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Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux

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MessageSujet: Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux Ven 14 Nov - 18:26


« Bordel ! » à deux doigts de la crise de nerfs, voilà l'état d'esprit actuel de notre belle bulgare. Pourquoi ? Personne ne le sait. Mais faut-il réellement une raison valable pour se mettre en colère lorsqu'on a vécue autant de choses que Milena ? Certes, on aurait pu croire que sa vie passée l'a endurcie - et c'est d'ailleurs ce qu'elle s'efforce de clamer et montrer aux yeux de tous- mais il en est rien ; Milena n'est finalement qu'une jeune fille fragile, à fleur de peau et très instable... A genoux devant le four, la demoiselle ne peut s'empêcher de jurer encore et encore, devant sa fournée de cookies complètement loupé. Elle qui voulait s'amuser à être une bonne colocataire et à faire une petite surprise à celui qui l'héberge depuis plusieurs mois ; pour le coup ça ne sera pas pour aujourd'hui. Enervée contre elle-même et contre ce nouvel échec, Milena se contente de jeter ses biscuits cramé dans l'évier et s'éloigne de la cuisine pour s'effondrer dans le canapé. Les images de différents clip musicaux défilent devant les yeux de la bulgare qui n'y prête, au final, pas plus d'importances que cela. En effet, son esprit est entièrement accaparé par les événements survenu dans sa vie quelques jours auparavant... Des événements qui ont fini par faire ressortir un côté sombre de la jeune fille. Des événements qui ont renforcé sa fragilité.Effectivement, quelques jours plus tôt le campus et les étudiants de berkeley ont étaient secoués par l'arrivée plus que remarqué des membres de la 7S dans un des amphithéâtre de l'université. Si seulement, ils s'étaient contentés d'arriver et de faire leurs sketch, Milena n'en aurait pas été perturbée. Seulement, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé. Les yeux fermées, Milena revoit des flash de cette prise d'otage. Les armes, le corps d'une jeune femme au sol, la panique des étudiants, et surtout l'écran diffusant bon nombre de secret... Des secret comprenant celui de Milena sur l'appartement et sur le frère d'Ezeckiel. Une révélation qui a forcément fait mouche et qui a déclenché la folie de notre bulgare, qui a finis par s'évanouir dans la salle submergé par la colère. Cette révélation n'a fait que confirmer ce que Milena s'efforce d'occulter depuis plusieurs mois : elle est bel et bien responsable de cet accident. Perdue. C'est désormais l'état d'esprit dans lequel elle se trouve. Elle ne sursaute même pas lorsque la porte d'entrée s'ouvre à la volée - sur un Xavier qui ne semble pas au mieux - bien trop occupé à ressasser les souvenirs, encore et encore afin de démêler le vrai du faux. Afin d'y voir plus clair dans ce mêle-tout qu'est son propre cerveaux. En somme, Milena se fait plus de mal que bien puisque des études récentes ont démontrés que le traumatisme vécue suite à cette pseudo agression, était bien trop important pour qu'elle arrive à se le remémorer...En somme, inconsciemment, son corps a décidé de la protéger de tout cela. Une migraine vrille alors le crâne de notre sigma, qui se tord de douleur sur le sol. Il serait peut-être temps pour la demoiselle d'aller consulter, après tout elle n'a jamais été suivie médicalement et il se peut que sa vie passée est laissé plus de traces physique qu'elle pourrait le penser
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux Mer 19 Nov - 19:10

friends are like family, except you choose them insted of being chose.
xavier cavendish & milena petrov
[.]

Milena était la seule personne dans l'entourage proche de Xavier qu'il considérait comme sa vraie famille. Briséis était son double, Charlotte sa bouffée d'air frais, Lysa l'amour de sa vie, Zadig son meilleur ami au même titre que Isay et Aiden. Milena est sa soeur à lui. Celle qu'il voit comme sa propre famille. Tous ses meilleurs amis sont des enfants avec de vrais parents, avec des personnes qui les ont vu grandir, toute leur vie. Xavier et Milena, ils sont à part. Car même si Xavier sait que son père biologique est son père adoptif, il ne le voit pas de cet oeil là encore. Pour lui, il restera toujours l'homme qui l'a recueillis mais qui n'est pas son vrai père. Pour lui, il n'a pas de vrai père malgré ce que la biologie dit. Il est un orphelin. Tout comme sa soeur. Milena est sa soeur, c'est ainsi. Et si les deux timbrés qu'ils sont le voient comme ça, hors de question de changer d'avis en cours de route. Deux butés, deux personnes complètement incontrôlables, deux enfants perdus digne du compte de Peter Pan car ils ne veulent pas grandir et préfèrent vivre dans un univers enchanté où la vie peut apporter un peu de bonheur. Et de douceur. Car si il y a une chose que Xavier a appris sur sa très petite enfance, c'était que la violence était omniprésente, complètement et totalement ancrés dans son environnement. Une chose que ses parents et son psychiatre n'avait jamais su lui dire clairement et qu'il avait du comprendre par lui même. Ayant vécu un temps chez les omegas, Xavier commençait à étouffer dans cette atmosphère tendue depuis le prise d'otage. Les murmures sur son passage, les regards qui le jugeaient, les remarques en pleine face sur son entrée dans la confrérie. Il voyait le mal partout, littéralement. Briséis ne lui adressait même pas la parole depuis ce jour là, depuis bien avant même. Alors à quoi bon s'acharner. Il était retourné chez lui, dans son appartement. Avait fait rapatrier son lit depuis une semaine. Il s'en foutait de faire chié le monde avec ce maudis lit, il voulait le garder et qu'on ne lui fasse pas chié avec ça. Alors, en rentrant des cours ce soir là, il s'attendait à trouver un appartement à moitié vide. Milena avait ses propres soucis, son passé l'avait aussi rattrapé durant cette foutue réunion de malheur. Son acte. Celui avec lequel elle s'efforce de vivre tous les jours avec courage et détermination. Alors, en entrant dans l'appartement, il ne s'attendait pas à voir une épaisse fumée noire sortir de la cuisine. Et encore moins une jeune brune incendiaire avec un plat de cookies raté dans la main et un visage laissant clairement prévoir une fureur monstre. En temps normal, il aurait éclaté de rire, il aurait fait une blague idiote et l'aurait aidé à rattraper ses erreurs, comme un grand frère. Mais ce soir là, ce n'était pas le cas. Le moral de Xavier était au plus bas, il touchait le sol et les septs niveaux souterrains comme dans la mythologie grecque avec le royaume des enfers. Il voyait Hadès dans ses rêves et voulait abattre ce Cerbère qui lui coupait la route vers un avenir plus brillant. Non. Il voyait rouge, partout où il allait. Il voyait ce soir, surtout une cuisine à dix milles dollars qui avait besoin d'un bon nettoyage à au moins cinq cent dollars et d'une fille qui avait besoin d'une bonne coupe de cheveux à deux cents dollars. Il voyait des chiffres et des erreurs, il ne voyait pas une soeur qui voulait l'aider et l'accueillir avec un amour indescriptible. Il voyait rouge. Putin, Milena, t'a foutu quoi encore ? Laissant tomber son sac avec fracas sur la table basse du salon, il vint à sa rencontre et attrapa le plat brûlant à pleine main tout en la rattrapant et en se laissant glisser sur le sol. Il ne sentait même pas la douleur du à la chaleur du plat. Il voyait juste des cookies carbonisés et un plat bon à foutre à la poubelle. Ouvrant grande la poubelle, il jeta le plat. Rien à faire qu'il se disait. Il avait un mois de merde, il ne voulait pas qu'on prenne soin de lui. Il voulait qu'on le laisse tranquille. Mais Milena, elle ne le voyait pas de cet oeil ci. Il le savait très bien. Putain !! Regardant sa main, il vit les cloques dû au plat brûlant. Mais il ne sentait rien. Il ne sentait plus rien. Son coeur était serré devant cet triste spectacle, devant cette horrible vérité. Depuis combien de temps était-il comme ça ? Violent, agressif, horriblement insupportable. Pas étonnant que Zadig ne lui adresse plus la parole après ça, en plus d'avoir couché avec sa cousine. En même temps, il n'est pas non plus tout blanc avec cette course qui a coûté la vie à une personne. Au moins, Xavier n'avait jamais tué personne. Du moins pour l'instant. Parce que plus il attendait que Lysa s'ouvre à lui complètement, plus son envie de frapper quelqu'un le démangeait. Milena était étendue sur le sol, complètement inconsciente ou presque car à la seconde où il posa la main sur son corps froid avec sa main pleine de cloque, il sentit une secousse. J'ai vraiment pas envie qu'on me prenne la tête aujourd'hui Milena. Je t'adore mais pas aujourd'hui putain. Réveille toi bordel ! Secoué une femme à terre, il aurait tout fait le Xavier. Hors de question d'appeller de l'aide, il serait trop chiant sur tout et il ne voulait pas faire appel à de l'aide. Prenant une bouteille d'eau sur le bar, il retira sa chemise et l'humidifia avant de la poser sur le front de la jeune femme. Réveille toi Milena, j'ai besoin de toi.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux Mer 10 Déc - 21:12

« friends are like family, except you choose them insted of being chose. »
Xavier & Mimlena
Etendue sur le sol froid de l'appartement, Milena se débat intérieurement afin de reprendre connaissance. La voix de Xavier, aussi froide que le sol, aussi dure que s'il était énervé contre elle, ne l'aide absolument pas à se réveiller. Dans son monde d'inconscience, Milena se débat contre la brume qui vient l'étouffer de plus en plus. Elle voudrait fuir, trouver un moyen de ne pas laisser la brume l'entouré et pénétré en elle. Parce qu'elle sait que cela la fera absolument souffrir de rentrer en contact avec celle-ci, elle sait que ce qu'elle contient la brûlera et, à ce moment précis, elle n'aura plus la force de surmonter tout cela et de se battre. Cette brume, toxique, renferme quelque chose d'effrayant. Outre le fait qu'elle l'étoufera et provoquera sa mort, il y a quelque chose dans cette brume qui la terrorise...Comme si elle renfermait les plus profonds de ses mauvais souvenirs, les plus profondes de ses blessures. Son corps et son esprit se débat. Elle n'a certainement pas fais tout ce chemin pour finir par se faire rattraper par son sombre passé ni par ses démons. Aujourd'hui, Milena est libre et bien plus forte qu'elle ne l'a jamais été auparavant. Aujourd'hui et cela grâce à Xavier, Milena est devenue une étudiante américaine tout bonnement banal et sans aucun cadavre dans son placard et elle ne laissera rien ni personne changer de nouveau cela. Ni un rêve, ni une société secrète ayant percé ses secrets, personnes. Milena fixe alors, bravement, l'étendue de la brume devant elle. La défiant de venir lui faire de nouveau quelque mal que ce soit. Autour d'elle, la brume commence alors à s'éclaircir petit à petit avant de disparaitre totalement laissant Milena seule dans une grande salle blanche et aseptisée du sol au plafond. C'est donc ainsi qu'elle se représente son esprit ? Une immense salle laquée de blanc, parfois vide, parfois remplit de ses mauvais souvenirs. Lentement, Milena s'approche alors d'un des murs y déposant prudemment sa main gauche, toute tremblante. Etonnamment la paroie n'a pas la texture à laquelle notre artiste s'attendait, au lieu d'être froide et dure, elle est chaude douce et s'adapte à la forme de sa main. Milena retire ses doigts et observe tranquillement l'empreinte de sa main sur le mur. Elle penche la tête et le voit alors ondulé libérant quelques ondes de chaleur ici et là. Soudain, la pièce s'assombrit et des gouttes d'eau s'échappent du plafond pour venir s'étaler dans une tâche ronde, presque invisible, sur le sol. Quelques gouttes tombent sur les cheveux, puis le front, la nuque et les bras de Milena. Elles ne sont pas froides et pourtant, la pièce s'humidifie et la demoiselle doit se couvrir les bras pour contrôler sa chair de poule. Au loin, la voix de Xavier se fait de nouveau entendre, plus douce cette fois-ci, quelques peu inquiète même. Elle voudrait lui répondre, lui dire que tout va bien, mais cela serait lui mentir ; elle ne devrait pas perdre connaissance aussi longtemps et rentrer dans ce monde de rêve tout en continuant à l'entendre. Quelque chose ne va pas et il serait peut-être temps qu'elle pense à se faire ausculter par un neurologue. S'accroupissant dans la pièce représentant son inconscient, elle ferme doucement les yeux cherchant à se réveiller. Elle ne pense plus qu'à ça, à son désire de retrouver son seul véritable amis. La pluie semble avoir cessé et le sol est de nouveau sec sous ses pieds. Se balançant de gauche à droite, la pièce s'éclipse peu à peu et lorsqu'elle ouvre de nouveau les yeux, elle ne trouve plus la pièce blanchâtre , mais retrouve l'environnement rassurant de son appartement. Elle inspire de grande goulée d'air avant de porter la main sur son front, entiché d'un chemise humide, qui a surement participé à sa baisse de température.Ses yeux rencontres alors un Xavier torse nu, mi-soulagé mi -énervé par la situation. Le voir ainsi n'a jamais été dérangeant pour Milena, après tout elle le considère comme son frère et il n'y a aucune ambiguïté entre eux. « Merci . » murmure-t-elle alors en bulgare, sa langue natale. Malgré tous ses efforts pour passer comme une américaine de pure souche, son accent et ses réflexes de langues la trahiront encore pendant un moment. Se soulevant doucement, elle évite le regard de son frère de coeur, celui qu'il l'a vu dans des états pire que celui-ci. Malgré tout, elle ne peut s'empêcher de resentir une certaine honte en vue de ce qui vient de se passer c'est quelques peut usant de toujours être sauvé par quelqu'un, malgré qu'elle tienne énormement à lui. Assise sur son postérieur en pleins millieu du salon, Milena ramène ses genoux sous son menton. Elle se sent tout simplement perdue et peureuse de vivre ce genre de malaise sans jamais comprendre ce qui ne va pas chez elle. Elle en a marre de devoir inquiéter Xavier à chacune de ses crises. Toujours sans le regarder, elle lance alors à son intention, en anglais cette fois-ci pour être comprise. « Laisse moi . » Son tons est froid et tranchant à l'image de celui que le jeune homme avait employé quelques minutes auparavant. Elle connait Xavier, elle sait qu'il ne la laissera jamais dans cet état mais elle ne peut s'empêcher de voir être seule...
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux Dim 21 Déc - 17:06

La peur. La peur paralysante et glaciale qui vous cloue sur place et vous prive de tout mouvement. Xavier la ressentait à chaque évènements marquant de sa vie. Il voyait son corps se paralyser, en un instant. Ses sens se figer. Il n'avait plus de contrôle sur lui et ce qu'il faisait, laissant une autre partie de lui apparaître, le petit garçon effrayé par son propre reflet, cet enfant qui ne savait pas faire un pas devant l'autre sans tomber. Il avait entendu des histoires, vu des photos de lui bébé. Et les plus marquantes étaient celle du lendemain de son adoption. Des bleus sur tout son corps, un visage apeuré, des larmes séchés et recouvertes par un sourire timide à sa mère adoptive. Xavier ne pourrait jamais remercié assez ses parents de l'avoir tiré de cette maison rue sordeb à Moscou. Alors, malgré tous les désaccords qu'il pouvait avoir avec son père, et la déception concernant l'aveuglement de sa mère, il ne pouvait pas les détester. Au contraire. Il les aimait sans doute encore plus en voyant qu'ils n'étaient pas aussi parfait que l'on pouvait croire. Mais Xavier avait quand même peur, peur d'être engagé à une personne qu'il n'avait pas choisis, à une personne qu'il ne connaissait pas, qu'il n'avait jamais vu. Une personne qui n'avait qu'un titre et même pas un coeur à ce qu'il pouvait croire. Dans ce grand appartement, son humeur morose se ressentait, des ondes négatives qui pleuvaient du plafond et des larmes de colères qui coulaient sur les jointures des portes de sa chambre. Milena essayait de l'aider au mieux, supportant comme elle le pouvait sa mauvaise humeur constante, ses sorties le soir, à des heures impossibles, ses retours complètement torchés et parfois un peu violent. Mais Milena était sa soeur, elle le supportait, toujours. Il comptait sur elle pour le remettre dans le droit, pour qu'il ne s'effondre pas. Ses histoires de coeurs, les troubles au sein de la confrérie, la perte dure de son meilleur ami. Il avait affaire à tant de choses que les seules choses qui le tenait encore debout étaient Charlotte, Milena et Isay. Trois personnes qui le soutenait, qui ne se disaient pas qu'il l'avait bien mérité. Non. Il arrivait à sourire quand ils étaient ensemble, il arrivait à remettre un peu d'ordre dans sa vie avec eux. Jusqu'à ce qu'ils partent et que tout s'effondre. Sa vie était sur un fil tendu à l'extrême, tellement friable. Son entrée dans l'appartement qu'il partageait avec sa soeur ne l'était pas pourtant. Complètement rendu fou par les accusations à moitié fausses et les rumeurs à son sujet, il ne vit même pas le corps de la jeune bulgare étendue sur le sol de la cuisine. Ses mains pleines de cloques du au plat brûlant de cookies qui avait brûler dans le four. Mais la panique en voyant la jeune femme sur le sol surpassa son énervement contre lui même et contre le monde. S'agenouillant près de sa soeur de coeur, celle qui serait irremplaçable dans sa vie, il posa sa tête sur ses jambes, humidifiant sa chemise le laissant dans le courant d'air de la cuisine, la fenêtre ouverte au dessus de sa tête. Il espérait, encore et encore que la jeune femme se réveille. Il ne pouvait pas la perdre, elle était la seule personne qu'il considérait comme sa famille car il avait choisis cette personne. Il l'avait choisis pour être de sa famille et non pas le contraire. Il la voyait, si rieuse en règle générale, prête à lui mettre une tarte à la gueule quand il se prenait trop de haut. Mina, réveille toi Mina. Posant un petit baiser sur son front, il se recroquevilla sur lui même, tenant son corps désarticulé entre ses bras musclés. Il ne pouvait pas la perdre, il serait complètement perdu. Dans sa folie démesurée, il imaginait le pire, se disant qu'elle aurait pu gravement se cogner le crâne contre le sol et faire une hémorragie cérébrale à l'heure où il la tenait. Cette idée le bouleversait, le rendait malade à en vomir. Lui qui avait dédaigner appeler les urgences au secours, se surprit à tenir son téléphone avec le 911 taper sur le clavier. Mais un mince gémissement et les yeux de Milena s'ouvre, lentement. Elle bat des paupières, afin de se réhabituer à la lumière. Sa chemise trempée d'eau dans la main, son bras en l'air, prêt à lui mettre une tarte pour lui avoir faire peur de cette manière, Xavier est tout de même content de voir le visage de la bulgare en vie, et non pas commençant une rigidité cadavérique assez avancé. Putain Mina, tu m'as foutu la frousse bordel ! Colère, rage. Soulagement, sérénité. Il voyait ses émotions passé dans un kaléidoscope de couleur et de nuances. De rien qu'il lui répond tout de même en bulgare, la langue de la jeune femme. Il avait appris à baragouiner quelques mots dès les premiers jours de leur rencontre, depuis le jour où il l'avait sauvé. Mais comme à chaque fois que Milena perdait conscience, elle se refermait sur elle même, prétendant que rien n'était arrivé mais ne faisant rien pour le démentir. Non, pas cette fois Mina. Il faut que tu ailles à l'hôpital. On ne s'évanouit pas comme ça sans raison. Xavier avait peur pour elle. Il la voyait tellement fragile, tellement friable. Elle sortait d'épreuves bien plus difficile que lui. Lui, il n'avait aucun souvenir de la maltraitante dont on avait fait preuve sur lui, mais elle, elle se souvenait de toutes les blessures, toutes les marques de violences. Tout. Et on ne pouvait pas passer à autre chose comme ça, en un claquement de doigt. Même avec un casier judiciaire vide.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux Ven 9 Jan - 14:20

Il parait que nous ne connaissont deux types d'amour tout au loin de notre vie. L'amour que l'on éprouve pour l'être qui partagera notre vie, un amour véritable qui permet alors de former une famille à notre tour. Et puis, l'amour que l'on ressent envers les membres de notre famille et nos plus proche amis. Milena n'avais, jusque là, jamais connus le moindre signes de ses deux sortes d'amour ; Elle qui n'a jamais connue sa véritable famille et qui a subi multes sévices par celui qui se faisait passer pour son père... Elle qui n'a jamais eu le droit d'avoir le moindre amis à ses côtés... Puis sa vie rencontre celle de Xavier et cette impression lui est alors totalement passé. Xavier est celui qui lui a fait découvrir l'amour fraternel, celui qui lui a appris que le monde n'est pas toujours sombre et violent, que la vie peut vous apporter de belles choses et que tout le monde ne vous veux pas toujours de mal. Il a su, en restant lui-même, prouver à notre belle bulgare que l'amour n'est pas un sentiment destructeur et qu'avoir une famille n'est pas signes de tristesse ou de souffrances. Même si elle a beaucoup de mal à l'avouer, Xavier lui a sauver la vie et elle lui en sera toujours reconnaissante. Il est devenu bien plus que son sauveur avec le temps et nul mots ne serait décrire ce qu'elle éprouve réellement à son égard. Bien entendue, il n'y a aucune ambiguiter entre les deux jeunes gens, d'autant que le brun est éperdument amoureux d'une jolie danseuse italienne. Ils sont tout simplement semblables dans leur façon de réagir et dans leur manière d'extérioriser. Ils se connaissent tellement que chacun arrive à connaitre les limites de l'autre.
En position semi-assise sur le sol froid de la pièce, Milena ne souhaite plus qu'une seule et unique chose : se morfondre dans sa solitude. S'enfoncer dans les profondeurs de son âme noire, encore et encore. Elle qui n'a connue qu'une existence en dents de scie toutes les années de sa vie, elle a appris que vivre n'est rien d'autre qu'une chose facile, dénoué d'importance et qui ne demande aucun effort. Tandis que survivre est un perpétuel combat, une lutte acharnée qu'elle a su mener à bien et pour la quel elle continue de se battre, malgré que les obstacles soient derrière elle désormais. Tel un animal sauvage, Milena a appris à s'en sortir seul et c'est seule qu'elle souhaite passé les quelques rares moments de sa vie qui lui appartienne encore. Savez-vous à quel point il est difficile, frustrant et déconcertant de se sentir n'être rien d'autre qu'un enfant fétide et fragile. Savez-vous à quel point il est douloureux de voir le même visage encore et encore, de savoir que lorsque ce visage rentre dans la pièce, il ne vient pas vous apporter à manger ou vous raconter sa journée..; Non, il vient pour vous frapper, vous insulter, parfois même, il vous fouette à coup de ceinture et puis il s'amuse avec votre corps. Promenant et glissant ses doigts sur votre corps immobile, votre sexe, vos seins, les formes de vos hanches à peine dessiné par la puberté. Dans son regard, une étincelle vacille, une lueur de folie et de plaisir malsain s'amenuisant au fil des années. « Un jour, tu finiras par mourir, comme celles avant toi » dit-il de temps en temps, les yeux fous d'une rage dévastatrice. Impressionné, voilà tout bonnement ce qu'il était. Impressionné de voir cette enfant tenir à la vie plus que quiconque avant elle. Impressionné de voir qu'elle retrouver son visage et son corps de poupée à mesure que ses coups se faisaient de plus en plus lourds. Comme si, la frappait n'arriverait jamais à amoindrir sa beauté. Fille d'une reine, c'est ce que l'on a dit d'elle.
«Non, pas cette fois Mina. Il faut que tu ailles à l'hôpital. On ne s'évanouit pas comme ça sans raison.» Il a raison. Bien sûr qu'il a raison, mais Milena est envahi par une peur non rationnel; quelque chose qui l'empêche d'accepter de se soigner. Elle qui n'a jamais eu besoin de personnes pour panser ses plaît, visiblement elle pensait également pouvoir se rétablir de tout cela par elle-même. Recroquevillé sur elle-même, elle ne veut rien entendre, rien écouter. Xavier sait pertinemment qu'elle n'acceptera jamais d'aller se faire soigner, il sait également qu'elle est bien trop sur les nerfs pour garder son sang froid et les idées claires. S'il ne veut pas déclencher une nouvelle crise, il ferait mieux de la laisser tranquille avec ses histoires d'hôpital et de soins. « Ne t'inquiète pas. ça va aller ! .» lui dit-elle alors, dans un sourire qui se veut rassurant avant d'essayer de se lever. Une de ses jambes ne se bloque pas, lui faisant alors perdre l'équilibre. Sa tête lui tourne encore, elle est bien trop faible physiquement pour lutter, mais elle n'abandonnera pas si facilement. Milena se rattrape alors au canapé puis s'assoit dedans doucement. Ses yeux se pose sur ceux, inquiet de son frère de coeur. Sa gorge ce noue, son nez la pique et bientôt sa vue se fait floue : elle ne supporte pas qu'il s'inquiète pour lui. Elle ne supporte pas de voir cette peine dans les yeux, habituellement rieur de son amis. « Ne fais pas sa Xavier....» Sa voix tremble alors, elle n'a nullement l'habitude de voir autant d'amour, aussi amical et fraternel soit-il, dans les yeux de qui que ce soit...

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux Ven 20 Mar - 23:45

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux

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