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she's mad but she's magic, there's no lie in her fire. ~ pv

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Nina Fitzmartin
there's no place like berkeley
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prénom, pseudo : julia
date d'inscription : 15/06/2013
nombre de messages : 6103
avatar : florrie arnold

MessageSujet: she's mad but she's magic, there's no lie in her fire. ~ pv Mar 28 Oct - 10:56

“.The truth is, I've always been afraid of letting anyone get too close. I built a wall around me, a barricade to hide behind those few times someone wanted entry to my heart. - I can see why she feels left behind. Maybe even discarded. Is that why she refuses to accept my love and return it ? Afraid that love doesn't last? Doesn't really exist ? Commitment means losing yourself to gain something temporary. Nothing lasts. Not looks. Not love. I'm living large and living for today because there might not be a tomorrow.” with nina  salisbury-fitzmartin and jake a. fitzgerald


 
“.What good would it do to shutter your windows ?
never dream of rainbows or find hope in promises ?
Why choose to walk away rather than hold your ground and fight for love?. ”


Récit d'une nuit mouvementée…
2 p.m '' Mademoiselle Salisbury-Fitzmartin, vous êtes la personne à contacter en cas d'urgence de Monsieur Fitzgerald Jake, ce pourquoi je me permet de vous appeler. Monsieur Fitzgerald se trouve à présent dans nos locaux, au poste de police sur la troisième rue, Bycroft Boulevard, après s'être retrouvé mêlé à une bagarre dans un bar. Merci de venir régler sa caution et autres formalités pour qu'il puisse sortir ≈ Si en attrapant son téléphone, posé sur sa table de chevet, elle était encore bien engourdie de sommeil et pas du tout disposée en s'extirper de cette confortable léthargie, le cœur de Nina fit une succession de bonds dans sa poitrine qui l'obligèrent à quitter son cocon douillet dans la précipitation. Fatiguée et courbaturée par une nuit écourtée de façon trop hâtive, branchée sur pilote automatique, c'est en s'installant au volant de sa voiture (qu'elle ne conduisait d'ailleurs jamais) qu'elle réalisa pleinement le contenu du message qu'elle venait d'écouter voilà vingt minutes. Sans prendre le temps de penser aux détails, le fait que Jake l'avait mise dans ses contacts d'urgence alors que son frère et ses sœurs se trouvaient sur ce même continent par exemple, elle commença à se monter tout un tas de scénarios plus catastrophiques les uns que les autres sur ce qui pouvait avoir mené Jake en prison. En prison carrément. Parce que pour elle, poste de police = prison. Avec les seuls éléments donnés par le message, à savoir : Jake, bagarre, bar ; elle l'imagina accosté par une bande de balourds, faisant tous deux têtes de plus que lui et au moins trois fois son poids (son imagination était certes l'une de ses plus grandes qualités, en revanche elle lui faisait à présent cruellement défaut), voulant lui piquer son fric ou son froc, et pourquoi pas sa dignité au passage. Probablement l'avaient-ils dépouillés avant de lui filer une bonne correction pour l'avoir trop ramenée (c'est son genre de trop l'ouvrir, à Jake) et voilà qu'il se retrouvait au poste, avec une petite gueule de bois, et la gueule cassée. Parce que de toute évidence, il ne pouvait être en faute, parfait comme il pouvait l'être. Au moins aux yeux d'une Nina littéralement rongée par l'inquiétude.

2:25 p.m '' Mademoiselle Salisbury-Fitzmartin, je me permet de vous appeler à nouveau afin de vous prévenir que Monsieur Fitzgerald est finalement transféré au San Francisco General Hospital, où vous pourrez bien entendu le récupérer. ≈ et le bougre lui raccrochait au nez en plus, sans lui laisser le temps de placer quelque chose de plus pertinent, de plus consistant qu'un '' Allo '' d'usage. Arrêtée sur le bord de la route pour prendre l'appel et sortie de la voiture, elle se laissa un moment pour laisser exploser une crise de larmes aussi gigantesque, que ridiculement démesurée. Elle est comme ça, Nina. Si peu de choses pouvaient la toucher, ou même l'effleurer, que lorsque c'était le cas, elle portait ses choses beaucoup trop prêt du cœur. Finalement son scénario catastrophe tenait la route et s'avérait même pire que ce qu'elle pensait. Probablement trop abîmé par ces brutes, Jake se retrouvait maintenant à l'hôpital où elle fonça en quatrième vitesse après s'être plus ou moins reprise en main et séché ses larmes.   « .Je suis là pour... » s'annonça-t-elle à la réception, ou du moins tenta-t-elle de s'annoncer, avant que l'infirmière de garde, une afro-américaine occupé à contempler sa manucure et à déguster un café tiède, ne l'interrompe. « .Jake Fitzgerald et vous êtes la ''jolie blonde'' qu'il attend, Nina. Signez ici et il pourra s'en aller. » Elle n'eut aucun mal à deviner que '' la jolie blonde '' étaient des mots empruntés directement de la bouche de Jake, qui devait encore avoir du donner une représentation gratuite, tardive et échevelée de son Fitzgerald Show dès son admission. L'infirmière lui fit passer quelques formulaires, et un stylo à bille noir qu'elle tenta de prendre entre ses doigts tremblants, en vain. « .Il va bien ?. » quémanda-t-elle d'une toute petite voix, plus fébrile que ce qui était humainement envisageable. L'infirmière se prénommée Aibileen, comme le précisait son badge, darda sur elle un regard à la fois amusé et exaspéré, avant de pousser un soupir de dépit.   « .Pas la peine de vous mettre dans un état pareil, il n'a que quelques contusions. Ça arrive à tous les mecs un peu fier dans un bar, un soir de match. » lança-t-elle avec nonchalance, avant de retourner à sa manucure. Se battre dans un bar un soir de match ? C'était donc ça, la véritable histoire ? Il n'y avait pas de gros bras, ni rien de plus grave que quelques poings pour un malheureux score ? Se sentant idiote d'avoir autant pleuré, et de s'être inquiétée au point de s'en rendre malade, pour finalement quelques chahuts, Nina se redirigea vers la sortie à nouveau et se laissa le temps de prendre l'air, mais surtout de retrouver de sa contenance. Elle croisa brièvement son reflet dans l'une des fenêtres, et se rendit compte de comment Jake pouvait la démolir si aisément, alors qu'elle s'était jurée de n'être faible pour personne et de ne laisser personne entrer dans sa vie. Les yeux rougis et gonflés, les bras encore soumis à des tremblements incontrôlés, le cœur incapable de réprimer une cavalcade insupportable, Nina resta un moment à regarder son propre reflet. Celui de la petite fille blessée, et tourmentée qu'elle était des années auparavant et qui encore aujourd'hui l'habitait toute entière. La crainte de décevoir, d'être mise à l'écart, de contaminer était encore là, aussi fraîche qu'au premier jour et automatiquement, ses mains commencèrent à brûler. conceal, don't feel, put on a show. Après s'être reprise, physiquement du moins, elle décida d'aller chercher Jake et d'en terminer avec cette nuit. Papiers en main, elle demanda à Aibileen de prévenir Fitzgerald de son arrivée, tout en remplissant les papiers justifiant sa sortie. Et c'est en revêtant l'éternel masque de froideur et d'indifférence qu'elle sentit l'ambiance de la pièce changer, et le parfum naturel de Jake grossièrement agrémenté de la senteur bière venir l'embaumer.   « .Va m'attendre dans la voiture, espèce d'abruti. » finit-elle par lâcher à son adresse, cinglante et bourrée de panache, avec de l'élégance en prime et sans lui accorder un seul regard. Rien dans son attitude ne montra signe du véritable état dans lequel il pouvait la mettre. On ne pouvait que trop peu discerner sur ses traits la présence d'une crise d'angoisse pourtant encore fraîche. Elle aussi possédait son petit « show » personnel, basé sur l'indifférence et la froideur. Ce spectacle silencieux et nonchalant qu'elle réservait à tous et toutes, mais habituellement pas à lui. Seulement ce soir, impossible de faire autrement. Elle s'empressa de finaliser les formalités et se dirigea vers la voiture où Jake l'attendait et sentant qu'il s'apprêtait à prendre la parole, à faire une révélation fracassante (ou bien à dire quelque chose d'extrêmement idiot pour détendre l'atmosphère, mais qui aurait plutôt vite fait de condamner leur amitié), Nina préféra le couper dans son élan.   « .Non, Jake. Ne te justifie pas. J'en ai rien à faire. » préféra-t-elle mentir, aussi aigre et glaciale qu'elle le pouvait. Elle aurait pu lui dire..., combien l'idée qu'il puisse se foutre en l'air pour un verre de trop lui foutait une trouille démesurée, et lui raconter comment elle venait de pleurer lamentablement sur la route, à presque s'en rendre aveugle. Et craquer à nouveau dans ses bras, comme l'enfant qu'elle était parfois, cette même enfant qui attendait du réconfort depuis trop d'années. Lui expliquer qu'il ne pouvait pas lui faire ça, se mettre en danger pour des idioties et lui rappeler qu'il était important pour elle, et qu'elle prenait tout trop à cœur lorsque ça le concernait, qu'il devait faire attention. Combien elle pouvait l'aimer, aussi. Mais au lieu de tout ça, elle se contenta de l'ignorer. De revêtir l'habit de la reine des glaces, et de faire comme si le seul mal ce soir était celui de l'avoir réveillée en pleine nuit, un soir de semaine. « .Tu me fais chier. » ponctua-t-elle, tout en bouclant sa ceinture.

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MessageSujet: Re: she's mad but she's magic, there's no lie in her fire. ~ pv Lun 3 Nov - 2:37



Out of all the girls, you're my one and only girl. Ain't nobody in the world tonight. All of the stars, you make them shine like they were ours. Ain't nobody in the world but you and i. Ain't nobody in the world but you. You stop the room when we walk in. Spotlights on, everybody staring. Tell all of these boys, they wasting their time, stop standing in line, cause your all mine. And this evening I, won't let the feeling die.. I never wanna leave your side.

un peu plus tôt, cette nuit-là..  « Monsieur l'agent, je crois qu'il y a un problème. Venez voir ça. J'ai un alien dans le bide ! »  s'exclamait-il, la tête déposée entre deux barreaux. Les barreaux d'une cellule qui semblait être la sienne, pour le coup. Et oui, parce qu'il avait encore commis quelques erreurs. Ce soir, Jake n'avait pas su contrôler ses pulsions. Il était comme ça. Le sang chaud. Prêt à tout pour ses convictions, pour se faire respecter et protéger ceux qui lui étaient chers. Il était inconscient.. On pouvait le dire, ça ne le dérangeait pas. Mais, le provoquer en racontant que l'équipe qu'il supportait depuis tout petit, regroupait un grand nombre de refoulés, il n'était pas prêt à l'accepter. Ainsi de suite, une bagarre générale s'était déclenchée et déjà habitué, il avait été repéré. En effet, le jeune australien n'avait manqué aucune occasion pour se faire remarquer et cela incluait même les forces de l'ordre. C'était donc ainsi qu'il se retrouvait là mais, également avec quelques couleurs sur la peau. Quelques bleus que l'agent jugeait étranges et qu'il préférait vérifier. Pour se faire, Jake prenait un ticket direct pour le San Francisco General Hospital. Parfait. Un sourire innocent prenait possession de ses lèvres, à cette simple idée de se retrouver entourer de charmantes infirmières. Sans un mot plus haut que l'autre, il arrivait presque naturellement, aux portes de cet établissement. Jake, dans toute sa splendeur. Il souriait simplement et constatait la rapidité du service. Quelques jeunes femmes l'entouraient et le déshabillaient. Encore sous les influences de l'alcool, le jeune homme en profitait.  « Pincez moi, je rêve. C'est ça. » En effet, ça aurait pu être un doux rêve, jusqu'à ce qu'il soit interrompu par l'arrivée de cette infirmière en chef. Cette femme de couleur qui n'aimait guère ses plaisanteries. Il le voyait, elle le fusillait du regard. Elle n'avait pas de temps à perdre pour un petit crétin dans son genre. Assez débile pour recevoir des coups et d'en encaisser toujours plus, jusqu'à être couverts de ces bleus. La douleur représentait peu pour le Fitzgerald. Il avait déjà tellement supporté, qu'il était prêt à en encaisser davantage, sans songer aux dommages collatéraux. Car pour le coup, il savait que c'était Nina qui était renseignée dans ses papiers. C'était son prénom qu'il réclamait. « Nina, la jolie blonde. Vous verrez, je ne vous mens pas et vous la reconnaitrez directement. C'est elle que je veux pour venir me chercher. Et je ne partirai avec personne d'autre, donc arrangez-vous! Moi, je vais l'attendre. » profanait-il à qui voulait encore bien l'entendre. Car, le jeune homme se retrouvait rapidement seul. Une fois examiné, il restait allongé. Sur ce lit qui n'avait rien de confortable mais, qui lui plaisait davantage que la planche de bois qui lui était gracieusement offerte en cellule. Il n'allait pas se plaindre. En plus, Jake se satisfaisait toujours du minimum. Il était habitué à cela. Chez lui, ce n'était pas très grand. Il n'avait pas déboursé des fortunes pour ses meubles. Néanmoins, son lit restait son lit. Il l'appréciait et il avait déjà pris ses marques.

il y a quelques instants.. Une jeune infirmière s'en approchait pour le réveiller avec douceur et politesse. Il entendait sa voix mais, il continuait à s'en amuser. Jake essayait de voir, quelle serait les limites de son imagination, pour le sortir de ce soi-disant sommeil. Il continuait de se faire remarquer et de se faire désirer. Seulement, l'infirmière en chef revenait à la rescousse. Le genre de femme qui lui rappelait la signification du mot, autorité. Appuyant sur l'interrupteur de la chambre, elle ne le ménageait guère et allumait ainsi toutes les lumières. Elle allait le sortir de cette chambre et il allait devoir obéir. Sa voix le faisait clairement comprendre, il n'y avait plus aucun échappatoire. « Debout monsieur Fitzgerald ! On se réveille. Elle est là votre jolie blonde et vous n'allez pas la faire attendre plus longtemps. Merci d'être venu et j'espère ne jamais vous revoir. Vous avez compris ! » Aussitôt qu'elle s'en était approché pour vérifier son état, aussi rapidement, il s'était remis sur pieds. Puis, Nina était là. Il pouvait même sautiller de joie. Néanmoins, devant la chef du service, il préférait filer sans se faire à nouveau réprimander. Parce qu'elle avait raison. Il le savait. L'alcool ne faisait plus partie majoritairement de son être et il pouvait ainsi retrouver un certain raisonnement. Il pouvait retrouver également les prunelles de sa Nina et comprendre qu'elle ne l'attendait pas les bras ouverts. Il lui souriait légèrement mais, dans ce cas-là, Jake préférait garder la tête baissée. Il était le fautif. Il avait encore tourmenté sa préférée. Pourquoi ? Pour rien. Quelques bleus et une petite gueule de bois.  « D'accord. » répondait-il sans oser s'en approcher et sans essayer de s'expliquer. Jake la connaissait assez pour savoir, que ce n'était ni le moment, ni l'endroit. Suivant donc les flèches qui indiquaient la sortie, Jake retrouvait la liberté. Fouillant dans ses poches après ses papiers, après ses clés, il remarquait à quelques mètres de lui, le véhicule de sa meilleure amie. Elle était donc sortie pour lui et elle avait conduit jusqu'ici. Il savait que cela représentait énormément et il s'asseyait sur le capot. Il l'attendait. Nina représentait énormément pour le jeune homme qu'il était. Elle était son repère, sa conscience. Elle était la plus belle personne qu'il pouvait connaitre. Elle était quelqu'un qu'il respectait et davantage lorsqu'elle venait à son secours. C'était sa Nina, quoi. Enfin, jusqu'à ce qu'il la retrouve à nouveau. Ouvrant la bouche pour la remercier, elle le reclapait aussi vite. Pas de justificatif, pas d'histoire ou de mésaventure, elle ne souhaitait rien savoir. Un peu pris de court par ce comportement, Jake prenait place dans le véhicule. Presque muet comme une tombe, aussi gentil qu'une image. Juste avant qu'elle décide d'exprimer, ces quatre mots. Clair, net et précis. « Si tu me laissais au moins la chance de t'expliquer et de te remercier.. Tu comprendrais mais, non.. Madame, elle s'est levée du mauvais pied. » déclarait-il avec maladresse. En effet, le jeune homme n'avait jamais été doué pour exprimer ses pensées et les dire avec les mots corrects. Non, pour le coup, il rendait presque Nina responsable de cette ambiance et il en prenait conscience. Seulement, les mots de trop s'étaient déjà fait entendre. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était en trouver d'autres.. « Ce n'est pas ce que je voulais dire.. Nina, regarde moi. réclamait-il, tout portant ce visage d'enfant, cette moue presque innocente. Je sais que je suis insupportable et que tu ne devrais pas être ici, à cette heure-ci. Mais, les gars au bar, ils m'ont insulté. Tu voulais que je fasse quoi ? Que je leur souris et que je les remercie. » ajoutait-il toujours fidèle au grand gamin qu'il était. Des justifications, il lui en donnait mais, quelqu'un de plus réfléchi n'aurait jamais agis de cette manière, il le savait. Sauf, qu'il n'était pas comme ça et qu'il n'était pas d'humeur à changer. Jake vivait bien sa vie. Il vivait au jour le jour, sans se tracasser du lendemain. Il vivait pour ne jamais éprouver de regret. Il vivait tout en se jurant de rester fidèle en ce qui croyait juste ou bon. « Je suis désolééé. Alors, ne me fait pas cette tête, je vais très bien. Regarde, j'ai tous mes membres. On peut donc rentrer. » terminait-il, avec cette nouvelle envie d'en rire. Pour le coup, Jake n'avait pas trouvé de sourire sur le visage de la jeune femme, pas le moindre étirement se faisait remarquer au niveau de ses lèvres. Il n'avait rien vu de rassurant, non plus dans ses prunelles, qui évitaient étrangement les siennes. Il se demandait alors, pour quelle raison, elle agissait de cette façon. Est-ce que Nina avait passé une mauvaise journée ? Loin de prendre conscience de la réalité des choses, de cette peur qu'il avait pu réveiller en elle, quand on avait dû la contacter. Jake était très loin de cette vision des choses. Tout ce qu'il voyait c'était, ce qu'il avait vécu. Inconsciemment et loin de lui, l'idée de vouloir être un égoïste. Juste d'être réaliste, car tout allait bien, finalement. Tout était bien, qui finit bien. Ou presque..  


Spoiler:
 
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Nina Fitzmartin
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MessageSujet: Re: she's mad but she's magic, there's no lie in her fire. ~ pv Jeu 6 Nov - 22:18

“.The truth is, I've always been afraid of letting anyone get too close. I built a wall around me, a barricade to hide behind those few times someone wanted entry to my heart. - I can see why she feels left behind. Maybe even discarded. Is that why she refuses to accept my love and return it ? Afraid that love doesn't last? Doesn't really exist ? Commitment means losing yourself to gain something temporary. Nothing lasts. Not looks. Not love. I'm living large and living for today because there might not be a tomorrow.” with nina  salisbury-fitzmartin and jake a. fitzgerald
 
“.Say something nice.”
“.Leave me alone. ”

En déposant ses doigts encore frémissant sur le volant, Nina se demanda si elle arriverait à passer au-dessus de cet épisode (pas si) dramatique. Elle aurait préféré le prendre moins à cœur, et surtout admirer la situation avec autant de philosophie que n'importe qui de raisonnable le ferait. Si elle avait été quelqu'un d'autre, elle se serait réjouie de le savoir quasiment pas abîmé, de le voir tenir sur ses deux jambes et de se rendre compte qu'il possédait encore assez de conscience pour aligner une phrase correcte. Seulement elle n'était pas quelqu'un d'autre et pour le coup, n'essaya même pas de le prétendre. Elle n'avait pas à prétendre devant Jake comme elle le faisait devant tous les autres, il saurait déceler la moindre de ses prétentions et n'aurait aucun mal à faire tomber le rôle qu'elle pourrait jouer quel qu'il soit. Et l'espace d'un instant, elle regretta presque de lui être aussi ouverte, aussi simple à lire… excepté que finalement, elle ne l'était pas tant que ça. Plus lisible pour lui que pour les autres, mais pas pour autant simple à appréhender. Prête à remettre le moteur en marche, pensant très naïvement que Jake n'aurait rien à redire à son '' Tu me fais chier '' cinglant, n'autorisant aucune riposte, Nina se coupa bien vite dans son élan en prenant sa réaction vive en plein visage. Ses mains frêles se mirent à broyer son volant le temps que le moindre de ses mots fassent le tour complet de son être, et n'atteignent son cerveau dans un beuglement strident. À quoi pouvait-elle s'attendre de sa part après tout ? À ce qu'il ne réponde pas et fasse profil bas le temps du trajet ? Allons Nina, c'est Jake Fitzgerald, le mec qui se sent obligé d'en placer une coûte que coûte, quitte à se mettre dans une situation beaucoup plus inconfortable que celle dans laquelle il est déjà, si tant est que ça soit possible. Sans perdre une demi-seconde de plus, elle fit volte-face et planta un regard furieux dans le sien. « .La faute à qui ? Hein ? La faute à qui ? Il est cinq heures du matin, pauvre connard, et j'ai cours à huit heures. Peut-être que pour toi c'est pas important, mais pour moi ça l'est, alors va te faire foutre avec tes réflexions, tu veux ?. » Elle ne hurlait pas. Pas encore. Mais presque. Qu'il ose lui faire la morale sur son humeur compte tenu de la situation actuelle dépassait la limite du supportable pour elle qui n'aimait déjà pas les remontrances en temps normal. « .Me remercier de quoi en fait ? Être assez débile pour accourir au premier coup de fil ? Va remercier mes parents, la connerie c'est innée. Crois bien que si je pouvais, je m'en serais bien passée. » s'empressa-t-elle d'ajouter, maintenant tournée vers lui et prête à en découdre s'il osait relancer le débat sur son humeur. Qu'il puisse être inconscient au point de se saboter délibérément à la veille d'une journée de classe l'énervait déjà bien assez, tant elle s'inquiétait pour lui et pour son futur lorsque lui ne le faisait jamais, mais qu'en plus il se permette de la ramener alors qu'elle sacrifiait sa nuit pour lui, pour finalement rien de plus glorieux que quelques contusions et une excuse minable. Tout ça accorda le droit divin à Nina d'être complètement hermétique à toute forme d'excuse que Jake pourrait miraculeusement lui offrir. « .Si c'est ce que tu voulais dire, c'est exactement ce que tu voulais dire. » grommela-t-elle, non sans être parfaitement claire. Elle leva les mains pour se débarrasser de son étreinte soudaine, sans trop écouter ses mots et en se focalisant beaucoup plus sur le geste. « .Ne me touche pas ! Je déteste ça, je déteste ça, je déteste ça. » se mit-elle à limite convulser, laissant son gage de confiance aveugle envers Jake s'effriter douloureusement au passage. Il était bien le seul à pouvoir se permettre de la toucher, en temps normal. Seulement se soir, ses barrières se remettaient machinalement en place sans qu'elle puisse avoir même une fibre de contrôle sur elle-même. Elle détestait qu'on puisse même l'effleurer à peine, et la seule exception qui pouvait confirmer la règle se trouvait sur le siège voisin, devant elle. Elle resta un court instant paralysée en le regardant, la respiration haletante, le cœur battant, prête à pleurer de nouveau, mais pas pour les mêmes raisons. Elle voulut s'excuser de réagir de cette façon, du moins de réagir comme s'il était n'importe qui qui osait la toucher, alors qu'il ne l'était pas. Mais il le méritait, et son tempérament distant la rattrapa quand elle se rappela combien il venait de la tourmenter, avec ses histoires de bagarres. « .Que tu la fermes, Jake, que tu la fermes ! Si on t'insulte, tu fais le chinois : tu souris et tu te casses. La meilleure parade, c'est celle de l'ignorance. » répondit-elle finalement, indubitablement énervée. Plus facile à dire qu'à faire, surtout face à un Jake indiscutablement bagarreur. Il n'avait pas la même pratique qu'elle en terme d'ignorance, d'indifférence, à n'en pas douter et si elle prenait tout ce qui le concernait vraiment trop à cœur, lui en revanche prenait ces histoires de football et d'insultes beaucoup trop au sérieux. Chacun sa croix. « .Ou bien j'ai mieux, tu t'achètes une belle télé et tu regardes ton foot, ton rugby ou je ne sais quelle connerie chez toi, bien au chaud dans ton canapé. Tout seul, où tu pourras emmerder personne. » Elle pouvait même la lui offrir, sa satanée télévision, si ce n'était que ça. Un écran plat dernière génération, très onéreux qui pourrait faire la superficie d'un mur entier si la taille comptait autant et qu'il pourrait placer dans son appartement sordide et mal rangé. Elle y ajouterait même un stock de bières illimité, et des biscuits d'apéritifs à plus savoir où les ranger, si ça pouvait l'empêcher de sortir de chez lui pour aller cogner bêtement sur le voisin de la chaise d'à côté. « .Je m'en fous que tu sois désolé, tes excuses tu peux te les garder. » insista-t-elle, en devinant son envie de rire sur le coin de ses lèvres. Le pire c'est ça. Jake pouvait rire de tout et n'importe quoi, là où Nina, mauvais public, ne savait rire de rien. Et là où la situation ne prêtait à pas rire du tout, où elle se retrouvait noyée au milieu d'une crise de nerfs trop grosse pour elle, Jake vivait la chose avec nonchalance, pire qu'un gosse à éduquer. Elle se contenta de le regarder, péniblement partagée entre l'envie monstrueuse de lui mettre une claque, et celle de s'effondre en larmes de la façon la plus pitoyable possible.   « .Je suis en colère contre toi, tu peux même pas t'imaginer, et oui je suis mal lunée, parce que je me suis levée à la va-vite. Et je suis crevée au point de m'imaginer te mettre la tête dans l'hélice d'une tondeuse à gazon. Et dans deux minutes, si tu fermes pas ta gueule, je vais me mettre à pleurer. » raconta-t-elle longuement, d'un ton plus calme cette fois. « .Et j'ai déjà assez pleuré en une heure pour le reste de l'année, alors par pitié, Jake, fous-moi la paix. J'ai plus envie de te parler. » sa dernière supplique résonna de sa bouche à son esprit, réalisant qu'en fait, elle ne voulait vraiment plus le parler. Vraiment ? Peut-être. Du moins à cet instant, elle ne voulait plus lui parler. Probablement qu'elle ne le voudrait toujours pas demain. Et advienne que pourra pour les jours suivants. Loin d'être l'amie idéale, Nina réalisa qu'elle ne pouvait pas le soumettre à ses envies. Que leur amitié ne se résumait pas à lui et ses enfantillages intolérables, et à elle et son humeur changeante. « .J'ai plus envie de te parler du tout. » précisa-t-elle, un peu menteuse, mais trop blessée pour envisager de se rattraper. Elle regretta d'avoir dis ça dans la minute, mais peut-être était-ce mieux comme ça. Ses vrais amis comprendraient mieux et accepteraient mieux le fait qu'il puisse se battre pour des bêtises aussi indignes que le football et elle… elle resterait avec ses dessins et sa solitude. Au moins elle serait plus blessée, et ne le blesserait plus lui non plus. « .Tu ferais mieux de plus me parler, c'est mieux. Je te dépose chez toi, et après terminé. » Elle est comme ça, Nina Fitzmartin. Sa bêtise à elle, c'est de vouloir couper les ponts avec ceux qu'elle aime dès la moindre embûche. Elle sait que c'est pas bien, mais y a des choses qu'on peut pas changer. If i could be someone, without you. The same smile everyday. The sirens calling away. This mean so much more.


3.000 pour ma chash' :plop: :plop:
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MessageSujet: Re: she's mad but she's magic, there's no lie in her fire. ~ pv Lun 17 Nov - 23:37


Out of all the girls, you're my one and only girl. Ain't nobody in the world tonight. All of the stars, you make them shine like they were ours. Ain't nobody in the world but you and i. Ain't nobody in the world but you. You stop the room when we walk in. Spotlights on, everybody staring. Tell all of these boys, they wasting their time, stop standing in line, cause your all mine. And this evening I, won't let the feeling die.. I never wanna leave your side. .elsa & jack (ft. nina & jake)
( ♫ )

Le silence aurait pu être la solution à tous ses tourments mais, Jake n'y était pas arrivé. Il cherchait toujours à se justifier auprès de Nina, cherchant à être parfait pour elle et en vain. Etre cet équilibre qui pouvait lui manquer, quand elle venait à s'égarer. Etre cette épaule sur laquelle elle pouvait se poser, sans craindre de glisser. Il aurait voulu être sa perfection. Sans savoir l'expliquer, il le désirait. Il lui suffisait d'un regard comme ce soir. Un coup d'oeil pour prendre conscience de la chance qu'il avait. La chance et le bonheur de l'avoir à ses côtés. Seulement, il n'arrivait pas à l'épargner. Et quand les mots sortaient et la blessaient, directement il s'en voulait. Il en voulait à la terre entière et à lui-même. Qu'est-ce qui l'avait rendu si con ? Sérieusement, il pouvait l'être avec n'importe qui. Pourquoi jouait-il cette carte avec sa meilleure alliée ? Fait chier. Va te faire foutre. Elle avait tous les droits de vider son sac. Car Jake ne méritait pas autant. Il ne méritait pas qu'on s'inquiète pour lui. Jusqu'ici, il s'en était toujours sorti 'indemne'. Peut-être qu'il avait quelques égratignures mais, il tenait toujours debout. Simplement et uniquement parce que la seule personne qui pouvait l'abattre, c'était elle. Cette petite blonde qu'il aimait de tout son être et sans limite. Ce rayon de soleil qui le ramenait toujours dans le droit chemin. Cette folie bien dissimulée derrière un mur de glace. Cette douce voix qui parvenait toujours à le rappeler la réalité. Ses actes n'étaient jamais sans conséquence. Jake devrait y songer plus souvent. Il devrait y penser avant de la mettre dans tous ses états. Il pouvait être fière.. Grand coupable de cette altercation. Il ne savait même plus par où commencer. S'excuser ou discuter. Se taire ou parler. Partir ou rester. Jake était paumé. Il n'aimait guère la voir comme ça. Son regard avait éteint l'étincelle qui y régnait habituellement. Cette lumière dans ses prunelles qui l'aidait souvent à prendre la bonne décision. Il ne la voyait plus et à son tour, il était perdu. Surtout quand Nina venait à le repousser. Le geste qui pouvait l'atteindre au plus haut point et elle devait s'en douter. Cette proximité, ça avait été directement leur truc. Une différence qu'elle avait décidée de lui accorder et qui avait sans aucun doute sceller leur amitié. Elle venait aussi d'y renoncer. Après lui avoir ôté tous les mots de la bouche, elle venait à son tour de lui enfoncer un pieu en pleine poitrine. Alors, de quelle manière pouvait-il réagir ? En sachant qu'il était la source, l'origine de tout ceci. Hé oui. « Donc, tu veux que je sois un crétin profond, qu'on me marche dessus et que je souris! Mais, je ne suis pas comme ça Nina. Alors, ne te fatigue pas avec ça. Je ne veux pas être ton chinois ou je ne sais quoi, juste parce que tu penses que c'est la solution à tout. Ta solution, elle est bidon! » essayait-il de placer entre deux monologues de la jeune femme. Elle ne s'arrêtait plus et quand bien même, il pensait que ça l'arrêtait, elle continuait. Nina avait réponse à tout. Elle souhaitait qu'il change pour elle. Elle ne le prononçait pas très clairement mais, les battements de son coeur le suppliaient. Il le ressentait dans chaque mot qu'elle prononçait, chaque regard qu'elle osait encore lui accorder entre toutes ces tensions. Jake la regardait donc. Il essayait d'encaisser et ce n'était pas facile. Pas agréable de la voir aussi mal à cause de ses actes, de son tempérament et dans le fond, il savait qu'elle avait raison. Sa solution qu'il qualifiait de toute suite bidon. Ce comportement lui aurait évité bien des problèmes, s'il avait essayé de l'adopter. Comme ces quelques mots qu'elle venait de rajouter. « Tout seul, ça me va plutôt bien.. C'est ça. » répétait-il entre ses dents. Laissant voir que cette peur n'avait pas changée pour lui. Elle était omniprésente. Finir pauvre et seul, c'est ce que Olivia et Garrett n’arrêtaient pas de lui répéter. Sans même s'en douter, Nina venait d'en rajouter une couche et c'était loin de l'enchanter. Il n'avait pas besoin qu'on l'aide, pas besoin qu'on se tracasse pour lui. Jake avait demandé qu'elle soit appelée parce qu'il pensait qu'elle était celle qui le connaissait plus que n'importe qui et surtout qui l'appréciait pour ce qu'il était. Sur le coup, ce dernier ne pouvait pas s'empêcher de douter et de répliquer. En effet, il ne comptait pas la laisser gagner et régner aussi facilement.  « Que les choses soient claires entre nous, je ne veux en aucun cas devenir la source de l'une de tes larmes. Et si tu ne veux plus me parler.. Du tout, comme tu l'as si bien dit. Alors, ne parle plus. » commençait-il dans un premier temps et en se détachant visuellement et totalement d'elle. Bien assi dans son siège, Jake regardait désormais par la fenêtre. Il regardait et reprenait ainsi de plus belle. Comme on dit, à chacun son tour..  « Je suis désolé que tu sois mal lunée et en partie à cause de ce coup de fil. Ne t'en fait pas, je ne te réclamerai plus jamais. Soit, je déciderai d'appeler quelqu'un d'autre. Soit, je déciderai de pourrir au fond d'une cellule ou dans un lit d’hôpital. C'est noté et tu peux démarrer. » Sur un ton plutôt calme, Jake finissait ainsi de s'expliquer. Il savait très bien qu'il avait beau s'excuser, ça ne changerait rien.. Il était allé trop loin encore une fois. Il l'avait mérité et il ne pouvait que l'accepter. D'ailleurs, il décidait de ne plus la regarder, de ne plus la déranger. Il essayait surtout de se contenir. Jake ne voulait pas la voir pleurer. Il ne souhaitait pas la toucher à ce point et il ne se le pardonnerait jamais. Il essayait donc d'être un peu ce chinois. Enfin, à sa façon et ce qui n'annonçait rien de très bon. Le moteur du véhicule, une fois réveillée, le jeune homme se satisfaisait de ce bruit qui comblait désormais un silence très pesant. Il ne rajoutait rien. Néanmoins, la toute dernière réplique de Nina ne faisait que tourner en boucle dans sa tête. Mordillant ses joues intérieurs pour retenir ses mots qui encombraient son coeur. Tirant sur ses doigts comme pour se soulager. Jake essayait de contenir ses pensées, ses ressentis et ses jugements. Ce qu'il réussissait à faire pendant cinq longues et interminables minutes. Comptant presque les secondes jusqu'à atteindre ce chiffre, il décidait alors de briser ce calme trop bien installé. Pas un ton plus haut que l'autre. C'était plutôt calmement qu'il lui faisait part de cette dernière colère qu'elle avait à son tour animée, en lui annonçant qu'ainsi se serait terminé. Elle agissait tout le temps de cette manière. Elle disparaissait de la circulation et elle lui manquait. Seulement cette fois-ci, il n'allait pas la laisser décider ou presque, il allait la mettre au pied du mur. « Est-ce que ton très cher James a déjà pu entendre ces trois mots que tu viens de me balancer aussi facilement ? Pourquoi, je te le demande quand je connais d'avance la réponse. Non. Ce petit con, tu lui offres un paquet de chances. Pour lui, c'est Nina en version illimitée et totalement attachée. » Un coup bas. Le jeune homme venait de reprendre leurs vieilles habitudes. Juger les relations de l'autre, ils en avaient fait une coutume et surtout ils ne pouvaient pas s'en empêcher. En songeant chacun à leur tour, que leur parole était la meilleure. Leur avis était le plus sincère et leur ressenti le plus fiable. Jake n'avait pas manqué cette occasion de lui confier et peu importe si ça allait lui faire plaisir. Peu importe s'il avait été là pour la sortie de cet amphithéâtre. Ce soir, Nina l'avait poussé dans ses retranchements. Elle avait prononcé ces trois mots qui pouvaient le détruire en un claquement de doigt. Elle les avait prononcés si facilement, que ça l'avait touché directement et encore plus que n'importe quelle autre fois.. S'avouant à lui-même et uniquement à lui, qu'elle était la seule femme à pouvoir l'atteindre de cette manière. Sa reine de coeur. Sa reine de glace. Celle qui lui apportait tout ce dont il avait besoin, tout ce dont il rêvait. Cet amitié là, on ne lui tournait jamais le dos. On essayait même pas. On en n'avait pas envie. C'était un sentiment si grand, si fort, qu'il ne pouvait pas mourir. Il ne faiblissait jamais et ne connaissait jamais d'éclipse. Pour une relation comme celle-là, on se battait. Pour une fille comme ça, il se battrait contre n'importe quel adversaire. Contre leurs peurs et mêmes toutes ces choses qu'ils n'ont jamais essayé de comprendre entre eux, contre elle et même contre lui-même.. S'il le fallait.
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Nina Fitzmartin
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MessageSujet: Re: she's mad but she's magic, there's no lie in her fire. ~ pv Jeu 27 Nov - 1:46

 
“.Conceal, don't feel, put on a show.”


Nina conduisait une berline gris anthracite, toute moderne, avec des sièges en cuir qui sentait encore le neuf à l'intérieur tant elle s'en servait rarement. Et cette voiture qui était d'ordinaire vingt fois trop grande pour elle s'avéra être bien trop petite pour contenir son ego et celui de Jake ajouté. Furieuse qu'il puisse prendre tous les événements de cette nuit avec autant de légèreté,  là où le tout combiné se glissait douloureusement dans tout son être comme un éclat de verre à la recherche de son cœur, Nina darda un moment un regard incendiaire sur lui dans le seul but de se convaincre que lui mettre une claque n'était définitivement pas la solution à leur problème. « .Oui, parce que se battre dans un pub sordide pour un match de foot, aller au poste de police puis à l'hôpital et faire réveiller sa meilleure amie un soir… non pardon, à l'aube, en pleine semaine, c'est mieux. C'est bien Jake, t'as le sens des priorités. » finit-elle par lâcher, non seulement sensiblement calmée, mais surtout assez rationnelle pour savoir que de toute façon, ils ne tomberaient pas d'accord. Et que chacun s'obstinerait à rester assis sur ses petites certitudes, sans prendre la peine d'examiner un angle nouveau. Nina possédait un calme et un recul sur toutes les situations que Jake ne pourrait jamais espérer avoir. Et Jake se passionnait pour tout, à tel point qu'il défendait son point de vu coûte que coûte, quitte à sortir les poings. Ce que Nina ne pouvait que lui envier. Alors à quoi bon. Leurs différences, une fois encore, les séparaient. « .De toute façon c'est tout toi de réagir comme ça. Tu penses qu'à toi. Y a que toi qui importe. Le reste, c'est des conneries. Gros égoïste. » l'insulta-t-elle presque, renfrognée, mais loin de hurler. Venant d'elle… Si Nina refusait de croire que son comportement en général, mais surtout sa façon de s'éloigner de tous le monde et d’abhorrer la moindre miette de sociabilité, faisait d'elle une bonne petite égoïste, en revanche elle n'avait visiblement aucun mal à décrier un tout petit peu plus un Jake qu'elle aimait pourtant par-dessus tout. À charge de revanche, c'était peut-être bien son amour plus ou moins platonique pour lui qui obstruait son jugement, dans les bons comme dans les mauvais moments. La désillusion n'en fut que plus cruelle lorsqu'à son désir de couper les ponts, Jake préféra accepter ( et de la pire façon qui soit, tout en désinvolture ) plutôt que de refuser catégoriquement d'être une fois encore la victime de son caractère de cochon et de sa capacité à mettre les gens de côtés. Au fond, même si elle donnait l'impression (entièrement voulue) qu'elle croyait fermement en tout ce qu'elle disait, Nina avait toujours un petit espoir qu'on lui prouve le contraire, et qu'on la recadre. Qu'on lui dise que non, ça ne se passerait pas comme ça. Qu'elle n'avait pas à rester seule et à disparaître de tous les tableaux, à se faire passer pour un détail sans importance sur une immense fresque où elle pourrait briller. Victime d'une déception amplement méritée, Nina se concentra sur la route et referma ses doigts encore tremblotants autour de son volant. « .Merci beaucoup. » tu m'enlèves une épine du pied, manqua-t-elle d'ajouter. Si au moins elle avait été un jour méchante. Mais non. Nina Fitzmartin était beaucoup de choses, mais pas méchante. Ou du moins, pas sans raison et jamais avec lui, quoi qu'il puisse à présent penser de son attitude hautement désinvolte. Et s'il devait lui arriver d'être méchante avec lui, ce n'était jamais volontaire, encore moins prémédité. Et ces deux pauvres mots, merci et beaucoup, constituèrent sa seule réponse à son monologue épuisant. Même si consciente que sa simple réponse pouvait avoir des airs d'indifférence insolente et injustifiée, Nina préféra ne rien ajouter de peur de refroidir plus encore la conversation. Elle se contenterait bien mieux du silence qui s'installait progressivement dans l’habitacle durant le reste du trajet, et pourrait se servir de cette accalmie qui, bien que pesante, lui permettrait au moins de méditer la situation, et pourquoi pas de la regretter. Peut-être même d'envisager de formuler quelques excuses bienvenues, ce même si lui aussi avait de quoi faire un bon mea culpa et qu'elle attendrait de sa part qu'il en fasse donc de même. Tout va mieux, un câlin et on en parle plus. Que tu crois, Nina, que tu crois. Comme si elle pouvait se permettre, compte tenu de son caractère, de passer au-dessus de cette nuit agitée. Comme si elle allait lui pardonner son comportement et sa façon de prendre les choses avec toujours plus de légèreté. Comme si. Tout en y réfléchissant, elle s'apprêta à prendre la troisième sur main street quand, out of nowhere, James. « .James ? JAMES ?. » s'énerva-t-elle, tout en appuyant vigoureusement sur la pédale de frein (tant pis s'il passait au travers du pare-brise). Devenue aussi livide qu'un cadavre vieux d'une dizaine de jours et frémissante qu'une feuille morte en pleine bourrasque, elle marqua un arrêt net, comme ça, en plein milieu de la route. Et tant pis si une voiture arrivait. « .Il a osé... T'as osé !. » hurlements, nous voilà. Si peu de choses pouvaient ébranler Nina et dernièrement, James en faisait parti bien malgré elle. Elle ne supportait plus qu'on puisse parler de lui en sa présence, simplement parce qu'elle avait la constante impression (fondée ou non) qu'on utilisait son amour naissant pour lui contre elle. Qu'on cherchait à la déstabiliser, à se moquer d'elle pour être la pauvre petite nana naïve à pleurer qui tombait amoureuse d'un goujat croisé coureur de jupon. Et Nina n'était pas ce genre de fille. Nina ne tombait pas amoureuse. Pas comme ça, pas aussi bêtement et surtout pas d'un type de la trempe de James, qui n'avait aucune honte à se servir d'elle pour ne pas arriver seul dans un bar, et ensuite la laisser poireauter avec son pauvre soda dans un coin. Et Jake savait pertinemment qu'elle livrait une bataille permanente contre elle-même pour ne pas succomber plus à James.   « .Je viens te chercher à 5h du mat' et j'ai chialé tout ce que je pouvais sur la route en pensant que t'avais un truc grave, et c'est comme ça que tu me remercies ? Va te faire foutre ! Si j'étais pas dans une voiture, je t'aurais... » tabassé ? Close enough. Sans se rendre compte qu'elle confessait la vérité sur ses larmes et sa présence au passage, et qu'il pouvait bien sûr comprendre que sa nuit écourtée était le cadet de ses soucis à côté de l'équation jake+hôpital, elle enchaîna. « .Tu joues avec mes sentiments, Jake. Et ça t'as pas le droit. Si je t'ai parlé de James, c'est parce que je pensais que tu me jugerais pas et que tu t'en servirais pas contre moi. Comme les vrais amis le font. » s'égosilla-t-elle, tout en le pointant d'un doigt accusateur, et… non sans y déverser un combo bile + crise de larmes pharaoniques. Grisée, elle déboucla sa ceinture, et s'extirpa hors de la voiture. Encore une fois, tant pis si une autre voiture déboulait. L'air dans la voiture était devenu irrespirable pour elle, à tel point que la fraîcheur San Franciscaine n'eut aucun effet sur sa peau une fois fut-elle sortie. Ils étaient en plein carrefour désert, où seul l'ombre et le silence régnait à cette heure et l'idée qu'elle puisse courir un danger ne l'effleura pas une seule seconde tant elle pouvait être en colère contre lui. « .Est-ce que j'ai dis quelque chose sur la vieille pute qui paye tes études ? Non. Alors t'avise pas de parler de James. » Méchanceté involontaire, voilà. Enfin involontaire… question de point de vue. Il touchait au sujet sensible et elle aussi avait une chose ou deux à redire sur celui qui se croyait parfait sous tous les angles. Et c'est qu'en prime, elle deviendrait vulgaire. « .Si ça peut te rassurer, Nina illimitée c'est une utopie pour lui et même si c'était pas le cas, il en a rien à foutre. » lâcha-t-elle dans l'ivresse du moment, aussi sincère qu'énervée. « .Il a rien à foutre, ok ? J'étais juste un challenge, un parie entre potes pour lui, c'est tout et moi je suis tombée royalement dans le piège. T'es content ?. » finit-elle par lâcher, un peu plus calmée par cette révélation. Dire à voix haute que James se moquait éperdument d'elle rendait la chose plus concrète et donc, beaucoup plus douloureuse. Si elle s'employait à l'éviter et refusait catégoriquement d'en parler depuis l'incident de la vidéo, c'était bien parce que dans le fond, l'espoir d'avoir tort subsistait. Mais qu'elle le veuille ou non, le constat était là. James s'était joué d'elle du début à la fin. Et Jake venait d'enfoncer le clou un peu plus profond. « .Je te déteste. » finit-elle par-dire entre deux sanglots, sans le penser… évidemment.

Spoiler:
 
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MessageSujet: #cc9966 Mar 9 Déc - 14:12


You calm the storms and you give me rest. You hold me in your hands. You won't let me fall. You steal my heart, when you take my breath away. Would you take me in take me deeper now.. Cause you're all i want. You're all i need.   .nina & jake

Se taire, il devait y parvenir. Faire le vide complet, le jeune homme se le conseillait en constatant surtout l'ampleur que prenait cette discussion. Un échange qui se transformait indirectement et rapidement en règlement de compte. Il devait l'arrêter tant qu'il était encore temps. Il devait le faire parce qu'elle ne semblait pas décidée à se taire. Jake l'avait peut-être cherché mais, Nina ne se faisait pas prier. Elle lui balançait tout ce qu'elle pouvait bien supporter. Entre les bagarres, les révocations et la confrontation, elle n'avait qu'un vaste choix. La demoiselle l'avait toujours su. Avec le Fitzgerald, il n'avait jamais été question de se promettre quoi que se soit là dessus. Aucune parole n'avait pu lui cacher ces facettes de sa personnalité. Non et bien au contraire, dès leurs premiers échanges, elle avait été la spectatrice du premier rang. Elle avait pu constater directement la complexité de cet homme, au de-là des mots. Parce que Jake se débrouillait toujours mieux avec des gestes, avec des actions et une poignée d'attentions. Les mots lui manquaient bien trop souvent. Ils s'échappaient de ses lèvres et venaient semer le désordre. Comme à cet instant précis, où il récoltait tout ce qu'il avait pu semer. Il récoltait et encaissait ces quelques paroles qui pouvaient le blesser au plus profond de son être. Entre son manque de maturité et ce côté égoïste qu'elle proclamait, Nina savait toucher les cordes sensibles. Elle aimait faire croire qu'elle n'en avait pas la moindre idée mais au fond d'elle, elle le savait. Elle connaissait l'origine de ce manque de sérieux, cette soif de vivre qu'il souhaitait sans cesse assouvir pour ne pas éprouver le moindre regret. Comme ce côté égoïste qui cachait bien plus qu'un qualificatif, qu'un défaut sur sa personne. Jake serait le premier à donner sa veste, à partager le dernier centime qui se trouvait dans le fond de ses poches. Cependant, il lui arrivait trop souvent de perdre la notion du raisonnable. Jake était comme ça, impulsif et passionné. Et même s'il semblait ailleurs avec ce silence, il ne pouvait pas s’empêcher d'avoir cette voix qui lui répétait à nouveau tout ce qu'elle venait de lui reprocher. A croire qu'il ne serait jamais assez bien pour elle, jamais assez bien pour personne. Voilà de quelle manière, il songeait également à ce James. Un homme qui avait su attiré l'affection de sa meilleure amie, quoi qu'elle puisse dire, quoi qu'elle puisse révoquer. Il le savait et il le voyait. Est-ce que cela voulait dire que même ce crétin de service méritait plus que lui ? Pourquoi ? Parce qu'il était plus riche, plus à l'aise dans sa peau, plus hypocrite que personne. Les inégalités, le jeune homme en voyait partout et cela même s'il profitait de sa vie comme personne. Jake réalisait qu'il n'avait jamais pu être réellement heureux avec quelqu'un. Il avait dû mal à l'admettre et malgré ce qu'il pouvait laisser supposer, il avait également ce besoin d'être aimé. « Quoi, tu en connais plusieurs de James. »  enchainait-il aussi vite, aussi dur que ce coup de frein qu'elle venait de donner. Comme un volcan en irruption, il la sentait arriver. A son tour, le jeune homme avait touché cette corde fragile, son estime d'elle-même. « Je t'en prie, termine ta phrase. On n'est plus à ça près. Tu aurais quoi ? l'interrogeait-il tout en supposant le fond de sa pensée. Et reste dans cette voiture, j'ai également le droit de m'exprimer. » s'énervait-il à son tour. D'un seul coup, Jake était passé du calme olympien a une colère incontrôlable. Sortant du véhicule, il n'allait pas la laisser mener la conversation comme bon lui semblait. Ils savaient qu'ils ne ressemblaient que très peu et qu'ils ne voyaient pas forcément les choses de la même façon. Elle était distance et sur la réserve. Tandis qu'il était chaleureux et un fou, avide de sensations fortes. Mais jusqu'ici, ils avaient réussi à s'apprécier en trouvant quelques compromis. Il n'était donc plus question de remettre tout cela sur le tapis. Sauf qu'à cet instant où le vent se collait à sa peau et que ses prunelles retrouvaient celles de la jeune femme, il doutait. Il était envahi par le doute complet. De ces quelques conversations qu'ils avaient partagées, des insomnies où il avait réussi à se livrer, à se raconter auprès de Nina. Il doutait de ce qu'elle pensait et surtout de ce qu'elle ressentait. Jake n'allait pas tarder à lui demander, la laissant terminer sur quelques mots grossiers, tant que ça pouvait la soulager.. « Elle s'appelle Katherine et ne t'en fait pas, je ne toucherai plus à ce James. Mais, c'est toi qui m'a cherché! Nina, c'est toi qui a commencé! hurlait-il au beau milieu de ce carrefour et désorienté par les tremblements qui pouvaient l'envahir. Je suis encore désolé pour tout ce que je te fais vivre, pour tout ce que je te fais endurer. Mais, tu as commencé et tu devrais avoir la franchise de l'avouer. Depuis que je suis assis dans cette voiture, tu m'accables de toutes mes actions. Quoi que je dise, quoi que je fasse, je suis d'avance jugé coupable. Alors, je me bats comme je peux. Tu voudrais quoi, que je te laisse gagner ? C'est ça ? » Cela faisait longtemps que Jake n'avait pas été emporté par une telle colère, par un tel sentiment. Il était meurtri et il n'arrivait pas à lui dire. Il n'arrivait pas à trouver les mots. Nina comptait plus que n'importe qui pour lui. Jamais, il n'avait souhaité la blesser ou la voir pleurer, parce qu'il avait encore agis comme un con. Il n'avait jamais souhaité l'entrainer sur ces chemins sinueux, sur ces difficultés de la vie qu'il essayait de combattre. Ce manque de confiance. Ce manque d'affection. Ce manque de richesse. Jake était habitué à se satisfaire de ce qu'il avait, de se satisfaire d'un rien. Cependant ce soir, il n'arrivait pas à passer au-dessus. Pourquoi le défendait-elle ? Nina lui avouait donc tous les détails et il réalisait que ce crétin de James, c'était amusé. Il avait joué avec elle et il l'avait blessée. Depuis le début, Nina ne cherchait pas à le protéger. Elle essayait en vain de se défendre directement de défendre l'image de cette jeune femme qui avait osé croire en ces pittoresques promesses. « Alors, c'est vraiment ce que tu crois.. Tu penses que je peux être content de ton malheur. Est-ce que tu me vois sauter de joie ? Sérieusement, Nina! »  Sur ces quelques mots d'incompréhension, Jake se risquait de l'approcher. Elle devait le regarder et il s'en foutait de se faire écraser. Tous les deux, ils avaient des choses à régler. Et lorsqu'il s'apprêtait à s'en approcher davantage, cette dernière rajoutait ses trois derniers mots. Une parole qui le figeait sur place. Elle le détestait. La gorgée nouée et toujours autant énervé, le jeune homme essayait de baisser d'un ton. Il essayait de la laisser gagner. « C'est bon à savoir. Au moins, je sais que mes sentiments ne sont pas partagés. Tu me détestes.. Qu'est-ce que tu fais encore ici ? Pourquoi tu perds ton temps avec moi ? Va s'y, je te ne retiens pas. Prend la fuite tant qu'il est encore temps. » se décidait-il de hurler sur la fin. C'était plus fort que lui. Jake s'était détaché de ses prunelles et creusait de la distance à nouveau entre eux. Il lui tournait désormais le dos, parce que c'était plus facile. Plus facile de se tourner pour ravaler ses larmes et serrer sa mâchoire. Il était hors de question, qu'il se montre affaibli. Hors de question, qu'elle puisse savoir de quelle manière l'atteindre et le mettre à genoux. Car dans le fond tout ce qui comptait, c'était ce qu'ils partageaient. Et c'était tout ce qui avait toujours compté jusqu'ici. Nina. Elle était plus qu'une amie. Elle était plus qu'une confidente ou une tutrice au beau milieu de la nuit. C'était plus que les souvenirs qu'ils avaient partagés, plus que tout ce qu'il n'avait jamais vécu et il le savait. Nina était la seule à pouvoir le mettre aussi rapidement dans cet état. Simplement et uniquement parce qu'elle était sa Nina, son évidence, la femme qu'il ne mériterait jamais.. « Je t'aimerai toujours de toute façon.. » avouait-il à demi mot, avouait-il pour la toute première fois et comme si c'était la dernière fois. La dernière chance qu'il avait de lui dire.   
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Nina Fitzmartin
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MessageSujet: Re: she's mad but she's magic, there's no lie in her fire. ~ pv Ven 12 Déc - 3:17

 
“.No matter how much I missed you or how much pain I was in,
I never would have erased everything we ever had.
Even if I was drowning in grief, I’d rather hang on to every moment that I ever held you,
or every laugh I ever heard, every shred of happiness that we ever had.
I would rather spend every moment in agony than erase the memory of you.”



Assez des enfantillages, assez de ces débats puérils et stériles. De Kira, cette gamine immature qui venait s'épuiser à taper des poings contre sa porte étant enfant, à James qui trouvait drôle de la planter, il fallait que Jake continue de perpétuer la lignée des enfants emprisonnés dans un corps d'adulte que Nina fréquentait. Et aimait fréquenter en plus. À croire que plus leur habilité à l'énerver est développée, plus elle les aime. Et Jake caracolait en tête, dans le bon comme dans le mauvais sens. « .Va te faire foutre !. » jura-t-elle, peut-être pour la millième fois de la soirée, tout en s'extirpant de la voiture. Nina n'était d'ordinaire pas grossière, et si peu colérique qu'il n'était du coup pas difficile de croire que chaque vent de fureur qu'elle pouvait éprouver était un de trop. Incapable de gérer trop de haine, trop d'amour, trop de sentiments à la fois, elle se laissait submerger à chaque fois et cette crise-là menaçait de la faire imploser. Habituellement, elle se murait derrière un calme indifférent pour justement palier à ce genre de situation, seulement Jake était l'un des rares à être passé maître dans l'art de la contrarier. Jake ne se contentait jamais de la moraliser, ou bien de lui dire de se mêler de ses affaires. Il fallait qu'il pousse le bouchon trop loin à chaque fois, qu'il fasse trembler la terre sous ses pieds à la place de seulement la secouer un peu, assez pour la raisonner. Nina aimait posséder un contrôle total sur sa vie, et ne supportait pas qu'on la bouscule comme lui le faisait, mais quoi qu'elle puisse dire, qu'il la malmène de cette façon la poussait à constamment se remettre en question. À réviser un comportement, un mode de vie qui lui plaisait seulement en surface et la rendait malheureuse. Sans Jake, elle n'évoluait plus, n'avançait plus et restait cette gamine renfermée et effrayée. Et l'admettre était une tâche laborieuse, si ce n'est impossible. Furieuse qu'il puisse utiliser son amour (ou peu importe ce que c'était à ce stade) pour James contre elle, Nina répondit d'une méchanceté du même calibre. Et bizarrement, ne fut habitée d'aucun regret tant son opinion concernant Jake et cette femme (ou James et toute autre femme, s'il fallait être honnête) était mauvais. « .Je me moque de son prénom, t'as compris ? Je m'en moque. » rétorqua-t-elle, toujours aussi énervée, ce qui l'empêcha de baisser d'un octave. Elle pouvait bien s'appeler Katherine, Ashley, ou bien Gertrude qu'elle serait toujours vieille, ridiculement mondaine et pathétiquement indécente. Alors quoi, il jugeait bon de préciser son prénom sous prétexte qu'elle payait ses études et ses apéros du jeudi soir ? S'il ne lui fallait que ça pour l'admirer et si ça pouvait l'empêcher d'évoquer cette bonne femme, Nina pouvait bien lui payer ses études jusqu'au doctorat sans sourciller. Jalouse ? Un peu. « .J'ai commencé ? Mais t'as quel âge ?. » s'énerva-t-elle derechef, comme si elle ne l'était pas déjà assez. Ses accusations résonnèrent dans sa tête comme si celle-ci se trouvait dans un carillon. Il devait avoir sur le moment, une dizaine d'année mentalement, quinze tout au plus. Mais son manque de maturité n'était plus à prouver, n'avait rien de bien surprenant. L'espace d'un instant, elle se revoit dans une cours d'école, pour le peu de temps où elle a été scolarisée. Deux enfant se hurlaient dans une rue San Franciscaine, en pleine nuit, en plein centre. Et comme si le voisinage n'avait aucune importance (elle n'en a aucune, puisque c'est elle et Jake), Nina calqua son timbre sur celui de Jake, projetant des hurlements aussi audibles que si elle utilisait un mégaphone. « .Que tu me laisses gagner ? C'est un jeu pour toi ? Et ta meilleure arme c'est de me balancer l'histoire de James à la figure ? C'est ça ? C'est pas un combat pour savoir qui est le plus fort de nous deux, Jake, bon sang ! Y a pas de gagnant, ni de perdant ici. Je suis pas ici pour jouer, ou pour prouver que je suis la meilleure. Je le suis pas. Si c'est ça que tu veux, d'accord, t'as gagné. T'es meilleur que moi, sous tous les aspects, félicitations !. » céda-t-elle, résignée après un dégueulis de mots plus ou moins cohérent, plus ou moins représentatif ce qu'elle pensait. Nina, peut-être trop mature pour lui, se rendait compte des différences qui les séparaient et de combien, parfois, il pouvait être dur d'essayer d'être à sa hauteur. Elle n'avait rien d'enfantin, d'espiègle. Ou peut-être que si, mais elle réservait cette espièglerie à ses croquis, et au monde qu'elle s'était fabriqué étant plus jeune, où elle ne laissait entrer personne et auquel elle tentait de rendre justice sur papier. Paradoxalement trop consciente, trop ancrée dans la réalité, elle se rendit compte qu'ils ne tomberaient pas d'accord ce soir, que pour une fois, une étreinte ne serait pas la solution à tous leurs problèmes puisque le problème de l'un était l'autre, et inversement. Il agissait d'ordinaire sur elle comme un baume, s'occupait de recoudre ce qui était déchiré en elle, mais aujourd'hui, il était la source de ses maux. Perdue, ne sachant comment aborder ce retournement de situation, elle se laissa gagner un peu plus par une rancœur infondée. « .Mais sache une chose, je ne vais pas m'excuser pour mon attitude. Tu ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête quand la police, et les urgences m'ont téléphoné. J'ai largement gagné le droit d'être énervée sachant qu'on m'annonce un truc grave, et qu'en fait non, tu t'es juste bouffé le nez avec un mec dans un bar. Et ça te faisait rire en plus. » annonça-t-elle d'un ton impétueux, loin des hurlements, mais encore plus loin de son habituel ton cérémonieux. « .Essaye de te mettre à ma place, au moins un peu. » Que ferait-il s'il était réveillé tour à tour par la police et l'hôpital, pour elle ? S'il ne se laissait pas gagner par la panique, elle voulait bien lui servir un oscar sur un plateau d'argent. Ou bien cela signifierait qu'elle aurait surestimé son affection pour elle. Possible. « .T'avais l'air content de le causer quand tu m'as vue à l'hôpital, en tout cas. » Wrong. Elle n'avait pas le droit de dire ça, et le faisait par pur égoïsme. Ou bien par folie, mais ces mots n'étaient certainement pas ceux d'une Nina lucide. Elle perdait les pédales, animée par une colère trop forte pour elle qui ne contrôlait que trop peu ses émotions. Ses mots étaient le reflet de sa fragilité, celle qu'elle s'efforçait de dissimuler derrière ses allures de reine des glaces. Bien évidemment, il n'était pas content de causer son malheur. Le sourire qu'il lui avait adressé résumait à ce moment-là toute l'affection qu'il pouvait lui porter, à cette fille qui laissait tout tomber pour le sortir de sa chambre d'hôpital à l'aube. Elle voulu reprendre ses mots, mais trop tard. Ils flottaient, même si difficilement, dans l'air déjà trop pesant entre eux et trop fière, elle songea à s'excuser une seule petite seconde avant de balayer l'idée. Tout comme elle manqua de s'excuser après sa fausse haine exposée. Le détester ? Jamais. Jake pouvait lui faire les pires des horreurs qu'elle trouverait toujours la force de lui pardonner. Pas parce qu'elle avait le pardon facile, mais parce qu'elle avait besoin de lui sa vie. Pour rire, et, comme ce soir, pour pleurer. Pour aimer surtout, et détester une fois de temps en temps, pour la forme. Entretenir son cœur atrophié, congelé, pour un usage autre que celui de respirer. Jake la complétait, la poussait à se surpasser et Nina, sans lui, serait juste Nina. Nina qui se préserve, Nina l'associable, Nina sans ambitions, ni rien d'autre. Une coquille vide. « .Tes sentiments ?. » questionna-t-elle, plus intéressée que ce qu'elle aurait voulu montrer. Elle déposa sur lui un bref regard, brillant d'espoir. Sentiments ? Quels sentiments ? Puis finalement, elle se persuada (comme elle l'avait toujours fait et comme elle le ferait toujours) qu'il n'y avait pas de sentiment. Qui pourrait donc aimer Nina Fitzmartin, même un tout petit peu ? Personne. Les larmes aux yeux, elle se contenta de le fixer, mélangée entre la tristesse et le mépris. « .Très bien. » grogna-t-elle, prête à répondre favorablement à sa requête, et à s'en aller.   « .Je m'en vais. » accorda-t-elle, tout en serrant les poings, rassemblant tout son courage pour faire demi-tour et s'en aller. Il prendrait la voiture, elle n'aurait qu'à rentrer à pieds. Qu'importe. Toutefois, elle resta plantée devant lui, sans bouger, sa raison lui ordonnant de faire volte-face et de filer, son corps refusant d'esquisse le moindre mouvement. Inconsciemment, elle espéra qu'il allait se raviser la retenir. Nina vivait pour ces espoirs futiles, ces scénarios rocambolesques où on la retenait. Ce pourquoi elle était généralement déçue par la vie. Ses espoirs étaient toujours contrés par la réalité, et elle se douta que Jake, par fierté aussi mal placée que la sienne, ne ferait rien pour la retenir. Surtout pas après son comportement. « .Au revoir, ou Adieu, comme tu veux. » ponctua-t-elle, dégoûtée.  Un pas vers la droite, un autre, elle lui faisait dos. Et rien. Pas un pas en avant. Elle sentit son cœur tomber et s'éparpiller alentours, et … il l'a dit. Ses mots résonnèrent dans sa tête, son cœur, comme s'il les avait criés dans toute la rue. Elle poussa un soupir de soulagement, parce que la fin n'était peut-être pas là. Bien sur que non, elle n'était pas là, allons Nina. Ce n'est pas comme ça que ça se termine avec Jake, tu ne laisserais pas ça arriver, pensa-t-elle, se trouvant soudainement idiote. Il l'aimerait toujours comme elle l'aimerait toujours, qu'importe le sens du mot amour, amitié, de comment, de où, de quand, des circonstances. Toujours. Toujours prenait son sens pour eux. Transcendée par ses mots, elle fit demi-tour, s’élança dans sa direction au pas de course, oublia ses peurs du contact d'humain à humain, et lui sauta dans les bras sans s'annoncer. « .Jake !. » murmura-t-elle, une fois accrochée à lui, les jambes autour de sa taille, ses bras autour de ses épaules, son visage dans sa nuque. « .Serre-moi dans tes bras. » de toutes tes forces. Serre-moi dans tes bras, tête de con.
Jake et Nina, c'était ça. Retournement de situation sur retournement de situation.
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MessageSujet: #cc9966 Dim 28 Déc - 2:28


Si tu savais combien je t'aime, combien tu es nécessaire à ma vie, tu n'oserais pas t'absenter un seul moment, tu resterais toujours auprès de moi, ton coeur contre mon coeur, ton âme contre mon âme.  .nina & jake
( ♫ )

Lever les yeux au ciel, c'était la seule réaction qu'il trouvait utile. A cet instant même, où la terre semblait se fissurer sous ses pieds. A ce moment précis, où Nina était en colère, où elle le recadrait encore et encore. Bon dieu, qu'il en crevait. Il s'en voulait d'être la source de ses maux. Il n'aimait pas la voir dans cet état. Sincèrement et au de-là de son éternelle maladresse, Jake ne supportait pas de la tourmenter de cette façon. Souvent, il s'était même posé la question.. Ne serait-il pas mieux pour la jeune femme.. Ne serait-elle pas mieux si leurs chemins ne s'étaient jamais croisés, si elle avait été épargnée. Et à chaque fois qu'il se posait la question, la réponse était oui. A chaque fois qu'il y songeait, il admettait. Si Nina n'avait jamais rencontré Jake, elle ne serait pas là, dans cette voiture et au beau milieu de nul part. Elle n'aurait pas dû sortir de son lit pour récupérer d'une dernière galère, son meilleur allié, son idiot de meilleur ami. Alors, bien sûr que le jeune homme était conscient et profondément reconnaissant. Seulement, il n'était pas des plus doués pour trouver les mots, pour lui exprimer tout ce qu'il pouvait ressentir. Personne ne connaissait mieux que lui sa belle Fitzmartin. Cependant, personne mieux que lui n'arrivait à la désarmer avec autant de facilité. On pouvait donc résumer tout ceci à une belle dispute et très compliquée à gérer. Reproches et culpabilité donnaient un sens à tout cela et ça n'avait rien de rassurant. Jake le comprenait quand elle le désignait gagnant. Nina était une bonne personne. Il le racontait à tous ceux qui voulaient l'entendre et même ceux qui ne la connaissait guère. Il se rappelait de ces nuits où son absence le bouleversait, où il sortait une photo de son portefeuille. Cette photo qui le ramenait à un moment de bonheur. Assis au bar, il la fixait lorsque son verre était vide et ses poches trouées par ses doigts qui avaient essayé de récolter les dernières pièces. Il pouvait la regarder pendant des heures et pouvait même raconter qu'elle était son âme soeur. Il aimait le croire. Il y avait songer, sans réellement y croire parce qu'elle méritait tellement mieux que lui. Elle méritait plus que ce meilleur ami en guise de boulet. Un boulet qui pouvait tellement s'accrocher à son pied, qu'elle finissait par trébucher dans ses retranchements, dans ses émotions qui lui explosaient en plein visage comme ce soir. Jake le constatait et il décidait de se taire. Il décidait de faire une pause implicitement et secrètement. C'était facile, après avoir réveillé la tempête.. Celle qui s'abattait sur mon monde et surtout avec cette phrase qu'il n'avait pas vu arriver. Cette réflexion, cette possibilité qu'elle laissait entendre le bonheur de Jake, dans son malheur.  « Tu es donc sérieusement barrée, tarée ou je ne sais quoi pour penser ça ! Tu penses que je suis heureux de ton malheur, que c'est mon but le plus précis dans la vie. De détruire ton petit monde, en occupant la première place du premier rang. Je suis conscient.. Je sais ! ne trouvant plus ses mots et n'arrivant plus à calmer ses nerfs, Jake détournait le regard, il cherchait la force de s'en détacher pour poursuivre, pour oser aller jusqu'au bout. Ainsi, il se détachait de l'une de ses plus grandes faiblesses. Elle. Je ne suis pas parfait ! Et je ne pourrai jamais l'être. Alors, si tu penses qu'on doit s'arrêter là, que mes défauts prennent trop de place sur mes qualités, que tu ne peux plus me supporter, que tu ne peux plus m'apprécier. On s'arrête là mais, je serai toujours là. Je ne te laisserai pas tourner les talons et m'oublier aussi facilement. Pas encore une fois, Nina. » continuait-il de hurler, comme si c'était nécessaire. Comme si la jeune femme se trouvait à des kilomètres de lui et qu'il devait se faire entendre. Au beau milieu de cette rue, au beau milieu de tout. En vérité, Jake était très intelligent et il était loin de se voiler la face. Parfois, il parlait trop vite et sans prendre la peine d'y réfléchir. Car depuis qu'elle était venu le sauver, il n'avait pas arrêté de l'accuser. Il le savait et il ne pouvait pas revenir en arrière. Ça, ça aurait été bien trop facile. Il avait essayé de s'excuser. Néanmoins, il semblerait qu'il soit trop tard pour cela, pour lui fart de ses sentiments. Mais, il décidait encore de le faire et avec un manque certain de délicatesse. Jake aurait pu lui dire qu'il l'aimait et qu'il s'excusait. Au lieu de ça, il la pointait du doigt. Il essayait de recueillir encore quelques émotions de sa part, en la bousculant de la façon la plus violente. Pourquoi faire simple, quand on pouvait faire compliqué. Jake aurait pu lui dire ce qu'il aurait fait s'il avait été à sa place. Cette option était sans aucun doute la meilleure. Il aurait pu lui dire qu'il aurait tout fait pour venir la retrouver, qu'il aurait retourner ciel et terre pour croiser à nouveau ses prunelles, pour retrouver sa sagesse et graver à nouveau dans ses souvenirs son plus beau sourire. En vérité, Jake n'était rien sans Nina. Il n'était qu'un homme parmi tant d'autre. Il était imparfait. Sans Nina, le jeune homme n'était qu'un pauvre être sans espoir. Il était quelqu'un qui se satisfaisait de ce qu'il avait sans chercher plus loin, sans imaginer mieux. Alors, qu'il suffisait d'une présence, de sa main dans la sienne pour changer la donne. A cet instant, Jake devenait un tout autre homme. Il était passionné et il essayait de s'améliorer parce que le changement, ce n'était pas ce qu'il voulait. Dans son imperfection, elle avait trouvé assez de choses pour l'apprécier. Il ne voulait pas perdre cela, tout autant qu'il ne supporterait pas de la voir disparaitre de son insignifiante existence. Nina donnait un sens à tout cela. Elle était la femme qui réveillait des parties de son être, des morceaux de son âme qu'il n'avait jamais imaginé, ni même côtoyé. « Oui, même si tu sembles trouver cela étonnant.. J'ai des sentiments. » ajoutait-il cette fois-ci, plus calmement et décidé de s'en éloigner réellement et physiquement. Jake l'entendait donc prendre sa décision. Il l'écoutait s'en aller également. En tout cas, c'était ce qu'elle racontait car elle était toujours là. Même de dos, il la sentait. Il avait ce lien invisible qui pouvait éternellement les lier, dans la confrontation ou dans l'union. Il y avait ce petit truc qui rendait tout particulier et même s'ils décidaient de se provoquer ou de se retrouver. « Très bien. » continuait-il de ponctuer. Son coeur en subissait les conséquences. Au de-là de ce qu'il voulait admettre ou lui montrer, il était blessé. Jake était un homme meurtri. Ses mains commençaient légèrement à trembler et il avait cette impression d'étouffer. Il savait qu'il aurait du mal à continuer, sans elle. Sans ses mots parfaits qu'elle arrivaient toujours à prononcer. Sans ses espoirs qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de lui communiquer. Sans cette douce folie qu'elle représentait et cet avenir qu'elle leur avait déjà tout tracé. Toujours l'un avec l'autre pour profiter d'une vie. Seulement, il était loin de tout cela. Comme un enfant, il continuait de répliquer à ses attaques les plus courtes mais, les plus conséquentes. « A la prochaine. » Réalisant que c'était aussi peut-être sa dernière chance de lui prouver quelque chose.. Jake secouait la tête. Le jeune homme ne pouvait pas être cet enfant qui avait grandi dans l'ombre de son frère et ses soeurs. Il ne pouvait pas laisser cela se reproduire, juste parce que Olivia reprendrait l'affaire familiale, que Garrett charmait avec sa voix d'ange et  que Mackenzie touchait par la bonté qu'elle incarnait. Avec Nina, il s'interdisait d'être cet enfant qui n'avait rien de surprenant. Il se refusait pour la première fois d'être cet adolescent qui avait tout raté, usé ses économies dans des bars anglais, dormi au fond d'une ruelle un soir d'hiver. Il était étonnant et il ne savait même pas où il en trouvait encore la force, l'envie de la contrarier à nouveau et jusqu'au bout. Alors, quand elle disait le détester, il disait l'aimer. Finalement, c'était la réponse à tout. A tout ce bordel, c'était tout ce qu'il pouvait dire. Il s'en foutait. Il l'aimait. Pourquoi ça devait être aussi compliqué à prononcer, quand c'était aussi sincère..  Se retournant donc instinctivement pour lui prouver, il la voyait arriver. Juste à temps. Il la soulevait du sol. Il la tenait contre lui. Il sentait cette alchimie. Bien plus que les cris ou que toutes les entailles qu'on pouvait faire à son coeur. « Je te tiens de toutes mes forces. » murmurait-il au creux de son oreille, tout en la serrant tellement fort, tellement qu'il aurait pu la blesser. Cependant, il avait besoin de la tenir contre lui et de cette manière. Une pression assez forte pour lui montrer qu'il n'était pas prêt à la lâcher. Les yeux fermés, Jake ne pensait à plus rien. Sauf à elle. Son coeur battait tellement fort qu'elle devait le sentir contre sa poitrine. Une faille qu'il ne pouvait plus cacher maintenant qu'il l'avait contre lui. « Tu me détestes vraiment, Nina ? Parce que moi, je ... vrai-ment. » continuait-il d'avouer sans forcément le conjuguer au présent et interrogeant à demi mot la principale concernée. Avec ce large sourire sur ses lèvres et tellement vrai, qu'elle devait le connaitre. Parce que vraiment c'était tout ce qui le tracassait. A ce moment précis, c'était tout ce qu'il avait besoin de savoir. Parce que Nina et Jake, c'était ça. Les montagnes russes. Le Titanic qui rencontre l'iceberg. La neige le jour de Noel. A la fois évident et déroutant.
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MessageSujet: Re: she's mad but she's magic, there's no lie in her fire. ~ pv Ven 20 Mar - 23:53

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