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Quand les morts nous ramènent à la vie.

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MessageSujet: Quand les morts nous ramènent à la vie. Mer 21 Jan - 20:47


Quand les morts nous ramènent à la vie
Emy & Kendra



SEPTEMBRE 2014 ➤ Il n'y avait jamais de jour où l'on se disait à proprement "Tiens, je vais lui rendre visite aujourd'hui" ou encore de planification horaire à ce sujet. ça venait tout seul et on le ressentait, c'était tout. Lorsque ce besoin irrepresible surgissait, ça en devenait plus qu'un besoin, c'en était tout bonnement maladif. Le coeur prenait sur la raison et il fallait que je laisse aller mes pas au rythme de ses battements pour me sentir mieux. Comme une dose de nicotine pour un fumeur ou d'alcool pour un alcoolique. C'était une drogue que peu comprenait, par-ce que pour la comprendre il aurait fallu avoir vécu ce déchirement et ce vide que crée la perte d'un être cher. Finalement, peu importait de qui il pouvait bien s'agir, le principe était le même pour la plupart d'entre nous : nous devions nous confronter pour réaliser. Comme si vivre avec ce poids chaque jour sur nos épaules ne suffisait pas, il fallait l'expérimenter en se prouvant de nos propres yeux que c'était bien réel, notre réalité. Ce besoin, je le ressenti ce jour là. Elle me manquait trop et pourtant, elle venait de partir. À ce qu'il parait, avec le temps on ressent de moins en moins ce manque. Quand on y pense c'est plutôt étrange puisque c'est dans la longueur que l'on constate un manque. Mais dans la mort, c'était différent il fallait croire. Plus la perte était proche dans le temps, plus le manque de la personne nous paraissait insurmontable. C'était mon cas pour l'instant, insurmontable, terrifiant. Encore et toujours j'avais besoin de m'y confronter. Etait-ce vraiment elle sous cette tombe ? Cette femme à la chaleur de l'Italie, cheveux d'ébène, tellement souriante et joueuse. Cette femme qui m'avait gardée, tout appris et surtout défendue au péril de sa vie ? Elle m'avait couvée, choyée, protégée. Et elle était partie comme ça, d'un seul regard, en un seul souffle étouffé. À peine le temps de la remercier, de lui dire au revoir. C'était l'injustice de la mort. Toute une vie où l'on prends le temps à rien, et en un seul petit coup de vent, tout s'arrête là, net et figé dans l'espace et on n'y peut rien, plus rien n'est rattrapable. C'est de là que vient la souffrance, la lourdeur de la disparition. Par-ce qu'on ne peut rien faire, rien changer, rien remédier. Et ça fait trop mal car on est bouffé par le regret et l'amertume. Sur sa tombe à ma grand-mère, il était inscrit en lettre gravées : "À notre bien aimée Nonna, que la joie aura portée jusqu'au bout". La joie. Elle était tellement heureuse et joyeuse et cela m'avait rassurée dans les pires moments. Je n'étais pas comme elle. Aussi souriante dans l'adversité. "She could walk through Hell with a smille". J'étais beaucoup plus peureuse, prudente, méfiante envers la vie. Chaque moment que la vie me prenait, me rendait plus amère et distante envers mon prochain. Ma grand-mère c'était le parfait opposé. Toujours prête à tendre la main, même aux plus vil des parasites, même au plus torturé des brigands, même au plus démuni des truands. C'était un don du ciel qui faisait d'elle cette icône et ce modèle pour moi. Modèle qui n'était plus. Par moment je vacillais en arrivant devant ce morceau de marbre planté en cette terre funeste. Je devais m'agenouiller, m'accroupir sous le poids de la tristesse. Et je pleurais. C'était à chaque fois comme si l'on m'apprenait une nouvelle fois cet événement, comme si ma mémoire me jouait un tour par espoir que ce ne soit pas vrais, pas possible. Mais cette réalité me submergeait. Comment allais-je faire sans elle ? Comment était-ce possible qu'un être aussi bienveillant s'en aille ? Peu m'importait la vieillesse, le temps qui cours, le "bon" moment. Il n'y avait jamais de bon moment lorsqu'il s'agissait de perdre quelqu'un que l'on aime. Bien entendu, il y avait encore ma mère, une femme douce, infatigable. Je pense qu'elle n'avait pas voulu montrer sa détresse à la perte de Nonna pour ne pas empirer mon état psychologique. Mais au fond je savais qu'elle souffrait tout autant que moi. Rien que d'y penser, les larmes s'échappaient de mes yeux. C'était dur, beaucoup trop dur.

C'était le plus souvent au moment d'événements marquant de ma vie que j'avais le plus ce besoin de me recueillir. Là, il s'agissait de ma rentrée en Master Class à Berkeley. J'avais empoché fièrement mon Bachelor, mais je m'étais jurée d'aller plus loin, plus haut. Il fallait gravir les échelons, et c'était elle qui m'avait donné la motivation au moment où j'ai cru ne plus y arriver, où j'avais hésité. Alors il était clair qu'en cette rentrée des classes, il était difficile de me donner du courage et de le puiser au fond de mon coeur, alors qu'elle n'était plus là. Quelque part je me persuadais qu'elle observait de là-haut, qu'elle savait très bien ce qui se tramait et qu'elle devait me trouver ridicule à chialer comme une enfant à ses pieds. Mais le sentiment était trop fort, trop puissant pour y résister et y faire face. Peut-être dans quelques temps aurais-je pu mieux le combattre. Ce n'était pas le cas en cet instant, lorsque, une fois de plus, je m'effondrait devant la pierre. Dans ces moments, on oublie qu'il y a d'autres défunts, qu'il y a des passants ou même quelques maisons des personnes travaillant pour le cimetière juste à côté. On se sent seul et on ressent la solitude dans son sens le plus premier du terme. Ce ne fut qu'une fois calmée, essuyant du revers de ma main mes chaudes larmes, que j'entrevis une silhouette plutôt proche. Sur le moment je me sentais envahir de honte, même si pleurer dans ce genre d'endroit et de condition paraissait d'une normalité absurde. Mais je rougissais. Cette personne m'avait sans-doute vue ou même observée dans ma détresse la plus intime, et je ne pouvais m'empêcher de me sentir honteuse. Je me relevait alors délicatement, regard droit vers le sol, évitant tout contact visuel avec ce tiers. Et puis, je relevais la tête et je me dis « après-tout, je ne dois de loin pas être la seule à réagir comme ça ici. Si ça se trouve, cette personne ne m'a même pas remarquée. » Je m'aventurais à lancer un rapide coup d'oeil sur ma droite, et c'est la que l'aperçu. Mes yeux, ronds d'étonnement mais également de soulagement restèrent coincés sur elle. Je ne pleurais plus du tout, mes larmes avaient même pratiquement séchées sur mes joues. Elle était plantée, devant une tombe elle aussi et comme je le prédisais, ne m'avait même pas remarquée. Resplendissante, presque trop parfaite pour être vraie, elle n'avait pas tant vieilli qu'on aurait pu se l'imaginer. Il était vrais que je n'avais eut de nouvelles d'elle depuis quelques mois, voir plus d'une année. Je ne m'attendais plus à la voir, presque comme si mon coeur avait cristallisé notre amitié et avait fait fit de mon esprit. Pourquoi était-elle là, au cimetière, devant une pierre tombale ? D'où venait-elle ? Qu'avait-elle fait cette dernière année ? Tant de questions m'enflammait l'esprit et mêlait des sentiments de joie et de peur. Je me sentais mal à l'aise de l'aborder dans un tel contexte et pourtant, elle était juste là, à côté de moi, quelques mètres plus loin. Je mis un pied devant l'autre, gauche, droite, gauche, droite, lentement, une main devant la bouche qui essuyait discrètement le reste de larmes à moitié séchées de toute à l'heure. Je m'approchais suffisamment pour en avoir la certitude. C'était bien elle.

« ...Emy...Emy Conway... ? »
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MessageSujet: Re: Quand les morts nous ramènent à la vie. Jeu 22 Jan - 17:10

 Quand les morts nous ramènent à la vie....



Depuis que javais perdu mon fils , jamais je n’avais remis les pieds sur sa tombe. J'en étais incapable tant cela me rappelait mes souffrances, mes mauvais choix, une espérance loupée et une partie de ma vie que j'avais mis de côté. Et Sam, son prénom, en faisait partie mais resterait à jamais gravé en moi. Ce petit être inerte, sortant de mon corps, un petit garçon qui aurait reçu tant d'amour tant il avait été attente mais la vie continuait et aujourd’hui j’avais décidé par je ne sais quel hasard d’aller lui rendre visiter.
Le cœur serré en ma poitrine, je marchais vers cette allée ou il reposait et Dieu sait à quel point cela m’était toujours aussi insupportable. On dit que le temps apaise les souffrances, mais le manque, lui était là, présent, impossible de le combler et le plus, est que je ne serais plus jamais mère, du moins à faible taux, suite à ma maladie. Telle une sentence, je devais vivre avec ce malheur et sans lui. Me retrouvant seule, sans le père qui a fuit je ne sais où. Je me reconstruis depuis quelques temps, et Phil, m'aide beaucoup sans même le savoir.il est mon petit-ami officieux, je préfère me préserver que de me mettre aux yeux de tous et risquer de tout perdre une fois encore en étalant mon bonheur. Vivons heureux, vivons cachés non ?
Mes talons claquaient sur le bitume jusqu'à sa petite tombe, ou était inscrit, « Sam Nolan Winston-Carter. 25-12-2014 » une seule date celle de naissance et de sa perte à la fois. Un bouquet de Lys blanc, me voici accroupie à lui déposer ces fleurs, toi petit ange parti trop tôt. Je me laissais aller, malgré tout à verser des larmes, de colère , celle envers moi-même et ma maladie qui m'avait au final tout prit. Mais je devais avancer, alors prenant mon courage à deux mains je déposais une pierre sur la stèle de marbre, en guise de pensée à nos chers disparus et me relevait sans prêter aucun intention à tout ce qui m'entourait. Ici était un lieu de recueil, de souffrance, de perte, la paix y régnait et le silence également jusqu’à ce que j'entende un son, une voix qui m’était familière. Celle de Kendra ?
Ravalant mes pleurs, et un séchage rapide de mes larmes que je remis mes lunettes de soleil, sur le haut de ma tête après tout pourquoi se cacher. Je me levais et lui fis face, lui lançant un léger sourire timide.« Kendra. »Je la regardais et elle était à peu près dans le même état que moi. Il me fallait quitter cet endroit, sans toutefois fuir la jeune femme, qui était devenue au fil du temps une réelle amie rencontrée au départ dans un bar ou l'ont s'est rapprochées. Comme quoi à trop boire, on fini par trop parler. Elle engagé la conversation et depuis on s'est liées, elle et moi. Mais avec les événements des derniers mois, j'ai fini par tout lâcher, mon entourage, mes amis, ma famille, pour me fondre sous une tonne de travail, ayant enfin créé ma propre société. Alors qu'elle aurait pu me soutenir comme je l’avais soutenu, trois ans auparavant lors du décès de sa grand-mère...

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MessageSujet: Re: Quand les morts nous ramènent à la vie. Ven 23 Jan - 18:44


Quand les morts nous ramènent à la vie
Emy & Kendra



Le soleil tapant le haut de nos crânes m'aurait presque assommée en vue de la situation. Je venais de tomber, là, au milieu d'un cimetière, sur l'une de mes plus proches amies. Evidemment les circonstances ne me permettaient pas de me laisser aller à lui sauter dans les bras et à rire. Nous en étions certainement plus au questionnement, au jugement, à l'incompréhension et à la peur. Quelque part, nous devions toutes deux ressentir de la honte à s'être laissées s'éloignées comme nous l'avions fait. Elle avait plus-ou-moins coupé tout contact pendant des mois et cela avait été difficile à comprendre pour beaucoup d'entre nous, car sans aucune explications. Mais je m'en voulais, moi aussi, par-ce que je n'avais pas été suffisamment présente. Je n'avais pas osé la rattraper, la retenir, par crainte d'être trop intrusive. Mais peut-être était-ce ce dont elle aurait eut besoin... La voyant devant une tombe m'avait fait un pincement au coeur. J'avais dû louper un événement majeur de sa vie... et je n'avais pas été présente pour la soutenir comme il l'aurait fallu. Alors c'était le moment où jamais, cette fois, de la retenir, ne plus la laisser partir et s'enfuir de ma vie. Peut-être que cette rencontre n'était que la preuve du destin scellé qui nous liait depuis notre première rencontre. La confirmation que notre amitié n'était pas perdue et encore moins effacée avec le temps. « Loin des yeux, loin du coeur ? Jamais ! » Je ne le pensait pas et je ne l'aurait jamais pensé lorsqu'il s'agissait d'Emy.

« ça fait tellement longtemps... Je ne pensais pas te croiser ici. Est-ce que... tu aurais du temps de libre aujourd'hui ? J'aimerais vraiment qu'on prenne le temps de discuter, on doit avoir beaucoup à se dire. »

Il fallait que nous rattrapions le temps perdu, il fallait que je sache la raison de sa venue dans cet endroit, je devais me racheter et agir en l'amie que j'étais et que j'aurais surtout dû être pendant son silence. J'en avais pratiquement oublié ma propre raison de déplacement au cimetière et quelque part, je trouvais une réponse à cette éternelle question que ma grand-mère laissait sans réponse « Comment faire sans toi ? » C'était peut-être un signe que ma Emy soit apparue à ce moment. Elle était ma réponse. Sans doute que mon coeur avait été brumé ces derniers temps et que je n'avais su voir la vérité : Mon amie pouvait me tirer vers le haut. Et visiblement je pouvais le faire pour elle à mon tour. Elle devait en avoir besoin. Je me retrouvais partagée entre le sentiment d'excitation de se retrouver pour ragoter et tout se raconter de nos vies mutuelles, comme dans l'temps. Mais je ressentais cette crainte de ce qu'elle allait m'avouer et de mon propre reflet au travers de son histoire. À savoir que j'avais été absente, inutile pour elle. Elle qui m'avait tant soutenue lors du décès de Nonna, elle qui était un exemple, une femme forte qui avait surmonté déjà deux fois le cancer. Honnêtement, ceux qui surmonte le cancer sont des super héros, mais qui d'entre eux le surmonte PLUSIEURS fois ?! Quand je portais mon regard sur elle, j'étais submergée de fierté et je la trouvais merveilleuse. C'était de là que venais cette amitié si forte que je lui portais. Elle était devenue, au fil du temps, mon mentor, mon maitre Yoda, mon moine Shaolin. Que pouvait-il bien lui arriver, elle qui ne méritait que le bonheur tant elle s'était déjà battue ? Je voulais le savoir et je me devais de le découvrir pour jouer à mon tour le rôle qui m'était donné de la soutenir. Alors je m'avançais un peu plus, cheveux au vent dans cette légère brise. J'attendais sa réponse, ma tête légèrement penchée sur le côté, bras croisés se crispant dans la gêne de cette situation, le regard suppliant qu'elle me réponde positivement. Je pensais en cet instant « Je t'en prie Emy, dis-moi oui ! Il faut qu'on se retrouve toi et moi... »
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MessageSujet: Re: Quand les morts nous ramènent à la vie. Lun 26 Jan - 18:23

 Une désagréable sensation...


J’étais ravie de revoir une tête familière surtout en ce moment , cet instant ou j’étais venue ici pour me recueillir, une chose qui était toujours aussi difficile à faire , même après tout ce temps. Telle une plaie qui venait à s'ouvrir de nouveau et qui ne se refermerait jamais malheureusement. J’avais porté la vie mais également la mort. Qui que de plus traumatisant ? Mais  la vie continuait, il nous fallait avancer et se créer une existence qui nous fasse nous lever chaque jour qui passait.
Me trouvant dorénavant devant Kendra qui je lançais un sourire qui se voulait rassurant je marchais à ses côtés, inspirant profondément comme pour me donner du courage et quitter ce cimetière , franchir ses grandes grilles de cet endroit où reposaient les morts. « Oui trop longtemps même... »Je remis mon sac en place et sorti mon portable de celui-ci afin de voir quelle heure il pouvait être, ayant perdu la notion du temps ici. Je ne sus si j’étais restée sur cette petite tombe cinq minutes ou bien deux heures. J'avais eu cette sensation que le temps s'était arrêté et pourtant il avait filé à une vitesse folle. « Oui j'ai toute la journée devant moi. Et c'est moi qui t'invite. Je connais un endroit sympa pas trop loin d'ici sinon on peu pousser un peu plus et aller chez moi ?»tout la suivant jusqu'à la sortie et regardant. Je ne sus si elle avait pris sa voiture ou non. Je le pesais alors je lui fis signe de me suivre jusqu'au lieu-dit avant de me garer et descendre de mon véhicule. Je vins à fermer ma voiture avant de me diriger vers elle. Nous avions opté du coup vers un petit bar-restaurant sympathique dans la moyenne , ni trop huppé, ni trop ringard. Marchant de nouveau à ses côtés, Je savais la raison de sa visite en pareil lieu ce qui n’était pas son cas me concernant ...Mais nous venions de nous retrouver et je pense qu'elle irait à savoir ce qui m’avait fait venir dans cet endroit.
S’installant à une table nous voici à commander de quoi boire. Je pris un thé pour changer un peu de la caféine et me pauser dans ma vie active et qui était chargée en nombreux points. Les études, ma société qui était en pleine expansion et ma vie privée qui commençait à reprendre petit à petit...«On n'aurait jamais dû se retrouver dans ces conditions, je suis désolée, j'ai ..je me suis isolée durant ces derniers mois, il y a eu tellement de changement dans ma vie que j’ai préféré me mettre des œillères sur le monde extérieur. Mais toi comment vas-tu ? »dis-je tout ayant un regard tendre sur elle et une main posée sur la sienne. Si j'aurai dû avoir une petite sœur, j'aurai aimé qu'elle soit comme elle, comme Kendra.






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MessageSujet: Re: Quand les morts nous ramènent à la vie. Jeu 29 Jan - 23:54


Quand les morts nous ramènent à la vie
Emy & Kendra



Ce qui était étonnant concernant Emy et moi, c'est que nous nous ressemblions énormément, et ce, en tous points. Brunes, belles, élégantes. Mais surtout des femmes fortes, de caractère, qui avait beaucoup souffert. Rapidement, je m'étais identifiée à cette femme, un peu plus âgée que moi et qui aurait facilement pu passer pour ma soeur ainée. Lorsqu'il s'agissait de souffrance, elle en savait un rayon. Elle avait tant vécu en si peu de temps. Tant éprouvé, sans jamais faillir, jamais baisser les bras. C'était plus qu'un exemple, elle était devenue mon mentor au fil des années. Notre amitié avait été renforcée par cette admiration que je lui vouait et quelque part, je n'en étais pas peu fière. Il y avait de quoi avoir envie de s'afficher aux bras d'une battante comme elle. Par moment, j'avais même du mal à réaliser qu'elle était mon amie, tant cela me paraissait irréel. Mais c'était la vérité, une vérité gâchée par l'éloignement que nous avions subi ces derniers temps. Temps qui avait filé sous mon nez à la vitesse grand V. Mais aujourd'hui nous nous étions retrouvées et je n'allais plus la laisser partir. Comme à nos débuts où elle venait à se bar où je travaillais, nous nous étions installées dans un bistrot du coin. Ce qui m'épatait le plus dans notre relation, c'était l'évolution qu'elle avait traversée. J'avais commencé en la servant de Martinis blanc sec, alors qu'elle venait discuter avec ses copines de l'époque. Et d'une oreille qui trainais, j'entendais ses histoires, ces récits, qui en devenaient pratiquement des chroniques tant elles semblaient invraisemblables. Mais elles étaient belle et bien vraies, ces histoires. Et c'est lorsque je réalisais vraiment à qui j'avais à faire, que je me dis qu'il me fallait la connaitre à tout prix et devenir à mon tour, l'une de ses amies à qui elle raconterait tout ça. J'avais besoin d'un repères, d'une personne à qui m'identifier, et je n'avais pas pu rêver mieux.

« Ne t'en fais pas pour ça, ce n'est pas du temps perdu, seulement du temps à rattraper ensemble ! Écoutes, pour être honnête je vais plutôt bien, la vie estudiantine suit son cours normal. Mais toi... Que faisais-tu au cimetière aujourd'hui... ? Je ne veux pas te forcer si tu ne souhaites pas en parler, mais c'est que... j'ai tellement perdue de vue le cours de ta vie... Je m'en veux. J'aurais dû être là pour toi. »

Je m'en voulais, c'était la vérité. Quel genre d'amie avais-je bien pu être pour la laisser partir comme ça et ne pas chercher à la contacter un temps soit peu ? Mais le moment n'était plus à la honte ou à la culpabilité, il était aux retrouvailles. Alors je m'impatientais de savoir cette mystérieuse raison de sa présence au cimetière. Un décès ? certainement un proche... Et pourtant elle avait déjà tellement endossé de malheurs... Cela aurait été trop injuste, trop dur. Je restais toujours convaincue que la roue tournait, que la vie nous rendait un jour gratifiant de ce que l'on avait semé. Mais Emy... Encore une malédiction à supporter ? J'avais du mal à m'y préparer psychologiquement. Alors je serrais les poings sur mes genoux. Je me pinçais les lèvres et mon regard laissait entrevoir que je redoutais de ce qui allait venir, de quelle histoire elle allait déballer. Aux dernières nouvelles, j'avais laissé derrière moi une Emy plutôt heureuse, avec un fiancé et futur maman. Qu'avait-il bien pu lui arriver ?
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MessageSujet: Re: Quand les morts nous ramènent à la vie. Ven 30 Jan - 17:55

Quand les morts nous ramènent à la vie....



Kendra avait le don d'arrondir les angles de tout faire passer en douceur, du moins avec moi et j’aimais beaucoup ce trait de personnalité chez elle. Elle était attendrissante et radieuse comme toujours. Elle avait connu une partie de ma vie, en couple avec un peintre tatoué et aux œuvres maussades , enceinte malgré tout ça rien n’était plus pareil. J’avais tout perdu et je remontais la pente qu'avais-je de plus à faire ? Me lamenter ? Non, je devais me montrer forte telle une habitude pour moi, me forgeant toujours un peu plus le caractère. Notre rencontre avec la jolie brune, dans ce bar avait été étonnante dans le sens ou je ne parlais jamais de ma vie personnelle mais avec quelques verres je me laissais aller à des confessions malgré moi. Du moins sur ma vraie vie et Kendra avait té témoin du récit de ma pauvre existence.
Nos boissons en main je me devais de faire bonne figure même si la suite de mes paroles allaient m'arracher le cœur. Je regardais par la baie vitrée, les gens qui passaient dans la rue ou bien regardaient les vitrines . Parfois des personnes âgées ou encore des couples avec leurs enfants...choses que je n'aurais probablement plus...« J'y suis venue voir mon petit garçon. »D'une traite, sans avoir respirer, me sentant oppressée et pourtant je venais d'avouer cette triste réalité ; Mon cœur s'en brisait toujours autant. Et pourtant le temps avait eu beau passer, la douleur restait quasi-présente. Voila pourquoi je m’étais enfouie dans les études dans un premier temps puis ma rupture avec Stephen, sa disparition étant parti sans le moindre mot, m'avait totalement faite chamboulé dans le travail ayant ainsi trouvé le temps et l’énergie à créer ma propre société. Un mal pour un bien non ? « De toute façon cela n'aurait rien changé, je me suis écarté de tout et tout le monde. Depuis notre dernière rencontre... »tout en levant la tasse de café fumant jusqu'à mes lèvres, pour en boire une gorgée et me donner du courage.« Stephen est parti sans un mot d'explication, alors qu'on avait prévu de se marier même si il allait être père d'une autre... Bref c'est compliqué mais je veux avancer et ne plus penser à lui. A quoi bon ? Se préoccuper de mauvaises personnes n'est bon pour personne et encore moins pour moi. Alors j'ai décidé de me marier à mon job ! »avec un air enjoué sur la fin de mes mots et affichant un sourire comme pour me reprendre en main et me montrer au mieux. J’étais une battante, je me relevais une fois encore, comme à mon habitude, une sale habitude et pourtant on ne s'y fait jamais. Partir serait parfois la meilleure des solutions non ?,partir pour tout recommencer ailleurs???En France, ma terre natale ou bien à New-York près de mon père...« Et toi dis moi alors ? Quoi de neuf? Je veux tout savoir ! »J’allais mieux déjà et c'était réconfortant d’être auprès d'une réelle amie ; La pitié très peu pour moi, l’amitié avec grand plaisir.




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MessageSujet: Re: Quand les morts nous ramènent à la vie. Lun 2 Fév - 18:35


Quand les morts nous ramènent à la vie
Emy & Kendra



Les mots d'Emy résonnèrent comme si je m'étais trouvée à côté d'une cloche entrain de sonner, à l'intérieur même du clocher. Des mots sourds, étouffant et pourtant, elle les déballait comme si c'était normal. Je voyais bien que ça ne l'était pas. Mais elle était courageuse comme toujours et la différence flagrante était qu'elle avait accepté. Elle avait appris à vivre avec, malgré la douleur que cela pouvait lui infliger, malgré les souvenirs pesant d'amertume. Mais moi, comment pouvais-je accepter ce destin si injuste auquel elle devait faire face ? C'était trop.

« Qu...quoi ?! Ton enfant ? Je me souviens t'avoir vue pour la dernière fois enceinte de cet enfant. Co...Comment est-ce arrivé ? »

J'avais du mal à y croire, pourtant elle s'était bel et bien trouvée aux pieds de la tombe de son enfant. Quelle mère a le droit de vivre une chose pareille ? Comment une telle injustice de la vie peut-elle exister ? C'était impensable à mes yeux. Et d'autant plus impensable qu'elle s'en remette. Pourtant, elle arrivait à en parler. À demi-mots, certes, mais elle m'en parlait. Elle arrivait même encore à ne pas se lamenter et à afficher un sourire angélique et naturel, non forcé pour autant. Elle avait enterré son enfant. Alors que moi je pleurais sur la tombe d'une vieille dame partie à son heure. Elle pleurait pour un enfant parti trop tôt. Je haïssais l'injustice, au plus profond de mon âme. C'est ce qui m'avait donné autant de volonté à m'orienter en droit. Je voulais faire régner la justice, la vraie, celle qui a de véritable valeurs. J'y croyais, je me sentais capable d'y arriver. Mais pour une fois, j'étais au coeur même de cette histoire injuste. C'était moi qui faisait écho à l'horreur vil dans laquelle Emy se trouvait. Mis en perspective, nos parcours de vie étaient tellement différents. Je me sentais ridicule d'avoir pleuré et de pleurer encore. Mais il fallait avouer, je n'avais pas sa force. Et puis, Emy continuait à me raconter son histoire. Comme si la perte de son enfant n'avait pas suffit, elle s'était faite abandonnée, larguée, lâchée comme une vulgaire paire de collants troués que l'on aurait mis à la poubelle. Mes yeux étaient larmoyant. Je serrais d'autant plus mes poings sur mes genoux. Je ne voulais pas prendre ma tasse de café, de peur de la briser tant ma force était rage. Et je ne voulais pas mettre mal à l'aise Emy. C'était déjà tellement dur pour elle. Je ne voulais pas lui infliger ça. Alors je faisais preuve de résilience pour contenir ma colère. Mais c'était trop de compassion qui m'envahissait pour ne pas arriver à la contrôler. Et malgré-moi, je m’énervais.

« Emy, je n'arrive pas à croire ce que tu me dis ! Il est parti ? Comme ça ? Sans une explication ? Mais quel genre de personne faut-il être pour agir comme ça ?! Honnêtement quel connard de première !!! Avant votre mariage en plus ! J'hallucine ! C'est la 4ème dimension là ou quoi ?! »

J'étais énervée, ça se voyait, mes yeux ne larmoyaient plus de tristesse mais de colère tant me mettre à sa place me révoltait. Mon amie, l'une de mes plus proches amies, venait de m'annoncer que son fiancé - avec lequel elle était supposée se marier prochainement - l'avait quittée, sans crier gare et, qui plus est, juste après qu'elle aie perdu son enfant !? Comment était-ce possible ? Comment un être humain pouvait agir comme ça, d'autant plus auprès d'une personne que l'on aime. J'étais sidérée, scotchée, abasourdie... Non, il n'y avait pas de mots pour décrire ma stupeur. Et elle continuait à sourire, continuait à soutenir mon regard comme si, à ce qu'elle venait de m'annoncer, j'aurais simplement dû rétorquer un "Ok, d'accord. C'est dommage, mais la vie continue !". Elle n'aimait pas qu'on la plaigne, mais de là à ne rien dire et ne pas réagir ! ça aurait été ne pas vraiment l'aimer que de réagir comme ça. Alors je sortais de mes gonds. Et j'enchainais.

« ça fait combien de temps exactement depuis qu'il est parti ? Tu n'as toujours aucune nouvelle ? As-tu essayé de le contacter ?! Mais quel pauvre type ! C'est un lâche, comme tous les hommes de toute manière ! »

Et voilà, mon instinct le plus primaire refaisait surface. Les hommes = lâches. C'est aussi simple que ça pour moi. Alors dans une situation pareille, je venais seulement de confirmer ce que je pensais d'eux. Mais la déception était toujours plus grande. Par-ce qu'au fond de moi, j’espérais me dire qu'il devait exister des hommes "différents". Surtout pour épouser une femme aussi incroyable qu'Emy. Je bouillonnais et tardais à connaitre le fin mot de ces événements. Je voulais des réponses. Je ne pouvais parler de moi dans de telles conditions, après avoir appris de tels événements. Alors quand Emy essaya de détourner la conversation pour parler de moi, j'esquivais. Et j'insistais. Je devais comprendre, je voulais la soutenir au mieux.
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MessageSujet: Re: Quand les morts nous ramènent à la vie. Jeu 5 Fév - 15:46

Quand les morts nous ramènent à la vie....







Je tournais ma cuillère dans ma tasse de café repensant à tout ce qui s’était passé ces temps derniers du moins ces deux dernières années d’où cette perte atroce de mon enfant. Relevant le regard sur mon amie, je lui devais de lui expliquer après tout elle m'avait vu au cimetière.« Quand j’étais avec Stephen je suis tombée enceinte entre ma rémission et ma rechute et j'ai voulu garder cet enfant même contre l'avis des médecins et celui de Stephen mais j'ai fait comme bon me semblait et tout allait bien jusqu'à mon sixième mois, les retombées des prises médicamenteuses et son cœur m'a pas été assez fort. J’étais du accoucher normalement à la fin de mon sixième mois de grosses, le soir du Bal de Noël à Berkeley l'an dernier alors voilà. C’était un petit garçon Sam...j'avais trouvé ce prénom Mixte vu qu'on était pas d'accord au départ tous les deux. Enfin voilà quelque par ça nous a brisé... »
Mais bon faut tourner la page, avancer et savoir aller de l'avant. Et c'est ce que je faisais! Mais là, devant Kendra je ne pus retenir mes larmes, ce fut rare mais pourtant les yeux rougis et le cœur serré mais apaisé malgré tout je me libérais pue à peu avec et e amie de confiance. Pas comme Elzbieta qui avait pris ma vie en sujet pour écrire son Best-seller. Un pur chef d’œuvre parait-il et ce sans mon accord. Mais c’était fait elle avait pris mes confidences ou les retranscrire en une montagne de chapitre. SA source d’inspiration qui lu avait valu une première ébauche du succès qu'elle rencontrait.
Puis l'intonation de la voix de Kendra me fit stopper nette dans l’écoulement de mes larmes. La regardant avec étonnement.« Écoute tout ça c'est du passé et évite de t'énerver de la sorte , tout le monde va finir par se demander ce qui se passe. »Je levais ma tasse et bu une gorgée ou deux de mon café essuyant au passage les traces de mon maquillage qui avait du couler sur mes joues et reprit un air impassible. Cacher les apparences était inné chez moi même si j'avais perdu cette manie depuis un moment déjà. Je redevenais combative et confiante. Mais mon amie ne m’écoutait pas qu'elle partie dans une sorte de furie complète.« Kendra s'il te plaît calme-toi ! »Fronçant les sourcils avant de rependre prenant une inspiration profonde.« C'est arrivé en Juillet dernier, il est parti et n'est jamais revenu, on devait se marier en décembre et non je ne l'ai pas recherché activement, s’il est parti c'est qu'il devait avoir ses raisons, et puis oui j'ai espérer mais vain...Avec le recul Kendra, je pense que c’est mieux ainsi...Si, si je t'assure. »je lui lançais un sourire afin qu'elle se calme davantage, et posais ma main sur la sienne.« Broyer du moi de serre à rien et puis ce fut un bien pour un mal je me suis plongée corps et âme dans le travail et regarde où j'en suis, j'ai créé ma propre société ! Et toi dis moi qu'as tu fiat durant tout ce temps ? Et ta grand-mère te manque toujours autant n'est ce pas ? Je suis là si tu as besoin tu le sais, malgré que j'ai décidé de peut-être partir, de changer de ville mais promis cela ne changera rien à notre amitié. »Façon de lui dire mes intentions de partir d'ici...



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MessageSujet: Re: Quand les morts nous ramènent à la vie. Dim 8 Fév - 20:08


Quand les morts nous ramènent à la vie
Emy & Kendra



Emy avait eut la réaction inverse à celle que j'attendais. Elle était en paix. Ce qui la rongeait véritablement, c'était la perte de son enfant. Au fur et à mesure qu'elle racontait et que je m'énervais, elle arrivait à ne pas se laisser submerger. Jusqu'à ce qu'elle me fasse réaliser le point le plus important : sa force lui avait donner la ressource de puiser du courage en elle-même. Elle avait affronté tout ceci seule et elle s'en était sortie à merveille. Mais cette solitude l'avait complètement anesthésiée de la réaction d'autrui. Ma réaction. Elle a rapidement clôturé le débat et elle profita de me relancer sur ma vie à moi, tout en glissant subtilement sa volonté de partir. Elle voulait fuir cette vie, et je ne pouvais que la comprendre.

« Excuses-moi Emy... Je n'aurais pas dû m'énerver. Et bien moi tu sais, les études, ma carrière à tout prix. Je continue à bosser comme une dingue ! Je passe ma vie à m'inquiéter pour l'avenir. Mais je n'ai pas changer, je reste la même et comme tu as pu le remarquer, je vois toujours les hommes de la même façon. (rire) Mais oui, ma grand-mère me manque toujours autant... Plutôt étrange et ridicule quand je vois ce que tu as traversé... »

La vie avait suivi son cours, c'était vrais. Rien de bien impressionnant ou dramatique ne m'étais arrivée. Peut-être que ça aussi, c'était un mal pour un bien ? Par moment, la tranquillité nous laissait le temps de nous reposer et de se questionner sur nous-même et sur nos objectifs. J'avais rarement eut des moments de répits durant ma vie, alors c'était appréciable de pouvoir enfin se concentrer sur un seul et unique objectif. Bien que celui-ci restait toujours le même, telle une évidence. Ma carrière, et oui, toujours cet interminable volonté de faire mieux, d'aller plus haut. Alors je passais le plus clair de mon temps à réviser, lire, écrire, transcrire. Mais tout comme Emy qui s'était volontairement déchargée dans sa vie professionnelle en développant son entreprise, je le faisais sur le plan académique.

« Et comment ça partir ? Tu envisages de quitter San Francisco ? »

Je venais à peine de la retrouver et elle parlait déjà de s'en-aller. Je ne voulais pas, je ne voulais pas à nouveau m'éloigner d'elle, me risquer de la perdre. Mais si c'était ce qu'il y avait de mieux pour elle, alors je respecterais sa décision et je ne pourrais la retenir car une véritable amie doit savoir laisser partir une personne à qui l'on tient. Et puis, j'avoue y avoir pensé moi-même. Partir, trouver le rêve ailleurs, redémarrer une nouvelle vie. L'appel de l'inconnu fait surtout écho à nos ambitions échouées, nos rêves déchus. Et il était vrais que lorsque je m'étais sentie au fond du gouffre, seule, sans amis et sans famille, j'y avais sérieusement songer. Mais j'avais mes études et cette priorité ne me permettait pas de partir. Autrement, j'aurais presque pu m'enfuir avec Emy. Nous aurions envisager une colloc' et on aurait eut un élan de renouveau, envers et contre tous. Mais même si j'en avais eut envie, même si je la comprenais, il n'en demeurait pas moins que je ne souhaitais pas son départ. Nous avions tout de même une belle amitié avec beaucoup de souvenirs qui s'étaient construits depuis le temps. Tellement de moments en mémoire à nos actifs. Et je voulais encore en créer avec elle. C'est à cet instant que me vint l'idée de lui proposer un séjour ensemble. C'était l'idéal pour se retrouver et puis, la cohabitation ne pouvait me faire que du bien. Nous profiterions de son départ pour passer du temps ensemble et s'inventer de nouveaux souvenirs à collectionner. Alors, très fière de mon idée, je lança vivement :

« Dis-voir, qu'est-ce que tu penserais si je t'aidais à déménager ? Je partirais avec toi sur la route, je resterais quelques temps, juste le temps d'un séjour et je rentrerais. Ce serait un super plan pour bien démarrer ta nouvelle vie ! Et puis on pourrait passer plus de temps ensemble. Etant-donné que l'on s'est perdues de vue cette dernière année. »

Je n'en revenais pas d'avoir pris cette initiative sur un coup-de-tête, moi qui était tellement prévoyante et surtout organisée. Mais j'avais envie de lui montrer mon soutient, et quoi de mieux que de carrément l'accompagner ?
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Quand les morts nous ramènent à la vie.

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