait juste ou vrai. Elle lâchait sa fierté pour s'abandonner, pour vider ce sac gonflé par les années de remords, de toutes ces discussions qu'ils n'ont pas eues et de toutes ses explications qui lui ont manquées. Thea essayait de se relever face à Edison. Elle essayait de s'assoir et de retrouver contre le sol. Ses pieds contre le planché, elle songeait à s'évader. Fuir de toute cette évidence. Fuir pour se dire qu'il n'y aura jamais de bonne explication, de bonne raison pour l'avoir quittée. Elle voulait y croire et préserver ce sentiment de colère. Celui qui l'avait aidé à tenir le coup jusqu'ici, jusqu'à lui..
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Edison L. Allen
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MessageSujet: Re: if we met at midnight (edison) Mar 17 Fév - 21:38


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8 000 pour nos bébééééééééééés et mon nut préférée :plop: :plop: :mimi:
Il n'y a rien d'étonnant dans la scène qui se dessine devant eux. Thea qui le rejette avec rage, qui refuse son aide. Ce n'est pas surprenant vu la manière dont ils se sont quittés, dont il la quittait. Quelques mots, quelques mots rapides et fugaces pour mettre un terme à cette relation si parfaite, si idyllique. Il ne peut donc pas la blâmer pour sa réaction et son ton si sec. Il essaie de la mettre à l'aise, d'adoucir l'ambiance. Et forcément, il pose la question qui lui brûle les lèvres, ce qu'elle fait ici, à San Francisco, à Berkeley. La réponse le frappe avec force quand il apprends qu'elle y fait ses études. Trois ans qu'il y est, trois ans qu'il étudie dans cette université, et il se retrouve dans le même endroit que son premier amour, que la jeune femme qui a fait chavirer son cœur comme un bateau se renverse lors d'une tempête. « Wouah, c'est… wouah c'est génial ! Félicitation c'est une nouvelle géniale, et tu le mérites vraiment tu sais, tu es brillante ! » Il n'a aucun doute sur les capacités de la jeune femme, il a toujours su qu'elle était amenée à vivre de grandes choses. Alors savoir qu'elle est à Berkeley, en dépit de la grosse surprise que ça lui occasionne qu'ils soient au même endroit, ça ne l'étonne guère, même s'il l'aurait plus vu à Harvard. Parce que pour Thea, il ne voit que le meilleur, et ne veut que le meilleur. Mais il voit bien que ses paroles n'ont absolument aucune portée sur la jeune femme. La colère de celle-ci est si forte que même lorsqu'elle s'adresse à lui avec un minimum de calme, sa voix en tremble et trahit son émotion. « Bien sur je t'appelle un taxi de suite. » Ses exigences sont des ordres après tout. Il voudrait bien lui proposer de la raccompagner, mais il sait pertinemment que Thea le recevra comme il se doit, quitte à lui en foutre une dans la tronche. Alors il s'exécute et lui appelle un taxi. « Il sera là d'ici une demi heure. Apparemment, ils ont beaucoup de demandes ce soir. » Sauf que voilà, la réponse n'est pas suffisante, et Thea a besoin de plus. Elle a besoin de comprendre, de dire tout ce qu'elle a sur le cœur, tout ce qui la ronge depuis des mois, presque des années. C'est comme une grosse claque dans la tronche. C'est comme si on le frappait fort, là où ça fait le plus mal, là où les choses ne seront jamais aisées et simple. Thea le connait bien, très bien, et elle sait attaquer là où ça le touchera le plus, même si elle ne le souhaiterait pas. Il comprend qu'elle puisse lui en vouloir et le détester. Mais a-t-il vraiment mérité de telles réflexions et une telle méchanceté? Non, il en doute vraiment. Seulement, il n'est pas en place pour lui faire le moindre reproche à ce sujet. Il le sait, alors il préfère s'écraser et se taire. Les mots pourtant s'écrasent contre lui, avec force et fracas, comme une vague qui s'échoue sur les rochers en pleine tempête. « Je… je suis désolé Thea. » il a l'intention de se taire, de ne pas répondre à plus qu'il ne faudrait. Sauf qu'il se rend bien compte que la jeune femme a besoin de réponses, a besoin qu'il rétorque quelques paroles, qu'il ne se contente pas de la regarder et se taire. « Je ne vois pas en quoi je vais et viens dans ta vie. J'en suis partie il y a quatre ans et ne suis jamais revenu après. Et t'aurais préféré quoi? Que je te laisse crever dans la rue face contre terre ? T'étais loin d'être en état de le décider. Et t'as beau me détester, jamais je ne te laisserais crever comme ça d'accord? Je me tiendrais loin de toi si t'en as besoin, mais si on se croise à nouveau, si une pareille situation se présente, je referai exactement la même chose, que ça te plaise ou non. » Ca y est, il est maintenant en colère, et plus que jamais. S'il y a bien une chose de certaine, c'est qu'Edison n'a jamais été connu pour avoir un tempérament calme et tempéré. C'est bien tout l'inverse. Son tempérament de bad boy au lycée s'est peut-être atténué avec le temps, avec les divers événements qui se sont déroulés dans sa vie, mais ça ne l'empêche pas pour autant de perdre son sang froid quand une occasion comme celle-ci se présente. « Déteste moi autant que tu veux Thea si ça t'arrange. En attendant, ce soir, j'ai ma conscience pour moi, je t'ai sauvé la vie. Qui sait, si quelqu'un d'autre que moi t'aurait trouvé ce qu'il t'aurait fait. Et je n'attends aucun remerciement, ne t'inquiètes pas pour ça. » Mais les prochains mots de Thea lui glacent le sang, le froissent et l'assomment. La jeune femme est claire avec lui sur ce qu'il se passe dans sa vie, sur les effets nuisibles qu'il a eu sur elle et sur son existence. C'est atroce de voir à quel point il a gâché une si belle relation, et la vie de la jeune femme. Parce que c'est ainsi que Thea présente les choses, qu'il l'a ruiné, détruite, démolie. Edison n'avait pas vraiment cherché à savoir ce qu'il en était pour la jeune femme après la rupture. Il était parti, lui avait tourné le dos sans se retourner, sans chercher à comprendre. Et aujourd'hui, il se prenait le retour du bâton en pleine face, et apprenait la dure réalité des choses. Il l'avait brisé. Et même si aujourd'hui son cœur appartenait à Nina, encore un amour impossible, Thea restait son premier amour, celle qui lui avait fait découvrir les charmes de la vie, l'amour et les plaisirs simples. « Je suis désolé Thea, désolé d'apprendre ce que je t'ai fait enduré. Mais penses-tu vraiment qu'être entrainé dans la tempête médiatique de ma vie et de ma famille aurait été mieux? On m'a menacé Thea. Plus de fois que tu ne pourrais l'imaginer.» Il relève son tee-shirt et désigne sur son avant bras droit une petite cicatrice. « Deux jours après qu'on se soit séparés, juste avant que je ne parte en Amérique du sud, on m'a agressé et tabassé, j'ai hérité de cette jolie cicatrice. C'est là où j'ai compris que ma décision était la meilleure. Tu aurais été avec moi, c'est toi qui aurait été attaqué et il en est hors de question. » Des cicatrices comme ça, il en a plusieurs sur le corps, qu'il prend bien soin de cacher. Il ne lui avait jamais dit auparavant, il ne l'avait simplement jamais dit à qui que ce soit. Mais aujourd'hui, il était temps de délier les langues et d'affronter la réalité qu'était sa vie, afin que Thea comprenne.

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MessageSujet: Re: if we met at midnight (edison) Ven 20 Mar - 23:44

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