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Silver&Isay .La douleur de l'éloignement est telle que je me sentais aspirée par son regard.

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Cameron Eynsford
there's no place like berkeley
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MessageSujet: Re: Silver&Isay .La douleur de l'éloignement est telle que je me sentais aspirée par son regard. Lun 19 Jan - 19:03

“ Vous attendez en vain qu’elle relance les dés,
vous pensez qu’il vous reste des cartes maitresses que vous n’avez pas encore abattues,
et qui changeront le cours de la partie.
Mais vous avez perdu.
Moi j’ai perdu.
Non, je suis perdu.”
~~~~~~~~~~~~~
L'attente est généralement difficile à supporter. On déteste attendre, devoir être patient, perdre son temps. On ne supporte pas que l'on puisse nous mettre de côté et ne traiter nos interrogations et nos requêtes qu'après. Nous, on veut toujours tout, tout de suite. Et ce n'est pas Isay qui dira le contraire. Né avec une cuillère en argent dans la bouche, le russo-suédois a toujours eu l'habitude qu'on cède au moindre de ses caprices. Enfant unique chéri et choyé par ses parents, il n'y a pas un de ses désirs qui ne fut pas combler dans la minute. Attendre ? Il ne connait pas ce verbe. Lui c'est tout de suite ou pas du tout. L'impatience est son essence, il ne supporte pas qu'on le fasse patienter. Et si cela arrive, il ne se fait pas prier pour faire entendre son mécontentement par toutes les façons possibles et inimaginables qu'il puisse avoir sous la main. Alors regarder Silver depuis des heures, allongée sur ce lit d'hôpital, les yeux clos, c'est bien au-dessus de ses forces. On lui dit d'être patient, d'attendre tranquillement qu'elle se réveille, mais Isay n'y parvient pas. Comment rester calme et serein lorsque l'avenir de sa meilleure amie se voit si compromis. Il fait les cent pas, harcèle les infirmières, hausse le ton auprès des médecins mais personnes ne lui dit rien. On doit attendre qu'elle se réveille, point. La seule chose qu'on lui a avoué, c'est qu'elle est malade. Mais malade de quoi ? Et depuis combien de temps ? Isay est perdu. Il ne comprend pas ce qu'il se passe. Si c'était vraiment grave, elle l'aurait prévenue quand même. Ou pas. Comment aurait-elle pu, il l'a jeté comme une merde quelques semaines plus tôt sans plus jamais prendre la moindre nouvelles d'elle. C'est de sa faute si elle en est là. Isay le sait et est rongé par les remords. Il se hait de l'avoir traité ainsi. Mais meurtri au plus profond de lui-même par les mots assassins de celle qu'il considère presque comme une sœur, il n'a pas su se résoudre à rester calme et à réagir avec maturité. Il l'a enfoncé plus bas que terre. Il a choisi chacun de ses mots pour qu'ils résonnent en elle comme la pire des sentences. C'est lui qui l'a tuée. Il le sait. Isay est à deux doigts d'abandonner lorsque Silver se décide à revenir vers lui. Elle se réveille, enfin et son cœur explose. Il lui serre la main et lui sourit comme il ne l'a probablement jamais fais. Elle est là, elle est avec lui, et c'est tout ce qui compte. « Tu n'as pas à tant vouloir, je te jure. C'est moi qui ait été con. J'ai réagi avec trop de fureur comme d'habitude. J'ai pas su faire face à tes révélations... » avoue-t-il. Il fait référence à ses sentiments envers son égard. Il pense qu'elle était sincère et s'en veut de lui avouer balancer les horreurs qu'il lui a dite. Isay attrape la main de Silver qu'elle tente de lui offrir la colle contre son visage en fermant les yeux quelques instants. Puis il regarde à nouveau son amie, très affaiblie. « Tu veux de l'eau ? Ou que j'appelle les infirmières peut-être ? ». Sans laisser le temps à Silver de rétorquer, Isay s'est empressé de se rendre dans les toilettes présentes dans la chambre de la jeune femme et lui ramène un verre d'eau. Il lui tend pour qu'elle en boive quelques gorgées, avant de le poser sur une petite table. Le Lindgren se rassoit aux côtés de son amie. Il la contemple, dans un silence omniprésent. Seul le tintamarre des machines présentes dans la pièce transperce le mutisme des deux jeunes gens. Après un soupir échappé, c'est Isay qui se lance le premier. « Il va falloir que tu m'expliques Silver, parce que moi là je ne comprends rien. Rien du tout. On m'appelle sans que je ne sois au courant de rien en me parlant de toi, de ta maladie ou je sais pas quoi ». Il est flatté que Silver l'ait désigné comme étant la personne à contacter d'urgence en cas de problème mais il aurait sincèrement préféré ne jamais recevoir cet appel. Lui qui pensait qu'elle se défonçait et s'éclatait sans lui à Hollywood, visiblement il se trouvait bien loin de la réalité. Il se maudissait de n'avoir rien vu, rien remarqué chez elle. Il aurait du sentir que ce départ précipité de Berkeley cachait quelque chose. Non, comme d'habitude il n'avait pensé qu'à lui et à sa petite personne. Elle avait failli en crever et Isay se haïssait pour cela. Il ne sait pas comment il aurait fait pour avancer sans elle. Péniblement, ça c'était certain. « C'est quoi ces conneries ? Dis moi Silver, parce que je déteste ne pas comprendre » ajoute-t-il, le visage plus renfermé que lorsque Silver a ouvert les yeux vers lui. Pour qu'elle soit hospitalisée de la sorte, il se doute que la situation doit être grave. Mais il ne s'imagine pas à quel point. Et surtout, il ne se sent pas prêt à voir la réalité lui éclater à la gueule. Il a envie de croire qu'il ne s'agit que d'une vulgaire appendicite. Mais Isay n'est pas idiot. Loin de là.
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MessageSujet: Re: Silver&Isay .La douleur de l'éloignement est telle que je me sentais aspirée par son regard. Mar 27 Jan - 0:04

La douleur de l'éloignement est telle que je me sentais aspirée par son regard.
Silver & Isay



Silver connaissait cette rengaine infernale qui tournoyait dans ses pensées. C’était comme un souffle régulier qui perdait de sa magnificence au fur et à mesure qu’il entrait en contact avec les nerfs du cerveau, vibrant dès que le courant se joignait à la fête infernale d’idées, qui s’accumulaient dans son crâne. C’était la mélodie du mensonge qui allait se faire dévoiler, celle de la vérité qui allait éclater au grand jour. Silver se sentait prise au piège, comme une enfant sur qui tout retomberait dessus, comme la putain d’un homme marié, cloîtrée face à sa femme qui les aurait surpris au lit après des années de galipettes derrière son dos. L’étudiante se sentait comme le vent froid qui venait briser la douce caresse du soleil lorsqu’il tentait vainement de réchauffer l’atmosphère. Dorénavant, elle n’avait plus aucun échappatoire, n’avait pas la vision d’une porte dérobée cachée dans un interstice que seule elle, pourrait déceler. Elle ne se trouvait pas dans un film où tout se finissait bien pour l’héroïne ou alors d’une manière macabre. Silver jouait entre les deux scénarios et serait perdante et gagnante à la fois. Autant d’incertitudes qui pouvaient la miner comme effacer soudainement l’absurdité de son existence reposant sur un foison de mensonges. Silver avait les muscles contractés. Courbaturée à ne plus savoir où donner de la tête, elle fermait les yeux sur l’horizon pour déplacer son regard épanché sur Isay qui lui tenait la main fermement, comme si elle pouvait à tout moment s’enfuir, qu’elle pouvait à jamais disparaître de sa vision et lui faire la même fichue horreur qu’elle n’avait cessé de faire à des moments intermittents de leur vie. Silver n’était pas une lâche. Les aléas de la vie n’avaient fait que la contraindre à prendre ces décisions déterminantes pour elle et son avenir. Lorsque Silver était partit la première fois de la Croatie c’était suite à l’appel de son père qui lui demandait expressément de rentrer. Sa voix était lugubre, détonante, affaiblie. Elle ne l’avait jamais entendu parler ainsi. La peur l’avait saisi et sans l’ombre d’une hésitation, elle avait sauté dans le premier avion pour le retrouver. Et les choses s’étaient envenimées, comme toujours dans sa vie. Les services sociaux étaient venus la chercher, l’embarquant de force à Paris, dans une famille dont elle ne connaissait rien pour découvrir deux ans plus tard que ces gens qui avaient pris soin d’elle, n’étaient qu’en réalité ses grand-parents, que sa vie familiale n’était qu’une mascarade et que rien ne tournerait jamais rond. Qu’elle ne saurait jamais sur quel pied danser, qu’elle serait née de revenu modeste mais aurait un héritage colossale, qu’elle serait talentueuse comme une orpheline qui dansait avec les bas quartiers… Silver était une fille de la ville et des champs, une rude épreuve aux antipodes des premiers signes de son caractère qu’elle pouvait montrer aux premiers abords. Seul Isay arrivait à la cerner, à savoir qui elle était vraiment, lorsqu’elle faisait semblant, qu’elle jouait la comédie, avait peur et le cachait grandement derrière une façade. Isay savait qui elle était. Ni une gosse de riche ni une fillette abandonnée par sa mère et toute une famille cachée. Silver ce n’était rien de ça, seulement une rêveuse, une créative à l’imaginaire immense et au cœur divagant. Sa paume tentait de se contracter au sein de la douce chaleur qu’il tentait de lui offrir pendant que son regard apeuré déversait en elle une haine ignoble sur les longues années à lui cacher sa maladie. Isay tais toi, tu n’as rien à te reprocher, j’ai été ignoble… Mais Silver avait beaucoup de choses à dire mais ne savait absolument pas par où commencer. Elle redressait sa main et il la plaquait sur sa joue. Ce simple contact électrisa ses nerfs, assez pour lui donner la force de l’entendre, d’écouter ses doutes, son incompréhension. Tout était flagrant dans son regard, il n’avait même pas besoin de parler et Silver elle, se sentait résignée. D’ailleurs, elle savait qu’un poids qu’elle se trimballait tel un boulet accroché à sa cheville, allait pouvoir être enlevé à son plus grand soulagement. Tant pis, elle en avait assez de tout ça. Non n’appelle personne, j’ai besoin qu’on soit seul à seul. Qu’elle disait tentant de se redresser vainement. Je suis désolée pour ce que j’ai dit, je n’en pensais pas un mot. Soupirant, elle caressait de son pouce la barbe naissance le long de sa mâchoire. Ok, très bien. Je suis malade, du cœur. Je prend des médicaments pour éviter qu’il s’emballe pour… Qu’il s’écrase pas dans ma poitrine quand je ressens des émotions soudaines que je sois heureuse, stressée, essoufflée, mal, en colère… Elle n’osait plus relever les yeux vers lui dorénavant, elle débitait ce qu’elle savait. J’ai fait ma première crise cardiaque il y a deux ans. Les médecins m’y ont diagnostiqué cette maladie. Si ça devait se reproduire, il était clair qu’il me faudrait un nouveau cœur. Je crois qu’on y est. Je vais me trimballer un bipeur jusqu’à la fin de mes jours. Voila. Tout n’était pas encore dit, il y avait tellement plus. Pourquoi elle avait menti, pourquoi elle ne lui avait rien dit, le fait qu’elle prenait plus de médicaments, elle avait peur ou encore qu’elle avait menti pour le préserver et qu’elle n’était pas amoureuse de lui. Qu’elle l’aimait mais pas comme ça. Ne m’en veux pas Isay pour ne rien t’avoir dit. Mais est-ce que tu te serais comporté avec moi comme avant si je t’avais dit que j’étais une bombe à retardement ? Son regard d’un bleu luisant se reflétant à présent à travers ses prunelles. Ils se dévisageaient, essayaient de se comprendre mais Isay tombait des nus et la douleur se peignait sur son visage aussi vite que la peur de le perdre, au creux des plus profondes pensées de la jeune femme. Et je ne suis pas amoureuse de toi. Là, elle ne pouvait s’empêcher de se mordre la lèvre inférieur de consternation, affichant tout de même un petit sourire sur le visage. Si elle avait fini par cette remarque, c’était bien pour tenter de détendre l’atmosphère intenable jusqu’alors. Resserrant ses doigts entre les siens, elle espérait ainsi qu’il ne lâche pas prise, qu’il ne sombre pas dans une colère intense ou qu’il ne l’a regarde pas comme un petit animal faiblard. Silver resterait toujours celle qu’elle avait été et se comporterait toujours de la même manière. Quoi qu’il lui en coûte.


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MessageSujet: Re: Silver&Isay .La douleur de l'éloignement est telle que je me sentais aspirée par son regard. Ven 20 Mar - 23:57

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MessageSujet: Re: Silver&Isay .La douleur de l'éloignement est telle que je me sentais aspirée par son regard.

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Silver&Isay .La douleur de l'éloignement est telle que je me sentais aspirée par son regard.

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