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ebony&esteban .down the road I go.

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MessageSujet: ebony&esteban .down the road I go. Jeu 9 Oct - 21:45


Down the road I go.



Ebony&Esteban ⊹ J'appuie sur la pédale d'accélération et fait jaillir du pot d'échappement une trainée funeste de fumée qui s'étale en cascade noirâtre le long du bitume qui jaillis à perte de vue derrière elle. Devant son regard, caché derrière d'immenses lunettes de soleil, c'est la ligne d'horizon et rien à perte de vue. Un désert diablement suffocant brûle ses rétines et sa peau se hâle chaque minute un peu plus au contact des rayons du soleil qui entrent dans le petit habitacle  qui chasse la route sous ses roues aussi vite qu'elle ait possible de le faire. On pourrait croire que c'est l'enfer. L'astre lunaire ici, semble bien plus provocant que n'importe quel endroit du monde et chaque seconde sous son feu est un instant supplémentaire où l'âme se mure dans un désert ardent impossible à contrôler. Il n'y a personne aux alentours. Seulement Ebony Asher-Grey et son compagnon de fortune qu'elle a ramassé sur le bas côté de la route sinueuse, en face de l'établissement Berkeley. La prestigieuse université accueillait chaque jour des visages dont elle se moquait éperdument mais certaines fois, son désintéressement faisait des exceptions pour certaines personnes. C'était une croqueuse d'hommes, la pire espèce que l'université n'ait connu car Ebony n'avait aucune limite, n'attendait rien de personne et passait sa vie à manipuler les gens, à les désigner comme des pions qui pimentaient un jour une de ses nuits qui ne se ressemblaient jamais. Bien déçue par les êtres minables et profondément ennuyants qui peuplaient son quotidien, Ebony se prélassait dans l'idée de changer elle-même le quotidien barbant de la populasse. Et cette fois-ci, Esteban était son jouet préféré, celui qui connaîtrait l'expérience Asher-Grey et le doux plaisir d'accueillir dans sa vie l'originalité tant attrayante qu'elle offrait aux âmes perdus. Charitable comme jamais, certaines fois elle ne jouait pas pour son propre dévouement. Cette fois-ci elle changeait juste la vie bien moins parfaite que la sienne, d'un étudiant qui aurait dû s'estimer heureux du bonheur qu'elle lui offrait. Parce que Bonybitch était bien plus connue pour être une véritable diablesse, du genre à utiliser les autres pour son plaisir personnel, ses sensations fortes malgré que cela puisse en devenir dangereux pour les autres tout comme elle. La reine des gammas brisaient des fiertés et pourtant, chaque jour, sans cesse, des idiots ne se méfiaient pas et tombaient dans ses filets en imaginant pouvoir survivre à la tempête. Incroyablement calme ce jour-là, elle traçait une ligne implacable sur la route 66 en plein week-end, juste pour l'envie de changer d'air et de s'évader. Et lorsque la jeune femme avait une idée en tête, elle la rendait vivante. Quoi qu'il arrive. Alors elle avait vu Esteban sur le chemin et s'était arrêté dans la chevrolet qu'elle avait emprunté sans la permission d'un homme qui lui avait généreusement payé un verre la veille. Douce tragédie pour l'homme, douceur dont elle se délectait avec complaisante dorénavant. Elle est tirée de sa rêverie par le cd enraillé qui refoule les mêmes notes en l'espace de quelques secondes et elle se met à frapper contre l'auto-radio. Non mais quelle caisse de merde ! Incroyable ça, on demande pas grand chose pourtant ! Ebony tourne son regard vers le métisse qui se tient sur le siège passager et lui lance un sourire diablement envoûtant. Et si tu m'allumais une cigarette ? J'ai pas l'impression qu'il fait pas assez chaud dans ce four ... Est-ce quelle le provoquait ? Une passion évidente chez la jeune femme qui ne risquait pas de prendre fin aujourd'hui... Désespérément inébranlable, la jeune femme attendait la réponse du jeune homme pendant qu'elle plongeait son regard de braise dans le sien, d'un bleu aussi vaste que le ciel sans nuage qui les entourait à présent. La veille ils avaient érré dans l'une des bourgades dans laquelle ils s'étaient arrêtés dans la soirée et il avait été inconcevable évidement de ne faire qu'y dormir. Alors ils avaient dansé toute la nuit, avaient écumé chaque bar, brandit des flasques remplies à ras bord sans jamais en voir le bout et avaient passé une soirée des plus troublantes lorsque Bony tentait de se remémorer chaque souvenir. Peu venait mais ce qu'elle était sûr, qu'en vue du regard sombre et tiré du jeune homme qu'elle observait avec indécence, que la nuit avait été particulièrement agitée et d'une longueur abyssale ...


 
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MessageSujet: Re: ebony&esteban .down the road I go. Lun 13 Oct - 22:47

there's nothing to be afraid of when you walk with a queen and a devil

Liberté totale. C'était ce qu'Esteban et Ebony expérimentaient ensemble depuis quelques temps. Ils avaient pris la route, confiant et libre de tout. Esteban n'était pas du genre à être aussi insouciant normalement mais après un mois complet à jongler entre l'hôpital, les études et le fait de supporter une pression constante par rapport aux deux, il ne savait plus où donner de la tête. Ebony était comme une bouffée d'air frais et connaissant la jeune femme, beaucoup de personne se demanderait si il n'avait oublié sa conscience sur le bas côté de la route ou dans les toilettes d'un bar vu le caractère presque autodestructeur et digne d'un dictateur de la jeune femme. Elle était libre de ses mouvements, libre de ses jugements narcissiques et venimeux envers les autres. Esteban est son contraire, total opposé et pourtant, il y a une certaine alchimie entre eux. Ils sont " amis " si on peut le nommer ainsi. Alors, un road trip à travers plusieurs Etats étaient l'activité parfaite pour eux. Deux consciences différentes qui se lâchaient dans des bars, des hôtels, des plages et des déserts. Entre eux, c'était plus ou moins platonique, plus ou moins ambiguë, plus ou moins amical. On ne savait pas trop les situer, on ne voyait pas trop comment les décrire. On savait juste qu'ils étaient bien ensemble dans leurs différences. Un coup de tête, juste un ramassage sur le bord de la route, une envie de s'évader. Des bars à perte de vue, des boîtes de nuits qui ne fermaient jamais, des danses frénétiques et des litres d'alcool ingérés. Il l'avait regardé expérimenté des nombres incalculable de drogues en tout genre et ingéré deux fois plus d'alcool que lui, riant de tout ça. Jamais fatigué, toujours opérationnel, ils n'ont pas flanché. Route 66, la route de leur viré. Aller et retour. Jusqu'à où ils étaient allé sur cette route qui traversait pratiquement tout les Etats-Unis, Esteban n'en avait aucune idée. Les jambes dépassant de la fenêtre, la lune étant leur seul projecteur, il se délectait de la fraîcheur inexistante du soir désertique. Ebony au volant, elle appuyait sur l'accélérateur de manière intensive. Une vielle bagnole leur servait de cargo. Et cette bagnole semblait avoir un beau problème de boite de vitesse. Heu, Ebony, tu l'as prise où cette voiture ? En compagnie de la reine des gamma, il ne fallait pas avoir trop d'honneur, de bonté, de gentillesse ou même de se dire que le vol était mal. Il fallait se dire que tout ce qui était illégal, tout ce qui était passible de prison n'était que d'autant plus attirant. Son débardeur étant trempé de sueur et de bière mélangé, il prit la bouteille entamé dans le porte gobelet qui avait déjà connu des jours meilleurs et la finit en quelques gorgés. Il n'était plus aussi responsable, plus aussi posé, plus aussi Esteban qu'à l'accoutumé. Il se lâchait, laissait parler son côté plus sauvage, plus charmeur, plus fêtard de lui quand il était avec Ebony. Bien entendu, il ne serait jamais à sa hauteur niveau alcool, drogue et plaisirs charnels, il avait beaucoup trop envie de se souvenir de tout le lendemain matin, mais il était moins crispé sur son siège durant ce road trip. Prenant la cigarette des mains de la jeune femme alors qu'elle était en train de conduire sur cette route déserte, il l'alluma du bout des lèvres. Fumer, il ne le faisait jamais. Ou très rarement. Ses yeux dans les siens, ils jouaient l'un avec l'autre. Son côté charmeur et enjôleur commençait à devenir de plus en plus présent ces temps ci, il arrivait à se dire que son physique avantageux n'était pas un handicap. Il en avait tellement eut des réflexions sur le fait qu'il soit métisse, brun aux yeux bleus, et avec une plastique d'enfer, qu'il prenait beaucoup de soin de la cacher mais en l'entretenant tout de même. Alors, en fixant Ebony de ses yeux bleus, il commença à jouer un peu. Tu sais que ça te tuera un jour ma jolie. Et ça tâche les dents. Ouais, bon, il avait encore des progrès à faire niveau séduction. Son charme venait de son charisme pas de sa capacité à parler aux femmes de manières charmante mais en même temps, Ebony n'était pas de ces filles à qui on faisait la cours. Elle était sauvage, libre, complètement hors de contrôle. On ne pouvait pas l'amadouer, juste l'approcher assez pour se faire emprisonner par sa gravité propre. Elle était sur sa propre planète, différente de celle des autres. Esteban tira une ou deux bouffées sur la cancerette, appréciant moyennement le goût âcre du tabac dans sa gorge et la passa à la jeune femme. Tu penses que le bruit que fait le moteur est normal là ? La voiture commençait à brouter un peu, à faire ce bruit étrange qui fait flipper à mort et vous donne envie de paniquer. La voiture brouta encore un peu avant de lâcher un beau fumet de caoutchouc brûler. Cette odeur reconnaissable entre tous de la merde colossale qui approche quand vous êtes seule sur une route avec des litres de bières dans le coffre, un taux d'alcoolémie très élevé et une fatigue digne de trois gardes à l'hôpital d'affilé. Oh mon dieu, on est dans la merde. Jusqu'au cou. Tu savais pas voler une voiture en meilleur état Bony ? Ouais quand Esteban paniquait, il devenait un peu .... hystérique.  
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MessageSujet: Re: ebony&esteban .down the road I go. Lun 20 Oct - 19:35


Down the road I go.



Ebony&Esteban ⊹ Décapante vérité qui était la sienne, Ebony fuyait les problèmes en s'en créant de sa propre envergure pour le seul bonheur de pouvoir toujours tout contrôler même dans les situations les plus saugrenues. Révoltée par l'idée même d'être prise au dépourvu, elle s'employait sans cesse à forger ses propres doutes et à se mettre dans les pires situations pour le plaisir de pouvoir les déjouer aussi brillamment qu'elles les avaient inventées de toute pièce. Dénuée de toute restriction, elle s'était toujours délectée de la présence d'une personne tiers afin de lui faire profiter, à ses dépends, de son mauvais karma. Mais pour elle, elle préférait dire qu'elle s'employait plus à redresser la vie des gens qui avaient pris une pente facile et sans aucun intérêt. La morosité arpentait les visages et brisaient les idées les plus innovantes. Mais l'être humain était faible et, dépourvu d'une personne avec un peu plus de virtuose que la majorité de ses semblables, il pouvait vite s'enfoncer dans la médiocrité et l'ennui le plus mortel. Ils faisaient de la peine, à vivre chaque jour les mêmes journées en se croyant différent des pas qu'ils avaient posés la veille. Mais rien ne changeait, ils côtoyaient les mêmes personnes, baisaient avec la même ardeur et prenaient un malin plaisir à se croire toujours au-dessus de tout ce qui prouvait une stupidité à son maximum. Ce sont les mêmes, chaque jour, chaque semaine, chaque année. Le temps passe mais n'efface pas leur manière d'agir. Il créé juste des rides plus profondes sur leur visage qui s'y installent car c'est leur politique. Bony brisait les règles et loi du temps parce qu'elle le méprisait et jouait avec lui. C'était à qui chamboulerait le plus la vie d'autrui et pour l'instant, elle avait la main depuis bien longtemps. Sur la route, ses pensées s'égaraient pendant qu'elle tenait le volant d'une main, passant l'autre dans ses long cheveux brun aux reflets auburn. C'est elle qui avait enfin entamé de nouveau la discussion. Restée dans le silence pour elle était une vocation qu'elle s'employait à entretenir chaque fois qu'elle le pouvait. Si tu n'as rien à dire d'intelligent alors ferme ta bouche. Voila ce qu'elle préférait claironner aux quatre coins du continent. La question d'Esteban venait à titiller ses sens. Pourquoi fallait-il toujours avoir une raison pour tout, une explication à chaque instant... Pourquoi la plupart de ses semblables ne pouvaient pas tout simplement se contenter d'apprécier le moment présent sans se soucier même de sa légalité ? A la sortie d'un bar. Pourquoi ? Comme si sa réponse était la plus normale qu'il soit. Et le pire c'est qu'elle continuait sur cette lancée avec un air innocent feins sur le visage pour prouver de son inconscience. Les innocents sont toujours des victimes, non des fauteurs. Mais au lieu de continuer et de lui donner quelques détails qu'elle sentait qu'il allait aisément lui demander, elle lui ordonnait de lui filer une cigarette rapidement et à l'occasion, de lui l'allumer. Le conducteur était toujours le chef dans un véhicule et surtout dans un genre de semi-véhicule qui avait eu l'air de vivre de longues années jusqu'ici. Autant dire qu'on ne savait jamais ce que la vie pouvait vous réservez quand vous finissiez par monter dans l'habitacle du diable. Cheveux au vent, il glissais le mégo entre ses lèvres et elle l'obervait alors, quittant la route des yeux sans attention particulière. On t'as jamais dit que t'avais des yeux d'enfer ? Malheureusement pour toi, me faire la leçon t'enlèves d'office deux points. Fais gaffe, tu vas bientôt te retrouver sur ma liste noir. Un sourire aux lèvres, Ebony aimait bien se dire qu'elle pouvait persécuter n'importe qui sans vraiment l'imaginer pourtant. Menacer et en jouer était bien plus plaisant à partir du moment où tout le monde savait de quoi elle pouvait être capable. Dégageant une longue traîne de fumée, elle reportait de nouveau son attention sur l'alpha qui semblait tenter une technique de charme redoutable. Le "ma belle" n'étant pas passé inaperçu, ell appréciait l'idée qu'il essaie malgré lui, de percer les obstacles infranchissables qui se découpaient entre leurs deux champs de vision. Nice try. Sérieusement, tu deviens chiant là. Encore une parole pour me pousser à bout et je te laisse pourrir sur le bas côté ... Mais il a raison car mon ton reste en suspension. La machine du diable fait un drôle de bruit, elle décuple ses efforts pour avancer mais je l'a sens à bout. La pédale d'accélération ne marche plus apparemment car la vitesse ne cesse de décroître. Embrigadée dans l'idée d'être intouchable, Ebony avait bien évidement prit le tacot le plus pourri pour son road trip. Merde. Dans les films pourtant, c'est bien plus la classe d'avoir un tel engin... Humour décalé alors que le jeune homme semblait légèrement paniqué ? Oui, du Ebony tout craché. Mais la jeune femme ne s'avouait jamais vaincue par les intempéries qui pouvaient subsister. Elle trouvait toujours une solution et si ce n'était pas le cas, elle s'en accommodait et faisait passer le temps à sa convenance. Je lance un regard noir à Esteban au moment même où la voiture s'arrête sur le bord de la route, dans un dernier crachat de gerbe noir. Qu'il ne l'a lance pas, elle pouvait être vite d'une horripilante humeur. Et dans ces cas là, il était plus opportun de se mettre à couvert. Allez cowboy, c'est le moment de me montrer tous tes talents. Alors qu'elle appuyait sur la poignée de la porte pour l'ouvrir, elle arrêtait son geste en une seconde et se retournait de nouveau vers lui avec un sourire malicieusement divin. Bony avait le don de changer d'humeur en l'espace de deux secondes. Tes idées perverses me vrillent les tympans. Pense moins fort, je t'en prie ! Qu'elle se fout abondamment de lui avant de sortir enfin sous la chaleur accablante pour se faufiler vers le capot qu'elle ouvre avec aucune prudence. Un amas de fumée noirâtre s'échappe alors et elle grimace. Elle se penche, offrant une vue superbe à tout ce qui le désireront, à travers son mini short indécent. Laisse tomber. Je vois rien, ça a l'air vraiment bousillé là. Merci de remonter le moral aux troupes Ebony. Le pire c'est qu'elle n'a même pas l'air éploré !



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MessageSujet: Re: ebony&esteban .down the road I go. Sam 22 Nov - 17:10

it's like a nightmare

Il ne fallait vraiment pas s'étonner. Voler une voiture à la sortie d'un bar, traverser les Etats avec une folle dingue, avoir un taux d'alcoolémie qui frôlait le coma éthylique, être fatigué et ne pas être capable de fermer les yeux pour autant. Ouais, fallait vraiment pas s'étonner de tomber en panne en pleine route 66 dans une vieille caisse qui aurait pu appartenir à leur grand parent. Mais Esteban avait de l'espoir, tel un naïf jeune homme qu'il était. Aux côtés d'Ebony, il n'y avait pas d'espoir à avoir, juste de la chance et de l'intelligence. Tomber en panne en plein milieu d'un voyage était chose courante, mais avec elle, c'était un passage obligé presque. Tu savais pas voler une camaro dernière génération au lieu de ce tacot Bony ?! Il paniquait en entendant le bruit irrégulier du moteur. Pourtant, il essayait de faire un effort, de ne pas trop paniquer parce que pour le moment, il n'était pas encore en train de faire du stop au beau milieu de la route. Pour le moment, il y avait juste le bruit inquiétant du moteur en fin de vie et la voie sarcastique de la jeune femme qui lui disait ce qui lui passait par la tête sans aucuns soucis. Oui, je sais. Je suis beau et je le vaux bien. Ironique. Esteban avait clairement pris possession de son charme depuis des années mais s'en servir afin de charmer les autres et accéder à ses rêves ne faisait pas partis de son plan de carrière. Il serait un grand chirurgien mais il ne sourirait pas tous les jours pour accéder à ce but ultime. Bony, pour ta gouverne, avoir des points avec toi ne m'intéresse pas vraiment. Aussi étrange que cela puisse paraître, je ne suis pas intéresser. Etrange, n'est-ce pas ?! Lui qui est si beau, elle qui est si belle et pourtant Esteban ne voulait absolument pas se retrouver dans une quelconque relation avec elle autre qu'amicale. Il savait très bien quel cerveau étrange et complexe se cachait sous cette tignasse de cheveux bruns et derrière ses beaux yeux hypnotisant. Il avait beau avoir bu un baril de whisky, il n'était pas idiot pour autant. Les rumeurs sur la jeune femme n'était pas en reste, elle qui voyageait comme elle le voulait et ne s'attardait pas à chaque destination pour une personne, mais pour un but et ce but seulement. Simplement, Bony ne semblait pas vouloir rigoler ce jour là. Elle était sans doute de mauvaise humeur, entendant elle aussi le bruit étrange de la voiture, si on pouvait nommer un tas de ferraille sur roues une voiture. Ok, ok, je me tais. Laissant la jeune femme dans son silence pesant, il observait le paysage, essayant au mieux de la boucler malgré qu'il avait envie de crier à cause du bruit vraiment effrayant du moteur. Le desert était ... désert. C'était le cas de le dire. Pas un animal, pas un bruit étranger à celui d'un moteur en perdition, pas une voiture qui les doublait, rien. Flippant. Mais quand l'engin de malheur rendu l'âme, il ne put se retenir et paniqua dans les règles de l'art. Et franchement, voir une carrure comme lui paniquer, il n'y avait rien de mieux. Le calme et gentil Esteban, toujours maître de lui même, les bras en l'air et le visage plein d'effrois. Un délice. T'ES SERIEUSE LA ?! Panique à bord, panique à bord, on perd le passager. Ebony par contre elle, toujours maîtresse d'elle même, ne se fit pas prier pour se foutre de lui et le rembarer. Cowboy ? T'es sur que tu n'as pas besoin de lunettes Bony ?  Chose qui bizarrement le calma un petit peu, surtout en la voyant sortir de la voiture, le cul moulé dans un mini short digne d'un film érotique et les lunettes de soleil cachant un regard malicieux. En tout homme qu'il est, gentleman mais homme tout de même, le jeune homme ne put s'empêcher de regarder le délicieux spectacle qui s'offrait à lui. Il n'allait pas se priver tout de même. Et puis, il avait une dose d'alcool qui défiait tout entendement alors fallait pas le brider. Il se bridait déjà assez. Seulement, n'est pas n'importe qui qu'est Ebony. Elle lit littéralement dans les pensées perverses du jeune homme qui ne rêvait que d'une chose, une chose qu'il n'avait pas fait depuis bien des mois. Je suis un mec. Je peux pas m'en empêcher. Il laissa glisser ses yeux sur les courbes de la jeune femme et finit pas fermer les yeux pour remettre son cerveau au bon endroit. Sortant de la voiture, il laissa le vent lui frapper le visage, rafraîchissant un corps en ébullition. Elle ouvrit le capot brûlant de la voiture, laissant une chape de fumée s'échapper. Clairement pas bon signe. Il s'approcha, ne voulant pas entendre la phrase de la jeune fille qui sous entendait qu'ils allaient rester coincé sur cette maudite route de malheur jusqu'à ce qu'une voiture décide de les ramener à San Francisco. Surtout que malgré le compte en banque blindé du jeune homme, il n'avait pas un sou en poche, juste une Americain Express Platinum. Pas question que ton tacot nous laisse sur le bas côté de la route ma jolie doyenne. Hors de question. Panique quand tu nous tiens. Examinant le moteur et ses environs, Esteban essaya de voir d'où venait le problème. Ayant fait un petit temps dans un garage lors de sa première année de médecine quand son père lui avait coupé les vivres, il avait acquis quelques bases de mécaniques. Pas grand chose vu qu'il y était resté une semaine mais assez pour se débrouiller un minimum. Alors, le carburateur a bien besoin d'un nettoyage, le moteur a un peu de surchauffe mais en le laissant à l'air, il devrait être bon. Expert ? Pas du tout. Juste la base de ce que ce con de patron avait bien voulu lui enseigner. C'est la batterie, elle a grillé, littéralement. Et comme elle est à côté du liquide de refroidissement, c'est ce qui a causé la surchauffe du moteur à cause des vapeurs. Là, ce n'était pas des connaissances de mécanique, mais de la physique pure et simple. Son esprit cartésien et scientifique avait évalué le problème, éliminé les hypothèses une par une, fait une conclusion probable. A moins de trouver une batterie pour ce tacot, on est bon pour ... rester à terre. Il avait envie de se barrer de là le plus vite possible et voilà qu'il faisait la conclusion qu'ils étaient foutus. Littéralement. Ebony, plus jamais.
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MessageSujet: Re: ebony&esteban .down the road I go. Lun 1 Déc - 12:56


Down the road I go.



Ebony&Esteban ⊹ La chaleur étouffante rendait le moment encore plus catastrophique pour Esteban. Les mains moites, le visage brulant, le cœur palpitant d’une symphonie grandiose, Ebony avait les yeux rivés sur la vape de fumée qui s’étranglait sous le capot comme une alerte d’un noir opaque dont elle faisait fît à défaut de pouvoir trouver une solution. Elle ne pouvait pas s’arrêter, elle n’en avait aucune envie. Elle avait un immense besoin de se retrouver parmi une foule dense et compacte à défaut de pouvoir se mouvoir dans l’immensité du flot humain que recouvrait la ville de San Francisco. Appuyant un peu sur la pédale d’accélérateur comme s’il était convenable de pousser à bout ce morceau de ferraille, elle tentait de gagner des kilomètres comme on mange rapidement un dessert en espérant que personne n’en piquera la dernière miette. Obnubilée par son envie d’avancer le plus loin possible sur cette route à l’abondante pauvreté, Ebony ne cherchait même plus à ménager son véhicule qui émit de nombreux crachements susceptibles de lui montrer en avant-première ce dont elle allait avoir le droit, spoiliant son imagination sur dimensionnelle et sa capacité à anticiper une tournure d’une aura plus alléchante. Parce qu’Ebony, si elle était d’une indépendance sauvage, à la limite d’une solitude hébétée, elle n’en restait pas moins le genre de fille qui avait l’envie de se distraire au milieu des rires étouffés, des bruits du quotidien et du chaos avenant. Ebony brillait en société par sa manière de se démarquer et malgré ce que les gens pouvaient penser d’elle, la jeune femme n’était pas du genre à se laisser périr et s’abandonner dans un désert miteux ou elle resterait quoi qu’il arrive, increvable malgré les vindications amères des gens qui auraient voulu la voir vite trépasser au beau milieu de cette canicule carnassière. Leurs désirs auraient pu être enfin assouvis si seulement elle n’avait jamais eu l’habitude de s’en sortir toute seule et ce, toute sa vie, malgré les intempéries qu’elle traversait à bras de fer, combattant chevaleresquement pour sa santé mentale et physique. Je te l’ai dis, pas d’aventures sans un vieux tacot et un mec hot sur le siège passager. Tu regardes jamais de films ou quoi ? Entendons nous bien, les films anciens étaient souvent les plus respectables. Ceux d’aujourd’hui donnaient presque une migraine désopilante à la jeune femme à défaut de lui fournir le moindre frisson d’excitation. Parce qu’en réalité, elle comprenait que les héros finissent par se couler des jours heureux sur une plage en sirotant des Martini s’ils avaient conduit des cadillac et porsh durant leurs heures les plus sombres au milieu d’un chaos exaltant. Alors Ebony ne faisait pas les choses à moitié. Les plus belles épopées se vivaient au cœur même du frisson partiel que pouvait lui conférer le fait que son destin n’était pas écrit, qu’elle finirait peut-être par connaître un problème qu’elle devrait résoudre à main nue, sans l’aide d’une tiers personne. La doyenne des gammas se jurait toujours de contrôler sa vie ainsi que tous les aléas qui pouvaient lui incomber puisqu’elle les auraient elle-même provoqués. Même si cela n’était pas dans ses préférences, elle préférait au moins soulever l’idée qu’elle était seule maître à bord d’un destin façonnée par elle-même au trait d’un noir mat, au gré de ses envies reprochables et sans aucune limite. Ebony émit un rire satanique aux paroles du jeune homme pendant que son compliment fusait au travers d’une tirade émise pour le désarçonner. Mais loin de réprimander sa tentation veine, Esteban ne faisait que retenir le meilleur de sa remarque et ses traits se détendirent sur son visage à l’instar d’un infime rayon de soleil qui aurait pu éclairer ses traits et éloigner la pénombre plaisante dans laquelle elle se muait en une ébauche d’un signe belliqueux et austère. Tu fais tellement gay dis comme ça. Je crois que je me suis trompée sur la marchandise… Qu’elle disait médisante en s’accordant un sourire digne des plus grandes fourberies de l’histoire. Et puis il venait à tenter brièvement, au milieu de ce ramdam métallique, d’abaisser sa fierté et brûler son égo de son souffle dérisoire, sur sa bonne volonté passagère et d’une rareté condescendante. Oh non, je suis tellement déçue dis donc. Qu’elle disait en lorgnant amusé, la mine d’Esteban bien trop sûr de lui en ce moment d’épouvante partagé. Qu’imaginait-il, qu’elle allait lui offrir ses services en l’espace de deux secondes et viendrait violer ses inhibitions à la première seconde ? Hum, pourquoi pas … L’idée restait alléchante, bien plus que se retrouver sur le bord de cette route en leur seule et unique compagnie. Intello sonnait clairement moins sexy. Tu m’excuses mais j’essaie un tant soit peu de relever le niveau. Qu’elle claironnait d’une manière désinvolte en fronçant les sourcils, s’occupant déjà du moteur qui crachait son dernier râle pour les laisser quoî sur le seuil d’un infini désertique à la limite de l’angoisse profane. Son regard s’éternisant sur l’horizon qui lui était dorénavant interdit, dispersé en vaguelette soporifique, elle s’attardait sur le compteur pour enfin sortir de la calendre et s’empresser d’ouvrir le capot bouillant de mauvaise volonté. Pervers. Qu’elle disait en un sourire mi-figue mi-raison pendant qu’elle tentait de discerner la clé du problème qui aurait pu s’aventurer à ses yeux comme une idée luminescente qui s’attarderait à accrocher ses prunelles d’un vert capricieux. Elle se dégage de l’odeur nauséabonde qui lui vrille les narines au moment où l’alpha se permet une mélopée au sujet du moteur tout en s’attardant sur des atouts techniques dont il semble le seul, capable d’entretenir en ce moment même. Ebony lève les yeux au ciel, désespérée par cette variété de propos léthargiques. Ouais ok. Autant dire qu’elle est foutue au lieu d’étaler ta science. Qu’elle dit. Mais loin de s’avouer vaincue, Ebony avait déjà eu à faire à ce genre de problèmes. Ainsi, elle fonce à l’intérieur de leur vaisseau de fortune pour y déceler la barre qui lui a permis de s’approprier cette mauvaise affaire et revient devant le moteur. Voyons voir si la manière forte bats tes théories. Qu’elle dit tout en tapant sur le moteur avec sa barre qui ne plie pas mais laisse de belles éraflures sur sa cible. Tentant de redémarrer à la suite de cette violente solution drastique, elle est bien obligée de conclure que rien ne viendra à bout de leur malédiction. Tant pis, on est foutu. Qu’elle dit comme si rien ne semblait grave à présent. Lorgnant longuement le jeune homme de bas en haut, elle ne peut qu’exalter ses sens d’un sourire peu anxieux. Au moins je me dis que les rapaces viendront te manger en premier. T’as l’air d’être bien plus charnu. Que la doyenne gamma dit sans aucune plaisanterie mais avec une évidence profonde, empreinte sur son visage impassible. Soulevant enfin son tee-shirt, elle se retrouve rapidement en sous-vêtements, referment le capot et s’installe sur le métal chaud, collant son corps à moitié nu dorénavant, sur le pare brise. Ben quoi ? J’essaie de profiter de notre mauvaise fortune pour concurrencer ton bronzage naturelle. Chacun son truc, toi les uvs, moi les panes sur la route 66 ! Bien normal. Mais à défaut de voir que l’homme ne se détends pas, elle soupire lassement et se maudit de se dire qu’il ne pourra que la déranger dans son moment de prélassement. Se redressant, elle se tourne vers lui. Tu manques d’humour c’est déroutant. Ecoutes c’est soit tu profites, soit c’est toi qui vivra le même enfer que ce pauvre moteur. Dit la fille avec une barre en fer et menaçant un homme en plein milieu d’une route déserte, à moitié nue. Très bien, Ebony avait tout compris ! Mais quelque chose lui disait qu’elle sortirait vite de cette torpeur. Elle saute alors de la carlingue pour se retrouver nez à nez avec lui et, avec emphase, elle caresse du bout des doigts les traits de son visage avant de glisser vers le haut de sa chemise entre-ouverte. T’as pas chaud comme ça ? Qu’elle dit avec un sourire provoquant. S’ils sont foutus, autant profiter de ce moment pour le narguer non ?



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MessageSujet: Re: ebony&esteban .down the road I go. Mar 2 Déc - 0:33

nothing compares to you and us

Esteban n'était pas quelqu'un de spontané, d'irréfléchie, d'assez libre dans sa tête au point de vouloir traverser les états avec une personne aussi autodestructrice qu'elle, d'aussi malade, à la limite du psychopathe. Il était réfléchis, posé, calme, gamin dans ses actions mais pas irresponsable, toujours à la limite, jamais dans l'excès. Il prenait bien soin d'être irréprochable, loin des clichés et toujours dans la retenu. Tellement que ça en était agaçant. Il ne se laissait pas aller. Il restait maître de lui même, voulant être un modèle à suivre et non pas à la page des tabloïds. Son frère était plus libre d'esprit malgré que leur relation ne permettent plus vraiment à l'un de prendre exemple sur l'autre. La maison était à lui, Esteban préférait largement vivre dans sa petite chambre étudiante et ne pas se prendre la tête avec une famille bien trop imposante pour lui avec ses secrets et ses embrouilles. Son envie de liberté avait pourtant pris le pas sur sa raison ce jour là, ce jour maudit où il avait accepté de sauter dans la voiture miteuse, digne de retour dans le passé avec la doyenne des rebelles. Ebony ne l'avait pas prévenu, elle ne lui avait dit que le strict minimum : son esprit ne serait plus jamais le même après ces quelques kilomètres qu'ils passeront ensemble. Et elle avait raison. Deux jours qu'ils sillonnaient les bars et les boites, deux jours qu'ils ne se quittaient pas, qu'ils apprenaient à se connaître de la manière la plus improbable qui soit, en se déchaînant, en laissant les autres dans l'ignorance de leur passage, de la raison du comment, en les laissant se demander qui étaient ces deux créatures qui bouleversaient leur vie en un coup vent fulgurant. Esteban, les pieds sur le pare choc de la voiture, flippait légèrement sur le déroulement des événements. Il avait un mauvais pressentiment. Eux deux, sur la route déserte traversant les Etats-Unis, rien pour les arrêter, rien pour les laisser continuer leur route. San Francisco comme dernier point d'ancrage, ils se laissaient porter par la voie rapide, le moteur du tacot rendant l'âme, petit à petit, à mesure qu'ils avalaient les kilomètres dans une envie pressante de retrouver leur habitation et leur entourage. Le vide qui les entourait les oppressaient, les rendaient paranoïaque, eux qui avait l'habitude d'être si entouré dans leur solitude choisit. Heeeeu, des films où les passagers d'une voiture se font bouffer parce que rester trop longtemps au bord d'une route déserte avec pour seule compagnie les chacals dans le désert ? Heu, non. Même si le jeune mexicain aimait être seul, dans sa chambre ou dans son immense chambre en Australie, il aimait avoir affaire à une autre personne que celle présente à ses côtés. Elle le rendait faible, irréfléchis. Lui si fort dans son contrôle de lui-même, il devenait une marionnette, complètement sous le joug animale de la jeune femme. Pas qu'il s'en plaigne, il adorait avoir la bouille enfantine mais si mature de la jeune femme en face de lui, mais son caractère autoritaire et assez changeant rendant les choses difficiles. Surtout en situation de crise comme celle qui se présentait à eux. Son anxiété se révélait au grand jour, dévoilant toute l'amplitude de son art, laissant brûler comme neige au soleil l'espoir qu'un jour, il ne serait pas dans une situation complètement improbable avec Ebony. Je vais te montrer qui fait gay un de ses quatre. Oups, il se lâchait un peu là le Esteban. Cette réflexion débile et vide de sens lui avait échappé. Il ne se rendait pas compte d'à quel point la jeune femme l’influençait. Lui si naïf et gentil, se retrouvait à dire des choses qu'il ne se serait pas permis des jours plus tôt. En même temps, lui gay ? C'était vraiment improbable. Ok, il avait des manières, des paroles parfois tellement étranges qu'on pouvait se poser la question, mais impossible qu'il soit gay. Entre son attraction avec Sara, son envie d'être plus avec Ellie, sa relation plus qu'étrange avec Elzbieta et son envie irrépressible de briser les règles qu'il s'était imposé, il pouvait difficilement passer pour une personne homosexuelle. Non qu'il ait quoi que ce soit à redire sur le sujet. Se taisant, laissant la parole au silence, il fit mine de se terrer dans son siège en attendant que la voiture rende l'âme comme elle était censé le faire après des des bruits aussi immondes. Il paniquait, c'était sur et certain. Son rythme cardiaque frôlait la tachycardie mais il essaya de se remettre en place. Ou plutôt, c'était la vision d'Ebony dans son micro short sortant de la voiture qui calme quelque peu le rythme de son coeur, son sang voulant affluer à un autre endroit de son corps. Je suis un mec, j'y peux rien. Sortant de la voiture à son tours, il passa en revue ses quelques connaissances en mécanique. Sa manière de parler pouvant paraître pompeuse, sa manière de réfléchir étant parfois un peu énervante, il n'en démentit pas moins. Ils étaient dans un merdier sans fond. La prochaine fois, c'est moi qui choisit la voiture. Parce que bien évidement, il y aurait une prochaine fois. Ebony se révélait être une compagnie bien trop agréable en étant agaçante pour la laisser filer. Il aimait qui il était quand il était avec elle. Libre. Elle incarnait la liberté pour elle. Vas-y mais molo hein. Pas envie qu'elle explose non plus hein. En voyant Ebony taper comme une acharnée sur le moteur, il se disait qu'elle était vraiment mal barrée. Totalement barrée même. Plus barrée qu'elle, il n'y a pas sur Terre. Ok, maintenant t'es satisfaite ? C'est sur qu'elle roulera plus du tout maintenant vu comment tu l'as tué. Faisant les cents pas en regardant la jeune femme faire son show, il se mit brutalement à penser à Mackenzie. Il aurait pu penser à une autre personne mais sa meilleure amie lui vint en tête comme la fusée qu'elle était. Elle avec lui, ça aurait été une explosion de cris et de larmes sans fins. Alors qu'avec la brune en face de lui, il n'avait qu'une envie, rire. Rire de la situation, de la galère dans laquelle ils étaient.Ils pourraient me garder pour plus tard justement, t'y as pensé à ça. Réfléchit un peu Esteban. Putain, ça serait encore pire. Il fut alors stupéfait par le geste de la jeune femme. Fermant le capot avec un grand geste, elle enleva son haut et se mit en position de bronzette intense sur le capot de la voiture en panne. Il eut soudain un coup de chauf phénoménal devant le spectacle de la gamma en soutien gorge et mini short, autrement dit, quasiment nue, devant lui. Et pas gênée pour un sou. T'es sérieuse là ? Il se planta en face d'elle, bien décidé à trouver une solution pour qu'ils sortent de cette putain de galère. Tu te rends compte qu'on est au milieu de nulle part. Et je ne fais pas d'UVs, c'est ma couleur naturelle. T'as pas cette chance toi, tu devrais en faire. Elle le menace, lui fait légèrement peur avec sa barre en fer en main telle une psychopathe prête à le réduire en bouillis et l'enterrer dans le désert. Décidant de rentrer dans son jeu, il prit sa main qu'elle avait posé sur son torse et initia le geste afin qu'elle lui ôte sa chemise. Il n'avait que ça, alors rapidement, il se retrouva avec un torse musclé et nu prêt à affronter les aphtes du soleil cuisant. On peut être deux à jouer Bony. Il est rare que Esteban se dévoile. Mais là, il n'y avait qu'eux deux comme la gamma lui avait souligné. Ils étaient seuls, au milieu de nulle part. La coinçant sur le capot de la voiture, il se colla contre elle. Ooooouh, Esteban, tu le lâches dis donc. La gêne de la situation était bien là, mais son cerveau embrumé par l'alcool et les substances, son envie de liberté totale et son manque de retenue dus à l'ensemble faisait qu'il ne se contrôlait que partiellement. Il ne suffirait que d'un geste, un mouvement de la part d'Ebony pour que leurs lèvres se touchent. Un seul et unique.
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MessageSujet: Re: ebony&esteban .down the road I go. Mar 2 Déc - 20:57


Down the road I go.



Ebony&Esteban ⊹ Qu'est-ce que voudrait faire plus tard Ebony Joy Scar ? Qu'il disait son père avec le plus grand sérieux en s'adressant à la fillette, à peine âgé de dix ans mais qui, déjà à cet âge là, semblait se différencier de tous ses autres petits camarades de jeu, à l'école. Le regard perçant de la petite ne quittait pas le regard de l'homme, malgré l'imposant mobilier derrière lequel se pavanait son paternel et qui aurait pu en déstabiliser plus d'un. Mais Ebony déjà petite voyait les rouages de son monde différemment à l'instar d'un marionnettiste qui décèlerait les moindres ficelles qui muselleraient les gestes de toute sa troupe de pantins autour de lui. Ebony savait que son père utilisait son prénom entier lorsqu'il était en colère, qu'il allait la sermonner. Mais elle s'en fichait éperdument et le pardonnait dès lors, de ce qui allait s'en suivre car elle savait depuis toujours que ses parents ne l'a comprendraient pas, qu'ils n'y arriveraient jamais, à défaut de tenter de rares fois, au milieu des chamailleries incessantes entre elle et ses deux frères jumeaux. La petite fille savait aussi que Maël écoutait sûrement derrière la porte, le visage carnassier de celui qui n'attendait qu'une chose, qu'elle se fasse de nouveau admonester par le chef de famille, sans aucune pitié. S'il avait pu louer une poupée de chiffon à son effigie, pour y planter quelques aiguilles, il l'aurait fait en y dépensant tout son héritage. Ebony ne quittait pas l’homme du regard, qui la questionnait comme si cette requête restait d’un banal affligeant. Relevant le menton, le défiant avec tout de fois, un respect contrôlé, elle initiait une pression débordante de vie entre eux avant d’ouvrir enfin la bouche. Je serais au-dessus de toi. Je travaillerais au gouvernement. Tout là haut. Qu’elle disait de sa voix frêle mais déjà très assurée pour son jeune âge. La fillette imaginait un monde au-dessus de la pyramide de Maslow où elle dicterait enfin ses songes à qui seraient en dessous de ses pieds impitoyables. Sa différence, elle en était persuadée, l’a mènerait très loin. De ça elle en était formelle. Mais elle se demandait si au cœur de sa famille faîtes de dictâtes, elle ne finirait pas par imploser, se faire enfermer dans une morne habitude qui dérogerait à son attitude d’antan. La flamme au creux de son petit corps finirait par s’essouffler, ne pas trouver l’air suffisant pour s’exprimer et elle deviendrait l’automate parfait que la société voulait qu’elle soit. Sur cette route, en prise avec les démons de son passé, elle se délectait du pouvoir d’une liberté aride mais admirable, dont elle avait hérité en se libérant des chaînes de son passé, de ses parents, d’un destin tracé pour elle depuis sa plus jeune enfance et dont elle avait dévié, non sans combattre. Et sans attache aucune, sans chaînes l’agrippant pour la retenir prisonnière à des valeurs trop primaires, elle irait loin Ebony… Et entraînerait avec elle de nombreuses personnes qui n’avaient rien demandé. Comme Esteban présent avec elle, dans la plus grande des confusions. Qui devait se demander même à cet instant précis, ce qui lui était passé par la tête d’accepter sa proposition quand bien même le monde lui hurlait de ne jamais s’approcher du monstre calomnieux qu’elle représentait. Ebony était une sirène des bas fonds qui, en un regard, un geste, déviait les vies, happait la moindre autorité et terrassait les plus grandes réticences à son égard. C’était un don qu’elle avait là. Elle obnubilait, de son impétuosité, s’accaparait les rêves d’autrui, obscurcissaient leur cœur et profanait littéralement, leur neutralité désespérante. Levant les yeux au ciel, elle ne répondait même pas à la décontenance qui s’élevait de son corps prisé alors qu’il contestait sans cesse ses aveux. D’ailleurs, elle se permettait, pour le remettre en place, de souiller sa condition et son égo par quelques remarques qui viendraient vite avilir ses efforts de terrasser la donzelle d’une incurable cruauté. Ha oui ? C’est beau d’imaginer. Agir c’est bien mieux. Tu n’es pas si différent des autres finalement. Qu’elle disait comme si elle dénigrait en un rien de temps sa condition et le punissait par une vérité peu mélodieuse qui sonnerait comme un laïus regrettable à son tympan. Pointant du doigt le désenchantement qu’il avait fait résonner au creux de ses sens, elle affichait une déception peinte sur un visage impassible mais captivant. La prochaine fois ? Fais attention, tu deviens téméraire… Qu’elle lui dit se foutant de lui à pleine puissance, esquissant un rire moqueur et inhumain. Mais elle appréciait l’imagination débordante de l’homme. Il voyait aussi loin ? Clairement ce n’était pas son cas. Ebony ne savait pas de quoi le lendemain serait façonné et pire encore, elle ne savait même pas si elle finirait cette journée en vie. Parce que rien n’était écrit, elle n’avait pas encore prit le temps d’apposer son écriture et son contrat journalier au diable pour qu’il accepte ses idées rocambolesques. Non, elle y allait au gré des vents et des tempêtes et surfait sur une montagne d’incertitudes qui étaient pour elle, un pilier des plus stables et qui pourtant, faisait basculer tout être autour d’elle. Ne parle pas trop vite. Demain, tu ne pourrais peut-être pas voir la lumière du jour. Qu’elle dit comme si ça allait de soit et tout en appuyant ses propos par un haussement d’épaules peu réconfortants, à la limite de l’hébètement. A ce moment précis, Ebony était pire que tout. Jouait-elle un jeu ? Le pensait-elle vraiment ? Manipulait-elle les sentiments de l’homme pour créer chez lui une confusion puissante qui s’acharnerait sur ses nerfs ? Un peu de tout ça et elle le faisait très bien. Paix à son âme. Ebony était une meurtrière de moteur froid et peu amicaux qui l’a lâchait à la moindre occasion et elle le revendiquait haut et fort à défaut de devenir réellement une meurtrière. Du moins de sang froid. Car en tant que vendeuse de drogue depuis des années, il n’avait pas été rare que ses clients explosent leur cœur d’une overdose face à ses yeux plus moralisateurs que démunis. T’avais qu’à pas abuser blaireau. Non. Je ne pense qu’à ce qui pourrait m’arranger. Qu’elle dit tout naturellement parce que c’est d’une sincérité clairvoyante. Non, malgré ses dires, Ebony n’imaginerait jamais un mauvais signe du destin en sa défaveur. C’était l’idée de bannir les « si » de sa vie et pour l’instant, elle s’en sortait plus bien. Et puis finalement, elle s’allongeait sur la carrosserie, faisait briller la magnificence de son corps contre les éclats du soleil, reflétant une luxure désobligeante au regard de l’homme qui l’observait tout d’un coup avec une avidité non dissimilée. Autant me teindre les cheveux en blonds et hurler au monde que je suis une bêta stupide ou une cheerleader qui ne mange qu’en fonction des calories dans l’assiette. Non merci j’ai plus de respect pour moi-même que ça tout de même. Ebony était pleine de préjugés mais c’était un juste retour des choses puisque c’était totalement réciproque envers les personnes qu’elle visait ouvertement dans sa réplique. Et puis elle finit par vouloir le provoquer car elle ne pouvait pas tenir en place. Qu’elle avait sans cesse besoin de se sentir vivante et devenir aguicheuse à souhait faisait partie de son occupation première à présent sans réellement pourtant, le pousser comme elle aurait pu le faire avec d’autres. Mais il ne suffisait que de très peu pour qu’il allume la mèche qu’elle avait volontairement déposé entre eux, pour faire éclater ses inhibitions et lui faire connaître l’apothéose finale de sa mélodieuse attraction de sylphide. Elle l’observait alors enlever son tee-shirt et elle se laissait faire au moment même où il s’allongeait contre elle, son souffle se mêlant au sien, le corps brûlant à son contact faisant monter son excitation primale. C’était une danse fantasmagorique qui s’immisçait entre eux, faisant languir leurs corps brûlants et animant leurs pulsions désireuses de s’exprimer pour de bon. Pas si coincé que ça… Qu’elle disait, se mordant la lèvre inférieur pour décupler la tension sexuelle qui s’était emparée frénétiquement de leur raison. Les mains d’Ebony glissaient jusqu’en bas de son dos, les glissant à travers l’entrebâillure de son jean pour y faire crisser ses ongles. Remontant ses mains, son corps se mouvait en une offrande charnelle, ses cuisses remontant le long du bassin d’Esteban pendant que ses lèvres l’invitaient à la dévorer sauvagement. Elle caressait alors de sa langue les contours de son corps, remontant vers l’arrête de sa mâchoire et frôlait chaque parcelle de ses lèvres sans jamais les conquérir, décuplant ainsi, l’obsession impitoyable qu’elle conférait. Et puis, elle resserrait ses cuisses contre ses hanches et le faisait basculer sur le capot, se retrouvant au-dessus de lui, ses mains piégées dans les siennes, en une position des plus obscènes. Elle caressait alors son corps du sien, faisant glisser chaque centimètre de sa peau contre la sienne, se mêlant au doux ravage qu’ils commettaient ensemble, sans jamais s’offrir réellement. C’était une agonie divine, une tentation vile, une résistance obsédée. Ebony jouait et avec le plus grand des dédains. Sa retenue la faisait tressaillir de l’intérieur, faisant monter son désir et lorsqu’elle était sur le point de s’approprier ses lèvres, elle esquissait un sourire énigmatique et fourbe. As-tu réellement envie de goûter au diable ? Qu’elle disait, se fichant pourtant éperdument de la réponse… Là, à un millimètre de ses lèvres, elle faisait glisser sa langue sur ses siennes comme une invitation qui l’obnubilerait jusqu’à la fin de ses jours s’il ne saisissait pas l’opportunité royale. Mais qui savait ce qu’Ebony pouvait penser dans les tréfonds de sa mauvaise conscience ?



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MessageSujet: Re: ebony&esteban .down the road I go. Mer 3 Déc - 21:28

one on those night


Les bras ouvert, le visage éclairé par une lumière délicieuse et si chaude, un corps prêt à tout, une quintessence de liberté et de rébellion dans une seule et même personne. C'était ce que représentait Ebony aux yeux du mexicain. Le corps du jeune homme avait été soumis à rude épreuve, entre les nuits blanches et le soleil qui lui brûlait les yeux par ses rayons cosmique. Il voyait sa vie d'un autre oeil, complètement différent, un nouvel angle de vue et une remise en question de son existence entière. Elle faisait cette effet Bony, elle vous faisait réfléchir à tout, à rien, à votre existence entière et s'en allait avec un sourire sur ses lèvres fines et un regard malicieux. Esteban savait à peu près dans quoi il s'engageant lorsqu'il était entré dans ce tacot, ce tas de ferrailles sur roues. Il savait que sa vie allait prendre un tournant. Une peur insidieuse, vile, s'était emparé de lui avant de comprendre que cette peur n'était qu'un frein à la libération de sa partie sombre. Il voyait les possibilités s'étendre devant lui et ses bras qui se rétractaient, ne voulant pas le laisser traverser un océan de peur et de crainte. Il avait néanmoins stoppé ce cycle, avait étiré ses bras au maximum et saisissait chaque opportunité qui lui était possible de saisir. Chaque occasion bonne à prendre. Sur cette route de l'enfer, cette route qu'ils avalaient avec avidité et complaisance, Esteban se prélassait dans une attitude totalement différente. Il voyait à quel point il se retenait, à quel point les habitudes devenaient des freins, à quel point sa vie pouvait être si différente si il se contentait de lâcher prise et d'accepter une part de lui. Dans cette voiture qui rendait l'âme, ce soleil brûlant au dessus d'eux, il y avait une chose qu'ils partageaient et qu'ils ne partageraient avec personne d'autre : la conviction que leur aventure n'allait pas s'arrêter là, le désir brûlant d'aller plus loin. Pousser ses limites, voir plus loin, toujours vivre à fond. Il voulait vivre comme ça et Ebony vivait de cette manière. Elle rejetait toutes responsabilités, elle n'était pas de celles qui vous harcèlent au téléphone après avoir passé la nuit avec vous, au contraire. Elle était de celles qui vivaient leur vie comme bon leur semblait, libre et simplement. Alors Esteban voulait se différencier, au dessus de tout, par dessus tout, il voulait être différent et cesser d'être cette personne propre sur lui, le temps d'un moment. Je suis différent. Ne me compare pas aux autres. Tu ne me connais pas assez pour dire que je suis comme les autres. La différence était ce qui le définissait depuis tout petit. Le plus noir, le plus intelligent, le plus ambitieux, le plus beau, les yeux les plus clairs, le corps le plus musclé. Dans les bons ou les mauvais côtés, il se différenciait par sa singularité. Mais toute sa vie, Esteban avait voulu être moins différent, plus comme les autres. Il n'aimait pas qu'on le regarde de manière différente dans la rue juste à cause de sa couleur de peau ou à cause de l'association de sa couleur et celle de ses yeux. Un noir aux yeux bleus, quelle curieuse association. Comment ne pas l'être à tes côtés aussi. Il l'observait, la regardait tapé sur ce moteur dont la seule erreur avait été de les lâcher en plein désert au milieu d'une route aussi déserte. Il voyait la barre de fer trembler, la laissant avec juste la satisfaction d'avoir passer ses nerfs sur la machine de guerre. Les deux compagnons de route se disputaient quelque peu, se chamaillant comme deux jeunes adultes ayant une frustration intense qui leur taraudait les membres. Il ne voulait qu'une seule chose, s'allonger, sur n'importe quelle surface. Juste s'allonger et laisser la morsure du soleil lui foncer le teint si il en avait envie. Tu ne passeras jamais pour une beta. Beaucoup trop sauvage pour ça. Moi par contre, je pourrais me reconvertir en delta mannequin sans soucis si jamais je rentre en vie chez moi. Et ce n'était pas une blague. Une campagne de pub contre le racisme à l'appui, ses débuts de mannequin avaient été certes bref, mais bien présent. Pourtant, si il voulait penser à une reconversion professionnel, il devait déjà rentrer chez lui, et en vie si possible. Pas dans un cercueil à moitié mangé par les chacals dans un état de décomposition avancé. Voyant Ebony se déshabillé, son corps fin et svelte allongé sur le capot de la voiture, il ne put retenir son désir primaire. Il n'avait connu qu'une seule fille dans vie, une seule fille qui avait partagé sa couche de nombreuses fois mais dont l'amour n'avait pas survécu à la distance. Ils se sont quittés en bon terme, mais lue plaisir physique, Esteban ne l'avait plus connu après cela. Alors, parfois, il se disait qu'il aurait pu rompre son pseudo serment et se laisser aller au plaisir de la chair. Mais sa conscience lui disait que non. Il était croyant, mais ne concevait pourtant pas que l'on ne devait avoir qu'une seule et unique partenaire dans sa vie. En voyant Ebony à moitié dénudé, il ne put s'empêcher de se délester lui même de son haut et d'initier une partie de jeu dans lequel il allait certainement se brûler les doigts. Fortement. Leur deux torses se collaient l'un contre l'autre, une chaleur intense montant dans les deux corps, laissant place à toute sorte d'élucubration concernant leur relation et la suite des événements. Qui a dit que je l'étais ? Tu ne me connais pas ma petite. Savourant le contact entre leurs corps, le passage de la bouche excise d'Ebony sur son torse, ses mains à la bordure de son jean, laissant juste assez de contacts entre eux afin d'éveiller un feu ardent dans le corps du jeune homme. Trop longtemps depuis qu'il n'avait pas soumis son corps à cette épreuve, depuis qu'il n'avait pas laisser ses désirs primaires prendre le dessus sur ses convictions. Sans s'en apercevoir, il observait le ciel derrière le visage diabolique de la jeune femme. Ses lèvres étaient proches de les siennes, beaucoup trop pour n'être qu'une coïncidence. Il sentait son corps ondulé contre le sien et bien entendu, une partie de son corps répondit avec beaucoup de plaisir à une invitation des plus explicites. Esteban sembla perdre la raison sous cette créature digne d'un rêve et de l'enfer. Cette sirène des bas fonds, de celles qui vous enchantent de leur chant maléfique et vous fait plonger dans un océan de luxure et de désir animal. Il ne répondit pas à sa question et laissa sa part de lui qu'il ne laissait jamais en liberté parler pour lui même. Ses lèvres se retrouvèrent directement sur celles de la gamma, commençant un ballet digne des plus grands. Une symphonie luxuriante, un paysage emblématique. Ils se croiraient dans un film des années 80 où l'histoire se finirait sur le capot d'une voiture, personne à l'horizon et une chaleur cuisante les enveloppant. Esteban n'avait jamais été comme ça, avide de plus, de plus et encore plus. Son corps répondait à tout, sa conscience était en mode silence, ses gestes sauvages prenant la taille de la jeune fille et la reposant sur le capot. Il conduisait la danse, pas le contraire. Pour une fois dans sa vie, il voulait être en contrôle sur ce point là. Leur corps se rejoignait en des points stratégiques faisant monter une pression difficile à tempérer. Seul le bruit de leur souffle brisait le silence du désert. Un souffle qui se faisait rare et les força à stopper leur danse endiablée. Le diable peut bien se taire quelque temps non ?! Faisant glisser ses lèvres sur le cou de la jeune femme, il initia un sentier de plaisir sur son corps. Un sentier qui passa entre ses clavicules, descendant plus bas, ne laissant plus aucune place à une autre imagination, mais tout à ce que lui voulait et non plus ce qu'elle voulait.
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MessageSujet: Re: ebony&esteban .down the road I go. Dim 7 Déc - 0:27


Down the road I go.



Ebony&Esteban ⊹ Ebony avait la crainte inconnue, la témérité éparpillée dans ses veines et ne reculait devant aucun sacrifice afin de fourvoyer son destin au gré de ses humeurs impulsives. La jeune femme perpétrait une tradition scandaleuse où elle était l’actrice principale, chevauchant la nuit comme on se jouerait d’un lion affamé qu’elle re statuerait au nom de chaton muselé. Muse d’un siècle d’éternité maudite, elle survolait l’espace initié autour d’elle et son compagnon de fortune, de son regard impartial et sans gêne apparente. Rictus en coin, la jeune femme n’expiait ses pêchés qu’en empruntant encore des chemins plus escarpés et elle avait la vile intention de le faire participer sans consentement. Débouchant sur des propos qui mettaient en exergue ses bonnes manières, il tentait, en vain, de prouver qu’il pouvait l’intéresser outre mesure mais Bony avait déjà ses idées préconçues, sur tout le monde, en un regard aux premiers abords, désinvoltes. Mais il marquait un point. Après tout, si elle l’avait embarqué dans cette aventure décapante, c’était qu’il existait une réelle raison qui viendrait terrasser toutes les opinions qu’il pouvait se faire de lui-même. Esteban était vu comme un étudiant des plus studieux, vraisemblablement ennuyeux à mourir avec ses proches. Mais Ebony avait l’œil pour savoir quelle cœur était passible de plié et lui faire vivre un moment saisissant et vécu dans une puissante démesure. Avec un peu de panache et des idées fraichement innovantes, Ebony pouvait transformer tout cœur chancelant aux premiers abords, en un trésor profane. Ombre sans soleil, Ebony voyait la lumière du ciel lorsque son radar à emmerdes clignotait au simple contact de personnes comme Esteban. Alors elle ne se gênait pas pour lui faire comprendre qu’il ne serait jamais au bout de ses peines avec elle. Quand elle dansait, ses yeux de feux embrasaient et hantaient ses proies. Qu’elle brûle, quelle torture, les flammes de sa chevelure apportant le désir dont tous se puniraient pour s’être damné à ses côtés dans un espoir d’oubli à jamais insatisfait. Fleur du mal, la seule pitié qu’elle pouvait lui offrir était qu’elle s’offrirait à lui entièrement, et lui appartiendrait en ce simple instant et pour l’éternité au milieu de ses souvenirs. Alors, dans cette illusion qu’elle créait, il vivrait la plus grande insubordination de sa vie et en redemanderait toujours sans être capable d’en obtenir rien qu’un tiers similaire. Si tu le dis… La Asher-Grey avait touché la sensibilité de l’homme à force de provocations interminables. Sur le gibet, il l’envoyait de son regard poignant, d’un bleu la plongeant dans un abyme chatoyant. Jouant sur un je m’en foutisme prononcé, elle n’argumentait même pas et ne cherchait pas non-plus à s’expliquer. Tout viendrait à point à qui saurait attendre et elle avait dans l’idée qu’à force de le pousser, elle lui laisserait la possibilité d’exprimer ses propos par de réelles actions. Il serait ainsi le carillonneur qui exercerait sa mélodie sur ses sens et elle le laisserait faire avec grand plaisir. Toi mannequin ? J’aimerais bien voir ça car j’en doute grandement … Eclatant de rire, elle ne cherchait qu’à le déstabiliser. Même s’il se mettait à hurler, l’empoigner, la secouer, elle recevrait ces attaques comme un contact impulsif inespéré et jouissif. Mais à la place, il l’allongeait littéralement sur le capot de la voiture pour y bercer son corps de châtiments extatiques. La chaleur de sa chair, se mêla à celle, bouillante, de leur atmosphère et en une parade sensuelle, elle enveloppait sa peau de mille et un baisers corrosifs. Elle injectait en ses pores la douce folie qui la faisait agir d’une manière aussi insensée.  Fringante dans son habitude controversée d’estimer le potentiel de l’homme, il reprenait enfin possession de la situation et plaquait son corps contre le sien, Ebony, totalement à sa merci sous les mouvements exaltants qu’il exécutait sur son excitation abrasive. S’abandonnant avec plaisir, son souffle se tarissait, le désir augmentait et ses yeux se fermaient pour s’emparer avidement de ses lèvres. Ses mains couraient sur son corps et ses ongles appliquaient leur sentence comme pour le marquer de son attribut la plus alternative. Il parcourait alors une lente descente suave sur son corps pendant qu’elle se tordait d’envies reprochables et poussait un râle gémissant… Jusqu’à ce qu’elle entende un son familier au milieu de cette cohue de sensations fulgurantes. Elle se redressait alors et sans ménagement, repoussait Esteban sur le côté, qui s’étalait alors au sol. Ebony sautait de la voiture sans prendre garde à son manque probable d’humanité à ce moment précis et se précipitait sur le bord de la route, toujours affublée de son mini-short et avec son soutient-gorge, dont l’une des bretelles, avaient glissé le long de sa frêle épaule. Levant les bras, elle voyait déjà la voiture qu’elle avait entendue, ralentir pour s’arrêter juste devant elle. Sourire en coin, elle s’appuyait contre l’encadré de la fenêtre ouverte, pour observer avec volupté, le chauffeur, épris de ce mirage qui avait violé sa vue lors d’un instant improbable. Ma voiture a rendu l’âme. Ce serait possible de me conduire à la prochaine forme de civilisation ? Je vous en serais très reconnaissante … Qu’elle disait, affable de tous signes outrageants. Bien évidement, il acquiesçait sans même émettre un mot, son visage encore éclopé d’une surprise évidente, une moue imperturbable, oublié sur ses lèvres entre-ouvertes. Elle courait alors récupérer son sac dans la voiture, le jetait dans le véhicule, enfilait à la hâte son débardeur et montait dans l’auto. Allez Esteban, grouille toi, on a pas tout notre temps alors oublie tes idées de bronzette ! Qu’elle sort à l’homme qu’elle avait repoussé rapidement. Sourire en coin, le conducteur semblait bien déçu qu’elle soit accompagné lorsqu’il apercevait enfin Esteban surgir et bien évidement, si Bony, au milieu de son immense humour, pouvait jouer encore un peu, alors ce serait un plaisir qu’elle partagerait avec lui encore. Le véhicule fonçait alors sur la route, le conducteur empoignant une mine de celui qui s’est bien fait avoir par la créature mystique qui l’avait abordé avec des atouts plus que fondés. Les déposants alors dans une petite bourgade, il reprenait son chemin pendant qu’Ebony se tournait de nouveau vers Esteban. Ne me remercie pas… Qu’elle lance avec dévouement, faisant voler sa crinière aux reflets auburn dans son dos. Il fait déjà nuit. Autant dormir ici et on repartira demain ! Hors de question qu’elle trouve une solution à leur retard cette nuit. S’ils étaient là, perdus au milieu de nulle part, c’était pour une raison, et elle comptait évidement en profiter. Alors elle s’avançait vers une devanture qu’elle imaginait être une sorte d’hôtel. Elle demandait quelques renseignements et ressortait aussitôt de l’enseigne avec un sourire. De ce que j’ai vu derrière le réceptionniste, il reste les clés de la chambre 12, premier étage. Parce qu’évidement, Ebony n’avait pas l’intention de payer pour sa présence funèbre. Et si on faisait la fête une dernière fois ? Tu m’as presque mise de bonne humeur… Qu’elle claironnait, pleine d’illusions saillants à son visage immaculé de vices. L’entraînant dans les travers de cette petite ville, elle passait la porte d’un bar, où domiciliait des clients qu’elle aurait pu compter sur les doigts d’une main. S’appuyant contre le bar, elle réclamait une lignée de shots à leur servir à une table vers laquelle elle se dirigeait déjà. Au visage captivant qui se cache derrière ce sérieux … Qu’elle lance, faisant déjà trinquer son premier verre, contre celui de l’homme pour l’ingurgiter aussi rapidement qu’il lui était venu en main. Elle se rapprochait alors du billard à leurs côtés et empoignait une cane. On va jouer. Tu marques, je bois. Et si tu gagnes la partie, je te réserve une surprise que tu n’aies pas prêt d’oublier… Pire que tout, elle offrait un succulent revirement de situation, une nouvelle fois. Clin d’œil éhonté vers lui, elle n’en avait clairement pas finit avec Esteban. Cet après-midi n’avait été que les prémisses d’une brume ensorceleuse…



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ebony&esteban .down the road I go.

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