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Et une bouteille de rhum ♪

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MessageSujet: Re: Et une bouteille de rhum ♪ Dim 4 Jan - 21:27


Et une bouteille de rhum ♪



Ebony&Faith ⊹ Une saison compliquée s'amorçait. Bientôt Ebony n'aurait plus que le loisir de jouir d'une indépendance retrouvée, excessive et déséquilibrée. On pouvait la penser libre, sans attache, au pouvoir graduel mais ce qu'on savait moins était qu'Ebony avait été dépendante, pendant quatre longues années de presque bons et loyaux services. Ainsi, elle avait cédé défitivement à ce qu'elle réprimait le plus chez les autres. L'attachement, le manque qu'on pouvait ressentir envers une personne lorsqu'elle se trouvait trop loin pour pouvoir la toucher et caresser ses traits délicieux du bout des doigts. Mais tout cela était bien loin désormais. Ebony ne s'en rendait pourtant pas compte mais un vide immense l'incombait et elle mourait à petit feu. Un brasier ravageur siégeait au creux de sa poitrine et seules les soirées décadentes pouvaient se montrer salvatrices face à ce gouffre dans lequel, elle s'enfonçait sans en voir le fond. Mais après tout, elle avait l'habitude de se laisser aller, de noyer ses sens dans l'abandon le plus rare, sans sentiment, sans ressentit vif, sans penser à qui que ce soit d'autre qu'elle-même. Constatant qu'elle ne pouvait à présent plus passer un appel à celui qui lui avait prit son coeur, elle haïssait et redorait sa vie de nouvelles couleurs comme on retaperait une veille maison sur le point de s'écrouler et qui pourtant, avait tenu sur les mêmes bases pendant de longues années. En travaillant à sa propre échelle, Ebony se laissait distendre par l'alcool, le rythme régulier des vaguelettes qui peaufinaient la surface de l'eau, et les rires étouffés des uns et des autres, tous aggripés à leur verre comme s'il pouvait leur échaper à tout moment. Fermant de nouveau les yeux, elle appréciait l'idée de mettre un peu de mauvaises intentions au sein de cette soirée où elle n'avait pas été invité. Mais n'avait aucunement besoin de permission. Etait-il nécessaire de préciser que lorsqu'Ebony Asher-Grey plantait ses talons vertigineux sur les porchs des grandes villas de San Francisco, le temps semblait s'arrêter, couper les élans des gens autour et chaque regard se tournait sur sa silhouette pour se sentir happer par son regard. C'était peut-être sa plus grande arme. On aurait pu penser que la demoiselle n'était que somptueuse mais elle en devenait envoûtante, hypnotisante. Elle captait chaque intention portée sur elle comme si elle vénérait du bout des lèvres, chaque regard porté sur elle. Aucunement pourtant. Elle saluait l'assemblée contemplatrice de son aura mystérieuse et dépravée, par son arrivée innopinée et bien sûr, personne ne venait jamais à lui retirer les droits qu'elle s'accordait pour mieux exalter lors de soirées guindées et loin de la distraire pourtant, pleinement. Déclenchant enfin de réelles hostilités, les gens qui les regardait dorénavant, elle et sa comparse de soirée, devaient enfin sortir de leur rêverie passagère et du rêve doux qu'elle avait soufflé sous leur narrine pour les ensorceler dans un mirage poignant d'images féériques. Dorénavant ils sortaient tous de la domination qu'elle avait créé subtilement et se posaient des questions sur l'identité des deux garces qui venaient de dissiper un instant, leur confiance en cette belle nuit étoilée. Courrant à travers les dédales de mètres qui comblaient la vue d'Ebony de surfaces ondulantes et d'images chatoyantes, sa tête tournait et se retournait pendant que ses yeux ne tenaient pas la route. Aggripant au passage une Faith dans le même état qu'elle, la jeune femme grimpait quatre à quatre les escaliers dans un noir total qu'elle avait provoqué, pour pousser quelques couples en rut et s'arrêter enfin. Son souffle haletant, elle jetait quelques coups d'oeil autour d'elle pour discerner la moindre silhouette qui pouvait les interrompre ou les trouver puis elle reportait de nouveau son regard sur la jeune femme. Un sourire s'extasiait sur son visage et Ebony venait la plaquer contre le mur pour fourrer sa langue dans sa bouche et passer ses mains sur le tissu mouillé qui collait sa poitrine hérissée. Ses mains s'égaraient, sa bouche pressée contre la sienne, ne lui laissait aucun échapatoire et pourtant, elle savait que Faith ne la repousserait pas. Ebony aurait souhaité aller plus loin mais déjà des bruits de cavalcade se faisait entendre un peu plus loin. De cette manière, elle se mettait de nouveau à courir pour se retrouver entre le cadrant d'une fenêtre. Je n'ai peur de rien. Qu'elle disait avant de plonger vers l'eau brillante qui frissonnait en contre bas. Sa main dans la sienne, sachant secrètement que la jeune femme avait une autre faiblesse que le sexe et pas des moindres. Elle se disait que la laisser couler au fond du bassin ne serait peut-être pas une bonne solution. Si elle voulait devenir meurtrière, ce ne serait pas la belle brune qui deviendrait sa première victime loin de là. Ebony la choisirait avec soin et minutie comme tout ce qu'elle faisait avec un contrôle impeccable. Remontant à la surface sous la brise d'air qui avait fait volé ses cheveux en tout sens, elle s'approchait du bord et y remontait avec aisance et sensualité. Poitrine presque entièrement dénudée, elle bifurtait son regard sur la jeune femme qui venait de faire un même grand plongeon et qui prenait vie sur le récif. Ou tu peux tout simplement rester et leur offrir un strip-tease. Je suis sûre qu'ils te laisseront rester de cette manière. Que Bony disait, sourire aux lèvres devant les acclamations des gens autour d'eux. Mais sous l'exaltation évidente de son public, Ebony n'en gardait un air impassible et lasse. Tout avait un goût de cendre et elle voyait les scènes autour d'elle comme un simple spectacle dont elle ne serait même pas l'actrice. Une simple spectatrice qui, de temps en temps, déposerait ses pions avec supprématie pour que tous s'entretuent à la fin dans un fracas d'armes, s'écriant les unes contre les autres pour son propre plaisir. Mais les hôtes de cette maison venait à s'approcher d'elles avec de vives menaces pointées sur le visage. Mais ce qui attirait plus encore son attention était le portable qu'elle venait de récupérer sur la table. Approchez vous encore et il se pourrait que votre soirée se finisse d'une toute autre manière. S'arrêtant alors, les spectateurs de son audace la dévisageait avec l'envie brûlante de lui faire payer ses prouesses dérangeantes. Espèce de sale taré, t'es chez moi ici et tu crois que tu peux venir y foutre ta merde ?! Ebony faisait claquer sa langue contre son palet. Levant les yeux au ciel, elle s'approchait d'un pas chaloupée vers l'homme qui restait prostré dans une posture mi avançante mi reculante. Un pas suivant l'autre, il était pret à charger et pourtant, restait immobile. Quel langage, un peu de raffinerie je te prie. Il grimaçait et son visage se convulsait en colère noir. Son poing se serrait. Ebony voyait tous ses signes, analysait la scène, prenait conscience des pions qui s'armaient face à la scène, qui bondiraient dès qu'il dicterait un ordre. Vous êtes deux petites salopes ! Bony se confondait et grimait son visage en une attitude presque triste. Actrice née, elle reculait enfin pour se retrouver de nouveau aux côtés de Faith qui ne lâchait plus la scène du regard. Mauvaise réponse. Qu'elle disait. Plongés au bord de ses lèvres, tous s'attendaient à sa réaction. ll était beau de voir que même si, tous ne comprenaient pas ce qu'ils se passaient, ils la prenaient assez au sérieux pour savoir qu'elle avait quelque chose en tête. Quelqu'un décrocha au combiner qu'elle venait de pointer contre son oreille sans lâcher une seconde l'hôte des lieux. Police, j'écoutes ? Le visage d'Ebony se transforma en une seconde. Au secour, je vous en supplie venez vite, ils sont quatre hommes, je crois que je suis chez des malades, ils ont commencé à déshabiller ma copine et ils ont faillit la noyer ! J'ai peur, je crois qu'ils ont prit de la drogue, yen a partout, je suis cachée, venez vite, je ne tiendrais pas longtemps ! Raccrochant alors, elle éclatait d'un rire sadique et cruel au possible pendant que tous hésitaient entre horreur, fuite et lui sauter dessus. La fuite fut la première réaction. Les gens hurlaient que les flics allaient arriver, les tables commeçaient à tressauter, les moindres preuves de ce qu'elle avançait s'éparpillaient sur le sol pendant que des invités, à quatre pattes tentaient de récupérer leur poudre blanche et autres susbtances illicites. Se tournant vers Faith au milieu de cette scène grotesque et inconvenante, Ebony souriait. Maintenant, on peut partir. Qu'elle lui disait enfin en traversant la maison tranquillement, récupérant une bouteille de champagne sur l'une des tables et traversant le perron vers sa voiture. Les sirènes des voitures de police se dévoilaient déjà sur la route. Ebony démarrait au moment où la police entrait dans la maison, laissant le désastre qu'elles venaient de créer, disperser les vies qu'elles avaient élu une cette nuit...




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MessageSujet: Re: Et une bouteille de rhum ♪ Dim 1 Fév - 12:19


L’épave cadavérique que devenait Faith une fois dans l’eau échouait lamentablement sur le bord. Elle, et son jouet gonflable couinait en remontant sur le bord. Le sourire ne tarissait point, jamais. Loin de l’inconscience coutumier dont elle faisait preuve, l’esprit de Faith savait, par un ressenti comme un autre que son amie, juste à côté, ne faisait que remplir un immense vide. Lorsque les ténèbres vous saisissent, que vous leur avait laissé une place en vous, il devient impossible de s’en séparer. Ils deviennent l’unique compagnon sûr, le seul qui restera à jamais. Tous ceux que l’on touche plongent avec nous ou quitte le navire.

Alors qu’elle admirait le travail d’Ebony, Faith fit le fond sonore pour appuyer les propos de la doyenne au téléphone. Pourquoi appeler la police ? Faith détestait la police ! Déjà, elle avait attrapé une pile de serviettes égarées sur un dossier pour s’entortiller dedans et sécher ses cheveux. Le pas emboita aussitôt celui de sa compagne de soirée. Le chemin de la sortie fut clairsemé de petits fours qu’elle enfournait dans sa bouche. La faim la taraudait. Parfois, ses doigts s’égaraient pour attraper un ou deux bracelets, une montre ou une bague. Petits souvenirs pour la soirée.

Sur sa pile de serviettes parfaitement moelleuse, son divin postérieur trouva le siège passager de la voiture d’Ebony. La portière se referma sur la sirène de la police. Efficace ! Dire qu’Ebony ne leur avait pas donné l’adresse ! Les brunettes traçaient leur chemin en toute impunité. Se sentir au-dessus des lois, du monde et de l’univers provoquait quelques sourires face au paysage qui défilait.

« Je l’ai récupéré ! » Annonça fièrement Faith en repassant le bracelet de diamants autour de son poignet. Après tout, Ebony le lui avait offert en premier. C'était donc à elle. Les deux autres idiotes d’amies de pacotilles pouvaient se rhabiller.

« Tiens. » Repris-elle en tirant un collier particulièrement fin de sa poche. Faith avait l’œil pour ce genre de détail. Voleuse depuis son plus jeune âge, son éducation avait tourné autour des objets d’art, de valeur et de métaux précieux. Celui qu’elle tenait entre les mains n’était qu’un collier d’or gris extrêmement fin parsemé de diamant et d’onyx, coulant en une tige torsadée vers le décolleté. Il était à l’image d’Ebony. Blanc et noir, provoquant et délicat. Alors que la Doyenne conduisait, le collier encerclait sa gorge gracile. Les doigts fins et agiles de la jeune russe glissaient sur sa peau pour attacher le tout. Mais son cœur pulsait toujours plus fort, par manque de sensation forte. Aussi, la main de la gamma glissa sur la cuisse d’Ebony alors qu’elle approchait ses lèvres de l’oreille de la conductrice.

« Et si on prenait la voie express ? » Murmura-t-elle à l’oreille de sa comparse.

La main appuyait doucement sur la jambe d’Ebony, comme pour l’encourager à accélérer. Le besoin de sensations fortes ne cessait de croître. Prise dans cette spirale infernale, Faith n’arrivait plus à se passer de folies avec ce besoin de frôler la mort. Elle n’avait rien, absolument rien qui la retenait à ce monde et sentir que sa vie elle-même lui glissait entre les doigts l’insupportait. Se mettre en danger, c’était récupérer son corps, son âme, sa destinée. Il n’y avait qu’elle pour se sauver.
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MessageSujet: Re: Et une bouteille de rhum ♪ Ven 20 Mar - 23:46

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