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(prom 2014) restless heart syndrome ♕ NAEL&LANIE

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MessageSujet: (prom 2014) restless heart syndrome ♕ NAEL&LANIE Jeu 25 Déc - 17:02





Restless heart syndrome







bal du nouvel an, 31 décembre 2014, 22h50. Au début, quand l’annonce d’un bal le soir du Nouvel An avait été faite, Lanie s’était montrée étonnamment enthousiaste, elle qui pourtant ne raffolait pas des mondanités du genre. Mais cette fois-ci, la rouquine avait voulu jouer le jeu, et était même parvenue à convaincre Matthias, son petit ami et casanier de première, de l’y accompagner. Le soir du réveillon, cela ferait un an que leur relation avait définitivement basculé, à cette fameuse soirée du Nouvel An qu’avait organisée Thaïs dans l’appartement des Dupont de Calendre – cette fameuse soirée lors de laquelle Matthias et Lanie atteignirent un point de non-retour, quittant leur « simple » amitié pour un lien autrement plus ambigu et difficile à définir. Lanie avait beau faire semblant de ne pas être une fleur bleue, pour le coup, son côté romantique l’avait emporté et c’est la raison pour laquelle elle s’était évertuée à convaincre Matthias de venir avec elle à ce bal, au lieu de rester vautrés sur un canapé devant un film de mauvais goût. Mais l’enthousiasme d’Alaina ne tarda pas à s’ébrécher, avant de se muer en un franc agacement. En effet, il fut bientôt annoncé que les binômes seraient formés au hasard, et que les étudiants n’auraient donc pas le choix de leur cavalier. Cela signifiait qu’elle ne passerait non seulement pas le nouvel an avec Matthias, mais qu’en plus de cela, il y avait des chances qu’elle se retrouve avec un plouc de première. Mais Lanie avait déjà confirmé sa venue, et il ne lui restait donc plus qu’à prendre sur elle, en espérant qu’on ne l’affuble pas d’un benêt aussi ennuyeux que désagréable.

Mais la bonne volonté dont elle s’était efforcée de faire preuve flancha bien vite, elle aussi. En effet, lorsqu’elle arriva au bal, elle fit la désagréable constatation que son petit ami, reconnaissable entre mille car il dépassait la foule d’une bonne demi-tête, passait sa soirée au bras de son ex, June Martin. Pire encore, lorsque Matthias et June passèrent à proximité de la rouquine, le jeune homme ne sembla même pas la remarquer, alors qu’il savait pertinemment comment elle s’habillerait – elle lui avait demandé son avis sur des dizaines de tenues, s’amusant de l’agacement que suscitait son indécision chez le Dupont de Calendre. Il avait levé les yeux et les mains au ciel lorsqu’elle avait fini par se décider sur une longue robe bleu nuit, lui glissant ensuite que celle-ci lui allait à merveille. Alors, masque ou non, il n’y avait pas de raison qu’il ne la reconnaisse pas. Mais Lanie ne broncha pas, accordant plus ou moins de bon cœur le bénéfice du doute à Matthias – après tout, il y avait des centaines de personnes présentes ce soir-là, et elle n’était probablement pas aussi repérable que lui. Elle décida donc de prendre son mal en patience et de se contenter d’attendre, non sans appréhension, que son cavalier à elle la trouve. Mais malgré ses efforts, elle ne put s’empêcher de lancer des coups d’œil à Matthias et June, l’estomac tordu par un désagréable pressentiment. Elle n’aimait pas June. Non pas parce qu’elle était sortie avec Matthias – elle n’y voyait bien entendu aucun inconvénient, et ne comprenait d’ailleurs pas les filles qui étaient jalouses des exs de leur petit ami. Mais avec June, c’était différent. Alors qu’elle avait toujours accordé une confiance quasiment aveugle à Matthias, Lanie avait des doutes qui la hantaient dès qu’il s’agissait de la relation de son petit ami avec June. Les signes qui l’avaient poussée à douter de la sincérité de Matthias avaient été nombreux, et si elle avait tout fait pour tenter de les ignorer, elle réalisait qu’elle était probablement en train de se voiler la face. Elle ne savait pas ce qui était plus douloureux, de se dire que June avait touché à son petit ami, ou à la confiance que Lanie lui portait. Alaina se détestait d’être devenue une de ces filles jalouses et possiblement paranoïaques, mais entre le SMS qu’elle avait accidentellement intercepté sur le téléphone de Matthias après qu’il avait passé plusieurs heures Dieu savait où au beau milieu de la nuit, le message peu subtil qu’il avait lui-même posté sur les réseaux sociaux, les regards du jeune homme qui se faisaient parfois fuyants, et le comportement qu’ils avaient l’un avec l’autre ce soir, il n’y avait plus beaucoup de place au doute. Lanie sentait la fureur bouillonner en elle alors qu’elle assistait, impuissante, aux démonstrations excessives d’affection de June envers Matthias. Elle ne le lâchait pas, exagérant chaque contact physique jusqu’à ce que ceux-ci frôlent l’indécence, parlait à quelques centimètres de son visage, lui lançait des regards lourds de sens. Et, pire que tout, Lanie aurait juré la voir lancer quelques coups d’œil en sa direction, à elle. Comme si elle voulait la provoquer, lui témoigner que Lanie n’était plus maîtresse de la situation. Et le pire dans tout cela, c’était que Matthias ne faisait rien pour la rassurer – au contraire, loin de repousser June, il jouait allègrement à ce petit jeu, visiblement très peu intéressé par les sentiments que son comportement risquait de susciter chez sa petite amie.

Alors, loin de se dire qu’en agissant de la sorte, son cavalier – pas très ponctuel – peinerait certainement à la trouver, Lanie n’y tint plus et sortit en trombe de la salle, puis du bâtiment, jusqu’à respirer l’air frais de la nuit. Elle s’exhorta au calme, mais elle tremblait de fureur, et surtout, elle était aussi blessée qu’effrayée par ce que lui cachait Matthias. Elle s’installa sur un banc, dos au bâtiment qu’elle venait de quitter, et sortit de son sac à main ce qu’on appelait dans sa confrérie le « Starter Pack du Parfait Gamma ». Feuilles, petits cartons prédécoupés, tabac, cannabis. Loin de se soucier de ses bonnes résolutions (Matthias l’avait sermonnée plus de fois qu’elle ne pourrait le dire au sujet des diverses substances qu’elle avait l’habitude de consommer, et elle avait consenti à ralentir considérablement la cadence concernant les psychotropes), elle roula un joint avant de l’allumer, tirant une bouffée dans l’espoir de trouver un apaisement tout à fait illusoire. Mais il n’y avait rien à y faire, elle était dans un état de fébrilité et d’énervement qui ne risquait pas de s’arranger de sitôt.

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Nael Silvano Sala
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MessageSujet: Re: (prom 2014) restless heart syndrome ♕ NAEL&LANIE Lun 29 Déc - 21:54


 Sometimes being a friend means mastering the art of timing. There is a time for silence. A time to let go and allow people to hurl themselves into their own destiny.  And a time to prepare to pick up the pieces when it's all over.
On a toujours dit de Nael qu'il était un éternel foutu gamin ; le genre de mec qui fait lever les yeux aux ciel des plus sérieux, tant ses conneries peuvent parfois être d'une puérilité redoutable. Et pourtant, fallait bien avouer qu'à vingt-trois ans révolus, Nael perdait patience avec cette partie de cache-cache qui n'en finissait plus – alors qu'elle avait commencé à peine dix minutes plus tôt. Le jeune homme avait toujours aimé les bals où masques et costumes étaient de mise; ils apportaient toujours à la soirée cette touche d'excitation et de mystère tant recherchée par la jeunesse américaine. Mais lorsque cela se transformait en une espèce de ronde interminable et solitaire, ça devenait tout de suite beaucoup moins amusant. Le pire, c'était qu'il venait quand même d'aider Jake à trouver sa propre cavalière, et que l'affaire avait été pliée en moins de trois minutes. Total, son meilleur ami l'avait finalement lâché, et il se retrouvait désespérément seul, pendant que tous les couples semblaient se former. C'était incroyable d'être à ce point introuvable, tout de même ; non seulement sa partenaire du soir était l'une de ses meilleures amies - facilement reconnaissable donc, au vue des heures qu'ils avaient passé ensemble -, mais en plus, elle était rousse. S'il n'était pas capable dans ces conditions de repérer Alaina Selwyn, il avait quand même du soucis à se faire pour ses yeux. Mais Nael n'ayant vraisemblablement aucune faille sur ce point-là, il commençait à penser que sa cavalière était tout bonnement en retard, plus que lui-même l'était déjà. Avec Lanie, on ne pouvait jamais trop savoir après tout. Résignant à devoir patienter quelques instants, le bordelais se dirigea vers le buffet, contre lequel il s'adossa après s'être servi une coupe de champagne. Même si à l'heure actuelle, il maudissait son amie, Nael estimait avoir eu une chance incroyable d'être tombé sur elle. Certes, il ne connaîtrait pas le plaisir de flirter sagement avec une inconnue, mais il s'épargnait aussi les mauvaises surprises du genre, tomber sur une potiche sans cerveau et donc par conséquent, sans intérêt. Pourtant, lorsque son regard tomba sur le couple que formaient son cousin et sa meilleure amie sur la piste, une vague sensation de malaise le submergea. Il avait tenté de faire abstraction et jusque là, cela avait plutôt bien marché, mais il s'avérait qu'il n'allait pas pouvoir faire l'autruche bien longtemps ; passer la soirée avec Alaina signifiait que pendant deux heures, il allait devoir faire un bras de fer avec son esprit. Le problème résidait dans la nature de ce qu'il avait pu apprendre, quelques jours plus tôt : son cousin Matthias, qui formait un couple heureux avec Alaina - du moins, c'était ce qu'il pensait - , avait joué les infidèles. La faute au hasard, ou peut-être aussi à sa trop grande curiosité, l'étudiant savait tout de l'histoire et cette omniscience s'accompagnait de l'option redoutable: agiras-tu, ou non, te tairas-tu, ou pas. Autant dire que faire ce genre de choix, Nael s'en serait bien passé. Le libre-arbitre, quel doux cadeau lui avait-on fait là ! Car pour rendre un peu plus tordue la situation, il se trouvait que la fille avec qui Matthias avait remis le couvert n'était autre que oh, surprise, sa plus vieille et sa meilleure amie. En clair, le jeune homme avait connu des situations plus agréables, et il ne cessait de maudire son cousin de l'avoir inconsciemment foutu dans une merde pareille. Par loyauté, il avait décidé de garder le secret de Matthias ; mais cette décision lui laissait néanmoins un arrière-goût amer en bouche, car il ne pouvait s'empêcher de penser qu'Alaina méritait de connaître la vérité. Avec un soupir las qui exprimait bien tout ce que lui inspiraient ses pensées, Nael consulta une énième fois sa montre. L'heure tournait et aussi fort pouvait-il aimer son amie, le jeune homme sentait bien que sa réserve de patience s'amenuisait de plus en plus. Reposant son verre vide sur le buffet, il décida d'aller faire un tour dans le parc du campus. A son retour, s'il était toujours seul, il s'arrangerait pour détourner une cavalière de son partenaire initial. Et guise de dédommagement, Nael était disposé à lui céder sa propre activité, à savoir, continuer de chercher Alaina l'invisible. Le bordelais poussa les portes du bâtiment, s'oxygénant l'esprit à mesure qu'il s'éloignait de l'agitation. Ce fut en balayant la nuit à la recherche d'autres âmes solitaires, qu'il remarqua le banc. Le banc et surtout, la chevelure flamboyante appartenant à la personne qui y était assise. « Mais putain t'es pas sérieuse ! Je t'ai cherché partout. Je sais que t'appartiens à la confrérie des marginaux, mais quand même, attendre ton cavalier à l'intérieur comme toutes les filles ne faisait pas de toi un mouton formaté par la société. » lança-t-il en arrivant derrière Alaina, posant ses mains sur ses épaules et la secouant énergiquement. Nael avait retrouvé sa bonne humeur, et s'attendait à ce que sa cavalière soit aussi enthousiaste que lui. Mais lorsqu'il vint s'asseoir à son tour et vit les tics nerveux agitant ses mains, il comprit qu'il y avait un problème. « Ouh la. » commenta-t-il simplement, en détaillant l'expression de son visage. Le chagrin ou la nervosité, Nael n'arrivait pas à se décider laquelle des deux émotions semblait prendre le plus le pas sur son amie. Dans tous les cas, cela n'augurait rien de bon. Il avisa le joint qu'Alaina tenait entre ses doigts. « Je peux ? » L'étudiant n'avait pas spécialement envie de fumer, mais dans l'état où se trouvait la jeune femme, il préférait éloigner l'herbe de son nez. A tous les coups, elle allait faire un bad trip, ce qui était bien loin pour Nael d'être souhaitable. Tirant sur le joint, il laissa quelques instants le silence s'installer. Il avait peur de demander à son amie la raison de ses tourments ; toute cette histoire avec Matthias continuait de le travailler, et autant dire qu'il préférait imaginer son cousin comme n'étant pas la cause de la fébrilité de l'étudiante. Mais Alaina restait justement son amie. Alors en dépit de ses propres inquiétudes, c'était son rôle que de lui laisser la chance de pouvoir se confier si elle le désirait.« Dis-moi en quoi je peux t'aider. » Ôter la tristesse d'un cœur serait sans doute plus difficile que de détacher le masque d'un visage, mais Nael était prêt à essayer.

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MessageSujet: Re: (prom 2014) restless heart syndrome ♕ NAEL&LANIE Ven 9 Jan - 9:13





Restless heart syndrome







bal du nouvel an, 31 décembre 2014, 23h05. Au fur et à mesure que passait le temps, l’esprit de Lanie se fit de plus en plus agité, tourmenté par les interrogations permanentes au sujet de la présumée infidélité de Matthias. La rouquine ne voulait pas y croire – refusait d’y croire – mais, au fond d’elle-même, elle se doutait qu’elle se voilait cruellement la face. Non sans amertume, elle songea, un sourire sans joie se dessinant sur ses lèvres pincées à ce souvenir, à la question que Matthias lui avait posée, plus de neuf mois plus tôt, avant de lui accorder une ultime chance, et de commencer, après tout ce temps passé à se tourner autour, une véritable relation avec Lanie. « Est-ce que tu me fais confiance ? » Elle n’avait pas hésité, ne fût-ce que le temps d’un battement de cœur, avant de lui répondre par l’affirmative, intimement convaincue que s’il y avait bien une personne digne confiance sur Terre, c’était Matthias Dupont de Calendre. Et aujourd’hui encore, elle aurait tout donné pour pouvoir continuer à lui accorder cette confiance aveugle, cette confiance dont elle avait toujours été persuadée qu’il ne la trahirait jamais. Cette confiance que, ironiquement, elle avait invoquée six mois plus tard dans l’espoir désespéré de le convaincre de ne pas tourner le dos à leur relation suite à son absence qui s’était prolongée tout l’été. Elle l’avait invoquée alors que, fort probablement, il rentrait à l’instant de chez June, commettant l’acte qui était à l’origine de tous les tourments actuels de Lanie. Qu’il était douloureux pour Alaina d’envisager cette éventualité, de se dire qu’elle l’avait supplié de lui pardonner son absence alors qu’il venait sans doute de trouver refuge dans les bras de son ex petite amie. Oh, oui, c’était douloureux à imaginer, et il ne faisait aucun doute que l’ego de Lanie en prenait un coup à chaque fois que cette pensée déprimante s’insinuait dans son esprit tourmenté. Alors, elle s’efforçait de chasser toutes ces images négatives, priant pour qu’un quelconque retournement de situation plus efficace que ce satané joint ne la tire de sa séance de broyage de noir.

Et, comme par miracle, ce retournement de situation ne tarda pas à se présenter sous la forme d’un jeune homme qu’elle affectionnait particulièrement, et dont la voix familière eut tôt fait de la tirer de sa sombre rêverie. Il l’interpella de la plus comique des façons, comme à son habitude, et Lanie sursauta légèrement, ne se retournant toutefois pas, tentant de gagner un peu de temps pour recomposer une expression faciale à peu près neutre, ou au moins, un peu moins alarmante que celle qu’elle arborait maintenant. Elle inspira profondément, un petit sourire se dessinant spontanément sur ses lèvres grâce à la présence de son ami, et elle consentit même à le laisser la secouer sans broncher – autrement dit, sans lui lancer une réplique cinglante en pleine face. Au lieu de quoi, elle se contenta de lui répondre : « Coucou, tête de nœud. » d’un ton qu’elle espérait léger et détaché. Elle le regarda s’installer à ses côtés et pria pour qu’il ne remarque pas son état fébrile, mais de toute évidence, elle aurait aussi bien pu espérer qu’il ne remarque pas sa couleur de cheveux. L’exclamation poussée à voix basse par le Sigma confirma les craintes de Lanie et celle-ci eut envie de disparaître six pieds sous terre, embarrassée comme pas deux de le laisser la voir dans cet état, et peu désireuse de plomber sa soirée à lui. Elle acquiesça d’un hochement de la tête lorsqu’il lui demanda le joint, qu’elle lui tendit sans faire de commentaire. Elle profita du petit silence qui s’installa pour réfléchir aux options qui s’offraient à elle. De toute évidence, il avait remarqué que quelque chose ne tournait pas rond – maintenant, la question était de savoir si elle comptait laisser tomber la mascarade, ou si elle poursuivrait sa tentative – plutôt lamentable – de sauver les apparences. Et, têtue comme l’était la Gamma, il n’y avait pas grand chose d’étonnant à ce qu’elle opte pour la seconde option. Raison pour laquelle elle répondit à la requête de Nael sur un ton badin, empreint de cette touche de légère ironie et ce détachement qui lui étaient propres. « Oh, c’est déjà pas mal que t’aies fini par arriver. Je t’ai attendu pendant une éternité avant de sortir, mon vieux. Si j’avais su que t’étais mon prince charmant, je me serais pas donnée cette peine – t’aurais déjà eu quinze messages vocaux, tout en hurlements. » Elle lui sourit, soulagée de constater qu’elle parvenait désormais à garder la face sans trop de difficulté. Bien entendu, elle avait conscience qu’en lui reprochant son retard à lui, alors qu’elle était celle qui pointait aux abonnés absents depuis un bon quart d’heure, elle risquait fortement de s’attirer les foudres de son ami, raison pour laquelle elle consentit à rajouter : « Désolée d’être sortie comme ça, d’ailleurs, mais cette soirée m’a flanqué un mal de tête pas possible. J’avais besoin d’un peu d’air frais, et de » elle fit un petit geste du menton en direction du joint que Nael tenait toujours entre ses doigts « me changer les idées. » Elle lui sourit, un sourire parfaitement politiquement correct, mais elle savait qu’elle ne convaincrait personne avec son petit numéro. Nael la connaissait suffisamment pour savoir qu’elle n’avait jamais été un moulin à paroles, sauf quand la situation le nécessitait – ou lorsqu’elle tentait de cacher quelque chose. D’ordinaire, Lanie était plutôt réservée et peu bavarde, même si sa langue avait tendance à se délier considérablement quand elle était en compagnie de ses amis. Mais de là à lâcher un flot de paroles à Nael dès l’arrivée de celui-ci, on était décidément bien loin du compte. Et de toute façon, maintenant que Lanie avait épuisé toutes ses excuses bidon, elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle pouvait bien être foutue de faire pour ne pas attiser davantage les soupçons de Nael.

Au bout de quelques instants supplémentaires, elle finit par soupirer et se prit la tête dans les mains, accoudée sur ses genoux. « J’suis une catastrophe, pas vrai ? Même un type sourd et aveugle se serait pas laissé avoir. » Elle soupira à nouveau, releva la tête, s’efforça toutefois de sourire à nouveau en direction de Nael puis dirigea son regard turquoise sur le paysage qui s’étendait devant eux. Sans autre forme de cérémonie, elle reprit le joint à son ami et le porta à ses lèvres, inspirant une bouffée en fermant les yeux. Lorsqu’elle recracha la fumée, elle finit par admettre, légèrement à contrecœur mais pertinemment consciente qu’elle ne pourrait pas mener Nael en bateau plus longtemps : « J’en pouvais plus de rester à l’intérieur, à voir cette pétasse littéralement se frotter à Matthias alors qu’elle savait pertinemment que j’étais à peine plus loin. » Lanie savait que June était la meilleure amie de Nael, mais elle ne prit pas la peine d’édulcorer ses propos pour autant, tout comme elle ne jugea pas utile de s’excuser pour ce manque de considération alors qu’elle en avait pertinemment conscience – au final, elle n’était pas une Gamma pour rien. « Matthias me cache quelque chose, je le sais, et c’est en rapport avec elle. Et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est me provoquer encore un peu plus, à le tripoter en me regardant droit dans les yeux. », hissa-t-elle. Elle s’interrompit, désireuse de retrouver un calme tout relatif, « Enfin, bref » déclara-t-elle lorsqu’elle fut à peu près satisfaite du résultat, tournant les yeux vers Nael en se forçant à sourire, « Désolée pour le laïus. J’aurais pas dû te mêler à ça, et puis, ça passera. Et j’vais sûrement pas te gâcher ton réveillon, donc oublions ! » Elle espérait que le ton enjoué qu’elle avait repris pour l’occasion était un minimum crédible. Elle détourna le regard du Sigma et regarda à nouveau droit devant elle, espérant qu’il croie au détachement qu’elle avait tenté de faire transparaître. Mais , alors même qu’elle continuait à aborder ce sourire horriblement forcé, ses prunelles se mouillèrent d’un coup, brouillant la vue de la rouquine.
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Nael Silvano Sala
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MessageSujet: Re: (prom 2014) restless heart syndrome ♕ NAEL&LANIE Dim 18 Jan - 14:58

Bien qu'on ne pouvait décemment douter de la fébrilité qui agitait Alaina – à moins bien sûr, d'être doté d'une sensibilité proche du néant -, celle-ci semblait vouloir persister à sauver les apparences. Et Nael, peu dupe, ne pouvait toutefois s'empêcher de penser que son amie était plutôt bonne comédienne ; conserver une telle verve dans un état d'agitation comme l'était le sien, ça relevait quand même du talent. « Ah ! T'es gonflée. J'ai l'impression vous l'êtes toutes, dans mon entourage féminin. Ça doit être un truc dans vos gènes, de pratiquer aussi bien la mauvaise fois. » rétorqua-t-il en levant les yeux au ciel, souriant néanmoins aussi largement que l'étudiante. Si Alaina était encore capable de jouer l'effrontée, c'était bon signe. Elle reprit la parole en donnant la justification de sa présence dans le parc sur le même ton léger, mais cette fois-là, Nael décelait plus aisément son trouble. Avoir besoin de s'oxygéner lorsqu'on assistait à ce genre de soirée, c'était logique. Après tout, lui-même était sur le campus de l'université pour cette raison. Mais donner l'excuse d'avoir à se changer les idées, c'était un euphémisme ; pas vraiment faux, d'après ce que percevait Nael, mais bien en deçà de la vérité. Il acquiesça à ses paroles, continuant toutefois de fixer des prunelles perplexes sur elle. On ne la lui faisait pas à lui, et il voulait le lui faire savoir. Elle avait reporté son attention sur le paysage environnant, mais le jeune homme savait Alaina assez sensible pour sentir le poids de son regard sur sa personne. Il ne la brusquerait pas de lui raconter ses tourments, c'était à sa guise de choisir le moment convenu. Si Nael avait bien une qualité, c'était d'être respectueux des volontés de ses amis. D'autant que dans le cas présent, savoir détenait l'éventuelle possibilité de le mettre un peu plus dans l'embarras. Le silence, l'expression du bordelais, le fait qu'ils étaient seuls, peut-être était-ce un mélange de tout cela qui poussa finalement et à sa grande surprise, Alaina à capituler. « Une catastrophe, oui c'est vrai que ça te décrit assez bien. Mais pas la peine de prendre ce ton-là pour m'avouer ça, t'inquiète. » commenta-t-il d'un air badin. Puis, réalisant qu'il était en train de vanner alors que son amie était vraisemblablement passée sur le registre sérieux, il rajouta, plus grave. « En réalité, et ce même sans connaître la situation qui t'amène à dire ceci, je serais tenté de croire que tu exagères. » Le joint lui échappa des doigts, reprenant sa place initiale au bord des lèvres de son amie. Les siennes se plissèrent en une moue agacée, lorsque la jeune femme commença à mentionner le couple formé par Matthias et June sur la piste. Qu'on insulte sa meilleure amie de la sorte devant Nael, c'était le genre d'affront qui pouvait aisément réveiller ses pulsions agressives. Il se contint cependant in extremis d'adresser une remarque acerbe à Alaina. Un tel self-control était étonnant sa part, mais sans doute était-il motivé par la peine et l'embarras immense qu'il ressentait dans le même temps pour la jeune femme. Des deux personnes assises sur le banc, il était celui qui détenait la vérité sans en avoir le besoin, tandis que la principale concernée par l'affaire demeurait impuissante, hantée par ce que suggérait le rapprochement évidemment de son cousin et de June. Silencieux, le bordelais cherchait quoi répondre. La rassurer en lui certifiant qu'il ne voyait pas pourquoi diable Matthias lui cacherait-il quelque chose ne ferait que rajouter le poids du mensonge sur sa conscience ; et au vu des qualités de déduction d'Alaina, trop acquiescer à ses propos ne ferait que l'inciter à lui poser des questions auxquelles l'étudiant n'était pas prêt à répondre. « Tu lui en as parlé, à Matthias ? De ce que tu ressens ? » Après tout, s'il y en avait un qui avait des comptes à rendre dans cette histoire, c'était bien lui. Nael ne trahirait pas son cousin, mais il ne cautionnait pas non plus son silence. Il ne lui avait fait que trop bien comprendre lorsqu'il lui avait avoué sa nuit avec June. Les attitudes volages, les infidélités, tout cela laissait habituellement le bordelais de marbre ; lui-même avait commis ce faux-pas à de nombreuses reprises dans le passé, et on avait toujours eu les mœurs légères dans la famille. Mais quand ça concernait Alaina, c'était différent. Parce qu'elle était l'une de ses meilleures amies, parce qu'elle ne le méritait tout simplement pas ; parce qu'ils formaient elle et Matthias, un couple attaché l'un à l'autre, et que le distordre de la sorte, c'était vraiment mal joué. « Putain, j'aime pas te voir comme ça ! » lâcha-t-il finalement, frustré de ne pouvoir que dire pour apaiser son amie. Sans doute dut-elle voir la contrariété qui se dessinait sur son visage puisque bien vite, elle mit fin à la conversation, s'excusant de l'avoir impliqué dans ses tourments. « Tu sais bien que t'as pas à être désolée. S'il faut faire genre de ne pas voir que son amie est triste pour passer un bon réveillon, alors ça n'en vaut pas la peine. » Après un soupir, il répondit à son sourire puis s'approcha d'elle et lui déposa un baiser sur la tempe. Et alors que celui-ci était censé apporter du réconfort, les larmes d'Alaina commencèrent à couler sur ses joues moins de quarante secondes plus tard. « Ouh la, bah je savais pas que c'était aussi déprimant de recevoir un baiser de ma part ! » lâcha-t-il d'une voix digne d'un acteur de tragédie, bien qu'il était intérieurement au comble du malaise. Nael n'avait pas l'habitude des pleurs, et dans ses cas-là, il faisait alors le pitre, la chose pour laquelle il était sans doute le plus doué. Avec plus de sérieux, il posa finalement sa main sur celle libre de l'étudiante, rivant son regard sur son visage. « Écoute, je vais te dire ce qu'on va faire maintenant. » Sa voix n’était qu'un chuchotement dans la nuit, mais on y percevait une fervente détermination ; une détermination qu'il espérait transmettre à son amie. « Première étape, tu évacues, et tu pleures autant que tu veux. Tu peux même ruiner ton maquillage, on s'en fout, on te remettra ton masque. » déclara-t-il en esquissant un pale sourire. « Deuxième étape, tu me parles de tout ce que tu veux, de lui, de vous, de tes doutes, pareil, toujours dans l'optique de vider ton sac. Tu peux néanmoins sauter cette étape, si tu ressens pas le besoin de te livrer. » Quelques secondes passèrent avant qu'il ne reprenne, plus décidé que jamais. « Troisième et ultime étape, obligatoire, cette fois-ci ; t'arrêtes de penser à Matthias, je te roule six joints avec de l'herbe du parc même s'il le faut, mais tu mets ton cerveau en pause ! Et tu me laisses te changer les idées. » conclut-il, serrant un peu plus fort la main d'Alaina entre ses doigts.
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MessageSujet: Re: (prom 2014) restless heart syndrome ♕ NAEL&LANIE Sam 21 Mar - 0:01

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