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Because in the end, when you lose somebody, every candle, every prayer, is not gonna make up for the fact that the only thing that you have left, is a hole in your life where that somebody that you cared about used to be.

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Cameron Eynsford
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MessageSujet: Because in the end, when you lose somebody, every candle, every prayer, is not gonna make up for the fact that the only thing that you have left, is a hole in your life where that somebody that you cared about used to be. Ven 23 Jan - 11:08



“La révolte des premières semaines, avait ensuite laissé la place à un long tunnel de tristesse. La vie s'était arrêtée, figée dans une lassitude, congelée dans une détresse au long cours. Matthew n'était pas en guerre, il était simplement abattu, écrasé par le deuil, fermé à la vie. La perte restait inacceptable. La vie n'existait plus.”

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La pièce est éclairée par la lumière du jour. Sur le bureau, des dossiers sont empilés les uns sur les autres. Dossiers non traités et qui attendent de l'être. Un cadre trône à quelques centimètres de ces piles. La photo d'un couple souriant, amoureux et joyeux y siège depuis quelques années déjà. Elle est blonde, magnifique, des yeux angéliques et des traits de poupées. Son sourire est le éclatant de tous, son rire le plus cristallin. Elle a les cheveux longs, d'une couleur or. Ce n'est pas pour rien qu'on la surnomme princesse Raiponce. Aussi rêveuse et gentille qu'elle. Lui est brun, yeux marrons et a le sourire aussi espiègle que sa petite amie. Il l'enlace sur ce cliché, lui derrière elle, eux riant aux éclats. Cette image reflète le bonheur et l'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. C'est un couple parfait, en osmose complète et il est inimaginable de voir l'un sans l'autre. Une main agrippe ce cadre. Celle de Cameron Adams-Eynsford, protagoniste principal de ce cliché. Chaque jour, il passe de longues minutes à contempler cette photographie. Sa préférée. Il se souvient encore du jour de la prise, de l'endroit, de l'heure. C'était au tout début de leur relation. Ils avaient décidé de faire un pique nique et avaient passé la journée à s'embrasser, s'enlacer, se chamailler. Ils avaient pris pleins de photos aussi, pour immortaliser ce moment qu'ils n'oublieraient jamais. Et qui est désormais présent dans leur esprit chaque jour. Les pieds posés sur le bureau, Cameron couve le cadre d'un regard tendre et amoureux. Du temps à passé depuis ce cliché et les choses ont évolué. De simple couple, Cameron et Reagan sont passés au statut de futurs parents. Hé oui, la chanteuse est enceinte de sept mois désormais, d'un petit garçon au plus grand bonheur du futur papa. Et de la future maman. Le prénom a été choisi, la chambre est presque finie et il ne manque plus que le principal intéressé. Bébé Eynsford-Barckley. Cameron repose le cadre et se décide à s'attaquer à la pile de dossier qui lui fait de l'oeil depuis quelques minutes. Après un soupir las, il se met au boulot. La réunion de ce matin avec madame La Tour Dubois en chef l'a retardé dans ses traductions en attente. Il ouvre un premier dossier lorsque le téléphone sonne. Cameron ignore l'appel, il n'a pas le temps. D'autres chats à fouetter. Ca ne peut pas être Reagan, elle n'en est qu'à sept mois de grossesse. Ce n'est donc pas le moment d'accoucher. Deuxième sonnerie. Bon il insiste le bougre et le Eynsford se décide à décrocher. Sait-on jamais. La voix criarde de son cadet se fait alors entendre à l'autre bout du fil. Cameron fronce les sourcils. Que son frère l'appel en pleine journée au travail, ce n'est pas normal du tout. Sachant d'autant plus qu'aujourd'hui, Reagan est avec lui pour enregistrer une nouvelle chanson. Son sang ne fait alors qu'un tour et son cœur se met à battre à tout rompre. « Ca fait une heure que j'essaye de te joindre ! ». Cameron n'a pas le temps de se justifier qu'Adriel enchaine directement. Sa voix est tremblante, il parle vite. « Il faut que tu viennes tout de suite à l'hôpital. C'est Reagan... ». Hôpital. Reagan. Ces deux mots résonnent dans sa tête. Encore et encore. Ils ne l'ont pas quitté du moment où il a raccroché, jusqu'à ce qu'il arrive à l'hôpital, après de longues minutes de voiture. Cameron s'est précipité, il n'a rien dit à Constance, se contentant de courir jusqu'à son véhicule. Il a grillé tous les feux rouges, toutes les priorités, s'est fait klaxonné un nombre incalculables de fois mais il s'en fout. Il ne pense qu'à Reagan. Et à leur bébé. Le reste n'a plus d'importance. Après avoir abandonné son véhicule devant l'entrée des urgences, Cameron se rue dans le bâtiment. Il ne prend pas le temps de se présenter à l'accueil et pivote sa tête dans tous les sens à la recherche d'un visage familier. C'est celui de son frère Adriel, qu'il aperçoit en premier. Il accourt vers lui, ne le regardant même pas. « Elle est où ? » demande-t-il, regardant par-dessus l'épaule de son frère à la recherche de sa petite amie. Une main se pose sur sa nuque et une pression l'oblige à croiser le regard d'Adriel. Sa respiration se saccade, son souffle se coupe petit à petit. Il connait son frère par cœur, mieux que quiconque. Il connait chacune de ses mimiques, interprête à la perfection chaque silence de son cadet. Et quelque chose ne va pas. Adriel a les yeux pétillants, la mine défaite, un air abattu. « Je suis désolé Cameron... ». Désolé pour quoi ? Cameron ne comprend pas. Ou du moins, ne souhaite pas comprendre. « On enregistrait et d'un seul coup elle s'est écroulée au sol, il y avait du sang de partout.... Ils ont pas pu..... ». Non non non. Adriel se stoppe, chasse une larme échappée sur sa joue. Une reprend une contenance. « Ils ont sauvé votre bébé mais... elle est morte. Elle est morte Cam'... ». Cameron n'entend pas le début de la phrase. Il n'enregistre que la fin. Elle est morte. Morte. Morte. Il se répète ce mot sans l'intégrer. Elle est morte. Reagan est morte. Il n'y croit pas. Ce n'est pas possible. Elle ne le laisserait pas en plan. Elle ne l'abandonnerait pas de cette sorte. Non, toute cette histoire ne tient pas debout. « Je veux la voir » dit-il presque calmement. Il ne laisse pas de choix. Il veut la voir et c'est tout. Ce n'est pas négociable. Il est amené dans une pièce où seul le lit de Reagan trône au milieu de la pièce. Son corps est recouvert d'un drap blanc. Cameron s'approche doucement du lit. Le silence morbide présent dans la pièce l'enveloppe. Ses pas envahissent l'espace, jusqu'à ce qu'il se trouve au niveau du visage de Reagan. Sa main tremblante s'empare du drap. Il attend quelques secondes. Il inspire un grand coup et découvre avec parcimonie le visage de sa petite amie. Et c'est le choc. Il se recule d'un coup. L'air lui manque tout à coup et il suffoque. Sa vue se brouille de larmes. Non non non. Pas sa Reagan. Pas elle. Pas la femme de sa vie. Il se laisse tomber sur le corps cadavérique de sa bien-aimée. « Non non noooooon. NOOOOOOOOOOOOOOOOON !!! Reagan je t'en supplie, réveille-toi, t'as pas le droit de me laisser. T'as pas le droit !!!!!! » s'écrie-t-il. Il ne sait pas combien de temps il est resté à sangloter sur le corps de Reagan. Il n'a pas entendu son frère pénétrer dans la pièce. « Cameron, viens on s'en va ... ». Adriel tente d'encercler de ses bras le torse de son aîné, mais Cameron, complètement anéanti, repousse son frère. Il pleure comme il n'a jamais pleuré, s'effondre, se morfond, ne veut pas partir. « Allez Cameron... ». Adriel le tire avec fermeté et Cameron abdique. Sur le parking de l'hôpital, les deux Eynsford s'enlacent. Adriel est aussi peiné que son frère mais bien sur, leur tristesse n'est pas comparable. Alors ils se serrent forts et Cameron ne parvient pas à réfréner ses pleurs. « Il va falloir que tu sois fort Cameron. Pour ton fils ». Cameron n'écoute pas. Il ne pense même pas à lui. Son fils. Il ne pense qu'à Reagan. Et sa perte. Qui va être insurmontable.


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“Vous pouvez toujours organiser ça cérémonieusement, [...] elle est déjà partie, c'est truqué. Vous ne l'aurez pas. Je vous assure que c'est truqué. Elle n'est pas là-dedans, elle est déjà loin, je la connais, elle est espiègle, on ne peut pas l'attraper. Les espiègles, on ne peut pas les tuer. Elle prend son élan pour revenir, ne lui prenez pas son élan, ne touchez pas la boîte comme ça, vous allez lui faire mal avec vos fleurs.


L'eau ruisselle sur son corps. Les yeux clos, le jet lui asperge avec force le visage. Il ne bouge pas, reste stoïque. Immobile depuis de longues minutes, Cameron n'a plus conscience du temps qui passe. Il s'enferme dans sa bulle sécurisante et n'a aucune envie d'en sortir. Sous la douche, il pense. A elle. A eux. A leurs souvenirs communs. Il tente de se remémorer les traits de son visage, d'entendre à nouveau le timbre de son rire cristallin. Il les revoit, ses iris d'une bleuté clairvoyante. Son regard ne le quitte pas. Elle avait une façon bien particulière de le regarder. Comme personne ne l'avait encore jamais fais. Reagan ne rabaissait jamais Cameron. Elle l'encourageait, jour après jour. L'élevait, même lorsqu'il était au plus bas. Il avait muri grâce à elle, eu envie d'avoir des enfants grâce à elle et surtout avec elle. Elle était son tout, et sa raison de vivre. Sans elle, Cameron n'avait plus le goût à rien. Juste de s'endormir pour de longues années. Et encore, depuis sa mort, le sommeil avait pris congé. Deux jours qu'il n'avait pas dormi ni mangé. Adriel l'avait amené chez lui pour que son frère ne reste pas seul. Mais Cameron n'avait pas quitté sa chambre. Cette douche, c'était la première depuis deux jours. Et il avait du puiser au plus profond de lui-même pour réussir à s'extirper des couvertures. Mais aujourd'hui, on enterrait Reagan. Et ce jour-là, Cameron le craignait depuis deux jours. Une heure plus tard, Cameron est planté devant le miroir de la chambre. Pantalon et chemise enfilés, il se dévisage dans la glace. Des cernes arborent son visage fatigué. Sa barbe naissante témoigne de la négligence qu'il afflige à son physique. Il n'a pas envie de se raser, ni de se coiffer, ni de se préparer. C'était pour elle qu'il faisait tout ces efforts. A quoi ça sert maintenant d'être présentable ? Il n'en a plus rien à foutre. Il tient sa cravate à la main et est incapable de se la nouer. « Cameron tu mets pas ta cravate ? » questionne Adriel, une fois Cameron sorti de son terrier, prêt à partir pour le cimetière où aura lieu l'enterrement. « Non. ». Clair, net et précis. « C'était elle qui me les nouait avant » précise-t-il, ouvrant la porte de l'appartement et s'engouffrant dehors. Il n'ajoute rien, ne regarde personne. C'était elle qui lui nouait ses cravates avant. Elle disparue, il ne portera plus jamais de cravates. (…) « Monsieur Eynsford comment vivez-vous la mort de votre petite amie ? », « Cameron, est-il vrai que votre fils est mort en même temps que Reagan ? », « Monsieur Eynsford, quelques mots sur la mort de mademoiselle Barckley ! ». Les flashs fusent, les questions assaillent Cameron à peine eut-il mis un pied en dehors de la voiture d'Adriel. Lunettes de soleil sur le nez, il tente de se dissimuler derrière et écarte les appareils photos des paparazzis au fur et à mesure qu'il avance vers l'endroit où va être enterrée Reagan. « Dégagez » cingle-t-il froidement, une première fois. D'autres questions lui sont posées et les vautours ne semblent pas prêts à lui laisser la paix. « DEGAGEZ DE LA !! BARREZ-VOUS !!! ». Cameron perd son calme. Il ne supporte pas qu'on s'introduise dans l'intimité d'un tel événement. Adriel tente de l'apaiser mais rien n'y fait. Il ne peut pas concevoir que ces connards restent là. C'est là que Constance La Tour Dubois débarque avec Augusto Pelizza Da Volpedo et menace tous ces vauriens afin qu'ils prennent la poudre d'escampette. Tout le monde a peur du grand manitou de New-York et c'est donc sans broncher que les paparazzis rebroussent chemin. Après de chaleureuses accolades de circonstances, tous se déplacent jusqu'à l'endroit où Reagan est enterrée. Cameron regarde tous ces gens présents. Ils sont nombreux. Mais le seul vers qui se dirige instinctivement le jeune homme est Jayan Peerson-Barckley, frère de Reagan. Les deux hommes s'étreignent durant de longues minutes. Puis le prêtre commence sa cérémonie, et Cameron débranche totalement. Il n'écoute pas, se contentant de fixer le cercueil déjà tapie au fond du trou dans lequel il va dépérir. Et Reagan avec. Cameron a envie de pleurer mais il n'y arrive pas. Il voudrait hurler, crier, mais aucun son ne sort de sa bouche. Il reste pantois, stoïque, attendant presque tranquillement que tout cela se termine. Il a encore du mal à réaliser la situation. Il n'arrive pas à se résoudre à l'idée de sa perte. Il se persuade qu'elle va revenir. Qu'elle n'est pas morte. Il ne peut pas admettre cela ou sinon il s'effondrerait totalement. Alors il ne dit rien, ne pense à rien et attend. Que la cérémonie se termine. Que tout le monde le laisse seul avec sa peine. Qu'il se retrouve enfin avec elle. Dernière poignée de terre sur le cercueil de Reagan et les derniers invités s'en vont. Cameron ne bouge toujours pas. « Tu viens Cameron, on se retrouve tous chez Constance et Augusto.. ». Il répond par la négative. Souhaite se recueillir seul. Ils s'en vont tous et Cameron promet de passer après. Après quoi ? Il attend que le cercueil soit enfoui sous la terre. Il se retrouve devant la pierre tombale. « Reagan Lennon-Barckley (Eynsford) ». Il déteste les parenthèses qui ont été mises. Elles n'ont pas leur place. Même s'ils n'étaient pas mariés, il la considérait comme sa femme. Et ce n'était pas pour rien qu'ils avaient décidé de donner le nom d'Eynsford-Barckley à leur fils. « Reagan... ». Ses genoux touchent le sol avec violence. Cameron s'écroule et se met enfin à pleurer. « Comment je vais faire sans toi moi hein ? Dis mois parce que pour le moment j'en ai aucune idée... J'ai trop besoin de toi, de nous. Sans toi, j'avance pas, je te jure. C'est dans ton regard que je puisais la force de me battre. Maintenant, je n'ai le droit qu'à tes yeux clos. ». Cameron s'essuie le visage avant de poursuivre. « J'ai même pas pu te dire au revoir. T'avais dis que tu ne m'abandonnerais jamais tu t'en rappelles ? Je pourrais pas aimer à nouveau. Je n'aime que toi. T'étais la femme de ma vie Reagan. La mère de mes enfants. Mon âme sœur. Jamais je ne pourrais tourner la page. » Jamais, jamais. « Mon amour, je sais que là-haut, tu vas être à ta place au paradis. Je suis sur que t'es déjà entrain de charmer tous les anges avec ta voix envoûtante et tes rires cristallins. Ne m'oublie pas trop quand même. Parce que moi, je ne t'oublierais jamais. Je t'aimerais toute ma vie. ». Un petit silence s'installe. « Tu as été le plus beau rêve de ma vie. Et tu resteras le dernier. ». Tu étais mon nouveau rêve. Et vous le mien.

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“- Tu es belle avouais-je.
Elle haussait les épaules
- C'est dans tes yeux.
- Oui acquiesçais-je, c'est dans mes yeux”

FLASHBACK :: « T'as senti chéri ?! Il a bougé ! » s'exclame Reagan, attrapant la main de Cameron pour la lui poser sur son ventre arrondi. Cameron lâche la lecture de son magasine et se rapproche de sa chérie, tendrement lovée sur le canapé. Il pose sa main sur le ventre de Reagan et lève le regard vers elle. Des étoiles pleins les yeux. « Ils sont combien là-dedans ? T'es sur qu'il est tout seul ? » taquine-t-il, une moue mesquine. Il caresse doucement le ventre qui abrite le bébé qu'ils vont avoir tous les deux. Ils ont appris quelques heures plus tôt que Reagan attendait un petit garçon, à leur plus grand bonheur. Cameron vit un véritable compte de fée avec sa petite amie depuis presque quatre ans désormais. Lui qui n'a jamais voulu avoir d'enfant a finalement bien vite changé d'avis lorsque Reagan lui a annoncé être enceinte. La surprise avait laissé place à l'euphorie et Cameron s'était vu enchanté de la nouvelle. Depuis, il n'arrête pas de parler à bébé, de le toucher, n'a jamais raté une seule échographie. Les deux amoureux nagent dans une idylle plus que parfaite. Ils ne peuvent plus vivre l'un sans l'autre et leurs éloignements respectifs dus à leur travail les meurtrissent à chaque fois. Mais depuis que Reagan est enceinte, Cameron a fait du forcing auprès de Constance pour ne plus partir autant à l'étranger et plus aussi loin. Il ne supporterait pas qu'il arrive quelque chose à sa famille si il est loin. « Comment on l'appelle » quémande-t-il à Reagan, après lui avoir déposé un baiser sur les lèvres. Il vient de poser sa tête sur les genoux de sa bien-aimée et croise ses doigts sur son torse. Ils n'ont pas encore abordé ce sujet. Ils attendaient de savoir le sexe du bébé, n'ayant aucune patience pour attendre jusqu'à sa naissance. « Je sais pas chéri. Tu as des idées ? ». Cameron répond par la négative. Il n'y a pas tellement réfléchi et ne sait pas quel prénom proposer. Un prénom américain déjà il faut, ça c'est certain. Et pas un prénom trop bateau et trop boloss genre Kevin, Jason ou encore Brian. Eurk. Il lui faut un prénom classe à ce bébé. Qui dépotte. Comme ses parents. « Qu'est-ce que tu penses de Nathen ? ». Nathen. Nathen. Cameron le prononce plusieurs fois à voix haute. Ca sonne bien. Et c'est classe. C'est parfait. Parfait.

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Cameron Eynsford
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MessageSujet: Re: Because in the end, when you lose somebody, every candle, every prayer, is not gonna make up for the fact that the only thing that you have left, is a hole in your life where that somebody that you cared about used to be. Ven 23 Jan - 11:09



“Les jours passent, la nuit reste. Maintenant, tu me manques. Des fois c’est tes bras, des fois c’est tes pas dont je crois reconnaître le bruit. La plupart du temps, c’est toi en entier.”

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Ses doigts embrassent l'argent de la bague. Il fait tournoyer l'anneau entre ses deux bouts de chair. Le diamant est resplendissant. Si resplendissant que Cameron en serait presque ébloui. Il la contemple depuis de longues minutes cette bague. Depuis l'enterrement de Reagan, la veille, Cameron est revenu dans l'appartement qu'il partageait avec sa bien-aimée. Il ne quitte plus son canapé, enveloppé dans le plaid favori de Reagan, encore imprégné de l'effluve de son parfum. Il ne dort pratiquement pas, restant immobile, les yeux dans le vague, le cœur lourd au bord des lèvres. Son téléphone est éteint, complètement vidé de sa batterie. Il n'a pas eu la force de se lever et de le rebrancher. Il n'a plus la force de rien. Ni de s'alimenter, ni de se lever, ni de rien du tout. Il n'ouvre pas lorsqu'un courageux s'essaye à le tirer de sa léthargie. Seul Adriel pénètre dans l'appartement sans autorisation. Il est le seul à détenir la clé du cocon. Il a bien essayé de le secouer, de l'épauler, de l'aider. Il a voulu l'emmener à l'hôpital, voir son bébé qui est en couveuse, étant un prématuré. Mais Cameron a refusé. Il ne veut pas le voir. Il ne veut voir personne. Qu'on lui foute la paix, c'est tout ce qu'il demande. Alors Adriel a abdiqué et s'est retiré. Même s'il passe voir son frère régulièrement dans la journée, il vérifie juste qu'il est encore en vie et s'en va. Sans un bruit. Cameron lui se contente de regarder cette bague, encore et encore. Il ne fait pas attention à la porte de l'appartement qui s'ouvre et se referme. Ne remarque pas les talons claquer au sol. Ne lève même pas les yeux sur la silhouette de Constance La Tour Dubois, s'édifiant face à lui. « Alors Eynsford, ton frère m'a dit que tu ne sortais plus d'ici ? Tu sais que c'est pas ce qu'elle aurait voulu... ». Elle. Reagan. Celle sans qui il ne peut plus vivre. La preuve. « Waw, c'est du beau diamant. Et crois-moi, je m'y connais ». Constance s'assoit aux côtés de son ami qui lorgne ce bout d'argent. « J'allais la demander en mariage. J'avais tout prévu, tout planifier. Je voulais faire ma demande après la naissance de ... ». Il se stoppe. Ne va pas plus loin dans sa phrase. Il ne veut pas l'évoquer. Parce que son cœur se fissure trop. Mais Constance ne l'entend pas de cet avis. « De ton fils. Qui a besoin de toi Cameron ». Encore une qui a été envoyé pour lui faire la morale. Mais il est bien entouré ce bébé. Toute une clique d'infirmières le pouponnent, ses oncles passent le voir tous les jours, il n'a besoin de personne d'autre. « Non » cingle-t-il, froidement. Ce bébé n'a pas besoin de lui. C'est de Reagan dont il a besoin. Comme lui. Or sa maman n'est plus là. Elle est partie alors que lui vit toujours. Injustice ? Cameron le pense. « Arrête Cameron. Viens je t'emmène le voir et c'est pas négociable Eynsford. Et si il le faut, je te traînerais par le talon de mes louboutins ». Constance force son meilleur ami à reposer la bague et à se lever. Elle l'analyse de la tête aux pieds avant d'ajouter. « Enfin avant d'y aller, tu vas prendre une douche et te changer ». (…). Ils ont été obligés de revêtir une blouse bleue immonde pour pénétrer dans le service de néonatalogie où se trouve bébé Eynsford-Barckley. Ils se trouvent devant la couveuse du bébé et Cameron le regarde, pantois. Son fils est si petit, a l'air si fragile.. « Prends le Cameron » incite Constance, aidée d'une infirmière sortant le bébé de sa couveuse. Constance prend le bébé et le tend au papa, qui recule d'un pas. « Non ». Non, il n'a pas la force de prendre cet enfant. Il n'a pas la force de le regarder, de l'embrasser. C'est avec Reagan qu'il aurait du faire cela. Pas de cette manière-ci. « Avant d'avoir Enzo, je ne voulais pas d'enfant. Tu te rappelles comme on se moquait de ces morveux en couche-culotte ? ». Un léger sourire se dessine sur les lèvres de la jeune femme à l'évocation de leurs souvenirs communs. « Et puis Enzo est arrivé et il a changé ma vie. Il est la plus belle chose qui me sois arrivée. Et ce petit gars va changer la tienne, je le sais Cameron ! Mais il faut que tu arrêtes de lui en vouloir. Il faut que tu acceptes le fait qu'elle ne soit pas morte à cause de lui ». Constance fait une légère pause, le temps pour Cameron d'assimiler toutes ces paroles. « Toi, tu sais ce que c'est de vivre et de grandir sans l'amour de son père. Tu veux vraiment que ton fils connaisse ça ? ». Evidemment que non. Mais il ne se sent pas le courage d'endosser ce rôle là. Celui de père. Il avait toujours été persuadé qu'il n'aurait pas d'enfant et puis Reagan avait débarqué dans sa vie et tout avait changé. Mais c'était avec elle qu'il le voulait cet enfant. Pas tout seul. « Ca fait quatre jours qu'il est né et il n'a même pas de prénom. » précise la La Tour Dubois. Cameron pose le regard sur son fils, avant de prendre son courage à deux mains et de poser délicatement sa main sur le petit crâne fragile de ce bébé. « Nathen. On voulait l'appeler Nathen Jayan Adriel Eynsford-Barckley ». Son regard croise celui de son amie. « Je ne sais pas élever un gosse moi. J'y arriverais pas tout seul » poursuit-il. Ca a l'air si petit, si fragile, si vulnérable. Il ne saura pas le protéger des difficultés de la vie. Il n'a même pas pu le faire avec Reagan alors avec un bébé... « Qui t'a dis que tu serais tout seul ? ». Un petit sourire malicieux se dessine sur le visage de Constance. Elle a vraiment réponse à tout. Et puis d'un seul coup Cameron comprend. Il n'est pas seul. Ses amis, son frère, ils sont tous là pour lui. « Allez prends-le ». Constance met Nathen dans les bras du Eynsford. Cameron pose les yeux sur son fils et le regard de Nathen s'accroche au sien. Le nouveau papa laisse échapper une petite larme. De bonheur, de tristesse aussi de ne pas pouvoir partager ce moment avec Reagan. Mais pour elle, il va se battre pour son bébé. Leur bébé. « Salut Nathen. C'est papa. Bienvenue dans la famille mon bébé, mon plus beau ». Cameron berce doucement son fils. « Coucou Nathen. Il va falloir que tu prennes bien soin de ton papa. Beautiful » ronronne une Constance qui laisse parler son instinct de mère. Cameron lève les yeux vers sa meilleure amie, une moue taquine sur le visage. « Espèce de maman poule » lâche-t-il à Constance, se moquant ouvertement d'elle. « Oh ferme la Eynsford. Tu seras pire que moi ». Ca c'est bien vrai.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

“J'arrive devant ta tombe, avec cet acacia et ses ombres que je connais bien. Maintenant qu'il fait tout le tps nuit sur toi et que c'est sur, que nous avons fixé une dalle marbrée pour entreposer larmes, souvenirs et fleurs, je réalise. Je n'accepte rien, mais je réalise.”

Trois mois après l'enterrement. Salut mon amour. Je sais que tu es en colère que je ne sois pas venu plus tôt te présenter notre trésor. Mais j'avais besoin d'un peu de temps. Pour accepter ta disparition et pour m'occuper de lui. De notre bébé. Ca n'a pas été facile au début. J'ai eu du mal à endosser mon rôle de père. Heureusement que Constance a été là pour me foutre un coup de pied au cul. Parce que moi, c'était avec toi que je voulais élever notre enfant. Pas tout seul. Pas comme ça. J'ai peur de faire n'importe quoi, je panique à chaque fois qu'il pleure. Tu sais, quelques fois il pleure sans raison. Je crois que c'est toi qu'il pleure. Sa maman qui lui manque. Et qui me manque à moi aussi. Tu me manques tous les jours Reagan. A chaque minute, à chaque seconde. Je n'avais jamais ressenti une telle douleur, je te jure. Si je me lève chaque matin, c'est uniquement pour lui. Pour Nathen. Si tu voyais comme il est beau. Il va avoir mes yeux je crois. Mais il a ta malice et son sourire. Il commence à gazouiller et fait même presque toutes ses nuits. Il est parfait. Comme toi. Tout le monde le comble de cadeaux, de calins. Adriel, Constance, Jayan et même Augusto. Jade est toute contente d'avoir un petit cousin. On tente tous de se remettre de ta disparition tu sais. On se relève, difficilement mais on le fait. Parce que je sais que tu n'aurais pas aimé qu'on s'apitoie. Alors même si c'est dur, on s'accroche. Je m'accroche. Mais si tu savais comme c'est horrible de dormir dans ce grand lit froid. Du coup, je mets bébé avec moi. Ca nous rassure tous les deux de dormir ensemble. Et chaque jour, je lui parle de toi. Je lui montre des photos. Je lui raconte nos souvenirs. Notre rencontre, nos engueulades aussi un peu. Je lui explique à quel point sa maman était merveilleuse et à quel point on attendait son arrivée. Tu te rappelles quand on a su que tu étais enceinte ? Probablement le plus beau jour de notre vie. Moi j'avais peur d'être père mais grâce à tes mots apaisants et ta foi en moi, j'ai combattu cette peur et aujourd'hui je m'occupe tout seul de notre enfant. Comme un grand. J'aimerais tellement que tu sois prêt de nous Reagan, si tu savais. Je ne te remercierais jamais assez pour tout ce que tu as fais pour moi. C'est grâce à toi si j'en suis là aujourd'hui. Je te dois tout. Mon courage, mon assurance, mes plus beaux souvenirs. J'aurai aimé te tenir dans mes bras tous les jours, mais l'éternité m'aurait paru trop courte. Je t'aime Reagan et je ne cesserais jamais de t'aimer. Tu es dans mon cœur à jamais. Il faut qu'on y aille. Nathen va attraper froid. Mais on reviendra. Tous les jours. Je te le promets. Allez Nathen, dis au revoir à maman.
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MessageSujet: Re: Because in the end, when you lose somebody, every candle, every prayer, is not gonna make up for the fact that the only thing that you have left, is a hole in your life where that somebody that you cared about used to be. Sam 21 Mar - 0:01

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